Directeurs en lutte
Le premier tour des élections présidentielles vient de qualifier Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy qui seront départagés le 6 mai prochain. Viendra ensuite le temps de constituer un premier gouvernement jusqu'au législatives. Qui pourrait être ministre de l'Education nationale ?
Si Nicolas Sarkozy est élu, il se murmure de plus en plus fort dans le microcosme parisien qu'il pourrait nommer Richard Descoings à la tête de cet important ministère.

Richard Descoings, est depuis 1996 directeur de l'institut d'études politiques (IEP) de Paris (Sciences Po). En 2001, il décide de créer une filière d'accès à l'établissement qu'il dirige pour les élèves issus des zone d'éducation prioritaire (ZEP).
À partir de 2001, l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris a été l'un des premiers établissement à mettre en place un programme de discrimination positive en France, les Conventions éducation prioritaire (CEP), lancées par le directeur Richard Descoings et placées sous la responsabilité de Cyril Delhay. Une procédure spéciale d'admission pour des lycéens venant de ZEP a été instaurée ; ils sont dispensés de concours d'entrée et sont recrutés sur dossier et sur entretien. Ils bénéficient ensuite de la formation normale des étudiants de l'IEP, qui leur permet notamment d'occuper des postes de direction en entreprise et au sein de la haute fonction publique.
En réservant des quotas d'inscription universitaire à une certaine catégorie de population, on lui permet de mieux s'instruire. L'instruction étant la base de la création d'un meilleur avenir et de l'insertion dans la société. Ces populations ont donc plus confiance dans l'avenir.
Le thème de la discrimination positive a été porté dans la perspective de l'élection présidentielle de 2007 par Nicolas Sarkozy.
Lors d’une émission de télévision, l'ancien ministre de l’Intérieur s’est prononcé en faveur de la mise en place de mesures de «discriminations positives» en faveur des Français issus de l’immigration.
"Je crois en la discrimination positive : il est des territoires qui ont tellement plus de handicaps que, si on ne leur donne pas plus qu'aux autres, ils ne pourront pas s'en sortir." C'est exactement le principe sur lequel est fondée l'expérience lancée en 2001 à Sciences-Po et qui a permis en 2003 l'admission en première année de 37 étudiants originaires de ZEP (zones d'éducation prioritaire), ces fameux " territoires qui ont des handicaps".
Richard Descoings a donc le profil type qui pourrait réconcilier le candidat Nicolas Sarkozy avec les banlieues et redorer son image auprès des jeunes issus des quartiers difficiles. Outre le fait d'être un ami de Jack Lang, Richard Descoings présente aussi l'avantage d'être issu de la "société civile" permettant à l'éventuel futur Président de respecter son engagement d'ouverture de son gouvernement.
La prise de position de Nicolas Sarkozy a été fortement critiquée en France. En effet, si cette politique présente des acpects positifs incontestés, on lui reconnaît aussi certains aspects négatifs : La discrimination en matière d'éducation dévalorise les diplômes obtenus, leur prestige n'est plus le même. Leur valeur diminue également pour les entreprises, qui peuvent avoir tendance à rejeter plus encore les personnes membres d'un groupe "discriminé positivement", y compris ceux ayant obtenu le diplôme sans cette aide. La discrimination positive oblige les établissements supérieurs à recruter à un niveau inférieur dans la population en difficulté.
Lors d'une rencontre entre François Bayrou et le collectif AC Le Feu, Le candidat et l’association née après les "révoltes sociales" de 2005 sont tombés d’accord pour considérer que la discrimination positive n’était pas une solution au sentiment d’injustice dont souffrent les habitant des quartiers. "Tous les Français veulent être traités sur un pied d’égalité et la discrimination positive ne fait que renforcer et afficher les différences".
Beaucoup d'autres responsables politiques français se sont également déclarés opposés à la notion de discrimination positive.
Si la rumeur de nomination devient réalité, nul doute que le débat sera vif dans la classe politique...

Jeux dangereux : Rappel du devoir de surveillance
Le ministère rappelle le devoir de surveillance des établissements scolaires dans une brochure destinée aux enseignants. Celle-ci décrit les jeux à risque comme le "jeu du foulard" ou les jeux d'agression (jeu du petit pont massacreur, jeu de la couleur etc.). Elle rappelle la loi du 5 mars 2007 qui punit le "happy slapping" de 3 ans d'emprisonnement.
Le document signale des "signes d'alerte" qui permettent de reconnaître les victimes de ces jeux et invite les enseignants à signaler aux parents leurs observations. Il indique une démarche de prévention : " désigner l’adulte référent, c'est-à-dire la personne « ressource » ; travailler le contenu de l’intervention avec la communauté éducative et éventuellement les partenaires extérieurs ; informer l’ensemble des parents d’élèves de cette démarche ; envisager systématiquement une intervention en binôme (intervenant et membre de la communauté éducative)".
"Ces conduites à risques doivent être l’objet d’une prévention active" affirme le ministère (Dgesco). "Il convient de tout mettre en œuvre pour que ces pratiques soient à la fois connues, et prévenues afin qu’aucun enfant n’en soit plus victime".
Lire La brochure

Robien fait le ménage
Fin de location : il faut faire le ménage. Le B.O. du 19 avril publie une longue liste de circulaires annulées "dans un souci de gestion et de simplification administrative". Il s'agit aussi parfois d'entériner le décret supprimant les décharges…
Actif jusqu'au dernier jour, notre bon ministre... Il veut justifier sa paye ? Il pense aux contribuables que nous sommes...
Ou ne serait-ce pas un peu de zèle ?
Surveillance des jeux dangereux
Encore une responsabilité qui va charger la barque déjà bien pleine des directeurs... Et toujours pas de statut en vue ! Du coup, on doit tout accepter sans broncher !
Alors comme ça les directeurs en lutte font circuler des
rumeurs?
Nous aussi :
il se murmure dans le micrcosme marseillais que certains directeurs d'école (militants pour le statut de chef d'établissement du premier degré) seraient nommés chargés de mission (mission de créer le statut) au minsitère dès l'élection du candidat de l'ordre et de la génétique réunis !
On peut rire non ?
signé Marcel Pagnol
Les bruits qui courent dans le microcosme marseillais sont tout ce qu'il y a de plus vrai. Soyons précis : il s'agit d'un certain Thierry F. et de son ami Pierrot, tous deux grands pourfendeurs des syndicats (lire commentaires dans l'article précédent) et qui croient que tout sera réglé le jours où les directeurs d'école auront un statut. Des magiciens.
Comme s'il suffisait d'un statut (un bout de papier) pour que les difficultés disparaissent par enchantement ! En réalité, on ne résoudra le vrai problème des directeurs qu'en travaillant en équipe, par une prise de décisions commune et une responsabilité partagée. Ce jour-là, l'école de Jules Ferry entrera dans le XXIème siècle. Ce n'est pas en individualisant le travail du directeur, en lui mettant sans cesse de nouvelles couches de charges et responsabilités à assumer seul et en le transformant en petit contremaître des années 30 que l'école en sortira grandie. Non, il faut savoir évoluer avec son temps.
Deux rumeurs qui parcourent le tout-Paris si Sarkozy est élu :
1) Fillon Premier Ministre
2) Descoings Ministre de l'EN.
Il est vrai que Descoings peut aussi être ministre de l'EN si Ségolène est élue. Il est plutôt de gauche et a des amis bien placés partout. Et ses idées sont dans l'air du temps...
Réponse à Sébastien Longe
Nous ne pouvons laisser dire que Thierry Fabre et Pierrot sont des "pourfendeurs des syndicats " comme il est écrit dans le commentaire n° 5. Il suffit de lire leurs nombreux articles tant sur ce blog que sur le forum du GDID pour être fixé.
Il n'est pas sérieux non plus d'affirmer qu'ils "croient que tout sera réglé le jour où les directeurs auront un statut". Ils se sont si souvent exprimés sur ce thème que leur pensée est bien connue des collègues et qu'il n'est pas utile d'en rajouter sur ce sujet .
Alors, Sébastien, plaisanterie, provocation ou mauvaise foi ? Etait-ce bien nécessaire ?
Cordialement,
Florence (pour les directeurs en lutte)
Car, pourquoi à partir d'une information comme celle ci-dessus s'en prendre à nouveau à cette association, dont les objectifs sont clairs et les interventions ici-même ou sur son site transparents et peuvent être consultés par tous ? Les collègues intéressés et qui souhaitent se faire une opinion propre, lavée de tout propos fielleux sauront à quoi s'en tenir !
Quant à la méthode qui consistent à nommer des individus et à leur attribuer des "fonctions" ("chargés de mission (mission de créer le statut) au minsitère dès l'élection du candidat de l'ordre et de la génétique réunis !"), elles est particulièrement nauséabonde.
Tout cela ne vous grandit pas "chers collègues"......
A Georges
Il ne faut pas chercher bien loin l'origine des piques adressées aux membres du GDID...
Des militants des syndicats que l'on nomme "majoritaires" (suivez mon regard), ne supportent plus la perte d'adhérents et pour eux, le responsable est clairement désigné : le GDID.
A leurs yeux, plus les directeurs lorgnent du côté du statut porté par le GDID, moins ils se satisfont du statu quo défendu par les syndicats !
Pour eux, le danger d'une hémorragie est bien présent et ils tirent la sonnette d'alarme. En vain ! Alors, ils deviennent nerveux et ils ont de plus en plus de mal à rester zen...
Lu ce matin sur le forum du GDID :
"situation effectivement vécue par tout dirlo: difficulté de réunir une équipe, chacun faisant valoir ses petites contraintes, ensuite les collègues veulent de la concertation pour tout ( c'est bien), mais si le dirlo est absent ( cause de réunion IEN de rentrée par exemple), chacun part dans sa classe ou discuter avec les copains et on attend le retour du dirlo ou de la dirlette pour attaquer la réunion. D'un seul coup la présence d'un " échelon hiérarchique" est devenu incontournable! pourquoi? Chacun sait qu'une réunion ça se prépare ( en terme de contenu et de matériel) , ça s'anime ( avec tous les petits conflits qu'il faut désamorcer...) , ça s'écrit ( avec un compte-rendu), bref , c'est du boulot et si chacun veut bien dire son mot, ou même essayer d'imposer ses idées pour certains, rares, très rares sont ceux qui veulent participer à ces tâches obscures et pourtant indispensables. Celles là même que l'on veut nous faire tenir dans le CDM décisionnaire, avec un ? : qui tiendra le rôle d'arbitre si le dirlo n'est plus que le secrétaire de séance?" (Merlin).
En voilà un qui n'a pas su cacher plus longtemps son désir de statut hiérarchique. Idem pour "L" sur le même forum :
"Tant que les directeurs n'auront pas de statut, que les tâches de chacun ne seront pas clairement déterminées, qu'il n'y aura pas la possibilité d'un minimum d'autorité (d'où qu'elle vienne: dirlo, ien, ia) pour organiser correctement tout ça, ce sera un grand désordre! "
Eh oui, c'est ce qu'ils veulent à la vérité : être CHEF ! Et ils savent bien qu'en réclamant un statut non hiérarchique, en fait si un ministre le leur accorde, ce sera sous la forme d'un statut hiérarchique...
Cher Merlin, tu oublies une chose : si un conseil des maîtres décisionnaire est institutionnalisé, les collègues adjoints se sentiront aussi responsables que le directeur et ils ne rechigneront pas devant le travail d'équipe. Ils sauront que leur travail est reconnu, qu'ils en sont véritablement les acteurs et qu'ils ont les mêmes droits et devoirs dans leur maison école. C'est l'état d'esprit qui change. Le comprends-tu ?