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Dans un article intitulé "Amusant, non ?", le 2 février dernier, nous nous faisions l'écho des tensions qui existent entre les principaux syndicats enseignants du 1er degré.
Nous relations les propos peu amènes échangés par leurs principaux dirigeants. Nous avions alors apparenté la "passe d'armes" entre le SE-Unsa et le SNUipp à un "combat de coqs" (tradition tenace dans le Nord) ou à un spectacle de cirque.
Nous avions également dénoncé l'attitude ambiguë du SNUipp qui déclare "ne pas pouvoir participer aux groupes de travail du ministère tant que les menaces de sanction financière ne sont pas levées" et qui, dans le même temps, est reçu (à sa demande) en audience par le cabinet du ministre pour discuter des groupes de travail...
Il semblerait que le SE-Unsa se soit inspiré de nos écrits pour régler son compte au SNUipp. Il utilise nos arguments pour dénoncer les mêmes faits. Avec plus de vigueur, reconnaissons-le...
Nous reproduisons intégralement l'article du SE-Unsa intitulé "le masque et la plume" et publié dans les "pages spéciales de l'Enseignant n° 103" :
"D'un côté, il y a un syndicat qui planche, qui réagit, qui s'exprime, qui argumente, qui informe en temps réel les collègues, qui ose publiquement afficher sa propre analyse : le SE-Unsa, alias "la plume".
De l'autre, des organisations qui font des annonces tonitruantes et qui privilégient un affichage contestataire pour courtiser la profession, criant au loup contre le traître SE-Unsa (signataire d'un protocole honteux, participant aux groupes de travail du ministère...) : le SNUipp, le Sgen.
Le masque doit tomber !
Nos collègues sont en droit de savoir que certaines organisations syndicales qui jurent la main sur le coeur qu'il est hors de question de participer à des échanges officiels sur la direction d'école, reçoivent tous les documents des groupes de travail et n'hésitent pas, en sous-main, à négocier de petits arrangements avec le ministère.
Ceux qui s'affichent comme les plus protestataires, en fait, s'économisent sûrement de longues heures de réunion avec la préparation que cela impose, et privilégient une autre option, moins avouable publiquement : la négociation en catimini, une démarche de "diplomatie secrète" qui consiste à prendre contact en "off" avec le cabinet du ministre pour faire passer un certain nombre de messages, voire de propositions de modifications du texte.
L'affichage clientéliste est une chose, la franchise et la responsabilité en sont une autre !".
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L'article du SE-Unsa reprend l'argumentaire des "directeurs en lutte" et utilise des formules et même certaines expressions à l'identique.
Quelques syndicalistes nous avaient reproché d'évoquer ces "bisbilles" sous prétexte qu'elles n'apportent rien au débat... Certes. Néanmoins, elles sont le signe que nos syndicats se comportent davantage comme des boutiquiers que comme des représentants responsables unis pour défendre la cause des directeurs d'école, notamment au moment où les menaces pèsent sur la profession.
Nous nous garderons bien de prendre position en faveur de l'un ou l'autre des protagonistes. A chacun d'eux, nous adressons un carton rouge !
Publié le 08/02/2007 à 10h05 dans Position des syndicats