Directeurs en lutte

A 57 ans, Gérard Aschieri, devenu une figure du syndicalisme français, va quitter la tête de la FSU la semaine prochaine au congrès de Lille après trois mandats depuis son élection en janvier 2001.
Bernadette Groison devrait être la prochaine secrétaire générale de la FSU à l'issue du sixième congrès de la fédération organisé du 1er au 5 février 2010 à Lille, à condition d’obtenir 70% des voix.
Membre du SNUIPP (le syndicat des enseignants du premier degré), elle figure en seconde position sur la liste des candidats de la liste « Unité et action » (tendance majoritaire) derrière Gérard Aschieri (Snes - enseignants du second degré).
Née le 26 juillet 1961, Bernadette Groison sort de l'école normale des instituteurs en 1987. Elle commence sa carrière dans l'académie de Dijon. En 1993, elle intègre la direction nationale du
SNUIPP dont elle devient secrétaire générale adjointe en 2001, puis co-secrétaire en 2004 et jusqu'au congrès de 2007. Au sein de la FSU, elle siège actuellement au BDFN (Bureau délibératif
fédéral national) et au CDFN (Conseil délibératif fédéral national) de la FSU.
Confortable aussi cette "démocratie" où l'on se retire et l'on sait qui nous remplace...
Confortable aussi cette "démocratie" où l'on se retire et l'on sait qui nous remplace...
Alors oui, il reste les militants, dont certains sont probablement conscients de notre problème et favorables à une prise en compte de certaines de nos revendications ( ne rêvons pas quand même!) , mais l'appareil est , n'en doutons pas, bien noyauté, et à prêcher dans le désert....depuis trop longtemps, tu te demandes à quoi ça sert!
Comme je veux croire à la seconde hypothèse, il faut alors regarder comment s'établissent les rapports de force entre courants et syndicats de la FSU.
UA est majoritaire, mais Ecole Emancipée n'est pas en reste. Quant au syndicat le plus puissant de cette fédération, n'est-ce pas le SNES ? Que peut-il bien ressortir pour nous d'un congrès FSU ???
Difficile d'y trouver une raison d'espérer...
A la limite le SNES déjà au fait de la pratique de chef d'établissement pouvait au minimum ne pas contrarier une demande de statut ( ou autre terme ) mais une SNUIPP verrouillée au niveau national par les oukas de Ecole Emancipée bof je ne vois pas l'avantage pour nous.
Quant à la démocratie interne, j'ai pratiqué : au niveau déparetemental je veux bien mais dès que l'on arrive au national là coco c'est plus pareil . Les tendances les appareils ( y compris extérieur au syndicat ) se réveillent et tu comprends vite que les enjeux te dépassent et que la parole du syndiqué de base doit céder la place à l'avant garde éclairée qui elle détermine plus efficacement le bonheur du peuple.
Mais bon, je suis un vieux con alors bonne chance et j'essayerai de ne pas faire de procès d'intention.
Et bien j'ose en te citant : "En revanche, c'est toujours pour moi une volupté de fin gourmet d'arriver à faire sortir les syndiqués du bois, ..." Serais-tu arrivé toi aussi à l'orée de la forêt pour fêter dignement la nouvelle égérie snuippienne
Mais bon, le SNUIPP, lui, n'a jamais commis, comment dis-tu déjà, ah oui, "la faute originelle". Il nous ignore, mais au moins il ne fait rien voir même il fait tout contre nous. Je préfère largement , toujours en te citant, la phrase suivante : "inutile que j'en rajoute, j'ai déjà largement exposé ici ce que je pense du syndicalisme en général et des syndicats en particulier." Je mettrai donc ta nouvelle mansuétude sur le compte d'une galanterie toute française
Au moins, Mme Groison pourra-t-elle peut être aiguillé le SNUIPP de mon département vers un peu plus d'attention pour les personnels, eux qui viennent une nouvelle fois de refuser les points pour enfants à charge dans le barème du mouvement départemental. La raison : avoir des enfants est un choix personnel qui ne doit pas fésavantager ceux qui n'en ont pas. Comme je leur ai répondu gentiment, être syndicaliste est un choix personnel qui ne devrait donc poas donner droit à une décharge de travail qui complique le travail de gestion et de communication des directeurs qui n'en ont pas eux, de décharge (a fortiori syndicake).
Toi aussi! :-) Non, peut-être simplement le soleil qui depuis ce matin inonde mes fenêtres m'apporte-t-il une certaine mansuétude... Bon, je le redis, je suis tout de même dubitatif. Mais qui sait? Au moins, comme tu dis, le chemin de la boîte à timbres...
Mais, là, je vois que son cursus en fait plutôt une apparatchik...
On verra.
Anne-Marie