Directeurs en lutte

Le SNUipp 59 publie un texte sur la « direction d’école ». Nous avons décidé de le reproduire dans son intégralité malgré sa longueur. En effet, il importe que les collègues directeurs connaissent parfaitement la position de ce syndicat pour s’en faire une idée la plus objective possible.
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Voici maintenant plusieurs années que la création d’un établissement du 1er degré autonome est attendu par les tenants de la libéralisation de l’Ecole : la mise en concurrence constituant le fondement de leur conception des rapports économiques comme sociaux.
C’est dans ce but que le projet de création des EPEP a été imaginé, visant à la constitution d’établissements publics du 1er degré dans lesquels les enseignants seraient minoritairement représentés dans l’organe de direction, placés sous la direction d’un chef d’établissement et d’un conseil d’administration soumis à la tutelle des élus locaux.
I- Le projet libéral
Il faut d’abord noter qu’il s’agit d’une localisation (municipalisation) de l’école, de ses moyens et de ses missions.
Le cadre : celui de la concurrence généralisée entre établissements, autour d’un classement fonction des seuls résultats des élèves.
Le fonctionnement : La gestion localisée des personnels, expérimentée cette année avec la remise en cause des règles paritaires et du rôle des élus : le statut des enseignants pourrait ainsi évoluer également vers la localisation et dans le cadre d’une rétribution aux résultats.
Le moyen : soyons attentifs aux toutes dernières « expérimentations » dans le cadre de la « rétribution » des élèves en cas de présence à l’école ! Elles ne sont en fait qu’une préparation des citoyens au projet de « chèque éducation » conçue par les cercles libéraux depuis les années 1980. Perçu de l’Etat par les familles, ce « chèque » serait ensuite apporté par celles-ci dans l’établissement de leur choix afin de constituer la dotation financière de ceux-ci…. après avoir bien sûr été abondé d’une part familiale plus ou moins importante (sans doute fonction du classement de l’établissement visé).
Magnifique projet qui, n’en doutons pas, tournerait le dos à l’Ecole républicaine pour tous.
II- Un obstacle
Il reste une étape essentielle pour ses tenants : gagner l’accord des enseignants comme des parents pour s’assurer une transition sans douleur. C’est le sens de la campagne menée sur l’instrumentalisation de l’Evaluation, sur la responsabilité des élèves, des enseignants et des familles dans l’échec scolaire, sur la remise en cause des aides collectives (RASED, Formation spécialisée, initiale et continue…), sur le coût du « mammouth » …
C’est aussi le rôle du rapport de l’IG (cf site du snuipp94) qui tout en constatant l’inefficacité des mesures installées en 2008 (aide personnalisée, stage de RAN, recul des RASED, nouveaux programmes, accompagnement éducatif, PPRE…) indique qu’il faut poursuivre. C’est ainsi qu’il insiste sur leur efficacité dans 2 domaines : l’explosion des réflexes de solidarité entre enseignants facilitant une gestion au profil, au résultat de leur carrière la mise en évidence de la nécessité d’un renforcement du rôle de la hiérarchie et dans ce cadre la création de structures conçues comme relais de cette autorité : les EPEP !
III- Une « nécessité incontournable » pour les libéraux
Celle d’un statut de directeur pour ces établissements. Comme toujours, les libéraux ont pris de l’avance et y travaillent depuis longtemps.
Cette idée remonte à de très nombreuses années : l’Ecole du XXIème siècle du ministre de l’époque Claude ALLEGRE en 1999 voici 10 ans, mais avant lui le projet de statut de « maître directeur » en … 1987 du ministre René MONORY y travaillaient déjà !
C’est d’ailleurs parce que ces projets se sont heurtés à l’époque à des batailles des personnels, refusant le corporatisme et la caporalisation des rapports dans l’Ecole, que les libéraux ont changé leur angle d’attaque. Tenant compte de leurs échecs, ils sont passés du projet frontal à la bataille idéologique. Bataille qu’ils mènent depuis lors pour faire, entre autre, admettre comme une évidence et rendre « incontournables » leurs propres projets.
C’est ainsi qu’ayant décidé de changer progressivement la réalité des écoles, ils ont, à cette fin, instrumentalisé les difficultés de fonctionnement qu’ils ont eux même créées depuis de nombreuses années. Outre le contenu de fond des missions et objectifs de l’Ecole, ces « évolutions » transfèrent constamment des missions nouvelles sur les collègues chargés de direction, sans jamais fournir une amorce de réponse aux attentes fabriquées (décharges notamment). C’est ainsi qu’ils ont pesé.
Double bénéfice, puisque tout en mettant en place l’Ecole de la concurrence des individus, ils laissaient ainsi s’exaspérer les rapports et les incompréhensions entre les directeurs et leurs collègues, sur la base même de la mise en place des dispositifs nouveaux. Ils ont travaillé à faire progressivement grandir l’idée que la solution aux problèmes serait un statut nouveau, plus conforme à leurs missions nouvelles… dans la cadre de la libéralisation rampante et inavouée de l’Ecole.
IV- Une tentation mortifère pour tous
Aujourd’hui la tentation du corporatisme est là ! Confrontés à une réelle difficulté à obtenir des avancées collectives et un recul des projets libéraux, les personnels sont habilement « invités » à se cantonner à des revendications parcellaires, qualifiées « d’entendables » par les gouvernants : bref à négocier leur condition individuelle en renonçant à toute mesure collective remettant en cause le sens du projet global sur l’Ecole.
C’est pourquoi le « dossier direction d’école » est régulièrement qualifié de « réel problème » par les ministres successifs, sans que jamais ils apportent une quelconque réponse de fond autre que la perspective d’un statut. C’est également ainsi que les collègues, confrontés à une réalité professionnelle de plus en plus difficile, sont insidieusement invités à perdre de vue que la dégradation de leurs conditions de travail relève d’abord d’un projet global visant l’ensemble du service public. Ils sont insensiblement amenés à se couper de leurs collègues adjoints en s’immisçant dans la gestion de leur carrière, de leur vie professionnelle…
Le piège est ici tendu. Toutes
les forces libérales amplifient en ce moment insidieusement la bataille :
- Est-ce un hasard si l’on a vu ces dernières années un groupement de directeurs né directement de cette situation, être très vite invité à la table nationale des discussions sur ce dossier en dehors de toute représentativité ? Groupement qui progressivement participe de la montée en puissance de la « revendication statutaire » à partir du seul problème de la direction d’école ?
- Est-ce un hasard si deux syndicats archi minoritaires dans l’enseignement, bien connus pour leurs positions droitières, et les origines confessionnelles de l’un des deux, apporte son plein soutien à la revendication d’un statut ?
- Est-ce un hasard si le projet de loi de création des d’EPEP pourtant déjà ficelé par 3 députés UMP en 2008, et prévoyant un statut à vocation hiérarchique pour la direction d’Ecole, est toujours ajourné dans l’attente de trouver des soutiens proclamés ?
- Est-ce un hasard si la loi enjoint aux communes de financer toujours davantage l’enseignement privé dans la cadre d’une gestion déconcentrée des élèves et des personnels et en concurrence avec le Public ?
- Est-ce un hasard si le rapport de l’Inspection Générale, sorti ces jours-ci, conclue précisément sur … la nécessité des EPEP et d’un « rôle de relai pour la direction de ces établissements auprès des IEN » ?
NON bien sûr !
V- Une seule réponse : collective et solidaire
Qui pourra croire que c’est en agissant sur des dossiers isolément les uns des autres que l’on va concourir à améliorer la situation ?
Qui pourra croire que les questions de la direction d’école, réduites à celle d’un statut pour le directeur, serait sans rapport avec le projet de mise en concurrence des écoles ? des personnels ? des élèves ? Voir à cette fin, la volonté d’instrumentaliser les évaluations nationales -jusque là outils de régulation du système- pour en établir un classement des écoles (après celui des lycées).
Qui pourra croire que la volonté de renforcer le « pilotage des IEN », serait sans rapport avec la casse les droits des personnels exprimée à travers la remise en cause du paritarisme, avec la négation des droits syndicaux, des outils de défense collectifs ?
Qui pourra croire que ce statut nouveau serait créé sans lien avec la volonté de « mettre en place une nouvelle hiérarchie intermédiaire » attendue dans la Réforme Générale des Politiques Publiques (cf RGPP site du snuipp94) ?
Qui pourra croire que le statut du directeur règlera la question de la remise en cause de toute logique d’égalité dans le droit à l’éducation, et singulièrement grâce à la masse des réformes installées progressivement pour cela ?
Il faut que chacun garde la « tête froide » et se refuse de toute bataille corporatiste. Loin de toute réflexion cohérente pour l’Ecole publique, ses personnels et ses élèves. Une telle action ne pourrait que faire le bonheur de ceux qui poussent au crime.
En ces temps d’attaque généralisée, la solution aux revendications et besoins exprimés, est collective et globale. Toute action partielle ne pourrait que complexifier la situation en favorisant les projets de ceux qui veulent isoler les problèmes, pour mieux jouer des contradictions et avancer leurs fausses solutions.
Oui la direction d’école a besoin de temps, de moyens, de reconnaissance et de formation !
Mais il faudra d’abord revoir l’ensemble des mesures dé-régulatrices et génératrices de paperasse, de pressions sur les collègues, de culpabilisation des parents, des élèves qui dénaturent la fonction :
- Revoir les innombrables missions qui ont pour unique objet de transférer aux individus la responsabilité de l’échec des élèves (Evaluations, PPRE, PPAP, PPS, Conventions diverses …),
- Revisiter les missions de pacification des heurts sociaux qui ne sont que conséquence de la crise (signalements divers, suivis sociaux, gardiennage…)
- Revisiter les innombrables missions créées pour répondre à une municipalisation de l’école (commissions municipales diverses, gestion des actions éducatives, Conseils d’écoles, recherche complexe de crédits, démultiplication des projets pour la moindre action, PPMS, Protocoles divers …).
- Reconstruire des moyens d’aide à l’accueil du handicap, du sport à l’école, de la culture, de la pratique des langues, de la gestion des moyens techniques (entretien des locaux, des outils informatiques, audiovisuels …), de la médecine scolaire (PAI, vaccinations…), de l’aide sociale…
- Revoir la question du périscolaire : garderie du soir, études, aides aux devoirs, suivis éducatifs …
Il y aurait là beaucoup à faire pour recentrer la direction d’école sur sa fonction essentielle : animation d’une équipe et humanisation de la vie de l’école pour assurer la construction de connaissances. C’est la seule piste apte à rendre aux écoles leur âme !
Les libéraux veulent faire croire que « la responsabilité » est la mission première de cette fonction. C’est faux !
C’est leur choix de culpabiliser les individus, pour dédouaner le système et masquer le détournement des ressources, qui est porteur de cette vision.
Ce sont leurs choix qui conduisent à transférer l’organisation des missions de l’Etat sur les structures locales en conditionnant leurs ressources à celles des usagers et non aux richesses produites. Ce sont leurs choix qui conduisent à la nécessité de renforcer la hiérarchie et l’autoritarisme, pour mettre en place cette politique a contrario des besoins humains ! Ils ont choisi de configurer l’Ecole sur les seuls besoins économiques, ils ont choisi une Ecole du service minimum pour les déshérités, une Ecole qui rentabilise le savoir mais oublie sa dimension humaine et nécessairement solidaire. Ils ont besoin de moyens pour imposer ce choix qui se heurte aux attentes sociales : les EPEP et le statut de directeur en seront !
Nous, enseignants, parce que notre action pédagogique nous impose d’être porteurs des valeurs humanistes, nous pouvons, nous devons porter d’autres choix, une autre vision. C’est possible, c’est nécessaire. Le pire serait de se jeter dans la gueule du loup, comme nous y sommes progressivement invités.
Ensemble, tous ensemble ! Au delà du slogan, une nécessité impérieuse !
Ensemble, revendiquons dans le cadre d’un projet d’Ecole publique qui garantisse à tous un même droit à l’Education dans un cadre solidaire et citoyen. Revendiquons une Ecole serénisée, humanisée, Une Ecole républicaine.
Ensemble, réellement tous ensemble !
DES REVENDICATIONS POUR LA DIRECTION ÉTROITEMENT LIÉES À UNE AUTRE CONCEPTION DE L’ECOLE :
1- Plus de maîtres que de classes pour favoriser partout sur temps de travail l’aide aux apprentissages et profiter pleinement de la polyvalence de l’équipe
2- 3 heures hebdomadaires de concertation afin de gérer collectivement la vie de l’école
3- Pas une école sans décharge de service consacrée à la direction d’école avec un minimum d’une 1/2.
4- Retrait de tous les documents qui vont dans le sens de la culpabilisation des élèves et des maîtres : PPRE, Aide individualisée, Evaluations actuelles ...
5- Réflexion sur l’argent de l’école afin que les disparités sociales des élèves et économiques des ressources locales soient gommées.
6- Renforcement de la présence de la médecine scolaire auprès des élèves et gestion effective de leur santé (PAI, vaccinations, visites régulières, dépistages divers …)
7- développement de l’aide spécialisée partout afin que les élèves partout sur le territoire trouve aide publique et gratuite autant que de besoins
8- abandon de Base élèves et fourniture à toutes les écoles d’un outil informatique de gestion de l’école moderne, performant et ne constituant pas un fichage national des élèves
9- création d’un outil clair d’aide à la direction d’Ecole
10- clarification des missions sur la base du décret de 1989 et abandon de toutes les charges de travail qui conduisent à transférer des actions de gestion des collègues sur les directions d’écoles
11- création de corps statutaires et embauche de personnels autres qu’enseignants formés, rétribués à plein temps : assistants d’éducation, aide à plein temps à la scolarisation du handicap…
12- embauche de personnels qualifiés dans des corps existants : bibliothécaires, secrétaires…
13- renforcement des corps d’assistance sociale afin que dans toutes les écoles les élèves puissent être aidés socialement et éducativement …
OUI, des milliards pour une autre logique sociale et éducative, pour tous et non pour enrichir ceux qui le sont déjà !
REVENDIQUER pour le SNUipp, c’est ne pas se laisser enfermer dans les logiques à l’œuvre, c’est se DEFENDRE et TRANSFORMER
REVENDIQUER s’est se refuser au corporatisme qui ne peut que renforcer les divisions entre personnels qui ont les mêmes intérêts fondamentaux
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L’un des mérites de ce long texte est de bien faire connaître la position du SNUipp. Les enseignements y sont nombreux.
Comme toujours, les directeurs d’école sont qualifiés d’« enseignants chargés de direction » ou appelés « direction d’école », les « opposants » à l’idéologie du SNUipp présentés comme des « libéraux » et un « groupement de directeurs » assimilé aux « forces libérales ».
Le « statut de directeur d’EPEP » n’est autre qu’une « nécessité incontournable pour les libéraux » et leur « projet libéral ». Et, bien sûr, le SNUipp ne serait plus le SNUipp s’il ne faisait allusion à « une réponse collective et solidaire » en forme de credo pour « améliorer la situation » de l’école…
Conclusion le SNUIPP a peur du GDID et reconnaît sa force et la montée de la revendication d'un statut !
Je fais partie de ce syndicat cité ainsi et je ne crois pas appartenir à une confession particulière... si ce n'est que je suis Directrice d'école et que je m'interresse tout particulièrement aux problèmes que rencontrent nos élèves, leurs parents, les enseignants en général et les directeurs en particulier, l'école dans tous ses états ! Je ne fais pas de politique et suis athée, mais je suis aussi adhérente au GDID. Je dois être une pestiférée puisque j'ose appartenir aux deux, "groupement et syndicat archi minoritaire".
Tout cela ne m'empêchera pas de dormir, même si je constate encore une fois que le SNUipp va un peu trop loin dans ses revendications et ses affirmations diffamatoires, et que j'ai drôlement bien fait un jour de m'en éloigner....
Directrice école élémentaire 11 classes à Paris
J'ai oublié une remarque essentielle : je suis passionnée par mon métier et je m'y investis à fond, j'y crois !
Est-ce cela la confession à laquelle j'appartiendrai ? Je crois en l'Ecole !!
De plus, je fais mon maximum pour améliorer le terrain et je sème.....ma motivation autour de moi.
Quelle horreur, je suis une sorcière !!!
Bonne nuit !
MC
Quand on commence un texte avec de tels propos, la messe est dite, il n'y a plus grand chose à attendre de la suite...Grosse artillerie idéologique et affirmation à l'emporte-pièce...
Le texte étant long (mais le début n'augurant rien de bien nouveau sauf erreur de ma part) j'en prendrai connaissance lorsque j'aurai terminé mes 13 h quotidiennes de "direction d'école"....
Le combat titanesque se résume entre libéraux et assimilés d'un côté et le soviet pédagogique ou ses déclinaisons de l'autre. Donc acte.
Il est maintenant clair que nous ne pouvons rien attendre de ce syndicat qui me fut cher pourtant. Cette vision binaire manichéénne ignore superbement la chute du mur de Berlin fêtée actuellement.
Le raisonnemenbnt est logique, la posture respectable historiquement, les personnes surement sincères mais hélas en décalage complet avec la nécessaire évolution de la société et de l'école. Les espaces politiquesse meuvent: nous passons aux états continents et paradoxalement il faut raccourcir les pôles de décisions pour rendre tout cela gérable. L'échelon communal ou de secteur de collège pour piloter le service d'éducation me semble le bon. Et il faut un pilote aux commandes dans un cadre de programmes nationaux . Pourquoi forecement une mise en concurrence ? Etait-ce le cas pour les collèges avant la suppression de la carte scolaire? Il suffit d'imaginer les outils régulateurs et de péréquation entre établissement. Bref il suffit de réfléchir d'oser le débat et de proposer . Il doit bien exister une 3ème voie entre nonisme idéologique, agitation libérale idéologique également. Quant au chèque éducation : l'anglettere et les USA en reviennent très vite car cela a conduit à un mensonge généralisé sur les évaluations des élèves et une baisse globale de niveau ( cf cafépeda )
Aujourd'hui le SNUIPP a défini sa ligne. C'est leur droit le plus strict. La ligne de démarcation est enfin claire. Je pense qu'il s'agira d'un clivage esssentiel qui va influer considérablement le débat éducatif . Au SE de comprendre quelle opportunité cela leur offre.
d'un côté les libéraux et leurs alliés objectifs : GDID CFTC SGEN et autres SE
de l'autre les résistants.
Au milieu : rien !
Que j'aimerais être comme eux parcouru de certitudes aussi élémentaires. C'est confortable de voir en binaire. Cela repose l'esprit et évite d'avoir à mouiller le maillot. Il suffit d'attendre le grand soir ou l'homme sera un mouton pour l'homme et les loups au pilori.
Mais en attendant que faisons nous pauvres directeurs trices collabos d'un système inique ? Il suffit d'attendre et attendre encore que le grand guide suprême daigne se manifester.
La seule chose avec laquelle je suis d'accord : les modifications imposées unilatéralement par ce légitime gouvernement ( puisque élu ) agissent sur la structure de l'école et vise à la transformer radicalement selon une vision libérale. Mais n'est-ce pas le choix des français? Que nous soyons obligé de trouver des solutions des adaptations dans le cadre imposé par la réforme est évident. Mais l'école d'avant l'ère sarkoziste n'allait pas bien déjà : les cycles n'ont jamais été une réalité partout, le projet d'école ne fonctionne que là où le directeur a les moyens de piloter, la pédagogie constructiviste ne fut qu'un hochet pour sciences humaines et l'ascenseur républicain est grippé depuis longtemps.L'école doit élaborer son contrat social du 21ème siècle. Les recettes du passé ne sont plus d'actualité car si l'école se mure et se protège la société ( le prescripteur ) elle avance se transforme. La distance risque de devenir un fossé infranchissable et cela ne profitera qu'à ceux qui ont un prêt à penser opérationnel pour l'école.
Bref : relire Darwin ou se déclarer créationniste avec comme divinités : le guide suprême ou la main invisible du marché... à choisir ?
et tu aurais pu ajouter : je suis directrice 11 classes à Paris et DECHARGEE TOTALE dans le cadre d'une CONVENTION avec la mairie qui m'accorde une situation très très privilègiée par rapport à tous mes collègues de province ce qui ne m'êmpêche pas de dormir tout en faisant le grand écart en adhérant au gdid et au snuipp
Ce texte vaut son pesant de cacahuètes…
C’est la direction d’école qui devrait animer une équipe…
3 heures hebdomadaires de concertation pour gérer collectivement la vie de l’école…
Les libéraux veulent faire croire que « la responsabilité » est la mission première de cette fonction. C’est faux !
Bref, on pourrait allonger la liste indéfiniment… Tous les poncifs du SNUipp sont concentrés dans cet article qui doit être la bible du parfait (ir)responsable syndical…