Directeurs en lutte


Selon le Se-Unsa et le SNUipp, le dossier des EPEP (établissement public de l'enseignement primaire), gelé depuis 2008, devrait rebondir. Les syndicats annoncent le dépôt cet automne par l'UMP d'une proposition de loi visant leur création.

Une précédente proposition avait été déposée sur le bureau de l’Assemblée Nationale par trois députés UMP, Benoist APPARU (Marne), Frédéric REISS (Bas-Rhin) et Guy GEOFFROY (Seine-et-Marne) le 25 septembre 2008.
Relire nos articles dans la catégorie "EPEP".


Cette proposition de loi relative à la création d'EPEP avait été préparée en étroite collaboration avec le ministère de l'Éducation nationale puisque, dès le lendemain, Xavier DARCOS acte la création des EPEP, en attribuant dans son budget 2009, 500 postes administratifs aux écoles constituées en EPEP. Dotation qui n’était que prévisionnelle et qui fut donc retirée sans modification de la Loi de Finances.

Cette proposition prévoyait la création automatique d'un EPEP à partir de 15 classes et la possibilité de l'ouvrir à partir de 13 classes. A la tête de chaque EPEP un directeur chef d'établissement assisté d'un conseil d'administration où les enseignants seraient minoritaires.

De report en report, du fait de l’affaiblissement et de l’usure de Xavier Darcos, ce texte avait été remisé dans les cartons dans l’attente de jours meilleurs…

Le 13 mai 2009, Eric Woerth présente en conseil des ministres un second rapport d’étape sur la RGPP (le premier bilan avait été rendu public le 3 décembre 2008). Il pointe la mise au point mort de la création des EPEP et alerte le Ministère de l’Education Nationale.

Depuis, Benoist Apparu (l’un des auteurs de la proposition de loi de 2008) est entré au gouvernement, et Luc Chatel a remplacé Xavier Darcos.

Selon une dépêche AEF, « À la fin du mois de septembre », Frédéric Reiss devait s’entretenir avec Luc Chatel, afin de connaître sa position sur le dossier des EPEP. « Je ne veux pas le mettre en difficulté s'il n'y croit pas », indiquait-t-il.

Cette seconde proposition de loi distinguera de façon plus claire « le cas des communes rurales et celui des villes moyennes », précise Frédéric Reiss. « Il existe de petites écoles rurales qui fonctionnent très bien et auxquelles il n'est pas question de toucher », explique-t-il. « Mais il sera sans doute nécessaire de revoir les cartes scolaires dans certaines agglomérations », ajoute-t-il.

 

Les réactions syndicales n’ont pas tardé. Le SNUipp rappelle ses positions de fin 2008. Une sorte de statu quo dans la réflexion…

Voici ce que qu’écrivait ce syndicat lors de la présentation de la proposition de loi visant à créer les EPEP :

« Décryptons…
A l’heure actuelle, les écoles maternelles et élémentaires n’ont pas de statut « juridique ». Elles ne peuvent par exemple gérer d’argent, aucune hiérarchie n’existe en leur sein. Elles sont donc « irresponsables » d’un point de vue comptable et administratif.
Financièrement parlant, elles dépendent des subventions de fonctionnement attribuées par les municipalités tout en ayant développé des associations coopératives regroupées au sein de l’OCCE par exemple.
Pédagogiquement parlant, aucun compte n’est à rendre aux mairies, le premier échelon de la hiérarchie ne se trouve pas au sein des écoles, mais à l’extérieur : c’est l’inspectrice ou l’inspecteur de la circonscription (IEN).
Ce qui est remarquable dans ce statut « d’irresponsabilité », c’est que malgré les difficultés de tous ordres, cela fonctionne plutôt pas mal depuis près de 100 ans !
 »

 

Le SE-Unsa semble avoir une position moins rigide et plus pragmatique.

« Pour le SE-UNSA, l’existence, en soi, d’établissements publics du primaire ne signifie pas la fin du service public. Cependant, faut-il aller vers une césure entre urbain et rural comme cette proposition de loi y mènerait ? Si on voit bien l’intérêt gestionnaire qui anime les auteurs de ce texte, faut-il faire l’impasse sur le pédagogique ? Des structures de plus de 350 élèves sont-elles une norme acceptable pour accueillir des enfants ? Quelles seront les conséquences pour les enseignants des écoles ? C’est ce que le SE-UNSA a tenté de faire valoir auprès du ministère et des parlementaires.

Le SE-UNSA a rencontré divers interlocuteurs, notamment l’ANDEV et le groupe socialiste à l’assemblée nationale. Nous avons aussi été conviés directement par Frédéric REISS, un des rédacteurs du texte. Nous lui avons fait part de nos interrogations et de nos doutes sur la mise en place de telles structures qui visent davantage à satisfaire des visées gestionnaires qu’à améliorer le fonctionnement de l’école.

Enfin, la création automatique d’EPEP, sans avis préalable de la communauté éducative, nous semble de nature à créer des tensions dans les écoles. » (2008)

 

« Le SE-UNSA ne considère pas que la situation actuelle des écoles primaires est satisfaisante. Conscient que des changements sont nécessaires, il impulsera une réflexion sur l’évolution du fonctionnement de l’école, de sa structuration juridique et son autonomie financière avec pour seul objectif l’amélioration de l’efficacité pédagogique. Cette réflexion doit clarifier la nature des relations avec les collectivités territoriales, les niveaux de responsabilité et la place de chacun. »

Le SE-UNSA ne fait pas partie de ceux qui considèrent que l’Ecole Primaire française fonctionnerait parfaitement. Entre la fin du XIXème siècle où la République l’a imposée en France et 2007, son fonctionnement a beaucoup évolué, tout comme la société dans laquelle elle agit. Les collègues, qu’ils soient adjoints ou directeurs, nous le disent : ils ne trouvent pas forcément dans sa structure actuelle toutes les réponses satisfaisantes pour faire face aux nouvelles missions, aux nouvelles pratiques qui sont les leurs. Le SE-UNSA ne pense donc pas qu’il faille ignorer ces réalités : le statu quo ne saurait constituer une solution satisfaisante. Le fonctionnement en réseau autour d’un collège, la nécessité de développer le travail en équipe, les partenariats font notamment partie des véritables questions à approfondir. Pour le SE-UNSA, c’est de l’intérêt des élèves, du projet de l’école, de l’efficacité pédagogique que doit découler tel ou tel mode de gestion et non l’inverse.

Nous vous invitons ainsi à participer au débat en répondant à l’enquête ci-contre. » (2009).

 

Et, de fait, le SE-Unsa donne la parole aux enseignants (adjoints et directeurs) sous la forme d’un questionnaire :

 

Quelle évolution du fonctionnement et de la direction d’école ?

1. La situation actuelle vous paraît-elle satisfaisante ? OUI NON

Si non, pourquoi ?

…………………………………………………………………………………………...............

 

2. Pour vous, la création d’un établissement public dans le premier degré est-elle envisageable ?

OUI - NON

 

Si non, précisez pourquoi …………………………………………………………………………………..............

 

Si oui, indiquez ses avantages (numérotez par ordre de priorité) :

........ : une meilleure reconnaissance des directeurs d’école

........ : une meilleure autonomie

........ : une structuration juridique plus assurée

........ : une meilleure efficacité pédagogique

........ : une organisation financière et administrative plus opérationnelle

........ : autres ? Précisez : ....................................................................................................................................................

…………………………………………………………………………………………………………………………………………....

3. Quelles autres structurations de l’école vous paraissent envisageables ?

- un EPLE comme dans le 2nd degré

- des regroupements pédagogiques en milieu rural

- des fusions d’école en milieu urbain

- le statu quo

- autres ? Précisez : ...........................................................................................................................................

 

4. Pour vous, quelles exigences doivent présider à la création d’un établissement public dans le 1er degré ?

………………………………………………………………………………………………………………………

 

5. Autres remarques

………………………………………………………………………………………………………………………

 

Enquête à remplir pour le 3 novembre 2009 en cliquant ICI

 

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Ven 9 oct 2009 53 commentaires
C'est pas seulement le statu quo pour le snuip. Chez nous, dans le 21, voilà ce qu'on peut lire sur son site (juin 2009) : le directeur d'EPEP sera le bras armé du ministre !

"Les EPEP sont le reflet de la RGPP. L’état donne les directions, contrôle, mais délègue la responsabilité de la mise en œuvre de sa politique à des agents d’autorité (le directeur d’EPEP). Pour ce dernier (qui sera le bras armé du ministre) les premières moutures prévoyaient la création d’un statut spécial et d’une grille indiciaire particulière. "
Jean-Claude - le 09/10/2009 à 14h12
Le SNU utilise la même stratégie que pour le statut du directeur, à savoir faire peur en faisant croire qu'il n'y a qu'une, et une seule, manière d'envisager un statut juridique pour les établissements du premier degré, celui du MEN.
Or c'est totalement faux!Les alternatives existent, mais les ignorer, s'inscrire dans le rien ou l'apocalypse, c'est très confortable sur au moins 2 niveaux:
> pas de proposition (quand on lit Théo qui parle de vision du service public...)
> engranger du mécontentement.

quand le SNU ose:
Ce qui est remarquable dans ce statut « d’irresponsabilité », c’est que malgré les difficultés de tous ordres, cela fonctionne plutôt pas mal depuis près de 100 ans ! »
Il approche du sommet (je croyais naïvement qu'il l'avait atteint depuis belle lurette, mais il grimpe encore!)
>' irresponsable' est bien à prendre au sens juridique, professionnel, et non pas au sens familier, et comment défendre l'idée que ce qui a si bien marché il y a 100 ans peut encore fonctionner face à une société totalement chamboulée?



Par contre la position du SE est, pour le moment, plus efficace parce qu'elle semble s'inscrire dans le contre projet. (sauf si c'est pour se précipité est signer n'importe quoi!)
> pour ma part il est urgent de donner de l'autonomie aux écoles.
Prendre du pouvoir aux IEN pour le redistribuer sur le vrai terrain.

> par contre il faut que l'école reste un service de proximité, donc les regroupements doivent être d'abord justifiés par la géographie. (seuil haut pour éviter les usines à gaz, seuil bas, le plus bas possible)
Le directeur doit être l'incarnation de son école, et son administration doit rester au service de son public (la proximité!).
Par contre il est tout à fait logique que le directeur mette en oeuvre la politique éducative nationale (l'adapter aux contingences locales)... Sinon, et il faut le dire, nous ne voulons pus être des fonctionnaires d'État. 




Pierrot - le 09/10/2009 à 15h49
'Le directeur doit être l'incarnation de son école, et son administration doit rester au service de son public (la proximité!).
Par contre il est tout à fait logique que le directeur mette en oeuvre la politique éducative nationale (l'adapter aux contingences locales)...'
On ne peut qu'être d'accord avec toi mais pour le compte c'est toi qui est au pays des bisounours cette fois ci car le SE ne peut être soudainement  sincère, il veut bacler un projet en surfant sur un mécontentement et  nous prépare un Proutocole bis au mieux. Au pire il voit l'impossibilité législative d'application de certaines organisations actuelles et 'collabore' en nous négociant pieds et poings liés avec le gvt en échange de telle ou telle reconnaissance. Quant à ta réflexion sur la prise de pouvoirs aux IEN, j'hallucine, c'est la vasalisation(type cpc) qui nous est promise.
Simon - le 09/10/2009 à 21h50
Le SE interroge la profession dans son ensemble sur " l'évolution du fonctionnement et de la direction d'école" . C'est bien. Mais après l'épisode du protocole , on peut rester un peu circonspect sur les intentions réelles du SE: volonté réelle d'avancer sur le dossier de la direction ou consultation un peu bidon destinée à "occuper le terrain"?

La situation actuelle vous parait-elle satisfaisante?  si on est directeur en exercice, on répond majoritairement non, si on est adjoint, cela dépend de la connaissance que l'on a du métier de directeur et de ses conditions d'exercice. Admettons quand même une majorité de " non".

La création d'un EP 1er degré est-elle envisageable? Ben oui, c'est toujours envisageable... est-ce que j'y suis favorable, c'est une autre question, qu'est-ce qu'un EP 1er degré, cela mériterait d'être détaillé pour bien des adjoints...

indiquez ses avantages: est-ce pour faire ressortir que cette structure serait faite "pour" les dirlos, si on les place en 1? la meilleure efficacité pédagogique serait une conséquence de cette structure qui n'existe pas encore donc difficile de la mettre en 1, ... la hierarchie demandée n'est pas évidente à élaborer en toute bonne foi!

Autres structurations? là encore, peu d'adjoints connaissent vraiment les implications précises des structures proposées , le statu(t) quo peut être une bonne réponse " défensive" pour celles et ceux qui ne se coltinent pas la charge de direction ( après tout...ça tourne!)

les exigences: une fois de plus , cette question ne peut réellement concerner que les dirlos motivés et au courant des différents projets des EPEP au EPE du Gdid en passant par le CDMD du Snuipp...

L'intention est (peut-être) bonne mais la méthode interroge. Il aurait été bon d'informer au niveau national les collègues sur les projets existants ( tous les projets) en ouvrant peut-être m^eme les colonnes du journal du SE aux différents responsables, ouvrir un débat, afin que chaque enseignant qui le désire puisse répondre en connaissance de cause. Depuis 10 ans et plus, il y avait le temps de le faire , d'ouvrir des pistes de réflexion, car ne nous leurrons pas: la direction d'école concerne les directeurs et parmis eux seulement certains sont "pointus" dans la connaissance des projets en cours ( on peut le regretter d'ailleurs)... alors les adjoints...
  Enfin , nous verrons bien... évitons le procès d'intention mais gardons les deux yeux ouverts!
merlin - le 10/10/2009 à 10h35
Taper sur le SE, je suis en général le premier à le faire, parce que vraiment le protocole d'il y a deux ans n'est pas passé, mais pas du tout.
 
Taper sur le SE, de la part du SNU, je le comprends pleinement, c'est historique, une histoire familiale comme nous en avons tous.
 
Mais... qu'attend le SNU pour reprendre l'avantage dans ce dossier? Qu'attend le SNU, premier syndicat d'enseignants, pour admettre qu'il y a avec les directeurs d'école une catégorie de personnel surexploitée et insatisfaite à laquelle les mots d'ordre du SNU ne conviennent pas? Qu'attend le SNU pour comprendre que les directeurs sont les premiers vecteurs de l'information dans les écoles, et en particulier de l'info syndicale? QU'attend le SNU pour réaliser que se mettre à dos les directeurs d'école c'est se tirer une balle dans le pied?
 
Moi, j'attends que le SNU prenne enfin envers les directeurs ses responsabilités, celles qu'il a voulues, celles qu'il a acquises aux dernières élections professionnelles, et cesse par le biais de ceux qui viennent ici de nous jouer du pipeau.
Pascal Oudot - le 10/10/2009 à 10h53
Le directeur doit être l'incarnation de son école, et son administration doit rester au service de son public (la proximité!).
Par contre il est tout à fait logique que le directeur mette en oeuvre la politique éducative nationale (l'adapter aux contingences locales)...'
On ne peut qu'être d'accord avec toi 

• Super, ça se traduit comment?
> pour le CMD ou pour un statut juridique permettant l'Autonomie des écoles avec un dirlo reconnu sur place?
mais pour le compte c'est toi qui est au pays des bisounours cette fois ci car le SE ne peut être soudainement  sincère, il veut bacler un projet en surfant sur un mécontentement et  nous prépare un Proutocole bis au mieux.
• 2 choses.
> je ne juge pas de la 'sincérité' du SE, on peut se tromper en étant totalement sincère. Le Proutocole reste à mes yeux une profonde erreur. Je l'ai dit et même très directement.
> surfer sur le mécontentement n'est pas compatible avec la diffusion de cette enquête. Il n'y a qu'à lire l'analyse de Merlin.
Le SE part du principe que le statut quo n'est plus viable (seul repli pour les mécontents) et nous propose d'envisager des pistes: autonomie, reconnaissance du directeur, fusion (différent de 'regroupement'), RPI, différenciation entre rural et urbain.
Autant de réflexions que nous menons depuis 8 ans!
On n'est donc pas dans le domaine de l'exploitation d'une crainte, mais, pour le moment, dans la recherche d'une solution alternative viable aux projets du MEN, en s'appuyant sur les acteurs de terrain.

Quant à ta réflexion sur la prise de pouvoirs aux IEN, j'hallucine, c'est la vasalisation(type cpc) qui nous est promise.

Cette vassalité est déjà installée, elle est la source de notre surcharge de travail!
Le fait que pour les écoles primaires on situe l'ACMO en circonscription signifie clairement que l'IA considère la circo comme l'unité, l'établissement. On peut multiplier les exemples qui démontrent notre perte de pouvoir au profit de la circo. 
Le problème n'est donc pas la méfiance, elle est indiscutable, le problème est de savoir si nous attendons spectateurs râleurs ou si nous essayons de devenir acteur.

Pour le coup le SE nous offre un bel espace d'expression.
D'autres que des directeurs peuvent s'y faire entendre? Tant mieux, il n'y a qu'à être très nombreux à remplir cette enquête.
Je ne vois pas d'autre attitude que de saluer cette initiative du SE et d'y participer.
 
Pierrot - le 10/10/2009 à 11h56

A Simon

 

Quand des dirlos comme nous, membres d’une association libre de toute attache syndicale, critiquent tel ou tel syndicat, le SE en l’occurrence, il se peut que l’on se plante dans nos critiques, mais elles ne peuvent être que sincères… Pas de rapports de pouvoir, ni de concurrence entre eux et nous…

 

Quand un syndicaliste critique un autre syndicat, il se peut que la critique soit sincère, mais elle est généralement entachée de suspicion… Ne serait-ce que celle de voir ici un énième avatar de la guerre de sécession de l’ex-SNI-Pegc !

 

D’autant que tes critiques ne portent ici qu’au niveau du ressenti. C’est du jeu d’ombres et de masques. Les traîtres sournois, les collabos, voulant nous livrer  pieds et poings liés… Et si on revenait à un minimum de sérieux, Simon ?

 

Ce qui compte pour un syndicat, c’est ce qu’il fait…

 

Le questionnaire du SE est mal fait, comme le signale Merlin ?

C’est possible, mais pour une fois qu’un syndicat nous donne la parole, on ne va pas faire la fine bouche. Ne serait-ce qu’en comparant ce questionnaire, ouvert à tous,à l’absence totale de dialogue, de débat et d’action du SNUipp !

 

La signature du protocole par le SE était une faute grave ?

C’est certain, et on l’a copieusement enguirlandé à l’époque pour cela. Reste que cela partait d’une analyse simple, que chaque syndicat connaissait, à savoir le fait que moins de 10 % des collègues étaient encore en grève administrative, et que cette action, menée depuis 8 ans, ne débouchait sur rien…

Analyse que partageait le SNUipp à l’époque (j’ai déjà donné le lien de l’enquête réalisé par le Conseil National du SNUipp à l’époque) Ce syndicat n’a pas hésité pourtant à envoyer les collègues à l’abattoir, sans la moindre chance de gagner. Faute à mes yeux aussi grave que celle du SE, sinon pire…

 

Autre point, Simon, ta phrase « Au pire il (le SE) voit l'impossibilité législative d'application de certaines organisations actuelles »

Désolé, je ne pige pas… Tu pourrais m’expliquer ?

 

Enfin, sur la « vassalisation » (type CPC) qui nous est promise, je crains que tu ne te trompes, cela ne nous est pas promis, mais c’est bien déjà en place, et depuis bien longtemps.

A mon arrivée dans ma circo actuelle, il y a 15 ans, mon IEN avait autour de lui une secrétaire et un CPC, une équipe de 3 personnes à comparer aux 11 ZIL attribués à la circo

Cette année, entre double secrétariat, coordos ZEP, enseignants référents, CPC en tous genres, il n’y a pas moins de 15 personnes à graviter dans la fumeuse « équipe de  circo », mais il n’y a plus que 10 ZIL !

 

La vassalisation est d‘ailleurs un bien mauvais mot. Le vassal du moyen-âge était pieds et poings liés envers son suzerain, mais recevait un échange une certaine protection. Face aux CPC qui se comportent en sous-contremaîtres des IEN et qui se la pètent gentiment, je ne retrouve pas cette relation de vassalisation, mais plutôt celle d’esclavage. Et pour quelques collègues dans mon genre capables d’envoyer paître les CPC, combien les subissent ?

 

A comparer là aussi, avec l’autonomie dont bénéficient les collèges et les lycées et le peu pouvoir qu’y exercent les CPC Autant dire que si le décalque de l’EPEP du secondaire ne nos paraît pas la bonne solution, l’existence réelle de l’école, en tant qu’établissement public, est bien la condition première  d’en finir avec les abus de pouvoirs en tous genres, qu’ils soient institutionnels ou communaux…

 

Thierry fabre

thierry fabre - le 10/10/2009 à 12h29
Je suis surpris de voir combien de nombreux collègues ont la mémoire courte. En 2006, qu'est-ce qu'on n'a pas entendu ou lu sur le SE !!!

"On saura s'en souvenir" écrivait-on partout. Tu parles !

3 ans après, les mêmes les encensent...
On avait eu des "avancées" selon le terme employé par le SE. De toutes petites avancées, faut bien le dire...
Cette fois, on a des chances d'avoir une avancée "énorme"... Tellement énorme qu'elle dépassera de beaucoup la volonté de ceux qui se ruent maintenant dans les bras du SE...
Le SE n'est pas à une trahison près...
Gégé - le 10/10/2009 à 16h00
Je suis surpris de voir combien de nombreux collègues ont la mémoire courte.
Allons Gégé, tu ne vas pas t'en plaindre, c'est là dessus que vous comptez aussi au SNUipp.

Le SE n'est pas à une trahison près...
C'est le camembert qui dit au roquefort: "tu pues!".

Je n'ai pas encore la mémoire courte. Le SE propose quelque chose d'intéressant, on dit chiche.

Nous avions dit la m^me chose avant les états généraux du SNUipp...

Pierrot - le 10/10/2009 à 19h12
T.F, le monde des dirlos est-il binaire,  d’un côté les bons (gdid selon toi) et les autres (stupides, bornés, incultes, syndiqués au suipp de préférence …) ? Quand des dirlos comme moi (de base je te le concède) critiquent tel ou tel syndicat, le SE en l’occurrence, il se peut que qu’ils se  plantent dans leurs critiques, mais ne peuvent-elles être  sincères, ?  Pas de rapports de pouvoir, ni de concurrence entre eux et moi vu que je ne suis plus syndiqué depuis bien longtemps et que je n'ai jamais été (et encore moins ,lol) au snuipp. Seulement voilà, je fais partie de ceux  qui n’ont pas la mémoire courte (on commence à prendre de plein fouet les effets du protocole avec l'arrêt des EVS, des pe2...etc)et je trouve soudaine, curieuse, louche , opportuniste( fais ton choix lexical( ?) habituel) cette démarche envers les dirlos à un moment ou ce syndicat est au plus mal, et  suspect ce soutien sans réserve du gdid alors que  le formulaire est très discutable (def de suce pet de TF à venir) à défaut d’avoir été discuté. J’espère tout simplement que nous ne serons pas les dindons d’une farce nommée ‘directeur d’établissement’ destinée essentiellement à  contraindre toutes les écoles à appliquer les décisions ministérielles non conformes à notre statut actuel tels que  les stages RAN ou l’acc.éducatif par exemple sans autre évolution souhaitée.
Simon - le 10/10/2009 à 23h30