Directeurs en lutte

En 20 ans, le niveau des élèves de CM2 a changé, établit une étude non-publiée de la D.E.P.P. (Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance). L'étude compare les résultats en calcul et français d'écoliers de CM2 de 1987 à 2007. Elle a été terminée en mai 2008.
Ne supportant plus de voir leurs travaux interdits de publication sur Internet, des chercheurs de la D.E.P.P. ont décidé de la rendre publique.
"Les résultats sont contrastés selon les domaines et les périodes. En lecture, les résultats sont stables de 1987 à 1997 ; en revanche, on observe une baisse significative du score moyen entre 1997 et 2007, plus prononcée pour les élèves les plus faibles" précise l'étude "La situation est différente en calcul : une baisse importante des performances, touchant tous les niveaux de compétences, est observée de 1987 à 1999 ; puis, de 1999 à 2007, les résultats stagnent. Concernant l’orthographe, le nombre d’erreurs, essentiellement grammaticales, constatées à la même dictée a significativement augmenté de 1987 à 2007".
Ces résultats montrent donc une baisse de niveau plus marquée que dans l'enquête PISA, particulièrement sur le plan de l'orthographe.
Lire, écrire, compter : les performances des élèves de CM2 à vingt ans d’intervalle 1987-2007
En 2007, la reprise d’une enquête de 1987, portant sur la lecture, le calcul et l’orthographe en fin de CM2, permet de comparer les performances des élèves à 20 ans d’intervalle, à partir des résultats observés aux mêmes épreuves. De plus, des points intermédiaires de comparaison sont disponibles, en 1997 pour la lecture et en 1999 pour le calcul.
En 1987, l’enquête « Lire, écrire, compter » a évalué les performances d’un échantillon d’élèves de fin de CM2 en lecture, en calcul et en orthographe. La DEPP a reproduit cette enquête en 2007 auprès d’un nouvel échantillon d’élèves. Cette reprise permet de mesurer l’évolution des acquis des élèves de fin de CM2 à vingt ans d’intervalle.
Les premiers résultats sont présentés dans cette Note d’Information.
Les épreuves
Les épreuves de 1987 étaient composées de 40 items (questions) pour la lecture (compréhension de textes courts et variés), de 33 items pour le calcul (opérations et petits problèmes), d’une dictée d’environ dix lignes et de dix phrases à compléter pour l’orthographe et la grammaire. En 2007, les épreuves ont été reprises à l’identique, à l’exception de certains items de calcul, hors programmes aujourd’hui, comme les divisions de nombres décimaux par exemple.
Entre 1987 et 2007, des points intermédiaires de comparaison sont disponibles en lecture ainsi qu’en calcul. En effet, le « volet lecture » de l’enquête avait déjà fait l’objet d’une reprise en 1997, dont les résultats ont été publiés par la DEPP en 1998.
L’analyse avait montré une grande stabilité des performances en lecture entre 1987 et 1997. Concernant le calcul, onze items d’une évaluation menée en 1999 en fin de CM2 ont été utilisés pour remplacer les items éliminés de l’épreuve de 1987. Bien qu’il n’y ait pas d’itemscommunsentre1987 et 1999, il est possible d’établir des comparaisons entre les trois points 1987-1999-2007, grâce à des modèles statistiques adaptés.
Les élèves
En 1987 comme en 1997, la population visée était celle des élèves de CM2 du secteur public en France métropolitaine. Par la suite, les élèves du secteur privé ont été inclus dans les échantillons des enquêtes de 1999 et 2007. Les comparaisons effectuées dans cette Note portent donc uniquement sur les élèves du secteur public. À chaque date, les échantillons sont composés de plusieurs milliers d’élèves – entre 2 500 et 4 500 selon les périodes – représentatifs de la population visée.
Les procédures
Les procédures sont standardisées : les consignes de passation et de correction des épreuves ont été reprises à l’identique aux différentes périodes. De plus, en 2007, la correction a été centralisée et fiabilisée, grâce à des procédures de doubles corrections.
Résultats globaux
Lecture
Les distributions des scores des élèves de 1987 et de 1997 sont proches : cette stabilité des résultats en lecture avait déjà été constatée dans le rapport publié en 1998. En revanche, il apparaît que la distribution des scores des élèves de 2007 est décalée vers les niveaux de compétences les plus faibles, par rapport aux deux dates précédentes.
Les données synthétiques confirment ce constat : la moyenne des scores obtenus est stable de 1987 à 1997, puis baisse de 1997 à 2007 (diminution de plus d’un tiers d’écart-type). Cette baisse est plus marquée pour les élèves les plus faibles.
Ainsi, deux fois plus d’élèves (21 %) se situent en 2007 au niveau de compétence des 10% d’élèves les plus faibles de 1987.
À l’opposé, les meilleurs élèves sont moins concernés par cette tendance : ils sont encore 8 % en 2007 à dépasser le niveau que les 10 % les meilleurs dépassaient en 1987. Ces observations sont à rapprocher du fait que la dispersion des résultats (l’ampleur des écarts entre élèves) est plus élevée en 2007 qu’il y a dix ou vingt ans (écart-type de 1,2 en 2007 contre 1 en 1987 et en 1997).
Des analyses plus détaillées semblent montrer que la baisse moyenne s’observe quel que soit le type de compétences mises en jeu (compréhension immédiate, construction d’informations et de significations, etc.). En revanche, pour les questions nécessitant la rédaction d’une réponse construite, le taux de non-réponses augmente de manière constante de 1987 à 2007. Ce phénomène a déjà été mis évidence, notamment grâce aux récentes évaluations internationales PISA et PIRLS. Il renvoie au fait que les élèves français ont tendance à s’abstenir de répondre aux questions exigeant un effort de rédaction.
Calcul
La situation est différente en calcul. On note une baisse importante des scores obtenus en calcul entre 1987 et 1999 (le score moyen diminue d’environ deux tiers d’écart-type).
Cette baisse touche tous les niveaux de compétences et s’accompagne d’un accroissement de la dispersion des scores (augmentation de l’écart-type de 1 à 1,2 entre 1987 et 1999).
De 1999 à 2007, il s’opère un « tassement » des résultats : le score moyen est en légère baisse, mais de manière peu significative, au regard des marges d’incertitude inhérentes aux enquêtes sur échantillons.
Parallèlement, la dispersion se stabilise avec une légère baisse, là encore peu significative. Ce redressement est peut-être à mettre au compte de la remise à l’ordre du jour du calcul dans les programmes de 2002 avec, en particulier, l’accent mis sur le calcul mental et l’apprentissage des techniques opératoires.
Orthographe
La même dictée a été proposée aux élèves de 1987 et de 2007, à partir d’un texte d’une dizaine de lignes (85 mots et signes de ponctuation).
Le nombre d’erreurs (nombre de mots mal orthographiés ou de ponctuations erronées) a augmenté en moyenne : de 10,7 en 1987 à 14,7 en 2007.
Le pourcentage d’élèves qui faisaient plus de quinze erreurs était de 26 % en 1987, il est aujourd’hui de 46 %. Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont augmenté : de sept en moyenne en 1987 à onze en 2007.
Par exemple, 87% des élèves conjuguaient correctement le verbe « tombait » dans la phrase « Le soir tombait. » ; ils ne sont plus aujourd’hui que 63% des élèves. En revanche, sur des conjugaisons difficiles pour les élèves de CM2, comme l’accord avec l’auxiliaire « avoir », le pourcentage de réussite n’évolue pas : environ 30 % des élèves, que ce soit en 1987 ou en 2007, écrivent correctement le verbe « vus » dans la phrase « Elle les a peut-être vus ! ».
Résultats complémentaires
Inégalités sociales
Le recueil des professions des parents permet de comparer l’évolution des différences entre groupes d’élèves selon leur origine sociale. En lecture, les inégalités sociales ont tendance à se creuser : la baisse constatée entre 1997 et 2007 n’a pas touché les enfants d’origine sociale favorisée (PCS du chef de famille « cadres et professions intellectuelles supérieures »).
Ce résultat est cohérent avec le fait que la diminution des performances en lecture concerne plus particulièrement les élèves les plus fragiles. Dans une moindre mesure, ce phénomène s’observe également en dictée : l’augmentation du nombre d’erreurs est moins marquée pour les enfants d’origine sociale favorisée.
En calcul, la baisse importante des résultats moyens de 1987 à 1999 est générale, elle a touché toutes les catégories sociales, ce qui laisse supposer un effet principalement lié à l’apprentissage scolaire.
Retard scolaire
La pratique du redoublement a évolué au cours des vingt dernières années. De nombreuses études ont montré son caractère inefficace et inéquitable. Pour mémoire, le taux d’élèves en retard en fin de CM2 a fortement diminué de 1987 à 1997 : il est passé de 33% à 19% ; il s’est ensuite stabilisé autour de 16 % en 2007.
En lecture, la baisse des performances moyennes concerne les élèves « à l’heure » comme les élèves « en retard », ayant redoublé au moins une fois au primaire. Cependant, l’évolution des résultats mérite d’être précisée. De 1987 à 1997, on observe une légère baisse des résultats, équivalente dans les deux groupes (« à l’heure » et « en retard »), alors que la moyenne générale est stable. Cette période de réduction massive des redoublements s’est ainsi accompagnée d’une stabilité des résultats d’ensemble. En revanche, entre 1997 et 2007, le taux de retard est quasi stable et le niveau de compétence baisse de manière générale mais, plus particulièrement, pour les élèves en retard.
Ce constat est cohérent avec le fait que la baisse touche plus spécifiquement les élèves les plus faibles, en lecture. En calcul, l’évolution est différente : la baisse massive observée de 1987 à 1999 est un peu plus marquée chez les élèves « en retard ». Enfin, en dictée, le nombre moyen d’erreurs a plus augmenté pour les élèves « en retard » que pour les élèves « à l’heure ». Globalement, que ce soit en lecture, calcul ou orthographe, les différences entre élèves « à l’heure » et « en retard » ont augmenté.
Garçons, filles
L’évolution des performances est la même chez les garçons et chez les filles. En lecture et en calcul, les différences sont ténues aujourd’hui comme il y a vingt ans, même si les garçons ont légèrement l’avantage en calcul, et les filles l’avantage en lecture. C’est surtout en orthographe que les filles se distinguent : elles font en moyenne deux erreurs de moins que les garçons. Cependant, le nombre d’erreurs à la dictée a augmenté de façon identique entre 1987 et 2007, pour les filles comme pour les garçons.
Les résultats présentés ici sont à considérer comme de premières tendances, fondées sur des éléments objectifs qui garantissent la comparabilité dans le temps, notamment grâce à la répétition, à l’identique, de la mesure et aux précautions prises sur l’instrument et son fonctionnement.
Ces résultats sont cohérents avec ceux des récentes évaluations internationales PIRLS et PISA
et doivent alerter sur l’augmentation du nombre d’élèves en difficulté dans le système éducatif français. Ainsi, l’enquête PISA fait ressortir une augmentation de la proportion de jeunes de
quinze ans en difficulté de lecture. Si l’enquête PIRLS ne décèle pas de tendance significative en France ; les résultats des élèves de CM1 en lecture apparaissent médiocres par rapport aux
résultats moyens des élèves européens.
P.S. : Le Ministère de l'Education nationale vient de décider de publier les études "cachées" et notamment celle du jour "Lire, écrire, compter
: les performances des élèves de CM2 à vingt ans d'intervalle 1987-2007"
On nous a fait faire tellement de c... depuis 20 ans !
"Placer l'enfant au coeur du système éducatif..." On voit où ça nous a conduits !
Merci M. Jospin !
Et les IUFM... La belle et remarquable formation donnée aux jeunes recrues...
Merci M. Meirieu !
Tiens ça me rappelle l'intervention d'un collègue qui, l'autre jour, évoquait le "grand homme" parlant de Pierre Frackowiak... Eh oui, la longue tirade de ce monsieur pour descendre tout ce qu'a fait Darcos...
Merci M. Frackowiak !
Et on pourrait poursuivre la liste des démolisseurs de l'Education nationale...
Alors, pourquoi Darcos n'a-t-il pas révélé cette étude alors qu'il aurait pu en tirer profit, demande Myriam.
Parce qu'ils tous co-responsables (droite, gauche, centre...) à des degrés divers, du désastre. Et entre politiques, si on fait parfois mine de se tirer dans les pattes (devant les caméras...), en réalité, on se ménage car on se tient par la barbichette.
Et on doit ajouter à la longue liste des démolisseurs les syndicats qui refusent tout changement dès lors qu'il ne va pas dans le sens de la démagogie...
On pourrait en rire de tout ce bazar si... ce n'était pas une catastrophe pour tous ces enfants dont on a ruiné le devenir !
Néanmoins, cette étude qui montre une dégradation continue des résultats scolaires des élèves de CM2 depuis 20 ans nous dit que la baisse est moins importante entre 1997 et 2007. On ne va pas s'en réjouir, bien sûr.
Mais j'en tire comme première conclusion que c'est aussi un formidable démenti aux affirmations de plus en plus nombreuses de collègues directeurs qui justifiaient l'impérieuse nécessité de mettre en place un statut de l'école pour que tout aille mieux.
Un démenti parce qu'on ne peut pas expliquer cette dégringolade des résultats, sur 20 ans, par la crise (bien réelle) que connaît la direction d'école aujourd'hui. Même si cette crise ne date pas d'hier, elle n'est pas à l'origine de la plus forte baisse qui s'échelonne de 1987 à 1997. L'explication est donc autre.
Ce que je veux dire, c'est qu'il serait malhonnête de s'appuyer sur ces résultats catastrophiques pour justifier la demande pressante d'EPEP. Cet argument ne tient plus.
Quand il y a problème, la première chose serait d'analyser et d'évaluer au plus près. Actuellement, on prend les méthodes dans les recettes du bon vieux temps où, chacun sait, les élèves étaient tous très bon, ma brave dame.
Ensuite, il faut être capable d'expliquer ses choix, ses méthodes, justifier ses manières de faire, les évaluer sur le terrain, régulièrement ...bref travailler sérieusement. C'est ce que faisaient les collègues qui, par exemple,ont travaillé en lien avec l'INRP, et ont produit des ouvrages intéressants et pratiques. De la réflexion, de l'action , de l'évaluation, de l'analyse, de l'amélioration....bref, ce qui devrait être l'habitude des professionnels que nous sommes. Frakoviak en parle je crois.
Mais comment bosser quand à chaque changement politique, le premier imbécile promu ministre décide de changer les programmes sans forcément évaluer les précédents, quand un De Robien sait mieux que les collègues de CP ce que sont les méthodes efficaces ? Quand un Darcos fabrique des programmes dont on ne connait pas les auteurs mais dont il est aisé de démontrer la lourdeur et la bêtise ?
Ce que je constate, depuis quelques années déjà, c'est une 'non' présence de certains élèves, une absence de motivation, une façon de faire qui traduit bien qu'ils n'ont pas envie, qu'ils s'en fichent parfois, certains en souffrance assez importante pour des raisons différentes ( séparation dans la famille, décès d'un parent, absence d'exigence familiale voire laisser aller total, usage de l'école comme d'un lieu supplémentaire de consommation.....)
Est-ce que la lourdeur de programmes imbéciles en grammaire et conjugaison va les aider ?
Elle les enfonce.
Est-ce que je pourrais trouver les pistes iutiles pour les aider ?
On me retire les seuls collègues ( jamais en équipe complète de RASED depuis 10 ans que je suis dans cette école ) qui pouvaient apporter des débuts de solutions !
Alors ça suffit les cris d'orfraies des démagogues de tous poils !
Il serait temps de dire les choses telles qu'elles sont et se donner les moyens de parvenir à les améliorer !
Quant aux résultats en 'production d'écrits', on en est qu'au début car on va dans le mur avec la bénédiction du ministère.
Alors que les textes donnaient enfin un peu de place à la nécessité d'écrire, d'écrire et encore d'écrire ( projets variés, réclamant du temps, de l'exigence et du professionnalisme ), dès 2 002, on a fait table rase en liant la création de textes avec les disciplines, peu intelligent. Depuis, plus rien ! Il suffit de suivre la production de manuels et d'ouvrages spécifiques, nada, netra.
Et maintenant la 'rédaction' ! De quoi être aussi démotivé que ses élèves.
Il est grand temps de remettre les choses dans le bon ordre au risque de faire le même constat dans 20 ans
Dans la série 'tirer sur l'ambulance' ou 'analyse à 2 balles',Dozier! (Même pas logique car pourquoi le 'on doit ajouter à la longue liste des démolisseurs les syndicats qui refusent tout changement' puisque c'était mieux avant , qu'ils ont tt refusé et donc....rien démoli! lol).
Ce n'est pas le fond qui est à reprocher, c'est l'accompagnement, les moyens. Qui a fait de la formation (autre que 2 'pôvres h' d'animation ) sur la mise en place des cycles, de la pédagogie différenciée...? Quels moyens ont-ils été donnés pour prendre en charge ces élèves en difficulté (dont certains bénéficiaient auparavant de structures aménagées voire spécialisées )? Et l'école ne vit pas dans une bulle...
Malgré toutes ces considérations, aujourd'hui(quasiment février), j'ai 5 gamins de CE2 (sur 33) qui en sont au b-a ba avec un an de retard ( de la faute aux enseignants 'novateurs' de cp et ce1 et ce2 qui sont des instits de 50 balais qui n'ont toujours fait que ce niveau, qui connaissent ttes les méthodes, qui savent bosser en groupe, en équipe, qui savent différencier,et qui ont encore la gniac, mais qui ....n'y arrivent plus ?). Doit bien y avoir quelques autres raisons, non ?
Quant aux mômes, eux, ils vont faire quoi?Pas clis car pas déficient, cm1 'aménagé' puis Segpa peut-être (pas sûr que ça existe encore ), sinon 6ème normale...Et en rejet de la société à 15 ans!
je ne mettrais pas tout le monde dans le même sac.
La réforme "Jospin" est une vraie bonne réforme, à la fois ambitieuse, généreuse et pragmatique...
Le problème ça a été sa mise en oeuvre et la destination des budgets.
Là je me joins à tes remerciements, car ceux qui en ont le plus bénéficié sont les IEN et les IUFM... Pas les plus près de l'élève.
Il faut constater que parallèlement à ces attributions budgétaires ils se sont inventés un "terrain" loin du terrain...
@ Théo:
Tu fais des fixations, attention.
La demande de statut des directeurs est d'abord justifiée par leur situation et l'écart entre le niveau de leurs responsabilités et les moyens mis à leur disposition.
Moyens qu'on leur refuse puisqu'on les considère "enseignants comme les autres".
Ensuite la relation entre la direction et le bon fonctionnement de l'école, ce sont les syndicats qui la mettent en avant.
D'accord, c'est pour supprimer les directeurs, mais en tous les cas ils font bien une liaison directe entre gouvernitude
D'ailleurs il faut être complètement borné pour nier cela aussi.
Quant aux EPEP, qui t'obsèdent, il y a une légitimité, dans un pays de droit, à revendiquer un statut juridique pour un établissement pubilc.
On peut s'opposer, voire s'affronter, sur le contenu du statut, mais il est stupide de le refuser, surtout s'y on regarde autour de nous (la moindre des choses pour des enseignants).
PS: une opinion intéressante, parce que décentrée, dans la Chronique d'abonnés du Monde.fr, là.
La mise en place des cycles, l'éveil, le B2i, le projet d'école, la grammaire fonctionnelle, la pédagogie différenciée, partir du vécu de l'élève, le "référentiel sportif rebondissant aléatoire" pour un ballon de rugby, l'ouverture de l'école sur le monde extérieur, les études dirigées, donner du sens à la lecture, moins de dictées, moins de par coeur...
J'en passe et des meilleures... Tu t'en souviens de tout cela ?
Ce ne sont pas tes collègues de "50 balais" qui l'ont mis en place mais on les a perturbés avec ce type de pédagogo au point que beaucoup se trouvaient dans l'oblgation de travailler à l'ancienne en cachette de l'IEN... Je parle des anciens car les plus jeunes, ceux sortant des IUFM, les pauvres, ils ont fait ce qu'on leur a inculqué...
Les syndicats se sont toujours montrés très influents pour vanter et favoriser les pédagogistes genre Meirieu. Ils ont trouvé matière à noircir des pages dans leurs revues... pour ensuite empêcher qu'on ne revienne à des fonctionnements plus "terre-à-terre"...
Combien de gamins sacrifiés ? Sauf peut-être les enfants d'enseignants qui, eux, à la maison, pouvaient mettre en pratique une pédagogie plus traditionnelle et moins fantaisiste...
On voit le résultat ! Et il est beau ! Et on peut être fiers de nous, Simon.
Quest-ce que tu racontes ?
"la relation entre la direction et le bon fonctionnement de l'école, ce sont les syndicats qui la mettent en avant"
On te l'a déjà dit : tu as une lecture très (trop ?) sélective... Alors, replonge-toi dans le texte de REISS, ton copain...
"« Mais il y a plus grave encore. L’absence de statut consacrant l’autorité hiérarchique du directeur d’école est l’une des explications de l’échec de la mise en place des cycles d’apprentissage au niveau de l’enseignement primaire.
Qui d’autre que le directeur aurait dû assurer la déclinaison des temps d’apprentissage et du service d’enseignement en fonction des besoins des classes et de tel ou tel groupe d’élèves ?
OK, Pierrot ?
J'espère que tu es en grève et que cet après-mi tu vas participer aux manifs qui ont lieu un peu partout. C'est l'intérêt même du service public d'éducation qui est en jeu. On compte sur chacun de nous et notamment sur tous ceux qui sont sensibilisés aux problèmes de l'école. C'est le cas, je n'en doute pas une seconde, de tous ceux qui interviennent sur ce site.
Appel signé du SNUipp....
Mais il y a plus grave encore. L’absence de statut consacrant l’autorité hiérarchique du directeur d’école est l’une des explications de l’échec de la mise en place des cycles d’apprentissage au niveau de l’enseignement primaire.
On a la lecture selective que l'on peut...
Mais je partage ce passage du rapport.
Je crois en effet que l'on a eu tort de confier le pilotage de cette réforme aux IEN et aux CP.
Quant aux moyens, il n'y a qu'à vérifier les budgets de l'EN depuis 89...
Avec google c'est facile... même en ayant la lecture selective
Pourquoi X. Darcos n'a-t-il pas profité de cette étude pour justifier ses nouveaux programmes et le retour aux fondamentaux ?
Quel intérêt avait-il à ne pas dévoiler les résultats catastrophiques que révèle cette étude et qui sont plus sombres encore que ce qu'annonçaient les enquêtes internationales ?
Décidément, difficile de suivre les méandres de la pensée politicienne pour quin'y est pas habitué...