Directeurs en lutte




Il nous arrive parfois de publier des courriers que nous envoient nos lecteurs notamment lorsqu'ils sont susceptibles d'éclairer ou alimenter le débat. C'est ce que nous faisons ce jour en reproduisant la lettre de Delphine qui émet un avis plutôt tranché sur la question du statut des directeurs d'école. Nos lecteurs réguliers connaissent la position de Delphine qui s'est exprimée à plusieurs reprises en laissant des commentaires sur notre site.
 

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Lu récemment sur ce site deux commentaires de collègues habitués à s’y exprimer :

« Et les directeurs d'école, dans tout ce vacarme ? Complètement absents. Inaudibles. »

Et la réponse d’un autre collègue « Ce ne sont pas les directeurs qui sont absents ou "inaudibles" ; c'est la chape de plomb qui est maintenue sur leur Parole qui les rend muets !
Il suffirait juste qu'"on" veuille bien les entendre et non les museler !
 »

 

Suite à cette lecture, je me suis demandée pourquoi notre situation est ainsi bloquée et passée sous silence. C’est d’autant plus incompréhensible que, comme l’écrit le second collègue, « les adhésions croissantes et l'audience sans cesse en expansion du site dirlo.org montrent assez, s'il en était besoin, que les directeurs sont bien vivants, qu'ils réfléchissent à leur situation, qu'ils se manifestent à leur façon ».

Il faut aussi ajouter les recommandations faites dans les nombreux rapports remis au ministre. Toutes vont dans le sens de la nécessité de reconsidérer la situation des directeurs d’école.

Pourtant, il faut bien en convenir, la communication ne dépasse pas ce qu’en disent les deux sites qui nous sont favorables (« directeurs en lutte » et « dirlo.org »). Sans l’existence de ces sites, les informations ne seraient probablement pas portées à la connaissance de la majorité des collègues. La chape de plomb existe bel et bien. Il n’en a pas toujours été ainsi.

La grève administrative nous permettait d’attirer l’attention de notre hiérarchie exaspérée de ne pas disposer de la fameuse enquête 19. La signature du protocole par le SE-Unsa a mis un terme à cette action.

En réaction à cette trahison, le GDID commande une consultation à l’IFOP. Participation exceptionnelle, souligne l’institut de sondages. Mais le plus beau succès réside dans le fait que les directeurs, à la quasi unanimité (93 %) se déclarent favorables à un statut.

Curieusement, à peine l’euphorie retombée, la « chape de plomb » s’abat sur la profession et ses difficultés. Pourquoi ce silence ? J’y vois plusieurs raisons.

La première d’entre elles, me semble-t-il, c’est une convergence d’intérêts contradictoires mais qui s’additionnent. D’un côté, les syndicats s’abstiennent de toute réaction aux demandes des directeurs. Le résultat de la consultation IFOP est un désaveu de leur idéologie anti-statut. Ils font le dos rond. Ils évitent la provocation. Leur inertie est efficace.

De l’autre, le gouvernement n’a pas intérêt à saisir la balle au bond. Ce serait défier les organisations syndicales. En 2007, Gilles de Robien n’est plus en capacité de le faire. La campagne présidentielle ne se préoccupe pas de ce genre de problèmes « mineurs ». Les deniers de l’Etat sont trop précieux en ces temps de « caisses vides » pour aller dans le sens de la demande des directeurs. Face à une « non-demande » des syndicats, il n’est pas de l’intérêt du pouvoir en place de proposer cette réforme qui coûterait cher au budget de l’Etat et dont les responsables syndicaux font un « casus belli ».

La seconde raison, me semble-t-il, nous est directement imputable. Nous ne parlons pas « clair ». Notre demande de « statut non hiérarchique » n’est pas crédible. Le statut est indispensable, c’est une évidence. Tout métier, surtout lorsqu’il est à responsabilité, doit être reconnu, cadré, et ses missions clairement énoncées. Cela passe par un statut. Cependant, la qualification « non hiérarchique » est restrictive. Elle laisse à penser à nos interlocuteurs que nous refusons la contrepartie du statut. En effet, aux yeux de notre environnement professionnel (parents, enfants, élus municipaux, intervenants scolaires), le directeur est le responsable, pour ne pas dire le « patron », de son école et de son équipe. Aux yeux de tous, il a autorité sur son personnel. C’est à ce titre que chacun s’adresse à lui.

Un « statut non hiérarchique » pour d’obscures raisons liées à la tradition de l’école primaire française qui n’admet ni dieu ni maître…

Mais cette « tradition séculaire » ne masque-t-elle pas, en réalité, quelque chose de plus profond qui s’apparenterait à la crainte de faire face à des difficultés qu’on préfère ne pas voir ?

Comme, par exemple, la crainte de ne pas trop déplaire aux syndicats majoritaires avec l’espoir de les amener à accepter ce statut qu’ils exècrent. C’est, de toute façon, peine perdue puisqu’ils sont persuadés qu’un statut serait forcément hiérarchique et ferait du directeur un « p’tit chef » à la l’école…

Ou encore la crainte de ne pas apparaître aux yeux des adjoints comme leur supérieur. Et pourtant, est-on sûr que les adjoints ne le ressentent pas déjà ainsi ? Certes, un statut hiérarchique impliquerait une part d’évaluation de l’équipe. N’y a-t-il pas une forme d’hypocrisie à refuser de participer à la notation relative des collègues ? Certains IEN ne prennent-ils pas déjà l’avis des directeurs pour se faire une idée des adjoints ? Ne tiennent-ils pas compte de cet avis pour se forger une opinion ? Est-il plus juste, plus équitable de se faire évaluer par un IEN qui ne vous connaît pas ?

 

Est-on sûr également que les directeurs refuseraient un statut hiérarchique ? Certes ils ont répondu à 93 % qu’ils étaient favorables à un « statut non hiérarchique ». Mais ils avaient le choix entre « pas de statut » ou un « statut non hiérarchique ». On comprend leur engouement à prendre la meilleure des propositions.

D’ailleurs un « statut non hiérarchique » réglerait-il les problèmes des directeurs ? On peut en douter à la lecture de certaines discussions très animées sur le forum du GDID avec en toile de fond l’autorité du directeur sur son équipe et donc son rôle au sein de l’école. L’exemple de la durée des récréations est typique de la difficulté pour certains de simplement faire respecter les obligations imposées par le législateur. Dans ce cas précis, c’est l’image et donc la crédibilité de l’école publique qui est en jeu.

 

Pour ce qui me concerne, mon choix est fait. Il est basé sur la raison. Le statu quo, je n’en veux plus. Le statut non hiérarchique me semble insuffisant…
Delphine


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Mar 15 avr 2008 35 commentaires
Delphine écrit:"D’ailleurs un « statut non hiérarchique » réglerait-il les problèmes directeurs ?"
Je me permets de te retourner ta question : D'ailleurs un statut hiérarchique réglerait-il les problèmes des directeurs? "
On peut raisonnablement en douter . Si je me réfère à ce que je connais , à savoir la position des chefs d'établissement, qui eux ont un statut hiérarchique, je ne vois pas où serait l'amélioration de nos rapports avec nos adjoints, ni même de leur "obéissance" à la stricte réglementation ! Je dis "ce que je connais" car mon mari étant chef d'établissement, nous échangeons souvent à propos de nos problèmes ...et bizarrement des profs sont en retard, vont faire des photocopies alors que leurs élèves les attendent dans les classes etc etc ...et pourtant il y a un statut hiérarchique et il y a une note  !!!!
Mon avis personnel est que le statut hiérarchique nous apporterait PLUS de travail mais ne réglerait absolument pas nos problèmes avec les collègues.
L'intérêt d'un statut réside dans la définition de nos responsabilités et de nos tâches (les chefs d'établissement ont obtenu une revalorisation parce qu'il avait des "ajouts" dans les tâches demandées par rapport au cadre initial) ...Nous nous n'avons pas de cadre donc l'état peut ajouter ce qu'il veut sans contrepartie ...d'où la demande d'un statut ...mais pourquoi hiérarchique ??? Tu manques de travail ?
Isabelle (membre diu GDID, directrice et épouse de chef avec statut !)
hamon - le 15/04/2008 à 19h53
Isabelle, tu me dis qu'un statut hiérachique ne permet pas de faire tourner correctement un bahut. Autrement dit, si des profs arrivent en retard ou n'assurent pas la totalité de leurs cours, c'est qu'ils considèrent qu'ils n'ont pas de chef d'établissement devant eux ou qu'ils se moquent de lui.
Crois-tu qu'on doive l'accepter ? Imagines-tu une entreprise qui fonctionnerait de la sorte ? Les mêmes individus se permettraient-ils un tel laisser-aller ? Et doit-on le tolérer parce qu'on travaille dans la fonction publique ?
Je ne pense pas que ce soit pareil dans l'enseignement privé ni même dans tous les collèges ou lycées publics. Du moins, je l'espère car c'est à désespérer d'être fonctionnaire !
Ce que tu dis est très décourageant car ça revient à dire qu'on ne peut rien faire. Finalement, à te lire, on se dit qu'un statut hiérarchique ou non, finalement, ça ne sert à rien. Hiérarchique, tu m'assures que c'est inutile puisque ça n'apporte pas un meilleur fonctionnement.
Non hiérarchique, ça apporterait quoi ? La certitude de ne pas se voir confier sans cesse de nouvelles charges ? Mais ce n'est pas du tout ce que disent les principaux et proviseurs qui se plaignent d'avoir de plus en plus de travail qui vient s'ajouter à leur mission de chef d'établissement. De récentes manifestations ont eu lieu pour dénoncer cet état de fait. Et on a beaucoup entendu leur syndicat s'en faire l'écho, si j'ai bon souvenir.
Delphine
Delphine IA78 - le 15/04/2008 à 22h40
Finalement, Delphine et Isabelle, même combat. Vous me rassurez toutes les deux. Vous apportez de l'eau à mon moulin. Vous apportez la preuve que l'exigence d'un statut, ça n'est pas la bonne voie à emprunter. A vous croire, ce serait même faire fausse route. En fait, vous renforcez ma conviction qu'une autre façon d'appréhender l'école et son fonctionnement est souhaitable.
Isabelle, tu as raison de dire que le côté hiérarchique du statut n'est pas une garantie de bon fonctionnement. C'est même un handicap dans l'harmonie entre les membres de l'équipe éducative.
Mais tu pourrais aussi souligner que le statut, lui-même, ne garantit pas qu'on ne se verra pas attribuer de nouvelles charges de travail. Delphine rappelle très justement les manifs des chefs d'établissement du secondaire. D'ailleurs, un récent rapport a mis en lumière la baisse de moral des principaux et proviseurs (comme chez nous, d'ailleurs).
Preuve s'il le fallait que les problèmes des uns et autres ne peuvent être résolus par un statut.
Dedel - le 15/04/2008 à 22h58
Merci à Delphine d'avoir le courage de briser les tabous. Parce qu'il faut bien le dire, parler d'un statut hiérarchique est encore tabou chez les directeurs en 2008. Et je ne veux même pas faire allusion aux syndicats qui, eux, ont leur montre arrêtée en 1920.
La question importante est quand même de savoir si on se fabrique un statut pour avoir la paix avec nos collègues adjoints et les syndicats. Dans ce cas, effectivement, il faut rester un "enseignant-comme-les-autres" même doté d'un statut.
Ou doit-on penser à l'intérêt supérieur de l'école (je sais c'est un gros mot) et faire en sorte que le fonctionnement de l'école soit le meilleur possible quitte a devoir rappeler quelques collègues adjoints à leurs responsabilités et à leurs devoirs. Mais pour y parvenir, il est indispensable d'avoir un statut hiérarchique.
L'école est-elle condamnée à continuer de marcher de guingois ou peut-elle tendre vers un idéal ? Le tout est de savoir ce que l'on veut.
Anne-Marie
mat pu j.prevert - le 16/04/2008 à 10h33
Tout à fait d'accord avec Delphine!

Je pars en retraite cette année scolaire. Je peux vous jurer que mes plus gros problèmes en tant que directeur seront venus de ce flou artistique sur notre statut, et en particulier de l'absence de toute connotation hiérarchique. Certains collègues sont très habiles pour jouer perversement sur les deux tableaux: ils nous reconnaissent comme directeur quand il s'agit de nous repasser une corvée, mais c'est un tout autre son de cloche quand on ose leur rappeler certaines obligations de service (respect des horaires,  surveillance des élèves...); alors là, bizarrement, nous ne sommes plus directeur mais redevenons simple collègue qui n'avons rien à leur dire ("Tu n'es pas mon responsable hiérarchique!")... N'empêche qu'en cas d'accident, nous sommes co-reponsables de leurs fautes professionnelles!

Quand admettra-t-on que, dans nos rangs comme dans tout corps de métier, pour un grand nombre (heureusement!) d'enseignants responsables et autonomes, il existe une minorité de collègues ... immatures ? j'men foutistes ? souffrant de diverses névroses ? incapables de faire classe ? La liste en serait longue et variée... Pour tous ceux-là, l'absence d'un responsable hiérarchique au sein même de l'école est une catastrophe, leurs problèmes se développant en toute liberté, en paralysant parfois le fonctionnement  de l'école, alors que je suis persuadée qu'une relation hiérarchique ferme dès le point de départ (attention, je n'ai pas dit tyrannique!) leur aurait fait le plus grand bien... 

Quand comprendra-t-on dans le corps enseignant que les mots "hiérarchie" ou "chef de service"  ne sont pas des grots mots anti-syndicaux ? La situation actuelle n'est pas saine du tout: elle favorise le harcèlement (que ce soit du directeur envers un adjoint ou d'un adjoint envers son directeur, j'ai des exemples des deux!) Arrêtons de faire l'autruche! 

De plus, comme dit Delphine, demander "un statut non hiérarchique" n'est pas vraiment propice à nous faire prendre au sérieux. Je doute même que ce soit possible dans le statut de la Fonction Publique...

Bon, dans quelques mois je vous quitte... Je souhaite bon courage et bonne chance à tous les collègues directeurs en lutte qui resteront fidèles au poste. Et merci à Delphine pour sa prise de position politiquement incorrecte!

Colette Brouard, Maine et Loire
                                                     
Brouard Colette - le 16/04/2008 à 14h13
Je suis dans le même cas que Colette(salut!). Je pars en retraite dans quelques mois et je pense strictement la même chose que Delphine et Colette. Comme pour un collège ou un lycée, le statut hiérarchique est nécessaire pour quelques rares collègues qui pourrissent la vie des autres et mettent une mauvaise ambiance dans l'école. En plus de ce que Colette a déjà soulevé, j'ajouterais les changements de niveau lors de changements de structure. C'est bien souvent les mêmes qui s'y collent pour éviter les problèmes (intervention de l'IEN, par exemple), alors que d'autres gaderont leur petite classe bien au chaud pendant 40 ans!!!.Je suis pour un statut hiérarchique(tout en sachant que ce n'est pas la potion d'Astérix), je suis pour le salaire au mérité, en fonction des efforts de certains pour permettre un bon fonctionnement de l'école et une réussite(bonne et heureuse) des bambins qui nous sont confiés (aptitudes à monter des projets, à différencier son enseignement, à respecter les règles édictées par le conseil des maîtres, à respecter globalement les horaires...etc...).
JP.
PRÉVOST - le 16/04/2008 à 16h32
D'accord avec Delphine, Anne-Marie et Colette !
Reconnaissons que le bon fonctionnement de chaque école repose sur la conscience professionnelle de ses enseignants, sur leur sens des responsabilités et leur sérieux, et pas seulement sur leur bonne entente. Je connais plusieurs exemples d'écoles qui ont complètement changé dans un sens ou dans l'autre lorsque l'équipe a été renouvelée. Et la personnalité du directeur joue un rôle majeur dans de tels changements.
De tels phénomènes existent aussi dans le secondaire, même si le chef d'établissement a plus de difficulté à faire évoluer des équipes plus nombreuses, passant moins de temps dans l'établissement, se sentant souvent moins responsables du bon fonctionnement global. Avec certains proviseurs, on peut arriver en retard sans avoir jamais de remarque, avec d'autres ça passe beaucoup moins bien. Comme dans une classe, le chef exige plus ou moins de discipline, et nous savons tous que le résultat n'attend pas.
Certes, dans l'idéal, chacun se montre sérieux et responsable, alors pas besoin de supérieur hiérarchique. Mais soyons sérieux, reconnaissons qu'il faut parfois quelqu'un pour rappeler les textes. Et qu'un vrai statut hiérarchique légitime ces interventions.
J'entends bien qu'il existe de bonnes équipes enseignantes où chacun fait son travail et tout le monde est copain, mais ne soyons pas naïf en en faisant une généralité.
Si nous voulons être reconnus et respectés, faisons preuve de clarté et de rigueur dans notre organisation. Aux yeux de certains professionnels du privés, nous sommes des rigolos et ils n'ont pas toujours tort.
Marie - le 16/04/2008 à 16h40
D'accord avec la plupart des collègues qui sont intervenus avant moi pour dire qu'ils pensent qu'un statut hiérarchique est nécessaire.
Comme l'a expliqué Delphine, on ne peut pas être crédibles aux yeux du ministère avec notre histoire de "statut non hiérarchique". Ils doivent nous prendre pour des rigolos. On refuse d'endosser les responsabilités pour ne prendre que ce qui nous arrange. Ce serait trop beau...
A l'opposé, les syndicats sont contre un statut de directeur. Pourquoi ? Parce qu'ils savent que ça déboucherait automatiquement sur un statut hiérarchique dont ils ne veulent pas. Quel intérêt auraient-ils à nous rejeter s'ils pensaient qu'un statut ne serait que récompense de notre travail. Evidemment, ils se précipiteraient pour le réclamer rien que pour nous avoir à leurs côtés pour ratisser plus large.
Il faudra bien qu'on choisisse : soit continuer dans la mouise comme maintenant, soit avoir un statut hiérarchique. Le reste, c'est de la foutaise.
Il n'est jamais bon de rester le cul entre deux chaises...
Pierre Fauchet - le 16/04/2008 à 18h15
Delphine a écrit :"Mais ce n'est pas du tout ce que disent les principaux et proviseurs qui se plaignent d'avoir de plus en plus de travail qui vient s'ajouter à leur mission de chef d'établissement. De récentes manifestations ont eu lieu pour dénoncer cet état de fait. Et on a beaucoup entendu leur syndicat s'en faire l'écho, si j'ai bon souvenir."

Exact et ils ont obtenu une revalorisation de leur salaire ET une prime à Noël ...
et nous ? toujours plus de travail et rien du tout en plus ...parce que pas de statut donc pas de charges définies donc pas de contrepartie ...!

"Ce que tu dis est très décourageant car ça revient à dire qu'on ne peut rien faire"

Par contre là ...je crains que vous ne vous fassiez de grosses illusions sur le "pouvoir" qu'amènerait un statut hiérarchique... les gens de mauvaise foi le resteront, hiérarchie ou pas ... mais ce n'est que mon avis personnel .
hamon - le 16/04/2008 à 21h08
Dédel a dit :"Vous apportez la preuve que l'exigence d'un statut, ça n'est pas la bonne voie à emprunter.
Ah bon ?? Tu vas un peu vite ...j'ai juste dit qu'à MON avis, un statut hierarchique ne ferait qu'augmenter notre charge de travail ...mais je milite POUR un statut car je trouve anormal qu'on surcharge continuellement la "barque" des dirlos et je trouve complètement antidémocratique qu'un dirlo puisse être "viré" de ses fonctions par le seul bon vouloir d'un IA qui ne doit même pas se justifier ...Que fait ton syndicat Dédel dans ces cas là ?
 "A vous croire, ce serait même faire fausse route. En fait, vous renforcez ma conviction qu'une autre façon d'appréhender l'école et son fonctionnement est souhaitable....
. C'est même un handicap dans l'harmonie entre les membres de l'équipe éducative."

Quelle harmonie? ...celle des personnes de bonne foi ? Oui mais tu ne dois jamais avoir croisé un/une collègue "récalcitrant/te" à l'harmonie sinon tu ne tiendrais pas ce genre de discours complètement utopique ...ou militant ?(et aussi blessant pour tous les dirlos qui doivent faire face à ces personnels "récalcitrants " qui pourrissent la vie d'une école ! )
Isabelle-qui-a-du-et-doit-encore-faire-face-à-une-récalcitrante-à-l-harmonie!
hamon - le 16/04/2008 à 21h43