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Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

5

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante :

http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp

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Il nous reste beaucoup à faire pour l'obtenir... ce STATUT

Jeudi 13 décembre 2007

Deux députés (PS et UMP) viennent de poser une question écrite au ministre de l'Education nationale. Tous deux interrogent Xavier Darcos sur les mesures qu'il compte prendre pour améliorer réellement la situation des directeurs d'école.
 

M. Jibrayel Henri (PS - Bouches-du-Rhône) 04/12/2007

M. Henri Jibrayel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les difficultés récurrentes rencontrées par les directeurs d'école. En effet, nombre d'entre eux débutent leur carrière d'enseignant et, malgré leur bonne volonté et leur talent, l'investissement dans les deux fonctions est trop important du fait du manque d'expérience. Aujourd'hui, 4 000 à 5 000 écoles n'ont pas de directeur. Cette pénurie est évidemment due au manque d'attractivité de cette fonction, en raison d'une absence de reconnaissance. Or ce malaise existe depuis de nombreuses années, et le protocole d'accord signé en 2006 n'a pas eu les effets escomptés par le Gouvernement. La grève administrative a perduré au-delà de la décision de retenir des sommes importantes et injustes sur salaire, alors que l'indemnité de direction, déjà peu élevée, n'augmentait que très faiblement. Aussi des mesures prenant en compte le malaise de ces enseignants sont urgentes. Il est indispensable de reconnaître la spécificité de ce métier essentiel dans la vie de l'école, en instaurant un réel statut de directeur. Il lui demande donc, dans le souci de répondre à des situations nombreuses très difficiles, de bien vouloir l'informer de ce que le Gouvernement envisage de mettre en oeuvre dans ce domaine.
 

M. Masdeu-Arus Jacques (UMP - Yvelines) 11/12/2007

M. Jacques Masdeu-Arus reprend les termes de sa question posée le 13 mars 2007, sous la précédente législature, demeurée sans réponse, et attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la crise de désaffection rencontrée par la fonction de directeur d'école. En effet, plus de 500 écoles sont actuellement dirigées, faute de candidats à ce métier, par des enseignants nommés sur ce poste sans la moindre formation ou expérience. Or la direction d'une école représente un travail de plus en plus exigeant, avec un surcroît de tâches et de responsabilités. Aussi, il lui demande les mesures qu'il entend prendre afin de surmonter cette crise et susciter à nouveau chez les enseignants l'envie de prendre la direction des écoles.

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Lundi 10 décembre 2007

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Le rapport des sénateurs Richert, Férat et Gonthier-Maurin sur le budget de l'éducation nationale, apporte des informations intéressantes. Ainsi sur les profs en surnombre qui sont un des arguments utilisés pour réduire le budget. Les données ministérielles en décomptent 2 662 (dont 500 en lettres, 300 en Eps), un pourcentage infime pour un corps d'un demi-million de fonctionnaires.
Ce rapport permet d’avoir une idée sur les premières orientations budgétaires liées à la commission sur l’évolution du métier d’enseignant.

"Au-delà des mesures détaillées qui seront prises en faveur des personnels, et notamment des enseignants, le ministère de l'éducation nationale a engagé une réflexion approfondie sur l'évolution du métier d'enseignant, dans l'optique de sa réhabilitation.

En effet, si l'ouverture de nouvelles heures supplémentaires permettra d'augmenter le pouvoir d'achat des professeurs qui souhaiteront les assurer, elle ne permettra pas la revalorisation de la carrière des enseignants dans son ensemble. La valeur réelle de celle-ci, votre rapporteur l'a déjà souligné, a stagné pour l'ensemble des corps de professeurs, conduisant à la naissance d'un sentiment latent de dégradation de leurs conditions de vie et de travail.

C'est pourquoi votre rapporteur se félicite de la constitution de la commission sur l'évolution du métier d'enseignant, présidée par M. Marcel Pochard. Celle-ci a reçu un mandat particulièrement large, et s'intéressera non seulement aux professeurs de l'enseignement public, mais aussi à ceux des établissements privés, en particulier agricoles.

De plus, cette commission est chargée d'étudier la « condition enseignante » dans son ensemble, afin de déterminer les évolutions à apporter aux carrières, aux missions et aux obligations de service pour rendre à nouveau pleinement attractif le métier de professeur.

Les conclusions de ses travaux prendront deux formes : un « livre vert », rendu public au cours du mois de décembre, qui esquissera des pistes de réforme qui feront l'objet d'une large concertation. A l'issue de celle-ci, la rédaction d'un « livre blanc » permettra de formaliser des propositions plus précises au cours des premiers mois de l'année 2008, lesquelles seront à leur tour soumise à un dialogue approfondi.

Ce choix d'une conclusion des travaux en deux temps permettra, votre rapporteur en est convaincu, de ne pas craindre de proposer des réformes profondes dans le « livre vert », et de ne les transcrire dans un « livre blanc » qu'une fois qu'elles auront fait l'objet d'un large accord. C'est donc une méthode ambitieuse qui a été choisie pour cette commission dont, votre rapporteur a pu le constater à plusieurs reprises, les enseignants attendent beaucoup.

Reste une incertitude au sujet de l'articulation des travaux de la commission présidée par M. Marcel Pochard et de ceux des auditeurs de la révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée en juillet 2007 et dont les premières conclusions devraient être connues au début de l'année 2008. Votre rapporteur souhaite que ces deux séries de travaux menés en parallèle soient coordonnées, afin d'aboutir à des pistes de réforme sinon communes, du moins compatibles entre elles.

1. Un effort d'anticipation des conséquences éventuelles des travaux de la commission présidée par M. Marcel Pochard

Une provision de 41 millions d'euros a été constituée afin d'engager la revalorisation du métier d'enseignant

Afin d'anticiper le coût des mesures de revalorisation du métier d'enseignant préconisées par la commission précitée, le présent projet de budget constitue une provision de 41 millions d'euros, ventilée entre les programmes « Enseignement scolaire public du second degré » et « Enseignement privé du premier et du second degré », à hauteur respectivement de 34 et de 7 millions d'euros. Par ailleurs, la répartition des crédits provisionnés entre les programmes n'est qu'indicative, puisque la revalorisation projetée ne concernerait pas seulement les personnels enseignants du second degré public, mais aussi ceux du premier degré. La concentration de la provision sur le seul programme n° 141 est donc purement technique et n'a pas pour objet d'exclure les professeurs des écoles du bénéfice des réformes envisagées.

Les premières mesures devant s'appliquer à compter de la rentrée 2008, cette somme de 41 millions d'euros correspond à un effet en tiers d'année, dont le coût en année pleine s'élèverait à 123 millions d'euros.

Une provision dont le montant reste relativement faible

Sans doute ne s'agit-il là que d'une provision, dont le montant est en lui-même purement indicatif. Cependant, compte tenu des effectifs de personnels concernés, cette dernière apparaît relativement modeste. Au 1er janvier 2007, l'on dénombrait en effet 982 678 enseignants dans l'enseignement public et privé sous contrat. Les crédits provisionnés représentent donc une somme de 41,72 euros par professeur en tiers d'année, soit 125,17 euros par an".

La lecture de ce rapport, qui à aucun moment ne fait allusion à la situation des directeurs d'école, ne laisse entrevoir aucun espoir de revalorisation statutaire ou financière de notre métier. C'est d'autant plus injuste que si la ventilation budgétaire restait en l'état, l'enseignement privé du premier degré serait revalorisé alors que l'équivalent public ne le serait pas... 
On comprend de moins en moins que les syndicats n'aient pas évoqué le problème pourtant majeur de la direction d'école lors de leur audition par la commission sur l'évolution du métier d'enseignant. Regrettable oubli ou volonté délibérée ?

 

 

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Dimanche 2 décembre 2007

Carte scolaire : les discrètes consignes de Xavier Darcos

 

C'est le SNPI-fsu, syndicat des inspecteurs IEN de la FSU, qui vend la mèche.   Selon lui, " le ministère a transmis des consignes orales aux IA-DSDEN, via les recteurs d’académie, pour que les opérations de gestion d’ouvertures et fermetures de postes dans les écoles du premier degré n’aient pas lieu avant la fin des élections municipales. La plus grande discrétion leur a été prescrite sur ce dossier, notamment envers les maires qui sont leurs premiers partenaires en matière de carte scolaire. Or, d’ordinaire, la procédure commence en décembre et s’achève en février". Résultat : pour le Snpi-Fsu il y a triche démocratique. Et la consigne risque de perturber le mouvement des enseignants.

 

« Le SNPI-fsu s’interroge sur les conditions et les conséquences d’une telle mesure.

 

Son caractère furtif interpelle. S’il s’agit simplement de ne pas perturber le débat électoral, la mesure peut être annoncée en toute transparence républicaine et démocratique. Ce n’est pas le cas. On peut supposer que les limites du budget qui a été voté par le Parlement, plus basses que ce qui avait été annoncé, aboutissent à une carte scolaire particulièrement tendue juste avant les élections. Il s’agirait alors de ne pas handicaper les listes des candidats proches de la majorité présidentielle : ce serait donc une instrumentalisation purement politicienne du service public d’enseignement au détriment de la transparence et de l’équité du débat public.

 

Enfin, ce retard des opérations, s’il se confirme, provoquerait forcément des retards et des contraintes de calendriers extrêmement importants pour les personnels enseignants et administratifs. Le mouvement des personnels pourrait être repoussé fin juin ou début juillet. Les personnels administratifs seraient pressés par ce calendrier qui se bousculerait avec les autres opérations de gestion de fin d’année. Les enseignants ne pourraient ajuster leurs mutations dans des conditions sereines. De même, de nombreuses écoles se retrouveraient en situation d’incertitude sur leur avenir, alors que les lourdes modifications annoncées par le ministre sur le fonctionnement des écoles impliqueront une réorganisation importante qui doit nécessairement se préparer avec soin. À terme, ce sont les conditions de la rentrée pour les élèves qui seraient perturbées.

 

Le SNPI-fsu dénonce ces perspectives qui montrent une atteinte au débat démocratique national et une dégradation des conditions de travail des personnels. Il demande que les procédures et les échéances ordinaires soient respectées en toute transparence ».

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Vendredi 16 novembre 2007

Deux députés interrogent le ministre de l'Education nationale. Le premier sur la situation des directeurs, le second sur les EPEP.

Question de M. Le Fur Marc (Union pour un Mouvement Populaire - Côtes-d'Armor)

"M. Marc Le Fur attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation des directeurs d'écoles maternelles et primaires notamment en milieu rural. Il constate notamment que les directeurs de ces écoles sont souvent les plus jeunes et les derniers arrivés parmi les enseignants faute de volontariat des autres. Il souhaite savoir ce qu'il va mettre en oeuvre pour valoriser la fonction de directeur en école primaire et maternelle afin que les enseignants les plus anciens soient plus motivés par ces fonctions".

Question de M. Folliot Philippe (Nouveau Centre - Tarn)

"M. Philippe Folliot attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la question des décrets d'application de l'article 86 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, qui permet la création à titre expérimental d'un établissement public pour l'enseignement primaire (EPEP). En effet, la communauté de commune des monts d'Alban en est un parfait exemple : un réseau d'écoles rurales et un centre de ressources scientifiques répondent déjà parfaitement aux attentes, mais, de manière à consolider ces actions collectives, cette collectivité souhaite la mise en place à titre exceptionnel d'un EPEP. Cette démarche leur permettrait de pallier les lourds handicaps que connaît une zone de montagne rurale, qui accorde une grande importance à l'éducation des jeunes. C'est pourquoi il lui demande quels vont être les délais de publication de ces décrets d'application".

Nous sommes en mesure de répondre que les décrets d'application des EPEP seront publiés au printemps 2008. En effet, Un doute subsiste sur le fait de savoir qui présidera ces EPEP...

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Lundi 8 octobre 2007

                                                                 

Vendredi 5 octobre, lors de l’inauguration d’un collège à Issy-les-Moulineaux, Nicolas Sarkozy a prononcé un important discours sur les réformes en cours et à venir dans l’Education nationale.

A plusieurs reprises, il a accordé un satisfecit à Xavier Darcos qui « fait un excellent travail », qui « a vraiment pris toute la dimension de sa responsabilité »…

Dans son allocution, le Président de la République a passé en revue de nombreux chantiers : « la scolarisation en milieu ordinaire de 10 000 enfants handicapés supplémentaires », « l’assouplissement de la carte scolaire » (« ce n’est pas pour choisir le meilleur établissement, comme je l’entends dire. Ça n’existe pas le meilleur établissement. Le meilleur établissement, c’est l’établissement où votre enfant est heureux… »), « l’instauration d’un accompagnement éducatif dans tous les collèges de l’éducation prioritaire »…

« J’ai demandé à Xavier Darcos de travailler à la réforme de l’école primaire parce que c’est à l’école primaire que se scelle une partie du destin de nos enfants. Moi, je ne peux pas accepter que 15 % des élèves entrent en 6e sans maîtriser les bases de la lecture et du calcul, parce que si on ne maîtrise pas les bases de la lecture et du calcul en sixième, on a aucune chance de rattraper son retard et nous devons nous imposer une exigence de résultats et avoir comme ambition au minimum de réduire par deux, de diviser par deux l’échec scolaire. Il va travailler également sur la restructuration du système des filières au lycée. Elles sont remises à plat et repensées.

Enfin, la refonte de l’offre éducative ne fera pas l’économie d’une réflexion sur les rythmes scolaires. La suppression du samedi matin à l’école primaire me semble une excellente mesure, qui permettra aux écoliers de souffler pendant deux journées pleines et de passer du temps avec leur famille. Et puis, comme je l’ai écrit dans ma lettre aux éducateurs, je vais m’engager personnellement sur la revalorisation du métier d’enseignant, parce qu’un pays qui ne mets pas ses éducateurs au centre de ses ambitions, qui ne leur accorde pas la reconnaissance due à leur rôle éminent, est un pays, je le dis sans ambages, qui sacrifie son avenir et qui subira.

En France, nous n’avons pas réfléchi à la nature des missions du professeur depuis près de 60 ans. Moi, je me suis amusé à regarder les programmes des campagnes électorales sous la IIIe République. C’est très intéressant. On débattait alors du programme scolaire. Qu’est-ce que veut dire le mot « éduquer » ? Qu’est-ce qu’on doit mettre dans le contenu des programmes ? Alors chacun avait son idée, mais c’était débattu. Maintenant on ne débat plus du programme, on ne débat plus du contenu, on débat du statut ! C’est important le statut ! Mais ce n’est pas tout, parce que le métier d’enseignant, c’est d’abord un métier qui repose sur la qualité professionnelle, le dévouement et l’engagement de femmes et d’hommes qui ont une expérience, qui ont une connaissance, qui ont une compétence, et c’est notre devoir de débattre de leur place dans la société, du rôle qui est le leur.  

Je veux que l’on travaille à une vraie redéfinition du métier d’enseignant, le premier Ministre vient à cette fin d’installer une commission de spécialistes, dirigée par le conseiller d’Etat Marcel Pochard, dont Michel Rocard est membre. A l’issue des travaux préparatoires de la commission, Xavier Darcos rédigera, un livre blanc qui définira les nouveaux contours du métier d’enseignant. Je veux que le professeur soit restauré dans sa dignité ; soit responsabilisé, que vos établissements aient une plus grande autonomie et que les enseignants ne soient pas jugés sur leur capacité à appliquer la dernière circulaire ministérielle mais sur les résultats qu’ils obtiennent. Avec les enfants qui leur sont confiés, parce que l’expérience cela compte et je ne suis pas persuadé qu’un enseignant qui a vingt ans d’expérience, cela soit une bonne chose que de lui interdire d’utiliser son expérience pour apprendre à lire, pour apprendre à écrire ou pour enseigner la matière qu’il a à enseigner. C’est cela, l’autonomie ». Faire confiance, c’est un peu de liberté aux uns et aux autres. Voilà ce que nous allons mettre en oeuvre".

                                                                           

 

 

Comme on le voit, le Président a distribué des bons points à son ministre de l’Education et a fait preuve de beaucoup d’autosatisfaction.

« C’est important, le statut ! Mais ce n’est pas tout. » Déclaration rassurante et inquiétante à la fois pour les 50 000 directeurs d’école qui sont en attente, eux, d’un statut. Certes, le statut, ce n’est peut-être « pas tout », mais pour les directeurs d’école, c’est la condition sine qua none d’une véritable reconnaissance de leur métier.

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