Quelle heure ?

 

Soutiens

Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

 

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

 

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

 

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

 

9

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Position des syndicats

Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /2010 17:06

 

Au terme d’un dernier mandat non renouvelable, Gilles Moindrot, Secrétaire général depuis 6 ans, a cédé la place à Sébastien SIHR. Lors du Congrès de Brive, l’ancien patron du SNUipp a dressé un bilan de son action à la tête du premier syndicat de l’enseignement primaire. Fort de la progression de son syndicat aux élections professionnelles, Gilles Moindrot a également rappelé que son organisation syndicale avait aussi « progressé de plus de 3000 syndiqués de 2007 à 2009 ».

Gilles Moindrot précise toutefois que « cette situation s’est légèrement inversé cette année : elle concerne uniquement une baisse chez les nouveaux syndiqués en revanche les taux de resyndicalisation sont les mêmes. A l’évidence, notre activité et notre orientation conviennent à nos syndiqués mais nous avons plus de mal cette année à aller vers de nouveaux collègues : est-ce le fait des difficultés à organiser des réunions d’infos syndicales ? De la réforme de la formation ? Il reste aussi un effort considérable à fournir en direction des actifs de manière générale et des débuts de carrière. Nous comptons toujours un écart entre le taux de féminisation de la profession (80,3%) et celui du syndicat (76,75%) mais celui-ci s’est légèrement réduit. »

 

Comme toujours avec les syndicats, les chiffres de syndicalisation ne sont pas dévoilés. Tout juste annonce-t-on une hausse de 3 000 adhérents en 3 ans mais sans préciser la valeur de la « baisse chez les nouveaux syndiqués ».

Une lecture fine des propos de Gilles Moindrot permet, en outre, de comprendre que les actifs « de manière générale » et les « nouveaux collègues » font de plus en plus défaut. Ce qui est plutôt inquiétant pour le SNUipp…

 

Dans sa longue intervention, le futur ex-secrétaire général dresse un état de l’école. Il en profite pour passer en revue les multiples réformes qui accompagnent la RGPP et se traduisent par des coupes sombres dans le budget et les moyens alloués à l’Education nationale : « De la suppression du samedi matin aux nouveaux programmes, de l’aide individualisée aux Rased, des évaluations à la comparaison entre le curé et l’instituteur, du SMA, de la maternelle à la formation continue, la formation initiale, les EPEP, tous les secteurs, tous les enseignants sont concernés, et les conséquences sont là …. ». Il évoque ensuite la réforme de la formation, « la suppression de milliers de postes de stagiaires » avant de rappeler « quelques éléments essentiels des propositions de transformation de l’école » relayées par son syndicat.

Nous ne reprendrons ici que celles qui ont un rapport certain avec notre métier de directeur d’école :

« Développer le travail en équipe. Il faut sortir de l’exercice trop solitaire de notre métier. Les questions d’élaboration et de travail collectifs se posent dans tous les métiers. Travailler à plusieurs, croiser les regards, cela permet de prendre le recul nécessaire sur les difficultés et les réussites des élèves. La grande majorité de la profession aspire à son développement, mais tous les enseignants disent que la question du temps de travail est devenue incontournable.

Avec l’augmentation de la charge de travail, le volontariat atteint ses limites ; des décisions institutionnelles sont indispensables : il faut augmenter la part du temps consacré à la réflexion collective. Afin de diversifier les pratiques enseignantes, de pouvoir alterner travail en groupe classe et en petit groupes, de mieux prendre en charges les élèves en difficulté, il est indispensable d’attribuer plus de maîtres que de classes. »

 

Propos ambigus de Gilles Moindrot. Lorsqu’il parle de « l’augmentation de la charge de travail », et ajoute que « le volontariat atteint ses limites », pense-t-il aux directeurs d’école ? On peut en effet l’imaginer.

Quand il poursuit en affirmant que « des décisions institutionnelles sont indispensables », fait-il alors allusion à la nécessité de reconnaître le métier de directeur par un statut ?  

Les doutes sont d’autant plus permis qu’à aucun moment il ne cite précisément les directeurs d’école. Néanmoins, si tel n’était pas le cas, on comprendrait mal ce qu’a voulu dire Gilles Moindrot. A moins qu’à cet instant, il n’ait eu présent à l’esprit le fameux « Conseil des Maîtres Décisionnaire » si cher à la direction du SNUipp…

 

Quelle que soit l’interprétation que l’on puisse faire de ses propos, force est de constater que dans ses adieux, Gilles Moindrot a oublié de saluer les directeurs d’école et omis de présenter les propositions de son syndicat pour améliorer, à travers eux, le fonctionnement de l’école. Espérons que son successeur trouvera les mots justes pour réconforter les « enseignants chargés de direction » dont le « volontariat atteint ses limites »…

 

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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 17:05

 

A l’issue du Congrès de Brive, le SNUipp vient de placer Sébastien Sihr au poste de Secrétaire général en remplacement de Gilles Moindrot. Dans la mesure où nous serons amenés à le citer, il nous a semblé intéressant de présenter le nouveau responsable de ce syndicat. Nous publions ci-après, l’interview réalisée par Fanny Delaire pour le « Journal du Centre » de Nevers.

 

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Qu'est ce qui a motivé votre candidature au poste de secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC-Fédération syndicale unitaire (SNUipp-FSU) ?

Mon élection est plutôt symbolique. L'ancien secrétaire général, Gilles Moindrot, vient d'achever son deuxième mandat de trois ans, non renouvelable. La réflexion du nouveau représentant s'est faite collectivement, avec l'ensemble du syndicat. J'étais en charge depuis cinq ans de la revue Fenêtres sur cours, destinée aux 300.000 enseignants du primaire en France, qui m'a permis de porter un regard global sur notre système éducatif. Ma désignation s'inscrit également dans la volonté de renouveler les générations afin d'avoir un syndicat à l'image de notre profession, où la moyenne d'âge est d'environ 41 ans.


Vous avez intégré le SNUipp tôt, en 1996. Pourquoi ce choix ?

Ce jeune syndicat, créé en 1992 avait un discours novateur. Son combat était celui de la transformation de l'école, en lien avec la recherche qui doit alimenter la pratique de l'enseignant. Il s'agit d'un syndicalisme qui sort des sentiers battus en prenant le prisme de la réussite des élèves.

 

Quels combats souhaitez-vous mener au sein du SNUipp-FSU ?

S'il y a beaucoup de sujets d'actualité frappant de plein fouet notre profession, la réussite de tous les élèves est un axe fort. Le système est clairement inadapté au défi de scolarisation. Trop d'élèves sont laissés sur le côté de la route. Il convient de transformer l'école afin qu'elle réponde à sa mission de démocratisation. Cet enjeu passe par la transformation de l'école et par la mise en oeuvre d'un concept que nous qualifions de "Plus de maîtres que de classes". Par exemple, il faudrait doter de quatre professeurs une école de trois classes, pour permettre plus de souplesse dans l'organisation, un décloisonnement en groupes d'élèves pour améliorer la qualité du travail et encore la coparticipation de deux enseignants. Nous développons l'idée que les professeurs sont trop seuls dans la classe. Pour la réussite de tous, le travail en équipe est primordial.

 

Mais la suppression de postes dans l'enseignement ne va pas vraiment dans le sens du concept "Plus de maîtres que de classes". 

En effet. Nous nous heurtons à la question des moyens. Notre projet va à l'encontre des logiques actuelles de non-remplacement d'un enseignant sur deux, qui ont supprimé 16.000 professeurs des écoles cette année, et certainement tout autant l'an prochain. C'est cette problématique des moyens qui met en danger la maternelle et le non-accueil des moins de trois ans, qui a supprimé les Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), qui augmente les effectifs dans les classes, ou qui prive les enseignants de formation. La thématique des moyens est primordiale aujourd'hui. Il est important de savoir si l'éducation est une priorité ou non, or nous voyons bien que le gouvernement ne fait pas ce pari-là aujourd'hui. Pour exemple, les dépenses moyennes de la France en matière d'éducation sont 15 % moins importantes que les dépenses moyennes des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Si l'État faisait le choix d'aligner son budget sur cette moyenne, nous pourrions mettre en place le principe de "Plus de maîtres que de classes", impliquant encore une fois plus de souplesse dans l'organisation, davantage de temps pour la formation et des remplaçants. Autant d'éléments indispensables à la réussite de tous les élèves.

 

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Nous avons déjà eu l’occasion de citer Sébastien Sihr dans certains de nos articles, notamment ceux qui concernent « la direction et le fonctionnement de l’école ». Ainsi, en août 2006, dans FSC, Sébastien Sihr écrit :

"Aujourd'hui plus que jamais, le SNUipp réaffirme son exigence de prise en compte de la réalité des besoins  des écoles pour une direction et un fonctionnement améliorés. Cela nécessite des réponses d'une autre ampleur : du temps supplémentaire pour toutes les écoles, des emplois administratifs stables, des aides matérielles, une redéfinition et un allègement des tâches de direction, une réelle revalorisation indiciaire".

 

Toujours dans "Fenêtres sur cours" en février 2007, Sébastien Sihr signe un article consacré au "projet d'EPEP et statut d'emploi". Nous y avons relevé un paragraphe sur la direction d'école :

 

"De plus, avec le statut d'emploi fonctionnel, c'est un statut hiérarchique qui ne dit pas son nom qui se profile. Il ne concerne d'ailleurs qu'une minorité de directeurs (EPEP, décharge complète), et introduit de fait des directions à "2 vitesses". Ces directeurs devraient être recrutés hors mouvement, avec des missions et responsabilités étendues. Rien en ce qui concerne la reconnaissance pour tous les directeurs dont les responsabilités et les missions n'ont cessé de s'alourdir. Si la question du pilotage des écoles ne peut être éludée, elle est pour le primaire liée avec la notion d'équipe enseignante. D'où, comme le met en perspective le SNUipp, la nécessité de temps et de moyens pour la direction et l'école".

 

Le 1er mars 2007, dans un article intitulé « Le SNUipp sur la bonne voie...? », nous écrivions :

« Rien de très nouveau dans ce discours [de Sébastien Sihr], si ce n'est l'apparition d'un mot hier encore tabou : "RECONNAISSANCE"... "la reconnaissance pour tous les directeurs"... […] Le mot lui aurait-il échappé ? Ou, comme nous le pensons, subit-il la pression des directeurs qui en ont assez d'être bafoués par le SNUipp ? A suivre... »

 

C’était en 2007. Trois ans plus tard, Sébastien Sihr a fait son bonhomme de chemin au SNUipp. Il en devient le « patron ». Sa première interview semble montrer qu’il reste sur la même ligne que son prédécesseur. Ses idées sur la direction d’école et les directeurs ont-elles évolué ? Nous ne tarderons pas à le savoir…

 

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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 12:00

 

Le SNUipp est actuellement réuni à Brives où se tient son 8ème congrès du 14 au 18 juin. Réflexions et débats sont au menu de ces quatre jours durant lesquels 450 congressistes venus de tous les départements de métropole et d’Outremer vont dessiner les contours d’une école réamorçant la réussite de tous les élèves.

Gilles Moindrot, secrétaire général du syndicat depuis six ans, quitte ses fonctions à cinquante-quatre ans. Sébastien Sihr, quarante ans, professeur des écoles dans la Nièvre, actuellement secrétaire national responsable de la revue du syndicat, devrait en principe lui succéder.


Trois thèmes majeurs figurent à l’ordre du jour des participants :

 

-       Quels nouveaux fonctionnements inventer pour mieux faire réussir les élèves ?

-       Quelles mesures pour améliorer les carrières ?

-       Quel syndicalisme promouvoir pour agir aussi sur d’autres terrains que l’école ? 

 

Le 28 mai dernier, dans un article intitulé « Direction d’école : tour d’horizon », nous avions publié la motion soutenant l’un des thèmes abordé lors de ce congrès : « la direction et le fonctionnement de l’école ». Nous écrivions ceci :

 

Le SNUipp tiendra son 8ème Congrès national du 14 au 18 juin 2010 à Brive. Ce sera l’occasion, pour ce syndicat, d’élaborer les « mandats » à porter dans la période à venir.

Parmi les trois thèmes retenus, une réflexion sur concerne « la direction et le fonctionnement de l’école ». Le SNUipp affirme tout de go que le statut quo n’est plus possible.

 

Thème I - Pour que tous les élèves réussissent : défendre et transformer l'école et son fonctionnement

 

Direction et fonctionnement de l'école : ré-ouvrir le dossier

 

Direction d'école : dépasser le statu quo

a- Ces dernières années ont été marquées par une forte augmentation de la charge de travail qui pèse sur les équipes et particulièrement sur les directrices et directeurs d’école. L'avalanche de tâches liées à la gestion de l’école et à la mise en place des réformes en cours devient insupportable.

b- Le projet du Ministère est de faire du directeur un maillon essentiel, y compris au plan hiérarchique, de la mise en place des politiques éducatives, « un relais des inspecteurs au sein de l’école sur les questions d’organisation et d’administration » comme l’écrit l’IGEN. Il minore ainsi  le rôle du conseil des maîtres au profit d’exigences institutionnelles toujours plus pressantes.

c- Après 6 ans de grève administrative, le ministère a du accorder quelques mesures (décharges des écoles de 4 classes, mesures indiciaires, EVS) qui restent insuffisantes. Pour le SNUipp, la question de la direction et du fonctionnement de l’école est loin d’être réglée. Le statu quo n’est plus possible. Le ministère doit ré-ouvrir le dossier. Le SNUipp demande des améliorations significatives : temps supplémentaire de décharge, aide pérenne à la direction par la création d’emplois statutaires, remise à plat des missions et responsabilités, formation, reconnaissance financière. Le rôle du conseil des maîtres doit être reconnu et renforcé et le temps de concertation  développé.

d- Le SNUipp refuse les nominations sur postes à profils et dénonce l'accumulation de tâches administratives qui alourdissent sans cesse la charge de travail des directeurs d'écoles.

e- Quelles propositions?

f- Quelles modalités d’action?

 

EPEP

a- Le SNUipp rejette tout projet qui diviserait la profession en conférant au directeur un statut et un rôle hiérarchique. Or le ministère prévoit la création des établissements publics d'enseignement primaire (EPEP) qui, dans son projet actuel, romprait l'équilibre avec les collectivités territoriales, sans apporter de réponses aux inégalités territoriales.

b- Le SNUipp reste particulièrement vigilant et poursuivra la campagne en direction des élus et des enseignants contre ce projet. Il réaffirme son opposition à tout statut des écoles qui mettrait ces dernières sous la tutelle des collectivités locales. Les questions de financement, l'évolution structurelle et pédagogique doivent être débattues  dans un cadre favorisant l'égalité de tous et un fonctionnement plus démocratique et plus collectif au sein des équipes.

 

Pour alimenter débats et réflexions, le SNUipp s’appuie sur deux enquêtes.

 

La première réalisée sur le thème de « la direction et du fonctionnement de l’école ». Une enquête « maison » dont nous avons rendu compte le 7 juin sous le titre « Enquête du SNUipp sur la direction d’école : l’impossible analyse des résultats » et dont nous disions qu’elle était entachée d’une grossière erreur méthodologique, qu’elle ne présentait aucune des garanties de fiabilité d’un véritable sondage ce qui rendait donc ses résultats inexploitables.

 

La seconde enquête est un sondage CSA / SNUIPP réalisé pour la quatrième fois consécutive (2001, 2004, 2007 et 2010) durant les mois de mai et juin 2010 auprès d’un échantillon de 1150 jeunes professeurs des écoles de moins de 5 ans d’ancienneté.

 

La mise en parallèle de ces deux enquêtes permet de constater que le SNUipp sait se donner les moyens de réaliser une consultation digne de ce nom sur certains sujets (regard des jeunes enseignants sur leur métier) alors qu’il « bricole » un « sondage maison » sur d’autres thèmes tout aussi majeurs (fonctionnement et direction d’école)…

Concernant le thème de la direction d’école qui est un sujet sensible, il est regrettable que le SNUipp se laisse aller à réaliser une enquête contestable et contestée alors que le problème est au cœur du fonctionnement de l’école.

Peut-être parce que ce syndicat craint les réactions des directeurs d’école et qu’il redoute qu’une véritable consultation ne mette en évidence le fossé qui s’est creusé entre les thèses défendues par les appareils syndicaux et celles des principaux acteurs de terrain…

 

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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /2010 23:42

 

Le 8 mars dernier, dans un article intitulé « Direction d’école : le SNUipp en quête d’une crédibilité introuvable » nous avons attiré l’attention de nos lecteurs sur l’enquête en ligne lancée par le SNUipp et destinée « à laisser la parole à l’ensemble des directeurs et adjoints ».

 

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Nous écrivions alors :

 

Une enquête entachée d’une grossière erreur méthodologique

 

Destinée à l’ensemble des directeurs et adjoints, cette enquête nationale présente un inconvénient majeur qui la rend d’ores et déjà sujette à caution : elle ne présente aucune des garanties de fiabilité d’un véritable sondage.

En effet, cette enquête ne se conforme pas au standard méthodologique des enquêtes d’opinion dans la mesure où il est possible d’y répondre autant de fois que l’on veut depuis un même poste (aucun blocage des adresses IP). Rien à voir avec l’enquête commandée en 2006 par le GDID qui avait fait appel à un institut de sondages réputé (IFOP) et qui présentait toutes les assurances méthodologiques nécessaires pour fournir des résultats fiables.

En ne se donnant pas les moyens d’une enquête incontestable, le SNUipp ruine tous ses efforts de séduction déployés ces derniers temps pour afficher son intention de faire évoluer la « fonction » de directeur car, quels qu’ils soient, les résultats seront forcément affectés d’un doute. Doute d’autant plus fort que les deux précédentes enquêtes départementales (06 et 65) de ce syndicat étaient déjà entachées d’approximations, d’erreurs et d’incohérences qui leur ôtaient toute crédibilité.

 

Des résultats inexploitables

 

L’enquête présente un autre inconvénient de taille : elle est anonyme, ce qui n’est pas une faute en soi. Cependant, il deviendra impossible de différencier les réponses apportées par les directeurs et les adjoints puisque chacun aura le loisir de se faire passer pour qui bon lui semble et autant de fois qu’il le souhaitera. Comment imaginer que les auteurs de cette enquête n’y aient pas pensé ?

Force est constater que cette enquête ne peut se parer d’aucune valeur scientifique. Quels qu’en soient les résultats, l’exploitation qui en sera faite ne pourra donner lieu à aucune analyse crédible et incontestée. Et hélas, il est à craindre que comme les précédentes, cette consultation ne contribue un peu plus à semer le trouble sur les véritables intentions du SNUipp à l’égard des directeurs d’école.

Coup d’épée dans l’eau ou nouvelle manipulation ? Faudra-t-il attendre le mois de mai (publication des résultats) pour en avoir le cœur net ?

 

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Les résultats de cette enquête sont maintenant publics. Le SNUipp se félicite de la participation :

« Vous aviez la parole et vous vous en êtes saisi. Un peu plus de 9 250 réponses à l’enquête sur le fonctionnement et la direction d’école, voilà un beau succès [...] Cette participation conséquente est venue confirmer, s’il en était besoin, que la situation actuelle de plus en plus insatisfaisante nécessite de dépasser le simple constat. »

 

Le SNUipp poursuit : « S’il ne s’agit pas d’un sondage, le nombre de réponses qui correspond à une participation de près de 20% des écoles est inédit et donne une forte crédibilité à ces résultats qui soulignent l’urgence d’une ouverture de discussions avec le ministère. »

 

Précision inutile qui ne fait que renforcer le doute sur les analyses du syndicat. Rappelons que cette enquête était ouverte aux 320 000 enseignants du premier degré. Le questionnaire étant anonyme, il n’est pas possible de savoir combien d’enseignants d’une même école ont pu y répondre. Il n’est pas possible non plus d’affirmer que « le nombre de réponses correspond à une participation de près de 20% des écoles ».

En réalité, la seule analyse que l’on puisse faire à partir des chiffres annoncés concerne la participation. 9 250 réponses rapportées au nombre d’enseignants donne un taux de participation inférieur à 3 %.

 

Ce taux n’est d’ailleurs pas assuré dans la mesure où il est tout à fait possible que de nombreux enseignants aient répondu plusieurs fois. Plusieurs d’ailleurs, sur différents sites ou forums, ont déclaré avoir testé un vote multiple. En effet, comme nous le disions le 8 mars, aucun système de blocage n’a été mis en place pour empêcher quiconque de répondre plusieurs fois.

 

Certes, le SNUipp précise que « la vérification et l’éventuelle correction des multiples saisies de même origine a été effectuée sur la base des adresses IP. »

Là encore, précision inutile qui ne fait que confirmer l’impossibilité de connaître avec exactitude le nombre de répondants uniques, notamment parce que de nombreux « multi votants » ont pu le faire d’ordinateurs différents.

Relevons par ailleurs que si un seul vote a véritablement été retenu par adresse IP, le système a pénalisé tous les collègues qui souhaitaient donner leur avis à partir du même ordinateur de leur école.

 

Au final, combien de répondants uniques ? Combien d’écoles participantes ? Combien de véritables directeurs et de véritables adjoints ? Nous n’avons les réponses à aucune de ces questions.

 

Comme nous le disions également le 8 mars, le SNUipp aurait gagné à confier ce travail à un institut d’enquêtes d’opinions, comme il le fait parfois pour d’autres enquêtes. Il y aurait trouvé la garantie de résultats incontestables obtenus plus efficacement par le biais d’un sondage auprès d’un échantillon représentatif.

 

La méthodologie employée jette un doute sur la crédibilité de l’enquête. Trop d’incertitudes demeurent. Les résultats ne peuvent être considérés comme fiables. Dès lors, il nous semble tout à fait inutile de les commenter.

 

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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /2010 12:00

Le SNUipp tiendra son 8ème Congrès national du 14 au 18 juin 2010 à Brive. Ce sera l’occasion, pour ce syndicat, d’élaborer les « mandats » à porter dans la période à venir.

Parmi les trois thèmes retenus, une réflexion sur concerne « la direction et le fonctionnement de l’école ». Le SNUipp affirme tout de go que le statut quo n’est plus possible.

 

Thème I - Pour que tous les élèves réussissent : défendre et transformer l'école et son fonctionnement

 

Direction et fonctionnement de l'école : ré-ouvrir le dossier

 

Direction d'école : dépasser le statu quo

a- Ces dernières années ont été marquées par une forte augmentation de la charge de travail qui pèse sur les équipes et particulièrement sur les directrices et directeurs d’école. L'avalanche de tâches liées à la gestion de l’école et à la mise en place des réformes en cours devient insupportable.

b- Le projet du Ministère est de faire du directeur un maillon essentiel, y compris au plan hiérarchique, de la mise en place des politiques éducatives, « un relais des inspecteurs au sein de l’école sur les questions d’organisation et d’administration » comme l’écrit l’IGEN. Il minore ainsi  le rôle du conseil des maîtres au profit d’exigences institutionnelles toujours plus pressantes.

c- Après 6 ans de grève administrative, le ministère a du accorder quelques mesures (décharges des écoles de 4 classes, mesures indiciaires, EVS) qui restent insuffisantes. Pour le SNUipp, la question de la direction et du fonctionnement de l’école est loin d’être réglée. Le statu quo n’est plus possible. Le ministère doit ré-ouvrir le dossier. Le SNUipp demande des améliorations significatives : temps supplémentaire de décharge, aide pérenne à la direction par la création d’emplois statutaires, remise à plat des missions et responsabilités, formation, reconnaissance financière. Le rôle du conseil des maîtres doit être reconnu et renforcé et le temps de concertation  développé.

d- Le SNUipp refuse les nominations sur postes à profils et dénonce l'accumulation de tâches administratives qui alourdissent sans cesse la charge de travail des directeurs d'écoles.

e- Quelles propositions?

f- Quelles modalités d’action?

 

EPEP

a- Le SNUipp rejette tout projet qui diviserait la profession en conférant au directeur un statut et un rôle hiérarchique. Or le ministère prévoit la création des établissements publics d'enseignement primaire (EPEP) qui, dans son projet actuel, romprait l'équilibre avec les collectivités territoriales, sans apporter de réponses aux inégalités territoriales.

b- Le SNUipp reste particulièrement vigilant et poursuivra la campagne en direction des élus et des enseignants contre ce projet. Il réaffirme son opposition à tout statut des écoles qui mettrait ces dernières sous la tutelle des collectivités locales. Les questions de financement, l'évolution structurelle et pédagogique doivent être débattues  dans un cadre favorisant l'égalité de tous et un fonctionnement plus démocratique et plus collectif au sein des équipes.

 

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Côté SE-UNSA, l’actualité se résume à une analyse du rapport de l’Institut Montaigne « Vaincre l’échec à l’école primaire » que le syndicat qualifie de « rapport tendancieux »

 

Pour l’Institut Montaigne, le salut est dans des EPEP, dont les directeurs auraient des fonctions administratives et hiérarchiques sur le modèle du second degré. Des pistes que le SE-UNSA a refusées catégoriquement lors de son congrès de Brest en mars dernier.

Pour le SE-UNSA, les projets d’EPEP « De Robien » et « Darcos », évoqués clairement dans les propositions 10 à 13 du rapport, ne peuvent en aucun cas servir de modèle. Le SE-UNSA ne veut pas des EPEP : il l’a affirmé sans détours dans son congrès. Alors que le premier ministre vient de placer à nouveau le dossier à l’ordre du jour en chargeant le député F. Reiss d’une mission sur le sujet, le SE-UNSA est sorti de son congrès avec des exigences claires. Tout projet de modification de l’organisation de l’école devra poursuivre des objectifs pédagogiques pour permettre aux enseignants de mieux exercer leurs missions. Il devra garantir l’indépendance du projet pédagogique et maintenir des structures de taille raisonnable et un maillage territorial de proximité. Les taux d’encadrement devront être maintenus sur trois ans et les écoles pourront choisir, après un bilan, de revenir à la situation antérieure. Enfin, la direction de l’école doit rester à un enseignant, qui ne sera pas un supérieur hiérarchique. C’est en fonction de ces exigences que le SE-UNSA jugera les projets à venir.

 

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La CFTC EDUCATION NATIONALE, quant à elle, tient à préciser la notion d’EMPLOI FONCTIONNEL DE DIRECTEUR D’ECOLE PRIMAIRE qu’elle a repris lors de l’audience auprès du député REISS.


La CFTC EDUCATION NATIONALE n’abandonne pas son objectif de création d’un statut. Face aux diverses oppositions sur ce terme voire ce concept, la CFTC EDUCATION NATIONALE constate qu’un emploi fonctionnel  œuvre pour la spécificité du métier de directeur d’école. C’est une étape, voire un palier. Ces emplois fonctionnels doivent être précisés.

 

La CFTC EDUCATION NATIONALE entend voir figurer dans les attendus de leur création :

- Une indemnisation conséquente (points d’indice, NBI ou autres).
- Une intégration dans ces emplois fonctionnels des directeurs et directrices actuellement en poste.
- L’obligation de proposer ces emplois aux agents inscrits après examen sur une liste d’aptitude.
- Une décharge de présence face à une classe : une demie jusque 7 classes - totale au-delà.
- Un emploi administratif : à mi-temps jusque 5 classes - à temps complet ensuite.
- Une réelle autonomie du directeur qui avec l’équipe pédagogique pourra élaborer un projet d’école correspondant aux besoins de son école et non à la déclinaison d’orientations venues dont on ne sait où.
- Le maintien de structures à taille humaine (de préférence moins de 14 classes).
- Le Directeur devient le correspondant EDUCATION NATIONALE vis-à-vis de la collectivité territoriale favorisant ainsi la cohérence entre les politiques éducatives mises en œuvre.

 

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L’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) a été reçue par le député Frédéric Reiss, chargé d’une mission concernant le statut des écoles maternelles et élémentaires et celui des directeurs d’école.

 

Pour l’UNAF, Rémy Guilleux (administrateur) a réaffirmé la volonté de l’Institution que l’établissement d’un véritable statut, pour le directeur d’école, permette une relation plus étroite avec les familles, en positionnant clairement chacun dans leur rôle.

Le directeur d’école doit pouvoir être porteur d’un projet pour l’école en y associant les partenaires et en créant du lien avec les familles sur le territoire.

Les contraintes actuelles, reconnues par tous concernant le directeur d’école (cf note bas de page) amène à vouloir la création d’un vrai statut pour qu’il puisse se positionner dans la hiérarchie, piloter véritablement la structure, et répondre aux besoins des enfants et des familles.

Il ne faut cependant pas ignorer la diversité des situations : 50 000 écoles primaires dont moins de 2000 qui ont 13 à 15 classes. Celles-ci sont naturellement très différentes des écoles des petites communes rurales. Il est donc nécessaire de confronter le statut aux réalités locales et d’envisager parfois la mise en réseau.

Ce statut permettra de définir les missions : relation avec les parents autour d’un projet d’école construit avec les acteurs des territoires, relation avec les administrations, la mairie et le rectorat, relation avec les enseignants, et définition d’un projet pédagogique.

La personnalité du chef d’établissement marque les élèves, les familles et les équipes. Le projet d’école devrait être affiché et l’ensemble de l’équipe devrait pouvoir être signataire de ce projet. Le chef d’établissement devrait aussi se positionner comme « tuteur » dans l’accueil des enseignants stagiaires.

Le recrutement et la formation des directeurs d’école : même si le recrutement se fait sur concours, l’expérience devrait pouvoir être prise en compte notamment celle de la relation avec les forces vives du territoire. Il existe un potentiel de directeurs d’écoles ayant de l’’expérience, aujourd’hui mobilisables rapidement.

L’UNAF est, par ailleurs, plutôt favorable à la réunion de l’école maternelle et de l’école primaire en un établissement unique, ce qui permet une réflexion entre la fin de l’école maternelle et la classe de CP.

Dans les zones rurales, certaines petites écoles ne nécessitent pas la présence d’un directeur d’école à plein temps. Il est évident, dans ce cas, qu’il serait intéressant de proposer un directeur regroupant plusieurs sites et un référent sur chaque site.

En revanche, concernant un éventuel regroupement du collège et de l’école primaire dans une « école du socle commun », l’UNAF considère qu’on n’a pas, actuellement, le recul d’une réflexion uniforme sur le sujet. Ceci nécessiterait, par ailleurs, une réflexion sur le partage des compétences communales et départementales, qui n’est pas encore aboutie.

 

Les contraintes actuelles du directeur d’école

 - Son rôle de directeur et d’animateur pédagogique des professeurs est difficilement compatible avec son statut actuel, identique à celui des personnes qu’il doit diriger.

 - Sa charge de travail est peu en rapport avec le système de la décharge. « Le système de décharges devient obsolète et sans doute inéquitable du point de vue de l’adaptation de la décharge à la réalité des fonctions exercées. »

 - Il se trouve dans la situation d’avoir deux employeurs différents : l’Education nationale, par le biais de l’IEN, et le maire de la commune.

 - Ses missions sont de plus en plus vastes et diversifiées : le nombre d’interlocuteurs et d’intervenants divers dans l’école ne cessent de croître. Ses responsabilités sont énormes, notamment celles de permettre à tous les enfants d’entrer dans des conditions optimum au collège en sachant lire, écrire et compter. « Leurs attributions sont à la fois administratives, pédagogiques et de relation et médiation avec l’extérieur. »

 

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Le ministre de l’Education nationale poursuit sa réforme comptable et continue de « dégraisser le mammouth ». 16 000 postes supprimés en 2010. Ces suppressions se poursuivront d’ailleurs en 2011, selon les déclarations du secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, Georges Tron : « Nous continuerons d’appliquer, strictement, le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux l’an prochain à la fonction publique d’État ». 17 000 postes devraient être supprimés en 2011 et 20 000 en 2012.
En cinq ans, de 2007 à 2011, c’est 66.400 postes supprimés dans l’éducation (soit près de 8% des effectifs).

Avec les conséquences que l’on sait sur les moyens de remplacement des maîtres absents et l’impact sur… les décharges des directeurs.

Bref, rien de vraiment neuf ni réellement réjouissant tant du côté syndical que de celui du pouvoir.

 

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