Lundi 8 février 2010
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Le département du Nord expérimentera cette année l'application d'aide à la gestion et au pilotage de
l'affectation des élèves pour l'entrée au collège.
L'objectif de ce projet est de :
- Gérer
l’affectation des élèves en 6° en tenant compte des mesures prises pour l’assouplissement de la carte scolaire
- Dématérialiser le dossier d’entrée en classe de 6° de collège public
- Simplifier
les procédures
- Disposer
d’indicateurs départementaux sur l’affectation
1° Phase : la constitution dans BE1D de la liste des élèves entrant au collège du 22 mars au 31
mars
- Le
directeur d’école sélectionne dans BE1D les élèves susceptibles d’entrer au collège (sortants de CM2…)
- Le
directeur d’école valide et transmet la liste des élèves sélectionnés à l’IA (du 22 mars au 26 mars)
- L’IA
valide et transfère le fichier constitué de l’ensemble des listes des élèves des écoles (y compris l’école virtuelle) de BE1D dans l’application
AFFELNET (du 29 au 31 mars)
2° Phase : du 1er avril au 23 avril Collecte des demandes des familles.
1° étape : Mise à jour des informations concernant l’élève
- Le
directeur d’école édite dans AFFELNET 6° la fiche de liaison volet 1 des élèves susceptibles d’entrer au collège et la transmet aux responsables de
l’élève du
- Les
responsables de l’élève mettent à jour les données concernant l’élève notamment son adresse à la rentrée scolaire
- Le
directeur d’école saisit dans AFFELNET 6° les données modifiées par les parents.
2° Phase : du 26 avril au 14 mai Collecte des demandes des
familles et saisie des vœux dans Affelnet
2° étape : La demande d’affectation en collège par les familles
- Le
directeur d’école édite le volet 2 pré-rempli de la fiche de liaison avec le collège de secteur correspondant à l’adresse de l’élève et le fait
parvenir aux familles.
- La
famille exprime ses souhaits concernant la(les) langue(s), le régime ainsi qu’une éventuelle demande de dérogation . (Date butoir de retour des
demandes des familles et des dossiers de dérogation le 5 mai)
- Le
directeur d’école saisit dans AFFELNET 6° les informations portées sur le volet 2 (jusqu’au 14 mai)
PREMIER CONSEIL DES MAÃŽTRES DU 26 AVRIL AU 30 AVRIL
DEUXIEME CONSEIL DES MAÃŽTRES DU 17 MAI AU 21 MAI
3°phase l’affectation du 7 au 10 juin
Edition de listes des élèves affectés :
- dans le
département
à IA DSDEN
- par collège
d’affectation
à Principal IEN
- par école
d’origine
à Directeur IEN
Edition de la liste des élèves n’ayant pas obtenu de vœu hors secteur
Ainsi que le dit le projet, l'un des objectifs est la simplification des procédures. Certes,
pour l'Administration, probablement. Pour les directrices et les directeurs d'école, cela reste à prouver...
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Ils vont nous pondre un "4 pages" avec une motion à faire signer par le conseil des maîtres pour demander le boycot de ce nouveau logiciel ?
Aprés tout, pourquoi se gêner, puisque la mule ne rue pas des quatre fers… Il ne manque plus que la cerise sur le gâteau : la retraite à 62 ans (avant passage à 65) calculée sur les 25 dernières années (en attendant 30).
Mais rassurez-vous, ces mesures vont bientôt arriver. Sans doute cet été en juillet ou août : heureusement qu'il y a des courageux au gouvernement qui travaillent aux temps chauds pendant que ces fainéants de dirlos se prélassent au soleil.
JC RAMEY
Au moins ce personnage, fantomatique pour ceux qui sont censés le représenter, comme d'autres personnels, existe bien pour notre administration...et le lui fait savoir !
Rien n'est perdu...
Bernadette Groison, nouvelle égérie du SNUIPP, qui revendique un "syndicalisme de contestation" (parce qu'avant elle, ce nétait pas le cas ?) s'élève vigoureusement contre cette nouvelle et demande officiellement à ce que le terme de "directeur" soit remplacé par l'expression usitée de "enseignant chargé de la direction". Si l'administration refuse cette demande, elle menace d'une nouvelle journée de grève terrible qui fera trembler le ministre sur son fauteuil.
Parce que rassurez-moi, c'est pas (encore) le cas, hein ?
Désolé
O B J E T : suspension de l’expérimentation « Affelnet 6ème »
Monsieur l’Inspecteur d’Académie,
C’est à travers une note de service adressée aux directrices et directeurs d’écoles élémentaires et primaires que nous découvrons l’expérimentation d’une procédure informatisée pour l’affectation des élèves en 6ème. Alertés par la profession, nous tenons tout d’abord à vous faire part de notre étonnement et inquiétude sur l’absence de communication de votre part en direction des organisations syndicales représentatives.
Vous sachant respectueux des instances paritaires, nous pensons que cette absence de communication vient du contenu inquiétant de cette nouvelle procédure qui automatise l’assouplissement de la carte scolaire et le mercantilisme scolaire. Cet outil augmente aussi la charge administrative des directrices et directeurs d’école tout en leur prêtant des responsabilités qui dépassent leurs prérogatives.
En effet, la procédure « affelnet 6ème » qui sera expérimentée dans huit départements en France dont le nôtre, est un outil au service de la disparition de la carte scolaire, qui renforce le tri social et la ghettoïsation. Grâce à cette application informatisée, les écoles sont des centres de triage permettant un traitement plus rapide des flux vers les établissements qui attirent les futurs collégiens. A l’issue de cette première gestion automatisée, il ne restera plus à la commission départementale d’orientation qu’à traiter les petites difficultés pour les collèges dont la popularité dépasserait leur capacité de « remplissage ». Voilà comment sous prétexte de modernité, l’Education Nationale met en œuvre le tri social.
Pourtant, à travers la modernisation et l’utilisation de l’outil informatique, l’administration augmente la charge administrative des directrices et directeurs d’écoles, et impose une série d’allers retours entre familles et école et des saisies répétées de fiches individuelles. L’administration au passage, fait des « économies d’échelle » en transférant le coût de reprographie aux écoles et donc aux communes. Ceci nous semble inadmissible.
Enfin, cette procédure, comme nous l’avons écrit plus haut, alourdit le travail des directrices et directeurs d’école et les obligera à outrepasser leurs prérogatives notamment lorsqu’on leur demande d’avoir un « pouvoir de police » pour vérifier la véracité des pièces justificatives. En effet, est-il du ressort de nos collègues de vérifier des documents justifiant l’état civil des parents ou le lieu d’habitation de la famille ? Comment vont procéder les collègues qui n’ont pas encore dans leur école de connexion à internet ? Que se passera-t-il si des collègues n’ont pas réussi par manque de temps, manque de formation, manque de moyens à appliquer tout ou partie de la procédure ? Prévoyez-vous des journées de décharge administrative supplémentaire pour les collègues qui n’en bénéficient pas ? Savez-vous que durant la période de mise en œuvre de cette expérimentation un peu plus de 100 faisant fonction de directeur seront en stage de formation ? Est-ce que les écoles seront dotées de cartouches d’encre et de ramettes de papier pour produire tous les documents aux familles ?
En tout état de cause, nous demandons que les directrices et directeurs d’écoles ne soient nullement inquiété(e)s dès lors qu’ils n’auraient pas respecté complètement la procédure. Nous vous demandons, au vu de toutes les questions soulevées, de suspendre l’expérimentation au moins cette année et d’ouvrir une réelle information auprès de toute la communauté éducative.