Quelle heure

 

Le statut du directeur

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 21:54

 

 

Au-delà des promesses alléchantes des divers candidats à la présidentielle, quelle est la réalité du message délivré par les hommes d’appareil qui seront probablement en charge de l’éducation nationale en cas de victoire de leur chef de file ?

Intéressons-nous plus particulièrement au statut de l’école et de son directeur. A ce titre, il n’est pas inutile de relire le verbatim du débat diffusé par le site « aufeminin.com » en juillet 2011, réunissant autour de Karim Amellal, Daniel Laurent professeur des Universités et conseiller spécial de l’Institut Montaigne, Jacques Grosperrin député UMP membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, Bruno Julliard Secrétaire national du PS en charge de l’éducation et Marie-Caroline Missir rédacteur en chef « Education » à l’AEF.

 

Karim Amellal - « Vous faites des propositions qui consistent à accroître les pouvoirs du directeur d’école… Vous dîtes dans votre rapport que le directeur d’école n’a ni les moyens ni les pouvoirs alors qu’il a plus de responsabilités…

 

Daniel Laurent - Notre approche n’est pas idéologique. Simplement, si l’on met en place tout ce que l’on a évoqué, en particulier l’organisation par cycles, il est clair qu’il faut un directeur d’école qui ait une certaine autonomie à la fois vis-à-vis de l’administration et vis-à-vis de ses collègues. Christian Forestier qui a travaillé avec nous, qui est quand même une éminence grise au sein de l’Education nationale, nous disait « l’école primaire, c’est un trou noir, on ne sait pas ce qui s’y passe » quand il était directeur de cabinet de Jack Lang.

Il y a des programmes nationaux, l’enseignement du calcul ou du français, ça peut varier du simple au double dans la semaine, en fonction des écoles et de l’enseignant… Il y a des propositions qui ont été votées par le Parlement mais les décrets n’ont jamais été publiés pour faire l’expérimentation d’établissements publics locaux d’enseignement de telle sorte qu’on aille plus loin.

 

Karim Amellal - M. Grosperrin, qu’est-ce que vous pensez à l’UMP de doter le directeur d’école d’un véritable statut ?

 

Jacques Grosperrin - Je crois qu’il y a une difficulté, c’est vrai à ce jour, il n’y a pas de supérieur hiérarchique parce que la culture du professeur des écoles ne le souhaite pas… Oui, il y a des inspecteurs mais la difficulté actuellement c’est une difficulté financière. Faut pas se cacher les yeux, à partir du moment où il y a 55 000 écoles en France dont ¾ qui ont moins de 4 classes, qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on met un directeur d’école dans chaque école ?

 

Karim Amellal Vous y seriez favorable ?

 

Jacques Grosperrin Moi, je crois qu’il y a différentes solutions qu’on peut imaginer. Moi, je serais plutôt pour l’école du socle commun. Je pense qu’il est plus intéressant de mettre en place un établissement scolaire comme un collège et de relier les écoles primaires qui sont avoisinantes à ce collège pour faire en sorte qu’il y ait une véritable synergie qui se mette en place. Si on met en place un véritable directeur d’école dans chaque école, on va arriver à l’échec de ces écoles du socle commun. Il serait plus fondamental qu’il y ait un seul chef d’établissement et que ces écoles soient pilotées par un IEN pour faire en sorte que la liaison entre la 6ème et le CM2 soit plus efficace.

 

Karim Amellal - …pilotées par un IEN. Cela dit, il a 1300 IEN pour 300 000 enseignants…

 

Jacques Grosperrin Oui mais il faut redéfinir leurs tâches, peut-être en recruter d’autres mais il est évident qu’à ce jour il y a un véritable trou noir au sein des écoles primaires. Il faut faire attention et ne pas être démagogique avec ça, sinon on met en place un véritable directeur dans chaque école, ça aura un coût fabuleux que les finances publiques ne pourront pas assumer. Et puis ça ira dans une situation contraire à cette liaison du cycle obligatoire du CP à la fin de la 3ème, ce qui me semble l’entité administrative la plus intéressante pour la réussite de nos élèves.

 

Bruno Julliard - Pour être très direct, je ne crois pas que la question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement économique.

En revanche, il y a 3 sujets qui doivent être traités dans la gouvernance :

-       Accorder plus de pouvoir d’agir aux équipes éducatives, aux enseignants dans les écoles primaires, quand on met en place la politique des cycles ; ça veut dire qu’il faut qu’on ait des enseignants qui soient en capacité d’avoir cette autonomie pédagogique.

-       Ensuite, il faut améliorer l’accompagnement des projets éducatifs dans les écoles et ça demande une réforme importante de l’administration et notamment des inspections d’académie. Ça passe par une réorientation du travail des inspecteurs pas en nombre suffisant et aujourd’hui pas formés pour ça.

-       Et puis le dernier élément, je partage ce que vous avez dit, c’est accroître les liens entre l’école primaire et le collège.

 

Karim Amellal Marie-Caroline Missir, sur les directeurs d’école, les IEN… ?

 

Marie-Caroline Missir - De ce qui vient d’être dit, on voit très bien que nos interlocuteurs tournent autour d’une notion qui est celle de l’autonomie du pilotage, mais ils n’en parlent pas du tout de la même manière parce qu’ils ne la conçoivent pas de la même manière.

D’un côté, les établissements publics d’enseignement, le renforcement du pouvoir du directeur d’école… la droite, si je simplifie, avec différents projets, l’entend comme renforcer l’échelle locale… C’est pas du tout ce que j’ai entendu du côté de Bruno Julliard qui parle d’autonomie pédagogique.

Pourquoi ? Parce qu’on touche du doigt, ici, une question idéologique très forte et l’on en revient toujours à la question idéologique, à des choses qu’il est difficile de faire bouger, qui est celle de l’enseignant et en primaire, le directeur d’école est considéré par ses collègues au même titre, comme un enseignant normal. Il n’a pas de statut de chef d’établissement.

Pour revoir cette organisation de l’école, tous les décrets sont prêts, il n’y a qu’une volonté politique à mettre en œuvre. Mais c’est compliqué pour cette question de réticence idéologique. Est-ce qu’on est dans un système avec un enseignant qui est au-dessus des autres parce qu’il est directeur d’école ou est-ce qu’on est dans une logique d’accompagnement des élèves, d’autonomie pédagogique ?

 

Karim Amellal Ça existe pour les collèges et les lycées, pourquoi ça n’existerait pas pour les écoles primaires ?

 

Marie-Caroline Missir C’est une question culturelle. Là encore, il faudrait un syndicat autour de la table pour qu’il nous explique pourquoi ils ne le font pas. Si vous en parlez au principal syndicat du 1er degré, je peux vous assurer qu’ils sont très très très hostiles à la mise en place d’un établissement public d’enseignement.

 

Jacques Grosperrin - On le fait pour le collège parce que le collège a plus d’élèves. Il y a plus d’enseignants donc c’est plus facile à sortir budgétairement un chef d’établissement. Puis j’ai peur que ça fige et qu’on n’arrive pas à faire cette école du socle commun.

 

Daniel Laurent La création d’un poste de directeur d’école, ça soulève des problèmes, mais je retiens quand même que quelle que soit la solution retenue, il faudrait davantage de liberté au niveau local. »

 

A l’écoute de ce débat, la conclusion s’impose : UMP et PS s’opposent sur la question de l’idéologie. Double idéologie avec les mêmes conséquences pour les directeurs d'école. A droite, on estime nécessaire de doter les établissements d’un vrai chef. A gauche, on préfère évoquer l’accompagnement des projets éducatifs, l’autonomie pédagogique et l’on souhaite accorder plus de pouvoir aux équipes et aux enseignants. Quid du directeur ?     

Si les divergences idéologiques sont bien réelles, force est de constater que l’UMP et le PS s’accordent sur un point essentiel : l’impossibilité de doter le directeur d’école d’un véritable statut, l’un comme l’autre au nom des priorités budgétaires.

Tous deux sont encore sur la même longueur d’onde pour mettre en place l’école du socle commun et revoir le rôle de l’IEN.

 

Pour Jacques Grosperrin, la cause est entendue : « Il serait plus fondamental qu’il y ait un seul chef d’établissement et que ces écoles soient pilotées par un IEN pour faire en sorte que la liaison entre la 6ème et le CM2 soit plus efficace. »

La menace est peut-être plus proche qu’il n’y paraît. Le projet d’évaluation porté par Luc Chatel ravive toutes les inquiétudes. On y apprend notamment que les IEN chargés d’une circonscription du premier degré (CCPD) ne feraient pas partie du « service académique de l’inspection ».

Les IEN CCPD, à l’inverse de leurs autres collègues inspecteurs, feraient partie de la ligne hiérarchique décisionnelle à l’instar des chefs d’établissement. Dans l’école du socle commun, on aurait donc à égalité le chef d’établissement du collège (principal) et l’IEN, supérieur hiérarchique des professeurs des écoles et chargé de piloter les écoles rattachées au collège…

 

Que deviendrait le directeur dans cette école du socle commun ? Quelle serait sa place dans un dispositif entre le principal qui ne voudra jamais laisser son poste de chef d’établissement et l’IEN qui piloterait les écoles associées au collège ?

Le directeur sera-t-il réduit à gérer le « trou noir au sein des écoles » pour reprendre l’expression de Christian Forestier ?

 

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Commentaires

Voilà, les dés en sont jetés. On comprend  bien que quelque soit le futur président , le pilotage des écoles se fera sans les directeurs ou alors à l'identique. Pourquoi se passer d'esclaves modernes ligotés par leur désir de bien faire au pays d'Ubu roi ?

Question de courage politique d'une part : affronter l'idéologie dominante à tendance anarco-syndicaliste ( merci qui ? )

Question de finance en berne d'autre part. Là dessus tout le monde est d'accord.

Qu'en dire ? rien sinon que l'école du socle va s'imposer et que les écoles auront 2 pilotages à distance : l'IEN et le principal du collège de secteur. Ca on sait faire en France : on l'a vu avec la décentralisation qui malgré le transfert de compétences et de fonctionnaires a aboutit à une double gestion avec sa cohorte de normes administratives.

Tristes perspectives pour tous ceux qui ragent de voir comment ils sont traités.

PS : on ne répond pas au sinistre qui vient rôder ici pour faire le troll.

Commentaire n°1 posté par Grégoire le 21/11/2011 à 22h21

Une remarque: dans ce système de pilotage à distance, les enseignants, comme le défendent certains, sont-ils gagnants?

Pour moi, non. Définitivement non. L'IEN ne pourra pas être en permanence dans toutes les écoles, ses instructions arriveront donc globalisées, cadencées pour répondre à ses propres contraintes en terme de remontées des enquêtes et résultats. Le fameux CDM n'aura alors d'autres choix que de se réunir pour mettre en place, le plus souvent dans l'urgence les dernières injonctions. Je reste persuadé qu'à certains moments de l'année ( préparation des classes de l'année suivante) , se rajouteront les " commandes" du principal auquel il faudra faire bonne figure. Le directeur sera la courroie de transmission par internet des différents commanditaires. L'autonomie des enseignants dans tout cela, je la cherche encore.

Si c'est cela que certains souhaitent pour demain, c'est triste. Ils ne doivent pas être beaucoup dans les écoles, c'est pas possible autrement. Lamentable ( mais on a les représentants qu'on s'est donné).

Commentaire n°2 posté par merlin le 21/11/2011 à 22h45

"Le projet d’évaluation porté par Luc Chatel ravive toutes les inquiétudes"

Effectivement, ce projet est inacceptable. Certes, le système de notation actuellement en cours est infantilisant et complètement anachronique. Cependant, celui proposé par Luc Chatel n’apportera pas plus de justice. Il est néfaste pour plusieurs raisons.
D’abord parce qu’il fait de l’IEN un supérieur hiérarchique direct et change la nature des relations au sein des circonscriptions. Les IEN n’ont pas manqué de réagir.
Ensuite parce qu’il est surtout destiné à masquer une nouvelle baisse du pouvoir d’achat. En effet, il écrase les écarts entre les déroulements de carrière en les alignant sur les progressions les plus lentes. Et il prévoit un gel des promotions autres que l’ancienneté sur 3 ans ! Il s’agit donc bel et bien d’un plan de restriction du pouvoir d’achat, plan d’austérité qui ne dit pas son nom.

Enfin, il risque de marginaliser le directeur d’école en le remplaçant, dans les faits, par un IEN tout puissant. Il convient que tous nos collègues directeurs prennent conscience du caractère dangereux de ce plan.

C’est la raison pour laquelle les organisations syndicales (SNUipp, SE-Unsa, Sgen, FO, SUD, Cgt…) lancent une pétition demandant le retrait de ce projet d’évaluation et appellent les enseignants à cesser le travail le 15 décembre.

Commentaire n°3 posté par Théo62 le 22/11/2011 à 09h10

Lu dans Libé...

"La quasi totalité des fédérations syndicales de l’éducation appellent à une grève «massive» le 15 décembre pour «exiger le retrait» des projets de réforme de l’évaluation et l’avancement des enseignants.

Les six fédérations (FSU, Unsa Education, Sgen-CFDT, Fnec/F0, Ferc/CGT et Faen) ont ainsi amplifié un appel à la grève lancé vendredi par leurs syndicats."

Faut qu'on soit tous en grève le 15. La grève doit être massive. Faut pas laisser passer cette sinistre réforme ! Faut montrer l'unité jusqu'au bout !

Commentaire n°4 posté par Gégé le 22/11/2011 à 16h45

"Enfin, il risque de marginaliser le directeur d’école en le remplaçant, dans les faits, par un IEN tout puissant."

Marginaliser le directeur ?

A-t-on attendu ce genre de disposition pour le faire ? Ne l'est-il pas depuis quelques lustres à la grande satisfaction de ceux qui ne l'ont toujours conçu que comme "un enseignant comme les autres" ?

Il est quasiment comique (ou indécent plutôt) de voir rappeler le directeur "au secours" d'une cause dont il est lui-même une des "victimes".

Lorsque Merlin moi-même et d'autres ici avons attiré l'attention sur la main mise du Principal du Collège (par le biais de l'application Affelnet par ex) et de l'IEN sur les écoles, nous passions au mieux pour des Cassandres au pire pour des rigolos, des plaisantins car jamais, nous avait-on juré, une telle évolution ne verrait le jour.

La voici pointant son nez, venant évidemment du côté du "pouvoir" ou de ses sphères et du coup, montons au créneau pour défendre...reste à définir quoi, en direction des directeurs justement !

Un "plan" dangereux pour les directeurs ? Malheureusement, nous sommes bien habitués et depuis longtemps à voir les "malheurs" fondre sur nous....

Commentaire n°5 posté par henri le 22/11/2011 à 17h45

Un petit bémol à l'article.

Il date de juillet, à l'époque Julliard, qui s'était chargé de la partie Éducation du projet "l'égalité réelle" du PS, soutenait Aubry et Grosperrin UMP, membre de la commission culture & éducation.

Depuis, Hollande est le canddidat du PS, et si Julliard reste attaché à l'Éducation, c'est sous l'autorité de Peillon qui rédige le projet du candidat. Et à droite il y a eu la "convention sur l'éducation" et c'est V. Rosso Debord qui semble en être la porte parole.

...

Reste que ce qui retient mon attention dans le verbatim (j'avais vu la vidéo à l'époque) c'est la position des 2 "non-politiques":

Marie-Caroline Missir - De ce qui vient d’être dit, on voit très bien que nos interlocuteurs tournent autour d’une notion qui est celle de l’autonomie du pilotage, mais ils n’en parlent pas du tout de la même manière parce qu’ils ne la conçoivent pas de la même manière.

...

Pour revoir cette organisation de l’école, tous les décrets sont prêts, il n’y a qu’une volonté politique à mettre en œuvre. Mais c’est compliqué pour cette question de réticence idéologique

Daniel Laurent – La création d’un poste de directeur d’école, ça soulève des problèmes, mais je retiens quand même que quelle que soit la solution retenue, il faudrait davantage de liberté au niveau local. »

Mais je crois que la bonne image est celle employée par  Grégoire, à cause/grâce (?) à la crise, l'économie est mise en avant par les 2 politiques, le dé et jeté, et il tourne...

On sait quand même qu'un dé n'a que 6 faces. On peut exclure le statu quo, et Reiss avait fait 5 propositions...

PS- avec le GDiD on avait rencontré Julliard l'an dernier. Il convenait de l'urgence d'avoir un directeur reconnu dans les écoles, mais "un programme n'est pas fait pour donner des bâtons pour se faire battre".

et Alain Rei (président du GDiD) qui était invité au congrès des Maires ce matin, à pu intervenir sur la direction (applaudissement de la salle ), et Chatel, dans sa réponse, à dit qu'il "faudra bien un statut pour les directeur, au moins pour les grosses écoles...".

Ce qui confirme bien que le dé est jeté...


Commentaire n°6 posté par Pierrot Lombard le 22/11/2011 à 18h15

Je doutais un peu mais ce coup-ci c'est sûr, une fois mon contrat à l'étranger terminé ce sera concours d'IEN ou de proviseur...seule possibilité pour évoluer dans le métier. J'irai checher la reconnaissance là où elle se trouve.

Commentaire n°7 posté par montagny le 22/11/2011 à 22h49

Tu vas un peu vite en besogne, Pierrot. Surtout quand tu laisses entendre que le PS aurait changé de politique par rapport à ce qui est écrit dans cet article au sujet de la gouvernance.
"Depuis, Hollande est le canddidat du PS, et si Julliard reste attaché à l'Éducation, c'est sous l'autorité de Peillon qui rédige le projet du candidat."
J'ai bien lu l'intervention de Peillon. Priorité au primaire. Très bien. Mais rien concernant le statut des dirlos. Je crois que le dirlo qui veut avoir une évolution dans sa carrière, il ne lui reste qu'une chose à faire, c'est celle que dit Montagny : devenir chef d'établissement du secondaire ou IEN. C'est bien malheureux mais on a la monnaie de notre pièce... A force de dire, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, soyons dirlo, demandons un statut mais surtout sans vouloir devenir supérieur hiérarchique... voilà le résultat : on n'aura rien ! Faut savoir ce que l'on veut...

Commentaire n°8 posté par Moira377 le 23/11/2011 à 00h03

Mme Missir le dit: " le principal syndicat du premier degré est hostile  à la reconnaissance du directeur", donc acte. Le MEN va contourner l'obstacle sans bourse déliée ( ce qui arrange ses affaires d'ailleurs). Le pilotage des écoles se fera en externe ( cela ne coûtera que quelques primes pour les  IEN et principaux) , le quotidien sera toujours assuré par des dirlos nommés au décroché moi ça en cas de carence de volontaires.

Surprenant de voir le Snuipp tempêter contre un projet qu'il a lui-même initié en refusant tout dialogue sur le dossier de la direction d'école. Les premières " victimes" seront d'ailleurs les adjoints car nous, on a l'habitude des coups sur la tête.

Commentaire n°9 posté par merlin le 23/11/2011 à 00h17

@ Moira

Tu vas un peu vite en besogne, Pierrot. Surtout quand tu laisses entendre que le PS aurait changé de politique par rapport à ce qui est écrit dans cet article au sujet de la gouvernance.

Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Je voulais souligner que les choses changent vite en ce moment:

- la crise

- les candidats qui disent ne pas être tenu par les programmes de leur parti.

- la crise

Pour le PS, Hollande ce n'est pas Aubry, le programme de Hollande, qu'il dit vouloir ajuster au développement de la crise, prévoit toujours, par exemple, la réembauche de 60 000 postes... Ce que refusait Aubry(et Julliard).

 

Je voulais aussi souligner que si le PS est pour un statut spécifique du dirlo, il ne le dira pas comme ça pour des raisons stratégique parce qu'il veut passer par la négociation (en cela l'abstention aux dernières élections est mauvais signe) et que l'UMP s'est prononcé pour parce que des négociations il s'en fout et qu'il fera comme en 2007: il fera tout passer la première année, usera le ministre jusqu'à la corde et en changera pour terminer le mandat tranquilou en nous bassinant avec les uniformes et la morale...

Enfin, les 2 "experts" de l'émission disent bien ce que l'on dit depuis 10 ans:

On a beau tourner autour du pot, faudra bien un pilote de proximité.

 

Je ne pense donc pas que ce soit le "statut" qui pose problème, il y en aura un, mais de définir la "proximité", et la la crise jouera un rôle important. 

... Le dé tourne.

On remarque que Julliard pour le PS est plutôt sur un leadership pédagogique, alors que Grosperin est sur la structure administrative.

PS- Je connais 3 IEN qui demanderont la direction de grosses écoles et, c'est un secret pour personne, pas mal de CP se tournent vers des directions....

 

Commentaire n°10 posté par Pierrot Lombard le 23/11/2011 à 08h30

Non Merlin, tu mens ! Mme Missir n'a pas écrit ce que tu dis :
"Mme Missir le dit: " le principal syndicat du premier degré est hostile  à la reconnaissance du directeur", donc acte."
Je vais encore passer pour le vilain petit canard mais il faut rétablir la vérité. C'est d'autant plus facile que nous l'avons sous les yeux :
"Si vous en parlez au principal syndicat du 1er degré, je peux vous assurer qu’ils sont très très très hostiles à la mise en place d’un établissement public d’enseignement."
C'est quand même différent, non ? Alors pourquoi cett provocation inutile, Merlin ?

Commentaire n°11 posté par Gégé le 23/11/2011 à 09h13

Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire, Pierrot.
"si le PS est pour un statut spécifique du dirlo, il ne le dira pas comme ça pour des raisons stratégique parce qu'il veut passer par la négociation "
On est devant une vidéo dans laquelle Julliard explique clairement que ce n'est pas une priorité et il donne ses raisons, notamment budgétaires. Mais plutôt idéologiques (non à l'augmentation des pouvoirs du directeur). Et tu nous dis qu'en fait, il cache sa position qui serait favorable à l'octroi d'un statut...
Je ne sais pas ce qui te permet d'être affirmatif à ce point et presque plus royaliste que le roi.
Julliard est tout de même numéro 2 (derrière Peillon) de l'équipe de Hollande en charge des questions d'éducation. Et le projet de Hollande n'a pas été bouleversé par l'arrivée de Hollande, hormis sur la question des 60000 embauches en 5 ans. Comme cette mesure coûtera une fortune, tu penses bien que le reste (statut) passera aux oubliettes. Il faut bien faire des économies quelque part !
Ce qui me chagrine aussi par rapport à ce que tu dis, c'est : "il ne le dira pas comme ça pour des raisons stratégiqueil ne le dira pas comme ça pour des raisons stratégique".
L'élection présidentielle, c'est l'occasion de réfléchir aux idées essentielles avancées par les candidats, de s'approprier le débat... Or, tu nous dis que Julliard (donc Hollande) cacherait cette mesure (quitte même à dire le contraire) pour des raisons stratégiques... Non, je n'y crois pas un instant. On est là en présence d'idéologues, aussi bien à droite qu'à gauche. Ils ne connaissent pas grand chose des problèmes des dirlos. Et à vrai dire, ils ne s'en préoccupent pas vraiment. Ils ont d'autres priorités, comme dit Julliard. En l'occurrence, la mise en place de l'école du socle commun. En cela, gauche et droite se rejoignent pour mettre en place une nouvelle usine à gaz dont le premier effet sera de supprimer des postes de dirlos. Et le problème du statut sera réglé. 

Commentaire n°12 posté par Moira377 le 23/11/2011 à 09h41

Personnellement je lis dans ces pseudo-projets que nous infligent en ce moement les divers partis politiques le désir d'harponner le maximum d'électeurs tout en en fachant le moins. De partout ça ménage la chèvre et le chou. L' UMP fait semblant d'avoir des idées alors qu'elle n'est clairement motivée que par la haine d'un fonctionnariat qu'elle accuse de tous les maux sans réfléchir, le PS fait semblant d'avoir une vision alors qu'il pioche un peu partout pour essayer de maintenir debout un château branlant d'idées décousues.

 

Que l'UMP ait dans ses cartons le regroupement des petites écoles pour gérer le primaire de la même façon que le secondaire, c'est une évidence; ils ont toujours dit qu'ils n'avaient aucune idée de ce qui se passait en primaire, et l'insuccès de la plupart de leurs mesures -sauf les nationales- comme leur incapacité à en vérifier l'application en est une preuve. Que ce regroupement amène la création de CA, et donc d'un chef d'établissement, c'est une évidence aussi. D'où l'importance pour le GDID de peser sur le choix du président du CA pour que celui-ci soit un acteur local, et prioritairement un enseignant. Pour cela, je crois que nous pouvons compter sur nos alliés naturels, qui nous connaissent bien, que sont les Maires de nos communes.

 

Pour le PS, il s'agit d'abord de gagner les Présidentielles. Alors personne ne saura vraiment ce qu'il y a dans certains cartons car les ouvrir apporterait trop de frictions avec des syndicats qui se considèrent de gauche et n'admettraient pas que le PS puisse avoir envie de créer des établissement d'enseignement primaire. Le PS ne reconnaîtra donc pas que les directeurs d'école ont besoin d'un statut, quitte à le susurrer du bout des lèvres entre deux portes.

 

Encore faudrait-il que le PS n'ait pas une trouille bleue des syndicats comme ils l'ont toujours eue. Il faut se rappeler le nombre de fois qu'ils se sont dégonflés comme des baudruches, alors qu'ils avaient en main tous les atouts, parce que la fsu s'agitait. Je ne peux pas leur faire confiance pour ça: quand on est un trouillard...

 

Bref, inutile d'attendre quoi que ce soit dans les mois qui viennent, même pas une promesse. Je ne sais pas si c'est mieux ou plus mal. Entre ceux qui voudraient tenir l'école d'une main de fer quitte à la broyer et ceux qui louvoient pour ne fâcher personne...

Commentaire n°13 posté par Pascal Oudot le 23/11/2011 à 10h14

je crois que nous pouvons compter sur nos alliés naturels, qui nous connaissent bien, que sont les Maires de nos communes

Ouais... N'oublie pas que les maires les plus influents sont ceux des grandes villes. La plupart sont politisés et encartés et ils peuvent te dire un truc entre 2 portes chez toi et dire le contraire à Paris ou dans les congrès de leur parti. C'est classique en France. L'exemple le plus typique et qui est bien connu de tous les observateurs, c'est l'accroissement de la fonction publique territoriale. Les élus, à Paris, votent le dégraissage de la fonction publique d'Etat. Revenus dans leur ville, ils embauchent dans la fonction publique territoriale. Réélection oblige...
Pourquoi penser que ce serait différent sur le problème des écoles et des directeurs ?
Quant aux petits maires, ils comprennent mieux la situation de leurs concitoyens, ils les connaissent mieux, ils sont souvent plus sincères... MAIS ils ne pèsent pas dans les décisions prises à Paris. Alors les propos de Julliard susurrés entre deux portes... nuls et non avenus !

Commentaire n°14 posté par manu le 23/11/2011 à 10h36

Pour résumer : il faut se préparer à l'école du socle :

scolarité obligatoire 3/16ans avec LPC renseigné à la fin qui suivra l'individu durant toute sa vie complété par ses formation DIF ou autres ( l"école tout au long de sa vie )

2 chefs hiérarchiques : principal et IEN "spécifiquement gestionnaire école(s?) du socle" et évaluateurs des enseignants avec des référents directeurs locaux dans les écoles regroupées en établissement.

un pilotage internet qui ne fera que s'accentuer autour des évaluations rendues publiques et sur la base de contrats d'objectifs.

Ici le déménagemùent des services du rectorat est très signifiant du point de vue structure et gestion administrative : on regroupe sur le même lieu tous les IEN et les CP eux se retrouvent par spécialité dans le même bureau. Finies les équipes dites de circonscription, on va vers un pilotage par missions spécifiques. Au passage on pourra récupérer des postes puisque les missions ne seront plus localisées mais globalisées. Tu m'étonnes que dans ces conditions les CP lorgnent vers les directions d'école.

Et je rejoins Pascal , c'est une sacrée ironie de voir aujourd'hui les mêmes syndicats qui tapaient alors que ceux-ci  n'ont cessé de prévenir du danger et de demander  des conte propositions , les appeler à la grève. Désolé mais j'ai définitivement décroché de ces gens là. Pour moi ils sont dans le même sac au fond de la rivière avec le gnôme.

Commentaire n°15 posté par Gregoire le 23/11/2011 à 11h04

@ Moira,

Pascal dit mieux les choses que moi.

Le PS, qui envisage de changer le statut des enseignants ne donnera pas plus de bâtons pour se faire battre par ...la FSU.  Quelque soit son projet, il avancera prudemment. Je le regrette, comme je regrette la frilosité des syndicats réformistes, mais c'est comme ça. J'en prends acte comme "stratégie" politicienne.

Un programme présidentiel n'a pas à rentrer dans tous les détails, et avec la crise, à mon petit avis, chacun sortira 3, 4 mesures, pas plus.

Peillon dit vouloir mettre l'accent sur le Primaire, Julliard disait qu'il fallait plus d'autonomie (de pouvoir) aux équipes pédagogiques et il me semble bien que le dirlo est le "président" de cette  "équipe pédagogique". Donc... On n'échappera pas à une définition des missions du dirlo.

Et je suis assez d'accord pour dire comme Julliard, que ce n'est pas tant l'augmentation du pouvoir des dirlos qui est en jeu, mais la reconnaissance de leur rôle dans l'établissement, le lieu, qu'on appelle l'école. 

 

L'élection présidentielle, c'est l'occasion de réfléchir aux idées essentielles avancées par les candidats, de s'approprier le débat... 

Absolument!

C'est pourquoi on monte à Paris pour organiser Le Grand Conseil d'École: la DIRECTION À L'ORDRE DU JOUR, au salon Européen de l'Éducation, avec le SE, le SGEN, la FCPE, l'ANDEV, le SCENRAC et Avenir école.

Le but c'est de sortir un texte commun pour interpeller les candidats et les pousser à préciser leurs propositions sur l'école et leur directeur.

... Et nous devrions rencontrer les Maires sous peu, qui ne veulent pas d'une école du socle regrouant leur école sous l'autorité du collège.

 

Malheureusement, je crois que nos politiques soient plus dans la "stratégie" que dans l'idéologie. Ce qui me désole, c'est qu'ils nous disent que c'est économiquement que le statut aujourd'hui est difficile à envisager (ce qui reste à démontrer...) mais il y 10 ans, quand on le demandait?

Est-ce que nous serions dans la même situation si nous avions un statut?

Enfin, sur l'école du socle, il ne faut pas se leurer, c'est bien ça l'objectif. Et c'est cohérent. Mais il n'y a pas qu'une organisation de l'"école du socle", il ne faut pas le laisser croire, comme il n'y a pas qu'une seule façon d'écrire le statut du directeur, ni celui de l'établissement scolaire.

 

Commentaire n°16 posté par Pierrot Lombard le 23/11/2011 à 11h04

en réponse à Manu

Détrompes-toi. Le fonctionnement de l'AMF est particulier : 1 maire 1 voix donc dans ce cas là , les petites communes pèsent lourdement et c'est pourquoi  ce gvt est revenu en partie sur les suppressions de postes à la rentrée car cela grondait dans les campagnes. Le vote des sénatoriales en est l'illiustration. Je devais être aujourd'hui à Paris avec mon maire et je peux te dire que le sujet est très sensible.

Commentaire n°17 posté par Gregoire le 23/11/2011 à 11h11

les petites communes pèsent lourdement et c'est pourquoi  ce gvt est revenu en partie sur les suppressions de postes à la rentrée car cela grondait dans les campagnes

Je connais bien le problème, Grégoire, je suis adjoint au maire dans une petite bourgade de 1800 hab. C'est vrai qu'il y a une grogne dans les campagnes. Mais ce sont surtout les députés qui ont eu peur pour leur poste et qui ont fait changer le gouvernement. Il n'y a pas d'élection municipale en vue et de toute façon, les élus municipaux des petites communes ne sont pas tenus responsables de la politique nationale par leurs électeurs. Les députés, c'est autre chose. Et tu sais bien que des députés battus, c'est l'impossibilité de faire un gouvernement... Tu comprends qu'à Paris ça fait réfléchir...

Commentaire n°18 posté par manu le 23/11/2011 à 11h24

Quelle est la situation? Les parents, les IEN, le MEN, les communes, certains collègues, souhaitent avoir dans l'école un référent identifié et décisionnaire, le directeur.

Le principal syndicat du primaire est contre, les autres hésitent et ne se prononcent pas vraiment ( dans leur majorité).

Une association secoue le cocotier, regroupe un nombre non négligeable de dirlos et propose un statut original.

On peut alors se douter que ni le MEN, ni les politiques ne vont se bouger beaucoup pour réformer profondément le fonctionnement de l'école. On va faire au minimum et nous serons tous, adjoints et dirlos, les dindons de la farce. D'où le vent de panique qui souffle actuellement dans les grandes centrales syndicales car, contre toute attente ( et contre tout accord?), les lignes bougent rapidement avec les regroupements de circonscriptions, modification des inspections etc... la machine s'est mise en marche sans les syndicats et c'est la raison pour laquelle ils courent après le train.

Commentaire n°19 posté par merlin le 23/11/2011 à 14h05

les lignes bougent rapidement avec les regroupements de circonscriptions, modification des inspections

Dans les cartons aussi, une disparition à terme (plus ou moins long) des IA au profit d'une "IA régionale" : dans les départements ne subsisteraient que de bureaux avec quelques secrétaires gérant les affaires très courantes ! Si le conditionnel est de rigueur, il est vrai que des choses ont beaucoup muté en quelques temps ; dans certains rectorats, des services (Bourses, par ex) ont disparu et sont gérés par un autre rectorat...

Petit à petit, les oiseaux font leur nid...

Commentaire n°20 posté par henri le 23/11/2011 à 14h54

"le vent de panique qui souffle actuellement dans les grandes centrales syndicales car, contre toute attente ( et contre tout accord?), les lignes bougent rapidement avec les regroupements de circonscriptions, modification des inspections etc... la machine s'est mise en marche sans les syndicats et c'est la raison pour laquelle ils courent après le train"

On n'a pas la même vision des choses, Merlin... Vent de panique ? Ah bon ? Pas vu chez nous. Ni chez les autres d'ailleurs...
La machine s'est mise en marche... Quelle machine ? On en voit bien une, toujours la même, celle qui casse tout sur son passage : pouvoir d'achat, retraites, semaine scolaire, évaluation, suppression de postes... Une machine infernale !
Si tu veux nous aider à ralentir sa folle course, Merlin, rejoins-nous dans la grève le 15 décembre, tu feras oeuvre utile.

Commentaire n°21 posté par Gégé le 24/11/2011 à 17h03

Au-delà de mon billet précédent, dans lequel j'évoquais Pierre et Paul qui se disputent la même chemise (dorée), je reste fasciné par l'absence de réaction syndicale aux projets des divers partis. Je n'évoquerai même pas le comique des "journées d'action" de la fin décembre, qui me font hurler de rire, mais uniquement l'absence totale de tentative de discussion constructive avec les partis politiques dont certains représentants sont destinés à nous gouverner de 2012 à 2017. Je confirme ainsi la complicité active du monde syndical avec le démantellement de l'école depuis quelques années, et la manifeste volonté des centrales de ne surtout pas bouger le moindre orteil pour faire quoi que ce soit (quand on a une sinécure, on s'accroche des vingt doigts pour ne pas la lâcher). C'est assez stupéfiant que des gens qui ont tous gagné les dernières élections professionnelles soient à ce point amorphes ou plongés dans leur habitudes d'un autre temps ou ils passaient leurs vacances au bord de la Mer Noire. Epaté suis-je, mais pas étonné.

Commentaire n°22 posté par Pascal Oudot le 24/11/2011 à 17h43

Tiens, j'en remets une couche en tombant sur une m... une crotte émanant du conseil national du snu. Je cite, bien que ça m'écorche les mains sur le clavier:

 

"Le SNUipp-FSU ne s’inscrit pas dans la démarche émanant d’un collectif de directeurs d’école et relayée par d’autres syndicats. Effectivement s ’il y a une réelle difficulté engendrée par ces deux dossiers, le SNUipp ne lie pas l’un à l’autre.

Nous souhaitons plus de temps pour la direction d’école car les tâches se sont diversifiées et multipliées, tâches administratives, qu’internet au lieu de simplifier a démultipliées, réunions en tous genres, non prises en compte sur le temps de service, alors que la concertation n’a jamais été aussi indispensable tant avec les collectivités territoriales qu’en direction des parents d’élèves.

Nous rappelons l’action du SNUipp : « Je réponds quand j’ai le temps », qui n’est pas un refus de faire les tâches mais simplement une manière de dénoncer la surcharge de travail à laquelle les directeurs doivent faire face. Nous revendiquons plus de temps pour la direction d’école, des emplois statutaires et l’embauche de personnel formé d’aide aux directeurs d’école. Le deuxième axe est celui de l’aide personnalisée.

C’est une véritable préoccupation des équipes d’école. Le SNUipp a toujours dénoncé la politique qui consiste à enlever deux heures à tout le monde pour réinjecter deux heures au maximum à quelques uns dans une journée d’école déjà trop longue. Cette problématique concerne les professeurs des écoles dans leur ensemble et non les seuls directeurs.

Le SNUipp s’oppose à toute démarche tendant à opposer les directeurs à leurs collègues adjoints, et allant de fait vers la création d’un statut spécifique aux directeurs d’école, statut qui ne résoudrait en rien les difficultés réelles de l’exercice de direction."

 

Désinformation, mensonge, foutage de gueule! Où et quand le GDID s'opposerait-il aux adjoints? C'est quoi, la "direction d'école"? Manifestement pas une personne, mais certainement une vague entité. Et cette réclamation d' "emplois statutaires" pour des secrétaires que nous ne voulons pas est lamentable, scandaleuse! Quant à l'affirmation gratuit et non étayée qu'un statut ne résoudrait pas nos difficultés, elle rime à quoi? Bon j'arrête, cette littérature me donne envie de vomir. Que le snu ne s'étonne pas de me voir tomber à bras raccourcis sur leur permanent refus de regarder la réalité en face. Au fait, c'est qui, ce "collectif de directeurs"? Désolé, le GDID est une association, pas une vague émanation néo-trosko de la... gargl... fsu... beuarkkk! Ayé, j'ai vomi...

Commentaire n°23 posté par Pascal Oudot le 24/11/2011 à 20h56

" Je confirme ainsi la complicité active du monde syndical avec le démantellement de l'école "
Faut vraiment être aveuglé de haine anti-syndicale pour écrire de telle énormités.. C'est tellement excessif que ça en serait risible si ça ne venait pas d'un enseignant. Comme quoi, la bêtise est chose plutôt bien répandue y compris dans des milieux où on s'attendrait à trouver mesure et pondération !

Commentaire n°24 posté par Gégé le 24/11/2011 à 21h09

Oudot, tu as oublié une chose dite par le SNUipp :
"Lors de sa visite au salon de l’éducation ce jeudi 24 novembre, le ministre de l’éducation a annoncé des mesures de revalorisation des enseignants.

Pour les professeurs des écoles, elles consistent essentiellement à une augmentation d’environ 100 euros par mois en début de carrière et à une augmentation de 50 % de l’indemnité des directrices et directeurs d’école.

Par ces annonces, le ministre reconnaît que la question salariale reste, en France, sensible pour les enseignants dont les rémunérations restent très éloignées des standards internationaux, notamment dans le premier degré. Le SNUipp-FSU avait d’ailleurs écrit au ministre récemment à ce sujet en lui demandant d’apporter des réponses concrètes. Le ministre semble prendre également conscience du conflit ouvert sur la direction d’école ; il y apporte une première réponse en terme de reconnaissance financière. Pour autant, les sujets de mécontentement sont encore d’ actualité. La disparition de l’aide administrative, l’alourdissement de la charge de travail, le manque de temps de décharge, maintiennent la direction et le fonctionnement de l’école sous tension. A ce sujet, le SNUipp-FSU renouvelle son action « Je réponds si j’ai le temps » qui appelle les directrices et directeurs d’école à prioriser les multiples demandes du ministère : ce sont les élèves et les parents d’abord !

Les mesures annoncées ne sont donc pas des mesures de luxe mais de simples rattrapage tant le retard est important

Commentaire n°25 posté par Gégé le 24/11/2011 à 21h26

Au fait, Merlin, bien vu ton "vent de panique" dans les centrales. C'est vrai que ça commence à sérieusement sentir le roussi. Il faut avouer que le gouvernement ne fait pas dans la dentelle pour nous tomber dessus à grands coups de garcette. Alors, tu vois bien, Merlin, comment des syndicalistes incapables qui jamais n'ont été fichus de discuter de façon constructive pourraient-ils espérer réussir quoi que ce soit aujourd'hui? En fait, à part proposer une comique enième grève inutile que ces gens-là feront sur leur temps de décharge, ils sont parfaitement incapables d'avoir la moindre petite idée pour faciliter le travail des agents de terrain et améliorer un vécu quotidien qui devient catastrophique. Encore faudrait-il qu'ils en aient la moindre conscience. Donc, oui, j'apprécie ce vent de panique...

Commentaire n°26 posté par Pascal Oudot le 24/11/2011 à 21h37

Concernant géraldine, hors sujet et no comment !

Cependant on voit bien que dans les cabinets de direction de campagne, il n'y a pas véritablement de politique forte pour que l'on ait un statut. Ils bottent en touche et ne donnent aucune information qui pourrait aérer le 1er degré. C'est consternant !

Ils se refilent la patate chaude, et on demande de voter pour eux ? Je vois très mal un proviseur prendre la main sur une école primaire, déjà que les enseignants du 1er et du 2ème degré se bouffent entre eux... Et les IEN, encore moins, on ne peut pas piloter des écoles de circo comme cela. En fait nous serons des nouveaux EVS administratifs avec pour la plupart d'entres nous une classe à gérer ! Quelle misère !

Commentaire n°27 posté par hreip le 24/11/2011 à 21h37

Et puis, n'oublions jamais qu'il nous faut

 

UN STATUT POUR LES DIRECTEURS, TOUT DE SUITE, C'EST VITAL POUR L'ECOLE !

 

Merci de m'avoir lu.

Commentaire n°28 posté par Pascal Oudot le 24/11/2011 à 21h39

Tiens, au fait, je dois apporter une précision à tous ceux qui seraient parmi nous incapables de lire une déclaration ministérielle -s'il y en a, ce dont je doute en ce qui concerne les directeurs d'école qui suivent ce site, mais sait-on jamais, certains syndicalistes qui ne lisent que leur propre presse pourraient bien faire l'erreur . C'est bien la part VARIABLE de l'indemnité de direction qui est "revalorisée" -tu parles- de 50%.

 

Avec ça, je pourrai peut-être acheter un stylo...

Commentaire n°29 posté par Pascal Oudot le 24/11/2011 à 21h47

Le Snuipp parle beaucoup de la direction d'école mais quid de l'école? de son statut juridique? de qui la représente?

  L'école a changé, il lui faut un statut d'établissement afin de répondre à ses missions. Cela pose qu'on le veuille ou non le problème de sa représentation envers tous nos partenaires et donc la reconnaissance statutaire de celui ( ou celle) qui est en charge de "la direction".

Maintenant que le fait d'écrire cela implique que l'on veut opposer dirlos et adjoints relève de la polémique stérile et non argumentée.

Commentaire n°30 posté par merlin le 24/11/2011 à 23h17

"beuarkkk! Ayé, j'ai vomi..." nous a dit le sieur Oudot lorsqu'il a déversé sa bile sur le SNUipp. Comme d'habitude, faut-il le préciser...
Pris de maux de ventre, il a "omis" de retranscrire la suite du texte du SNUipp 29. Dommage... Je répare cet oubli fâcheux.

"Direction et Fonctionnement de l’école :
Le fonctionnement des équipes d’école est de plus en plus sous tension soumis à la la multiplication des injonctions et des nouvelles tâches sur des temps de plus en plus contraints.
Pour les directrices et directeurs d’école, s’ajoute le sentiment d’être les éléments d’une chaîne descendante, au détriment de la vie de l’école et de l’équipe. Les collègues se retrouvent de plus en plus confrontés à l’isolement dans l’exercice de leur fonction.
Les annonces gouvernementales de recrutement de 4000 CUI pour l’aide à la direction alors qu’elles ne couvraient pas tous les besoins n’ont pas été concrétisées sur le terrain.
Le SNUipp-FSU appelle les enseignants à poursuivre et amplifier l’action « Halte à la surcharge...Je réponds… quand j’ai le temps ».
Le SNUipp FSU organisera le 1er février 2012 un conseil national technique « Direction et Fonctionnement de l’Ecole »
Dans ce contexte, le SNUipp FSU réaffirme ses revendications en matière de temps de décharge, en matière de reconnaissance indiciaire de la fonction de direction, et d’une nécessaire clarification des missions et responsabilités et son exigence d’augmentation du temps de concertation pour tous les collègues. De nombreuses tâches de secrétariat administratif sont à exercer dans les écoles. Le SNUipp FSU exige la création d’un véritable métier d’aide à la direction et au fonctionnement d’école avec des emplois statutaires et pérennes de la fonction publique, avec une réelle carrière,(une grille indiciaire, des droits et une réelle formation).

Commentaire n°31 posté par Gégé le 25/11/2011 à 09h26

Vous ne sentez pas comme une mauvaise odeur?

...

Quelqu'un peut ouvrir la fenêtre?

Commentaire n°32 posté par Pascal Oudot le 25/11/2011 à 12h46

Info de portée générale

Indemnité de " garantie individuelle de pouvoir d’achat "

Vous trouverez ci-dessous les modalités de calcul de cette indemnité ’’GIPA ’’ pour l’année 2011.

Le SNUipp et la FSU ont contesté ce dispositif. La mise en place d’un tel mécanisme revient à accepter l’idée que les mesures concernant la valeur du point d’indice dans la fonction publique et les déroulements de carrière ne sont plus à eux seuls suffisants pour garantir le maintien du pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Cette indemnité étant déterminée par le traitement indiciaire, de nombreux instituteurs devenus PE en sont exclus. Le SNUipp a dénoncé cette démarche scandaleuse et a demandé que tous les personnels ayant effectivement perdu du pouvoir d’achat puissent bénéficier de cette mesure, tant qu’une autre plus égalitaire ne serait pas définie.

La garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) concerne tous les fonctionnaires titulaires civils des trois fonctions publiques et les agents non titulaires employés de manière continue.

Le mécanisme de la GIPA repose sur une comparaison entre l’évolution du traitement indiciaire brut détenu sur une période référence de quatre ans et celle de l’indice des prix à la consommation (hors tabac). Si le traitement indiciaire brut perçu au terme de la période de 4 ans a évolué moins vite que l’inflation, une indemnité de perte de pouvoir d’achat est versée. C’est donc le cas si aucune promotion d’échelon n’est intervenue pendant cette période.


Pour 2011, la période de référence de 4 ans est fixée du 31 décembre 2006 au 31 décembre 2010
et l’inflation retenue sur cette période est de 5,9 %. La valeur moyenne du point d’indice était de 53,8453 € en 2006 et de 55,4253 € en 2010.

Le montant de l’indemnité se calcule donc ainsi :

GIPA = 53,8453 * indice au 31/12/2006 X (1 + 5,9) - 55,4253 * indice au 31/12/2010.

Exemple 1

Instituteur au 11ème échelon depuis le 1er septembre 2006 (indice 515). Le calcul donne :

GIPA = 53,8453 * 515 X (1 + 0,059) - 55,4253 * 515 = 822,39 €.

L’indemnité est de 822,39 €.

Exemple 2

PE au 8ème échelon (indice 531) au 1er septembre 2006, promu au 9ème échelon à l’ancienneté au 1er mars 2011 ; au 31/12/2010, ce collègue est donc toujours au 8ème échelon :

GIPA = 53,8453 * 531 X (1 + 0,059) - 55,4253 * 531 = 847,94 €.

L’indemnité est de 847,94 €.

Exemple 3

PE au 8ème échelon (indice 531) au 1er septembre 2006, promu au 9ème échelon (indice 567) au choix au 1er septembre 2010 ; au 31/12/2010, ce collègue est donc au 9ème échelon :

GIPA = 53,8453 * 531 X (1 + 0,059) - 55,4253 * 567 = - 1147,37 €.

Le résultat est négatif, donc pas d’indemnité.

Pour les collègues à temps partiel

le montant de la garantie est attribué à hauteur de la quotité travaillée au 31 décembre 2010.

Exclusion du bénéfice de la GIPA

les collègues en poste à l’étranger au 31 décembre 2010.

Commentaire n°33 posté par Dedel le 25/11/2011 à 15h27

C'est bientôt Noël, le Snuipp demande du temps de décharge, etc... pour LA direction d'école, des emplois statutaires de secrétariat...super, on aura donc dans les écoles des secrétaires à plein temps qui pourront passer leurs journées à se faire les ongles ( pardon mesdames c'est juste pour la démo) pendant que le directeur ( ou la directrice) à temps très partiel cavalera dérrière ses 30 ou 35 gamins déchainés et sera donc dans l'impossibilité de coordonner quoi que ce soit pour sa dévouée secrétaire qui pourra le regarder bosser dans sa classe.

Je n'ai pas l'impression que le Snuipp prenne le problème par le bon bout.

Commentaire n°34 posté par merlin le 25/11/2011 à 17h06

Je suis frappé par une chose (aïe!), c'est comment à chaque article de ce site la discussion finit invariablement autour des faillites du snu. C'est assez étonnant. Que réclament les auteurs de ce blog, que réclamai-je moi-même, que réclame le GDID? Un statut pour les directeurs d'école, purement et simplement, pour que soit reconnu notre travail et notre investissement autrement qu'avec des clopinettes ou les bons voeux de nos chers camarades syndicalistes professionnels; un statut pour pouvoir effectuer notre métier de directeur avec sérénité et avec les armes qui nous y sont nécessaires; un statut pour que nous soyons à même de tout faire pour que certains de nos élèves ne restent pas au bord du chemin.

 

Que constatons-nous? Plusieurs syndicats nous accompagnent, avec leurs singularités. Tant mieux, et merci. Certains, comme FO, ne veulent pas nous suivre, et nous l'ont fait connaître avec politesse et clarté. Merci à eux, bien que ce soit dommage.

 

Et puis il reste le snu...

 

Et je sais pourquoi invariablement toute discussion finit autour de ce syndicat qui nous ignore. Je ne parle pas évidemment des interventions ridicules du cuistre de service, ni des publicités syndicales balancées avec allégresse par d'autres -mais ces dernières sont de bonne guerre. Non, tout tourne autour parce que d'une façon ou d'une autre, quelle que soit la façon dont on prend le problème, le snu est manifestement aujourd'hui l'obstacle majeur à l'évolution de l'école française, un point mort effarant d'incompréhension, de paternalisme, de condescendance et d'ignorance. Et comme nous autres directeurs en avons assez de cet état de fait, alors nous secouons quotidiennement le cocotier, nous titillons la bête, nous jouons les mouches du coche, les grains de sable de la machine, la petite bête qui pique et qui démange... Continuons, mes amis, continuons, ne lâchons rien, nous finirons par être entendus, c'est une évidence.

 

UN STATUT POUR LES DIRECTEURS, TOUT DE SUITE, C'est VITAL POUR L'ECOLE !

Commentaire n°35 posté par Pascal Oudot le 25/11/2011 à 17h58

C'est vrai, vous finissez toujours par vous intéresser au SNUipp... Que dis-je, vous finissez... Vous commencez très vite par ne plus avoir que cette obsession...  
Mais ne vous sentez pas obligés de toujours vous raccrocher à nous, un peu comme si vous n'aviez pas d'arguments à échanger...
Allez... sans rancune, chers collègues, on est tous dans la même galère. Et on n'est jamais trop nombreux pour trouver une solution. Dans l'immédiat, la priorité, c'est la défense de l'école qui est torpillée par le gouvernement. On est tous d'accord sur le constat, alors unissons nos efforts pour résister !

Commentaire n°36 posté par Gégé le 25/11/2011 à 22h09

Continuons, mes amis, continuons, ne lâchons rien, nous finirons par être entendus, c'est une évidence.

Oui Pascal, c'est exactement ce qui se passe et la campagne parisienne du GDiD cette semaine le démontre.

Alain Rei invité au congrès de Maire...

article AEF:

Il (Luc Chatel) répond à l'intervention d'Alain Rei, directeur d'école et président du GDID (groupement de défense des idées des directeurs), pour lequel « le pilotage d'école est en grande difficulté, car les directeurs n'existent pas juridiquement, ils ont du mal à faire vivre leur école ». Il interroge alors le ministre : « À quand une vraie réflexion autour du pilotage de nos écoles ? Autour des moyens de gestion, de formations et des compétences qu'on leur accorde ? » 

...

Jeudi, Au salon Européen de l'Éducation,

• rencontre avec l'Autonome de Solidarté et accord pour se voir avec leur avocat-conseil (ils font le même constat que nous sur l'augmentation des "litiges" concernant les directeurs) pour envisager une "journée formation" sur le niveau de nos responsabilités et les risques propres à notre métier.

Grand Conseil d'École: la Direction à l'ordre du jour.

Débat de très haut niveau où les pistes pour l'évolution de l'école et la création du métier de directeur ont été proposées loin des clichés et des slogans racoleurs dont certains nous abreuvent. 

Hier, au Ministère:

Alain et moi sommes revenus sur la réponse du ministre qu'il avait fait à Alain au congrès des Maires:

« Être directeur d'une école de trois classes ou de dix-huit classes, ce n'est pas le même métier, pas le même rôle d'animateur pédagogique ».

  > Oui c'est le même métier, ce n'est pas la même façon de l'exercer mais c'est bien le même métier, il faut différencier "le corpus de compétences" à mettre en oeuvre pour être directeur et les moyens qui eux dépendent du lieux.

> Sur l'Aide Personnalisée.

Nous avons précisé notre position, purement professionnelle, en défendant l'idée que le pilotage du système, le nombre d'élèves concernés et le travail d'équipe peuvent faire que le directeur ne soit pas en face à face devant les élèves pendant ses heures de services.

Le cabinet du Ministre en convient. S'il n'écrira pas de circulaire qui puisse mettre en cause le système de l'AP, il donne consigne aux Inspecteurs de la plus grande bienveillance:

> Un IEN ne pourra pas s'opposer à une organisation émanant du CM que au motif  le directeur ne fait pas (toute ou en partie) ses heures de face à face si TOUS les élèves sont pris en soutien.

On pourra même faire remonter si problèmes.

 

• Et avant de rentrer dans notre sud, interview par une journaliste de l'AEF. 

On fera connaître ses articles...

Oui, Pascal, on avance, et de façon cohérente et collégiale.... NOUS!

 

 

Commentaire n°37 posté par Pierrot Lombard le 26/11/2011 à 10h20

@géraldine, Kommissar Politik : hors sujet et no comment !

Et bien, continuons à nous battre, à nous faire entendre, à marteler, à diffuser pour qu'enfin on ait un statut spécifique à notre métier (et non à notre fonction ou notre mission).

Cependant, l'antenne syndicale majoritaire ne nous reconnaît pas. Très bien faisons sans !

De toute façon elle a démontré depuis des années son immobilisme stalinien, incapable de proposer des solutions, des réformes ou de faire avancer positivement les dossiers.

Alors, oui, je pense sincèrement qu'elle est aussi responsable du démantèlement de l'école.

Le GDID avance, propose, débat. C'est un vrai leçon de démocratie !

Commentaire n°38 posté par hreip le 26/11/2011 à 11h45

'C'est un vrai leçon de démocratie !'
LES syndicats en général n'ont pas de leçon de démocratie à recevoir de toi, d'Oudot  ou d'autres ici. Les débats existent sur le terrain. La vraie difficulté est d'avoir ce mur gouvernemental qui n'écoute rien  en face et je pense que si les syndicats sont globalement d'accord sur une position du type de statut GDID, ils ont peur d'ouvrir la boîte de Pandore et de se retrouver avec un gros paquet EPEP et un super directeur à leur tête qui ne seraient d'ailleurs  peut-être même pas enseignant. D'ailleurs si vous échangez avec vos collègues sur ce sujet, ce sont à peu près les mêmes conclusions. Par ailleurs le message gdid n'a pas non plus toujours été limpide, tiraillé qu'il est par une partie de ses membres qui, quel que soit le prix à payer, ne se voit qu'en chef. Cela doit-il empêcher toute réfexion? Certainement pas et là il faut reconnaître  les syndicats ont mis du temps à  saisir l'ampleur du problème.

Commentaire n°39 posté par Densi le 26/11/2011 à 14h03

Il interroge alors le ministre : « À quand une vraie réflexion autour du pilotage de nos écoles ? Autour des moyens de gestion, de formations et des compétences qu'on leur accorde ? ».

Rebelote le lendemain au Salon de l'Education où le Ministre reconnaît notre président.

Une petite video, ça vous dit?

http://www.youtube.com/watch?v=kaLeue5qxrw

Commentaire n°40 posté par Ernest ;-) le 26/11/2011 à 14h58

Par ailleurs le message gdid n'a pas non plus toujours été limpide, tiraillé qu'il est par une partie de ses membres qui, quel que soit le prix à payer, ne se voit qu'en chef.

... Sincèrement, je ne vois pas ce qui te permet de dire cela.

Ce qui est vrai, c'est que dans l'EN, la conception très verticale de l'exercice du pouvoir, et donc de la définition de ce que doit être un chef, a trop longtemps empêché de définir la pratique d'une direction plus horizontale.

Avoir du pouvoir ce n'est pas avoir le pouvoir, et on peut tranquillment parler de la notion de chef d'équipe, chef d'établissement, au nom même du travail en équipe, du tavail collégial, sans se voir renvoyer chaque fois à la caricature.

Qu'il soit exclusivement manuel jusqu'à purement intellectuel, derrière chaque travail produit en équipe il y a un projet et un chef d'équipe avec des prérogatives propres.

Dans l'EN, après avoir donné corps à des concepts essentiels, comme les mutuelles, on les vide de leur sens: le projet d'école, l'autonomie, l'établissement, le travail d'équipe.

... Tout est exploité de façon binaire et racoleuse.

Si on pose comme axiome que la solution à nos problèmes passe

• soit par le statu quo en revendiquant plus de moyens pour en fait ÊTRE plus dirlo qu'enseigant devant sa classe et que l'on nous refuse depuis 20 ans...

• soit par un statut de chef d'établissement type collège

...ben une majorité se positionnera pour le chef d'établissement.

Mais voilà, le statu quo est moribond et il nous fait payer chèrement sa mort lente, et l'on ne se dirige pas vers une collégialisation du primaire.  

Confronter des projets c'est prendre des risques. 

C'est l'imagination qui doit être mise en oeuvre, pas l'anathème.

Et je comprends tout à fait qu'à force d'être pris pour des truffes par certains l'on puisse se dire prêt à assumer la position de chef afin de  démontrer aux fossoyeurs que l'on n'est pas les petits caporaux avident de pouvoirs qu'ils décrivent en fréquentant les couloirs du pouvoir.

Commentaire n°41 posté par Pierrot Lombard le 26/11/2011 à 15h09

Je suis d'accord avec Densi quand il dit "La vraie difficulté est d'avoir ce mur gouvernemental qui n'écoute rien".
Cest loin d'être la première fois que vous êtes reçus au Ministère, il me semble. Chaque fois on vous a bien reçus, bien écouté et bien compris, je suppose. Mais après, quelles ont été les retombées ?
Cette fois encore, sur l'AP, Pierrot, tu écris : "Le cabinet du Ministre en convient. S'il n'écrira pas de circulaire qui puisse mettre en cause le système de l'AP, il donne consigne aux Inspecteurs de la plus grande bienveillance"
S'il en convient, et ce ne serait qu'un minimum de justice, pourquoi ne veut-il pas l'imposer ? Pourquoi ? Je ne sais pas ce qu'en pensent les collègues, mais pour moi, ce n'est pas une réponse satisfaisante. Parce qu'on sait bien que c'est la porte ouverte à tous les cas de figure et à tous les litiges. Et il fera quoi, le représentant du cabinet si un IEN s'y oppose ? Il tapera sur les doigts de l'IEN ?
Sans compter Pierrot que tu peux avoir des collègues adjoints qui ne s'entendent pas avec leur dirlo et qui refusent de l'acter en CM.
On risque d'aboutir dans pas mal d'écoles à un renoncement du dirlo de faire cette proposition aux adjoints, de crainte d'essuyer un refus de ses collègues.
Je considère que c'est le type même de réponses alambiquées "je vous comprends mais arrangez-vous avec vos collègues". Au final, ça ne fait pas avancer le schmilblick.
Idem pour la question posée par Alain Rei. Question pleine de bon sens mais quelle réponse du ministre ? Il ne suffit pas de répondre avec un sourire par une phrase oubliée dans les 5 minutes. Faut passer aux actes.
Je crois que vous êtes bien placés pour savoir que les paroles s'envolent... Toutes celles que vous avez déjà entendues et qui sont restées lettre morte.
Tant qu'on n'aura pas les syndicats avec nous, j'ai bien peur qu'on en reste au stade des promesses suivies de lendemains qui déchantent.

Commentaire n°42 posté par Moira377 le 26/11/2011 à 17h04

La spécificité du Gdid c'est qu'il a été le seul ( et depuis) longtemps, à se pencher sur les problèmes des directeurs en proposant un projet détaillé de ce que pourrait être notre futur statut.

  Loin de le vouloir figé dans le marbre, le Gdid a insisté auprès des syndicats pour en débattre. Je pense que tout directeur en poste depuis quelques années à la tête d'une école de plus de 6 classes ne peut que se dire que ce projet de statut améliorerait son quotidien ( faut penser à soi de temps en temps) mais aussi le fonctionnement de son école.

Pas mal pour une Association de bénévoles. J'en connais des pros de la revendication qui grenouillent encore dans le flou et l'à peu près!

Commentaire n°43 posté par merlin le 26/11/2011 à 17h11

@ Moira,

Nous sommes une association pas un syndicat, et il n'y a aucun cri de victoire dans mon post précédent. Je n'y disais pas "on a gagné", mais "on avance".

Que le gvt est sourdingue, qui a dit le contraire? et alors, on fait quoi?

Si on ne va pas discuter, on interpelle pas, on se contente d'écrire sur des forums, c'est mieux?

Sur l'AP, le problème c'est que le SNUipp demande la suppression pure et simple de la mesure (et c'est son droit) et que le GVT ne veut pas donner un signe de recul sur lequel ce syndcat pourrait s'appuyer pour en exiger le retrait... 

Le problème majeur de notre dossier, et l'article le montre bien, c'est qu'il est très connoter idéologiquement, et que la moindre mesure relève du symbole. 

Maintenant tu as raison, le dirlo, qui organise les services après avis du CM (et pas après un vote du CM) devra assumer son rôle de dirlo, et ce n'est pas toujours facile, et nous aurions préféré un texte... En tant qu'association pro. nous avons obtenu qu'un IEN ne pourra pas refuser une organisation au titre du retrait du face à face devant les élèves du dirlo. Et oui, le ministère est prêt à "taper sur les doigts" des IEN récalcitrants. 

Et les syndicats ils ont obtenu quoi?

Les retraites? le gel des salires? la suppression des postes? 

Donc pourquoi serions-nous plus efficaces avec eux?

Mais nous ne sommes pas seuls, loin de là. Sur les 3 principaux syndicats 2 sont avec nous, la fcpe et avec nous, l'ANDEV est avec nous... Est-ce que c'est de la génération spontanée?

Non, ila fallu discuter, ferrailler, convaincre. Les pas sont petits. C'est vrai, mais vaut-il mieux rester sur place?

 

 

Commentaire n°44 posté par Pierrot Lombard le 26/11/2011 à 18h23

Densi a écrit que "les syndicats ont mis du temps à  saisir l'ampleur du problème." S'ils le font aujourd'hui, est-ce que ce n'est pas grâce au GDID? J'en suis persuadé, c'est bien pour ça que je j'y suis rentré, c'est aussi pour ça que je râle ici quotidiennement, que j'y engueule le syndicat majoritaire qui refuse de seulement nous nommer -"un collectif de directeurs d'école"!- comme si nous avions la peste, alors que nous sommes plusieurs milliers jour après jour sur le terrain. C'est pour ça qu'il ne faut rien lâcher, parce que nous serons obligatoirement entendus un jour à condition de dire et redire et re-redire, et d'autant plus si nous ne voulons pas que ça nous tombe sur le coin de la gueule à des conditions que nous n'aurons pas choisies et qui nous laisseront à part. Je suis aussi persuadé que c'est cette dernière solution qui conviendrait le mieux au snu, afin de pouvoir se poser une fois de plus en victime et "continuer la lutte", puisqu'ils ne savent faire que ça au lieu de tenter d'être constructifs. Je vois encore une raison supplémentaire pour ne pas lâcher le morceau, c'est que qui que soit celui qui deviendra président de la République l'année prochaine, il ne pourra pas nous ignorer totalement. Pour ça, le GDID doit être rejoint par tous ceux qui ne se satisfont pas de la situation actuelle (20€ de cotisation, ça peut se trouver), le GDID doit être présent partout, la voix des directeurs d'école doit se faire entendre partout, internet, journaux, salons, conférences, réunions diverses, au lieu de laisser la place à Sihr et ses sbires qui parlent à notre place dans les médias d'une façon qui ne nous convient pas. Mettre en doute l'intérêt du GDID, ça sert à quoi? Tu préfères te laisser bouffer? Pas moi. Et même si je dois claquer sans voir le bout, même si je dois rester au bord du chemin, au moins je me serai impliqué pour qu'à l'avenir les directeurs d'école ne soient plus dans cette lamentable situation qui convient si bien au snu et à ses affidés. Alors merci le GDID, merci Alain Rey, merci Pierre Lombard, merci Patrick, merci Samuel, et tous les autres que je nommerai pas mais qui sauront se reconnaître.

Commentaire n°45 posté par Pascal Oudot le 26/11/2011 à 18h32

Et j'oubliais: merci Directeurs en lutte pour cette tribune irremplaçable.

Commentaire n°46 posté par Pascal Oudot le 26/11/2011 à 18h34

Il est vrai que confronté depuis des années au mur gouvernemental comme syndical, la désespérance des dirlos peut les conduire, ici ou là, à la radicalisation. Se dire qu'après tout puisque rien n'est possible pourquoi pas surfer avec ceux qui explicitent un projet : le chef hiérarchique ( UMP et FN ) en se disant c'est  mieux que le statu quo. Il ne faut pas désespérer Billancourt disait-on.

Même au delà, l'impasse dans laquelle se trouve  l'école (conséquence il est vrai d'un dynamitage en règle depuis 2007 ) crée une attente anxiogène pour tous: on ne peut rester en l'état mais on a peur du changement car jusqu'alors il s'est traduit par une dégradation des conditions de travail. Et comme on reçoit un message implicite de la part du plus gros syndicat comme quoi tout commencement de débat conduirait inéluctablement à la  caporalisation, on se retrouve avec des collègues qui mal informés ou plutôt à charge, rejettent le débat.

La période est difficile : recomposition idéologique syndicale( mais que dit le SE on ne l'entend pas ) , clivage caricatural du discours politique induit par l'élection présidentielle et prudence du PS qui n'oublie pas la défection des enseignants en 2001. On piétine.

Seul le GDID poursuit sa route avec ses moyens mais sans l'appui d'un syndicat cela reste du lobbying . Bravo à eux .

Commentaire n°47 posté par Grégoire le 26/11/2011 à 18h37

Pierrot, mon commentaire n'était aucunement une critique de ton action et de celle de tes collègues. Je ne voudrais pas que tu le prennes pour ce que ça n'est pas. Je salue ton opiniâtreté et ton optimisme.
Ceci dit, je pense qu'on peut discuter entre nous. Tu écris :
"nous ne sommes pas seuls, loin de là. Sur les 3 principaux syndicats 2 sont avec nous, la fcpe et avec nous, l'ANDEV est avec nous...".
Mais comme dit Grégoire, le SE on ne l'entend pas. C'est un discours qui laisse sceptique. Beaucoup de langue de bois dans leurs écrits. Ils nous comprennent, c'est sûr. Mais le ministre aussi. Et après ?
Tu parles de la FCPE. Certes. Mais que pèse cette association ? Je ne pense pas que c'est la FCPE ou l'ANDEV qui peuvent nous donner du poids face au gouvernement. Je persiste à penser que ce serait plus facile si l'ensemble des principaux syndicats étaient avec nous ou même si les deux dont tu parles étaient plus actifs et manifestaient une vraie volonté de nous soutenir. A les entendre ou les lire, ça n'est pas le sentiment qui se dégage...

Commentaire n°48 posté par Moira377 le 26/11/2011 à 19h09

Te bille pas Moira, je comprends bien que la lenteur avec laquelle les choses avancent désespère, et que je ne ressens pas cette lenteur de la même façon par ce que d'une manière provilégiée (et dont je ne remercierais jamais assez les dirlettes et les dirlos du GDiD) j'ai des infos en direct.

Voilà un extrait de l'article de l'AEF paru sur le Grand Conseil d'École (pas le droit de le publier en entier...)

...

« L'objectif de cette réunion est de constituer un échange pour interpeller les candidats à la présidentielle et remettre le premier degré au centre de la réflexion politique. Quels choix politiques doit-on faire ? La question des moyens arrive derrière, et il est dramatique aujourd'hui que l'on mette les choses à l'envers », déplore Alain Rei. 

De son côté, Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, interroge : « La structure de l'école telle que nous la connaissons depuis plus de 100 ans est-elle adaptée aux enjeux de l'école [de demain] ? Ce n'est sans doute plus le cas ». Afin « d'améliorer le fonctionnement de l'école, sans doute faut-il aller vers un établissement plus autonome qu'il ne l'est actuellement, avec un conseil d'administration et un métier de directeur identifié. » Cependant, note le secrétaire général du SE, « il y a une très grande diversité dans notre école, certaines ont une classe unique, d'autres vingt classes, et 60 % de nos écoles ont moins de quatre classes. »  Aussi, « on ne peut pas traiter cette question de la même manière partout ». 

De même, pour Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, « nous sommes à la croisée des chemins, devant des évolutions telles que le socle commun, les partenariats avec l'ensemble des acteurs éducatifs, etc. Des débats ont lieu autour des rythmes scolaires, le temps de travail des enseignants, etc. L'école aujourd'hui est mal outillée pour faire face à ces évolutions. » 

« PILOTAGE DE PROXIMITÉ » 

Concernant le primaire, Patrick Roumagnac, secrétaire général du Si.en-Unsa estime que « l'école a besoin d'un pilotage de proximité. Ce pilotage ne peut être assuré par les inspecteurs. Ce n'est pas leur mission, c'est illusoire, et impossible. Les inspecteurs sont là pour aider les équipes à développer des projets, à trouver des points d'intersection entre les préoccupations des parents d'élèves et les enseignants. Ce que l'on voudrait dire, c'est que de bonnes solutions, il en existe », notamment avec « le socle commun » qui permet de « créer une liaison entre premier et second degré ». La « rupture » qui existe entre ces deux degrés est « calamiteuse pour bon nombre d'élèves, elle les conduit à l'échec au collège, et à l'exclusion », déplore-t-il. 

...

Nous publierons un verbatim où l'on retrouvera des choses encore plus précises dites par les responsables nationaux des organisations présentes à cette table ronde. 

Commentaire n°49 posté par Pierrot Lombard le 26/11/2011 à 19h33

"Cette fois encore, sur l'AP, Pierrot, tu écris : "Le cabinet du Ministre en convient. S'il n'écrira pas de circulaire qui puisse mettre en cause le système de l'AP, il donne consigne aux Inspecteurs de la plus grande bienveillance"
S'il en convient, et ce ne serait qu'un minimum de justice, pourquoi ne veut-il pas l'imposer ? Pourquoi ? Je ne sais pas ce qu'en pensent les collègues, mais pour moi, ce n'est pas une réponse satisfaisante. "

Comme Moira, Je ne comprends pas.. Si il est d'accord pourquoi une consigne de "bienveillance" qui n'engage que ceux qui y croient? Les EMF, les T1,T2 sont dispensés de toute ou partie de l'AP pour des raisons diverses. La connotation, l'opposition syndicale qui pourrait utiliser... Ca sent pas un peu l'écran de fumée? Tu dis toi même que les syndicats n'ont rien gagné ... Retraite, salaires, postes... Pourtant les thèmes étaient plus fédérateurs et la "pression" supposée sur le gvt, plus forte.. Alors cette mesurette qui donnerait des "armes" aux syndicats pour contrer l'AP.. Bof..

Désolé, j'ai beau faire un effort.. J'y crois pas

che

Commentaire n°50 posté par che le 28/11/2011 à 18h36

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