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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

14

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 21:54

 

 

Au-delà des promesses alléchantes des divers candidats à la présidentielle, quelle est la réalité du message délivré par les hommes d’appareil qui seront probablement en charge de l’éducation nationale en cas de victoire de leur chef de file ?

Intéressons-nous plus particulièrement au statut de l’école et de son directeur. A ce titre, il n’est pas inutile de relire le verbatim du débat diffusé par le site « aufeminin.com » en juillet 2011, réunissant autour de Karim Amellal, Daniel Laurent professeur des Universités et conseiller spécial de l’Institut Montaigne, Jacques Grosperrin député UMP membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, Bruno Julliard Secrétaire national du PS en charge de l’éducation et Marie-Caroline Missir rédacteur en chef « Education » à l’AEF.

 

Karim Amellal - « Vous faites des propositions qui consistent à accroître les pouvoirs du directeur d’école… Vous dîtes dans votre rapport que le directeur d’école n’a ni les moyens ni les pouvoirs alors qu’il a plus de responsabilités…

 

Daniel Laurent - Notre approche n’est pas idéologique. Simplement, si l’on met en place tout ce que l’on a évoqué, en particulier l’organisation par cycles, il est clair qu’il faut un directeur d’école qui ait une certaine autonomie à la fois vis-à-vis de l’administration et vis-à-vis de ses collègues. Christian Forestier qui a travaillé avec nous, qui est quand même une éminence grise au sein de l’Education nationale, nous disait « l’école primaire, c’est un trou noir, on ne sait pas ce qui s’y passe » quand il était directeur de cabinet de Jack Lang.

Il y a des programmes nationaux, l’enseignement du calcul ou du français, ça peut varier du simple au double dans la semaine, en fonction des écoles et de l’enseignant… Il y a des propositions qui ont été votées par le Parlement mais les décrets n’ont jamais été publiés pour faire l’expérimentation d’établissements publics locaux d’enseignement de telle sorte qu’on aille plus loin.

 

Karim Amellal - M. Grosperrin, qu’est-ce que vous pensez à l’UMP de doter le directeur d’école d’un véritable statut ?

 

Jacques Grosperrin - Je crois qu’il y a une difficulté, c’est vrai à ce jour, il n’y a pas de supérieur hiérarchique parce que la culture du professeur des écoles ne le souhaite pas… Oui, il y a des inspecteurs mais la difficulté actuellement c’est une difficulté financière. Faut pas se cacher les yeux, à partir du moment où il y a 55 000 écoles en France dont ¾ qui ont moins de 4 classes, qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on met un directeur d’école dans chaque école ?

 

Karim Amellal Vous y seriez favorable ?

 

Jacques Grosperrin Moi, je crois qu’il y a différentes solutions qu’on peut imaginer. Moi, je serais plutôt pour l’école du socle commun. Je pense qu’il est plus intéressant de mettre en place un établissement scolaire comme un collège et de relier les écoles primaires qui sont avoisinantes à ce collège pour faire en sorte qu’il y ait une véritable synergie qui se mette en place. Si on met en place un véritable directeur d’école dans chaque école, on va arriver à l’échec de ces écoles du socle commun. Il serait plus fondamental qu’il y ait un seul chef d’établissement et que ces écoles soient pilotées par un IEN pour faire en sorte que la liaison entre la 6ème et le CM2 soit plus efficace.

 

Karim Amellal - …pilotées par un IEN. Cela dit, il a 1300 IEN pour 300 000 enseignants…

 

Jacques Grosperrin Oui mais il faut redéfinir leurs tâches, peut-être en recruter d’autres mais il est évident qu’à ce jour il y a un véritable trou noir au sein des écoles primaires. Il faut faire attention et ne pas être démagogique avec ça, sinon on met en place un véritable directeur dans chaque école, ça aura un coût fabuleux que les finances publiques ne pourront pas assumer. Et puis ça ira dans une situation contraire à cette liaison du cycle obligatoire du CP à la fin de la 3ème, ce qui me semble l’entité administrative la plus intéressante pour la réussite de nos élèves.

 

Bruno Julliard - Pour être très direct, je ne crois pas que la question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement économique.

En revanche, il y a 3 sujets qui doivent être traités dans la gouvernance :

-       Accorder plus de pouvoir d’agir aux équipes éducatives, aux enseignants dans les écoles primaires, quand on met en place la politique des cycles ; ça veut dire qu’il faut qu’on ait des enseignants qui soient en capacité d’avoir cette autonomie pédagogique.

-       Ensuite, il faut améliorer l’accompagnement des projets éducatifs dans les écoles et ça demande une réforme importante de l’administration et notamment des inspections d’académie. Ça passe par une réorientation du travail des inspecteurs pas en nombre suffisant et aujourd’hui pas formés pour ça.

-       Et puis le dernier élément, je partage ce que vous avez dit, c’est accroître les liens entre l’école primaire et le collège.

 

Karim Amellal Marie-Caroline Missir, sur les directeurs d’école, les IEN… ?

 

Marie-Caroline Missir - De ce qui vient d’être dit, on voit très bien que nos interlocuteurs tournent autour d’une notion qui est celle de l’autonomie du pilotage, mais ils n’en parlent pas du tout de la même manière parce qu’ils ne la conçoivent pas de la même manière.

D’un côté, les établissements publics d’enseignement, le renforcement du pouvoir du directeur d’école… la droite, si je simplifie, avec différents projets, l’entend comme renforcer l’échelle locale… C’est pas du tout ce que j’ai entendu du côté de Bruno Julliard qui parle d’autonomie pédagogique.

Pourquoi ? Parce qu’on touche du doigt, ici, une question idéologique très forte et l’on en revient toujours à la question idéologique, à des choses qu’il est difficile de faire bouger, qui est celle de l’enseignant et en primaire, le directeur d’école est considéré par ses collègues au même titre, comme un enseignant normal. Il n’a pas de statut de chef d’établissement.

Pour revoir cette organisation de l’école, tous les décrets sont prêts, il n’y a qu’une volonté politique à mettre en œuvre. Mais c’est compliqué pour cette question de réticence idéologique. Est-ce qu’on est dans un système avec un enseignant qui est au-dessus des autres parce qu’il est directeur d’école ou est-ce qu’on est dans une logique d’accompagnement des élèves, d’autonomie pédagogique ?

 

Karim Amellal Ça existe pour les collèges et les lycées, pourquoi ça n’existerait pas pour les écoles primaires ?

 

Marie-Caroline Missir C’est une question culturelle. Là encore, il faudrait un syndicat autour de la table pour qu’il nous explique pourquoi ils ne le font pas. Si vous en parlez au principal syndicat du 1er degré, je peux vous assurer qu’ils sont très très très hostiles à la mise en place d’un établissement public d’enseignement.

 

Jacques Grosperrin - On le fait pour le collège parce que le collège a plus d’élèves. Il y a plus d’enseignants donc c’est plus facile à sortir budgétairement un chef d’établissement. Puis j’ai peur que ça fige et qu’on n’arrive pas à faire cette école du socle commun.

 

Daniel Laurent La création d’un poste de directeur d’école, ça soulève des problèmes, mais je retiens quand même que quelle que soit la solution retenue, il faudrait davantage de liberté au niveau local. »

 

A l’écoute de ce débat, la conclusion s’impose : UMP et PS s’opposent sur la question de l’idéologie. Double idéologie avec les mêmes conséquences pour les directeurs d'école. A droite, on estime nécessaire de doter les établissements d’un vrai chef. A gauche, on préfère évoquer l’accompagnement des projets éducatifs, l’autonomie pédagogique et l’on souhaite accorder plus de pouvoir aux équipes et aux enseignants. Quid du directeur ?     

Si les divergences idéologiques sont bien réelles, force est de constater que l’UMP et le PS s’accordent sur un point essentiel : l’impossibilité de doter le directeur d’école d’un véritable statut, l’un comme l’autre au nom des priorités budgétaires.

Tous deux sont encore sur la même longueur d’onde pour mettre en place l’école du socle commun et revoir le rôle de l’IEN.

 

Pour Jacques Grosperrin, la cause est entendue : « Il serait plus fondamental qu’il y ait un seul chef d’établissement et que ces écoles soient pilotées par un IEN pour faire en sorte que la liaison entre la 6ème et le CM2 soit plus efficace. »

La menace est peut-être plus proche qu’il n’y paraît. Le projet d’évaluation porté par Luc Chatel ravive toutes les inquiétudes. On y apprend notamment que les IEN chargés d’une circonscription du premier degré (CCPD) ne feraient pas partie du « service académique de l’inspection ».

Les IEN CCPD, à l’inverse de leurs autres collègues inspecteurs, feraient partie de la ligne hiérarchique décisionnelle à l’instar des chefs d’établissement. Dans l’école du socle commun, on aurait donc à égalité le chef d’établissement du collège (principal) et l’IEN, supérieur hiérarchique des professeurs des écoles et chargé de piloter les écoles rattachées au collège…

 

Que deviendrait le directeur dans cette école du socle commun ? Quelle serait sa place dans un dispositif entre le principal qui ne voudra jamais laisser son poste de chef d’établissement et l’IEN qui piloterait les écoles associées au collège ?

Le directeur sera-t-il réduit à gérer le « trou noir au sein des écoles » pour reprendre l’expression de Christian Forestier ?

 

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Commentaires

Tout le monde donc semble pour nous plaindre, penser qu'il faut un pilotage de proximité, qu'il faut une autonomie etc.. ect... Super.. Maintenant, il faudrait quand même que certains développent..

"nos écoles ont surtout besoin d’un

patron; le directeur d’école doit devenir le

représentant de l’Etat". F Reiss à la convention UMP

il nous faut faire du chef d’établissement

le pivot de l’établissement.

L’autonomie n’est plus un tabou et doit

rentrer dans les moeurs. L’autonomie cela

veut dire qu’il faut s’adapter à la diversité

des élèves et que les chefs d’établissement

puissent constituer leur équipe

pédagogique". JF Copé

"il faut qu’un

patron [le chef d’établissement] puisse

rentrer dans les classes et puisse faire une

exfiltration des enseignants qui sont en

rupture avec son projet pédagogique".  G longuet

On n'a pas la même conception de l'autonomie et du métier de dirlo.

che

Commentaire n°51 posté par che le 28/11/2011 à 19h32

On n'a pas la même conception de l'autonomie et du métier de dirlo.

Idem, Che...

Thierry Fabre

PS Amusant de constater qu'à ses vieux jours, Longuet revient à ses premières amours..


Commentaire n°52 posté par thierry fabre le 28/11/2011 à 20h09

Che, je ne dis pas que la réponse du ministère me satisfait, je dis ce qu'il nous a dit, et je ne dis pas YOUPI, je dis que c'est une "ouverture"...

Si en disant cela on pense que je fais du pro-ministère, pfffffff.

Sur l'AP, nous avons une position "professionnelle", pas syndicale. Si on était appuyée par un, des syndicats, on pourraît aller plus loin et sans doute donner du sens à ce dispositif.

À tort pour nous, à raison pour eux, au ministère ils considèrent que la revendication du SNUipp, number one of the éducation's syndicate, est le retrait du système de l'aide perso. et qu'en extraire officiellement les dirlos par une circulaire, c'est ouvrir une brèche... Et ils tiennent à l'AP.

À partir de là on relate ce qu'on nous dit et on voit comment prendre ce qu'on nous donne pour aller un peu plus loin que ce qu'on nous donne... Avancer.

Quant à la conception de l'autonomie, le GDiD n'en discute pas ni avec le ministère, ni avec l'UMP.

Nous en discutons avec l'UNSA, la CFDT, l'ANDEV, la fcpe... Et c'est avec eux que nous demandons au ministre d'ouvrir des discussions.

Au ministère nous avons défendu le fait qu'être dirlo ne dépend pas du lieu d'exercice, ce sont les moyens et la manière d'exercer notre "métier" qui dépend du lieu, pas le métier.

 

On peut penser que ça ne sert à rien puisqu'ils sont sourdingues.

Ben, il y a un peu plus de 10 ans il n'y avait que des sourdingues, et aujourd'hui beaucoup nous prêtent leurs oreilles.

Commentaire n°53 posté par Pierrot Lombard le 28/11/2011 à 21h52

Tout le monde donc semble pour nous plaindre, penser qu'il faut un pilotage de proximité, qu'il faut une autonomie etc.. ect... Super.. Maintenant, il faudrait quand même que certains développent..

Tout le monde, non et tu le sais très bien.

Certains en effet développent, le GDiD, la cftc, l'ANDEV, la fcpe, le SI.EN, le SE, le SGEN, Avenir école vont interpeller les candidats pour justement qu'ils développent.

Maintenant, je prèfère qu'à 6 mois de l'élection Chatel organise le débat, mais surtout ne fasse plus rien.

Commentaire n°54 posté par Pierrot Lombard le 28/11/2011 à 21h56

@Pierrot
"au ministère ils considèrent que la revendication du SNUipp, number one of the éducation's syndicate, est le retrait du système de l'aide perso. et qu'en extraire officiellement les dirlos par une circulaire, c'est ouvrir une brèche... Et ils tiennent à l'AP."

Autrement dit, tu transfères la responsabilité qui est celle du ministre sur les syndicats. Tu absous le ministre de son refus de décision en faveur de ta demande et tu n'hésites pas à rapporter ce quil dit pour mieux faire porter ce refus par le seul SNUipp. C'est du parti pris Pierrot (pour ne pas dire autre chose...).

Hélas, Pierrot, cette explication est un peu courte et ne tient pas la route une seconde. Des brèches ont déjà été ouvertes sur le sujet de l'AP et chacun le sait. Qui mieux que CHE pour t'apporter la réponse ?
"Ca sent pas un peu l'écran de fumée? Tu dis toi même que les syndicats n'ont rien gagné ... Retraite, salaires, postes... "
Retraites, salaires et postes sont quand même des sujets majeurs autrement plus importants que l'AP. Et tu crois le ministre quand il te dit que ce serait une brèche...???

Commentaire n°55 posté par Théo62 le 29/11/2011 à 09h21

Personnellement, je crois qu'il ne faut plus rien attendre de ces gens là. Leur projet est destructeur , ils ont jeté le masque lors des dernières déclarations sur l'autonomie concurrentielle et le dirlo chef de section.Je ne vois pas quelles sont les marges de discussion avec "la voix de son Maître" tellement leur projet est éloigné du nôtre. Par contre il faut continuer à élaborer une synthèse avec les partenaires ouverts sur le pilotage des écoles et essayer de persuader notre grand syndicat de la nécessité d'élaborer des propositions ( qu'on espère pas trop éloignées des nôtres.  Je fais comme d'autres j'attends l'alternance et si jamais c'est pas la bonne il faudra se radicaliser car on ne mange pas avec le diable même avec une grande cuillère.

Commentaire n°56 posté par Grégoire le 29/11/2011 à 11h22

Autrement dit, tu transfères la responsabilité qui est celle du ministre sur les syndicats. Tu absous le ministre de son refus de décision en faveur de ta demande et tu n'hésites pas à rapporter ce quil dit pour mieux faire porter ce refus par le seul SNUipp. 

Pas du tout, et tu ne peux tirer ta conclusion que d'un procès d'intention mais pas de ce que j'ai écrit.

C'est du parti pris Pierrot (pour ne pas dire autre chose...).

Non, c'est neutre. Mais tu peux dire ce que tu veux... Cela ne change rien au problème:

- une majorité d'organisations qui ont entamé un travail commun avec des pistes concrèteset qui veulent en discuter, un gvt sourdingue qui ne mise pas sur la discution mais sur une majorité politique, et le premier syndicat enseignant qui ne reste que et uniquement que dans la contestation.

En aucun cas je ne diminue la responsabilité du GVT, du ministère et de L.Chatel (tu n'as qu'à lire l'Estafette, rubrique "jusqu'où s'arrêteront-t-ils?).


Commentaire n°57 posté par pierre lombard le 29/11/2011 à 11h41

THéo, tu ne vas pas faire ton Gégé? S'il te plait. Je ne comprends rien à tes derniers propos et à ta logique. Tu veux en venir où? Que vous n'êtes pour rien dans ce qui se passe? Désolé, mais ça ne marche pas. Vous êtes normalement pour le ministère des interlocuteurs privilégiés, vous hurlez assez vous-mêmes votre importance, et tu voudrais absoudre le snu de ce qui nous tombe sur la gueule depuis deux lustres? Ce n'est pas avec une grève à la con qu'on résoud les problèmes, désolé, mais c'est trop court. Malheureusement vous êtes incapables de faire quoi que ce soit d'autre malgré la faillite de toutes celles que vous faites depuis des années. Alors oui je le dis, le redis, le maintiens, vous êtes les complices actifs de nos malheurs.

 

Et maintenant, y'en a marre de causer du snu. Ras-le-bol. Venez donc causer avec le GDID et les syndicats qui nous soutiennent, même si vous n'êtes pas d'accord. Peut-être alors en sortira-t-il quelque chose de positif. En attendant, c'est GDID 1 snu 0.

 

UN STATUT POUR LES DIRECTEURS, TOUT DE SUITE, C'EST VITAL POUR L'ECOLE !

Commentaire n°58 posté par Pascal Oudot le 29/11/2011 à 12h54

Très bien vu et analysé Grégoire quand tu écris
"Je ne vois pas quelles sont les marges de discussion avec "la voix de son Maître""
Effectivement, rien n'est possible avec L. Chatel. Aucune discussion envisageable. Mais, tu le dis bien, c'est "la voix de son Maître". Reste plus à espérer que le Maître prenne un long congé de paternité... Il l'a bien mérité... On le lui accorde bien volontiers...
Tu vois Grégoire, c'est pareil pour tous les sujets. Alors, bien sûr, ensuite on entend : "ah oui... c'est le SNUipp qui ne fait rien...". Mais très franchement, rien n'est possible sans un minimum de concertation. Tu comprends mieux pourquoi tous les syndicats appellent à la grève le 15. On est contraont d'en arriver à cette extrémité tout en sachant qu'en période de crise, il est plus difficile de mobiliser les collègues. On le sait. Mais, sinon, on se croise les bras et on attend d'être tondus ?

Commentaire n°59 posté par Gégé le 29/11/2011 à 13h48

"Si en disant cela on pense que je fais du pro-ministère, pfffffff."

Ce serait stupide de penser cela et de toute manière ce n'est pas la question. 

Sur l'AP, nous avons une position "professionnelle", pas syndicale. Si on était appuyée par un, des syndicats, on pourraît aller plus loin et sans doute donner du sens à ce dispositif.

Pour moi, non.. Il y a pas à chercher à donner du sens à un dispositif qui n'en a pas, du moins concernant les enfants. D'ailleurs l'IGN note elle même que le dispositif est dévoyé. prévu pour les enfants en grande difficulté (rappel- de 30 et 50% aux éval par exemple), a été majoritairement proposé pour les enfants en difficulté moyenne ou faible. Donc.. Les grandes difficultés.. à la trappe.. et les instits font de l'aide coup de pouce..ou les devoirs (qui n'existent pas) en individualisant. Y'a beaucoup à dire sur ce dispositif et sur son effet sur les enfants et sur le rythme que ces deux heures en moins pour le travail de classe impose à tous.. C'est quoi le prochain truc.. On remet les deux heures pour tous (réamménagement de la semaine). On fait bosser les instits sur ces deux heures, mais hors de leurs horaires statutaires avec comme carotte la nouvelle évaluation qui prend en compte "l'investissement dans les activités comlémentaires décidées par le conseil d'école"? Nous on a pas à faire cette pantalonade car on est surbookés, et les autres n'ont pas à la faire car c'est inutile.

Quant à la conception de l'autonomie, le GDiD n'en discute pas ni avec le ministère,

Ca c'est dommage.. Si le Ministre avait le moindre intérêt pour les dirlos, il discuterait avec le GDID....ni avec l'UMP. Sur le fond, je préférerai que l'UMP invite le GDID à sa convention plutôt que l'Institut Montaigne

Nous en discutons avec l'UNSA, la CFDT, l'ANDEV, la fcpe...

Bon je suis pas vraiment au top du top du fait... mais ce sont d'eux que je parle.. L'UNSA.. désolé mais je comprends pas complètement comment ils se placent.. La dernière fois, avec la signature du protocole qui a entrainé les stages filés bof.. L'ANDEV et les Maires.. Bon, mais j'aimerais bien mieux comprendre ce qu'ils mettent vraiment derrière autonomie, conseil d'administration, statut.. L'exemple de Lyon était ntéressant tout de même. Il révélait que les objectifs de la ville et des dirlos n'étaient forcément les mêmes. Le député maire de mon coin est pour un statut et une autonomie.. Mais plus pour mettre la main sur les structures scolaires par des contrats d'objectifs.. Ma confiance est un peu limitée

che

Commentaire n°60 posté par che le 29/11/2011 à 18h52

Bon j'étais sûr de faire un heureux.

En psycho cela s'appelle le double bend : coincé entre gvt radical dans son idéologie et grand syndicat radical dans la sienne. Au secours !

 

Commentaire n°61 posté par Gregoire le 29/11/2011 à 19h39

Je crois, Pïerrot, qu'on est passé à coté.. Le statut que je défends et que tu défends, on est passé à côté.

En effet le GDID (Pierrot et les autres... en particulier Thierry.. Au fait T'as du recevoir ma nouvelle adresse mel pour la bouteille.. désolé, j'ai eu ton message tard car l'adresse n'était plus valable message perso) a levé un lièvre et bien d'autres s'y sont raccrochés  SE, Maires.. et autres. Maintenant, Ont-ils vraiment les mêmes objectifs? Je me le demande.

Le SE, j'en sais rien.. Avenir écoles, la CFTC.. j'en sais rien, j'espère que ce n'est pas pour prendre le bon train ( car un statut pour les dirlos, c'est le bon train), les Maires, l'ANDEV??? Pas si sûr.. On en revient à la municipalisation. Autonomie ne doit pas rimer avec soumission à celui qui paie, et ce sont les maires qui paient pour l'école. Le projet UMP correspond à la vision libérale.. Montaigne, et Reiss, je persiste. Il veulent autonomie, statut et chef.Les maires veulent pouvoir agir sur l'école dans le contexte de leur politique de la ville.

Beaucoup de maires et de directeurs des affaires scolaires rêvent de pouvoir plus facilement entrer dans l'école car ils paient. L'autonomie, le statut, par le biais des conseils d'école, de l'évaluation des enseignants, des budgets, des contrats d'objectifs sont des portes d'entrée... Donc A-t-on vraiment les mêmes objectifs? J'arrive pas à en être sûr. L'exemple de LYON me reste en travers de la gorge!

Pour moi, le statut de dirlo et d'EPE du GDID est non négociable, non adaptable. Il reconnait les dirlos dans le cadre actuel de l'école qui doit rester ce qu'il est. Pas question de donner plus de pouvoir aux municipalités, ou à qui que ce soit.On doit avoir un statut pour des raisons simplement "corporatistes", parce que notre taf le nécessite.  Pas d"alliance", de "syndicats qui nous soutiennent" comme dit Pascal.. Sinon.. Le statut quo est plus sûr pour l'Ecole et tant pis pour l'Ecole et les gamins..On fait ses choix.

che

Commentaire n°62 posté par che le 29/11/2011 à 19h43

D'ailleurs l'IGN note elle même que le dispositif est dévoyé.

... Donc il pourrait avoir du sens.

Qu'il y ait beaucoup à dire et à redire, on en est tous, ou presque, convaincus. 

 

Si le Ministre avait le moindre intérêt pour les dirlos, il discuterait avec le GDID

mais il discute avec le GDiD, et il porte de l'intérêt aux dirlos, mais ce n'est pas le même intérêt que nous défendons. Ce que je voulais dire c'est que nous n'avons pas la même définition de l'autonomie que celle du ministère/ump. Mais nous sommes pour plus d'autonomie des écoles.

....ni avec l'UMP. Sur le fond, je préférerai que l'UMP invite le GDID à sa convention plutôt que l'Institut Montaigne.

Ou au moins les deux, plutôt que de n'avoir que le seul son de "cloche" de son camp.

 

L'UNSA.. désolé mais je comprends pas complètement comment ils se placent.. La dernière fois, avec la signature du protocole qui a entrainé les stages filés bof.. L'ANDEV et les Maires.. Bon, mais j'aimerais bien mieux comprendre ce qu'ils mettent vraiment derrière autonomie, conseil d'administration, statut.. L'exemple de Lyon était ntéressant tout de même. Il révélait que les objectifs de la ville et des dirlos n'étaient forcément les mêmes. Le député maire de mon coin est pour un statut et une autonomie.. Mais plus pour mettre la main sur les structures scolaires par des contrats d'objectifs.. Ma confiance est un peu limitée.

 

Là on est vraiment dans ce qui "cloche" dans le fonctionnement du dialogue en France. 

Si on veut construire quelque chose avec tous les acteurs qui font l'école, et je ne vois pas comment y arriver sans ceux-là, il faut être prêt à les entendre et à intégrer certaines de leurs propositions. 

Donc, autant ne pas avoir de projet fermé, tout en étant ferme sur les principes. Ce faisant on est "flou" pour certains.

En ce sens l'idée de procéder par des expérimentations me convient tout à fait.

Ce n'est pas parce que les dirlos de Lyon ont refusé de rentrer dans le dispositif proposé qu'ils sont mieux, que leur école va mieux, que leurs élèves sont mieux. 

 

Enfin, comme toi, ma confiance reste limité.

Commentaire n°63 posté par Pierrot Lombard le 29/11/2011 à 19h53

Que les objectifs des uns ou des autres soient dissemblables, c'est fort probable, voire même certain. Doit-on pour autant refuser d'accepter des mains tendues, même si elles sont un peu sales? Rien ne nous interdit de la prendre, quitte à se laver ensuite de concert. Sans discussion, point de salut, et un truc qui ne conviendra à personne nous tombera forcément sur le râble. Refuser tout sans y réfléchir et éventuellement faire des concessions, c'est adopter l'attitude intransigeante, sectaire et stupide que je reproche aux syndicats. Alors pour moi c'est tout le contraire: tout est négociable, mais cela ne signifie pas qu'il faut baisser sa culotte, car négocier c'est respecter son interlocuteur, pas tourner vers lui son derrière pour...

 

Et évidemment c'est la même chose avec les syndicats ou les interlocuteurs institutionnels. S'enfermer dans sa tour d'ivoire au nom de grands principes serait absurde. C'EST absurde de la part du snu.

Commentaire n°64 posté par Pascal Oudot le 29/11/2011 à 20h48

Le statut quo est plus sûr pour l'Ecole et tant pis pour l'Ecole et les gamins..

Otez-moi d'un doute : lisez-vous la même chose que moi ? Ou bien je ne comprends pas le sens de cette phrase ?

Commentaire n°65 posté par henri le 29/11/2011 à 20h54

Il y a pas à chercher à donner du sens à un dispositif qui n'en a pas

Concernant l'aide personnalisée, c'est évident "che". On sait pour quoi ça a été mis en place : pas pour les minots. Simplement pour fairen faire le boulot des RASED par les instits et pouvoirs supprimer leurs postes.
C'est d'ailleurs une hérésie que d'avoir placé 2 heures sup aux gamins en difficulté. Surtout en ayant raccourci la semaine scolaire. Non, ça n'a pas de sens. Et plutôt que nous élever pour demander à sortir du dispositif en tant que dirlo, on ferait mieux de dénoncer le dispositif lui-même. Il ne peut pas y avoir d'arrangement sur le dos des loupiots.

 

Commentaire n°66 posté par Sergioz le 29/11/2011 à 22h28

je te sens pêt à déformer des propos avec des smiley, henri... isn't it?

Tant pis pour l'Ecole et les gamins Oui.. parce que le statut de dirlo améliorerait la situation des deux.. Le statut quo est l'entre deux actuel.. très difficile pour nous mais on fait en sorte que cela tourne pour l'Ecole et les gamins.. La voie de l'UMP en particulier et le pire pour l'Ecole et les gamin.

Ne joue pas avec cela camarade

che

Commentaire n°67 posté par che le 29/11/2011 à 22h41

"Là on est vraiment dans ce qui "cloche" dans le fonctionnement du dialogue en France.  Si on veut construire quelque chose avec tous les acteurs qui font l'école, et je ne vois pas comment y arriver sans ceux-là, il faut être prêt à les entendre et à intégrer certaines de leurs propositions.  Donc, autant ne pas avoir de projet fermé, tout en étant ferme sur les principes. Ce faisant on est "flou" pour certains. En ce sens l'idée de procéder par des expérimentations me convient tout à fait. Ce n'est pas parce que les dirlos de Lyon ont refusé de rentrer dans le dispositif proposé qu'ils sont mieux, que leur école va mieux, que leurs élèves sont mieux"

Plus sérieux que Henri..

Le noeud du problème.. La place des municipalités.. On en a parlé des dizaines de fois. C'est là qu'il faut être clair Pierrot.. On est 100 % d'accord par rapport à l'UMP, à l'autisme du gouvernement, au directeur non hiérarchique..

On a une différence quand à la place des municipalité et à leur "influence dans l'Ecole. Ils sont partenaires pour moi.. Pas plus. Il ne doivent avoir AUCUNE influence sur la pédagogie, et sur les décisions qui s'y rapportent. L'Ecole est Nationale et le dirlo ne peut avoir un service rémunéré même pour une part par la municipalité.. Tu vas me parler Paris.. Je te réponds tout de suite.. Je trouve cela anormal. Les écoles de Lyon ne sont pas plus heureuses? On en sait rien..

L'école doit être plus autonome pour pouvoir mener une pédagogie adaptée à son public. Plus autonome par rapport à son autorité de tutelle, mais autonome aussi par rapport à ses partenaires éventuels. Des synergies avec la municipaité.. je suis pour. Une dépendance .. certainement pas. Je suis fonctionnaire d'Etat, par territorial. Et ne me dit pas que ce n'est pas une dérive municipale qui n'existe pas. On la vit chaque jour.

Tu dis qu'il faut être ferme sur les principes.. c'en est un. Et c'est là-dessus que je suis méfiant face à l'AMF et face à l'ANDEV.. Leurs objectifs sont ils les mêmes que moi.. Pas sûr.

Commentaire n°68 posté par che le 29/11/2011 à 22h59

@ Che !

Pas de "jeu" (ce serait malvenu sur un tel sujet) ni de ma part déformation de tes propos, mais juste une incompréhension que tu as levée.

Merci...camarade ()

Commentaire n°69 posté par henri le 30/11/2011 à 06h25

Soyons optimiste pour une fois : l'avantage d'une telle destruction de l'Education Nationale est qu'elle doit être suivie d'une reconstruction. Je mets d'office ce gvt out car si son projet est explicite il est pour moi intolérable car il porte en lui les germes du chèque éducation ( même si il peut y avoir des aménagements linguistiques )

Ceci nécessite de le faire sans tabous en annonçant clairement les finalités et de trouver des partenaires prêts à prendre le risque. ce ne sera pas facile car pour les syndicats il y a la défense des acquis du personnel qu'une telle réforme fera forcement évoluer. On le voit dans les commentaires et les silences des grandes centrales.

questions ouvertes :

L'AP :

la prise en, charge des difficultés scolaires peut-elle être confiée au seul RASED et para médicaux ? Le dispositif rased a-t-il été évalué concrétement ? Les bonnes intentions ne suffisent pas d'autant que ces prises en charge se font sur le temps scolaire : il y a une perte alors y a-t-il un bénéfice pédagogique ?Je fais fonctionner l'AP en liaison directe avec mes observations sur le cahier du jour à partir d'objectifs très ciblés. L'AP ne s'adresse pas aux élèves en très grande difficulté, cela nous a bien été précisé chez nous. Hormi l'horaire détestable , le principe d'un tutorat par des professionnels formés  est-il à proscrire sur le fond ?  ( forme à revoir mais c'est le but de la réforme des rythmes)

Le métier évolue car les missions évoluent : en quoi serait-il choquant d'effectuer nos 35h ( à annualiser ) sur le lieu de travail ? Qui ici ne rêve pas de rentrer le soir sans cartable ?

l'autonomie

De quoi parlons-nous : de la possibilité d'un statut des écoles pour pouvoir gérer un budget, avoir un numéro SIREN, d'avoir un pilote identifié car statutairement reconnu. Globaliser la prise en charge éducative sur une commune en quoi est-ce choquant ? L'enfant n'est pas une succession de tranches mais un tout. Reste le problème du président de CA : ben il faut demander que ce soit le directeur enseignant et verrouiller la pédagogie en se référant de droit qu'aux seuls IEN habilités à vérifier la cohérence du CA avec les programmes nationaux.

 

Le statut ,

Il faudra me démontrer la menace d'être fonctionnaire territorial. Je travaille avec et ils ont aussi un statut protecteur et une éthique qui les empêchent de faire n'importe quoi. Sans parler de quelques avantages inconnus chez nous. Finalement l'école est communale et la majorité des maires très attachées à leur écoles. Quid du fantasmes et de la réalité dans cette affaire?

 

le pouvoir hiérarchique

Faut effectivement pas rêver ; dans les champs de compétences qui sont les siens ( sécurité, gestion administrative,animation CE CA CC ) le directeur doit pouvoir être le responsable avec l'autorité nécessaire donc le pouvoir hiérarchique qui l'accompagne. Pour le reste s'adresser à l'IEN qui représente l'IA notre patron direct.

 on pourrait continuer longtemps, ouvrons les fenêtres et osons ( yes we can ! ) le déverrouillage des tabous, la période est propice sinon les autres passeront sans problème leur école libéralisée.

Commentaire n°70 posté par Gregoire le 30/11/2011 à 08h33

@ Che

C'est bizarre, je n'ai rien à redire sur le fond de ton dernier commentaire, mais...

C'est peut-être dans le "ton", et je regrette vraiment que nous ne nous soyons jamais rencontrés (Cassinades) parce que sans doute c'est le non verbal qui me manque.

 

Celui qui est intransigeant c'est celui qui n'admet pas le compromis, qui est intraitable. Et on a des synonymes: absolu, autoritaire, dur, exclusif, impitoyable, incompréhensif, inflexible, intolérant, intraitable, irréductible, puritain, raide, rigide, sévère.

 

Quelle réalité cette posture recouvre-t-elle dans notre cas?

Quand la profession s'est opposée à la réforme de la retraite, elle l'a fait de façon intransigeante?

Quand on s'est opposé à la suppression des postes, juste avant le vote du budget par le parlement, nous étions intransigeants?

 

Quels sont les moyens de notre "intransigeance"?

 

Le GDiD a une crédibilité certaine acquise par sa capacité à avoir imposé le débat autour de la direction. Il est aujourd'hui un des acteurs qui "préparent" l'évolution de l'école... mais n'a aucune capacité de "nuisance".

À partir de là, 2 solutions:

- On se range du côté des "intransigeants" et on proteste. Dans les faits, on galvaude l'intransigeance.

- On rencontre, confronte et on essaie de créer les conditions pour que notre "parole" soit prise en compte.

Dans ce cas, on accepte positions des autres acteurs, parce qu'ils sont légitimes à proposer leurs solutions pour l'écoles, même si au départ on pense que certaines de leurs pistes sont contraires à nos intérêts.

On commence par mettre tout ce qui peut nous être commun, et on avance ensemble.

 

Mais, c'est certain, à un moment donné nous aurons des divergences, et c'est au pouvoir "politique" de faire des choix.

 

La place de la municipalité.

D'abord, le décors. L'école c'est l'école communale, plus, pendant longtemps ça a été "la communale".

Si on pense que les moyens influent sur la pédagogie, on ne peut nier l'importance de la municipalité dans le domaine pédagogique/

- en maternelle on n'a pas la même efficacité quand il y a une ATSEM par classe que lorsqu'elles sont moins nombreuses. Il est essentiel d'appuyer notre travail sur une BCD, une salle informatique, une salle de motricité équipée...

Pour dire que par le budget, la municipalité à une action directe sur le pédagogique.

 

Par ailleurs, lorsqu'un minot part de la maison le matin pour être accueilli en garderie, ou lorsqu'il rentre chez lui le soir après "l'étude municipale", ne va-t-il pas à l'école? ne rentre-t-il pas de l'école?

 

À l'heure où on veut faire coïncider le temps de l'enfant avec son temps passer en collectivité, ne serait-il pas judicieux de n'avoir qu'un projet qui donne du sens à ce temps plutôt que de le saucissonner?

 

Une fois le décors planté, faut faire jouer les acteurs, et là (pas avant) il faut être intransigeant sur la partie du pédagogique( la partie "budgétaire" se discutant avec les autres) qui est du domaine des enseignants. Mais il faut être crédible, si on ne veut pas que l'on vienne nous contester nos prérogatives professionnelles en matière de pédagogie, il faut reconnaître celles des autres acteurs dans leur domaine, et leur faire la place qu'ils méritent pour définir ce que nous avons en commun en matière d'Éducation.

- Combien de BCD inutilisées?

- Combien de salle informatiques en veille?

... Parce qu'il n'y a pas de suivi dans les projets, parce que les équipes changent, parce que l'enseignant ne se sent pas engagé par ceux qui l'ont précédés.

 

C'est bien de synergie dont ont parle, certainement pas d'inféodalité, dans ce cas nous ne serions pas dans la discussion, mais dans la reddition. Quel intérêt?

L'Andev ne cherche pas à municipaliser l'école, elle recherche l'efficacité des actions mises en oeuvre pour l'éducation des jeunes. L'Andev pense que ça passe par un projet éducatif qui concerne l'école et le péri-scoalire. Mais L'Andev est pour que le dirlo soit le garant de ce projet et qu'ilsoit un interlocuteur reconnu pour les municipalités.

 

Une dépendance .. certainement pas. Je suis fonctionnaire d'Etat, par territorial. Et ne me dit pas que ce n'est pas une dérive municipale qui n'existe pas. On la vit chaque jour.

Pourtant tu es fonctionnaire d'État... Donc c'est bien une définition claire de la place de chacun qu'il faut rechercher et, de façon très pragmatique, je ne vois pas comment le faire sans discuter avec les autres.

Parce que là tu me parles des municipalités, mais il y a aussi les parents...

Leurs objectifs sont ils les mêmes que moi.. Pas sûr.

Mais la meilleure façon de le savoir c'est de les rencontrer, sinon on reste dans le procès d'intention et le blocage.

Ce que fait très bien le SNUipp...

PS- dégager du temps pour reprendre des élèves en difficultés scoalires en petits groupes et travailler autrement sur les notions et l'estime de soi a du sens. 
Mon institeur garder après la classe, gratuitement, 5 copains portugais qui ne parlaient pas le français. 2 PEGC m'ont donné des cours particuliers (gratos) pour me préparer à passer le concours d'école normale. 
N'empêche que le dispositif de l'AP n'est pas efficace, d'abord parce qu'il n'est instauré que pur faire des économies, et que nous n'avons pas de pilotage de proximité.
Une dernière remarque. Pas certain du tout que les enseignants soient les mieux placer pour parler du "bien" des élèves.
La semaine de 4 jours, avec vacances raccourcies, étaient opérationnelles dans les 3/4 des écoles suite aux votes positifs des enseignants dans les CE....
Commentaire n°71 posté par Pierrot Lombard le 30/11/2011 à 09h23

J'aimerais quelques explications Pierrot sur ce que tu écris
- Combien de BCD inutilisées?
- Combien de salle informatiques en veille?
... Parce qu'il n'y a pas de suivi dans les projets, parce que les équipes changent, parce que l'enseignant ne se sent pas engagé par ceux qui l'ont précédés.

Ma foi, tout ce que tu décris est vrai et se rencontre souvent. Mais où veux-tu en venir ? Est-ce que tu veux dire que si le dirlo est totalement déchargé, alors il aura le temps de s'occuper de la BCD, du site informatique...etc. ?
Comme c'est souvent le cas, d'ailleurs. On le sait tous.
Mais alors, le problème de fond n'est pas résolu car tu fais du dirlo le larbin de service de son école au prétexte qu'il a le temps de s'occuper de la BCD et du site informatique. Je regrette Pierrot, ça n'est pas ça mon job.
Et ça ne règle rien sur le fond parce que les collègues adjoints restent, dans ce cas, des consommateurs et utilisateurs. Est-ce que l'enseignant se sentira plus engagé pour autant ? Pas du tout. Ce sera du trompe-l'oeil et rien de plus. Ah ça oui, l'école donnera l'impression de mieux fonctionner mais sur le fond ? Rien de changé. Les adjoints ne se sentiront pas plus impliqués.
Je ne sais pas si c'est cela que tu avais en tête. J'espère que non.

Commentaire n°72 posté par Sergioz le 30/11/2011 à 09h48

Pierrot est en maternelle, comme moi. Pierrot sait qu'une école maternelle bien organisée roule toute seule, quelles que soient les personnes qui y enseignent. Il s'y crée une synergie qui amène la régularité et le rythme qutotidien nécessaires aux acquisitions. Mais encore faut-il que le directeur puisse avoir les moyens non seulement d'organiser efficacement son école mais aussi d'y faire adhérer ses adjoints. Dans ce domaine, notre seule prérogative est celle de la répartition des classes et des moyens. Encore cette prérogative est-elle souvent bousculée par des enseignants égoïstes installés dans des habitudes qui peuvent être nocives. Je prends l'exemple pour ce qui me concerne d'une répartition imposée il y a trois ans qui m'a valu une engueulade sévère de la part d'une collègue qui finalement en fin d'année m'a avoué que c'était "vraiment bien".

 

Le directeur est seul à même, s'il est consciencieux, d'avoir une vision globale de son école, et de l'usage le meilleur des locaux et du matériel -qui coûtent suffisamment cher aux municipalités!-. Je n'ai aucun souci de ce côté car j'ai pu établir des relations de confiance avec la mienne, basées sur une reconnaissance mutuelle et claire de nos devoirs, de nos responsabilités, de nos limites, de nos problèmes. Lorsque j'ai besoin de quelque chose, je sais que je serai entendu parce que j'ai jusqu'à présent pu démontrer que mes demandes n'étaient pas gratuites et qu'un usage raisonné était fait de ce qui nous est accordé.

 

Je refuse donc catégoriquement de voir dans les municipalités des adversaires potentiels, alors qu'ils sont au contraire nos premiers alliés. Il faut évidemment que les directeurs d'école sachent faire preuve de diplomatie dans les rapports qu'ils établissent avec leurs maires respectifs, ce qui peut demander du temps et de savoir tendre la main. On ne respecte que ce qui est respectable, alors soyons-le. Pour ça, un statut clair pour les directeurs d'école faisant de nous un interlocuteur parfaitement identifié sera un atout majeur.

Commentaire n°73 posté par Pascal Oudot le 30/11/2011 à 10h13

Pascal résume parfaitement ma pensée: ne pas considérer les municipalité comme des adversaires potentiels. 

 

J'aimerais quelques explications Pierrot sur ce que tu écris


- Combien de BCD inutilisées?


- Combien de salle informatiques en veille?


... Parce qu'il n'y a pas de suivi dans les projets, parce que les équipes changent, parce que l'enseignant ne se sent pas engagé par ceux qui l'ont précédés.

Ma foi, tout ce que tu décris est vrai et se rencontre souvent. Mais où veux-tu en venir ? Est-ce que tu veux dire que si le dirlo est totalement déchargé, alors il aura le temps de s'occuper de la BCD, du site informatique...etc. ?

 

Non pas du tout, je veux dire que l'on doit certains comptes aux municipalités qui financent des équipements qui ont une influence sur notre pédagogie. Et que cela doit se faire dans le respect de chacun et que pour cela il faut que chacun ait un rôle et une position bien définie et que pour arriver à cela il faut discuter avec les autres.

Mais alors, le problème de fond n'est pas résolu car tu fais du dirlo le larbin de service de son école au prétexte qu'il a le temps de s'occuper de la BCD et du site informatique.

... no comment.  C'est justement pour sortir le dirlo du rôle de larbin qu'il faut qu'on le positionne clairement parmi les acteurs de proximité et face à l'administration.

 

Commentaire n°74 posté par Pierrot Lombard le 30/11/2011 à 10h51

Les municipalités sont nos partenaires naturels :

oui et dans bien des cas ils aimeraient en faire plus côté synergie. parfois c'est difficile car en face il n'y a pas d'interlocuteur qui puisse parler au nom d'une équipe au risque de se faire retoquer en CM ( du vécu ). Et puis on voit arriver des demandes qui ont un impact financier important puis après les investissements ne sont pas suivis d'utilisation ( TBI , salle info ...  du vécu aussi ) et là ça coince.Il existe aussi une méconnaissance du fonctionnement général des communes. Tout directeur devrait pouvoir faire un stage d'1 mois dans un service d'éducation et assister au Conseil. C'est prévu mais moi j'ai jamais pu le faire lors de ma formation initiale ( annulée )

Je reviens à cette histoire de CA : un Conseil municipal pourrait  interférer comme il le veut sur la pédagogie dans une école : c'est très facilement contrôlable car chaque délibération de Conseil municipal est analysée  par les services de la Préfecture qui n'hésitent pas à retoquer une DM si elle n'est pas conforme à l'esprit de la loi. C'est aussi du vécu sur les questions d'eau d'urbanisme  et autres sujets très encadrés. L'IA pourrait faire de même.

Comme le dirlo facho le maire despote est-il une réalité statistique?

Commentaire n°75 posté par Gregoire le 30/11/2011 à 11h35

Quelle langue de bois dans la réponse de Pierrot !
"J'aimerais quelques explications Pierrot sur ce que tu écris

- Combien de BCD inutilisées? 
- Combien de salle informatiques en veille?

... Parce qu'il n'y a pas de suivi dans les projets, parce que les équipes changent, parce que l'enseignant ne se sent pas engagé par ceux qui l'ont précédés.
Ma foi, tout ce que tu décris est vrai et se rencontre souvent. Mais où veux-tu en venir ? Est-ce que tu veux dire que si le dirlo est totalement déchargé, alors il aura le temps de s'occuper de la BCD, du site informatique...etc. ? 
Non pas du tout, je veux dire que l'on doit certains comptes aux municipalités qui financent des équipements qui ont une influence sur notre pédagogie. Et que cela doit se faire dans le respect de chacun et que pour cela il faut que chacun ait un rôle et une position bien définie et que pour arriver à cela il faut discuter avec les autres."

Ben d'accord, mais quand on a lu ça, on n'en sait pas plus. Aucune réponse à la question posée. Du blabla. C'est tout.
L'Institut Montaigne, REISS et l'UMP ont une réponse claire et nette, eux : faire du dirlo un chef qui imposera ses vues. Alors, avec eux, pas de pb : la BCD et la salle informatique seront utilisées...
Le SNUipp a une autre réponse : mettre des moyens dans les écoles. Un maître supplémentaire, une aide au dirlo, une décharge plus conséquente, cesser de supprimer des postes TICE... Le dirlo ne peut pas s'occuper de tout. Par manque de temps, par manque de moyens puis aussi parce c'est pas son boulot. Il a besoin d'une équipe, de moyens pour le soulager. Tout ça on le dit.

Commentaire n°76 posté par Gégé le 30/11/2011 à 11h39

Intéressant de lire vos commentaires sur les rapports entre école, et plus particulièrement, les directeurs / trices et les Municipalités.

Après une matinée en réunions avec les chefs de service de la Commune (il faut y aller pour les entendre, dire des choses et non blablater dans le vide), on perçoit bien les attentes des Municipalités et notamment l'une d'entre elles et de grande importance : la Commune est bâilleur de fonds des écoles, elle entend que ses investissements, ses perspectives à long terme (car certaines municipalités voient à long terme) qui engagent des finances publiques lourdes soient gérées au plus près des intérêts de l'enfant ; on perçoit également combien les municipalités sont réticentes devant les demandes exhorbitantes de quelques collègues (plus de moyens), demandes qui ne tiennent pas compte de beaucoup de paramètres : les investissements sont en direction des enfants, ils doivent trouver une efficience certaine en terme d'utilisation, d'apport "pédagogique" envers les élèves, bref ! que des investissements ne soient perdus au motif qu'avec plus on fait mieux.

Peut-on en vouloir à des communes qui tiennent ce genre de discours ?

Cette gestion saine, la Municipalité souhaite qu'elle soit confiée à et élaborée en contact avec le directeur / trice.

C'est dire que si effectivement l'école "municipale" existe (parce que son budget de fonctionnement est pleinement assumé par la commune), il ne fait aucun doute que, pour les responsables des communes, le directeur / trice doit être le plein garant d'une politique éducative (élève = enfant) qui coordonne tous les investissements et associe tous les partenaires.

Commentaire n°77 posté par henri le 30/11/2011 à 12h38

Le constat de fonctionnement de l'école d'aujourd'hui est-il satisfaisant? Non. Suivant les lieux, la situation de l'école change. Très bonne si la municipalité alloue des moyens, dégradée à quelques kilomètres de là . On ne peut refuser un statut à l'école et aux dirlos avec le seul argument que celui-ci ne serait pas parfait ( ce qui reste à démontrer par rapport à celui du Gdid).

    Il y aurait une avancée importante vers une RECONNAISSANCE de l'école et de ses acteurs qui nous fait cruellement défaut aujourd'hui.

On peut leurrer son monde en laissant croire qu'une bonne fée, le père noël ou un lapin sorti du chapeau vont semer dans toutes les écoles de France maîtres supplémentaires, Rased complets, moyens financiers et matériels... les promesses n'engagent que les naïfs qui y croient...

Le statut de l'école et des dirlos ne règlerait pas tout: ce serait quand même une sacrée avancée dont on a tort de se priver, au risque , dans un avenir proche, de ne même plus avoir à se poser la question... mais cela arrangerait certains.

Commentaire n°78 posté par merlin le 30/11/2011 à 13h13

Merci Henri. Il est agréable d'avoir à faire et discuter avec des gens responsables qui savent qu'ils sont de fait comptables des deniers publics. C'est mon cas, c'est le tien, c'est celui de Grégoire et manifestement c'est celui de nombreux directeurs. Merci de le dire et de le rappeler. Parce que manifestement ce n'est pas celui des syndicalistes professionnels qui interviennent ici pour nous sortir leurs conneries habituelles.

 

UN STATUT POUR LES DIRECTEURS, TOUT DE SUITE, C'EST VITAL POUR L'ECOLE !

Commentaire n°79 posté par Pascal Oudot le 30/11/2011 à 14h18

Beaucoup de choses..

@ pierrot.. Les cassinades.. c'est dommage.. Pas les bonnes années pour moi. Maintenant  que je ne suis plus GDID, ce ne se fera pas, mais ça reste un plaisir de discuter et d'argumenter avec toi

Pour l'AP.. Ce n'est pas le thème mais à reprendre à mon avis sérieusement ailleurs (forum GDID)Y'a beaucoup de choses à dire Grégoire.. Comme sur les prises en charge sur le temps scolaire par exemple. Je suis en train d'établir un rapport sur ces thèmes. C'est passionnant quand on prend les choses par tous les bouts..

Une chose quand même Grégoire.. J'ai pas compris "En quoi serait-il choquant de faire nos 35h (annualisés) sur notre lieu de travail?  Annualisés comment?  Sur le lieu de travail pour quoi faire? C'est là la question. Veux-tu signifier que comme "notre métier évolue", d'autres taches nous incombent et donc qu'il est normal de rester à l'école pour les assumer. Lesquelles?

Veux-tu dire que nous serions mieux à l'école pour corriger et préparer dans le cadre de 35h à effectuer?

En bref.. A l'école 35 H semaine pour d'autres tâches.. ou à l'école 35 h pour nos tâches actuelles... Enseignement/ préparation/ correction.  Soyons clairs, car dans un cas pour moi.. Non ce n'est pas choquant.. Dans l'autre, si çà l'est!

che

Commentaire n°80 posté par che le 30/11/2011 à 17h34

35h annualisées sur 5 demi journées  : il s'agit dans mon esprit effectivement de remplir les tâches qui nous incombent aujourd'hui sur le lieu de travail avec tout ce que cela impose comme moyen ( connexion, lieux ,  etc ... )

  • face à face pédagogique sur la base de 24h
  • préparations et corrections ( temps à déterminer mais cela a du être fait pour les profs, j'image +2h par jour d'enseignement minimum)
  • AP ( 1h30 )
  • rencontre parents partenaires mairie 1 h
  • réunions institutionnelles avec un horaire à renforcer si on veut vraiment développer le travail d'équipe ( CM CC CE conf péda ) mini : 1h/semaine

On dépassra de beaucoup les 35h/semaine d'où les vacances supplémentaires sortes de RTT géantes. Le problème aujourd'hui c'est qu'en voulant être libéral dans notre fonctionnement on se fait avoir car pour beaucoup on explose les compteurs . Et ceci permettrait de faire identifier la réalité de notre travail. Combien pense que nous ne faisons qu'être devant des élèves ?

Et puis cela permettrait au dirlo de déléguer un peu. Je sais je ne vais pas me faire que des amis avec ça mais mon taf est plutôt de 10h par jour mini et à 19h ce soir je suis à l'école pour bosser ma classe. Mal organisé ? peut être mais je ne crois pas

Commentaire n°81 posté par Grégoire le 30/11/2011 à 18h57

perso, je ne souhaite pas être "libéral" dans mon fonctionnement.

Ne compte pas 24 heures.. si on met une pointeuse.. elle prend en compte les 10 minutes avant et les 10 minutes après.. sinon je sors à 16h30 avec les mômes, ce qui va être dur car ce sont les cours qui finissent à 16h30

Tu me parles donc de semaines à 41/42 heures minimum pour payer les vacances, dans les locaux scolaires? Pourquoi pas, cela me fera des économies chez moi.Maintenant va falloir que les mairies revoient le rythme de travail de leurs personnels. sympa!

Au bilan.. Qu'est ce que cela change pour les mômes? C'est déjà ce que l'on fait mais pas dans les mêmes locaux.. Donc qul rapport avec l'évolution de notre mission, les nouvelles tâches?? Tu souhaites simplement que le temps que l'on fait déjà soit dans les locaux. Rien de nouveau, simple question d'organisation que les mairie vont apprécier car si je reste jusqu'à 6 heures dans ma classe , faudra attendre pour laver..

Je regrette, Grégoire, c'est toujours pas clair pour moi.

La tendance actuelle (UMP par exemple ou montaigne) souhaitent que les enseignants soient dans les locaux pour faire "autre chose" (soutien, aide, ...) les préps et la correction ne sont pas comptées.  Tu n'es pas dans cet esprit.. D'autres si.. D'où ma demande.. soyons clair et parlons vrai.

che

Commentaire n°82 posté par che le 30/11/2011 à 20h25

"35h annualisées sur 5 demi journées  : il s'agit dans mon esprit effectivement de remplir les tâches qui nous incombent aujourd'hui sur le lieu de travail "
Ne joue pas avec le feu, Grégoire. Laissons cela à l'UMP et à l'Institut Montaigne !!! On ne va quand même pas donner des verges pour se faire battre...

Commentaire n°83 posté par Gégé le 30/11/2011 à 21h59

Tu fais quand même une fixette sur l' Institut Montaigne, non? Un think-tank n'et pas un parti politique... et ce qu'ils racontent est mille fois plus intéressant que la glose ridicule de Copé, qui de toute façon est un incompétent notoire qui se gargarise de ses propres âneries -avec en plus un air d'auto-satisfaction profondément irritant.

 

Pour ce qui concerne le temps de présence à l'école, moi je souhaite pouvoir l'organiser comme je le désire, mettre les réunions là et où ça me chante, et si je préfère bosser certaines choses de la direction d'école chez moi, ou prérarer ma classe le matin entre six et huit, c'est mon choix. Ras-le-bol de ce flicage inconsidéré permanent, et surtout d'une idiotie sans nom. Ce n'est pas ça qui fera avancer nos élèves.

Commentaire n°84 posté par Pascal Oudot le 30/11/2011 à 22h06

... et je répondais à Che...

Commentaire n°85 posté par Pascal Oudot le 30/11/2011 à 22h32

Bon ok c'est se tirer une balle dans le pied mais comment fait-on pour réguler ? Si on ne fait pas reconnaître toutes ces heures de boulot à la maison, ils feront comme si elles n'existaient pas et continueront à charger la barque avec de nouvelles missions et celles là à faire sur le lieu de travail. C'est le même problème que la direction ; il charge la mule et elle continue à avancer et nous savons pourquoi.

Mon idée est de tout mettre à plat pour qu'on arrête de nous prendre pour des cossards. Très peu connaissent la réalité de nos heures de travail.

Maintenant la semaine de 5 jours j'y crois et là pour les minots. Pour le reste à voir.

Commentaire n°86 posté par Gregoire le 30/11/2011 à 23h05

@Pascal...

Plutôt comme toi au plan du boulot, par nature et par habitude de quand j'étais journaliste

Pour ce que est de Montaigne.. Une fixette c'est beaucoup dire, mais c'est vrai que ce think tank est vraiment "intéressant" quand on fouille leurs diverses publications et qu'on s'interesse à leurs membres.. Que veux tu, j'suis pas un fan de foot alors à mes heures perdues...

mais ce n'est pas le sujet.

Commentaire n°87 posté par che le 30/11/2011 à 23h39

Grégoire.. Je te comprends mais je crois que tu te gourres.. Quoique tu fasses, tu resterais 100 heures à l'école, cela ne changerait rien.. Tu es FONCTIONNAIRE, donc nanti et surtout charge pour la société.

En économie la valeur d'un travail se pense en valeur ajoutée.La productivité des salariés va donc se calculer en rapport avec le bénéfice net sonnant et trébuchant à la fin de l'exercice. Pour notre cas, comme nous ne rapportons rien, notre "valeur ajoutée" est difficile à calculer. Elle ne l'est pas en fait. Nous sommes calculés par rapport à ce que l'on coute. Moins nous coutons, plus notre "valeur ajoutée" est importante.

che

Commentaire n°88 posté par che le 30/11/2011 à 23h54

La tendance actuelle (UMP par exemple ou montaigne) souhaitent que les enseignants soient dans les locaux pour faire "autre chose" (soutien, aide, ...) les préps et la correction ne sont pas comptées

 

... Et le PS, qui veut réformer le "statut de l'enseignant" et entamera les discussions dès janvier pour envisager des contreparties. Il me semble bien que Terra Nova est aussi sur un allongement du temps de travail dans l'établissement.

 

On s'est tiré tellement de fois des balles dans les pieds qu'il n'y a plus de place. Le fait que l'école ne soit plus le moteur premier de l'ascenseur social permet les discours les plus osés, les plus marqués idéologiquement, les plus dangereux...

 

être "libéral" dans mon travail je ne sais pas ce que cela veut dire, par contre être fonctionnaire c'est avoir un rôle important dans la société et en avoir conscience. Même dans une société dominée par l'économie de marché, l'économie "sociale" reste essentielle.

 

Les fonctionnaires, bien entendu, mais combien de salariés à la MGEN, à la MAIF, dans les coopératives, les associations...

Ce qui me désole actuellement, c'est qu'au lieu de nous mobiliser autour de l'effort à faire pour payer notre dette, efforts qui doit être citoyens et partagés, on nous montre du doigt comme étant les responsables de cette dette.

Commentaire n°89 posté par pierre lombard le 01/12/2011 à 07h32

précision pour moi être libéral dans sa classe = avoir la liberté de s'organiser comme bon nous semble. sens 1er de l'adjectif . Pas de connotation idéologique.

Commentaire n°90 posté par Gregoire le 01/12/2011 à 12h11

Je revendique la liberté pédagogique pour le directeur d'école, même avec un statut. Si je préfère travailler mes dossiers à poil le cul dans une bassine, ça ne regarde personne.

Commentaire n°91 posté par Pascal Oudot le 01/12/2011 à 12h46

En effet, cela concerne tous les bords de vouloir allonger le temps de présence dans les établissements.. Ca ne change pas grand chose pour moi...La question reste pour un côté comme pour l'autre... Rester dans l'établissement.. POUR QUOI FAIRE? De nouvelles missions en plus de l'existant? Nos preps et corrections? C'est pas la même chose.

Notre boulot a besoin d'être reconnu par un statut pour ce qu'il est actuellement pas en échange de nouvelles missions qui serait reconnaitre que ce que l'on fait actuellement ne le mérite pas. Insupportable.

C'est idem pour les enseignants. De nouvelles missions en échange d'une augmentation? Revers.. Pour l'heure, vous étes assez payés pour ce que vous faites.

che

Commentaire n°92 posté par che le 01/12/2011 à 18h08

La question reste pour un côté comme pour l'autre... Rester dans l'établissement.. POUR QUOI FAIRE?

Effectivement.  

Je ne pense pas (mais je n'en sais rien) que cet allongement du temps à passer dans l'établissement concerne les PE. Cela s'adresse plutôt aux profs dans le secondaire.

Pour le primaire, ce que je perçois c'est un autre découpage de la journée et une imbrication avec les temps municipaux.

Raccourcissement des vacances d'été quasi certain...

Commentaire n°93 posté par Pierrot Lombard le 02/12/2011 à 07h47

Pour en revenir au thème original de ce billet, les candidats et les programmes des présidentielles sont pires à chaque élection. Les présidentielles sont une catastrophe pour la Nation. Mais qu'a bien pu penser de Gaulle lorsqu'il a voulu changer le système de la Constitution de 58 tel qu'imaginé par le grand Debré? C'était pas grand chose, c'est devenu un grand n'importe quoi, et aujourd'hui c'est un cirque abominable dont chaque français paye quotidiennement les pots cassés.

Commentaire n°94 posté par Pascal Oudot le 03/12/2011 à 11h27

Hors sujet Oudot !
P.S. : ça n'est pas parce qu'on a le pire président de la 5ème République que c'est le système qui est en cause.

Commentaire n°95 posté par Martial le 03/12/2011 à 13h19

Pas hors sujet, non. Les programmes des candidats sont tributaires du système électoral: il faut plaire au plus grand nombre, en plus tous les cinq ans, avec les pires âneries qui de plus ne seront jamais mises en place. C'est TA remarque, Martial, qui est hors de propos: je me fous royalement de ton opinion sur notre actuel président, qui n'est -au passage- certainement pas pire que celle que voulait nous fourguer la gauche et toi certainement en 2007. Alors tu peux garder pour toi ta sentimentalité et tes bonnes opinions, pour me toucher il faudra te lever plus tôt.

Commentaire n°96 posté par Pascal Oudot le 03/12/2011 à 14h01

@ pierrot  Comme toi je pense que l'allongement de la présence dans l'établissement concerne plutôt le secondaire, mais en revanche, je pense que nous serons bien plus perdant qu'eux, du fait de l'amménagement de la semaine scolaire. Les anciens dont je suis ont connu ARVEJ, et son amménagement du temps de l'enfant.. Moi le premier, j'ai trouvé cela intéressant et au final? Avant que le dispositif disparaisse faute de fonds..les instits se sont retrouvés avec des "trous" dans leur journée... Les enfants étant en activités diverses (entre 13h30 et 14h30 par exemple chez nous).. Bilan, ils restaient à l'école.. La première année.. Bon, la seconde, c'est drôle, les conseils de maîtres se retrouvaient dans cet horaire.. pas trop grave encore.. La seconde.. Des moments "plus institutionnels" s'y sont retrouvés.. Mais sans enlever les autres obligations de service.

Au total.. Tu rallonges la journée des instit en les laissant dans l'école, mais sans leur décompter ces heures de leurs obligations de service..

Travailler plus gratuitement... Bien vu l'aveugle!

che

Commentaire n°97 posté par che le 03/12/2011 à 19h14

" je me fous royalement de ton opinion sur notre actuel président, qui n'est -au passage- certainement pas pire que celle que voulait nous fourguer la gauche et toi certainement en 2007"

Je suis assez d'accord avec le début de ton post pascal..Et même, je ne suis pas certain que l'on aurait été plus "protégés" avec la gauche.  Mais notre actuel président a fait bien plus que ces "détails".. Il a profondément et durablement changé les gens et la société.. Et pas dans le bon sens.. Il a ouvert un boite de Pandore.. Et on le sent chaque jour jusqu'à dans les écoles..

Si .. ces 5 ans ont été graves.. Ils ont scellé la fin d'une société plus ou moins sociale, mal sociale souvent, mais quand même un peu "sociale" au sens ou "je me préoccupe un minimum de mon voisin", au sens ou certains mauvais côtés de chacun , qu'on a tous, étaient éteints par une "pensée générale" plus "morale", plus sociale, parce que représentée, même imparfaitement au sommet de l'état. Il a imposé une manière de voir la société qui met "moi" au centre.. Moi contre les autres. Les fonctionnaires contre le privé, les immigrés contre les français de souche, les travailleurs contre les chomeurs, les malades contre les bien portants, les pauvres contre les autres.

Si.. notre président a fait beaucoup.. beaucoup plus qu'un simple quinquennat avec ses hauts et ses bas, avec ses réussites et ses échecs. Il a refait émercger un sentiment qui avait, si ce n'est disparu, au moins s'était enfoui au fin fond de l'esprit; Le sentiment de haine!

Et en cela, c'est le pire président de la 5eme..

che

Commentaire n°98 posté par che le 03/12/2011 à 19h46

S'agissant de l'école et de ses directeurs, une information qui ne surprendra ni Merlin, ni Grégoire (que ceux que j'oublie m'excuse) :

"L’objectif des réseaux ECLAIR est de créer des écoles du socle commun où la prise en compte de l’enfant et de l’élève soit globale et continue de 6 à 16 ans.

Pour ce faire, « les têtes de réseau » sont le principal de collège et l’IEN.

Le SNUipp craint une main mise du 2nd degré sur le 1er degré où sa représentativité et sa spécificité ne seraient pas reconnues et refuse ce démantèlement « ECLAIR » de l’Education prioritaire et demande l’abandon du programme (...)"

Comme quoi, mieux tard que jamais...même s'il est trop tard !

Commentaire n°99 posté par henri le 04/12/2011 à 07h29

Sur notre temps de travail Che, et cela rejoins ce que je pense de notre "individualisme" sociétal,  le problème c'est qu'il n'y a pas de vision, de projet de société.

J'ai connu l'ARVEJ j'étais à l'époque adjoint au maire, j'ai donc vécu cette expérience des 2 côtés.

Pourquoi cela n'a-t-il pas marché, malgré un bel enthousiasme au départ et un vrai effort des communes (d'ailleurs il en reste des intervenants municipaux sportifs et culturels qui interviennent dans les classes, mais sans souci du temps global de l'enfant, même pas de celui de l'élève...)?

Parce que l'école n'a pas trouvé sa place, ballotée entre l'IA, la circo (qui cherchait à tirer les manettes) et les municipalités qui réglaient l'addition.

Pas de projet, des équipes enseignants mouvantes et qui ne travaillent pas en équipe, un taf mal défini. et l'école s'est recroquevillée sur elle-même, sans que la société ait pu tirer les leçons de ce qui marchait pour voir comment l'institutionnaliser. 

On en revient à la façon dont on doit définir et conjuguer nos actions avec celles des municipalités.

 

Et quand on lit le communiqué du SNUipp sur le programme "ÉCLAIR", on se rend compte que l'on ne tire aucune leçon des erreurs, des fautes, que l'on a commis et qui nous mettent dans la position où l'on se trouve.

 

Si l'école e son dirlo avait un statut, ben l'école du socle se ferait autour de l'école primaire.

Pourquoi certains sont-ils tentés par la satellisation autour du collège, alors que celui-ci est contesté par tous?

parce qu'il a le grand avantage d'avoir le statut d'établissement, qu'on refuse à l'école par peur de ressembler au collège et qui sera la cause de notre rattachement au ... collège.

 

Tant que l'on aura pas de statut nous serons un enjeu de pouvoir entre les collectivités, le collège et les circos.

Commentaire n°100 posté par Pierrot Lombard le 04/12/2011 à 10h17

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