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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

14

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 21:54

 

 

Au-delà des promesses alléchantes des divers candidats à la présidentielle, quelle est la réalité du message délivré par les hommes d’appareil qui seront probablement en charge de l’éducation nationale en cas de victoire de leur chef de file ?

Intéressons-nous plus particulièrement au statut de l’école et de son directeur. A ce titre, il n’est pas inutile de relire le verbatim du débat diffusé par le site « aufeminin.com » en juillet 2011, réunissant autour de Karim Amellal, Daniel Laurent professeur des Universités et conseiller spécial de l’Institut Montaigne, Jacques Grosperrin député UMP membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation, Bruno Julliard Secrétaire national du PS en charge de l’éducation et Marie-Caroline Missir rédacteur en chef « Education » à l’AEF.

 

Karim Amellal - « Vous faites des propositions qui consistent à accroître les pouvoirs du directeur d’école… Vous dîtes dans votre rapport que le directeur d’école n’a ni les moyens ni les pouvoirs alors qu’il a plus de responsabilités…

 

Daniel Laurent - Notre approche n’est pas idéologique. Simplement, si l’on met en place tout ce que l’on a évoqué, en particulier l’organisation par cycles, il est clair qu’il faut un directeur d’école qui ait une certaine autonomie à la fois vis-à-vis de l’administration et vis-à-vis de ses collègues. Christian Forestier qui a travaillé avec nous, qui est quand même une éminence grise au sein de l’Education nationale, nous disait « l’école primaire, c’est un trou noir, on ne sait pas ce qui s’y passe » quand il était directeur de cabinet de Jack Lang.

Il y a des programmes nationaux, l’enseignement du calcul ou du français, ça peut varier du simple au double dans la semaine, en fonction des écoles et de l’enseignant… Il y a des propositions qui ont été votées par le Parlement mais les décrets n’ont jamais été publiés pour faire l’expérimentation d’établissements publics locaux d’enseignement de telle sorte qu’on aille plus loin.

 

Karim Amellal - M. Grosperrin, qu’est-ce que vous pensez à l’UMP de doter le directeur d’école d’un véritable statut ?

 

Jacques Grosperrin - Je crois qu’il y a une difficulté, c’est vrai à ce jour, il n’y a pas de supérieur hiérarchique parce que la culture du professeur des écoles ne le souhaite pas… Oui, il y a des inspecteurs mais la difficulté actuellement c’est une difficulté financière. Faut pas se cacher les yeux, à partir du moment où il y a 55 000 écoles en France dont ¾ qui ont moins de 4 classes, qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on met un directeur d’école dans chaque école ?

 

Karim Amellal Vous y seriez favorable ?

 

Jacques Grosperrin Moi, je crois qu’il y a différentes solutions qu’on peut imaginer. Moi, je serais plutôt pour l’école du socle commun. Je pense qu’il est plus intéressant de mettre en place un établissement scolaire comme un collège et de relier les écoles primaires qui sont avoisinantes à ce collège pour faire en sorte qu’il y ait une véritable synergie qui se mette en place. Si on met en place un véritable directeur d’école dans chaque école, on va arriver à l’échec de ces écoles du socle commun. Il serait plus fondamental qu’il y ait un seul chef d’établissement et que ces écoles soient pilotées par un IEN pour faire en sorte que la liaison entre la 6ème et le CM2 soit plus efficace.

 

Karim Amellal - …pilotées par un IEN. Cela dit, il a 1300 IEN pour 300 000 enseignants…

 

Jacques Grosperrin Oui mais il faut redéfinir leurs tâches, peut-être en recruter d’autres mais il est évident qu’à ce jour il y a un véritable trou noir au sein des écoles primaires. Il faut faire attention et ne pas être démagogique avec ça, sinon on met en place un véritable directeur dans chaque école, ça aura un coût fabuleux que les finances publiques ne pourront pas assumer. Et puis ça ira dans une situation contraire à cette liaison du cycle obligatoire du CP à la fin de la 3ème, ce qui me semble l’entité administrative la plus intéressante pour la réussite de nos élèves.

 

Bruno Julliard - Pour être très direct, je ne crois pas que la question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement économique.

En revanche, il y a 3 sujets qui doivent être traités dans la gouvernance :

-       Accorder plus de pouvoir d’agir aux équipes éducatives, aux enseignants dans les écoles primaires, quand on met en place la politique des cycles ; ça veut dire qu’il faut qu’on ait des enseignants qui soient en capacité d’avoir cette autonomie pédagogique.

-       Ensuite, il faut améliorer l’accompagnement des projets éducatifs dans les écoles et ça demande une réforme importante de l’administration et notamment des inspections d’académie. Ça passe par une réorientation du travail des inspecteurs pas en nombre suffisant et aujourd’hui pas formés pour ça.

-       Et puis le dernier élément, je partage ce que vous avez dit, c’est accroître les liens entre l’école primaire et le collège.

 

Karim Amellal Marie-Caroline Missir, sur les directeurs d’école, les IEN… ?

 

Marie-Caroline Missir - De ce qui vient d’être dit, on voit très bien que nos interlocuteurs tournent autour d’une notion qui est celle de l’autonomie du pilotage, mais ils n’en parlent pas du tout de la même manière parce qu’ils ne la conçoivent pas de la même manière.

D’un côté, les établissements publics d’enseignement, le renforcement du pouvoir du directeur d’école… la droite, si je simplifie, avec différents projets, l’entend comme renforcer l’échelle locale… C’est pas du tout ce que j’ai entendu du côté de Bruno Julliard qui parle d’autonomie pédagogique.

Pourquoi ? Parce qu’on touche du doigt, ici, une question idéologique très forte et l’on en revient toujours à la question idéologique, à des choses qu’il est difficile de faire bouger, qui est celle de l’enseignant et en primaire, le directeur d’école est considéré par ses collègues au même titre, comme un enseignant normal. Il n’a pas de statut de chef d’établissement.

Pour revoir cette organisation de l’école, tous les décrets sont prêts, il n’y a qu’une volonté politique à mettre en œuvre. Mais c’est compliqué pour cette question de réticence idéologique. Est-ce qu’on est dans un système avec un enseignant qui est au-dessus des autres parce qu’il est directeur d’école ou est-ce qu’on est dans une logique d’accompagnement des élèves, d’autonomie pédagogique ?

 

Karim Amellal Ça existe pour les collèges et les lycées, pourquoi ça n’existerait pas pour les écoles primaires ?

 

Marie-Caroline Missir C’est une question culturelle. Là encore, il faudrait un syndicat autour de la table pour qu’il nous explique pourquoi ils ne le font pas. Si vous en parlez au principal syndicat du 1er degré, je peux vous assurer qu’ils sont très très très hostiles à la mise en place d’un établissement public d’enseignement.

 

Jacques Grosperrin - On le fait pour le collège parce que le collège a plus d’élèves. Il y a plus d’enseignants donc c’est plus facile à sortir budgétairement un chef d’établissement. Puis j’ai peur que ça fige et qu’on n’arrive pas à faire cette école du socle commun.

 

Daniel Laurent La création d’un poste de directeur d’école, ça soulève des problèmes, mais je retiens quand même que quelle que soit la solution retenue, il faudrait davantage de liberté au niveau local. »

 

A l’écoute de ce débat, la conclusion s’impose : UMP et PS s’opposent sur la question de l’idéologie. Double idéologie avec les mêmes conséquences pour les directeurs d'école. A droite, on estime nécessaire de doter les établissements d’un vrai chef. A gauche, on préfère évoquer l’accompagnement des projets éducatifs, l’autonomie pédagogique et l’on souhaite accorder plus de pouvoir aux équipes et aux enseignants. Quid du directeur ?     

Si les divergences idéologiques sont bien réelles, force est de constater que l’UMP et le PS s’accordent sur un point essentiel : l’impossibilité de doter le directeur d’école d’un véritable statut, l’un comme l’autre au nom des priorités budgétaires.

Tous deux sont encore sur la même longueur d’onde pour mettre en place l’école du socle commun et revoir le rôle de l’IEN.

 

Pour Jacques Grosperrin, la cause est entendue : « Il serait plus fondamental qu’il y ait un seul chef d’établissement et que ces écoles soient pilotées par un IEN pour faire en sorte que la liaison entre la 6ème et le CM2 soit plus efficace. »

La menace est peut-être plus proche qu’il n’y paraît. Le projet d’évaluation porté par Luc Chatel ravive toutes les inquiétudes. On y apprend notamment que les IEN chargés d’une circonscription du premier degré (CCPD) ne feraient pas partie du « service académique de l’inspection ».

Les IEN CCPD, à l’inverse de leurs autres collègues inspecteurs, feraient partie de la ligne hiérarchique décisionnelle à l’instar des chefs d’établissement. Dans l’école du socle commun, on aurait donc à égalité le chef d’établissement du collège (principal) et l’IEN, supérieur hiérarchique des professeurs des écoles et chargé de piloter les écoles rattachées au collège…

 

Que deviendrait le directeur dans cette école du socle commun ? Quelle serait sa place dans un dispositif entre le principal qui ne voudra jamais laisser son poste de chef d’établissement et l’IEN qui piloterait les écoles associées au collège ?

Le directeur sera-t-il réduit à gérer le « trou noir au sein des écoles » pour reprendre l’expression de Christian Forestier ?

 

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Commentaires

CQFD .

Ils l'auront le chef honni et même 2 pour le prix d'un. A pisser contre le vent .... on fini mouillé.

Commentaire n°101 posté par Gregoire le 04/12/2011 à 10h28

Che, 

Je pense que l'élection de Sarkozy n'est pas le fruit du hasard, mais qu'elle correspond à l'évolution d'une société en perte des valeurs républicaines l'accélération des dérives s'est incontestablement accélérée pendant ce quinquennat.

Ceci dit, les fondations qui ont permis cette érosion des valeurs "sociales" ont été construites par les prédécesseurs de Sarkozy, qui n'est qu'un révélateur, et en ce sens je suis plutôt de l'avis de Pascal.

 

L'individualisme s'est un repli quasi universel en tant de crise, et nous en vivons une plutôt grave:

- la collaboration pendant la guerre (combien de résistants?)

- le retour du Gal De Gaulle après 68

- le bilan globalement positif de l'URSS

...

Pour ma part le problème c'est que d'une part une "social démocratie" qui n'a plus rien à proposer, tout est pratiquement en place (d'ailleurs notre modèle social est un extraordinaire amortisseur de la crise) et que d'autre part la financièrisation de l'économie a atteint ses limites en nous enfonçant dans une crise dangereuse.

Il faut inventer autre chose. Et là on est mal, parce que nous n'avons plus ni de syndicalistes ni de politiques capables d'un véritable projet et de l'incarner.

Au niveau de l'école, la dérive ça a été, petit à petit, de transformer sa mission, celle de l'instit, maillon essentiel du tissus social, instrument de l'ascenseur social et de l'intégration (habitant dans l'école, secrétaire de Mairie...) en lieu de détection et d'orientation, accompagné par la prédominance de (pseudo)sciences ayant "(l)ogie" comme suffixe.

C'est un lien essentiel que l'on a brisé en minimisant notre rôle social (instit/PE) pour surestimer nos pratiques professionnelles (norm/IUFM)...

On en paye le prix.

Commentaire n°102 posté par Pierrot Lombard le 04/12/2011 à 10h55

Pierrot,

Moi aussi j'ai connu tous ces aménagements et surtout les rythmes 'Guy Drut' transformés en CEL (après-midi sans cartable); Mais mes conclusions diffèrent quelque peu des tiennent. D'abord il y a une  différence de culture entre les 2 mondes, E.N et municipalité. Et puis aussi (et surtout) les entités 'école' et là ça ne plaide pas pour l'autonomie des écoles. Je m'explique: au gré des changements de personnes (représentants de parents, d'enseignants, de directeurs) et donc des décisions des  C.E. les avis, les souhaits évoluaient. Honnêtement il fallait une volonté forte de la municipalité et de quelques éléments EN  pour maintenir à flot  cette organisation que  beaucoup regrettent aujourd'hui. Si à une entité type structyre 'éclair' avait existé pour fédérer les écoles  cela aurait été plus réaliste. C'est aussi pour cela que je reconnais un besoin de statut (type gdid) -sans concessio comme l'a très bien expliqué 'Che- et suis plus partagé surl'autonomie des écoles.

Commentaire n°103 posté par Densi le 04/12/2011 à 13h31

Densi ! resterait à montrer que le dispositif "Eclair" est en mesure de "fédérer les écoles" selon ton souhait ! On peut être sceptique dès lors que :

1 - les publics des écoles qui relèvent de ce type de regroupement est très divers malgré les apparences (on voit peu à peu des collèges distincts en terme de recrutement des effectifs se voir englober dans la chose) ;

2 - les Projets d'École (qui, qu'on le veuille ou pas, existent malgré tout) sont tout aussi différents ;

3 - que l'intérêt des équipes en place différe dès lors aussi en fonction, notamment, des paramètres ci-dessus ;

4 - que la motivation de ces mêmes équipes est très éloignée de ce qu'a priori elle pourrait être (l'appartenance au réseau est plutôt vécue comme un abandon de sa part de liberté pédagogique) ;

Bref ! "fédérer" des équipes ? Il faudra peut-être une évaluation future (lorsqu'il sera trop tard ?) pour être persuadé de la pertinence de la chose...

 

Commentaire n°104 posté par henri le 04/12/2011 à 15h53

Je rejoins ce que dit Pierrot plus haut: à force de ne pas vouloir de "caporalisation" de l'école et de hurler au loup à peine ébauche-t-on le terme de statut, ben le snu finira par l'avoir, son chef... et ce sera un principal de collège parfaitement ignorant de nos fonctionnements -je ne vous dis pas la cata en maternelle-...

 

Quand je vous dis que l'école est en train de crever à cause des syndicats, vous ne voulez pas me croire. M'en fous, après tout, il ne me reste que quelques années, je balancerai tout ça par-dessus mon épaule, le snu avec ses oeillères et le PS trouillard et fumigène avec.

Commentaire n°105 posté par Pascal Oudot le 04/12/2011 à 17h43

On a eu les pédagogistes type Meirieu & Co. C'était la voie à suivre. Tout le reste ne valait rien. Malheur à qui ne suivrait pas les nouveaux maîtres de la pédagogie.
Arrive la droite. Boum badaboum... revoilou les bonnes vielles méthodes honnies pendant 20 ans. Malheur à qui ne suit pas les nouveaux maîtres de la pédagogie.
C'est pas fini, voilà qu'on nous embringue dans l'école du socle commun...
L'ECOLE DU SOCLE COMMUN !!! Nouveau concept de la fin du XXème siècle. Logique, nous dit-on, la scolarité obligatoire... sauf que personne ne peut terminer ses études à ce stade sauf à être totalement désarmé pour affronter la vie. Alors pourquoi pas l'école de la maternelle à l'université ?
Et nous, pauvres béats, on rentre dans ce marché de dupes qui va nous placer des principaux en lieu et place des dirlos. Et on trouve ça bien. Et on en redemande. La propagande a fait son oeuvre.
Ne voit-on pas que cette école du socle commun ne répond qu'à un souci d'économie budgétaire ? Ne voit-on pas que sous couvert de pédagogie, on est en plein dans la réduction des effectifs enseignants en mutualisant les moyens ?
Jusqu'au jour (dans 10 ans, 20 ans ?) où on se dira qu'elle était belle notre école primaire... Quand on l'aura tuée...

Commentaire n°106 posté par Martial le 04/12/2011 à 22h02

Actuellement, la ligne générale est aux économies : c'est le cas pour la santé, la défense... seule l'école serait épargnée? Le discours du " plus de" relève de la pure démagogie.

  Doit-on baisser les bras?  Négocier notre autonomie passant par notre reconnaissance me semble être la bonne voie. Que l'on nous donne les moyens de gérer notre PE, les stages RAN, l'APE, la liaison avec la 6ème... Que l'IEN et son équipe s'occupe des inspections, de la formation continue, des ressources pédagogiques.

 Le regroupement des écoles de proximité est une évidence que seule l'idéologie la plus rétrograde refuse de reconnaître.Bien négociée, cette mesure ne lèserait pas les dirlos en poste et améliorerait le fonctionnement de bien des écoles. L'éparpillement des structures est un obstacle majeur à toute reconnaissance de l'école en tant qu'établissement. Plus que des moyens, il faut la  volonté de faire bouger les lignes!

Commentaire n°107 posté par merlin le 04/12/2011 à 23h09

Jusqu'au jour (dans 10 ans, 20 ans ?) où on se dira qu'elle était belle notre école primaire... Quand on l'aura tuée...

Mais elle est morte Martial!

Qu'elle est l'utilité d'une école qui renforce les inégalités sociales, qui livre en 6e 15 à 20% d'élèves qui n'ont pas acquis les fondamentaux en lecture ni en calcul.

 

Ce ne sont pas les concepts qui sont à jeter à la poubelle, c'est ce que l'on en a fait.

L'"école du socle" marche très bien dans les pays du nord de l'Europe. Mais il y a une unité de lieu et des structures à taille humaine. 

L'intention des IUFM était bonne, les RASED, les ZEP.... pareil! Économiser, mutualiser,être efficace ne sont pas des actions marquées "idéologiquement" en soi. 

 

Le problème c'est ce que l'on en fait.

Quand dans les ZEP on y nomme les moins expérimentés d'entre nous, quand le RASED affirme que son travail ne souffre pas l'évaluation, quand dans les IUFM on se déchire entre pédagogo et républicain... C'est le terrain, qui morfle.

 

Densi,on est d'accord sur pratiquement tout, pourquoi refuser plus d'autonomie à l'école, jusqu'à déléguer sa gestion au collège?

Alors qu'une des difficultés majeures vient justement du fait que malgré que la structure du collège est déficiente, elle existe...

 

je rejoins tout à fait Merlin, la question des moyens n'est pas centrale (l'école commence à décliner alors qu'elle a encore les moyens). Il faut faire bouger les lignes et certainement pas en y ajoutant un PE supplémentaire (démago au possible).

 

Et la seule façon de retrouver l'école républicaine du XXIe siècle (il n'est pas question de rechercher celle peinte en sépia) c'est de l'installer au coeur du système du socle commun.

Pour cela il faut un statut qui l'émancipe et des collectivités et du collège. Qui la place comme acteur à part entière au coeur du système éducatif. Il faut redonner du sens à l'école et au métier d'enseignant.

Commentaire n°108 posté par Pierrot Lombard le 05/12/2011 à 08h04

Pierrot,
Si tu veux que l'école primaire occupe une vraie place il faut déja une entité primaire, donc regroupement mat/elem qui aurait plusieurs avantages (cohérence pédagogique, suivi des élèves, représentativité plus importante -taille-, diminution du nombre d'interlocuteurs donc moins de cacophonie) mais aussi des inconvénients (spécificité de la mat, locaux 'éclatés', réduction du nombre de dirlos...). Ensuite une autonomie'  certaine (financière, pédagogique-à quel degré-, juridique...) mais cenadrée par pilotage  de proximité  et le duo(collège/ien) me semble le plus adapté. Pourquoi? Pour les mêmes besoins que tu défends la necessité d'un dirlo... et aussi parce qu'il vaut mieux ce système qu'une gestion complètement externe comme cela risque de se produire.

Commentaire n°109 posté par Simon le 06/12/2011 à 09h37

Si tu veux que l'école primaire occupe une vraie place il faut déja une entité primaire, donc regroupement mat/elem qui aurait plusieurs avantages (cohérence pédagogique, suivi des élèves, représentativité plus importante -taille-, diminution du nombre d'interlocuteurs donc moins de cacophonie) mais aussi des inconvénients (spécificité de la mat, locaux 'éclatés', réduction du nombre de dirlos...).

OK!

Pour les inconvénients:

- aujourd'hui on en subit beaucoup.

- le nombre de directeurs diminuent chaque année (et on peut se servir des départs à la retraite)

- spécificité de la mat: 

a) scolarité obligatoire à 3 ans

b) intégrer un module obligatoire "enseigner à de très jeunes élèves" dans la formation.

 

 

Ensuite une autonomie  certaine (financière, pédagogique-à quel degré-, juridique...) mais encadrée par pilotage  de proximité  et le duo(collège/ien) me semble le plus adapté. 

OK!

 

On a l'habitude de dire que l'on va contre le mur. Je crois que le mur on l'a percuté et que certains s'affairent pour ramasser les morceaux.

 

Il y a une manière simple de trouver des solutions: l'expérimentation.

 

Et peut-être, sans doute même, que plusieurs solutions pourraient cohabiter selon que l'on soit en milieu rural, en ville, en zone prioritaire... 

Mais l'urgence c'est bien de trouver de l'autonomie et de la proximité.

Commentaire n°110 posté par Pierrot Lombard le 06/12/2011 à 18h00

J'ai du mal à comprendre l'argument " anti-regroupement" qui met en avant la spécificité de la maternelle. De quelle spécificité parle-t-on? La maternelle n'est-elle pas une école comme les autres? avec des enseignants comme les autres?

  Un directeur venant de l'élémentaire poserait problème pour gérer un groupe scolaire Mat+Elem? et si le dirlo vient de la maternelle, ça pose aussi problème?

Sincèrement pour moi, ce type de regroupement ne présente que des avantages.

Une direction saute, Oui... et alors? Soit on se sert d'un départ à la retraite, soit un des deux dirlos veut redevenir adjoint, soit on applique la règle de l'ancienneté et le moins capé bénéficie de points pour la prochaine affectation sur un poste de direction.

  il vaut mieux avoir des directions reconnues et ayant les moyens de travailler que des lambeaux comme aujourd'hui où personne n'y trouve son compte.

Quand à la gestion extériorisée des écoles par les IEN et principaux , tout le monde sur ce site sait que j'y suis farouchement opposé et si j'en déplore les premiers effets, modestes certes mais bien réels.

Commentaire n°111 posté par merlin le 06/12/2011 à 20h18

Le fonctionnement d'une école maternelle "qui tourne" est extrêmement spécifique, il faut venir de l'élémentaire pour n'en avoir aucune conscience. Je ne suis pas particulièrement contre l'idée de regroupement... à condition aussi qu'on m'en explique l'intérêt! Aujourd'hui, un directeur de maternelle voit les familles quatre fois par jour, et je peux assurer que ça aplanit beaucoup de choses et facilite la pédagogie. Qu'en serait-il avec un regroupement? Aujourd'hui, des instits de maternelle peuvent d'un instant à l'autre bousculer l'emploi du temps de la journée, intervertir des séquences de motricité par exemple, pour la bonne marche de l'école. Qu'en serait-il avec un regroupement? Aujourd'hui des instits de maternelle peuvent décider de consacrer des sommes importantes à l'acquisition de petits véhicules collaboratifs pour en user dans la cour de l'école, et les y laisser pour la classe suivante qui ne sort pas en même temps afin de ne pas y regrouper trop d'enfants. Qu'en serait-il avec un regroupement?

 

Pour moi, intégrer un maternelle à l'élémentaire (c'est amusant, on n'évoque jamais l'inverse), c'est penser à une cour spécifique avec du matériel (eeeh oui), penser à un gymnase dispo en permanence pour les petits qui peuvent y laisser un parcours avec du gros matériel, penser à un dortoir éloigné du bruit, etc. C'est penser à beaucoup de choses, dans l'organisation matérielle ou pédagogique, qui n'est absolument pas la tête de la plupart de nos collègues d'élémentaire qui n'ont aucune conscience de nos fonctionnements, de notre façon de travailler et de voir les choses, etc.

 

Oui, la maternelle est une école. Non, ce n'est pas une école élémentaire. Alors, des problèmes, j'en vois, et beaucoup.

Commentaire n°112 posté par Pascal Oudot le 06/12/2011 à 21h32

Pascal: relis mon post, j'évoque clairement la possibilité d'une direction commune assurée par "l'ancien ( ou ancienne") directeur ou directrice de la maternelle.

 Je suis directeur d'une école élémentaire. La maternelle est construite à côté. Nous avons mis à disposition, lors de mon arrivée, le gymnase de l'école à disposition des maternelles tous les matins. Les cours sont certes indépendantes et certaines salles dévolues à l'élémentaires sont mises aussi à disposition de la maternelle en fonction des besoins. Une liaison Mat-CP existe, les CE sont séparés après une tentative de CE communs il y a une dizaine d'années que nous avons laissé tomber car impliquant des CE trop longs.

  Si nos 2 écoles étaient réunies, nous aurions plus de contacts entre nous, je ne pense pas qu'une école vampiriserait l'autre ( ça marche dans les deux sens) mais surtout nous aurions un groupe scolaire d'une quinzaine de classes et, si nous avions la direction qui va avec un établissement de cette taille, nous serions mieux reconnus car ayant une importance à peu près égale à celle du collège de secteur.

Aujourd'hui, pour la Mairie, les parents, l'Administration, il y a 2 petites structures et ça, par les temps qui courent, c'est pas bon!

Commentaire n°113 posté par merlin le 06/12/2011 à 22h44

Oudot s'égare...
"nos collègues d'élémentaire qui n'ont aucune conscience de nos fonctionnements, de notre façon de travailler et de voir les choses, etc."
Ah bon ? Comment ils font les remplaçants qui travaillent dans l'une ou l'autre école ? Comment font aussi les PE qui assurent des compléments de temps partiels en maternelle et en élémentaire ?
Mieux, à l'en croire, un dirlo d'élémentaire ne serait pas capable de travailler en maternelle !!! C'est du grand n'importe quoi !!!
Et ce sont les mêmes qui nous parlent des écoles du socle commun ou des établissements publics d'enseignement... Quelle incohérence !

Commentaire n°114 posté par Gégé le 07/12/2011 à 00h03

Je t'entends bien, Merlin, mais crois-tu vraiment que toutes les écoles regroupées fonctionneraient d'une façon équitable? Quand on me rapporte certains propos qui concernent la maternelle, j'en doute fortement. Je pense également qu'un regroupement finirait par fonctionner selon la ligne de moindre fracture, c'est à dire au détriment de la partie la plus faible. Je suis pessimiste? Peut-être, mais je connais suffisamment bien ce métier et ses acteurs pour ne me faire aucune illusion quant au final de l'opération... Pour un regroupement efficace et réussi, combien d'entités désiquilibrées et inutiles?

 

Le pire, c'est que je suis plutôt porté à ces regroupements. Je pense que nous ne pourrons pas en faire l'économie. Cela ne signifie pas qu'ils doivent se faire sans précautions ni garanties.

Commentaire n°115 posté par Pascal Oudot le 07/12/2011 à 11h13

Je rejoins la crainte de Pascal. Rappelez-vous lorsque la GS s'est retrouvée sur 2 cycles en 1989. Je m'étais à l'époque inquiété publiquement en disant qu'il serait plus facile de faire alors du pré CP ( parfois un CP car on voit de ces choses parfois ) plutôt que de la maternelle ( à table en grattant cela bouge moins un minot ).

Résultat avec la pression actuelle sur les apprentissages ( compétences débat sur l'illétrisme etc ) , on ne laisse plus de temps au temps à ces enfants qui se retrouvent très tôt un crayon à la main avec objectif de produire du normé. Est-ce l'explication sur la très mauvaise graphie de mes élèves ?

L'école maternelle est spécifique, si on la regroupe ( et pourquoi pas ) il lui faut toutes les garanties de pouvoir maintenir son identité

Commentaire n°116 posté par Gregoire le 07/12/2011 à 12h26

Je suis aussi persuadé que toute demande de reconnaissance statutaire de l'école et de ses dirlos implique l'acceptation de regroupements. On n'aura jamais un dirlo avec statut dans une école à 3 classes. Trop cher.

Maintenant, dans un groupe de 15 classes, avec un dirlo reconnu, totalement déchargé, la donne change aussi. Il devient le garant du bon fonctionnement de l'établissement et devra être à l'écoute des demandes des uns et des autres. Je vois mal le dirlo favoriser de façon partiale les collègues de maternelle ou d'élémentaire. Il devra trouver une ligne médianne et la faire respecter.

Je pense aussi que l'on y gagnerait pour la constitution des classes et la répartition des élèves... les collègues ne sont pas toujours les personnes les plus sympas dans cet exercice... bien des nouvellement nommés vous le diront!

Commentaire n°117 posté par merlin le 07/12/2011 à 13h00

... mais pratiquement 60% des écoles sont des petites écoles de 5 classes et moins.

Je suis persuadé que la solution passe par la possibilité d'avoir 2, 3 organisations différentes selon la géographie.

Regrouper 2 écoles en milieu urbain, voire semi urbain, pour arriver à une structure de 10/15 classes est assez facile.

En milieu rural, 10 classes ce peut être 5 écoles...

la diminution du nombre de directeurs elle est effective aujourd'hui.

• regroupements en hausse

• vacances des postes + nominations "forcées"

Je suis plutôt favorable pour des fusions qui rassemblent mater+élément. = Primaire.

Mais Pascal a raison de s'inquiéter de la culture de la maternelle qui est essentielle pour conserver celle du Primaire. Trop d'exemple dans les relations GS/CP montrent une certaine volonté hégémonique de la part des CP qui poussent volontier à faire des GS de petits CP, et une propension trop grande des GS à se laisser culpabiliser (ce n'est pas une généralité!), et cela malgrè des programmes clairs sur qui doit pénétrer qui, ou plutôt pour éviter toute grivoiserie... Quelle pédagogie doit diffuser sur l'autre....

 

Ce phénmène on le retrouve entre l'élémentaire et le collège.

Commentaire n°118 posté par Pierrot Lombard le 07/12/2011 à 16h16

Est ce qu'il y a un risque que la maternelle perde de sa spécificité dans le regroupement? Oui.. C'est possible..les écoles "expérimentales" type La Source ont rencontré ce problème et l'on analysé. Bon c'est un peu à part car les parents entrent dans la gestion de l'école et parce qu'elle couvre mat/Term. N'empêche que c'est une tendance repérée.

L'autre risque, identifié aussi, est celui de voir la GS passer du côté primaire pour abandonner la MS et la PS qui sortent de l'EN.. C'est aussi un angle.

Maintenant, comme ils sont identifiés, ils peuvent être évités et le regroupement est prioritaire par cohérence pédagogique.

Il n'y a pas plus de risques à regrouper qu'à demander un statut pour le dirlo en évitant "le ptit chef". Dirlo "ptit caporal" est un risque d'un statut que l'on balaie, à juste raison.. Soyons honnête et faisons la même chose pour le regroupement mat elem.

Pascal.. un "primaire" n'est pas forcément un ignare en "maternelle". Le croire crée déjà le problème. Il n'y a pas tant de différence entre les uns et les autres.

la motion 5 de l'assemblée générale du GDID, votée, mettait en avant ce regroupement. l'assemblée générale suivante a peut être changé la donne. Sinon, le regroupement mat-elem reste une base de l'EPE et du statut de dirlo

che

Commentaire n°119 posté par che le 07/12/2011 à 20h05

"Trop d'exemple dans les relations GS/CP montrent une certaine volonté hégémonique de la part des CP qui poussent volontier à faire des GS de petits CP, et une propension trop grande des GS à se laisser culpabiliser (ce n'est pas une généralité!), et cela malgrè des programmes clairs sur qui doit pénétrer qui, ou plutôt pour éviter toute grivoiserie... Quelle pédagogie doit diffuser sur l'autre....

 

Ce phénomène on le retrouve entre l'élémentaire et le collège. "

Parfaitement d'accord avec toi !

Malgré les efforts, la liaison CM2-6ème patine. On est sur le mode descendant de la part du collège, avec, je le concède des réussites deci-delà. On n'a pas la même culture, alors que la maternelle et l'élémentaire peuvent s'entendre et s'accorder. Donc je suis pour un regroupement qui doit rester local, selon la configuration du quartier. Et bien sûr en totale concertation avec les 2 entités.

Commentaire n°120 posté par hreip le 07/12/2011 à 20h10

Pascal.. un "primaire" n'est pas forcément un ignare en "maternelle". Le croire crée déjà le problème.

 

Je comprends parfaitement ce que tu veux dire. Mais après trente ans de métier à tous les niveaux, dont quinze de remplacement, on ne me fera pas prendre les vessies pour des lanternes, et je n'ai aucune confiance dans ce qui n'est pas clairement posé, dit, écrit, souligné... et je n'ai aucune confiance dans les beaux discours ronflants qui endorment le pékin pour mieux l'estourbir. Oui, je persiste dans mes propos, 90% des instits d'élémentaire ne connaissent rien à la maternelle et croient et disent, comme le ministère d'ailleurs, qu'on y fait la sieste entre deux récréations, aidés en plus par des agents territoriaux. Ce même discours, puisque tu parles du GDID, a déjà été plus ou moins tenu sur ses forums. Non, je n'ai aucune raison de faire confiance à des collègues plus qu'à quiconque, et même moins quand on voit la foire d'empoigne que sont les réunions d'instits dans lesquelles l'égoïsme prévaut et chacun veut tirer la couverture à soi.

Commentaire n°121 posté par Pascal Oudot le 07/12/2011 à 21h25

Que beaucoup de primaires ne connaissent pas la mat, tu as raison.. et l'inverse est vrai d'ailleurs. Quand tu as 2 écoles qui ont du mal à se rencontrer faute de temps, tu finis par peu savoir ce qu'il se passe dans l'autre. C'est  d'ailleurs vrai aussi pour deux écoles primaires.

Cela parle d'ailleurs pour un regroupement, en effet quand la situation géographique le permet. C'est plus cohérent pédagogiquement Avant de s'occuper de la gestion du temps général de l'enfant, faudrait déjà voir à avoir une gestion cohérente de l'élève sur sa scolarité primaire.

Pas question de confiance ... Le mot n'a plus de sens actuellement. bien sûr qu'il faudra discuter ferme dans les premier CM reconstitués, mais les maitres de mat sont bien capables de se défendre

che

Commentaire n°122 posté par che le 08/12/2011 à 07h21

Juste pour souligner mon adhésion complète au dernier commentaire de Che. 

Commentaire n°123 posté par Pierrot Lombard le 08/12/2011 à 08h17

Nombre d'éléments prêchent en faveur d'un regroupement maternelle-élémentaire :

- comme Merlin, la maternelle est distante de 10 mètres de l'élémentaire dans le groupe scolaire (????) : deux directions : est-ce vraiment efficient d'un point de vue administratif, relation avec les familles ?

- on ne comprend pas pourquoi un Cycle (II) se voit tronqué entre les deux écoles : la cohérence pédagogique là aussi serait de rigueur ;

- un temps d'accueil commun réaménagé permettrait aux familles et aux enfants de s'y retrouver.

Pour avoir pratiqué des Conseils de Cycle II avec la présence des enseignants des deux "bords", je peux témoigner qu'un travail de fonds peut s'y effectuer, travail, comme le dit che justement, qui actuellement ne trouve pas un développement satisfaisant du fait d'une coupure insitutionnelle.

Commentaire n°124 posté par henri le 08/12/2011 à 08h56

Comme quoi nous sommes tous d'accord: entre personnes sérieuses et honnêtes, qui souhaitent profondément la réussite de leurs élèves et travailler en harmonie, tout est possible.

 

Question: un syndicat a-t-il sa place là-dedans?

Commentaire n°125 posté par Pascal Oudot le 08/12/2011 à 12h48

"Grand conseil d’école au salon de l'éducation : la direction à l’ordre du jour
A l’issue de cette table ronde, les participants rendront public un texte d’interpellation adressés aux candidats républicains à l’élection présidentielle.
"

"Question: un syndicat a-t-il sa place là-dedans?" (Pascal Oudot)

Ben oui, une place pour poser la question des avancées significatives obtenues par le "Grand Conseil d'Ecole". Quand on pense au nombre de syndicats et d'assoc annoncées à grand sons de cor et trompette, on ne pouvait que s'attendre à un coup d'éclat formidable.
Tout ça est terminé depuis belle lurette et soeur Anne ne voit rien venir... C'est bien la peine de fustiger le seul SNUipp pour le manque de résultats obtenus sur la direction d'école... Doivent raser les murs ceusses qui fanfaronnaient avant le "Grand Conseil d'école"... D'ailleurs, ils évitent ce sujet et nous parlent de la liaison mat/élem... Et même là-dessus, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord... C'était bien la peine de fanfaronner...   

Commentaire n°126 posté par Gégé le 08/12/2011 à 18h56

Article AEF du 25/11/2011

 

Direction d'école : « Aujourd'hui, la priorité, 
c'est la reconnaissance de ce métier », Alain Rei (GDID)

« Aujourd'hui, pour piloter l'école que l'on veut pour demain, quelles compétences faut-il avoir ? », questionne Alain Rei, président du GDID, jeudi 24 novembre 2011, à l'occasion du salon européen de l'éducation. « Au GDID, nous croyons qu'il faut être issu du corps des enseignants, et avoir été instituteur durant un minimum de cinq ans », poursuit-il. Alain Rei demande que soit associée « au statut de direction d'école de la formation. Aujourd'hui, les directeurs ont un entretien et quelques journées de formation, mais ils ne sont pas vraiment préparés », regrette-t-il. Quant aux perspectives de carrières des directeurs d'école, Alain Rey indique qu' « aujourd'hui, la priorité c'est la reconnaissance de ce métier, la définition des missions en adéquation avec ce métier ».

Dans cet objectif, le GDID, l'Andev, la FCPE, le SE-Unsa, le Sien-Unsa, le Sgen-CFDT, Avenir École CFE-CGC et le Scenrac-CFTC publieront prochainement sur leurs sites Internet « un texte d'interpellation adressé aux candidats républicains à l'élection présidentielle ».

« L'objectif de cette réunion est de constituer un échange pour interpeller les candidats à la présidentielle et remettre le premier degré au centre de la réflexion politique. Quels choix politiques doit-on faire ? La question des moyens arrive derrière, et il est dramatique aujourd'hui que l'on mette les choses à l'envers », déplore Alain Rei.

De son côté, Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, interroge : « La structure de l'école telle que nous la connaissons depuis plus de 100 ans est-elle adaptée aux enjeux de l'école [de demain] ? Ce n'est sans doute plus le cas ». Afin « d'améliorer le fonctionnement de l'école, sans doute faut-il aller vers un établissement plus autonome qu'il ne l'est actuellement, avec un conseil d'administration et un métier de directeur identifié. » Cependant, note le secrétaire général du SE, « il y a une très grande diversité dans notre école, certaines ont une classe unique, d'autres vingt classes, et 60 % de nos écoles ont moins de quatre classes. » Aussi, « on ne peut pas traiter cette question de la même manière partout ». De même, pour Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, « nous sommes à la croisée des chemins, devant des évolutions telles que le socle commun, les partenariats avec l'ensemble des acteurs éducatifs, etc. Des débats ont lieu autour des rythmes scolaires, le temps de travail des enseignants, etc. L'école aujourd'hui est mal outillée pour faire face à ces évolutions. »



« PILOTAGE DE PROXIMITÉ »



Concernant le primaire, Patrick Roumagnac, secrétaire général du Sien-Unsa estime que « l'école a besoin d'un pilotage de proximité. Ce pilotage ne peut être assuré par les inspecteurs. Ce n'est pas leur mission, c'est illusoire, et impossible. Les inspecteurs sont là pour aider les équipes à développer des projets, à trouver des points d'intersection entre les préoccupations des parents d'élèves et les enseignants. Ce que l'on voudrait dire, c'est que de bonnes solutions, il en existe », notamment avec « le socle commun » qui permet de « créer une liaison entre premier et second degré ». La « rupture » qui existe entre ces deux degrés est « calamiteuse pour bon nombre d'élèves, elle les conduit à l'échec au collège, et à l'exclusion », déplore-t-il.

Pour Avenir Éducation CFE-CGC, Isabelle Lacaton explique : « Nous sommes favorables à une gouvernance d'école qui s'appellerait 'chef d'établissement'. Le paysage de l'école a changé, les missions des enseignants également. Les PE sont aujourd'hui recrutés à Bac+5, ils sont
quasiment des ingénieurs pédagogiques et peuvent avoir des missions plus élargies. » Outre un statut de direction d'école, Isabelle Lacaton souhaite « des établissements avec de vrais postesde secrétaire », « demander des CHSCT, la création de CE », ainsi que des « postes
d'infirmiers et d'infirmières » et « des modes de garde innovants pour les enfants des personnels qui à 95 % des femmes ».

Du côté des collectivités, Philipe Seferian, vice-président de l'Andev, indique que les directeurs de l'éducation des villes ont « aujourd'hui une multitude d'interlocuteurs mais ne peuvent pas faire des choix comme ils le font avec un principal de collège ou un proviseur de lycées ».

Enfin, dans le public, une directrice prend la parole : « Dans ma commune, je suis clairement reconnue comme un chef d'établissement, mais pas par ma hiérarchie. On est assis entre deux chaises. La définition du métier et du statut devient essentielle, avant que ça ne se délite complètement. Mes collègues et adjointes en ont marre. La reconnaissance de la commune on l'a, il faudrait l'avoir au niveau de l'administration. »

Commentaire n°127 posté par dédé le 08/12/2011 à 19h37

Nous assistons à une évolution assez rapide de la position de nombre de syndicats: j'ai souvent dénoncé leur reconnaissance secrète des propositions du Gdid ... qui ne se retrouvait pas dans leurs articles " publics". Aujourd'hui le Sgen, le SE et d'autres reconnaissent le métier de directeur officiellement ainsi que la nécessité d'avoir des écoles autonomes. C'est capital.

  Il faut que l'école primaire devienne rapidement un établissement public reconnu, son indépendance passe par là. Alors oui, il faudra regrouper, s'entendre, mais le prix à payer est dérisoire par rapport à ce qui nous attend si nous restons dans la situation actuelle. Si la question du statut du directeur est essentielle, elle n'est qu'un élément d'un ensemble qui touche tous les intervenants de l'école.

Il faut peser dans ce sens de toutes nos forces. Encore merci au Gdid pour le temps passé bénévolement par des enseignants-comme-les-zôtres au service de tous.

Commentaire n°128 posté par merlin le 08/12/2011 à 20h14

@géraldine : HS et no comment !

Commentaire n°129 posté par hreip le 08/12/2011 à 20h40

UN STATUT POUR LES DIRECTEURS, TOUT DE SUITE, C'EST VITAL POUR L'ECOLE !

 

Combien d'entre nous vont craquer dans les mois qui viennent ? Nous n'avons pas fini le premier trimestre et j'ai déjà envie de tout balancer à la figure du premier pékin qui viendra m'enquiquiner !

Commentaire n°130 posté par Pascal Oudot le 08/12/2011 à 20h45

En avant première pour Directeurs en Lutte qui le mérité bien: l'intégralité du grand conseil d'école organisé par le GDID lors du salon de l'éducation. Durée 1h17mn.

C'est ici.

Commentaire n°131 posté par Etmonculcestdupoulet? le 08/12/2011 à 21h33

extrait (début) article AEF du 23/11/2011

 

Luc Chatel : « Créer un statut de directeur
pour les écoles de plus grande taille est une piste
intéressante » (congrès des maires de France)

« Être directeur d'une école de trois classes ou de dix-huit classes, ce n'est pas le même métier, pas le même rôle d'animateur pédagogique ». Aussi, pour Luc Chatel, « l'idée de créer un statut de directeur pour les écoles de plus grande taille est une piste intéressante, surtout dans une école du socle commun », laquelle permet une « proximité plus grande entre primaire et collège. » Le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative s'exprime lors de la table ronde « Réussite scolaire : quelle ambition des maires pour l'école de demain ? » (AEF n°157531). Il répond à l'intervention d'Alain Rei, directeur d'école et président du GDID (groupement de défense des idées des directeurs), pour lequel « le pilotage d'école est en grande difficulté, car les directeurs n'existent pas juridiquement, ils ont du mal à faire vivre leur école ». Il interroge alors le ministre : « À quand une vraie réflexion autour du pilotage de nos écoles ? Autour des moyens de gestion, de formations et des compétences qu'on leur accorde ? »

Commentaire n°132 posté par Yéyé le 08/12/2011 à 22h10

article AEF du 26/11/2011

 

Revalorisations en primaire : réactions du SE-Unsa 

et du Groupement de Défense des Idées des Directeurs

 

« Le ministre de l'Éducation nationale vient d'annoncer l'augmentation de 50 % de la part variable de l'indemnité de sujétion spéciale des directeurs d'école. Cela se traduit par l'attribution de 100 euros à 300 euros de plus par an selon le nombre de classes de son école. Si ce geste ne peut être négligé dans le contexte de perte de pouvoir d'achat, il n'est pas de nature à répondre à l'exaspération des directeurs d'école », écrit le SE-Unsa, vendredi 25 novembre 2011. La veille, Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative a annoncé la revalorisation des débuts de carrière des enseignants à 2000 euros brut au 1er février 2012 (AEF n°158584) ainsi qu'une « quinzaine de mesures de revalorisation, essentiellement indemnitaires, prévues en 2012 » (AEF n°158622).

 

« Les attentes des familles, des partenaires, de l'institution sont toujours plus nombreuses. Les tâches, missions et responsabilités du directeur d'école ne cessent de croître. Dans le même temps, les moyens dédiés au soutien à la direction d'école avec les emplois d'aide- administrative sont drastiquement réduits. Ne réussissant plus à faire face, les directeurs d'école sont au bord de l'explosion », estime le SE. Le syndicat présentera à ce sujet « des motions en conseils d'école durant ce mois de novembre. »

 

« Après des mois de conflit (courriers aux parlementaires, aux maires, pétition, blocage administratif en septembre et octobre), le SE-Unsa juge cette réponse tout à fait partielle » et « réitère sa demande au ministre de l'Éducation nationale de bien vouloir ouvrir une réelle négociation sur l'ensemble des champs de ce dossier : rémunération, temps, assistance administrative et organisation structurelle de l'école. »

 

GDID. « Cette hausse de la part variable de l'indemnité des directeurs d'école, on la prend comme le signe intéressant d'un effort du ministère. Mais ce n'est pas suffisant », insiste Alain Rei, président du GDID, auprès d'AEF vendredi 25 novembre 2011. Selon lui, une « réflexion globale sur ce métier » est nécessaire, ainsi qu'un « choix politique ». Les directeurs d'école ont en effet besoin « d'une reconnaissance de leur hiérarchie, d'un corpus de formation, d'une perspective en terme de carrière », affirme Alain Rei, au sortir d'une audience au MENJVA.

 

Lors de cette dernière, GDID a notamment évoqué la question de la mise en œuvre de l'aide personnalisée. « Depuis septembre, un mouvement très fort de directeurs d'école demande à pouvoir - lorsque l'organisation le permet, c'est à dire lorsque leurs élèves peuvent être pris en charge par un autre professeur - faire leur service autrement que face à face avec les élèves ». « Mais certains inspecteurs contestent ces décisions d'organisation », déplore Alain Rei. « L'aide personnalisée est souvent positionnée durant la pause méridienne. Or, ce temps représentait auparavant un moment durant lequel les directeurs d'école assuraient la gestion quotidienne, recevait les parents d'élèves, etc. Assurer cette aide personnalisée devant élève, c'est une perte de ce temps de direction. Or, la principale difficulté du métier de directeur d'école, en ce moment, c'est la course contre le temps », souligne Alain Rei. « Aujourd'hui, le ministère nous a assurés de son soutien », se réjouit-il. « Mais une réglementation statutaire permettrait de positionner clairement les choses ».

Commentaire n°133 posté par Tété le 08/12/2011 à 22h13

"Aujourd'hui, le ministère nous a assurés de son soutien"

Il est gentil le ministère... Merci le ministère...

Mais à part toutes ces bonnes paroles, quelles avancées concrètes pour les dirlos ?

Commentaire n°134 posté par Moira377 le 09/12/2011 à 08h48

un article intéressant que l'on vient de nous communiquer, c'était dans le café pédagogique 103, rubrique juridique: 

les supérieurs hiérarchiques de l'enseignant

Etude des compétences des supérieurs hiérarchiques des professeurs que sont le Directeur des écoles, même si, en réalité, il ne l'est pas, le Chef d'établissement et l'Inspecteur.

l'article entier là:

http://www.dirlo.fr/blog_cafe_pedagogique_103_rubrique_juridique_les_superieurs_hierarchiques_de_lenseignant-158.html

Commentaire n°135 posté par Pierrot Lombard le 09/12/2011 à 11h20

"Si le Directeur d'école n'a pas d'autorité pédagogique sur ses collègues, il est néanmoins en charge de l'animation pédagogique de l'école et du respect des instructions et programmes officiels. 
Il a donc implicitement la charge de rapporter à l'autorité supérieure qu'est l'Inspecteur de circonscription, ou l'Inspecteur d'académie, les manquements que des professeurs des écoles pourraient avoir dans l'application de ces instructions et programmes."

Laurent Piau a beau être juriste, et justement parce qu'il est juriste, il ne doit pas extrapoler les textes. Jusqu'à présent, c'est l'IEN qui est en charge de veiller au respect des instructions officielles. D'ailleurs, même dans les écoles privées, sous contrat avec l'Etat, qui ont pourtant un chef d'établissement à leur tête, c'est quand même l'IEN qui veille au respect des instructions et programmes. C'est son rôle de contrôle et d'évaluation.
Ce qui est encore plus grave, c'est dappeler et d'inciter à la délation. Comment le directeur d'école peut-il être en mesure de savoir si tel ou tel de ses adjoints a des manquements dans l'application des instructions et des programmes ? A-t-il le pouvoir d'évaluer, de contrôler ou même tout simplement de juger un collègue ?
Laurent Piau est juriste ?

Commentaire n°136 posté par Martial le 09/12/2011 à 13h45

Martial,

Piau est juriste, et toi?

À quoi cela sert-il de mettre en cause les compétences professionnelles des autres quand on est pas d'accord avec lui?

décret de 89 modifié le 13/09/2002:

article 2, première ligne:

Le directeur d'école veille à la bonne marche de l'école et au respect de la réglementattion qui lui est applicable.

À moins de décréter que les I.O ne sont pas de "la réglementation qui est applicable dans les écoles", Piau à raison.

Il n'extrapole pas, il décline... Et pas du point de vue de l'enseignant, mais de celui du juriste qu'il est

Maintenant tu as raison, nous n'avons pas les moyens d'assurer les missions qui nous sont confiées... principalement parce qu'on nous refuse d'ÊTRE ce que l'on est. D'où le décalage.

À voir aussi les missions de l'IEN. Souvent ils viennent se mêler de choses qui ne les regardent pas...

Commentaire n°137 posté par Pierrot Lombard le 09/12/2011 à 14h12

Placé devant ce dilemme : dénoncer mes collègues adjoints ou m'écraser j'ai rendu mon tablier. Dans les 2 cas j'étais perdant. bouble bend.

Alors les beaux discours du genre ça n'arrive jamais ou tout le monde il est beau  pffff

Commentaire n°138 posté par Gregoire le 09/12/2011 à 14h58

Les personnels de direction
Dans les écoles d'au moins deux classes, un directeur d'école est nommé parmi les instituteurs ou professeurs des écoles par l'inspecteur d'académie. Il exerce des responsabilités administratives, pédagogiques et représente l'institution auprès de la commune et des parents d'élèves.

C'est là !

Commentaire n°139 posté par tipigequequick le 09/12/2011 à 15h54

Arrêtons de couper les cheveux en quatre: le directeur est-il dans les textes un supérieur hiérarchique? Non.

Exerce-t-il, de fait, une autorité hiérarchique? oui.

Peut-on imaginer une école de 200 ou 300 gamins sans directeur à sa tête? Non. Il faut un directeur pour les parents, la Mairie, les collègues...

D'ailleurs, remarquons que ce directeur est beaucoup plus souvent dans un rôle de négociateur, de facilitateur, de personne qui écoute et propose des solutions que dans le rôle dans lequel certains veulent l'enfermer, celui de Père Fouetard.

  Seul problème: ce rôle central dans l'école ne lui est pas vraiment reconnu, et ça, c'est pas normal! Un statut, et vite!

Commentaire n°140 posté par merlin le 09/12/2011 à 23h25

BONNES FÊTES!

Commentaire n°141 posté par Pierrot Lombard le 16/12/2011 à 16h43

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