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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

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La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 18:49

 

Le 26 janvier dernier, AEF et Educ-info ont organisé une journée de réflexion sur les moyens de l’école avec pour objectif de tenter de répondre à cette question : « Quelles conséquences les 57 000 suppressions de postes (depuis 2007) ont-elles sur la qualité du système éducatif ? »

 

Luc Chatel y a expliqué que « la contrainte budgétaire actuelle doit permettre d'ouvrir les yeux et de changer de regard et d’esprit » et rappelé que  « depuis vingt-cinq ans dans l'Éducation nationale et quel que soit le gouvernement, la principale politique a consisté à ajouter des moyens aux moyens. ». Comment passer du « toujours plus » au « toujours mieux » ?

« La tension sur les moyens est une contrainte nouvelle qui s’impose sur le long terme », a reconnu pour sa part Claude Thélot, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, rappelant, en référence à l’enquête PISA qu’en terme de résultats, « notre système dérive doucement » et que cet « affaissement est grave. » Estimant qu’« il y a une certaine fécondité dans la contrainte », cet ancien directeur de l’évaluation et de la prospective au ministère de l’Education nationale a proposé de « mieux typer les priorités », c’est à dire « éviter de diminuer les moyens à l’aveugle ».

Pour Claude Thélot, « la liaison entre les moyens et la réussite est faible, pas nulle mais faible ». Aussi, suggère-t-il de ne pas faire de dépenses nouvelles sans contrepartie. « Il n’est pas normal d’augmenter le salaire des enseignants sans contrepartie ».


Eric Maurin, économiste de l’éducation à l’EHESS rappel
le qu’« il ne faut pas croire que donner plus de moyens sur telle ou telle action éducative ne donne rien. Il y a des rendements de l’éducation qui se mesurent ». Analyse partagée par Thierry Cadart, secrétaire générale du Sgen-CFDT : « L'affaiblissement des résultats du système éducatif est très important. Pourquoi s'interdirait-on de faire le lien entre une baisse des résultats et une baisse des moyens ? »

Pour Eric Maurin, la taille des classes compte, mais il ne faut pas que la baisse soit marginale. « Pour que les performances des élèves s’améliorent, il ne suffit pas de faire passer leur nombre de 23 à 22 avec des professeurs inexpérimentés, mais il faut passer de 23 à 17 en gardant les mêmes profs. »

Ainsi, l’étude menée en 2004 par Thomas Piketty (directeur d’études à l’EHESS et chroniqueur à Libération) trouve des améliorations sensibles de résultats dans le primaire lorsqu’on passe, par exemple, de 22 élèves à 17.


Certes, comme nous le répète le ministre, beaucoup de moyens ont été accordés à l’Education nationale sans que les résultats soient à la hauteur des dépenses de la nation. Il est exact que les dépenses d’éducation ont augmenté au rythme de 5% par an entre 1987 et 1993, contre 1 à 2% jusqu’alors. Mais, Eric Maurin le rappelle, « c’est l’époque où l’on crée les bacs professionnels, double les places en section de technicien supérieur (STS) et en institut universitaire de technologie (IUT), où l’on achève la mise en place du collège unique. » Pour lui, cet investissement n’est pas inutile. « C’est un investissement qui a de super rendements pour la collectivité. Des emplois mieux rémunérés génèrent plus d’impôts, moins de chômage, et donc moins de dépenses sociales. Chaque fois que l’on a fait l’effort d’augmenter d’un an la formation d’une classe d’âge, on génère un surcroît de ressources pour la société qui va bien au-delà de ce que coûte l’investissement initial. Ne pas investir, c’est renoncer à ce bénéfice. »


Pour Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire (DGESCO),
il faut mettre des moyens sur trois facteurs de réussite : des « professeurs formés et heureux », un « pilotage offert aux chefs d'établissement » et « un climat scolaire correct ».

La formation des enseignants ? Une catastrophe dénoncée par tous les acteurs du système éducatif. Le président de la république, lui-même, lors de ses vœux le 19 janvier 2011, a appelé « à la réouverture du chantier de la formation des enseignants. » Un chantier conçu exclusivement par une approche des coûts financiers. Pour Jean-Louis Auduc, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil, “Il y a tous les ingrédients d’une crise majeure d’accès au métier enseignant”, ce que l’on a commencé à voir avec les chiffres des inscriptions aux concours.

Dans des académies comme Clermont, Lille ou Montpellier, où le rectorat n’a pas choisi de ventiler les journées de stages sur l’année mais de les « masser » sur deux ou trois semaines, certains chefs d’établissement refusent de laisser partir les profs stagiaires, faute d’avoir quelqu’un pour les remplacer.

Ce manque de moyens de remplacement commence à créer de fortes tensions également dans le primaire. En Seine-Saint-Denis, 20 écoles sur les 28 que compte la ville d'Epinay-sur-Seine sont occupées par des parents d'élèves en colère. Devraient s'y ajouter 14 écoles de Saint-Ouen et quelques autres réparties dans quatre autres villes du département.

Un rapport secret établi en octobre 2008 par le cabinet d'audit Roland Berger du temps où Xavier Darcos était ministre de l'éducation nationale, intitulé "Etude sur le dispositif de remplacement et de suppléance des enseignants du premier degré", explique les dessous du remplacement. Un inspecteur y confie comment "en période de pic, on a une gestion politique du dossier. On gère en priorité les écoles où les élus et les parents d'élève sont remuants. Une fois la crise passée, on démonte le cirque et on replante le chapiteau ailleurs", alors qu'un autre ajoute "notre priorité, c'est plutôt l'élémentaire par rapport à la maternelle".

La situation de la Seine-Saint-Denis n’aurait qu’un aspect conjoncturel, selon l’IA. Hors le pic de la grippe, le taux de remplacement serait de l’ordre de 97% si l’on excepte les absences imprévues... Ne nous y trompons pas : cette situation catastrophique se retrouve dans toutes les académies. Elle a été aggravée par les suppressions massives de postes de remplaçants opérées prioritairement dans ce secteur car c’est là que la ponction était la plus indolore et la moins visible… Dans de nombreux départements, la comptabilité des absences non remplacées tenue par les fédérations de parents d’élèves et les syndicats l’atteste.


Le moral des enseignants ne cesse de baisser comme le confirment toutes les enquêtes les plus récentes. Le pilotage des établissements ne fait pas l’objet d’une véritable réforme de fond. Qu’il s’agisse de l’école qui doit « être enfin dotée du pilotage de proximité dont elle a un besoin impérieux pour retrouver son efficacité » (lettre du GDID à Nicolas Sarkozy) ou des collèges et lycées soumis au régime des primes accordées aux chefs d’établissement. Or, cette prime de fonction et de résultats risque de rendre le « climat scolaire » un peu plus pesant encore. Ainsi, dans une tribune relayée par le site EducPros.fr, les signataires membres des instances d’Éducation & Devenir la qualifient de “décision imbécile”. “Imbécile parce que décider d’attribuer une prime sans fixer au préalable les critères de son attribution, c’est courir le risque d’en faire une « prime de servilité » ” écrivent-ils. Et ils enfoncent le clou en insistant : “Imbécile parce qu’elle prétend renforcer l’autorité du chef d’établissement alors qu’elle l’affaiblit puisqu’elle isole le chef d’établissement des personnels en ouvrant la voie du soupçon.

Autre dommage collatéral de la réduction des moyens : l’aide administrative aux directeurs d’école. Pour des raisons budgétaires, le ministère de L’Education Nationale voulait supprimer de façon considérable l’aide administrative à la direction d’école.

Après sa reconduction à la tête du ministère de l’Education Nationale et suite à nos nombreuses interventions, Luc CHATEL a soutenu un amendement au Sénat permettant de reconduire ce dispositif. Hélas, sitôt voté, le financement de 20 millions d’euros est affecté prioritairement aux missions d’accompagnement des élèves en situation de handicap. Au détriment des directeurs… L’art de déshabiller Pierre pour habiller Paul, à défaut de faire mieux avec moins…

 

« Des réformes ont été mises en œuvre, puis démises… Des rapports ont été écrits et transmis au ministre (juin 2010 rapport de l’institut Montaigne, septembre 2010 rapport du député REISS, octobre 2010 rapports M. Attali…pour ne citer que les derniers). Et malgré cela, aucune amélioration n’est venue soulager le quotidien des directrices et directeurs d’école. Pire, on nous supprime le peu d’aide que les EVS pouvaient nous apporter, on nous conteste le bonus pour accéder à la hors-classe et, alors que rien ne le justifie (puisque cela ne concerne que 15 à 20% des élèves) et que notre manque de temps est de notoriété publique, on impose aux directeurs, surchargés de travail, un face à face devant les élèves pour l’Aide personnalisée… » écrit le GDID dans une lettre ouverte au Président de la République.

L’aide personnalisée… Un artifice pédagogique pour masquer une réalité comptable liée au dogme de la suppression d’un fonctionnaire sur deux admis à la retraite. On se souvient de l’analyse faite en septembre 2008, par Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation Nationale. Au journaliste qui exprimait sa perplexité : « Comment ces 2 heures d’aide personnalisée peuvent-elles entrainer des suppressions de postes ? », il avait répondu qu’avec ce dispositif, le ministère pourrait dire que l’enseignant apporte lui-même toute l’aide dont l’enfant en difficulté scolaire a besoin et qu’il rend désormais inutile l’intervention de personnels extérieurs à la classe, comme ceux des RASED. Et de conclure tout logiquement que l’institution de l’aide personnalisée visait en fait à réaliser une économie massive de postes.

Même la PEEP, association de parents d’élèves, considérée comme proche des conceptions du pouvoir, "constate qu’une majorité de ses élus, sur tout le territoire, est inquiète par la dégradation des conditions d’accueil et d’enseignement des élèves au sein de notre service public d’éducation". Elle demande à ses élus dans les C.A. d'établissement et les autres instances de l'éducation nationale de manifester leur désaccord. "La PEEP n’approuve pas la simple logique comptable de l’Etat  qui ne s’accompagne pas d’une refonte profonde et nécessaire de notre système éducatif".


La grogne se fait de plus en plus entendre.
Les proviseurs et les principaux ont été appelés par leurs principaux syndicats (le SNPDEN-Unsa, Indépendance et direction et le Sgen-CFDT) à boycotter la réunion programmée par la rectrice de Lille sur la réforme du lycée. Avec 806 postes en moins pour 1 700 élèves en plus à la rentrée, l’académie de Lille est l’une des plus touchées. En conséquence, les syndicats estiment que les moyens ne permettront pas de mettre en place la réforme du lycée, ni de renforcer le collège. Le 17 janvier déjà, à Rennes, les chefs d’établissement avaient dénoncé des «choix budgétaires contraires à l’intérêt du service public».

 

"Les suppressions de postes dans l'Education nationale ne nuisent en rien au système éducatif" ou encore "La quantité n'est pas la réponse aux problèmes du système éducatif"… On ne compte plus les petites phrases de Luc Chatel, qualifiées de « bonnes blagues » par certains syndicalistes. De « bonnes blagues » qui ne font sourire ni les enseignants, ni les parents d’élèves…

 

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Commentaires

Complètement d'accord. Oui, quelle cata ce gouvernement ! Y a longtemps qu'on n'avait pas vu un pouvoir taper aussi fort sur l'école de la République ! C'est le rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage. Le but, on l'aura compris : affaiblir en supprimant des miliers de postes pour hurler ensuite avec les loups que tout va mal et qu'il faut privatiser. Musique bien connue.
Le problème c'est la surenchère. Voilà que la droite va être dépassée par le soi-disant Nouveau Centre de Morin. Et que dit ce riche propriétaire de chevaux ? Qu'il veut créer une école de 2 ans à la fin du collège avec un chef, un vrai qui irait jusqu'à embaucher ses enseignants... Encore un qui rêve debout ! Pauvre France !

Commentaire n°1 posté par Gégé le 08/02/2011 à 22h55

Pourquoi mélanger supression des postes d'enseignants avec supression des aides administratives? Pas le même budget. Pourquoi à nouveau noyer notre poisson: obtention d'un statut directeur d'école avec une politique générale de compression des dépenses publiques? Ne pourrait-on pas, au contraire mettre l'accent sur les économies réalisées par la création d'un statut des écoles et des directeurs? Dans mon école , à Marseille, des travaux sont réalisés sans le moindre bon sens élémentaire, sauf celui des contraintes électorales. Actuellement si on veut déplacer une armoire du 1°au 3° étage, il est plus efficace d'appeler le service qui jette le mobilier puis d'en commander une neuve qui vous la livrera au bon endroit!! Et moi, par manque de temps je cautionne ce sandale. Alors que tout le monde crève d'un manque de remplaçants, moi je vous dis qu'il y a de nombreux jours où la remplaçante rattachée à mon école se la coule douce dans la bcd devant un ordi... (je ne suis pas son supérieur hiérarchique...je ne dis rien...n'informe même pas mon IEN de sa disponibilité...ce n'est pas mon rôle...je sui pas payée pour et puis je suis en classe, autre chose à foutre). Quant aux RASED, qui auraient pu être une véritable solution aux difficultés des enfants, ne nous cachons pas derrière notre ombre: la branlitude d'environ la moitié de ces personnels a scié leur propre branche. QUE LES J'AI-J'AI S'EN SOUVIENNENT QUAND ON NOUS SUPPRIMERA JUSQU'A NOS SYNDICATS dans l'indifférence de tous...

Commentaire n°2 posté par françou le 09/02/2011 à 09h53

" Le pilotage des établissements doit faire l'objet d'une réforme de fond", probablement et " l'aide administrative" n'en est pas une.

Acceptons le regroupement des écoles de proximité: un site, une direction, une équipe d'enseignants, un Conseil d'école.

Mutualisons les moyens en les rendant peut-être plus performants ( meilleure photocopieuse par exemple).

Que chaque établissement soit représenté par un chef d'établissement dont c'est le métier, issu des rangs des enseignants, dont la mission soit entre autre de réunir les instances consultatives, Conseil des Maîtres mais aussi Association de parents, services municipaux , que chaque établissement ait entre ses mains son autonomie de fonctionnement et qu'il possède sa propre instance de décision, et là, il me semble qu'on commencera à être crédibles parceque reconnus.

Quand au serpent de mer à la mode: le dirlo choisit ses instits... qu'est-ce que cela veut dire? Que lors d'un entretien, le postulant découvre le PE et accepte de l'appliquer en maintenant sa candidature? ou que les mensurations du postulant ou de la postulante déterminent son affectation?

Le premier cas ne me choque pas. Aujourd'hui, un instit nommé sur une école  peut très bien trainer des pieds pour appliquer un PE qui ne lui convient pas; d'ailleurs les PE sont bien souvent des coquilles vides puisque soufflés par l'IA via l'IEN et rarement issus des priorités locales. Voilà du temps perdu qu'il faudrait dénoncer.... ainsi que le développement des postes " à disposition" de l'IA ( informatique, développement durable... il doit bien y en avoir par chez vous...)

Commentaire n°3 posté par merlin le 09/02/2011 à 10h45

Merci de ta franchise, Merlin...
"le dirlo choisit ses instits... qu'est-ce que cela veut dire? Que lors d'un entretien, le postulant découvre le PE et accepte de l'appliquer en maintenant sa candidature? ou que les mensurations du postulant ou de la postulante déterminent son affectation? Le premier cas ne me choque pas."
Au moins, c'est clair et tu ne tournes pas autour du pot... Tu es favorable à ce que le dirlo choisisse ses adjoints... Je ne suis pas sûr que tu sois représentatif des collègues dirlos.

@Françou
"Quant aux RASED, qui auraient pu être une véritable solution aux difficultés des enfants, ne nous cachons pas derrière notre ombre: la branlitude d'environ la moitié de ces personnels a scié leur propre branche."
Quelle honte de tenir des propos aussi scandaleux ! Les collègues apprécieront ! En plus tu fais le jeu du pouvoir qui ne cherche qu'une chose : enfoncer un coin entre les différentes catégories de personnels. Diviser ppour mieux régner. Tu tombes dans le panneau alors qu'il faudrait nous serrer les coudes pour faire face à son entreprise de démolition de l'école publique. Vraiment, Françou, je te le dis en toute amitié : ressaisis-toi.

Commentaire n°4 posté par Gégé le 09/02/2011 à 11h43

Le retour du Tartuffe, et de ses grandes leçons de morale...

Morale qui, comme celle de ses confrères curetons, est à géométrie bien variable. Si, sombre buse, ton syndicat s'élevait systématiquement contre toutes les dérogations au système commun du mouvement, tu serais peut-être crédible.

 

Mais a-ton jamais vu Snoopy se récrier contre les nominations de conseillers pédagogiques, de référents informatiques de circo ou d'académie ?

Ce sont pourtant des nominations sur postes à profil, hors règles habituelles du mouvement. Mais Snoopy n'aboie pas, et laisse sa portée investir ces postes

 

A-t-on jamais vu Snoopy s'insurger contre les nominations dans les écoles Freinet, avec entretien d'embauche préalable mené par les instits en place, et engagement à renoncer à sa liberté pédagogique, et signature obligatoire d'une charte de bonne conduite, du genre lettre de mission ? (http://ecolesdifferentes.free.fr/ICEMPLATEF.html)

Mais Snoopy reste silencieux...

Et qui te donne le droit à cette condescendance minable ? Tu parles à des gens qui travaillent, pas à des militants professionnels qui n'ont jamais mis le pied dans une classe. Je ne te demanderais pas, Gégé-pas-de-figure, de prendre une direction, il faudrait pour cela que tu aies déjà une quelconque expérience d'instit.

D'où mon amical conseil: va te faire maître...

 

Thierry fabre

 

 

Commentaire n°5 posté par thierry fabre le 09/02/2011 à 12h41

Gégé, contrairement à toi, moi, je te réponds et je te dis que, comme d'habitude, tu as une lecture sélective et orientée ( on s'en était aperçu...).

Le dirlo choisit ses adjoints: faux. Le dirlo expose à un candidat au poste d'adjoint dans l'école le contenu du PE de cette même école. Ce PE engage ( pour ta gouverne) l'ensemble de l'équipe pédagogique pour une durée de trois ans avec révision tous les ans si besoin. Il est donc important que chacun le fasse vivre et s'y conforme. Si le candidat le trouve nul, ou contraire à sa pédagogie et ne désire pas l'appliquer, c'est son problème, il peut postuler dans une autre école. Au contraire, s'il adhère au projet, il donne suite à sa candidature et le mouvement fera le reste. Tu ne fréquentes pas beaucoup les écoles, c'est pourquoi, je pense, tu ne sais pas qu'il suffit souvent d'un "nouveau" dans l'école pour mettre à bas des projets existant depuis plusieurs années. Un qui ne joue pas le jeu, qui fait bande à part et de ce fait rend caduque certains dispositifs. Comme la plupart des collègues priviliégient la " paix sociale du café de 10h" , pas de vagues et comme le dirlo grâce à ton syndicat n'a rien à dire, , hé bien, chacun dans sa classe et les gosses seront bien gardés. Toute la différence entre liberté pédagogique individuelle et travail d'équipe.... ça devrait te faire réfléchir sur le CDMD....

Commentaire n°6 posté par merlin le 09/02/2011 à 13h04

''A-t-on jamais vu Snoopy s'insurger contre les nominations dans les écoles Freinet, avec entretien d'embauche préalable mené par les instits en place, et engagement à renoncer à sa liberté pédagogique, et signature obligatoire d'une charte de bonne conduite, du genre lettre de mission ? (http://ecolesdifferentes.free.fr/ICEMPLATEF.html'

Je ne connais personnellement d'école Freinet mais si je ne m'abuse, c'est une direction partagée (collégiale?) -d'ailleurs tu parles bien d'entretien avec l'équipe- et là il me semble que celà change tout dans les relations (ou pseudo relations) avec un directeur chef d'établissement/recruteur. Avec que ce soit vers celà que le snuipp s'oriente avec le CMD mais là faudrait qu'il nous précise... Why not?

Commentaire n°7 posté par Densi le 09/02/2011 à 13h52

C'est ça qui me surprend le plus :

parfois l'exception à la règle est bonne ( poste à profil CPC ATICE et autres coordonnateur ZEP, écoles expermimentales etc etc  )

Mais pour le bouseux moyen nada il faut pas qu'une tête dépasse. Je n'oublie pas que tout ceux qui ont fait avancer la cause des élèves ( Steiner Decroly Feinet autre Montessori ) ont fini dans le privé car la greffe n'était pas possible. Et pourtant l'idéologie commune est nourrit de ces expérimentateurs. L'enfant au coeur et tout le reste.

Je ne pense pas que le dirlo doive choisir les adjoints Je pense que les adjoints lors du mouvement doivent choisir en connaissance de cause l'école et son projet. Il y a une nuance de taille qui repose sur le professionnalisme et l'individu. C'est une optique : faire confiance et contractualiser les motivations . En gros : tu veux venir ? pas de problème en respectant les règles communes mais voilà qui on est et cquel est notre projet. C'est pas choquant. Si cela ne plaît pas et ben pas de problème tu t'autocensures.

Cela me fait penser à une réflexion d'un Delon lorsqu'on l'interrogeait sur les difficulités de son fils :

Vous ne croyez pas qu'être le fils de Delon est difficile ?

il répondait :

Et ? vous vous ne croyez pas qu'être le père d'Anthonyu est difficile ?

Question de point de vue hors avec le snuipp on ne prend  pas le même et pourtant on regarde la même chose.

 

Commentaire n°8 posté par Gregoire le 09/02/2011 à 14h08

Les gens qui travaillent, Monsieur FABRE (qui n'est jamais donneur de leçons) ont aussi le droit de réfléchir avant de sortir de tels propos sur les RASED, les conseillers pédagogiques, etc. Dirlo depuis 15 ans, je travaile avec des enseignants RASED qui font leur boulot tout comme le conseiller pédagogique informatique et je me fous de savoir s'ils ont ou non leur carte du snuipp.

L'argument sur le rôle du directeur qui recruterait les enseignants sur la base de son adhésion au projet d'école est risible, naïf et complètement déconnecté de la réalité. Connaissez vous beaucoup d'enseignants et même de directeurs qui demandent le contenu du projet d'école avant de postuler sur un poste ? En général, le critère de choix le plus courant dans la participation au mouvement est la proximité géographique... C'est en tout cas le critère que j'ai suivi quand j'ai postulé à la direction de l'école ou je bosse. De plus, croyez-vous qu'un enseignant qui souhaite obtenir un poste va affirmer au directeur "recruteur" qu'il n'adhère pas au projet d'école ?? Merlin, dans mon école de 17 classes, c'est plus avec certains anciens que j'ai eu du mal, les nouveaux, bien souvent mobilisent et sont porteurs de projets...

Commentaire n°9 posté par Philjo le 09/02/2011 à 14h52

Philjo,

tu es bien gentil, mais va apprendre à lire...

Dans ce commentaire dont tu me fais reproche, je n'ai pas dis un seul mot des Rased, encore moins de savoir si ces collègues bossent ou non.

J'y traite uniquement des nominations profilées concernant les conseillers péda, référents et animateurs TICE, et des écoles Freinet...

- les nominations sur ces postes sont profilées et échappent à la coutume générale des points, du barême. J'ai raison ou j'ai raison ?

- Prends n'importe quel organigramme d'un Conseil Syndical d'un Snoopy départemental et compare la proportion respective des personnes qui sont devant une classe, nommés dans une école, ou qui n'y sont pas, puis confirme-moi si j'ai raison ou si j'ai raison...

- Les écoles Freinet font l'objet, pour un collègue prétendant à un poste, d'un entretien préalable avec ses petits chefs, d'une perte de liberté pédagogique, d'une inscription obligatoire dans un projet précis, de la signature obligatoire d'un engagement écrit. J'ai raison ou j'au raison ?

 

Et, sur ces trois points précis, et non ce que tu inventes à ma lecture, y a-t-il ou non accord tacite, ou silence complaisant de ceux qui nous chantonnent ici le sacro-saint respect de la nomination sur les seules règles de l'AGS, du barême, de l'ancienneté ?

 

A ce titre, mon constat visant à signaler que les nominations décidées par des dirlos, ne peuvent être dénoncées que par des personnes n'ayant pas de complaisances bien coupables sur d'autres faits similaires, reste-t-il ou non valide ?

 

Thierry fabre

 

Commentaire n°10 posté par thierry fabre le 09/02/2011 à 15h14

A Densi

 

la direction partagée (collégiale) n'existe pas... Et chaque école Freinet, ou non, est dirigée par un dirlo.

"l'entretien avec l'équipe- et là il me semble que celà change tout dans les relations (ou pseudo relations) avec un directeur chef d'établissement/recruteur"


Marrant, ton truc,

un dirlo tout seul, qui ferait passer un entretien à un EVS, ce serait obligatoirement, un "recruteur", mais une équipe d'instit, qui accepterait un onon un autre instit, ce serait juste un "entretien"

Si c'est une saloperie, pourtant, le fait de la commettre à plusieurs ne le rend pas moins condamnable... "Ouaip, m'sieu, j'ai accepté de faire partie du peloton d'exécution, mais on était douze, et pis, un des douze fusils n'était pas chargé"


Est-il ou non normal qu'une école Freinet décide de qui est nommé dans l'école ?

Si oui, ce qui est acceptable au nom de cette pédagogie particulière, devrait pouvoir l'être aussi au nom de tel ou tel projet d'école établi par l'équipe en place.

Si non, pourquoi ce type de nominations sur postes à profil, est-il dénoncé ici, et accepté là, si ce n'est pour permettre l'existence de petites niches à Snoopy ?

 

Thierry fabre

Commentaire n°11 posté par thierry fabre le 09/02/2011 à 15h30

Merci de relire mon commentaire n°3 Philjo: je parle du serpent de mer à la mode au sujet du recrutement des adjoints par le dirlo. c'est l'épouvantail en vogue au snuipp et je pense effectivement que 'c'est un épouvantail.... maintenant, je dis aussi que l'adhésion à un projet pourrait être aussi un critère de choix pour postuler sur un poste... mais là encore, cela concerne plus le postulant que le recruteur... et ce qui est vraiment risible, c'est la lecture qu'en donne le Sniip: le méchant dirlo choisit ses instits, tu ne crois pas?

Commentaire n°12 posté par merlin le 09/02/2011 à 16h04

Cette histoire d'entretien pour adhérer ou non au projet d'école ressemble à un paravent bien léger qui ne servirait qu'à masquer la volonté de recruter soi-même ses adjoints.
Comme le dit Philjo, personne ne viendra dire qu'il n'adhère pas au projet s'il a envie d'avoir le poste et comme le dit Merlin c'est parfois une coquille vide. J'irai plus loin, Merlin. Le projet d'école (ou d'établissement) est quasiment toujours une coquille vide. Tout le monde le sait. Des rapports officiels l'ont d'ailleurs déjà mentionné.
On sait très bien que la grande majorité des adjoints, des dirlos, des profs et des chefs d'établissment ne s'y collent que parce que c'est une obligation. Et soyons honnêtes, les thèmes sont souvent "soufflés" par l'IEN qui lui, l'a obtenu de l'IA qui le tient du recteur qui le tient...
Non, c'est un leurre. Une vaste blague. On ne va quand même pas faire un entretien sur du vent. On ne va quand même pas recruter quelqu'un sur cette base-là qui est friable comme du sable. Et donc, j'en reviens à l'idée du paravent. 

Commentaire n°13 posté par Théo62 le 09/02/2011 à 17h15

Je pense que les adjoints lors du mouvement doivent choisir en connaissance de cause l'école et son projet.


Sur le premier point, tu n'as pas tort Grégoire : combien d'entre nous ne reçoivent-ils pas dans la période du mouvement des appels téléphoniquess s'informant :

- du niveau de la classe (Cycle II, Cycle III) ;

- de l'effectif de la classe ;

- de la "difficulté" des élèves (êtes-vous en ZEP ? Alors que ces zones n'existent plus depuis quelqies temps déjà !), des relations avec les parents.

Que ceux qui n'ont jamais entendu ceci, lève le doigt !

On peut apprécier là, l'attirance réelle de certains adjoints pour telle et telle école : au fond, dans ces cas-là, ce sont les adjoints qui cherchent des écoles à profil, des écoles à leur profil !

Sur le deuxième point, (le choix de l'école en fonction de son projet), là, c'est moins évident et pour tout dire inexistant (je ne l'ai, pour ma part, jamais entendu)! Et pourtant, on pourrait se dire que le désir de travailler en "équipe", autour d'un projet qui fédère le travail des enseignants autour d'un projet conçu et mis sur pied pour les élèves (et notamment pour les élèves en difficulté) soit l'argument principal qui motive un choix.

Qu'en conclure ? Ben, à vous de voir !

Commentaire n°14 posté par henri le 09/02/2011 à 17h20

Henri, tu confirmes ce que je venais d'écrire juste avant ton intervention.
"...le choix de l'école en fonction de son projet... là, c'est moins évident et pour tout dire inexistant (je ne l'ai, pour ma part, jamais entendu)! Et pourtant, on pourrait se dire que le désir de travailler en "équipe", autour d'un projet qui fédère le travail des enseignants autour d'un projet conçu et mis sur pied pour les élèves (et notamment pour les élèves en difficulté) soit l'argument principal qui motive un choix.
Qu'en conclure ?"
Ben tout simplement que les les collègues (adjoints et directeurs mais c'est pareil dans le secondaire) sont des gens sensés qui savent très bien que les projets dits d'école ou d'établissement, c'est de la paperasse et que ça ne repose sur rien. Ils savent qu'à peine écrit, le projet jaunit sur une étagère, qu'on ne le ressort que la veille d'une inspection, des fois que l'IEN poserait des questions à son sujet alors qu'on a même oublié de quoi il était fait... Ils savent bien que dans les écoles, les collèges et les lycées, personne ne travaille en fonction de ce qui y est écrit. Ah si, une exception : quand il s'agit de tirer quelques menus euros pour organiser une action ou une sortie. Pour le reste... du vent, vous dis-je. Et un paravent pour ceux qui veulent s'en servir pour un entretien préalable au recrutement.

Commentaire n°15 posté par Théo62 le 09/02/2011 à 17h38

Je ne fais pas la même lecture et je ne généralise pas (j'ai parlé de "certains adjoints" et non "des" adjoints en général).

Mais pourquoi c'est fichue manie de discréditer les Projets d'école ? Là encore, ne généralisons pas : qu'il y ait des dysfonctionnements et du je m'en foutisme en certains endroits, cela s'entend ! Que, par ailleurs, des enseignants se mobilisent et mettent en place des actions, des projets, les portent, les fassent vivre, ça existe aussi ! Et cela d'autant plus que le P. E. est bien le fruit d'une réflexion collective, au plus près de chaque école et se tienne le plus à distance possible des demandes souvent aberrantes des circonscriptions...D'où mon regret qu'effectivement, "certains" adjoints ne soient pas amenés à se positionner par rapport à lui (entre autres) mais sur des critères de...convenance personnelle...

Commentaire n°16 posté par henri le 09/02/2011 à 17h56

Alors que pour des raisons d'économies on supprime l'aide aux dirlos. Une pirouette budgétaire au Sénat et on retrouve les soussous... Mais on les affecte à l'aide aux élèves porteurs d'handicap.

Alors que pour palier à la pénurie de remplaçants on "ajourne" les décharges des dirlos (dans les Landes et la Loire je crois) .

Alors qu'on nous demande toujours de faire l'aide personnalisée bien que rien ne le justifie...

Alors que nos problèmes actés par toutes les enquêtes de tous les bords qu'elles viennent, méritent une mise à palt et une hiérarchisation...

Gégé, Théo et Densi viennent nous bassiner avec le petit du matelas:

Est-ce au dirlo de choisir les adjoints?

Et de réprimander Françou qui ose dire, ce que tout le monde sait, que le fonctionnement des RASED pose problème, et Thierry qui demande que la paroles  syndicales ne soient pas déconnectées des réalités... 

-IL FAUT SE SERRER LES COUDES! Nous disent ceux qui depuis 10 nous traitent de petit facho à la solde du capitalisme...

Gégé, demander un statut pour les spycos c'est une honte ou pas?

 

PS: j'ai cru un moment que le post de Densi était du 2° degré... Affligeant!

 

Commentaire n°17 posté par Pierrot Lombard le 09/02/2011 à 19h24

C'est inutile de ferrailler avec le vent. On aura tous compris sujet après sujet que les directeurs qui s'expriment ici ( à la très grande majorité ) ne se reconnaissent pas '( ou plus pour moi ) dans les postures du snuipp. Laissons donc là ces vaines démonstrations ; on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.

Pour le sujet , je sais bien que la pédagogie institutionnelle par projet n'est pas la tasse de thé des collègues. Mais cela ne me console pas. Que sommes nous donc juste des conglomérats de compétences techniques au sein des écoles dirigés à distance par des spécialistes . Ne pouvons nous pas imaginer de faire de cette injonction un truc qui pourrait fédérer les bonnes pratiques les envies les savoir-faire autour de la réussite des élèves ( 1er projet des écoles ). Je pense pour ma part que l'autonomie encadrée des écoles pilotées par le directeur ne peut se passer d'un projet d'établissement. L'analyse fine des besoins  du territoire , la mise en synergie des différentes politiques de l'enfance déjà existantes sur celui-ci, les résultats des élèves ( nationales ou intramuros car il y en a toujours ) sont autant d'éléments de construction de ce projet.

Bref si le projet d'école est devenu ce machin tant décrié c'est aussi en grande partie parce que les maîtres ne s'en sont pas saisi laissant aux équipes de circonscription le soin de les domestiquer à leur guise. La nature a horreur du vide et nous nous complaisons dans un conformisme terrible bien souvent. Travailler en équipe n'est pas dans notre culture professionnelle et pourtant qu'est-ce que c'est bien. Regardez ce que cela provoque lorsqu'on s'en donne la peine ; des machins comme le GDID . Mais pour cela il faut des valeurs de l'honnêté intellectuelle et le respect de la diversité autour d'un objectif commun.

Le projet met en mouvement.

 

Commentaire n°18 posté par Grégoire le 09/02/2011 à 21h50

Recruter en fonction du projet d'école...choisir une école en fonction du projet d'école... Projet d'école / coquille vide... etc..

Faudrait pas le supprimer finalement?? Ca enleverait peut être un écran de fumée pour revenir à la réalité, pour moi, du problème.

Un statut pour les dirlos, non hiérarchique.. C'est pas pour "manager" au sens du gvt, c'est pas pour redresser le niveau de l'école primaire "si lamentable d'après PISA" (analyser PISA me semblerait intéressant avant de s'appuyer dessus), c'est pas pour créer ds ptits chefs, ou pour faciliter le rapprochement avec les municipalités ..

C'est simplement parce que être dirlo dans les conditions actuelles, ce n'est plus tenable. Tout con.. Pas besoin de pseudo justification autre.. Définir les cadres du métier, COMME IL EST ACTUELLEMENT, simplement, parce que les dirlos, ACTUELLEMENT, ne peuvent plus assumer..

Faut arrêter de se laisser entrainer dans les "un statut si vous faites cela en plus.." C'est un statut pour ce que l'on fait déjà qui doit être donné. Tout simplement.

On prend la définition des tâches actuelles. C'est le cadre "fini" qui définit le métier. Point. Et cela donne le cadre du statut. Le reste.. On verra après si cela doit évoluer.. quand on aura un statut qui définit déjà la base du métier.

Le GVT ne veut pas.. Il a d'autres idées derrière la tête .. Sûrement .. Mais c'est les sens du mouvement qui s'est créé il y a dix ans.. Et c'est là dessus qu'il faut rester bloqué.

che

Commentaire n°19 posté par che le 09/02/2011 à 22h19

Théo and Co n'en sont pas à une contradiction près: tenants il y a quelques mois du travail d'équipe pur et dur et de la réunionite décisionnaire quotidienne dont le seul frein aurait pu être la présence dans l'école d'un directeur avec statut lequel aurait freiné par sa seule existence les élans pédagogiques d'une équipe motivée, aujourd'hui, les mêmes nous brossent le portrait de collègues plus préoccupés par une proximité géographique promesse de retour précocce dans le foyer familial que de longues réunions autour de l'axe 3 alinéa 2 du projet d'école...

On se rapproche d'ailleurs certainement de la réalité de bien des écoles mais du même coup l'existence d'un dirlo reconnu en tant que tel s'impose comme le ciment d'individualités peu accro aux réunions après 17h.

Quand au recrutement des instits par le dirlo: foutaises et fariboles Théo, si tu n'as que ça comme fantasme, je suis malheureux pour toi!

Commentaire n°20 posté par merlin le 09/02/2011 à 23h10

le projet d'Ecole, vaste problème.

quelques reflexions : en vrac

Tant que le PE devra être validé par l'IEN ( donc par l'IA ) les seuls PE acceptés seront ceux qui répondront au cahier des charges ; chez nous, mise en place des cycles ( enfin ce qu'il en reste depuis 2008 ) et bien sûr la difficulté scolaire avec l'aide personnalisée, la péda différenciée ( avec les Evals nationales couperets, ça me fait bien rigoler ) ... et un petit os à ronger, un volet culturel. Peut-on croire sérieusement que cette validation peut disparaître ? Un directeur, partie prenante dans l'impulsion et la rédaction pourrait-il le faire  en étant juge et partie ?

Et dans un , trois ... ans, la mode ayant changée, il faudra en refaire un mettant l'accent sur l'apprentissage des tables et la revalorisation de la règle de trois ou toute nouvelle lubie brighellienne ( ferait mieux de ne faire que le nègre, celui-là )..

Nos jeunes collègues  veulent légitimement se rapprocher de leur domicile, conjoint ... avant 20 ans d'ancienneté et pendant cette période, peut-on leur reprocher de ne pas s'impliquer à fond dans une école qui n'est qu'une étape pour eux ; vu comment on les traite en début de carrière, je peux comprendre leur manque d'enthousiasme parfois.

Les RASED ne doivent-il pas être impliqués dans la rédaction du PE ? Ah oui, mais comme ils changent pratiquement tous les ans.

2 nouveaux collègues dans une école à 4 classes, le PE est-il encore valide ?

Et pourtant, j'en suis convaincu, c'est chouette de travailler par projet, mais ce n'est pas toujours possible et les injonctions hiérachiqus ote souvent une bonne partie  du sens que voulait insuffler l'équipe.

 

Commentaire n°21 posté par laurent le 09/02/2011 à 23h59

C'est un statut pour ce que l'on fait déjà qui doit être donné. Tout simplement.

Bien d'accord, Che ! et dans ce que l'on fait déjà, le P. E. figure en bonne place ! Je ne pense pas que des commentateurs (sérieux) ci-dessus aient jamais réclamé un statut pour que le Projet d'École puisse se mettre en place effectivement : le P. E fait partie intégrante de ce que les Instructions Nationales préconisent ; le statut ne viendrait que conforter cette situation et non permettre qu'elle se réalise.

Je rejoins Grégoire : le P. E., bien décrié encore une fois, s'il connaît des défaillances, est bien cependant un point essentiel de la vie de l'établissement pour autant qu'il soit bien le Projet de l'établissement et non celui de la circonscription ou un succédanné du Projet d'Etablisement du Collège !

Il me paraît important plutôt que de le supprimer, de le revitaliser sur son terrain propre : le Projet d'école c'est bien le Projet de telle école et non celui de telle autre :

- d'où la nécessité d'un recentrage sur l'établissement ;

- d'où la nécessité d'une "équipe" qui le porte et le fasse vivre (sinon, bannissons ce terme d'"équipe" au profit d'une somme d'individualités fonctionnant en électrons libres) ;

- d'où la nécesité d'une "contractualisation" des enseignants sur ce Projet dont le garant est bien, et depuis toujours, le directeur.

Le Projet d'Ecole, connaît, comme la politique des cycles, des dysfonctionnements ou des abences de fonctionnement du fait (entre autres) de l'absence d'un pilote confirmé.

Commentaire n°22 posté par henri le 10/02/2011 à 06h26

Entièrement d'accord avec le commentaire de Che (pour une fois!)

Cette reconnaissance de l'existant est un préalable et reste indépendante d'une réforme souhaitée ou pas.

Commentaire n°23 posté par Pierrot Lombard le 10/02/2011 à 07h58

La CFTC Education nationale pense aussi que le Projet d'Ecole doit retrouver ou trouver son IDENTITE ORIGINELLE, à savoir correspondre à un besoin diagnostiqué. A travers la reconnaissance du métier de directeur, elle entend également à ce que le Directeur ait un réelle autonomie pour avec son équipe élaborer un projet dont la finalité est permettre à chaque élève et d'épanouir au mieux ses capacités. Qui mieux que le directeur peut faire une analyse de son école, élaborer un projet avec son équipe et faire vivre ce projet; lorsqu'un nouveau collègue arrive dans une école si le projet est fondé sur un "travail objective" de l’équipe en place, il ne peut qu'y souscrire. La liberté pédagogique lui permet néanmoins d'avoir sa propre démarche pour appliquer dans sa classe le projet.

Michel Trudel

Président de la CFTC Education Nationale

Motion Enseignants de la CFTC Education Nationale

Commentaire n°24 posté par Michel Trudel le 10/02/2011 à 11h38

J'approuve.

Une fois conforté dans son statut de pilote de l'existant , le directeur pourra d'autant défendre et animer un projet d'école spécifique à sa réalité car il aura les moyens statutaires de le faire.

Il suffit de lire les tableaux récapitulatifs des tâches du directeur publiés par le GDID récemment pour comprendre que déjà cela donne sens à la revendication d'un statut. S'ils veulent en contrepartie charger la barque alors là c'est autre chose. Pourquoi pas mais il faudra aligner les billets ou les compensations . Aujourd'hui ils le font facilement sans rien en échange ( voir l'aide personnalisée )  : on n'a rien à leur opposer que nos syndicats ( qui pour le plus important s'en garde bien ) et le GDID ( qui ne demande qu'à grossir ).

Commentaire n°25 posté par Grégoire le 10/02/2011 à 12h27

Sans concertation aucune, je me reconnais totalement dans les propos de Michel Trudel quant à ce qu'il écrit sur la situation des directeurs et sur le Projet d'Ecole...

Des propos frappés du coin du bon sens (dont il convient parfois de se méfier, mais pas là, selon moi) pour tous ceux qui sont sur le terrain au quotidien...

Commentaire n°26 posté par henri le 10/02/2011 à 13h13

Tu n'es pas directeur, Théo62, mais es-tu seulement enseignant ?

Quand je lis ton post n°15,  je suis tout simplement estomaqué...

Ainsi, les "collègues savent que le projet d'école ce n'est que de la paperasse et que ça ne repose sur rien". Et quand les "collègues" disent cela, ils sont "sensés" !

Tu as raison, Théo62, continue de te persuader de ce genre de stupidités, qui puent à plein nez le corporatisme le plus étroit, voire le populisme le plus crasse. Tu ne rallieras à ta cause que les ringards et les bras cassés de la profession (rassure-toi, ça fait assez peu), ceux qui viennent tirer leurs heures à minima, et qui s'enferment entre les 4 murs de leur classe pour que, surtout, personne ne vienne les fair ch..., personne ne sache ce qui s'y passe (et que personne, surtout pas le dirlo, ne vienne demander quelque compte que ce soit). Tu as raison Théo62 : pour ces profs-là, "sensés" selon toi, le projet d'école, obligation légale, doit être rejeté, déglingué, anéanti.

Continue ainsi Théo62, pour que les jeunes générations d'enseignants prennent conscience de tout le chemin que leurs aînés ont dû, contre vents, marées et SNipp (SNUDIFO associé sur ce coup-là) parcourir depuis plus de 20 ans.

Tes commentaires leur montre que tu viens d'une époque que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître.

Quand tu ne seras plus là, on te conservera dans le formol avec une belle étiquette "Specimen du virus qui a tué le mammouth".

Mais le pire dans tout cela, c'est qu'il y a des élèves qui ont des profs comme ça...

Commentaire n°27 posté par denis08 le 10/02/2011 à 17h14

'Tu n'es pas directeur, Théo62, mais es-tu seulement enseignant ?' Sur quelle planète vis-tu Denis 08. Arrête le délire et soit réaliste : aujourd'hui le PE c'est un tableau excel (voire XXL) pour une analyse chiffrée avec des indicateurs plus ou moins pertinents et des menus déroulants pour déterminer les objectifs à 'travailler'. Ce n'est pas ininteressant mais c'est tellement simpliste  et artificiel qu'heureusement que les enseignants pensent autrement que projet d'école. Par exemple les anciennes évals de CE2 analysées avec jade étaient un peu plus utiles et permettaient un vrai boulot ciblé.
NB Je trouve par ailleurs le texte (la MOTION !!!)de la CFTC partculièrement pertinent : « 
un projet dont la finalité est permettre à chaque élève et d'épanouir au mieux ses capacités » C’est sûr on est enseignant pour faire le contraire et on ne sait pas lire les instructions et autres programmes. Ils se sont mis à plusieurs pour écrire ça j’espère…

Commentaire n°28 posté par Simon le 10/02/2011 à 17h55

Je trouve surréaliste ces attaques contre le projet d'école...

Certains feraient bien de se ressourcer en relisant la loi d'orientation de Jospin de 89, et se demander comment, pourquoi le projet d'école, fondateur du travail d'équipe et de la politique des cycles, est devenu ce doc "XXL" indigeste et verbeux si éloigné de sa justification.  

Commentaire n°29 posté par Pierrot Lombard le 10/02/2011 à 19h03

 L'ironie est la bravoure des faibles et la lâcheté des forts.

Commentaire n°30 posté par JeanRoger le 10/02/2011 à 19h16

"Entièrement d'accord avec le commentaire de Che (pour une fois!) "

On est pas si éloignés Pierrot... En fait un accord fort je crois sur le fond, sur le fondamental.. et des désaccords parfois violents sur les "après", les "peut être", les "extentions possibles".. Heureusement sinon la vie serait triste et "une équipe" ne pourrait pas fonctionner. J'ai comme habitude de me heurter qu'avec ceux que je respecte.

Pour revenir au PE.. Pour moi secondaire.. Actuellement en effet, plutôt globalement "coquille vide" (tout autant que le projet d'établissement d'ailleurs) (J'en ai lu et étudié environ 300/ 350 dans une autre vie) Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas de "magiques et efficaces" (je me souviens d'un PE dans un lycée je crois de l'ouest de la France débouchant sur un musée du sable.. superbe)

Pourrait il être un élément moteur .. Pourquoi pas.. Débarassé de ses scories administratives (y coller tout et n'importe quoi pour le plaisir de tel ou tel ministre.. Une nouveauté.. il faut l'intégrer au PE.. Débile!)... Et pas forcément cadre d'acceptation d'un nouvel arrivant... Le projet n'est que l'analyse d'une équipe sur un besoin. L'équipe change.. L'analyse aussi et le projet de même. Le PE est un cadre qui doit être mouvant et, comme cela est inscrit... Révu chaque année. Souvent, Une équipe change dans une proportion de 25 à 30 % par an.. Soit quasiment les 2/3 sur 3 ans.. Les analyses changeront donc dans les mêmes proportions. D'où, pour moi, le problème du PE coquille vide..

Le rythme de vie d'une école est l'année scolaire.. sauf à changer les règles de fond (nomination pour plusieurs années). Donc le PE n'est pas adapté pour l'heure et c'est pourquoi il ne fonctionne pas.

La pédagogie du projet repose sur des invariants.. Un but établi, un calendrier et surtout une définition des acteurs. Ceux qui sont à l'origine, sont ceux qui sont à la conclusion car le projet est le leur. Il ne l'est plus si 2/3 des iniateurs sont partis. D'où la coquille vide.

Pour l'heure et dans le cadre actuel.. ëtre garant de ce PE, c'est être garant d'un écrit sans souvent aucune réalité concrète

Mais bon ce n'est qu'un avis

che

Commentaire n°31 posté par che le 10/02/2011 à 23h02

2 petites remarques. D'abord à Denis08 qui dit "le projet d'école, obligation légale" pour affirmer qu'il existe partout. Ah bon ? Remarque c'est rafraîchissant de voir quelqu'un tout frais émoulu de l'IUFM et qui y croit encore. Avec l'expérience tu verras qu'il ne suffit pas d'une "obligation légale" pour exister...
Les cycles, une obligation légale... Appliquès partout en France ? Les rapports des IGEN disent le contraire.
Les devoirs à la maison, une interdiction légale... Et pourtant...
Pareil pour le projet 'école...

2ème remarque à Merlin. Je suis souvent accusé de détourner le débat... Fadaises ! Eh ben là, c'est Merlin qui a détourné le débat sur les suppressions de postes pour parler du... projet d'école. Dans quel but ? Mystère... Peut-être que le sujet était trop brûlant...

Commentaire n°32 posté par Gégé le 10/02/2011 à 23h42

Encore entièrement d'accord avec ton analyse, Che, mais n'est-ce pas l'école elle-même qui devient une coquille vide? 

Dans une école qui ne remplit plus ses missions, que recouvre un travail d'équipe, dont on nous rabat sans cesse les oreilles si

• pas de projet (pas d'analyse commune, pas de but commun)

• pas de stabilité des enseignants (mouvement annuel)

• pas de "représentant" qui incarne cette équipe et qui est porteur de son "histoire".

• pas de pouvoir de décision local (AVS par ex. ou gestion d'un budget "investissement")

Dans ces conditions, qu'on ne veut pas faire évoluer vers plus d'autonomie, la solution n'est-elle pas dans un fonctionnement à l'ancienne? 

 

Commentaire n°33 posté par Pierrot Lombard le 11/02/2011 à 07h27

C'est  peut être que on le sait bien et que c'est une évidence  : moins d'instit c'est moins de moyens pour enseigner à un moment où les écarts se creusent à vitesse vertigineuse ( où sont passés les élèves du milieu de tableau ? )

Je ne nie pas qu'il puisse avoir ici ou là des marges mais on a atteint l'os depuis longtemps. Je suis à 8 élèves aujourd'hui d'une création de classe et je sais qu'il n'y aura pas d'ouverture. On sera 30 par classe. Même combat que les magistrats.

Le débat sur les moyens est nécessaire mais loin d'être suffisant. Il y a urgence à définir un projet national d'éducation après ce détricottage systématique. C'est un signe si le débat vire au sujet pédagogique de fond. On a besoin de biscuits mais c'est de la faim dont on aimerait débattre.

Che l'argument du tourne-over des équipes me semble recevable qu'en partie. L'analyse des besoins est indépendants du lecteur pour une grande partie. Dans la "société civile" il y a de nombreux exemples de fonctionnement ou les personnes changent et s'adaptent au projet : industrie, établissement spécialisés, journaux etc ...

Tout ceci repose sur le fait qu'on a viséralement intégré que chaque maître est libre de sa pédagogie au sens quasi libéral. Pour ma part cela aussi doit évoluer pour aller vers plus d'équipe autour d'un pilote et d'un projet sur un territoire.

Commentaire n°34 posté par Grégoire le 11/02/2011 à 07h29

La CFTC EDUCATION NATIONALE demande la reconnaissance du métier de Directeur d'Ecole maternelle et élémentaire. Elle insiste  aussi sur les dysfonctionnements  de l'enseignement du premier degré. Mais elle entend ne pas mélanger les genres.

Pour la CFTC EDUCATION NATIONALE , la reconnaissance du métier de Directeur d'Ecole est un élément indispensable dans la réussite de notre système éducatif. Cette reconnaissance ne peut que passer par une amélioration de la carrière certes, mais aussi par une amélioration des conditions de travail.

La suite ici

Commentaire n°35 posté par Michel Trudel le 11/02/2011 à 07h29

@Gégé,

30 ans de service à la rentrée 2010. Et toi ?

Tes "conseils" et autres leçons, tu sais qu'en faire, maintenant.

Commentaire n°36 posté par denis08 le 11/02/2011 à 08h22

@Simon
La CFTC EDUCATION NATIONALE n'ignore pas que les enseignants savent lire les programmes, instructions et autres circulaires. Mais lire n'est pas suffisant encore faut-il les appliquer. La loi d'orientation date de 1989, chacun l'a lue. Pourquoi alors la mise en place du travail en cycles n'est-elle pas réalisée ? Pourquoi a-t-on dénaturé le projet d'école pour qu'il devienne un tableau EXEL? Si tu penses qu’ "un projet dont l'objectif est de permettre à chaque élève d'épanouir au mieux ses capacités" est simpliste, explique pourquoi de nombreux projets sont des copier coller INTERNET ou des déclinaisons des voeux de l'IA ou de l'IEN sans une connotation réelle avec l'école.
Il est parfois bon de rappeler des fondamentaux de notre métier. D'autant que derrière cette formulation il y a une reconnaissance de l'élève en tant que personne en période de formation et que si les capacités de chacun sont différentes, il faut veiller à permettre à chaque élève de les développer pour permettre son épanouissement. C'est une vision de l'enseignement peut-être simpliste pour toi mais qui demande une individualisation des enseignements et des évaluations.

Commentaire n°37 posté par Michel Trudel le 11/02/2011 à 10h24

Que l'on est en train de casser l'os pour sucer la moelle et vider de sa substance l'école,c'est une évidence, on est tous d'accord.

OUI! il faut dénoncer l'approche uniquement comptable en vue de faire des économies des pseudo-réformes, qui, les unes après les autres sont remises en cause (semaine de 4 jours, mastérisation,...).

Oui! il faut dénoncer les écrans de fumée dont Chatel use et abuse pour masquer le vide de son ambition pour l'école (anglais à 3 ans, plan sciences, rythmes scolaires...)

Et NON il ne faut pas se contenter de cela. Le "tous ensemble contre" ne marche pas, il faut un projet, une vision. Deux possibilités alors:

• soit un mot d'ordre clair, que chacun puisse savoir le lendemain de sa journée d'action s'il a gagné ou non

• soit la recherche du consensus pour proposer une alternative.(la loi de programmation de Jospin en est un bel exemple)

Or, comme l'on n'est ni dans l'une et encore moins dans l'autre (ce que 'on a fait de la loi Jospin en est un bel exemple).. Ben ça continuera comme cela se fait depuis des lustres:

> des gvt qui achètent la paix sociale et des syndicats qui sont plus préoccupés par leur sauce interne que par nos conditions de travail.

Commentaire n°38 posté par Pierrot Lombard le 11/02/2011 à 10h54

...individualisation des enseignements et des évaluations.

Désolée M.Trudel-d'un-syndicat, beau... mais pas possible. D'où une des raisons du fameux malaise enseignant: on éduque des masses nous! Quant aux projets d'école, je pense qu'ils sont vides car ce qui rassemble toute la communauté scolaire n'est (et ne doit être) que le programme finalement. Et si les éval nationales montrent un manque en grammaire par exemple, ben on rectifie le tir en conseil de cycle, on réfléchit, trouve des débuts de solutions. Et ça s'arrête là. Et ça doit s'arrêter là. Parceque cela est dans la droite ligne du service public: les fonctionnaires sont remplaçables, interchangeables, ils doivent recevoir une formation professionnelle solide qui garantit la continuité du service publique. Un enfant a le droit de changer d'enseignant, d'école et avoir la garantie d'une continuité dans ses apprentissages. Un projet d'école trop contraignant pour les enseignant n'est pas bon. La créativité du travail de l'équipe ne doit pas s'exprimer à ce niveau.

Commentaire n°39 posté par françou le 11/02/2011 à 20h27

Pas de faux semblant, je dis juste que la prose de la cftc est opportuniste sur ce blog et SUR CE SUJET. Je ne conteste pas sa participation active pour une reconnaissance de la fonction mais là... Les cycles : il n'y a eu aucune volonté supérieure de les faire appliquer; va déclarer ton effectif autrement qu'en classe par exemple. Avez vous déja vu, avez vous eu une formation (même une information) pour travailler en cycles? Non impossible et ne me faites pas croire SVP que c'est notre fonction actuelle, mal définie certes,  qui en est la cause ; j'ai lu moi aussi (moins que Che) quelques projets de collège et nous n'avons pas à rougir avec nos PE dans les écoles (au moins avant les derniers). Par d'ailleurs,  l'individualisation (grâce a certaines évaluation-pas celle de CM2-) est désormais entrée dans notre culture mais  lorsque tu  vois les PPRE de passage en 6ème,( noble comme les cycles) et ce qui en est fait (ou alors l'école est rattachée au collège) et pourtant il y a un chef d'établissement qui assiste à la réunion de liaison, note et après...s'en fout. Oui s'il y a aujourd'hui à revendiquer (un statut sans hiérarchie) c'est sur la réalité de ce que nous vivons, les leçons moralisantes  sur le bien fondé de la pédagogie centrée sur l'élève...

Commentaire n°40 posté par Simon le 11/02/2011 à 21h16

Tout à fait en phase sur l'utilité ( la nécessité ) d'un projet, mais je repose la question : qui valide ?

2ème remarque, faire réussir tous les élèves, c'est ce qu'on voudrait tous, non, mais avec les horaires figés de 2008 et les évaluations CM2 '' couperet '' que passent  tous les élèves quel que soit leur niveau, la marge de manoeuvre me paraît très, très faible.

3ème remarque, la question de la nomination pour plusieurs années est une demande d''' anciens '' ,les jeunes qui ont encore le courage de rentrer dans le métier n'ont déjà pas la vie facile, ne rajoutons pas à leurs difficultés ( qui accepterait de reprendre un 4x1/4 avec grammaire en CE2, expression en CM, conjugaison en CE1CE2, et bien sûr analyse et gestion des données et anglais dans toutes les classes ?). 

Commentaire n°41 posté par laurent le 12/02/2011 à 17h36

Si un andouille donne l'expression, ecrite Cm2 à son collègue le déchargeant, c'est qu'il n'est pas andouille, mais un sacré...

Pas digne d'être dirlo.: ce que tu n'aimes pas devoir faire, ne le refile pas aux autres ! Encore moins s'il n'en a pas le temps. Je peux le comrpendre sur une demi ou totale décharge, mais sinon, c'est pitoyablement risible ...

Commentaire n°42 posté par kermg le 12/02/2011 à 22h22

à kermg: je comprends (et partage) tes indignations dignes de celles de la vierge effarouchée du XVIII° siècle découvrant, au sortir du pensionnat, lors de sa nuit de noce, que la réalité n'est pas toujours celle qu'on avait rêvée... Cependant ce qui me gêne, moi, c'est qu'un directeur ait en charge , justement, non seulement l'expression écrite mais aussi la quasi totalité des apprentissages d'une classe. Ne nous trompons pas de combat!

Commentaire n°43 posté par françou le 13/02/2011 à 18h29

Françou a très bien traduit ce que pensent l'immense majorité des collègues :

"Quant aux projets d'école, je pense qu'ils sont vides car ce qui rassemble toute la communauté scolaire n'est (et ne doit être) que le programme finalement. Et si les éval nationales montrent un manque en grammaire par exemple, ben on rectifie le tir en conseil de cycle, on réfléchit, trouve des débuts de solutions. Et ça s'arrête là. Et ça doit s'arrêter là. "
C'est très juste. Je crois que tout est dit, n'en déplaise à Merlin qui a initié ce faux débat et pour lequel je me demande si ce ne serait pas tout bêtement pour ne pas avoir à dénoncer la politique gouvernementale de suppressions massives de postes. J'espère fortement me tromper.

Commentaire n°44 posté par Gégé le 13/02/2011 à 18h48

T'es lourding.

On a devant nous une impasse avec ce gouvernement et derrière en embuscade les mêmes médiocres. Les premiers réfléchissent avec une calculette et les autres avec le petit livre rouge.

Mais qui donc va venir balayer tout ça !

 

 

Commentaire n°45 posté par Gregoire le 13/02/2011 à 19h59

Bonsoir,

 

Nouveau sur ce forum je lis vos commentaires parfois ... un peu vif mais intéressant. Je réagirai sur les posts quand mon opinion pourra être partagé ou digne d'intérêt. Pour l'instant je gère mon dos récalcitrant...

Bonne soirée.

Commentaire n°46 posté par Pierre CRILAT le 13/02/2011 à 20h23

" je me demande si ce ne serait pas tout bêtement pour ne pas avoir à dénoncer la politique gouvernementale de suppressions massives de postes."

Tout bêtement s'appliquerait mieux à ton post.

La suppression massive de poste est d'ailleurs un des rares points sur lesquels les enseignants qui ont des classes en charge et les dirlos qui ont souvent en prime la boutique à gérer seront d'accord avec toi.

Commentaire n°47 posté par Denis le 13/02/2011 à 20h31

Aurai-je initié un faux débat à l'insu de mon plein gré ? Je ne crois pas... je me souviens avoir gentiment relevé les propos d'un faux-cul qui agitait l'épouvantail d'un dirlo qui choisirait ses adjoints et j'ai demandé en quoi cela pouvait consister.

J'ai évoqué l'idée que l'adhésion au PE pourrait être un critère...si le PE existait! Bon, il suffit de relire le fil des post , cela me semble clair; si j'ai bonne mémoire ( et c'est le cas),  certains faux-derche , les mêmes probablement, justifiaient ainsi la défense d'un statut pour les psychos et CP: ces catégories de personnels peuvent avoir un statut car elles ne sont pas en rapport direct avec les élèves et donc les enseignants, les dirlos , non, car ils font partie des équipes d'enseignants. Je laisse chacun méditer sur la pertinence de cette argumentation massue...

Mais pour ces mêmes atrophiés du bulbe, il y a aussi un complot visant à étouffer l'existence de suppressions de postes et votre humble serviteur est bien entendu au service de cette conspiration, trop heureux à l'aide de son petit clavier d'empêcher la vérité d'éclater! Bigre! La théorie du complot anti Gégé, on ne l'avait pas encore fait: Gégé la franchise, celui qui répond toujours aux questions, jamais à côté de la plaque, Gégé, toujours prêt à argumenter et faire avancer le débat. Je comprends que tant de noiceur de ma part le laisse pantois.

 

Commentaire n°48 posté par merlin le 13/02/2011 à 22h55

Si on supprimait le projet d'école, celui initié en 89 et pas ce qu'il est devenu, quelle serait la justification d'un travail d'équipe? d'un CMD?

Pourquoi ce projet d'école a-t-il été récupéré par les circos? On peut faire un // entre la récupération du PE est l'augmentation des effectifs mis sous la tutelle des circos:

CP généralistes et spécialisés, RASED, maîtres Informatiques... Le nombre de nos élèves par classes ne diminuent pas mais.... mais, on nous demande de plus en plus de chiffres pour des "interventions" de plus en plus pointues... Mon oeil! (par chez moi, les Maître E n'ont toujours pas commencer leur face à face devant les élèves...)

Quant aux projets d'école, je pense qu'ils sont vides car ce qui rassemble toute la communauté scolaire n'est (et ne doit être) que le programme finalement. Et si les éval nationales montrent un manque en grammaire par exemple, ben on rectifie le tir en conseil de cycle, on réfléchit, trouve des débuts de solutions. Et ça s'arrête là. Et ça doit s'arrêter là. 

> si je traduis, des évaluations nationales pointent une carence en grammaire, on traite de la même façon  tous les élèves de France? Et là tout est dit?

Est-ce seulement sérieux?

Comment peut-on envisager que l'école soit à ce point centralisatrice, autant déconnectée des disparités de plus en plus fortes de terrain et revendiquer l'efficacité?

Tu as raison Grégoire, on est cerné!


Commentaire n°49 posté par Pierrot Lombard le 14/02/2011 à 07h32

Bonjour,

Voici une pub ( et oui Gégé  )pour un syndicat qui donne la parole par le biais de ses forums. C'est accès rare de la part d'un syndicat, pour ne pas dire exceptionnel, pour qu'on ne puisse pas le remarquer.

http://www.cftc-educ.com/scenrac_forums/

Commentaire n°50 posté par jeanroger le 14/02/2011 à 09h55

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