Le 8 mars 2011, lors d’une séance de questions à l’Assemblée Nationale, Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, déclarait
solennellement :
« Madame la députée, vous avez raison de rappeler
l’importance des contrats aidés dans l’éducation nationale. Ils sont, en effet, essentiels au fonctionnement quotidien de nos établissements scolaires. D’abord,
pour épauler nos directeurs d’écoles dans le premier degré ; ensuite, pour améliorer la vie scolaire au quotidien dans l’ensemble de nos établissements ; enfin, pour accompagner
les enfants handicapés, ce que, vous l’avez indiqué à juste raison, le Gouvernement a élevé au rang de priorité. »
Peu de temps après, l’on apprenait le non renouvellement des assistants d’éducation dans les écoles primaires ainsi qu’une forte réduction des contrats uniques d’insertion (CUI).
Dès le 9 septembre 2010, dans un article intitulé « L’aide administrative aux directeurs d’école remise en
cause », nous avions attiré l’attention sur les nouveaux méfaits de la RGPP… Après avoir réussi à supprimer des dizaines de milliers de postes d’enseignants et de
personnels administratifs sans trop de heurts, cette fois, la résistance s’organise et des voix se font entendre de toute part pour crier : trop, c’est trop !
Syndicats d’enseignants, fédérations de parents d’élèves, élus politiques, directeurs d’école manifestent
leur indignation.
La situation des personnels dont le contrat ne sera pas renouvelé est également à prendre en compte. L’Etat
n’a pas respecté ses obligations de formation pour favoriser le maintien dans l’emploi tel que le prévoit le Contrat Unique d’Insertion. Le SNUipp, le SE, le SGEN et Educ’Action ont alerté le
gouvernement. Le Premier Ministre ne peut recevoir ces syndicats en raison « des contraintes d'un emploi du temps très chargé ».
Les ministres de l'Education Nationale et du Travail n'ont pas répondu à leur courrier. « Nous considérons, à ce jour, qu'ils font peu de cas de la
situation de ces personnels dont la précarité est le lot quotidien », déclarent ces organisations syndicales.
Dans le Nord,
Marc Gosselin, directeur de
cabinet du recteur de Lille, accepte de recevoir le SGEN-CFDT et déclare : « Dès le mois de mars, en comité technique paritaire, nous avons
annoncé que les assistants d'éducation, qui résultaient de la première mise en place des emplois jeunes, n'avaient plus de légitimité et de raison d'être dans le 1er
degré où de nouvelles politiques d'accompagnement sont menées par les enseignants ». Il confirme que les 300 assistants d'éducation « seront
redéployés dans le second degré. Mais on ne connaît pas encore le contingent global ».
Le directeur de cabinet ajoute que « 887 contrats uniques d'insertion » seront affectés au 1er degré, avec une priorité donnée à la prise en charge
du handicap « et, potentiellement, à l'aide administrative au directeur d'école ». Au final, « il n'y a pas de perdants », assure Marc Gosselin.
Pas de perdants à
en croire le directeur de cabinet du recteur… Si l'on excepte certains directeurs d’école qui pourraient se retrouver avec trois postes en moins dans leur établissement à la
prochaine rentrée : plus d’EVS pour l’aide administrative, plus d’assistant d’éducation pour animer les salles informatiques ou les bibliothèques et plus d’ASEH pour le suivi d’enfants
handicapés. Sans doute, considère-t-il que le travail d’un directeur d’école ne nécessite pas ce luxe qui lui était généreusement octroyé pour l’aider dans sa mission
administrative…
L’exaspération des directeurs d’école est à son comble. Ici ou là, certains réclament à
leurs syndicats plus de pugnacité et de volonté pour défendre leur cause. D’autres suggèrent à leurs représentants syndicaux de mettre en place une grève administrative via le boycott
d’Internet : réponses aux mails, Base élèves, Affelnet, remontées des évaluations ou diverses enquêtes aussi inutiles que chronophages…
Quelques-uns prennent même l’initiative de lancer une pétition sur le Net. C’est le cas dans l’Académie de Lille où « des directeurs inquiets », tels
qu’ils se baptisent, ont pris l’initiative de faire circuler un texte auprès de l’ensemble des directeurs de l’académie et de l’envoyer aux parlementaires du département (députés et
sénateurs).
Nous reproduisons, ci-dessous, leur courrier :
« Monsieur,
Nous souhaitons porter à votre connaissance, par la présente, les
décisions suivantes prises par le gouvernement :
Les contrats des assistants d’éducation vont subir prochainement un
avenant les contraignant de quitter nos écoles élémentaires pour être redéployés dans les collèges et les lycées.
De ce fait, nos élèves vont se trouver dans des situations plus que
difficiles à la rentrée prochaine. En effet, ces personnes font partie intégrante des équipes éducatives, à savoir :
ü Fonctionnement des classes pupitres et informatiques par la prise en charge d’élèves,
ü Bon fonctionnement de la maintenance en informatique,
ü Initiation et renforcement sur les compétences du B2i et des « TICE »,
ü Assistance des enseignants pour la prise en charge de groupes d’élèves en difficulté ou non au sein de nos classes ainsi
qu’en EPS.
ü Aide dans les recherches et la gestion des bibliothèques et centres documentaires auxquels les élèves ont besoin
d’accéder.
Les contrats aidés (aides administratives aux directeurs d’école)
sont également en danger : A cette heure, nous ignorons toujours si les directeurs pourront continuer à assumer leur charge administrative toujours grandissante sans ces aides devenues
précieuses et indispensables.
Nous vous demandons votre soutien dans nos démarches de façon à
continuer notre mission éducative pour l’intérêt général.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de notre
considération la plus distinguée.
Des directeurs inquiets pour l’avenir de leur
école »
A noter le supplément EVS-AE au FSC 355 du SNUipp
(juin 2011) dont l’un des articles est ainsi titré : « Depuis 2005, le SNUipp-FSU avec les EVS ». Hélas, le SNUipp en fait trop dans sa démonstration de
soutien des EVS. A tel point, qu’il se trompe de date sur leur création…
« Les emplois de vie scolaire sont arrivés dans les
écoles en 2005 dans le cadre de l'application du protocole sur la direction d'école. Prévus pour apporter une aide administrative à la direction d'école, les EVS, quelle que soit la nature de
leur contrat (CAE ou Avenir), ont aussi progressivement été affectés à des missions d'accompagnement d'élèves en situation de handicap ».
Rappelons que le protocole date de mai 2006 et que le SNUipp y était totalement
hostile. Et que ce n’est que plus tard que le SNUipp se rangea aux côtés des EVS. Comme il le dit dans le paragraphe suivant : « Dès 2008, le
SNUipp était aux cotés des EVS pour réclamer le droit pour chacun d'eux d'aller au terme possible de leurs contrats, alors que le ministère envisageait déjà de pratiquer un turn-over sur les
postes existants.
La situation devenant de plus en plus
criante en 2009, le SNUipp est à l'initiative d'une pétition intersyndicale collectant environ 60 000 signatures pour réclamer une solution pour chacun… »
Bref ! A vouloir trop prouver…
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Vous inquiétez pas les gars, ces '' emplois '' scandaleux reviendront pour gérer le Temps Global Educatif. Pour prendre en compte l'enfant dans sa globalité, on continuera d'exploiter honteusement les adultes et à terme, il n'y aura que des emplois précaires dans des EPEP territoriales.
EVS ? connais pas dans mon école. Bof !
Avec le STO lié au RSA on en aura plein. Pourquoi geindre ? Qui nous plaint nous ? pas le SNUIPP qui veut même pas dire notre nom.? Alors re bof!
En effet, Laurent, les risques ne sont pas minces de voir perdurer ces emplois précaires. Et la responsabilité de ceux qui ont permis au gouvernement de créer ces emplois précaires, ont une très lourde responsabilité. Faudrait pas l'oublier !
Cependant, peut-on abandonner à leur sort ces personnels embauchés en CDD uniquement pour faire baisser artificiellement le taux de chômage ? Bien-sûr que non !
D'autant que les besoins existent dans les écoles. L'aide administrative à la direction est plus que nécessaire. L'accompagnement des enfants en situation de handicap l'est également. Un personnel supplémentaire pour faire tourner les BCD ou les sites informatiques est indispensable. Seulement, voilà... Au lieu de négocier une amélioration réelle de l'aide à l'école, nous avons hérité d'une situation née de la signature du protocole. Maintenant, il s'agit de mettre fin à la précarité, aux salaires de misère qui frisent l'exploitation éhontée. Pas d'autre objectif prioritaire pour le SNUipp que de se battre pour transformer ces emplois précaires en emplois stables et pérennes. En un mot, obtenir pour ces personnels un statut qui garantira leurs droits et évitera de les jeter comme de vulgaires kleenex.
Une revendication qui doit mobiliser toute la profession pour empêcher que l'on se retrouve dans la situation que décrit Laurent Robart.
Et, naturellement, Gégé-pas-de-figure, il ne serait pas d'autre interprétation possible ?
Ne serait-ce que celle consistant à mettre deux dates en exergue ?
- 2006, signature du protocole, mise en place des EVS. Le SNU est contre les EVS, bien entendu au nom de la précarité, mais ne s'en contente pas. Il tente même de les rejeter du mammouth, en appelant les "équipes pédagogiques" à refuser ces contrats. Le Snu aux EVS, version 2006 ? "Dégage !"
-2011, élection professionnelles, avec le vote décisif pour un CTM sur lequel se prononceront, fait nouveau, l'ensemble du mammouth, les administratifs, le secondaire, les personnels de service et même... les contrats précaires, les EVS... Le SNU demande donc désormais pour les EVS ce qu'il refuse aux dirlos, un statut ! Le SNU aux EVS, version 2011 ? "Je t'aime, vote pour moi"
Une guignolade de plus pour des élections qui risquent d'être fécondes en la matière. Ce qui n'empêchera pas les guignols patentés et autres Gégé-pas-de-figure, de continuer à prendre sa vessie pour une lanterne...
Thierry Fabre
L'aide administrative à la direction est plus que nécessaire.
Non. En aucun cas. C'est un statut pour les directeurs d'école qui est plus que nécessaire.
'Non. En aucun cas'
Ce n'est pas l'un ou l'autre Oudot, c'est l'un ET l'autre (avec statut dans les 2 cas). Moi, les taleaux XXL croisés qui se multplient (le dernier : les enfants qui ont fait de l'AP, de l'acc.éducatif, les SRAN, les PPRE...etc), je ne suis pas devenu enseignant et dirlo pour faire çà. Il y a tellement à faire d'autres choses à faire pour que çà tourne rond (entre autres le temps à consacrer aux parents, la cohérence dans l'école, des projets fédédateurs dans l'école...). Un enseignant lambda passe + de tps aujourd'hui à évaluer, rentrer des données et à refaire les évals (c'est la mode chez nous) qu'a préparer une expérimentation scientifique sympa et tout aussi constructive. Tu ajoutes à cela les croix sur le BDI, l'APER, l'APS, la natation et les langues et pour le dirlo de CM2, quasiment larépartition des les classes des futurs 6ème... NON et NON. Seule une bonne grève de l'ordi pourait faire prendre conscience
Gégé,
Tu m'ennuies.
Le pire, c'est que je suis syndiqué au SNUipp !
Les EVS, il faut les défendre. Juste. Je serai là au côté de mon syndicat. Mais à part cela,...
Rien...
J'ai un bon copain dirlo qui a trouvé une secrétaire de direction d'une boite de 150 personnes comme EVS ! Bigre ! Elle voulait partir en retraite dans deux ans. Elle y est... Une fabuleuse chance.
Un collègue s'est vu imposer une EVS. Il a dû la former à "sa" méthode de travail, elle qui n'en avait pas... Eu kikikapris du temps... Le dirlo... Sur quel temps... Démerdez-vous... Ya rien à voir...
Moi, je n'en ai jamais voulu. Je n'ai rien gagné. Mais aujourd'hui, je n'ai rien perdu...
J'ai dans mon école une EVS ( si si) qui s'occupe des élèves en difficulté. Demain j'en aurai deux.
Kiki est tuteur. Le dirlo. Elle n'est même pas dans ma classe... Qui doit organiser des entretiens de suivi, valider les tâches apprises, confiées... Le même. Kiki a demandé aux collègues de dire ce que la personne savait faire. Pas de réponse. Dossier si complexe que les collègues ne savent par où le commencer... Et à qui a-t-on appris COMMENT on travaille avec une personne en charge d'élève en difficulté ? Personne.
Kiki doit faire le joint entre les trois ? Devine !
Et le minot dans tout cela ? Bah, on s'en fout un peu, non ?
Que fait mon syndicat ? Faut défendre les personnels jetables. Très juste. Mais au quotidien, comment fait-on?
Passons cher Gégé... Autre sujet. Le Livret personnel de Compétence.
OK. Je veux bien. Une usine à gaz. Faut pas faire, faut pas faire... Ouaips ! Trop tardive l'info mais... comment évalue-ton ? A la louche et à peu près...
Que faire pour évaluer les items du savoir-vivre ensemble ? Comment dire aux parents que leur gamin est "violent" sans se prendre un retour de bâton ? Il fallait protester. J'y souscris. Mais in fine, cela n'a rien changé... Pour rire, qui a entendu le PS réagir sur le sujet ? Tout le monde s'en fout complètement, sauf l'instit qui gère ses cases... parfois avec ses collègues !
On change. Les éval Ce1
Bigre. Ne rien faire. C'est une honte... Là aussi j'adhère et signe. C'est une usine à gaz, on veut évaluer et non former... Ouaips... mais y-a-t-il pas quelque chose à conserver ? Mes collègues ont fait passer les épreuves... J'ai transmis, manquerai plus que je refuse ! Puis j'ai essayé de comprendre. ... Avec le logiciel du MEN, difficile... Mais en cherchant... J'ai trouvé... Et j'ai des collègues qui m'ont dit qu'ils regarderaient de plus près les items échoués... Nous verrons bien ce que cela donnera. En attendant, j'ai passé 3 heures à débroussailler ce sujet...
Dirlo je suis. Je ne fais pas le même métier que mes collègues.
Quand je lis les billets de mon syndicat, j'ai parfois honte d'y être. Il y a des précaires. Certes. Que deviendront-ils ? Ils savaient que c'était du court terme. Ont-ils été formés ? Poser la question c'est y répondre. A-t-on formé les enseignants les accueillant ? Même réponse. Tout est imbriqué, mélangé...
Gégé,
Protester ne sert plus à rien. Le train avance. Avec nous, ou sans nous. Et que sera demain ? Le pouvoir au IEN ? Aux Principaux ?
Depuis belle lurette me semble-t-il, il n'existe plus de chefaillon. Tous les PE ont BAC plus plus... Ce ne sont plus des petits jeunes...
Dirlo, j'essaie modestement de faire mon métier, de rendre les choses simples, de prendre du recul sur le quotidien...
Ne pas le reconnaître est une erreur que nous paierons tous.
@ kermg
"Protester ne sert plus à rien"
Pas d'accord, collègue. Tu proposes quoi ? Baisser les bras ? Laisser faire ? Je ne te ferai pas ce pocès d'intention. Si tu es au SNUipp, c'est que justement tu refuses de baisser les bras. Tu crois qu'on n'a rien obtenu ? Certainement pas de grandes victoires retentissantes. Mais, où en serait-on si nous avions laissé faire sans réagir ? Crois-tu que le gouvernement s'apprêterait à abandonner la fermeture de classes en 2012 ? Le RASED existerait-il encore ? Y aurait-il encore un minimum de TR ? Je sais que je n'ai pas besoin de te convaincre sinon tu n'aurais pas conservé ta place parmi nous. Je comprends ton découragement. Pas facile d'être optimiste, j'en conviens. Mais gardons le cap.
Densi, je persiste à dire qu'une aide à la direction n'est pas nécessaire. Utile, peut-être, mais pas nécessaire.
Juste une question: en qualité de dirlo, ne sommes-nous pas aussi des emplois précaires auxquels un IEN ou un IA peut dire " si t'es pas content de ton sort, dégage... ou casse-toi pauv'c.... si on veut paraphraser not'bon maître....? une raison de plus pour demander un statut.
PS: Gégé, s'il te plait, on a changé de sujet, mais tu peux répondre aux questions du fil précédent.... n'hésite surtout pas , tu ne risques pas le hors sujet.......
A Theo62 au sujet des grandes mobilisations :
ET APRES LA MARMOTTE ELLE MET LA PLAQUE DE CHOCOLAT DANS LE PAPIER...
Bon courage camarade et on se retrouve en septembre ; dans ma circonscription je suis de plus en plus efficace pour inciter à voter tout sauf Snuipp!
En tant que directeur formateur, j'en vois du monde...
Je crois qu'il faut arrêter de tout ramener aux élections pros. C'est d'un ridicule ! T. Fabre qui soupçonne le SNUipp d'être aux côtés des EVS uniquement parce qu'on vote en 2011... Grotesque. Tous les écrits et les actions du SNUipp sont là pour prouver le contraire. Autre accusation : le SNUipp aurait changé d'avis sur les EVS. Et l'assoc de T. Fabre et Pierrot, elle n'a pas changé d'avis sur le SE et son "proutocole" comme vous disiez à l'époque ?
Et Montagny qui ramène encore sur la table l'histoire de faire voter CONTRE. J'ai envie de te dire : camarade sois POUR quelque chose, au moins une fois. Positive un peu. Cesse de broyer du syndicalisme. Il faut aller de l'avant. Ou si tu veux être contre, t'as le choix mon gars. Le pouvoir en place casse tellement, jour après jour, l'école que tu as plein de sujets pour t'énerver : les suppressions de postes (enseignants, EVS, RASED) les projets débiles de semaines qui passent de 4 1/2 jours à 4 jours avant de revenir à la case départ... Sans concertation, par le seul fait du prince. J'en passe et des meilleurs. Indigne-toi, si tu le veux mais contre les syndicats qui, eux, représentent les collègues et défendent tant bien que mal le boulot de chacun.
" Ces personnels ont une mission de prévention et de suivi des élèves...dans l'accompgnement des équipes éducatives et des familles...des groupes de travail traiteront de la création d'un corps statutaire spécifique, de leur formation..." , tiens le SE s'occupe de nous.... enfin non, car il s'agit des psychologues scolaires.... c'est vrai que la confusion était possible si ce n'est que pour nous, il aurait fallu rajouter l'organisation de l'école, la sécurité des personnels, élèves et bâtiments, animation de l'équipe pédagogique, gestion administrative, relation avec les partenaires.... une bricole quoi!
( c'était pour faire plaisir à Gégé qui va répondre aux questions qu'on lui pose, merci Gégé!)
Protester ne sert qu'à protester, Théo. Et ce gvt a supprimé les poses qu'il voulait supprimer et a imposé les économies qu'il voulait imposer... Il est allé aussi loin qu'il le pouvait, c'est-à-dire jusqu'à l'opposition des élus (AMF, maires ruraux, députés, sénateurs) qui vont devoir se présenter devant leurs électeurs.
Malgré une puissante protestation et une unité rare, ce gvt a flingué nos retraites (âge légal + années de cotisation)
Sans propositions, sans alternatives, protester ne sert qu'à protester!
Pour autant, il n'y a pas de honte à être syndiqué, à vouloir défendre les intérêts des salariés. Non, le problème c'est le fonctionnement pyramidal du SNUipp (il n'est pas le seul...) qui fait que l'intérêt défendu n'est plus que celui DU syndicat.
L'exemple des EVS est significatif.
Comme c'est dit plus haut, ils sont une cible électorale, rien de plus, et on reste dans le conventionnel: il faut pérenniser les EVS.
2 choses:
- d'abord le SNUipp ne demande pas une aide aux directeurs. Ce que décrit Kerm dans son commentaire est criant de vérité, et pour cause... mais il parle d’une aide aux directeurs, alors que le SNUipp revendique une aide administrative à la direction pérenne, ce qui est tout à fait différent.
- ensuite, si on créait ce genre de poste, s'en serait fini pour les dirlos et les écoles, l'IA aurait l"agent qu'il souhaite sur place, disponible (35h) et déconnecter du réel d'une école (élèves, parents... tout le relationnel humain) et d’une quelconque autorité sur place. Dans ce cas, même nos protestations seront inaudibles, l'aide-à-la-direction organisera avec la municipalité l'accueil des enfants trés facilement.
Pour le coup ce serait un pas décisif vers les craintes exprimées dans le commentaire 1.
Créer ce genre d'emploi sans institutionnaliser l'école et son directeur est tout bonnement démagogique, donc dangereux.
Ah ! mon cher Pierrot... Elle est bien bonne celle-là...
"Créer ce genre d'emploi sans institutionnaliser l'école et son directeur est tout bonnement démagogique, donc dangereux."
Je te rappelle que c'est ton meilleur ennemi de l'époque, en 2006, devenu ton meilleur allié en 2011, qui a signé le proutocole instituant l'aide administrative EVS... Tu as la mémoire courte, l'ami. Ou alors, bien sélective...
Meilleur ennemi devenu meilleur allié quelques années plus tard... Attention Pierrot, certains, ici, vont faire un rapprochement avec les élections pros... Ben oui, le SE a besoin de voix...
Tiens Gégé, puisque tu assures la veille du Snuipp, tu es gentil de répondre aux questions d'un dirlo de base puisque tu interviens sur ce site de dirlos afin de nous éclairer sur les raisons pour lesquelles on doit accepter:
les 60h, Affelnet, les équipes éducatives HTS sans rattrapage de temps ( alors que ça commence à être demandé pour les adjoints), les remontées anonymées Cm2 et Ce1 sans prime, et tout le reste. Merci Gégé.
Bonjour,
L'alliance pour l'école de la République aussi aura besoin de votes pour participer aux négociations. Cette alliance, pour la démocratie, réformiste, à savoir qui ne se reconnaît pas dans la lutte des classes, défend + de 25 objectifs communs (déclinés sur les sites respectifs des synicats la composant)... et cerise sur le gâteau pour les directrices et les directeurs, cette alliance regroupe l'ENSEMBLE des syndicats qui défendent le statut des directeurs... VIVE L'ALLIANCE POUR L'ECOLE DE LA REPUBLIQUE ! QUE VIVE L'ALLIANCE POUR LES DIRECTEURS !
Ne t'arrête pas Merlin !
Il y a aussi des trucs rigolos dans certains départements... Récupération du lundi de Pentecôtes par les IA ( alors que le texte au BO ne le précise pas) , et par ici, travail pour le 1er degré, récupération d'une demi-journée pour le 2ème degré avec participation à la journée porte ouverte.
Nous qui participons encore au fête de l'école, c'est gratis : on ne travaille pas. On s'y amuse. Donc c'est normal... Chez moi, c'est un soir dans l'année, sans oublier les autres actions hors temps scolaires...
Là il y aurait moyen de protester. On ne serait certainement pas entendu, comme d'habitude... Mais c'est aussi la réalité du terrain.
Mon syndicat a lancé la campagne "si j'ai le temps !" Bien. Et alors ? Cela change quoi ?
Qui se bat pour que nous, les comme-les-zotres, obtenons à minima la suppression de l'aide personnalisée ? Pas mon syndicat.
Conclusion. Je suis en accord philosophique avec mon syndicat, en désaccord total sur sa gestion du dossier des dirlos, sur sa façon qui à mon sens consiste à ne faire que du bruit et qui n’amène pas grand chose.
J’au vécu la disparition du SNI/Pegc , l’arrivée du SNUipp…. Ilm y a eu des avancées. Peut-être aujourd’hui faut-il réinventer un syndicat ?
Gégé pas d'idée,
n'essaye pas de traduire mes propos en anti syndicalisme ; je suis syndiqué et je suis non pas anti syndicaliste mais anti snuipp ce qui est très différent...
Mais je ne sais pas si la nuance était au menu de ton dernier stage de rhétorique snuippienne...
Kermg, je suis assez d'accord avec toi: pour la plupart des syndicats (Snuipp, SE, Sgen...) le dossier des dirlos sent le souffre. Ils sont dans l'idéologie pure d'un Eden qui ferait que l'école pourrait fonctionner sans pilote à sa tête avec seulement les bonnes volontés des uns et des autres. Moi non plus, je ne suis pas contre tous les combats syndicaux mais sur le dossier de la direction très peu tiennent la route.
Le problème majeur est que leur aveuglement sur ce dossier nous livre pieds et poings liés au pouvoir des IEN, principaux, et qui d'autre bientôt? Hé bien moi, je préfère et de loin que l'école soit un établiseement reconnu avec à sa tête un directeur lui aussi reconnu par son statut , protégé aussi des pressions d'IEN qui nous poussent facilement vers la sortie lorsqu'on a le malheur de ne pas baisser assez la tête à leur goût.
Mais ça, les Théo et Gégé devraient faire des stages en immersion scolaire pour peut-être arriver à le comprendre; je postule pour en avoir un des deux chez moi!
Et moi,"Gégé", puisque c'est ainsi que tu persistes à cacher ton identité et ton véritable travail, je t'interdis de m'appeler "camarade". Je réserve cette appellation aux gens que je respecte. De plus, c'est parfaitement connoté "vieux coco" et ça ne m'intéresse pas du tout.
Etant un poil occupé ces derniers temps, je reviens avec un soupçon de retard sur un propos de Théo. Tu penses que l'action syndicale est en train de faire reculer le gouvernement sur les suppressions de postes... A peu près comme la mouche faisait avancer le coche. J'avais déjà pris les paris sur un autre fil. Ce recul tient uniquement au calendrier électoral. Cette année on avait différé la communication de la carte scolaire au lendemain des cantonales. Impossible d'utiliser le même artifice l'an prochain, le second tour des législatives est pour le 17 juin. Les députés UMP qui veulent sauver leurs places connaissent bien l'effet désastreux des suppressions de classes dans leurs circos, donc on fermera peu ou pas et ça n'a rien à voir avec l'action de tel ou tel syndicat. Maintenant, si ça te fait plaisir d'y croire...
"on fermera peu ou pas et ça n'a rien à voir avec l'action de tel ou tel syndicat"
Tu te trompes Denis. D'accord avec toi pour prendre le pari que peu de classes seront fermées en 2012, pour cause d'élections. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de suppression de postes. Attention ! On grattera encore ce qui peut l'être : remplaçants, Rased, conseillers pédagogiques, EVS...
Alors, me diras-tu, pourquoi est-ce que je pense que l'action syndicale y est pour quelque chose ? Tout bêtement parce qu'elle a contribué à sensibiliser l'opinion sur les conséquences des suppressions de postes. Par leurs actions, leurs manifestations, leurs grèves, les syndicats ont mobilisé l'opinion par le biais des médias. Et si, ponctuellement, on a l'impression que telle ou telle action était un coup d'épée dans l'eau, petit à petit, l'opinion s'est bien rendu compte des dégats dans les écoles. Et l'opinion a commencé à se tourner vers ses élus (députés, sénateurs) pour leur dire : stop à la casse !
C'est tout ce travail, en amont qui a été payant. On le sait, les Français aiment les services publics mais en même temps, estiment qu'il y a trop de fonctionnaires et qu'ils ne foutent pas grand chose. On le sait. Alors, tu penses bien que si l'opinion s'est retournée en faveur des enseignants, c'est grâce à tout le boulot entrepris par les syndicats. Sois certain que ça ne s'est pas fait tout seul.
Je comprends enfin l'utilisation d'un pseudonyme divin : la croyance sert de "pensée" et de "réflexion" !
Il suffir en effet de croire que "l'opinion" (au fait c'est quoi, ça ? ce que certains sondent à répétition ? ça recouvre quoi, ce mot ? Les Français ? autre entité dont on souhaiterait savoir ce qu'elle représente..) a été conquise par l'argumenation syndicale pour que le Gvt se pétrifie devant l'ampleur de la "mobilisation", etc. gna...gna....
Croyons, Mes Frères !
Pas d'accord Théo. La fameuse opinion n'a pas eu besoin des syndicats pour se retourner en faveur des enseignants, pour la simple et bonne raison qu'elle ne l'est pas en notre faveur. Ce qui fait que les choses bougent, ce sont principalement les parents d'élèves qui localement interpellent maire, député et sénateurs. Ces derniers, dans mon département rural de droite, craignent pour leur poste car de nombreux grands électeurs ne sont que de simples citoyens, apolitiques et bien conscients des dégâts dans l'école de leur village qu'entraîne suppression ou non ouverture avec des classes à 29, 30 ou 31 élèves en élémentaire, bien loin de l'enseignant pour 14 élèves annoncé à chauqe rentrée par le ministre de l'Educ de droite ou de gauche d'ailleurs. ALors, oui, les pressions des parents auprès des élus finissent en s'accumulant par peser.
Quand au pseudo-poids des syndicats, il est hélas proche du néant, et le SNUipp, par ses actions répétitives mensuelles de journées de grève inutile et inefficace y est pour beaucoup dans cet état de fait.
Vous avez l'art de détourner les sujets quand ils vous gênent aux entournures ! Le thème du billet c'est la suppression de postes des contrats aidés. Et je vois bien le problème que ça pose aux collègues du GIDD.
Le SNUipp est à la pointe du combat pour pérenniser ces emplois. Pensez donc, si le SNUipp est pour, on se doit d'être contre par principe. C'est le discours que tiennent Pierrot (voir ma démo commentaire 15) et P. Oudot qui dit que c'est pas un poste nécessaire. Faut oser dire des choses pareilles !!! Demandez donc aux collègues qui vont perdre leur assistant d'éducation s'ils sont contents ! Et ceux qui ont mis une pétition enligne, ils doivent pas être adhérents non plus du GIDD. Avec de telles prises de décision, vous allez au devant de sérieuses déconvenues.. Enfin, c'est votre problème.
Je confirme: une suppression de poste? mobilisez parents et élus ( de n'importe quel bord) et vous aurez un moyen de pression plus efficace que n'importe quel envolée lyrique en CAPD ... mais pour être honnête, les deux peuvent être complémentaires... ceci ne répond pas aux questions que posent les dirlos sur Affelnet, le rôle futur des principaux dans les écoles, les heures sup dont tout le monde se fout..... j'arrête là...
Je réponds de facto au débile léger qui sait mieux que nous ce que nous pensons:
Vous avez l'art de détourner les sujets quand ils vous gênent aux entournures !
On appelle ça "l'hôpital qui se fout de la charité": oser nous reprocher ses propres pratiques quotidiennes, c'est se foutre de nous... au mieux.
P. Oudot qui dit que c'est pas un poste nécessaire. Faut oser dire des choses pareilles !!! Demandez donc aux collègues qui vont perdre leur assistant d'éducation s'ils sont contents !
C'est mon cas. Je n'ai pas de décharge, et je perds mon EVS le 30 juin. Alors tes plaisanteries de guignol derrière un bureau tu te les gardes. Je maintiens que ce ne sont pas des postes nécessaires. Utiles, certes, mais si j'avais un statut avec ce qui y est afférent je n'aurais en aucun cas besoin de quelqu'un qui ne connait de mon métier que ce que je peux avoir le temps de lui en dire. Tu vois, c'est vrai, j'ose! J'ose écrire que tu n'es qu'un imbécile qui ne connait pas un traître mot de mon boulot.
Monsieur Gégé,
Bien loin de la réalité des écoles et surtout des directeurs vous cherchez à faire dire au GDID bien autre chose que ses propos donc une petite mise au point semble s'imposer.
- le GDID n'existe que par la nécessité de reconnaissance dont l'école à besoin: celle des directrices et directeurs;
- si les syndicats il y a plus de 10 ans s'étaient emparés réellement de ce problème avec une vraie vision de l'école nous ne serions pas là.
- comment peut-on oser demander la pérennisation d’emploi d’aide à des personnels qui n’existent pas ?
- enfin cessez de faire l’autruche sortez un la tête de « va savoir où » et observez la réalité de l’école. Le snuipp a organisé le 19 mai une journée sur la souffrance au travail, sur les difficultés des enseignants, sur leur malaise au travail et vous continuez à ne pas voir celles des directrice et directeurs qui pourtant sont les plus touchés (divers rapports en témoignent).
- un peu de cohérence serait donc plus que bien venue chez celui qui se prêtant « Le Syndicat » de tous les personnels.
Alain Rei Président du GDiD (notre association est une association de réflexion complémentaire aux syndicats, qui osent se poser les vraies questions pour la direction et ses personnels et heureusement ils en existent !!!)
Avec de telles prises de décision, vous allez au devant de sérieuses déconvenues...
Ce qui montre que si tu es bien dans la démagogie, ma préoccupation n'est pas de "plaire" ni de faire des "adhérents". Ici je commente en mon nom et je confronte mes idées à celles des autres. Ce qui peut les faire évoluer...
Que le protocole ait apporté un plus d' AVOIR est indéniable. Surtout au niveau du 1/4 de décharge pour les écoles de 4 classes, mais aussi une très légère revalorisation de notre indemnité et les "EVS".
Est-ce que ça a réglé le problème des directrices et des directeurs? Non. Justement parce qu'il ne se place que sur l'AVOIR.
Notre situation a continué à se dégrader sans que nous puissions agir, peser avec la seule arme qui nous restait: la grève administrative.
Le reproche que je fais au SE reste intact, le protocole, même s'il a amélioré les conditions d'exercice de certains dirlos n'a pas réglé les problèmes de fond, pire n'a pas permis d'avancer sur la reconnaissance des dirlos et les a privés de la seule action d'envergure qui les faisait exister en tant que tels.
Il est significatif que la seule mesure du protocole qui considérait l'ÊTRE, les fameuses fiches ressources, n'ait jamais été finie, et sur les 7 éditées, certaines sont déjà obsolètes...
Autre point significatif à plus d'un titre, les EVS.
- D'abord, et je l'ai déjà dit, que l'école puisse être considérée comme un lieu de formation pour des adultes en recherche d'emplois, insertion dans la vie active, est une bonne chose. Le boulot dans une école est exigeant et structurant, il demande de la rigueur, de la disponibilité et offre un large éventail d'actions et d'interlocuteurs. L'école est donc un lieu formateur par excellence, c'est une évidence.
Pour autant, est-il normal de placer des personnes non formées dans un lieu si important, l'école, sans qu'aucun personnel qualifié ne soit disponible pour les accompagner, les encadrer, les former... valider leurs acquis?
Est-ce sérieux?
- Ensuite, je ne connais aucune structure qui confie des missions aussi importantes, essentielles, telle que l'accompagnement d'enfants handicapés ou le secrétariat, à des personnels non qualifiés, sans formation. Je pense que le désarroi des dirlettes et des dirlos rejoint celui des ces personnels précaires et crée une certaine empathie.
Cette empathie et la solidarité nécessaire, ne doit pas nous masquer la réalité: il y a inéquation entre les besoins et le type de personnel mis sur ces emplois.
- Enfin, si comme Pascal je ne crois pas en la nécessité d'une "aide à la direction" (qui ne veut rien dire dans école actuelle.) je suis persuadé qu'il y a la place, dans nos écoles, pour un personnel polyvalent, intégré à l'équipe avec des missions qui vont de l'accompagnement à l'aide administrative enpassant par la surveillance, l'animation...
Mais au préalable, et c'est ce que tu feins de ne pas comprendre Gégé, il faut que le directeur soit reconnu en tant que tel et que l'école soit en capacité d'évaluer ses besoins (et pas ceux de la circo ou de l'IA) et de procéder elle-même au recrutement.
Demander à pérenniser ces emplois sans que les conditions d'une certaine autonomie de l'école soient actées est démagogique et dangereux, je le maintiens. L'urgence est bien de faire évoluer l'école vers cette autonomie.
PS- Sur les allusions au sujet du rapprochement du GDiD et du SE et du SGEN.
Je l'ai dit plus haut, le protocole n'a pas réglé les problèmes de fond, mais le SE et le SGEN ont continué leur réflexion et ont montré leur volonté d'avancer sur le dossier du fonctionnement de l'école et de son pilotage.
AVANCER, PILOTAGE, ce sont les termes qui font que nous travaillons ensemble, et que petit à petit d'autres nous rejoignent...
N'empêche, que sur les EVS, le SNUipp fait son nid dans celui du SE...
- qu'est-ce qui est sorti des États Généraux du fonctionnement de l'école de de la direction que le SNUipp a organisé, SEUL, en 2007?
- qu'attendre de la commission nationale sur le fonctionnement de l'école et de la direction que le SNUipp organise, SEUL, en ce moment?
- En quoi revendiquer un CM institutionnaliser est-il garant d'un fonctionnement "démocratique" de l'école et qu'est-ce que cela apporterait aux enseignants, au directeurs, aux parents, aux élus, et surtout aux élèves?
Tiens, Merlin, v’là eune copie de c’que j’avos écrit eud’sous l’texte su Affelnet el 19/03/2010. (lettre du SNUipp à l’IA59)
O B J E T: suspension de l’expérimentation « Affelnet 6ème »
Monsieur l’Inspecteur d’Académie,
C’est à travers une note de service adressée aux directrices et directeurs d’écoles élémentaires et primaires que nous découvrons l’expérimentation d’une procédure informatisée pour l’affectation des élèves en 6ème. Alertés par la profession, nous tenons tout d’abord à vous faire part de notre étonnement et inquiétude sur l’absence de communication de votre part en direction des organisations syndicales représentatives.
Vous sachant respectueux des instances paritaires, nous pensons que cette absence de communication vient du contenu inquiétant de cette nouvelle procédure qui automatise l’assouplissement de la carte scolaire et le mercantilisme scolaire. Cet outil augmente aussi la charge administrative des directrices et directeurs d’école tout en leur prêtant des responsabilités qui dépassent leurs prérogatives.
En effet, la procédure « affelnet 6ème » qui sera expérimentée dans huit départements en France dont le nôtre, est un outil au service de la disparition de la carte scolaire, qui renforce le tri social et la ghettoïsation. Grâce à cette application informatisée, les écoles sont des centres de triage permettant un traitement plus rapide des flux vers les établissements qui attirent les futurs collégiens. A l’issue de cette première gestion automatisée, il ne restera plus à la commission départementale d’orientation qu’à traiter les petites difficultés pour les collèges dont la popularité dépasserait leur capacité de « remplissage ». Voilà comment sous prétexte de modernité, l’Education Nationale met en œuvre le tri social.
Pourtant, à travers la modernisation et l’utilisation de l’outil informatique, l’administration augmente la charge administrative des directrices et directeurs d’écoles, et impose une série d’allers retours entre familles et école et des saisies répétées de fiches individuelles. L’administration au passage, fait des « économies d’échelle » en transférant le coût de reprographie aux écoles et donc aux communes. Ceci nous semble inadmissible.
Enfin, cette procédure, comme nous l’avons écrit plus haut, alourdit le travail des directrices et directeurs d’école et les obligera à outrepasser leurs prérogatives notamment lorsqu’on leur demande d’avoir un « pouvoir de police » pour vérifier la véracité des pièces justificatives. En effet, est-il du ressort de nos collègues de vérifier des documents justifiant l’état civil des parents ou le lieu d’habitation de la famille ? Comment vont procéder les collègues qui n’ont pas encore dans leur école de connexion à internet ? Que se passera-t-il si des collègues n’ont pas réussi par manque de temps, manque de formation, manque de moyens à appliquer tout ou partie de la procédure ? Prévoyez-vous des journées de décharge administrative supplémentaire pour les collègues qui n’en bénéficient pas ? Savez-vous que durant la période de mise en œuvre de cette expérimentation un peu plus de 100 faisant fonction de directeur seront en stage de formation ? Est-ce que les écoles seront dotées de cartouches d’encre et de ramettes de papier pour produire tous les documents aux familles ?
En tout état de cause, nous demandons que les directrices et directeurs d’écoles ne soient nullement inquiété(e)s dès lors qu’ils n’auraient pas respecté complètement la procédure. Nous vous demandons, au vu de toutes les questions soulevées, de suspendre l’expérimentation au moins cette année et d’ouvrir une réelle information auprès de toute la communauté éducative.
Ce qui serait vraiment intéressant c'est la réponse.
'Ce qui serait vraiment intéressant c'est la réponse'
Pour moi qui ne connait pas le sujet (pas dep concerné), la description et l'information n'est pas non plus inutile...
Effectivement...
Je retire "vraiment" et le remplace par "également"
Même constat: je suis assez d'accord avec le texte, mais il me semble qu'il s'agit là d'une initiative locale, donc quelle est la position du Snuipp national et quel effet ce courrier a -t-il eu sur son destinataire?
C'est bien de dénoncer cette usine à gaz mais soyons d'accord pour conclure que notre absence de statut et d'existence juiridique de l'école favorise grandement ce genre d'initiatives !
Merci au collègue qui a posté le courrier du SNUipp du Nord. Je ne connaissais pas. Mais c'est révélateur de l'état d'esprit de certains intervenants ici.
Le réflexe de Pierrot qui veut ignorer la protestation syndicale pour ne s'intéresser qu'à la réponse. Il se reprend, c'est vrai, suite à l'intervention de Densi. Il se rend compte de sa bévue. Merci Densi.
La mauvaise foi de Merlin qui parle d'initiative locale. Quoi que fasse le SNUipp, il est tout de suite soupçonné de ne pas en faire assez ou pire de le faire pour des raisons bassement électoralistes. C'est bien d'avoir mis ce courrier qui date de plus d'un an. Sinon... on aurait eu droit à cet argument.
Je me permets de mettre le communiqué du SNUipp qui corrobore les propos de Théo sur l'impact des mobilisations syndicales dans le changement de discours qui s'amorce chez nos dirigeants (Président et ministre).
Appel à la grève le 27 septembre
Les fédérations et syndicats de l’éducation nationale appellent à une journée de grève le 27 septembre contre les suppressions de postes tandis que Nicolas Sarkozy promet des annonces pour le primaire à la fin du mois.
Les fédérations et syndicats de l’éducation nationale dont le SNUipp-FSU, appellent à une journée de grève le 27 septembre prochain. Le principe de cette action organisée contre les suppressions de postes dans l’Education nationale induit par le non renouvellement d’un départ à la retraite sur deux a été arrêté mardi 7 juin lors d’une réunion intersyndicale. Le SNUipp, qui avait lancé, dès le 18 mai dernier « un appel pour construire dans l’unité la plus large des actions d’ampleur, notamment en septembre » se félicite de cet appel. 16 000 postes supprimés à la rentrée prochaine, plus de 50 000 depuis 2007 « l’école est mise à genou » indique le communiqué commun rendu public ce vendredi. « Cette politique maintient un système éducatif inégalitaire qui ne permet pas de lutter réellement contre l’échec scolaire. » Pour les syndicats, il faut stopper les suppressions de postes.
L’impact des mobilisations
Hier, le président de la République a fait mine de vouloir mettre de l’eau dans le vin de sa politique. Il annoncera fin juin des propositions sur le primaire. Il est vrai que ces dernières semaines les élus locaux, par la voix de l’Association des Maires de France et de l’Association des Maires ruraux de France notamment, ainsi que par celle des sénateurs dont ils sont les grands électeurs, ont fait part de leur refus de cette politique au gouvernement et au président. Hier, c’est l’Assemblée des départements de France qui a donné de la voix, dénonçant les effets de cette politique au collège. Mais les mobilisations syndicales ont aussi pesé dans les hésitations actuelles du chef de l’Etat qui a toutefois réaffirmé son attachement au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
L’automne s’annonce orageux
Ces déclarations de Nicolas Sarkozy viennent après celles de Luc Chatel qui, fin mai alors que le SNUipp avait organisé sous ses fenêtres un rendez-vous national pour l’école avec les associations des enseignants RASED, cherchait à rassurer en promettant de "veiller à fermer le moins de classes possibles" en 2012. Les mobilisations commencent à faire bouger les lignes, au moins dans les déclarations. Et si le gouvernement persiste à se dire inflexible sur sa politique budgétaire, l’heure est plus que jamais à la poursuite de la mobilisation. Le 27 septembre, les enseignants des écoles seront mobilisés pour l’Éducation.
... ça montre que je suis capable de me "reprendre", de prendre en compte ce que disent les autres...
Toutes ces choses dont tu es incapable Gégé
.
Reste que sans la réponse de l'IA, cette protestation est assez vaine, intéressante, mais vaine.
ça me rappelle ces élus que l'on interpelle et qui nous réponde par la question qu'ils ont posé au gouvernement.
Et après?
Je ne dis pas que le syndicalisme ne sert à rien, je dis que la stratégie adoptée par les syndicats n'est plus porteuse ni en termes de protection, ni en terme de défense.
Il n'y a qu'à comparer la place de l'instituteur dans la société il y a encore une 20taines d'années à celle du PE, de l'enseignant en général, aujourd'hui.
Face à cette dégradation, le minimum c'est l'humilité et l'écoute de "la base".
Je maintiens donc que la protestation exprimée ici par ce courrier n'est pas en soi efficace et qu'aujourd'hui c'est autour d'un véritable projet pour l'école que l'on pourra mobiliser.
Pour cela il faut commencer par se dire que les autres existent et qu'ils ont des choses à dire.
d'où mes questions:
- qu'est-ce qui est sorti des États Généraux du fonctionnement de l'école de de la direction que le SNUipp a organisé, SEUL, en 2007?
- qu'attendre de la commission nationale sur le fonctionnement de l'école et de la direction que le SNUipp organise, SEUL, en ce moment?
- En quoi revendiquer un CM institutionnaliser est-il garant d'un fonctionnement "démocratique" de l'école et qu'est-ce que cela apporterait aux enseignants, au directeurs, aux parents, aux élus, et surtout aux élèves?
et:
N'empêche, que sur les EVS, le SNUipp fait son nid dans celui du SE...
Ce courrier du SNipp 59 à l'IA du même coin me semble pêcher par son côté "je regarde le problème par le petit bout de la lorgnette".
Le problème d'Affelnet, ce n'est pas d'abord des questions de temps, de formation ou d'encre et de ramettes de papier, non, non. Le problème d'Affelnet, c'est d'abord un problème de transfert de charge du collège (plutôt richement doté en moyens humains et matériels pour faire le boulot, qu'il faisait d'ailleurs très bien) sur les dirlos du premier degré, qui, eux, n'en pouvaient déjà plus tant la mule était déjà chargée à bloc. Et ce transfert de charge, qui s'ajoute à tant de tâches supplémentaires accumulées au fil de ces dernières années (PPRE, APE, SRAN, DUERP et tutti quanti), est proprement insupportable dans l'esprit, pour nous les dirlos. Voilà, le problème n°1 que pose Affelnet.
Alors, quand je lis en bas du courrier du SNipp 59 à l'IA : "En tout état de cause, nous demandons que les directrices et directeurs d’écoles ne soient nullement inquiété(e)s dès lors qu’ils n’auraient pas respecté complètement la procédure.", je suis au mieux atterré, au pire mort de rire...
Un syndicat qui partage l'analyse développée dans ce courrier ne peut pas terminer en suppliant un IA de sa bienveillance. Il appelle au boycott général de cette usine à gaz et demande que le travail soit fait par les collèges de secteur. Point barre. Que cela n'ait été fait par aucun syndicat laisse songeur, voire perplexe... Il est où le deal entre les appareils syndicaux nationaux et le ministre, dans cette affaire ???
Et pendant ce temps là, les dirlos crèvent à petit feu, sous la charge qui s'alourdit chaque jour un peu plus, et dans l'indifférence syndicale quasi générale.
Alors, vos congratulations entre apparatchiki du même bord, et le détournement de DEL à fin de propagande snippienne n'en devient que plus écoeurant.
Puisque vous ne semblez rien vouloir comprendre, je me répèterai donc une fois de plus : en octobre prochain, amis dirlos (les vrais, pas les trolls du SNipp), faites barrage aux listes du SNipp. Ne votez pas pour elles, ne faites pas voter pour elles. Il en va de la survie d'une profession : celle des directrices et directeurs d'école !
"En tout état de cause, nous demandons que les directrices et directeurs d’écoles ne soient nullement inquiété(e)s dès lors qu’ils n’auraient pas respecté complètement la procédure."
Voilà un terrible argument qui a certainement foutu les jetons à l'IA... Pourquoi tant de violence..?
Autre question Denis :
- combien de directrices ou de directeurs sont-ils assez naïfs, fous, inconscients pour se lancer dans le suivi d'une consigne qui les laisse tous seuls en rase campagne lâchés par les initiateurs de la consigne de non-respect des procédures ?
J'ai le souvenir d'une certaine enquête 19 qui voici quelques années, n'est-ce pas.....
Chers collègues, les Denis, Henri, Merlin, Pierrot & Co, vous critiquez tout et tout le temps. Le SNUipp ne fait rien... le SNUipp ne sert à rien...
Quand il ne prend pas d'initiative que un sujet (ou plutôt quand vous n'en êtes pas informés...), voilà la peuve qu'il ne fait rien.
Quand on vous en met une sous les yeux, pas assez dur, pas assez méchant, trop tendre avec l'IA... Bref, ça ne va jamais !
Mais que proposent de plus ou de mieux vos alliés (SE, CFDT, Sgen...) pour lutter contre les suppressions de postes, contre Affelnet par exemple ? Je veux dire pas seulement en paroles... Que font-ils et quels résultats ont-ils obtenus ?
Et vous, que proposez-vous comme moyen de lutter ou d'agir (je sais vous n'aimez pas la lutte...) pour empêcher la poursuite de la casse ? Rien ? Mais ça voudrait dire que vous êtes satisfaits de la situation...
Critiquer derrière un clavier, c'est fastoche...
Les "Gégé" ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnaît...
Ouais... les "initiatives" envers les directeurs fleurissent en ce moment (cf FO par exemple). Nous sommes les courroies de transmission indispensables dans les écoles, et ça ne sent pas bien bon pour les centrales qui nous refusent une reconnaissance à laquelle nous avons droit depuis longtemps et dont nous aurions obtenu une partie si ces mêmes centrales suivaient le GDID dans ses revendications. Certaines ont fait un pas dans notre direction, ne serait-ce qu'en reconnaissant notre existence, certaines autres ont accepté la main que nous tendions. Les vacances ne sont plus très loin, en septembre il sera trop tard pour convaincre des directeurs surmenés par la rentrée de faire de la retape pour les élections professionnelles. Octobre approche à grands pas, et c'est fou le nombre de pseudos initiatives qui tombent actuellement dans les boîtes de courriel ou aux lettres telles feuilles en automne. Moi aussi je le dis à mes collègues plongés dans les affres de BE ou d'Affelnet, songez bien à vos intérêts lorsqu'il faudra voter et faire voter, n'oubliez pas les syndicats qui vont dans le même sens que nous, soit celui d'un statut pour les directeurs d'école.
"n'oubliez pas les syndicats qui vont dans le même sens que nous, soit celui d'un statut pour les directeurs d'école"
Dans le même sens ? Dans le sens du vent, tu veux dire Oudot. Que font-ils pour nous aider vraiment ? Ils nous reconnaissent, c'est vrai et c'est déjà ça. Mais excuse-moi, ça ne me suffit pas. Des bonnes paroles, j'en ai aussi de mon IEN qui dit me soutenir, comprendre mes difficultés, ma surcharge de travail, mon manque de reconnaissance statutaire... Très bien, ça me va droit au coeur. Mais après ? La vie continue avec les mêmes problèmes.
Alors, vois-tu, les syndicats qui nous suivent sans rien proposer de plus pour changer la donne, je les mettrai dans le même sac que le SNUIPP en octobre. Sont-ils prêts à une action spectaculaire pour essayer de nous avoir un statut ? Sont-ils prêts à engager une campagne dure telle une grève administrative ? A vrai dire, je ne le sens chez aucun syndicat qui nous suit, comme tu dis. Ah, des mots, des propos lénifiants, des paroles démagogiques, oui, j'en entends, j'en lis. Mais, ça ne me suffit pas à être convaincu de leur sincérité. Je crois qu'il faut un grand coup de balai dans la fourmilière syndicale et qu'il faut reconstruire quelque chose de neuf. Tant qu'on n'aura pas un syndicat spécifique pour les dirlos, rien à espérer. Personnellement, je ne vois qu'une issue à notre reconnaissance : être assimilé aux personnels de direction et pouvoir adhérer à leurs syndicats. Après tout, on fait le même boulot qu'un principal. Peut-être plus, même. Et sans reconnaissance statutaire ou financière, sans moyens en secrétariat, en surveillants et aides diverses. Tant qu'on ne l'aura pas compris, on n'obtiendra rien sinon des "avancées" style 2006 et encore saupoudrées tous les 10 ans.
Pour ta gouverne Gégé :
1) J'ai un nombre d'années dans la profession (les 3/4 du chemin sont derrière moi) qui pèsent suffisamment maintenant pour ne plus me laisser berner par le prêt-à-penser de qui que ce soit.
2) Je suis syndiqué depuis mon entrée à l'EN, c'était au temps du SNI-PEGC. Je suis toujours syndiqué mais certainement pas au SNipp, tu l'auras compris. Pour autant, je suis tout aussi critique vis-à-vis de mon propre syndicat. Simplement, sur ce site, les seuls qui nous prennent, nous les dirlos, pour des billes, c'est les clowns comme toi qui se réclament du SNipp par prosélytisme et militantisme panurgien (ce qui en dit long sur ton syndicat, qui, là aussi, laisse faire)
3) Mon nombre d'années dans la profession, à côté des kilomètres de manifs inscrits aux semelles de mes chaussures, c'est de la rigolade.
Tu es peut-être beaucoup trop jeune pour avoir connu le service militaire, ou comprendras-tu si je te dis "Pète ton chiffre" ?
4) Si le ministère se mettait à décompter, pour mes droits à la retraite, toutes les journées de grève que j'ai faites en 31 ans de carrière, je crains fort qu'il me faudrait alors travailler jusqu'à 63 ou 64 ans. Je dois convenir que tout cela n'a pas servi autant que je l'espérais alors...
5) Tout cela, effectivement écrit sur le clavier de mon ordinateur, car je ne sais ni qui tu es, ni où tu es. Crois-moi bien, Gégé, que si tu étais en face de moi, je te ferais les mêmes reproches sur le fond. La forme resterait dépendante de ton attitude. Celle que tu as derrière ton propre clavier n'est pas caractérisée par l'écoute et la compréhension de l'autre. Prouve-moi qu'il en va avec toi différemment sur le terrain.
Sur le fond, maintenant.
Je l'ai déjà écrit ici. Ce qui coince avec le SNipp, c'est cette contradiction permanente dans laquelle il se complait : revendiquer à tout bout de champ que "l'on a la plus grosse" pour reprendre une expression de Pierrot qui m'a bien fait rire (c'est tellement rare par les temps qui courent, merci Pierrot) et refuser d'assumer les responsabilités qui vont avec.
( Pour rester dans le registre, cela ne renvoie-t-il pas à la fameuse affirmation : "Mieux vaut une petite vigoureuse etc. !!!" ?)
Le SNipp est "majoritaire" ? Alors qu'il impulse, fédère, rassemble tout le monde sans volonté de récupération de qui ou de quoi que ce soit. Voilà qui serait intelligent, beau et noble syndicalement.
Si une intersyndicale avait lancé un mot d'ordre de boycott d'Affelnet dans notre département, je peux t'assurer que ce mot d'ordre aurait été largement suivi, tant l'exaspération des dirlos, à partir de mai, est montée de plusieurs crans.
Seulement voilà : il n'y a rien eu. Que fallait-il faire ? Une coordination de dirlos ? (la hantise des syndicats, ça, les coordinations...) Si, en plus de tout ce que l'on a à faire, il faut faire le boulot des responsables syndicaux, à quoi servent-ils donc ???
Les lecteurs habituels de ce blog savent très bien que vous êtes aux antipodes de ce que nous sommes, ici, un grand nombre à espérer. Et l'approche des élections professionnelles vous éloigne chaque jour un peu plus de cette nécessité de rassembler les organisations, pour tenter de rallier des voix à votre propre bannière.
Voilà pourquoi je répèterai jusqu'en octobre ce qui termine mes messages à ton endroit, depuis quelque temps. Je n'appelle pas à voter pour mon syndicat. Ce n'est pas ici que je ferai ce travail militant, par respect d'autrui.
Mais j'appelle et appellerai à faire barrage au SNipp, qui se permet de bloquer toute évolution du dossier '"directrices/directeurs d'école" depuis des lustres maintenant, parce qu'il se prétend "majoritaire".
(Et ne nous renvoie plus, nous qui intervenons sur ce site et qui avons fait le choix de nous syndiquer ailleurs qu'au SNipp, vers nos propres syndicats : les pôvres, il paraît "qu'ils en ont une toute petite", selon votre propre analyse, ce qui d'ailleurs semble pour vous particulièrement jouissif. Me trompé-je ?).
Au delà des mots, j'attends et j'embraye immédiatement avec force et rage un mot d'ordre de grève administrative.
Les discussions d'arrière boutique entre vous syndicats amis et ennemis ne m'importent pas. Je veux faire entendre la souffrance au travail des dirlos autrement que par des incantations vides d'efficacité ,des grèves qui ne font que plomber mon budget en déficit et bénéficent à mon patron en frappant là où ça fait mal : couper l'internet dans les écoles.
C'est pas difficile à mettre en place, c'est efficace . Alors ?
Oui Jean-Louis, je suis assez d'accord avec toi. Mais je refuse de laisser le champ libre et donc de ne pas voter. Tant qu'à choisir... C'est pour ça que je suis entré au GDID il y a deux ans, alors que mon tempérament refuse les groupements d'intérêt. Nous avons UN objectif commun, et un seul. Alors je voterai pour le mieux-disant, et tu peux croire que je serai attentif, et je continuerai à faire du mieux que je peux avec le GDID.
A l'autre pauv' c...
Si tu continues à nous les brouter sévère, je te jure que je vais créer un blog "directeurs en lutte contre gégé". Ta diatribe est consternante et tu ne réponds pas aux questions posées.
Donc, casse toi !
Pierre, fumax !
Pourquoi si peu de considération pour les directeurs d'école?