Qu’on évoque la création d’EPEP (cf article précédent), qu’on aborde les problèmes spécifiques liés au fonctionnement de l’école
primaire ou encore la mise en place de l’école du socle commun, la question centrale et cruciale reste celle du statut de l’école et de son directeur.
Toutes les études ou enquêtes, tous les rapports, commandités par l’institution ou réalisés par une
administration externe, mettent clairement l’accent sur l’impérieuse nécessité de modifier le statut de l’école primaire et de doter son directeur d’un statut en adéquation avec la transformation
de sa fonction en un véritable métier.
Or, malgré les multiples recommandations qui s’amoncellent rue de Grenelle, le ministère ne bouge pas d’un
iota et maintient sa position attentiste sur l’épineux problème du statut de l’école et de son directeur. Longtemps, les différents ministres se sont retranchés derrière le sempiternel prétexte
du « refus des syndicats enseignants ». Refus bien réel mais faux prétexte.
Chacun sait que le ministère ne craint plus les organisations syndicales tant il connaît leur faiblesse et le
faible impact de leurs éventuelles réactions pour mettre à mal la « paix sociale » en ces temps de crise.
Pour diverses raisons, les gouvernements successifs sont les principaux responsables du mauvais fonctionnement de l’école primaire et de ses piètres
résultats.
L’éducation n’est plus la priorité des
priorités malgré le budget du Ministère qui représente le premier poste du budget de l’Etat
(21% en 2010).
La création d’établissements publics coûterait cher aux
collectivités territoriales par le biais d’un transfert de compétences. Les élus locaux n’en
veulent pas sachant que le transfert de compétences ne s’accompagne pas toujours, loin s’en faut, d’un transfert de finances.
La création d’un statut de
directeur, pourtant souhaité par les politiques, aurait un coût important (aide administrative, décharges supplémentaires, relèvement indemnitaire…)
incompatible avec le budget de l’Etat en cette période de vaches maigres, nous dit-on.
Bref, le courage politique n’est pas au rendez-vous.
Côté syndicats, lorsqu’on évoque le statut de l’école et de son directeur, même si la plupart des principales centrales y sont
opposées, c’est d’abord le SNUipp-FSU qui est sur la sellette. Essentiellement parce qu’il est le plus important syndicat enseignant du
premier degré et qu’il a la position la plus tranchée sur le sujet.
Selon ce syndicat, la désaffection pour la fonction s’explique par le décalage entre les conditions
d’exercice et ce qui est mis à disposition des directeurs (rémunération, moyens, réussite sociale…).
Ce qui sous-tend les revendications de cette organisation
syndicale :
- Temps
supplémentaire de décharge
- Reconnaissance du conseil des maîtres comme instance de décision
- Création
d’emplois administratifs stables
- Redéfinition et allègement des tâches
- Revalorisation de la rémunération
- Amélioration de la formation
- Temps de
concertation inclus sur le temps de service
Il faut d’ailleurs noter que le SNUipp a longtemps considéré la
direction d’école non comme un métier mais comme une fonction appartenant au métier d’enseignant. Sur ce dernier point, une évolution est intervenue récemment : « Nous savons qu’être directeur, c’est avoir de nombreuses
responsabilités, c’est gérer des relations avec la mairie et avec des partenaires extérieurs de plus en plus nombreux. En cela, on peut parler de
métier », souligne Sébastien Sihr.
De crainte, sans doute, qu’on ne lui fasse remarquer que la reconnaissance du métier doit s’accompagner d’un
statut, le secrétaire général du SNUipp s’empresse d’ajouter : « En revanche, nous avons toujours dit que nous étions opposés à une structure
hiérarchique dans les écoles du premier degré. Le directeur ne peut pas être un supérieur, mais quelqu’un qui organise, qui pilote, en étant intégré à la vie de l’école. Nous ne pensons
pas que créer un statut répondrait aux difficultés liées à ce métier. »
C’est globalement ce qu’exprime également le SNPI-FSU
(Syndicat National des Personnels d’Inspection) qui « souhaite que les directeurs d'école soient clairement reconnus pour la valeur de leurs missions
fonctionnelles. Si le décret de 1989 doit être actualisé pour que les missions et compétences des directeurs soient clarifiées, il n'est pas besoin de créer un corps de directeurs des
écoles ni de donner aux directeurs d'école un pouvoir disciplinaire ou d'évaluation sur les enseignants de leur école. En revanche, deux dispositions doivent être développées
prioritairement. D'une part, augmenter le temps de décharge et doter chaque directeur d'école d'un assistant administratif à temps partiel ou complet pour le seconder. D'autre part, respecter le
temps nécessaire à une vraie formation initiale et instaurer une formation continue permanente pour la direction d'école. »
Pourquoi ce syndicat d’inspecteurs met-il en parallèle la création d’un corps de directeurs et le pouvoir disciplinaire ou d’évaluation ? Sur le premier point, l’allégation mériterait, pour
le moins, d’être explicitée. Ses adhérents considèrent-ils que l’existence d’un corps de directeurs d’école leur serait préjudiciable ? Y voient-ils un risque d’affaiblissement des pouvoirs de
l’IEN sur les enseignants du premier degré ?
Le second point (pouvoir disciplinaire) semble davantage là pour jouer un rôle d’épouvantail et de repoussoir
de la première mesure évoquée. Faut-il rappeler que personne n’a jamais réclamé ni ne réclame qu’un pouvoir disciplinaire soit attribué aux directeurs d’école ?
Lors de son congrès de Nevers, en 2007, le SNUipp a rappelé les
raisons qui le font s’opposer à l’instauration d’un statut. Ce serait « un mauvais coup porté à l’unité de la profession enseignante du
premier degré en éloignant le directeur de ses adjoints sans apporter de réelles améliorations à la direction et au fonctionnement de l’école ainsi qu’à la réussite de tous les
élèves ».
Là encore, l’explication est un peu courte et peut d’autant plus être assimilée à une position idéologique que pédagogique que le SNUipp refuse catégoriquement d’aborder le sujet autrement que sous la forme d’allégations régulièrement
assénées par ses représentants.
S’il entend les appels des psychologues scolaires, des conseillers pédagogiques, des EVS…, force est de
constater qu’une surdité sélective l’empêche d’entendre celui des directeurs d’école.
Refusant de reconnaître les résultats de l’enquête Ifop de 2006 commanditée par le GDID qui montrait le
souhait d’un statut par 93% des directeurs, sourd à l’appel à la discussion lancé par le même GDID, le SNUipp pourra-t-il longtemps encore ignorer les directeurs d’école et leur volonté toujours
et massivement réaffirmée d’être reconnus, soutenus et aidés par un statut digne du métier qu’ils exercent en ce début de XXIème siècle ?
Une absence d’écoute et un refus de défense des directeurs de plus en plus ressentis comme une forme
de mépris que les directeurs d’école ne supporteront pas indéfiniment…
Retour à la page d’accueil
Le syndicalisme dans les pays européens connait une baisse dramatique de sa représentativité. Même la co-gestion allemande est en crise, alors qu'elle fut pourtant un exemple de ce que pouvait être un syndicalisme responsable. Mais l'évolution du monde du travail et l'arrêt en europe des industries primaires au profit des grands pays émergents, la transformation des salariés européens en ouvriers du tertiaire, ont amené un rupture radicale entre une culture syndicale historiquement basée sur la "lutte" et des salariés qui auraient aujourd'hui besoin d'un accompagnement dans des conflits que les grandes centrales ignorent.
De plus, les moyens d'action traditionnels des syndicats -grèves, arrêts de travail, manifestations,...- sont aujourd'hui parfaitement inadaptés aux besoins des salariés. Ces moyens, s'ils eurent une ralative efficacité depuis la loi Waldeck-Rousseau de 1884 jusqu'à la fin des années 1980, sont aujourd'hui incompris par une population qui n'en supporte plus le côté "prise d'otage". D'autant que depuis vingt ans leur résultat est systématiquement nul, entreprises comme gouvernements (pour la fonction publique) ayant appris à ne plus y répondre positivement, avec de plus le soutien d'une population devenue franchement hostiles à ce type d'action.
On peut y ajouter le repli idéologique des centrales syndicales françaises. Face à une désaffection profonde, face à la disparition de ses bastions historiques miniers et industriels, elles ont cru y trouver un abri. Mais se replier vers des idéologies veillissantes fut une triple erreur. La chute du communisme a été un coup de massue, les personnes iédologiquement impliquées sont vieillissantes ou ont quitté ce monde. Ces systèmes ne correspondent plus aux idées, aux envies ou aux besoins des salariés d'aujourd'hui. Et, conséquence dramatique, cela a donné un réel coup de pouce au FN qui parait aujourd'hui pour beaucoup le dernier réel défenseur du monde ouvrier.
La France a besoin d'un syndicalisme fort. Les entreprises en sont conscientes, car elles sont prises en otage par la "finance", autrefois représentée par des investisseurs privés uniques et identifiables, aujourd'hui par des entités multiformes qui allient banques et organismes spécialisés sans âme pour lesquels seuls comptent les dividendes, au détriment de la santé réelle de l'entreprise. Les gouvernements en sont conscients, car ils n'ont jamais eu les compétences ni le recul nécessaires pour juger rapidement de l"importance ou des conséquences des changements dans le monde du travail. Il faut se rappeler qu'un gouvernement n'est qu'exécutif, et que s'il est amené à imaginer des mesures affectant le travail, ce n'est pas son rôle.
Si l'Etat et les entreprises ont besoin d'un syndicalisme fort et représentatif, s'ils l'appellent de leurs voeux, il est clair que le dernier obstacle à cette évolution, ce sont les syndicats eux-mêmes. Quand feront-ils leur "aggiornamento"? Quand se décideront-ils à abandonner une stratégie idéologique suicidaire pour moderniser leur fonctionnement et leurs moyens d'action? Quand comprendront-ils que le "patronat" ou l'Etat est dans la même galère qu'eux, et que l'idée d'ennemi de classe est une absurdité? Quand comprendront-ils qu'il est de l'intérêt de tous d'accompagner l'évolution du monde du travail en faisant connaître les difficultés des salariés? Quand comprendront-ils qu'une grève est une idiotie inconstructive voire destructrice?
Les postures de la FSU et du SNUipp aujourd'hui sont de cet ordre. Le refus d'entendre ce que réclame la base au profit d'idées fumeuses, héritées d'un marxisme dont tout le monde aujourd'hui connait l'inadaptation aux nécessités de ce siècle, est parfaitement conforme à une idée du syndicalisme qui mène au pourrissement, à la rupture avec les salariés, à l'abandon. C'est un suicide.
Mon discours va peut-être en surprendre plus d'un sur ce site. Tant mieux. Moi j'appelle de mes voeux un syndicalisme représentatif, conscient, constructeur. Autant dire que je ne me sens absolument pas représenté aujourd'hui. Mais cela ne m'interdit pas de bien vouloir écouter autrui, contrairement à ce que voudraient faire croire certains imbéciles qui trollent le site en permanence du haut de leurs certitudes idéologiques bêtement ancrées. Comme ici nous sommes sur Directeurs en lutte, je vais donc réitérer mon appel resté sans réponse -comme de juste- sur le billet précédent:
Je connais plusieurs directeurs d'école de mon département, syndiqués au SNU, qui -comme moi qui ne le suis nulle part- se tapent les corvées habituelles des directeurs d'école et tout ce qui va avec, petits bonheurs et petites joies, emmerdemments renouvelés et fatigue. J'en connais un en particulier qui eut des responsabilités majeures au sein de la fédération locale, et qui est à mon sens un directeur responsable et compétent. J'ai énormément de respect pour ces collègues, même si leurs opinions diffèrent des miennes, surtout parce que certains dirigent de grosses écoles dans des secteurs difficiles. J'ai assez de conscience, pour avoir travaillé en élémentaire en ZUS et en ZEP, ainsi qu'en CLIS, pour savoir à quel point y être directeur réclame un investissement profond. J'aimerais savoir pourquoi ils refusent l'idée d'un statut pour les directeurs d'école. Evidemment, je préfèrerais qu'ils témoignent sous leur propre nom, mais j'admettrais qu'ils le fassent anonymement si cela leur épargnait un conflit avec leur syndicat... même si je trouverais cette option particulièrement significative quant à la façon dont on peut librement s'exprimer à la FSU. Mais admettons. Quand je demande cela, ce sont des arguments d'hommes ou femmes de terrain que je réclame, pas des copier/coller ou de dithyrambiques déclarations d'intention mâtinées de relents politiciens. Non. Vous êtes directrice ou directeur d'école, en charge d'élèves, et vous vous opposez à l'idée d'un statut. Donnez-nous votre opinion sincère et argumentée. Je voudrais connaître voire comprendre votre position. Merci d'avance, et apparatchiks habituels s'abstenir.
La lecture de ce texte me laisse perplexe. C'est bien de dire que le pouvoir est LE responsable de la situation dégradée des écoles. C'est la triste réalité. Mais pourquoi, ensuite, une charge contre la FSU (SNUipp et SNPI) ? Comme si l'on avait trouvé là le bouc-émissaire facile resposable de tout ce qui ne va pas. D'ailleurs c'est contradictoire car il est bien dit que Sébastien Sihr a parlé de "métier" pour évoquer le travail des dirlos. Et puisque les revendications du SNUipp sont rapidement résumées, chacun voit bien qu'elles concernent la direction avec pour objectif d'aider le dirlo.
Puis, tout de même, pourquoi pas un mot de certains autres syndicats ? Seraient-ils TOUS convertis à l'instauration d'un statut du dirlo ? Faut qu'ils le disent alors.
Donc, je reviens à ce que je disais : je suis perplexe car j'y vois de bonnes choses mais malheureusement encore trop d'injustice et d'ostracisme à l'égard du premier syndicat primaire. Pourquoi ?
Pauvre chou... Pauvre victime... Comme tu es malheureux... Bouh ouh ouh, font rien qu'à taper sur le SNU... bouuuhh...
Belle analyse, Pascal et qui rejoint un propos que j'indiquais dans le sujet précédent de DEL :
Michel Rocard (...) rappelle qu’avec 70% de syndiqués, le syndicalisme nordique est capable de soutenir un vrai dialogue social, alors qu’avec seulement 9% en France, « tout le monde se fout du syndicalisme français. (...) Seul un syndicalisme de négociation permanente peut faire bouger les choses."
http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/04/05/michel-rocard-aux-enseignants-%C2%ABvous-naurez-plus-jamais-de-ministre-competent%C2%BB/
Pour Pascal
Bon je me lance.
Comme je te l'ai précisé, je suis directeur 4 classes primaire rural, ce qui certainement une des situations les moins inconfortables pour un directeur; à 4 ans de la retraite, c'est vraiment par choix que je garde ce poste, j'ai aussi enseigné à peu près dans tous les types d'écoles ( 13 ans de ZILs en début de carrière ). A mon avis ( contestable bien sûr car suggestif ), les petites structures primaires offrent une qualité de vie qui influe sur le côté pédagogique.
La mise en place des cycles est un fait dans nos classes à plusieurs cours.Les projets d'école ( en minuscules ) fonctionnent quand le Projet d'Ecole ( en Majuscules ) n'est souvent qu'une coquille vide.
Aussi, j'ai la crainte que la création d'un statut entraine la disparition d'un bon nombre de directions, s'accompagne de la création de structures très lourdes à gérer ( ah, les joies du transport scolaire en janvier dans un RPI sur trois sites avec une seule cantine ) en zone rurale. Quelle que soit la stucture juridique des établissements créés, cette création s'accompagnera d'un contrat, projet grille ..., qui devra bien être validé et contrôlé par l'EN. cela ne va-t_il pas aller à l'encontre de l'autonomie et de la liberté pédagogique ( quand on voit ce qu'est devenu le PE dans le Puy de dôme !)?
Je n'ai pas envie non plus que l'Education Nationale devienne des Educations Territoriales.
Si un statut esr créé, j'espère sincèrement que mes craintes ne seront pas fondées, de toutes façons, je ne serai certainement pas concerné, et que la majorité des collègues qui souhaitent ce statut voient leur vie professionnelle et personnelle améliorée.
Bonjour Laurent,
À 4 ans de la retraite tu es peut-être encore "instit" (cadreB) et, dans ta petite école tu bosses alors avec des "PE" (cadreA)... 2 statut sans aucune influence sur la qualité des relations dans l'école.
Ton commentaire montre combien la critique de DEL à l'encontre du SNUipp, dans son article, est pertinente.
En effet, tu repousses le statut (la reconnaissance du métier de dirlo) pas parce que ÊTRE directeur est métier, mais par craintes multiples, toutes distillées par le SNUipp.
1- la disparition d'un "bon" nombre de directeurs.
• Aucune relation entre la création d'un statut pour tous les directeurs et leur nombre. La vacance et la diminution des postes de directions est un phénomène actuel, rendu possible par le fait que l'on occupe une fonction, retirable à tous les moments. Avec un statut faudrait attendre des départs à la retraite pour diminuer le nombre de dirlos.
2- la création de structures "très" lourdes. Les fameux "monstres".
• là encore, il ne s'agit pas de reconnaissance du métier de dirlo, mais du statut de l'école. Et là encore, actuellement, les fusions se multiplient, parce qu'il est plus simple de supprimer une classe dans une école qui en compte une 12zaine que dans une écoles avec 5,6 classes.
Si l'école avait un statut, pas de fusion (fusionne-t-on les collèges?)
3- Un contrat qui limiterait la "liberté pédagogique".
En quoi, un statut qui reconnaît le dirlo en tant que tel est-il lié à un "contrat" validé par l'EN, et en quoi sommes-nous aujourd'hui "libérés" des projets EN, Académiques sous contrôle des IEN?
D'autant moins libérés que nous n'avons pas de statut pour rassurer nos adjoints face à l'IEN.
Pour dire que les craintes que tu exprimes ne sont pas liées à la création d'un statut, mais à la situation actuelle (même si la tienne, comme la mienne, est confortable)
De plus on répond à ces inquiétudes, c'est dans le rapport Reiss: pas de solution uniforme, projets issus du terrain, proximité avec son public, leader pédagogique et ni managérial ni sup. hiérarchique
Un reproche que je fais aussi au SNUipp, je voudrais plus de précisions:
- combien de poste de dirlo en moins?
- à partir de combien de classes bosse-t-on dans un monstre?
- Qu'est-ce qui fait que l'ÉDUCATION est NATIONALE?
• programmes, diplômes, recrutement des enseignants...
Est-ce incompatible avec plus d'Autonomie?
Comment avoir la proximité, la dimension humaine sans s'inscrire dans une certaine territorialité?
Comme quoi c'est le statu quo qu'il faut craindre.
Pierrot
j'exprime des craintes, je n'en fais pas des dogmes, la situation est tellement complexe et diversifiée que je n'ai pas la prétention de détenir LA solution, vous êtes une force de reflexion et de proposition avec qui le dialogue est possible. Les positions des grands ( hum ) syndicats deviennent impossibles à tenir tant elles deviennent contradictoires, crois bien que mes reflexions ne sont en aucun cas dictées par une quelconque obédience. Qu'un changement soit indispensable, j'en suis conscient mais quand on voit l'orientation des dernières réformes dans l' EN et l'indigence du programme du PS ( voir les propos off du chargé de l'Education ) avoue qu'on peut être légèrement inquiet ?
Une chose quand même
Avec un statut faudrait attendre des départs à la retraite pour diminuer le nombre de dirlos.
D'accord, mais c'est le nombre de postes au départ qui m'inquiète
Réponse @ Pierrot
"Si l'école avait un statut, pas de fusion (fusionne-t-on les collèges?)"
Absolument, Pierrot. De plus en plus de petits collèges fusionnent en France. Les premiers touchés, ceux ayant une centaine d'élèves ou moins. Il est prévu d'en supprimer de plus en plus.
Tu retrouves le même processus en Gendarmerie où, pourtant, les commandants de brigades ont un statut. En aucun cas, ça n'empêche les suppressions ou les fusions. Attendre que quelqu'un parte en retraite ? Quel problème ? C'est un roulement. Tous les ans, tu as des gens qui cessent leur activité. Pas besoin d'attendre des années.
Dans les collèges, tu as même des regroupements de direction sans qu'il y ait forcément fusion. Un principal prend la direction de 2 collèges et dans l'un d'eux, on place un principal adjoint qui fait fonction en l'absence du principal responsable des deux sites.
...trop d'injustice et d'ostracisme à l'égard du premier syndicat primaire.Pourquoi ?
Ta réponse est dans ta question!!!!
Brillante cette analyse Pascal Oudot.Merci. Je sentais et ressassais confusément tout ça mais je n'aurais pas su le mettre en mots!
En quoi l'Education est Nationale ? voilà un angle de réflexion intéressant.
Cette idée repose sur une réalité ou une idée préconçue communément acquise?
A l'échelle de l'Europe est-ce l'échelon national le plus pertinent ?
Quel bilan tire-ton des la décentralisation des lycées et collèges de 1983? à part des locaux rénovés là où ils étaient laissés en friche par l'Etat et des manuels gratuits ( parfois des PC )
Y répondre c'est avancer .
Après Gege notre maître à penser, notre berger, lui qui nous montre la voie; on a maintenant Pascal Oudot qui tel Sigmund Freud nous invite à nous confier à lui et Pierrot Lombard qui enchaïne comme à chaque fois et nous sort sa messe sur Reiss et son rapport mort avant d'être né.
Ben avec ça, on avance...mais au moins,pas de surprise...
Le SGEN CFDT, c'est pas non plus ce qu'on appelle un petit syndicat. Et pourtant, voici ce qu'écrit son secrétaire national:
Et la direction ?
Depuis des mois, le ministre ne cesse de communiquer à tout propos et souvent sur des propositions plus fantaisistes les unes que les autres : anglais en maternelle, plan sciences … Personne n'est dupe, il ne s'agit que de faire diversion au moment où se prépare la carte scolaire !
Mais il est au moins un sujet sur lequel le silence de l'hypercommuniquant est très dérangeant, c'est celui de la direction et du fonctionnement de l'école. Ce silence est même grossier quand il consiste à ne répondre d'aucune manière au texte qui lui a été adressé voici plusieurs mois par le GDID et les 4 syndicats qui travaillent ensemble.
Le problème n'est pas nouveau, il est en débat depuis des années et même des décennies. Et il ne fait que s'aggraver parce qu'il résulte d'une inadaptation du fonctionnement de l'école avec son temps. Or même si le ministre se tait, le monde change !
Dans ce débat, la plupart des intervenants ont fait évoluer leurs positions. C'est le cas des syndicats, comme de l'association qui n'auraient certainement pas pu se retrouver voici 5 ou 10 ans sur le texte signé en commun en 2010. C'est aussi le cas de certains politiques et ceux qui suivent précisément le dossier auront noté l'évolution du député Reiss qui est parti d'un schéma tout à fait inacceptable pour arriver dans son dernier rapport à des propositions qui peuvent constituer une base de discussion intéressante. Enfin c'est manifestement le cas d'un grand nombre de collègues, directeurs ou non, qui partagent la conviction que le statu quo n'est plus tenable.
Certes même au sein du groupe GDID – syndicats, les propositions de chacun ne sont pas des copier-coller et c'est normal. Mais elles comportent des éléments forts de convergence sur lesquels il est possible de s'appuyer pour avancer.
C'est urgent pour les personnels, d'une part parce que leurs conditions de travail sont inacceptables, d'autre part parce que la situation qui leur est faite constitue un véritable déni de la place réelle qui leur est accordée par la profession, par les parents, par l'opinion publique.
Pour l'institution, nous avons besoin d'identifier un établissement public du premier degré qui puisse conduire une démarche pédagogique cohérente, assumer les responsabilités juridiques et financières de l'école, contracter avec les collectivités et les associations, en un mot incarner sur le terrain l'école publique.
A l'évidence, il n'y a pas de modèle unique valable dans toutes les situations, mais partout il faudra que cet établissement ait une capacité de gestion suffisante sur l'ensemble des missions de l'école, qu'il garde une forte dimension de proximité avec les parents, les associations, les élus locaux, qu'il soit organisé avec des lieux de décision démocratique crédibles. Ce n'est pas simple, mais c'est nécessaire et possible.
Nos organisations (les signataires du texte commun) ne répondent pas exactement de la même façon à ces défis, mais elles ont la volonté d'avancer et savent que c'est en avançant concrètement que l'on pourra faire le tri entre ce qui marche et ce qui ne marche pas.
Mais pour avancer, il faut une volonté politique !
M. Chatel, à son arrivée, s'est présenté comme un spécialiste de la GRH. Il cherche manifestement à montrer sa capacité de politique à conduire une institution et il se prétend réformateur. Alors qu'attend-il pour entendre le malaise des directeurs, pour prendre conscience qu'un changement de fond est nécessaire sur cette question ?
Peut-être rêve-t-il de prendre un jour, seul, une belle décision applaudie de tous et qui ne coûterait rien au budget ?
Il faudra bien admettre le réel : le monde est trop complexe pour que des solutions crédibles soient trouvées sans négocier avec les parties prenantes et le vide est trop important pour que cela se fasse à budget constant !
En tout cas, une association et quatre syndicats sont prêts à discuter et négocier.
Face à leurs propositions, votre silence, M. Chatel est irresponsable et insupportable !
Joël Devoulon - secrétaire national - Sgen-CFDT
Chapeau bas Joël. Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'idée. C'est vrai, il en reste un certain nombre... mais de moins en moins à vous lire. Donc, espoir !
Ben avec ça, on avance...mais au moins,pas de surprise...
T'as quelque chose à proposer Louis à distribuer des bons et des mauvais points?
Pascal Oudot qui tel Sigmund Freud nous invite à nous confier à lui
Ce n'est pas vraiment de cet ordre là.
Je veux simplement prendre connaissance des arguments contre un éventuel statut
que pourraient nous donner les directeurs sur le terrain qui y sont hostiles. Je remercie Laurent de s'être exprimé. Un argument, ça se débat, ça se contre, ça se comprend, ça peut même
s'admettre. Mais rester dans cette expectative apeurée qu'entretient le SNU ne me convient plus! Refuser par peur, si c'est compréhensible, n'est pas constructif et n'apportera rien à ceux qui
comme moi rament quotidiennement. Je les attends donc, ces arguments contre le statut que réclame le GDID et moi avec, à condition qu'il ne s'agisse pas, qu'il ne s'agisse plus, de déclarations
doctrinaires ou politiques sans lien avec le sujet.
@ Laurent,
J'exprime des craintes, je n'en fais pas des dogmes
J'avais bien compris, j'essayais de montrer que les craintes étaient d'autant justifiées qu'elles étaient notre réalité, d'où le besoin d'évoluer. C'est là que l'on diffère.
Je l'ai dis et écrit plusieurs fois, LA solution personne ne là (ça se saurait!) et personne ne l'a trouvera seul, elle sera le fruit d'expériences et de consensus.
Le rapport Reiss n'est pas une bible, mais une base qui doit permettre la discussion, il faut partir de quelque chose, sinon, si on rejette en bloc, c'est que l'on ne veut pas entrer dans la discussion.
quand on voit l'orientation des dernières réformes dans l' EN et l'indigence du programme du PS ( voir les propos off du chargé de l'Education ) avoue qu'on peut être légèrement inquiet ?
Plus que légèrement!
C'est pourquoi je pense que c'est aux acteurs de forcer la main aux "politiques"... Là ils ont beau jeu de sufer sur les divisions et les faiblesses.
Le GDID, en tant qu'assoc. peut jouer un rôle transversal, être une plate-forme où les acteurs peuvent se retrouver.
Le texte du SGEN en est un bel exemple.
Et pour la CFTC Education Nationale "petit" syndicat qui va sans doute grandir grâce à l'alliance avec le SNE et le Snep aux prochaines élections, seuls syndicats pour le moment avec @venir école à défendre sans ambiguïté un statut pour les directrices et les directeurs.
La CFTC éducation et le GDID ont un passé de lutte commune autour de la direction d’école.
Depuis longtemps notre syndicat se positionne clairement pour une reconnaissance statutaire des directeurs d’école. En effet loin de penser qu’un directeur avec un statut clair pourrait nuire aux autres enseignants de l’école, nous pensons au contraire que cela renforcerait l’équipe, et permettrait un fonctionnement des écoles beaucoup plus serein. Le GDID est donc pour nous un partenaire associatif naturel et c’est avec enthousiasme que nous avons accueilli l’idée de travailler avec toutes les représentations syndicales autour de la problématique de la direction d’école et des personnels qui l’assument.
Les réunions qui nous ont conduits à interpeller le Ministre sur ce sujet sont restées sans réponses et c’est dommageable pour ce métier, pour notre école.
Monsieur Châtel et ses nombreux prédécesseurs ne semble pas mesurer ni l’urgence de la situation ni l’ampleur de désastre qu’ils préparent.
Chaque jour nos organisations ont de nouveaux dossiers de personnels en difficulté, chaque jour nous devons réconforter, soutenir, encourager des collègues au bord de l’épuisement, chaque jour nous craignons que certains n’arrivent plus et renoncent à ce métier qui pourtant est essentiel dans le fonctionnement de nos écoles.
Aujourd’hui avec le GDID et les autres syndicats associés dans cette réflexion, nous ne pouvons plus accepter cette absence de réponse, ce statu quo préjudiciable pour l'école et cet état de mépris institutionnel dans lequel se trouvent les directrices et directeurs d’école de notre pays.
Aujourd’hui il est urgent que toutes les forces syndicales et associatives qui s’intéressent à l’école s’associent à cette démarche de recherche de solution pertinente que le GDID a su initier.
À la CFTC Éducation nous continuerons à nous battre pour que les directrices et directeurs de ce pays puissent voir leur métier reconnu et que nos écoles puissent sereinement être dirigées par des personnels formés pour ces missions.
Il en va de l’intérêt de tous les personnels de l’école
Il en va de l’intérêt des enfants
Il en va de l’intérêt du pays.
Gérard Olivier - secrétaire général de la CFTC Education Nationale
SI la langue de bois d'une part et le déni de l'autre persistent jusqu'aux élections professionnelles, les directeurs qui voudront un statut n'ont auront guère le choix pour qui voter.
Je rejoins bien sûr, ceux qui estiment que la situation du directeur devient difficilement tenable. Je ne suis pas à priori contre un statut pour les directeurs mais je suis très sceptique sur les bénéfices qu’en tirera l’école.
L’obtention d’un statut nous garantira, nous dit-on, la mise à disposition de personnel administratif formé et pérenne. Peut-être. Mais comment cela empêchera-t-il un gouvernement de recourir à des contrats précaires comme cela se fait (faisait) pour les aides administratives ?
Le statut nous garantira un temps de décharge supplémentaire. Pourquoi, cela ne serait-il pas possible sans statut ?
L’obtention du statut clarifiera nos responsabilités? Depuis 15 ans que je suis directeur, j’ai vraiment l’impression que ce ne sont pas les responsabilités qui se sont accrues le plus mais plutôt les délirantes demandes et injonctions de l’administration : évaluations, conseil d’école, projets d’école, volet langue, volet élèves en difficulté, PPRE, enquête, ppms, stage RAN, APE, nouveaux livrets,… J’ai plutôt besoin de voir ces demandes allégées plutôt que mes responsabilités clarifiées.
Je lis sur ce site : « tous les rapports, commandités par l’institution ou réalisés par une administration externe, mettent clairement l’accent sur l’impérieuse nécessité de modifier le statut de l’école primaire et de doter son directeur d’un statut en adéquation avec la transformation de sa fonction en un véritable métier » Dans mon école de 17 classe, je crains que l’autonomie de l’établissement et le statut de directeur ne se résume à des tâches et responsabilités supplémentaires : gestion de l’interclasse, recrutement des AVS. Demande encore plus pressante de l’administration.
J’observe le fonctionnement du collège. J’ai l’impression que les principaux sont satisfaits de leur statut. Leur salaire est supérieur au nôtre, ils ont un statut hiérarchique, ils disposent de personnel de vie scolaire, administratif,… Le collège est-il pour autant plus performant que l’école primaire ? J’en doute. La gestion pédagogique de l’équipe m’y semble bien plus difficile que dans les écoles primaires. Peut-être manque-t-il un conseil des maîtres qui disposerait de temps de concertation.
Dans un de ces fameux rapports il me semble avoir lu que les investissements de l’état pour l’école primaire diminuent et sont insuffisants. Je lis souvent sur ce site que ce ne sera pas l’augmentation des moyens qui résoudra les problèmes de l’école. Dans mon académie le seuil d’ouverture en maternelle est de 32 élèves par classe. Qui peut prétendre que de tels effectifs permettent à tous les élèves de maternelle d’entrer dans les apprentissages ?
Le débat sur ce forum serait bien plus riche s’il ne se résumait pas à une guéguerre entre SNUIPP et GDID.
Pour terminer, je voudrais dire à Pascal Oudot ceci : je suis directeur d’une école élémentaire de 17 classes. Je ne suis pas syndiqué. Je ne suis plus adhérent au GDID. Ces informations suffisent à elles seules à justifier mon intervention sur ce forum. Je ne signerai donc pas ce message de mon nom et prénom. Cela a à mon avis aucun lien avec la notion de courage mais plutôt avec la préservation de ma vie privée. Je n’ai pas envie que les parents d’élèves, mes collègues, mes voisins, etc. « tombent » grâce à Google sur des propos qui ne les concernent pas.
L’obtention d’un statut nous garantira, nous dit-on, la mise à disposition de personnel administratif formé et pérenne.
- Il n'existe pas, quand "la direction" est incarnée par un "directeur", de secrétariat tenu par un personnel précaire et non qualifié... S'il y a une aide administrative c'est pour le secrétaire...
Le statut nous garantira un temps de décharge supplémentaire. Pourquoi, cela ne serait-il pas possible sans statut ?
- D'abord, parce que depuis 20 ans ça ne l'est pas, donc l'absence de statut ne nous en garantit encore moins. Ensuite parce qu'il est paradoxal de demander à n'être un enseignant comme les autres et réclamer moins de temps à face à face devant les élèves (pourquoi ne pas demander à être déchargé des 108 h?). Enfin, pourquoi demander de la décharge supplémentaire si ce n'est pour faire le dirlo, et le dirlo on le fait tout le temps....
j’ai vraiment l’impression que ce ne sont pas les responsabilités qui se sont accrues...
PPMS, DUER, PAI, sorties scolaires, aides personnalisées, SRAN, accompagnement éducatif, clé OTP....
Dans mon école de 17 classe, je crains que l’autonomie de l’établissement et le statut de directeur ne se résume à des tâches et responsabilités supplémentaires : gestion de l’interclasse, recrutement des AVS. Demande encore plus pressante de l’administration.
On est là, à mon sens au coeur du problème. La situation actuelle est très dégradée, l'école ne remplit plus sa mission sociale (sociétale), c'est un fait. Même s'il est évident que les moyens sont essentiels, ce n'est pas un hasard si les projets politiques concernant le primaire appellent tous à un changement de fonctionnement (Laurent citait celui du PS), et le pays des Bisounours n'existe pas. Alors oui, il y a des craintes, des inconvénients, des intentions cachées... C'est pour cela qu'il faut créer un rapport de force en faveur de l'école. Parce que le statut quo n'est plus tenable et les inconvénients qu'il génère ne se régleront pas avec du "un peu plus de...". Sans une certaine autonomie nous en aurons évidemment les inconvénients sans les moyens (voir les fusions actuelles. Par exemple, avec le rapport Reiss, à partir de 15 classes il y a un secrétariat pérenne)
On retrouve le débat autour de cet article, en France le rapport de force né de la confrontation, je préfère le bâtir à partir de propositions...
J’ai l’impression que les principaux sont satisfaits de leur statut. Leur salaire est supérieur au nôtre, ils ont un statut hiérarchique, ils disposent de personnel de vie scolaire, administratif,… Le collège est-il pour autant plus performant que l’école primaire ? J’en doute. La gestion pédagogique de l’équipe m’y semble bien plus difficile que dans les écoles primaires. Peut-être manque-t-il un conseil des maîtres qui disposerait de temps de concertation.
- déjà il y a une satisfaction qui n'existe pas chez les dirlos, et c'est déjà énorme.
Ensuite, et c'est dans le rapport Reiss, ce n'est pas la partie "administrative" qui fait le métier de directeur (là un secrétaire suffit), mais bien la partie éducative, pédagogique, relationnelle: incarner l'école face aux nombreux acteurs, et pas représenter l'IA dans l'école (ce que pourrait devenir le secrétaire pérenne s'il n'y a pas de directeur)
C'est pourquoi on parle de statut "original" du directeur d'école.
"Gueguerre", bof....
Le GDID a pour objectif la reconnaissance du rôle du directeur dans l'école. Comme outil de cette reconnaissance nous proposons un statut spécifique qui conforte, institutionnalise, notre spécificité d'enseignant: l'ÊTRE.
Pas par idéologie, nous aimons et défendons la même école, mais par pragmatisme républicain, parce que depuis 20 ans la stratégie basée uniquement sur l'AVOIR a échoué, et si on a pu ainsi augmenter nos tâches et nos responsabilités sans contrepartie, c'est parce que nous occupons une "fonction" réglementée par un décret.
Constater cet échec et proposer autre chose est, effectivement, considérer comme un acte de guerre par le SNUipp.
PS- 17 classes? tu es donc à la tête d'un monstre inhumain?
@ Philjo.
J'ai quelque peine à comprendre comment tu parviens à dissocier les responsabilités des "délirantes demandes" de l'administration : elles sont toutes deux liées parce que chacune de ces demandes implique la responsabilité du directeur : les exemples que tu donnes sont parlants : dans chacun, la responsabilité du directeur est mise en avant (PPMS, PPRE, Conseil d'École, etc. : voir la liste que tu joins) Qui, sinon le directeur, est nommément désigné comme responsable de toutes ces demandes ? (1)
Si ce n'était le cas, nous en serions encore à une bonne vieille fonction telle que le décret de 1 989 la mise en place ; or, du fait de ces responsabilités nouvelles, on voit bien qu'il est devenu obsolète et que la fonction s'est transformée en un véritable métier.
(1) S'il est besoin de s'en persuader, voir les trois tableaux sur les responsabilités du directeur publiés par le GDID (Estafettes nos 23, 24 et 25)
Non Pierrot, le statut ne garantit pas les moyens. Nous avons l’exemple des collèges dans lesquels sont supprimés des postes d’adjoint au principal. Ce qui permet les moyens, c’est la volonté politique de considérer l’école comme une priorité ou non. Quand on nous dit que le budget contraint à supprimer des postes, que le directeur ait un statut ou pas, la situation financière ne change pas pour autant.
Tu fais sans cesse référence au rapport REISS, Pierrot. Il offre, selon toi, matière à discussion. Peut-être. Mais, depuis qu’il est sorti, on n’en parle pas dans les sphères du pouvoir. Comme la plupart des rapports, d’ailleurs. Et c’est tant mieux en ce qui concerne ce rapport. Il faut relire attentivement ce qu’en disait REISS lui-même.
Afin de donner plus de souplesse à l’organisation du temps scolaire, afin d’assurer le cas échéant des remplacements de courte durée, afin surtout de faire garder à l’intéressé le contact avec l’enseignement, il est suggéré que le directeur d'école soit tenu à une obligation d’enseignement.
Il s’ensuit que, quelle que soit la taille de l’école, la quotité de décharge serait à l’avenir plafonnée à, par exemple, 75 %.
Il est suggéré que la décharge d’enseignement, dans une école, puisse être partagée. Le directeur ne serait plus forcément le seul fonctionnaire à être totalement ou partiellement déchargé. Il pourrait donc partager cette décharge, après avis du conseil des maîtres.
Le besoin d’améliorer l’efficience de la gestion de l’école conduit par ailleurs à suggérer que la règle de droit commun soit qu’un regroupement d’écoles ne comporte qu’un directeur, assorti selon les cas d’un ou plusieurs référents de site.
Dans les autres sites d’enseignement du regroupement, il n’y aurait pas de directeur mais un « référent de site », principalement chargé de l’accueil des élèves et des parents au début et à la fin de la journée de classe. Cette activité ne serait pas accompagnée d’une décharge d’enseignement, mais ne serait pas incompatible avec le système de partage de décharge suggéré plus haut. Elle serait exercée de préférence sur la base du volontariat et donnerait lieu à une gratification financière.
Il conviendrait que le directeur puisse émettre des vœux sur le profil des enseignants susceptibles d’être affectés à l’école qu’il dirige.
C’est ce que souhaitent les dirlos, Pierrot ? Quand tu parles en leur nom, tu t’es assuré qu’ils étaient
1) au courant de ces mesures
2) d’accord avec leur contenu
J’ose à peine imaginer ta réaction si le SNUipp avait dit le quart de ce que tu acceptes de REISS… Je pense à la décharge partagée, à la décharge limitée à 75%... Un collègue comme Philjo (17 classes) n’aurait plus de décharge complète. Belle avancée !
Oudot voulait des arguments. En voilà quelques-uns. Après ça, il est prié de cesser de nous reprocher de ne pas en avancer.
J’ose à peine imaginer ta réaction si le SNUipp avait dit le quart de ce que tu acceptes de REISS… Je pense à la décharge partagée, à la décharge limitée à 75%...
Je ne répondrai pas à la place de Pierrot ; il le fera lui-même. Mais on peut conseiller à notre commentateur de se reporter à l'analyse que le GDID a faite du rapport Reiss
http://www.dirlo.org/Documents/rapport_analyse.pdf
et sur les points cités, lire sans procès d'intention ce qui avait été écrit :
o Plafonnement de la décharge du directeur à 75%. (page 122 à 134). Il est tout à fait inacceptable que cette mesure puisse servir de palliatif aux manques en matière de remplacement de courte durée. (...)
> Le partage de la décharge d'enseignement entre le directeur et un adjoint, à titre expérimental, s'effectue dans le cadre des « obligations de service des enseignants" (délégation pour coordinationde cycle, animation de groupe sur projets spécifiques …) et pas dans celui des missions et responsabilités du directeur.
L'idée de donner du temps de décharge d'enseignement à un adjoint et pouvoir ainsi lui déléguer certaines tâches de la
direction (...) ne peut se faire sans que d'abord le directeur
soit reconnu en tant que tel par un statut, sans que le temps qu'il destine à faire son métier de directeur soit augmenté, et que son temps « d'enseignement » soit indépendant de l'enseignant déchargé à 25%(pas sur la même classe).
Concernant les petites écoles en milieu rural, la notion de « référent de site » est à abandonner...
Et dans ces collèges on supprime le secrétariat, le gestionnaire, le conseiller d'éducation, les "pions" et on met le principal devant les élèves?
La "réduction des effectifs" frappe les dirlos à qui on enlèves les EVS et leur décharge pour palier au manque de remplaçants. Et eux se retrouvent nus!
De plus le "statut" est un préalable, c'est la façon institutionnelle de reconnaître le directeur dans son école et en même temps c'est le cadre pour lui attribuer des moyens.
Sur le rapport Reiss, tu es gonflé Môssieur je sais ce qui se dit dans les couloirs du pouvoir, parce que les passages que tu as sélectionnés (sur plus de 200 pages) montrent que le député n'a pas écouté que le GDID, mais a pris en considération aussi les critiques de ce qui craignent le "petit chef" et tu t'es bien gardé de replacer ces extraits dans leur contexte:
le titre d'abord:
Le directeur n’est pas seul, ne doit pas l’être
puis l'intro:
L’idée que les prérogatives du directeur d'école puissent s’accroître soulève immédiatement un flot de réactions, qui souvent font usage de la même formule : « petit chef »1. Il n’est pas question de nier l’existence de cette rhétorique, pas plus que de sous-estimer l’appréhension qui la motive, le plus souvent sincère. Il n’est pas question non plus d’ignorer que les murmures de ceux qui approuvent sont toujours étouffés sous les cris de ceux qui réprouvent. Cela étant posé, plusieurs facteurs contribueront à empêcher la tentation de l’exercice solitaire du pouvoir.
...
Il est ainsi proposé que, parallèlement à l’augmentation des prérogatives du directeur, s’accroissent ses obligations en matière de concertation, négociation ou codécision selon les cas.
Puis le cadre du partage de la décharge:
Il ne serait pas sans intérêt que des enseignants puissent se voir confier la conduite de projets particuliers, par exemple pour l’étude de logiciels pédagogiques disponibles sur le marché, le dialogue avec le conservateur de la bibliothèque municipale ou encore la sélection des sorties culturelles. La
fonction de coordinateur de cycle peut aussi s’envisager, tout comme l’animation de groupes de travail chargés de projets spécifiques.
...
C’est pourquoi il est suggéré que la décharge d’enseignement, dans une école, puisse être partagée. Le directeur ne serait plus forcément le seul fonctionnaire à être totalement ou partiellement déchargé. Il pourrait donc partager cette décharge, après avis du conseil des maîtres.
Et la conclusion, différente de celle que tu donnes à Philjo:
Dans le cas des écoles dont la taille justifie une décharge à temps complet, celle-ci serait donc désormais partagée entre le directeur (les 75 % ci-dessus) et un autre enseignant (le complément de décharge), sauf dans les E2P.
De même qu’un plafonnement de décharge, un abaissement du seuil des différentes quotités de décharges aiderait à libérer du temps aux directeurs pour effectuer les tâches qui relèvent de leur métier spécifique.
Les seuils suivants sembleraient plus raisonnables : 4 classes pour 25 %, 7 classes pour 50 %, 10 classes pour une décharge de 50 % pour le directeur conjuguée à un complément de décharge pour un autre enseignant de l’école (posé à 25 %), 14 classes pour la décharge maximale du directeur, avec
un complément de décharge pour un autre enseignant de l’école (posés à 75 % pour le directeur et 25 % pour l’autre enseignant).
Or, la simple mise en œuvre de ces dispositions représenterait un coût estimé entre 2 300 et 2 700 emplois de plus que la situation actuelle, soit une augmentation de l’ordre d’un quart. On voit qu’une telle mesure ne serait pas conséquence sur les finances publiques.
Quand on prend la peine de lire on s'aperçoit que l'intention du rapport est bien de faire en sorte de maintenir le dirlo avec statut dans l'équipe de l'école, et dans ces propositions, que je ne partage pas toujours, (je copie colle notre analyse dans le post suivant) il y a bien matière à discussion.
Il est cependant lamentable que ce soi toi, le mégaphone du CMD qui vienne afficher une telle opposition au partage des tâches.
Alors, pour répondre à tes questions:
- 1 ce ne sont pas des mesures mais des pistes et des propositions qui permettent la discussion. Et si les dirlos n'ont pas lu ce rapport je le regrette profondément mais je n'ai aucun moyen de m'en assurer. En tous les cas, toi tu ne l'as pas lu, mais tu n'es pas dirlo.
- 2 non, je n'en partage pas toujours le contenu, et c'est normal, rassurant même, par contre c'est un excellent outil de travail pour ceux qui veulent vraiment avancer sur le dossier de la direction.
la position du GDID sur le point 4 du rapport Reiss:
S'APPUYER SUR DES LEADERS PÉDAGOGIQUES, LES DIRECTEURS D'ÉCOLEo Participer au recrutement, voire le faire directement, des EVS, AVS ou d'éventuels postes administratifs nous semble naturel. Par contre le recrutement des adjoints doit continuer à se faire au niveau actuel, même s'il est indispensable d'en corriger les injustices (nomination des enseignants les moins expérimentés sur les postes les plus difficiles, attribution des classes…). Lors du mouvement, il faut que celui qui postule pour une l'école soit au fait de son projet pédagogique et de son mode de fonctionnement afin que ses choix soient aussi guidés par des considérations professionnelles.
o Le fait que le directeur soit le « leader pédagogique » implique une définition précise du concept et une formation de qualité, afin qu'il n'y ait pas de confusion avec les équipes IEN, mais une complémentarité (qui est décrite dans le point 8). En attendant, il permet de préciser que « directeur d'école » ne consiste pas en une accumulation de tâches administratives que l'on pourrait partager au sein du Conseil des Maîtres, mais bien d'un véritable métier qui exige des compétences propres.
o Comme le préconise le GDiD, le rapport laisse aux IEN l'évaluation des enseignants qui gardent (par délégation) son pouvoir de notation. Ce qui clarifie la notion de « supérieur hiérarchique ».(voir point 8). Si le directeur devait participer à cette évaluation (dans le cadre de la suppression de la note au profit d'un entretien annuel), cela doit se faire dans la transparence la plus totale et sur des critères objectifs qui pourraient être discutés en Conseil des Maîtres. L'autorité nécessaire du directeur y est déclinée en un certain nombre de prérogatives bien définies et, parallèlement, des obligations de concertations, de codécisions selon le cas.
o Le fait de « devenir » le « représentant de l'État » dans l'école et le représentant de l'école en toute circonstance ne soulève aucun commentaire particulier, sans doute parce que nous le sommes déjà dans nos têtes, et dans celle de pas mal de partenaires…
o Le rapport affirme l'importance de la « culture » de l'école primaire, sa spécificité face au fonctionnement du secondaire, à partir, entre autres, d'une porosité entre les enseignants des 2 établissements et d'une fiche « métier » à définir. Ce qui va dans le sens des discussions actuelles au sujet d'une réforme du collège.
o Conditions de nomination des directeurs. Nous actons qu'une de nos demandes essentielles a été prise en compte : le directeur est recruté parmi les enseignants ayant une expérience certaine (au moins 3 ans de pratique dans le 1er degré dit le rapport). C'est une avancée par rapport à l'existant : - nomination « arbitraire » de jeunes enseignants sur les nombreux postes vacants, - accroissement, sans cadre national, des fusions d'écoles et des nominations sur «profil » des directeurs pour les grosses écoles.
C'est pourquoi il faudra que les directeurs actuellement en poste bénéficient d'une garantie quant à la poursuite de leur carrière.
o À la hausse « significative » de la rémunération indemnitaire, nous préférons une hausse significative du salaire.
o Plafonnement de la décharge du directeur à 75%. (page 122 à 134).
Il est tout à fait inacceptable que cette mesure puisse servir de palliatif aux manques en matière de remplacement de courte durée. Cela posé, il est nécessaire de rappeler le contexte :
> les E2P (écoles de 14 classes et plus, directeurs totalement déchargés) ne sont pas concernées.
> Le partage de la décharge d'enseignement entre le directeur et un adjoint, à titre expérimental, s'effectue dans le cadre des « obligations de service des enseignants » (délégation pour coordination de cycle, animation de groupe sur projets spécifiques …) et pas dans celui des missions et responsabilités du directeur.
> ce partage s'effectuerait après une revalorisation des décharges actuelles :
o 25% pour 4, 5 et 6 classes (pas de changement)
o 50% pour les écoles de 7, 8 et 9 classes (augmentation de 25% du temps de décharge)
o 50% + 25% pour les écoles de 10, 11, 12 et 13 classes (augmentation de 25%)
o 75% + 25% pour les écoles de 14 classes et plus qui préféreraient expérimenter ce fonctionnement plutôt que l'E2P.
L'idée de donner du temps de décharge d'enseignement à un adjoint et pouvoir ainsi lui déléguer certaines tâches de la direction est séduisante pour les raisons évoquées dans le rapport (souplesse, amélioration du travail en équipe, formation des futurs directeurs…), mais cela ne peut se faire sans que d'abord le directeur soit reconnu en tant que tel par un statut, sans que le temps qu'il destine à faire son métier de directeur soit augmenté, et que son temps « d'enseignement » soit indépendant de l'enseignant déchargé à 25% (pas sur la même classe).
Qu'il soit clairement directeur d'école chargé, éventuellement, d'un temps d'enseignement.
o Concernant les petites écoles en milieu rural, la notion de « référent de site » est à abandonner bien que le modèle des RPI avec direction unique soit un fonctionnement sur lequel on peut s'appuyer pour mieux définir la répartition des tâches entre le directeur du réseau et les responsables de site. Des expériences locales à partir de projets communs devraient fournir les éléments d'une réponse mieux adaptée à la grande diversité des implantations de ces petites écoles.
o En ce qui concerne les 5 hypothèses pour un statut juridique du directeur, elles ont été largement débattues et feront l'objet d'une analyse particulière… Si toutes présentent des avantages et des inconvénients, à des degrés divers, il est à noter que la solution N°2, trop vite écartée, est celle préconisée par le GDiD.
o L'amélioration de l'efficacité par une hiérarchisation, puis une réduction des tâches administratives est un constat qu'il fallait poser. Plutôt que de copier l'existant (second degré), le GDiD partage l'idée de profiter du débat pour faire de l'école Primaire le lieu d'une gestion publique au plus pr&egra
...
o L'amélioration de l'efficacité par une hiérarchisation, puis une réduction des tâches administratives est un constat qu'il fallait poser. Plutôt que de copier l'existant (second degré), le GDiD partage l'idée de profiter du débat pour faire de l'école Primaire le lieu d'une gestion publique au plus près des attentes des personnes concernées par les objectifs nationaux.
il est prié de cesser de nous reprocher de ne pas en avancer
Je fais ce que je veux. Tu peux toujours prier. Surtout que tu n'avances aucun argument qui pourrait éventuellement me détourner de l'idée d'un statut pour les directeurs d'école, tu fais une critique du rapport Reiss! Bref, tu réponds à côté de la question, comme d'habitude, en jouant sur la peur, comme d'habitude. Alors mon gars, tu peux remballer tes prières et te les coller quelque part. D'autant que... j'ai demandé aux DIRECTEURS sur le TERRAIN de s'exprimer, pas à un quelconque apparatchik qui ne différencierait pas un enfant d'un tabouret. Va donc promener ton chien au lieu de troller inutilement cette discussion que je voulais constructive. Heureusement quelques collègues se sont lancés, et je les en remercie vivement.
J'oubliais! Philjo, merci de ton intervention, mais je ne comprends pas ton explication finale quant à ton refus de signer de ton nom, même si je veux bien l'admettre alors que rien ne me prouve tes affirmations qui la précèdent:
Je ne signerai donc pas ce message de mon nom et prénom. Cela a à mon avis aucun lien avec la notion de courage mais plutôt avec la préservation de ma vie privée. Je n’ai pas envie que les parents d’élèves, mes collègues, mes voisins, etc. « tombent » grâce à Google sur des propos qui ne les concernent pas.
Mes propres parents d'élèves, mes collègues, mes voisins, etc, soit connaissent ce que je pense soit s'en foutent éperdument. Alors, désolé, mais je trouve très significatif ce refus d'assumer ses propres propos. D'autant que pour moi la mission d'un directeur d'école concerne justement tout le monde. Ceci écrit -parce que tu t'adressais directement à moi-, je te remercie encore une fois de ton intervention.
Que de contradictions dans les posts de P. Oudot !!! Il dit regretter que le SNUipp ne réponde pas à l'assoc de Pierrot mais ça ne l'empêche pas, dans le commentaire suivant, de dire qu'il ne veut pas discuter avec des "apparatchiks". Quel mépris ! Il ne sait pas Môssieur Oudot que ceux qu'il appelle les "apparatchiks" sont tout simplement des élus et des représentants de collègues comme lui ?
Et comme le disait Louis "on a maintenant Pascal Oudot qui tel Sigmund Freud nous invite à nous confier à lui et Pierrot Lombard qui enchaïne comme à chaque fois et nous sort sa messe sur Reiss et son rapport mort avant d'être né."
c'est insupportable !
Pierrot, lui, il oublie que les "Montaigne" comme Reiss et bien d'autres, ils ne veulent accorder un statut qu'à la condition de faire du dirlo un relais hiérarchique pour IMPOSER les réformettes néfastes aux adjoints. Ben bonne chance, les gars ! Qui peut croire qu'un dirlo réussirait là où les IEN ont échoué ? Je pense aux cycles qui patinent, au projet d'école qui est une coquille vide... Eh ben, bon courage et bonjour l'ambiance !!! Et les gamins, dans l'histoire ? Ils auraient de meilleurs résultats ? Qui peut le croire ?
'Je rejoins bien sûr, ceux qui estiment que la situation du directeur devient difficilement tenable. Je ne suis pas à priori contre un statut pour les directeurs mais je suis très sceptique sur les bénéfices qu’en tirera l’école'
C'est exactement ce que je pense et pourtant moi c'est 9 classes avec un 1/4... (pas syndiqué non plus ni au gdid). Des moyens, Pierrot, je suis provincial et par chez nous les petits collèges n'ont plus d'adjoint, se partagent les gestionnaires et le reste (sans pour cela les remettre devant des élèves),d'accord... Quant à leur notion 'd'équipe'..., je préfère la mienne. Il y a ce barrage de 'personnel de direction' que tu ne peux occulter et qui n'est pas obligatoirement facilitant dans la majorité des structures actuelles. Terminologie dont l'IA sait aussi se servir et de manière bien plus autoritaire qu'avec nous simples dirlos qui pouvons aussi choisir d'arrêter (d'accord Pierrot l'ia peut aussi choisir de nous faire arrêter...) Recruter? Ce n'est pas si facile et je préfère donner mes critères à des personnes 'neutres' mais qui connaissent le terrain. L'image, les parents savent déja où s'adresser. L'efficacité améliorée des élèves, J'ai déja dit ici qu'il y avait bien d'autres raisons que le statut du directeur. L'autonomie budgétaire: pour avoir bossé en zep, je trouve bien plus contraignant de passer par des gestionnaires qu'aujourd'hui ou je gère le budget que m'alloue ma commune (mais j'admets que cela doit dépendre des communes et j'ai lu aussi des exemples saisissants inverses). L"augmentation des tâches, la parerasse en particulier,c'est surtout la baisse des effectifs et des moyens de l'IA qui en est la cause. ras le bol de tout imprimer, photocopier...et je n'ai pas envie d'une décharge supplémentaire pour faire ces c..(tu me diras aujourd'hui, je les fais sans rien mais je crois que lorsque l'on s'unira pour arrêter...) Après c'est vrai que les responsabilités doivent être reconnues et établies (aujourd'hui avec l'acc.éducatif, les sran, l'elco...) il y a du vide volontairement entretenu et qu'un statut tel que celui proposé par le Gdid est défendable. Le problème c'est qu'entre celui-ci et les pistes de Reiss (que je n'ai jamais lu en entier d'ailleurs), la négociation me paraît impossible, c'est tout.
Et pour les mêmes raisons que Philjo, Oudot je ne signerai pas. Qui plus est, parler sur un site en temps que directeur engage aussi, à mon humble avis, mon école et je refuse que celle-ci soit assimilée à mes propos (non que je ne les assume mais je pense encore que le Dirlo est, dans bien des esprits, une représentation de l' école qu'il dirige)
Je ne m'appelle pas Alain, je suis directeur d'école française à l'étranger et pour les mêmes raisons que mes collègues, je ne donnerai pas mon nom. Je ne veux pas que ma carrière soit atteinte par mes propos d'autant plus que j'ai signé un contrat avec clause de réserve et renouvellement non automatique. Alors M.Oudot je confirme que je ne m'appelle pas Alain et que pourtant, je m'exprimerai quand je le souhaiterai.
Il ne faut pas tomber dans le panneau : le GDID a ses propres propositions qui ne sont pas celles de Reiss de Montaigne ou de quiconque. Mais pour discuter il faut bien partir d'un socle. aujourd'hui le constat est partagé. C'est déjà beaucoup. Mais pour les solutions on diverge, n'en déplaise à ceux qui veulent nous faire passer pour des affiliés à Reiss. Mais par pure méthodologie il faut bien partir de quelque chose. Pas du néant actuel alors le rapport Reiss qui est une commande officielle peut de ce point de vue être une base de discussion ce qui ne veut pas dire d'adhésion. Désinformations, intoxication qui en dit long sur la fébrilité des uns et des autres.
Que de contradictions dans les posts de P. Oudot !!! Il dit regretter que le SNUipp ne réponde pas à l'assoc de Pierrot mais ça ne l'empêche pas, dans le commentaire suivant, de dire qu'il ne veut pas discuter avec des "apparatchiks". Quel mépris ! Il ne sait pas Môssieur Oudot que ceux qu'il appelle les "apparatchiks" sont tout simplement des élus et des représentants de collègues comme lui ?
Et comme le disait Louis "on a maintenant Pascal Oudot qui tel Sigmund Freud nous invite à nous confier à lui et Pierrot Lombard qui enchaïne comme à chaque fois et nous sort sa messe sur Reiss et son rapport mort avant d'être né."
c'est insupportable !
Insupportable? Tant mieux. C'est dur, hein, de constater que certains ne pensent pas comme toi? Du mépris? Ah mais complètement, cela fait plaisir de voir que tu peux comprendre certaines choses. Je dénie totalement ta représentativité. Tu n'écoutes pas la base et tu ne sais que signer de fantaisistes déclarations polticiennes à l'emporte-pièce. Voilà qui ne fait pas avancer le débat. Des contradictions? Plaisantin, je dis la même chose depuis des mois. Mais il n'est pire sourd... Au fait, tu peux t'attaquer à moi tant que tu veux, je n'en ai rien à faire, je suis trop vieux dans le métier et j'en ai trop entendu pour m'inquiéter de quelques borborygmes indistincts. Alors, vas-y, continue, fais ce que tu sais le mieux faire: ne pas répondre aux questions, détourner les propos échangés, tenter vainement de nous ridiculiser, ne rien écrire d'intéressant.
Merci à Densi de s'exprimer sereinement. Continuez à donner votre opinion. Si vous êtes directeur d'école et que vous ne voulez pas que les directeurs d'école obtiennent un statut, dites-nous pourquoi, dites-nous ce qui vous chiffonne, dites-nous vos doutes. Merci.
Alain... ton seul commentaire consiste pour faire avancer le débat à me reprocher de râler contre l'anonymat? Bon. C'est un peu court. Ceci écrit, effectivement tu peux tapoter un commentaire sur ce site quand tu le souhaites. Pourquoi t'en empêcherais-je alors que je réclame le contraire? Mais j'aimerais que tu ailles un peu plus loin dans l'expression de tes opinions quant à la demande de statut pour les directeurs d'école, demande que je soutiens pleinement. Et, tu m'en excuseras, mais je persiste à penser que l'anonymat est au mieux une facilité pour raconter n'importe quoi sans que quiconque puisse en vérifier l'origine (cf gégé), au pire une lâcheté, la même lâcheté qui a mené aux plus lamentables extrémités aux moments sombres de notre histoire. Il est d'ailleurs remarquable de constater que sur ce site les seuls à s'exprimer sous leur vrai nom sont quasiment tous du GDID. C'est significatif.
Densi, ne me fait pas de mauvais procès, Je mets 2 fois la conclusion que nous tirons du point 4 du rapport Reiss:
L'amélioration de l'efficacité par une hiérarchisation, puis une réduction des tâches administratives est un constat qu'il fallait poser. Plutôt que de copier l'existant (second degré), le GDiD partage l'idée de profiter du débat pour faire de l'école Primaire le lieu d'une gestion publique au plus près des attentes des personnes concernées par les objectifs nationaux.
ça signifie que nous sommes d'accord sur le fait que la structure du collège n'est pas le modèle. Si nous insistons tant pour que le directeur soit exclusivement issu du corps des PE (et c'est admis dans le rapport Reiss) c'est bien pour garder un pilotage de proximité notamment avec les enseignants.
Recruter? c'est un faux débat, qui ne peut avoir de sens, et encore sous des conditions exigeantes, que si l'école fonctionne réellement à partir d'un projet éducatif.
C'est Gabriel Cohn-Bendit (prof) qui avait dit dans les années 80 (premières tensions dans les collèges...): laissez-moi recruter mon équipe et en 3 ans nous réglerons le problèmes. Et Gaby ce n'est pas Montaigne...
Une autre évidence c'est que la décharge de direction est inutile si c'est pour faire des tâches administratives supplémentaires. La reconnaissance que nous réclamons, ce n'est pas celle de devenir le secrétaire de l'IA, ni de l'IEN. Il n'est pas question que je troque mon identité d'enseignant contre ça!
La spécificité du métier de directeur d'école, c’est de travailler sur le métier des enseignants et le métier des élèves, sur leurs conditions d’exercice, les crises, les difficultés, les enjeux, les ressources en termes de formation, de clarté des objectifs et des règles du jeu, de climat, d’environnement, d’espaces, de structuration du temps, de moyens matériels, de culture commune, de lieux et de méthodes de résolution de problèmes, de lieux et de temps d’échanges. Métier de relation et d’organisation, certes. Mais on aurait tort d’oublier qu’il a une substance : le travail des maîtres et des élèves, leurs relations. Il ne suffit pas d’aider les uns et les autres à vivre en bonne intelligence. Tous ont des tâches à accomplir et le rôle du directeur va au-delà du bon fonctionnement : il est garant aussi de l’efficacité de l’action pédagogique de l'école.
C'est pour cela qu'il nous faut un statut, pour arrêter de nous confondre avec des "remplisseurs de tableau XL" et mettre en cohérence ce que nos partenaires imaginent (fantasment) de nous et les moyens d'y répondre.
L'attribution et la gestion des moyens dépend bien de la définition de notre métier. C'est d'abord une question d'identité professionnelles.
- Est-ce qu'il faut un directeur dans les écoles?
- Si oui, quelles sont ses missions? (le statut!)
L'état dans lequel nous sommes arrivés, dans lequel est l'école, devrait nous inciter au renouveau, plutôt que de se cantonner dans un conservatisme mortifère.
Enfin, je ne parle pas de "négociations", ce qui sont l'affaire du gvt et du gouvernements, je parle de discussions, de base de discutions avec tous les acteurs, enseignants, IEN, parents, municipalités,....
PS: une petite chose, les monstres, ces établissement à taille inhumaine que l'on brandit comme une menace, nous les avons, ce sont les circos. et leur pilotage. Voir la gestion de carte scolaire...
Aujourd'hui, nous avons tous les inconvénients de la fonction sans aucun avantage du métier...
Pour revenir à l'article, le flou de la position de la SNUipp sur le dossier central de la direction d'école n’arrive pas à en masquer les contradictions.
Nous savons qu’être directeur, c’est avoir de nombreuses responsabilités, c’est gérer des relations avec la mairie et avec des partenaires extérieurs de plus en plus nombreux. En cela, on peut parler de métier
...
En revanche, nous avons toujours dit que nous étions opposés à une structure hiérarchique dans les écoles du premier degré. Le directeur ne peut pas être un supérieur, mais quelqu’un qui organise, qui pilote, en étant intégré à la vie de l’école. Nous ne pensons pas que créer un statut répondrait aux difficultés liées à ce métier.
1- Le SNUipp continue de faire croire qu'un statut qui viendrait reconnaître le directeur en ferait automatiquement le supérieur hiérarchique des adjoints (directeur, adjoint étant les désignations actuelles du personnel enseignant dans les écoles...). C'est faux, l'exemple le plus parlant est celui des PE/instits. Et si c'était le cas, à quoi cela servirait-il d'intégrer dans notre hiérarchie les psyscols. pour lesquels, il faut quand même le rappeler, le SNUipp revendique un statut
2- Le statut est le moyen reconnaître le métier de directeur, le définir, ou le redéfinir, l'outil qui permet d’affirmer que directeur est devenu un métier.
Et c'est à partir de cette définition que l'on pourra répondre aux difficultés liées à ce métier. Donc ce n’est pas le statut qui répond aux difficultés, mais c’est le statut qui permet d’y répondre !
La preuve en est le délabrement de nos conditions de travail malgré les revendications et actions syndicales…
3- Le fait de dire, depuis 20 ans, directeur c'est un métier, mais ce n'est pas la peine de le reconnaître suffit juste de donner des moyens et d'ajouter, récemment, le CM comme instance de décision et des emplois administratifs.... C'est tout et son contraire!
La seule façon d'avoir une instance de décision locale et des moyens administratifs c'est bien de donner une existence juridique à l'école afin de lui attribuer un budget et y désigner un « responsable », comme dans toutes les instances décisionnaires !
Soit on ne bouge pas, pilotage et distribution des moyens par l'IEN et municipalité, la direction devient juste "administrative", dans ce cas un secrétaire, dépendant de l'IEN ou de la municipalité et répondant à leurs demandes (exigences), continue de faire illusion. Illusion accompagnée d’un vécu toujours plus dégradé sur le terrain (MGEN, CSS, fusions, postes à profil, décharges retirées pour faire les remplacements….), ou on accepte de discuter d’une évolution, d’un renouveau, et dans ce cas le statut du dirlo devient incontournable.
La position des IEN FSU est plus tranchée, plus significative :
… souhaite que les directeurs d'école soient clairement reconnus pour la valeur de leurs missions fonctionnelles. Si le décret de 1989 doit être actualisé pour que les missions et compétences des directeurs soient clarifiées, il n'est pas besoin de créer un corps de directeurs des écoles ni de donner aux directeurs d'école un pouvoir disciplinaire ou d'évaluation sur les enseignants de leur école. En revanche, deux dispositions doivent être développées prioritairement. D'une part, augmenter le temps de décharge et doter chaque directeur d'école d'un assistant administratif à temps partiel ou complet pour le seconder. D'autre part, respecter le temps nécessaire à une vraie formation initiale et instaurer une formation continue permanente pour la direction d'école.
- Première remarque, les IEN donnent raison au GDID en disant clairement que le supérieur hiérarchique est celui qui a le pouvoir disciplinaire ou d'évaluation sur les enseignants de leur école…
Or de cela il n’en est pas question, notamment dans le rapport Reiss. Il est donc bien possible d’avoir un statut non-hiérarchique.
- Secondo, même clarifier, les faiblesses juridiques du décret liées à l’exercice d’une fonction (missions et priorités décidées par le chef de service) produiront les mêmes effets à très court terme !
Et ils sont bien gentils les IEN de la FSU, mais c’est de leurs priorités qu’ils parlent, pas de celles de nos écoles :
• crainte de voir leur pouvoir mis en cause
• s’assurer qu’il y aura bien quelqu’un quand ils appellent l’école Maternelle
• maintien de missions fonctionnelles pour qu’ils puissent continuer à définir les priorités et nous les imposer.
…
La question de savoir si la FSU est un frein à l’évolution vers le métier de directeur est, de mon point de vue, pertinente.
la position de la FSU est clientèliste: plus d'adjoints que de directeurs donc plus de clients et en jouant les petits contre les forts et sur le terreau philosphico-politique des troupes de l'EN, ça marche. On préfère un chef lointain qui vient tous les 3 ans à un chef proche. C'est inefficace; on s'en fout, on n'est pas embêté...
La machine marche mal mais les enseignants sont contents alors pourquoi changer?
Je pense que les écoles de plus de 8 classes ont besoin d'un pilote qui doit être le directeur déchargé entièrement et j'hallucine sur l'idée de ne pas leur accorder une décharge totale pour les plus grosses écoles, idée reprise par le GDID.
Avoir un statut et un pouvoir hiérarchique ne me fait pas peur. C'est ce qu'ont les personnels de direction. Maintenant, tous les directeurs ne pourront avoir ce statut, c'est clair. C'est grave? Ben non. Rien de commun entre une direction à 2 classes et une à 15. Quant au monstre pédagogique c'est du pipeu pour faire peur aux petits enfants, tous ceux qui vivent ou ont vécu ces établissements de plus de 300 élèves savent bien que les élèves peuvent s'y sentir tout à fait à l'aise.
Arrêtons de nous faire peur.
Rien de commun entre une direction à 2 classes et une à 15.
Parfaitement d'accord. Mais cela ne signifie pas que le directeur de la "grosse" école soit plus compétent que celui de la "petite"...
pas tout à fait d'accord avec P.Oudot parce que si ce qu'il dit est exact, en revanche les compétences requises pour diriger une école de 15 classes sont très différentes de celles permettant d'être le directeur de son seul collègue.
C'est un métier où selon moi l'expérience est primordiale, il est utile de se faire les dents sur des écoles de petite taille avant d'affronter les grosses écoles. Mais ce n'est que mon avis,
Alain
C'est un métier où selon moi l'expérience est primordiale, il est utile de se faire les dents sur des écoles de petite taille avant d'affronter les grosses écoles. Mais ce n'est que mon avis,
Je partage cette analyse. Et... je trouve "déplorable" que les grosses écoles s'obtiennent parfois du fait du prince ( poste à profil) ou par des collègues certes plus anciens dans le métier mais qui n'ont aucune expérience comme dirlo.
D'où l'intérêt du statut pour éviter ses dérapages...
C'est là toute l'ambiguité Pierrot de tes propos.
"Le SNUipp continue de faire croire qu'un statut qui viendrait reconnaître le directeur en ferait automatiquement le supérieur hiérarchique des adjoints (directeur, adjoint étant les désignations actuelles du personnel enseignant dans les écoles...). C'est faux, l'exemple le plus parlant est celui des PE/instits. Et si c'était le cas, à quoi cela servirait-il d'intégrer dans notre hiérarchie les psyscols. pour lesquels, il faut quand même le rappeler, le SNUipp revendique un statut"
Je crois qu'on ne peut pas prendre l'exemple du statut PE/instit comme tu le fais. Dans ce cas précis, il ne s'agit nullement d'un rapport d'autorité (peu importe qu'elle soit hiérarchique ou pas) mais d'une évolution de carrière. D'un changement de cadre à l'intérieur de la fonction publique. Idem pour les psys qu'il s'agit de sauver. Tu n'ignores pas que les RASED sont fortement mis en cause.
Le parallèle PE/instit, d'un côté, et dirlo/adjoint, de l'autre, n'est pas possible. Dans le premier cas, je l'ai dit, c'est une évolution progressive de carrière avec changement de cadre à l'intérieur de la fonction publique et une extinction programmée de l'ancien cadre.
Les dirlos, eux, que tu le veuilles ou non, ont une représentation d'autorité de par le décret qui régit leur fonction. Il ne s'agit pas d'une évolution de carrière mais de 2 fonctions différentes. Aucune n'a vocation à extinction comme c'est le cas pour les instits. Le rapport d'autorité fait qu'automatiquement le statut devient hiérarchique dès lors qu'il est créé. C'est le souhait émis par quasiment tous les rapporteurs ces dernières années. Or, tu le sais bien, ou tu feins de l'ignorer pour ne pas effaroucher les adjoints, ça changerait totalement la relation à l'intérieur de l'équipe au sein d'une école. En ce sens, le statut serait préjudiciable à l'ensemble du personnel enseignant, dirlo compris qui lui souffrirait de la détérioration du climat de l'école. Et pour quelle amélioration des résultats des élèves ? Je te laisse l'imaginer.
Je crois qu'il y a maldonne quant à mon commentaire sur les différences entre "petites" et "grosses" écoles. Avant d'être, on peut avoir été! Après avoir dirigé une grosse école en Zone Urbaine Sensible, on peut choisir d'en diriger une petite en campagne. C'est mon cas. Et je trouve assez rigolote l'idée de commencer par une toute petite école, puis d'aller diriger une moyenne, et enfin une grosse. En fait de rigolote, je trouve l'idée ridicule. D'autre part, je ne pense pas qu'un directeur "en place" soit forcément aussi ou plus compétent qu'un autre... même s'il le croit. D'autant que, navré suis-je de le dire, il n'y a pas tant de différences que ça entre les écoles, hormis la différence de taille qui augmente la quantité de boulot. Je trouve que nous autres directeurs sommes mal barrés si, en dehors des spécificités liées par exemple aux RAR ou autres, nous commençons à accréditer l'idée que notre travail est différent d'une école à l'autre. Ce sont les conditions qui le sont, et ce n'est pas la même chose. J'espère au passage que cessera avec un statut cette absurde différence indemnitaire selon qu'on a quatre ou six ou dix classes.
D'où l'intérêt du statut pour éviter ses dérapages...
Elle est bonne celle là ! les principaux ne sont pas un peu nommés sur le fait du prince IA par hasard? Le poste à profil (auquel je ne suis pas spécialement favorable) ne te permettrait il pas de te mettre en valeur (si les cartes n'étaient pas biseautées), Et si tu crois à l'expérience pourqquoi ne trouves tu pas l'ancienneté légitime? De toute façon il ne faut pas 50 ans pour acquérir de l'organisationnel. la meilleure preuve c'est que l'on voit tous les ans des collègues acceptant de prendre un poste de faisant fonction pour X raison et s'y mettre très rapidement. Pour le relationnel c'est plus complexe... Quand à passer de 2 à 15, tu n'as jamais exercé dans une toute petite commune, tu saurais que les relations sont bien plus nombreuses et complexes dans un petit village qu'avec ton directeur des affaires scolaires. J'admets que la multiplicité de soucis internes avec 300 mômes et 20 adultes (je compte les temps partiels -lol-) est différente mais bon ...
Le retour du catastrophisme :
Le rapport d'autorité fait qu'automatiquement le statut devient hiérarchique dès lors qu'il est créé. (...) Or, tu le sais bien, ou tu feins de l'ignorer pour ne pas effaroucher les adjoints, ça changerait totalement la relation à l'intérieur de l'équipe au sein d'une école. En ce sens, le statut serait préjudiciable à l'ensemble du personnel enseignant, dirlo compris qui lui souffrirait de la détérioration du climat de l'école.
Il serait bon que certains commentateurs mettent les pieds dans des écoles parfois et surtout sur la longue durée, s'intéressent vraiment, sans oeillères aucune, au véritable fonctionnement d'une école, d'une équipe plutôt que d'énoncer à loisir les éternelles mises en garde et plutôt que d'agiter les chiffons rouges (ou anciennement rouges, car ils commencent à se délaver quelque peu)
Quant à "effaroucher les adjoints", nous sommes ici certains directeurs responsables et respectueux de nos adjoints que nous ne considérons pas comme des gamins, des imbéciles ou des moutons à mener à la baguette et auxquels nous voudrions faire gober n'importe quoi ; ce n'est pas notre pratique, loin de là, en tout cas dans ce que je lis des commentaires des directeurs en place...
Concernant le statut des PE (cadre A mais avec moins d'avantages qu'en avait l'instit, pauvre cadre B qui avait la retraite à 55 ans, l'appartement de fonction, la considération de la population... j'en passe et des meilleures), j'en vois encore (rapport à la hiérarchie) qui me disent en arrivant: "moi, je suis cadre A", alors, je n'ai pas à surveiller la cour". RIGOLO NON?
Comme quoi tout est dans la tête du con. On en a la preuve journalière ici.
D'où l'intérêt du statut pour éviter ses dérapages...
Elle est bonne celle là ! les principaux ne sont pas un peu nommés sur le fait du prince IA par hasard? Le poste à profil (auquel je ne suis pas spécialement favorable) ne te permettrait il pas de te mettre en valeur (si les cartes n'étaient pas biseautées), Et si tu crois à l'expérience pourqquoi ne trouves tu pas l'ancienneté légitime?
Argument très recevable Densi, j'en conviens.
Est-ce à dire qu'il faille laisser "ce système" en l'état ? Là, je suis plus dubitatif. J'ai vu des écoles "déchargées" à temps plein changer de dirlo tous les deux trois ans jusq'à leur retraite...Et ces dirlos n'avaient jamais dirigé une école... Là, cela me gène...
Comme l'a dit un collègue quand il a quitté son poste d'IMF : dirlo n'est pas le même métier qu' instit chagé de classe. Il a mis plus d'un an à s'organiser... deux ans plus tard, il prenait un autre poste.
Que tu sois dans une petite structure, une grosse, ou une moyenne comme la mienne, (1/4 de décharge) ton souci majeur : répondre aux multiples demandes, composer avec tout le monde... C'est là la richesse de notre métier et sa difficulté.
En quoi le statut apporterait-il quelque chose ? J'estime que cela clarifiera les situations pour tous.
Mais en aucun cas, cela ne changera ma façon de diriger l'école, d'écouter, de prendre l'avis des collègues...
"En quoi le statut apporterait-il quelque chose ? J'estime que cela clarifiera les situations pour tous.
Mais en aucun cas, cela ne changera ma façon de diriger l'école, d'écouter, de prendre l'avis des collègues..."
Tout-à-fait d'accord avec cela. C'est exactement ce que je pense.
C'est affligeant comme le mépris pour les directeurs de '' petites '' stuctures ressort vite chez certains ! Dis msieur le directeur d'etablissement primaire, si je suis bien gentil et que ie mets une cravate, je pourrais passer le concours de référent de site ? Dis oui, dis oui dis oui ...
Laurent, pour ma part aucun mépris pour les dirlos de petites écoles. Je l'ai été à 2 puis 5 classes puis 8 puis 11 et aujourd'hui 14. Ces expériences m'ont enrichi, rendu plus fort face à des situations différentes. A 2 classes, j"étais un collègue chargé de la direction, à 5 aussi encore un peu, puis ça a changé, aujourd'hui, à l'étranger, je bénéficie d'un statut hiérarchique de fait, je porte le cravate (j'en ai pour toi). C'est un détail qui a un sens. Moi j'assume et j'aime faire mon boulot comme ça. Pas de mépris, aucun mais un constat, une expérience, c'est tout.
je porte la cravate
La dernière fois que j'en ai mis une...
j'ai balayé la peinture d'un de mes élèves avec! C'était il y a vingt ans,
et je me suis juré de ne plus en porter tant que je serais en charge d'élèves.
Et je suis d'accord avec le dernier billet de Densi. Si je pense que notre mission de directeur est difficile, je crois également qu'il ne faut pas en rajouter quant à sa difficulté. Nos deux principaux problèmes sont à mon sens la communication -et là pour le coup l'expérience est importante- et surtout le fait que nous soyons en charge d'élèves et donc souvent indisponibles. Aujourd'hui, faire les deux en même temps, c'est être constamment en porte-à-faux d'un côté ou de l'autre. Et ne croyez pas qu'avoir peu de classes diminue le nombre des sollicitations.
Je suis donc pleinement en faveur d'un statut particulier et spécifique au directeur primaire, afin que celui-ci ne soit plus en charge d'élèves, ou éventuellement n'en ait que dans le cadre d'échanges ou d'ateliers faisant partie du projet du groupe scolaire. Il est nécessaire que le directeur soit toujours pleinement disponible pour sa mission particulière, que ce soit pour les élèves, les adjoints ou les familles, et en dernier lieu pour sa hiérarchie. J'ajoute que la nécessité d'une formation en communication me semble indispensable, ainsi q'une formation en droit, plus qu'une formation en secrétariat...
Je peux ajouter à mon dernier billet que j'ai rencontré des directeurs de grosses structures incapables de gérer ou de se sortir de situations conflictuelles, avec des ajoints ou des familles, alors qu'il aurait suffi de peu de choses pour le faire. Avoir dirigé une école maternelle, par exemple, dont les parents sont présents au quotidien, donne une proximité qui facilite la communication, et une très grande connaissance des possibilités de conflit ou d'incident. Nos problèmes viennent souvent de la méconnaissance de l'institution par les familles auxquelles nous devons en apprendre le fonctionnement, de rumeurs infondées qu'il est primordial d'éradiquer dès leur naissance, d'une mauvaise communication par les enseignants qui ne réalisent pas l'importance de la moindre leur remarque ou observation, d'un accueil froid ou distant, etc. N'oublions jamais, au grand jamais, que les familles ont par principe confiance en nous, la meilleure des preuves en étant qu'ils nous confient leurs enfants six heures par jour, ce qui fait que nous les voyons souevnt plus longtemps qu'eux-mêmes ne les voient. Sachons mériter cette confiance, avec humilité mais avec professionnalisme.
Avant de revenir sur le commentaire 39 de Théo, qui me semble être au cœur de notre problématique, je voudrais revenir sur la manière dont certains poussent vers l'extrême chaque réflexion.
Pourquoi dire qu'il y a du mépris quand on prétend que diriger une grosse école est différent que de le faire dans une petite structure?
Au contraire, c'est en acceptant la réalité: la multiplicité des situations, que l'on pourra sortir de l'impasse de la solution uniforme, la même pour tous.
Parce que si les conditions d'exercices dépendent du nombre d'élèves, du nombres d'adultes, du lieu.... nous faisons tous le même métier: Directeur d'école, un métier de relation, de médiation et de régulation avec, comme substance le métier des maîtres et des élèves.
En désaccord, donc avec Alain quand il écrit: en revanche les compétences requises pour diriger une école de 15 classes sont très différentes de celles permettant d'être le directeur de son seul collègue.
Parce que l'on n'est pas directeur des "collègues" mais de l'école.
Donc le niveau de compétence est le même, les conditions de les mettre en œuvre non. Ce qui justifie un statut pour les directeurs et des moyens adaptés à l'exercice local de son métier.
Pareil pour ne pas placer le débat sur la "difficulté". Cette bivalence enseigner/diriger est au bout de sa logique, comme il est de plus en plus difficile d'être seulement enseignant. La « difficulté » ne nous est pas propre.
La question est de savoir s'il y a un "corpus" de missions propres à la direction d'école.
Si oui, il faut un statut pour reconnaître celui à qui on confiera ces responsabilités et allouer les moyens afin que ce « directeur » puisse assumer son rôle dans l'école, sa place dans l'Éducation nationale.
Si non, on prétend que la "direction" n'est qu'une accumulation de tâches administratives, qu'un secrétariat peut assurer (placer sous quelle autorité?) et que la désignation d'un responsable viendrait déstabiliser des équipes, alors que partout ailleurs c'est la façon de les mobiliser... (voir le dernier post de Théo)
P.S- l'anonymat et l'utilisation de pseudo ne sont pas, pour moi, un cheval de bataille, ça me rappelle plus la grande époque de la CB que celle où les résistants devaient utiliser un « nom de code » pour se protéger et protéger leur famille (Dialo pour mon grand-père)
Par contre 2 choses me chagrinent, sans que cela m'empêche de dormir...
1- Ceux qui sous pseudo dénoncent un autre pseudo...
2- l'argument qui consiste à dire que l'on "engage" notre école par nos écrits.
Peut-être, mais s'il n'y a pas de duplicité, si ce que nous exprimons ici est en accord avec le directeur que nous sommes à l'école, je ne vois pas ou est le problème.
Et dans ce cas, en creux, ceux qui ici ne prêchent que pour leur syndicat devraient en être plutôt fier et donc le faire sous leur vrai nom.
Par contre, je comprends tout à fait la méfiance et donc le fait de vouloir se protéger contre la possibilité d'une utilisation malveillante des commentaires que l'on laisse sur le net.