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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 11:43

 

Il n’est pas de semaine sans que soit abordé le problème de l’école et notamment sa « gouvernance » ou son « statut ». Récemment, l’Institut Montaigne a publié un rapport intitulé « vaincre l’échec à l’école primaire » dans lequel il se déclare favorable aux EPEP et à un vrai statut du directeur.

Interrogé sur cette publication, Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, a déclaré que « ces constats ne sont pas vraiment nouveaux ». « Ce qui est nouveau, c'est la réponse du gouvernement, la mobilisation dans les réformes engagées et les sujets sur lesquels nous travaillons pour les prochains mois ». Les nouveaux programmes de primaire lancés en 2008 et « recentrés sur les fondamentaux », le lancement en juin d'une « grande conférence nationale sur les rythmes scolaires » et les travaux engagés par le député Frédéric Reiss, à la demande du Premier ministre, sur « le mode de gouvernance de nos écoles» sont, selon lui, « très clairement des réponses à l'interpellation de l'Institut Montaigne ». Luc Chatel dit avoir des « échanges » avec l'Institut Montaigne dont il « partage » les constats.   

 

Rappelons qu’en mars dernier, le Premier ministre François Fillon a confié à Frédéric Reiss, député UMP du Bas-Rhin, une mission sur le thème des directions d’écoles.

« Ma mission est aujourd’hui de réfléchir à un statut pour les directeurs et pour les écoles. J’ai six mois pour le faire, sachant que je dois rendre un rapport d’étape en juin » avait expliqué le député.

En novembre 2008, Frédéric Reiss, Benoist Apparu et Guy Geoffroy avaient déposé une proposition de loi « relative à la création des établissements publics d’enseignement primaire ».

Frédéric Reiss se dit convaincu que « l’autorité et le rayonnement pédagogique d’un directeur d’école, d’un principal de collège ou d’un proviseur de lycée jouent pour beaucoup dans l’amélioration des résultats obtenus par un établissement ».

 

Frédéric Reiss consulte les organisations syndicales et diverses associations d’élus et de représentants du monde de l’éducation. Le 5 mai, il a reçu successivement le SNE-CSEN ainsi que le SCENRAC-CFTC Education.

 

Communiqué du SNE :

 

Le SNE-CSEN a rappelé au député qu'il revendique depuis maintenant près de 30 ans la création d'un statut pour tous les directeurs. Pour le SNE-CSEN, en effet, seul un statut assorti d'une reconnaissance financière substantielle, d'une formation spécifique sérieuse, de temps de décharge, rendra attractive la fonction qui pourra devenir une réelle promotion dans une carrière de professeur d'école.

 

Le SNE-CSEN a également demandé la pérennisation des postes d'EVS pour l'aide administrative aux directeurs et leur généralisation.

 

En ce qui concerne le statut des écoles et la création d'établissements, le SNE-CSEN a rappelé que cette évolution ne pouvait se faire qu'à moyen voire long terme et sous certaines conditions ne laissant aucun directeur sur le bord du chemin. Pour le SNE-CSEN le préalable à toute évolution de notre système reste le statut du directeur.

  

 

Communiqué du SCENRAC CFTC Education

 

La CFTC Education Nationale a proposé qu’au sein de l’école, le directeur, de même qu’un « manager », soit doté d’une véritable autonomie pour insuffler une dynamique et agir avec son équipe dans le respect de chaque personne.

 

Cette autonomie lui permettrait d’élaborer un projet associant l’équipe pédagogique

- projet fondé sur les réalités de l’école et non sur des déclinaisons d’orientations venues de plus haut,

- projet axé sur l’amélioration des résultats des élèves.

 
Ce projet deviendrait la véritable identité de l’école


Grâce à cette reconnaissance dans le cadre de toutes les tâches, le directeur peut devenir le correspondant unique pour tous les partenaires (parents, collectivités territoriales…) lui permettant, entre autres, de mettre en cohérence le projet de l’école et le projet éducatif conçu par les collectivités.

Pour la CFTC Education Nationale, les différentes structures proposées par le ministère (EPEP, écoles du socle commun) n’apportent de solutions ni aux difficultés actuelles de l’école ni aux attentes des directeurs.


Considérant que depuis plus de 20 ans, les termes mêmes de « statut et de corps de directeurs d’Ecole » ont servi de repoussoir tant pour l’Administration que pour d’autres, la CFTC EDUCATION NATIONALE, loin de les abandonner, a proposé que pour le moins, et en première étape vers le statut, soit créé un EMPLOI FONCTIONNEL DE DIRECTION D’ECOLE (auquel auraient immédiatement accès les directeurs actuellement en poste) pour arriver enfin à une reconnaissance de ce métier.

 

 

Ce qui nous surprend dans le communiqué de la CFTC Education, c’est le recul qui semble s’amorcer dans sa stratégie pour soutenir les directeurs d’école. Jusqu’à présent, ce syndicat affirmait son ambition d’un statut et d’un corps de directeurs du premier degré. Il évoque maintenant un « emploi fonctionnel de direction d’école ».

En décembre 2006, le ministre Gilles de Robien, reprenant les conclusions d’un groupe de travail sur la direction d’école, envisageait de doter les directeurs d’un emploi fonctionnel. Nous avions alors expliqué à nos lecteurs ce qu’est un emploi fonctionnel.

 

 

Qu’est-ce qu’un statut d'emploi ?

 

A la différence d'un statut de corps (inspecteurs, personnels de direction...), le statut d'emploi n'est pas un statut particulier. Alors que les membres d'un corps sont recrutés par concours, examen professionnel ou par voie d'inscription sur liste d'aptitude, la désignation des fonctionnaires chargés d'occuper un emploi relève de la responsabilité des chefs de service. Ainsi, si les IA et IEN appartiennent au corps d'inspection, l'IA-DSDEN (Inspecteur d'Académie - Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale) occupe un emploi fonctionnel.

 

Un statut d'emploi peut également être créé pour corriger une anomalie et revaloriser une fonction. Il est loisible à l'autorité administrative de définir des conditions de nomination dans certains emplois et de doter ces emplois d'indices propres pour tenir compte de caractéristiques particulières les distinguant des emplois auxquels les titulaires des grades correspondants ont normalement vocation à accéder.

  

La détermination de ces règles revient à créer un "statut d'emploi", auquel les fonctionnaires titulaires accèdent par voie de détachement.

 

Cette assimilation ne doit pas cependant abuser : un statut d'emploi est une mesure d'organisation du service et non un "statut particulier" au sens des articles 8 et 15 de la loi n° 84.16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat. Dès lors et sauf si le statut d'emploi comporte une disposition ayant pour objet ou pour effet de modifier une règle fixée par un statut particulier, il n'y a pas lieu de suivre les formalités de consultation applicables aux projets de décret portant statut de corps.

La seule consultation obligatoire pour un statut d'emploi est celle du comité technique paritaire compétent pour l'organisation de l'administration où sera placé l'emploi considéré.

 

Il est d'usage d'instituer les statuts d'emploi par décret en Conseil d'Etat.

 

Le décret portant statut d'emploi définit :

 

- le contenu fonctionnel de l'emploi, c'est-à-dire la mission qui lui est rattachée

- le nombre d'échelons et la durée du passage dans les échelons

- les grades des corps dont les titulaires ont vocation à occuper l'emploi

- les modalités de nomination et de classement dans l'emploi ainsi que, le cas échéant, les limites de durée d'occupation de l'emploi

 

Le classement indiciaire de l'emploi est effectué par une modification de l'annexe du décret n° 48-1108 du 10 juillet 1948.

 

 

Quelles peuvent être les incidences d’un emploi fonctionnel ? Est-ce une réelle avancée ? Quels intérêts pour les directeurs, les syndicats et le gouvernement ?

 

En tout état de cause, il ne s'agit nullement d'intégrer les directeurs dans un "corps de direction". Le statut d'emploi est très répandu dans la fonction publique. Il permet, d'une part, de reconnaître une fonction tout en la maintenant rattachée à son corps d'origine et d'autre part, de lui affecter une grille indiciaire spécifique.

 

1) Quel intérêt pour le gouvernement ?

Le ministère a pris conscience du malaise de la profession. Il lui est cependant difficile d’aller plus loin sur le plan financier ; il n'en a pas les moyens. Créer un véritable statut, nous pensons qu'il le souhaiterait. Mais il se heurte à deux écueils majeurs : le coût financier et l'opposition ferme et définitive des principaux partenaires sociaux. Il lui reste donc le statut d'emploi. Cette solution lui offre l'avantage de ne pas coûter cher et de surcroît de montrer sa volonté de mieux reconnaître la fonction de directeur.

 

2) Quel intérêt pour les syndicats ?

Après les quelques protestations d'usage, les syndicats, même les plus rétifs au statut du directeur, pourraient accepter un emploi fonctionnel. Ils seraient, probablement, soulagés de s'en tirer à si bon compte : ils auraient échappé à la création d'un véritable statut de directeur ! Ils pourraient même négocier quelques "avancées sonnantes et trébuchantes à engranger" et ainsi apparaître comme les vrais défenseurs des directeurs. Bref, tout bénéfice pour les ardents opposants à un statut de directeur. D’autant plus que, ne changeant pas de corps, les directeurs continueraient d'avoir les mêmes représentants issus des élections professionnelles communes à l'ensemble des enseignants pour "défendre" leurs intérêts...

 

3) Quelle incidence pour les directrices et les directeurs d'école ?

Les changements seraient peu ou pas perceptibles. Les directeurs continueraient d'être affectés dans le corps des professeurs des écoles. Certes, ils ne seraient plus "chargés de direction" mais officiellement nommés sur un emploi de directeur. De fait, ils le sont déjà actuellement. Le statut d'emploi permettrait d'institutionnaliser la fonction. Faut-il craindre la limite de durée d'occupation de l'emploi ? En théorie, oui. En pratique, non. En effet, le décret portant statut d'emploi définit [...] le cas échéant la limite de durée d'occupation de l'emploi. Imagine-t-on sérieusement un gouvernement se priver de directeurs alors qu'il en manque déjà plusieurs milliers chaque année ? Il appartiendrait aux négociateurs d'y veiller.

Une grille indiciaire spécifique serait définie lors de la création de ce statut d'emploi. Un "geste financier" symbolique l’accompagnerait, n'en doutons pas, ne serait-ce que pour mieux faire accepter ce statut. Attention ! Ne nous berçons pas d'illusions quant aux largesses budgétaires à attendre...

 

Pas de quoi se réjouir ! Le statut d'emploi ne correspond ni aux attentes, ni aux demandes des directeurs. Leurs conditions de travail ne s'en trouveraient pas vraiment améliorées pour autant. Les mêmes difficultés quotidiennes seraient toujours présentes.

Serait-il un remède à la « gouvernance impossible » et « l’absence de pilotage » de l’école primaire, deux insuffisances dénoncées par l’Institut Montaigne ?

 

Certes, en étant optimiste, on peut se dire, comme la CFTC Education que c’est « une première étape vers le statut ». Mais, l’expérience nous conduit à observer que le provisoire a une fâcheuse tendance à durer dans l’Education nationale et que le temps semble souvent faire une longue pause à chaque nouveau palier… Hélas, les étapes ne s’enchaînent pas au rythme souhaité par les directeurs.  

 

Autant dire que ce "statut d'emploi" serait plus proche du "statu quo" que du véritable "statut" réclamé par 93 % des directeurs... 

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

JeanRoger 17/05/2010 11:50



Where is Bryan ? In the kitchen ?


JR



merlin 16/05/2010 22:50



Froment: je me suis mal exprimé. Dans ma phrase, je ne faisais pas allusion à un  "corps des directeurs" comme tu l'as compris mais à un corpus de personnes ayant le même métier, les mêmes
soucis. Je suppose que nous avons tous fait le même constat: les dirlos satisfaits n'existent pas. Nous constatons tous l'accroissement des charges et responsabilités, le manque de considération
etc... mais nous ne votons pas encore tous pour ceux qui défendent un statut, le nombre d'adhérents au Gdid ne correspond pas à celui de ceux qui ont répondu au sondage Ifop... manque d'unité qui
nous est préjudiciable car si nous étions plus regroupés, nous serions plus forts.



che 16/05/2010 19:44



"indépendemment de la notion de hiérarchie" Ca j'en suis moins sûr car à l'intérieur du corps des personnels de direction, on peut demander n'importe quel poste (qui correspond aux mêmes
caractéristiques puisque dans le même corps) principal, principal adjoint, proviseur etc.. Donc en ce cas, dirlo prmier degré devra correspondre à ce principe..Et d'ailleurs les principaux et
proviseurs pourront postuler.


Mais je me trompe peut être...


Je regarderai comment tout cela évolue ....de loin..


che



Froment 16/05/2010 19:35



@Merlin
"malgré les efforts du Gdid ( et sa réussite partielle eu égard au nombre croissant d'adhésions), le " corps des directeurs et directrices d'école" n'existe pas encore. Le jour où nous serons
unis, la victoire sera proche, on peut en être certains"
Je pense qu'il ne faut pas avoir cette approche en terme de "victoire" ou "échec" du GDID pour ce qui concerne le "corps des directeurs et directrices d'école".
La réduction et la fusion des corps (décrite ou plutôt rappelée dans un article récent) montre qu'il ne peut pas y avoir de nouvelle création de corps de ce genre. On ne va pas refaire le
débat mais sache que les corps sont regroupés par "métiers". Or, diriger un établissement est un métier qui existe déjà et qui est intégré dans le corps des personnels de direction. Si
un jour, un gouvernement nous reconnaît en tant que directeur avec statut, je pense que de facto nous intègrerons ce corps des personnels de direction. Indépendamment de toute notion de
hiérarchie ou non, ce ne serait que logique sur un strict plan du regroupement des métiers.



merlin 16/05/2010 19:04



Il est certain que la CFTC sera un partenaire: on peut raisonnablement le penser.


Qu'en sera-t-il du SE qui, après avoir alimenter les forums sur ses débats prévus sur la direction d'école a fait un flop ? Depuis leur congrès au cours duquel il n'est pas ressorti grand chose
en notre faveur, c'est le trou noir, le black out.


Une chose est certaine: malgré les efforts du Gdid ( et sa réussite partielle eu égard au nombre croissant d'adhésions), le " corps des directeurs et directrices d'école" n'existe pas encore. Le
jour où nous serons unis, la victoire sera proche, on peut en être certains.



che 16/05/2010 14:49



Bon.. Ok Pierrot.. Je ne suis pas assez au fait sur la CFTC et je connais personne qui y soit pour te contredire.


Faudra quand même qu'il fasse un peu plus gaffe si la situation évolue... Y'en a qui vont pas faire de maladresses.


che



Pierrot Lombard 15/05/2010 19:49



Je partage assez ce que dit "che", ça ne peut pas être une maladresse.


Mais c'est de cet ordre là.


Pierre (prénom sympathique  ), Je n'ai aucune légitimité pour parler au nom de la CFTC, mais ils défendent la
reconnaissance des directeurs par un statut. 


La fonction d'emploi définie par un statut fonctionnel est un faux débat, ou, en tous les cas bien trop prématuré. On n'est est pas là. Rien n'est encore vraiment sur la table: ni statut, ni
emploi fonctionnel, ni plus de décharges, ni corps des chefs d'établissements...


C'est pourquoi que nous devons défendre nos positions et convaincre à partir d'elles. C'est une fois les différentes pistes sur la table que l'on pourra, éventuellement,
discuter. 


"Éventuellement" parce que même si ça bouge beaucoup,  rien ne dit que ça basculera de notre côté. Si c'était le cas (et au GDiD nous faisons beaucoup pour établir un
rapport de force en notre faveur) il est quasiment certain que la CFTC sera un partenaire.


 



jeanroger 15/05/2010 12:30



http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/six-enseignants-condamnes-pour-harcelement-moral


Ce délégué, c'est pas toi par hasard Gégé?


En tous les cas on va voir si ce snoopisme à les c. de démissioner de son poste de délégué syndical. Dans le cas contraire ça va faire tâche lors des prochaines élections professionnelles
où certains méchants vont se faire un plaisir de rappeler l'affaire...



Grégoire 15/05/2010 10:41



Je crois qu'à part Gégé, tout le monde dit la même chose.



Pierre 15/05/2010 10:09



@Pierrot
Je disais que je ne comprenais pas le changement de stratégie de la CFTC. Je comprends encore moins maintenant que tu nous dis qu'ils ont défendu cette thèse pendant une dizaine d'années.
Comment peut-on abandonner du jour au lendemain une conviction si elle est ancrée depuis une dizaine d'années ? C'est vraiment incompréhensible.

Je partage assez ce que dit "che", ça ne peut pas être une maladresse. Les syndicalistes de haut niveau sont aguerris. Ils savent que les mots ont leur importance. A ce niveau-là, on ne commet
pas de maladresse de cet ordre. Non, ce n'est pas une explication plausible.
Alors, ont-ils compris qu'elle n'avait aucune chance d'aboutir ? Si oui, pourquoi ne pas l'expliquer ? On pourrait le comprendre même si on le déplore.
Comme "che", je pense que si cet emploi fonctionnel venait à être mis en place, il n'y aurait plus aucune chance de passer ensuite à un statut tel qu'on l'entend. Quelles raisons aurait un
gouvernement à le modifier ?
Tu vois, c'est ça que je crains avec cette proposition de la CFTC. A être trop minimaliste, on ne gagne pas grand chose.



Pierrot Lombard 15/05/2010 07:49



Je ne peux que penser que cette "proposition" est au minimum
maladroite...


ça, complètement d'accord! 


... pour ne pas dire plus.


Plus, pourquoi pas, mais pas suffisant pour aller chercher des explications plus LOIN, vers la droite et/ou
la trahison.





Je ne suis ni le défenseur de la CFTC ni de l'emploi fonctionnel, mais, parce que nous avons eu l'occasion de
travailler plusieurs fois avec la CFTC, je sais qu'il y a de la part de ce syndicat une véritable volonté de reconnaître le directeur en tant que tel. (une des raison d'un emploi fonctionnel est
justement la reconnaissance d'une fonction spécifique.)


Cette maladresse ne peut pas effacer d'un coup la dizaine d'années qui vient de passer où le statut qu'ils proposaient lors de leur audience, était calqué (pompé!) sur celui du GDiD.


PS: management, manager, comme beaucoup de termes anglais, ça vient du vieux français: le "ménagement": c'était la responsabilité de quelque chose dont on n'était pas
propriétaire.


Comme quoi...



che 14/05/2010 23:29



Pierrot.. Ridicule, je ne crois pas... J'ai la faiblesse de croire que quand on fait ce type de communiqué, on fait très attention à ses mots pour être bien compris. Manager, actuellement, est
très chargé et très "repoussoir" dans le contexte actuel.. La CFTC ne peut pas ne pas s'en être rendu compte.


Tu me dis "ridicule".. Bon, je veux bien te croire... Mais c'est tout du moins au minimum maladroit, surtout quand on vient de mettre en avant un emploi fonctionnel qui pourrait être considéré
comme en fait la déclinaison publique du manager du privé


Je suis allé sur le lien pour lire ce que la CFTC mettait comme conditions à la mise en place de cet emploi fonctionnel. Plus de sous, une aide administrative, une amélioration des décharges..
Des moyens en fait.. Bien. En revanche je ne lis rien sur son "être" (comme on aime bien dire), qui dans le cadre de ce type d'emploi est le plus important, au risque de se retrouver exactement
dans le même flou qu'actuellement avec en plus la pression de la hiérarchie renforcée encore du fait du type d'emploi très soumis à cette hiérarchie.


Quant au "pas" vers un statut... Je vois mal pourquoi un gouvernement passerait demain d'un emploi fonctionnel qui place à la direction des écoles des "managers" sur qui il a tous les moyens de
pression, à un statut plus protecteur pour ces mêmes "managers".


Je ne peux que penser que cette "proposition" est au minimum maladroite pour ne pas dire plus.


che



thierry fabre 14/05/2010 19:52



Eh bé, mon bon Gégé-pas-de-figure, pas de réponse ?


Faut-il donc que de nos petits doigts racornis, on mette en ligne ces 3 contributions sur la direction d'école sur lesquelles planche le prochain congrès du SNUipp ?


Sois donc sympa, envoie-nous ça, qu'on en discute...


 


Pour mettre l'eau à la bouche (je t'en prie ne sois pas farouche), un bref extrait:


« …Des tâches de plus en plus lourdes au détriment du cœur du métier : le travail avec les élèves, les relations avec les parents d’élèves et les partenaires, l’animation du travail
collectif de l’équipe… Les tenants d’un statut … ont alors beau jeu de constater que cette fonction a évolué et de dire qu’il nous faut accompagner cette évolution.
A ce propos l’enquête du SNUipp nous interroge. Quel est son objectif ? Pourquoi une telle enquête ouverte à tous ? Prendre le pouls de la profession ? Sans échantillonnage
représentatif ?


On sait que les collègues s’intéressent malheureusement peu à cette question, et que d’autres s’en sont emparés pour faire passer leurs « idées »… »


 


Texte signé de Fredéric Lejeune et Patrick Soulié, deux membres du bureau départemental du SNUipp 31, élus en CAPD…


 


Ce n’est pas la meilleure des 3 contributions déposées pour le prochain congrès du SNUipp, mais ce n’est pas la pire…


Juste quelques extraits où il est amusant de constater :


- que face à une réalité (« cette fonction a évolué ») qui dérange les dogmes idéologiques les plus ancrés, on préfère nier le réel que de modifier le Crédo. Pratique de curés…


- que la vaste fichaise de faux-semblant de consultation organisée par le SNUipp sur la direction d’école soulève des protestations, y compris parmi ses militants et ses responsables…


- que l’on retrouve ici l’hommage du vice à la vertu, avec cette petite phrase sur les ceusses qui font passer leur « idées ». Hommage particulièrement appuyé à ces guillemets au mot
« idées »…J'approuve...


 


Thierry fabre




Pascal Oudot 14/05/2010 19:00



Non non, Gégé je l'ai reconnu, c'est Calimero! "Z'é vraiment trop inzuste!"



Pierrot Lombard 14/05/2010 18:56



Mais Gégé lui prend les autres pour des guignols.


Parce qu'il faudrait choisir, soit la CFTC est un syndicat insignifiant, soit c'est un syndicat qui pèse. Ou l'un ou l'autre, mais pas l'un ou l'autre quand ça arrange...


Quand un délégué syndical(et quel délégué!) est condamné, avec 5 enseignants d'une même école, pour harcèlement moral à l'encontre d'une dirlette...


c'est là:


http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/six-enseignants-condamnes-pour-harcelement-moral


Ce délégué, c'est pas toi par hasard Gégé?



thierry fabre 14/05/2010 13:14



Gégé, ne fais pas semblant de ne pas savoir lire...


Marc t'en a parlé, je t'ai interpellé là-dessus, tu as bien du parcourir ces lignes.


Pourrais-tu, (s'il-te-plait, merci), nous faire part des 3 contributions déposées sur la direction d'école pour le prochain congrès du SNUipp ?


On pourra ainsi comparer... Si Marc les a reçu, dans l'Ouest, tu as bien du les avoir, dans le sud-sud-est... Ne sois donc pas cachottier et fais-nous partager...


Thierry fabre



Marc Gaudel 14/05/2010 11:47



Gégé,


Je ne prends personne pour un guignol. Je suis syndiqué au SNUipp car je crois qu'un syndicat est utile. Comme beaucoup, j'ai reçu les contributions à notre 8ème congrès. Et je constate
amèrement que je n'ai RIEN à attendre de mon syndicat sur les dirlos. Il y a 3 contributions : 2 sont à mes yeux totalement irrecevables. Elles ont été émises, elles servent
d'éléments au dialogue, comme celle de la CFTC. Mais elles sont pires...


Mais oui, il y a progrès... Une, quand même, est intéressante dans ces constats...  Mais il faudra attendre la congrès pour savoir ce qu'il en adviendra. Et, si j'espère me
tromper, je n'ai guère de doute... 



Jeanroger 14/05/2010 11:47



Gégé, ta connerie à toi, réside essentiellement dans ton pseudo. Pourquoi ne viens-tu pas débattre sur les forums du GDID avec ta véritable identité. Tu as si honte que ça d'appartenir au
syndicat qui prône le CMD?



Gégé 14/05/2010 11:32



Eh OH, les gars, faudrait voir à pas raconter n'importe quoi... même pour sauver le soldat SCENRAC. La devise, c'est quoi ? Plus c'est gros lus ça passe ?

Déjà faire passer la CFTC pour une victime du sport favori de ce blog, ça fait rire. Y a pas photo, la tête de turc, c'est de loin le SNUipp. Y a pas de jour où il en prend plein la ipe. Même
quand l'article ne le concerne as, y a tujours quelqu'un pour lui faire porter la responsabilité de tous les maux des dirlos. Et sur le site du GIDD, alors là, j'en parle même pas. Un vrai jeu de
massacre !

Et maintenant nous dire que ce n'est qu'une proposition pour le futur congrès... On se fout de nous. Voilà un syndicat reçu officiellement par un député chargé officiellement par le premier
ministre d'une mission sur le statut de l'école et durant l'entretien, les responsables syndicaux annoncent qu'ils sont pour un statut d'emploi fonctionnel. Bonjour la démocratie. On change de
position sur les dirlos devant un chargé de mission et on vient nous dire "mais non, c'est pas une position, c'est une proposition en préparation du congrès et patati et patata..."
Faut arrêter les conneries. On sait lire les communiqués du Scenrac. Faut pas nous prendre pour des gogols...



Gérard MARTIN 14/05/2010 10:57



lien



Gérard MARTIN 14/05/2010 10:54



Pour connaitre les explications de la CFTC faudrait déjà aller les lire sur leur site:

Pierrot Lombard 14/05/2010 10:12



D'abord, au GDiD personne ne demande de l'accepter, nous avons dit et redit notre position.


Ensuite la CFTC est loin d'être le SE, donc sachons garder les proportions.


Enfin, et c'est sans doute dans ces nuances que l'on se comprend mal, il n'y a pas "revirement". 


Par contre, mais ce sont leurs problèmes, je te rejoins sur l'effort que devra faire la CFTC pour s'expliquer.


 


Mais, vraiment je trouve quand même que c'est un mauvais procès, il n'y a pas autant de réactions positives quand la CFTC (le SNE et @venir école ) proposent un statut pour les dirlos.


Au contraire, il y a tendance au minimum de rappeler leur faible poids respectif, au pire de les traiter avec arrogance, en passant par la disqualification à cause de leur tendances "droitières".


Laissons les choses à leur juste place.



Pierre 14/05/2010 09:40



Il y a quelque chose qui me gène dans certains commentaires. Tous disent que la proposition de la CFTC n'est pas conforme à notre attente telle qu'exprimée par le projet du GDID. MAIS, il
faudrait l'accepter tout de même parce que la CFTC fait un pas vers les dirlos en ayant une proposition qui nous est quand même favorable.

Le problème n'est pas là. Personne ne reproche à la CFTC son engagement auprès des dirlos. Il est connu et aprécié. Ce qui pose question, c'est pourquoi avoir abandonné (même provisoirement) la
demande d'un statut pour faire cette proposition d'emploi fonctionnel qui nous est moins favorable ?
C'est tout le mystère qu'on souhaiterait voir éclairci. Est-ce interdit de le demander ?

Ce revirement (car c'en est un) me fait penser à la situation en 2006 quand le SE a signé le protocole. Ses dirigeants nous ont expliqué que c'était une "avancée" vers un mieux pour les
dirlos.
Aujourd'hui, en gros, la CFTC nos dit qu'il est mpossible d'avoir un statut donc on avance par étape. Sauf qu'on sait qu'entre chaque avancée, les années défilent.
L'explication vaut ce qu'elle vaut. Est-elle crédible ? Quand on a des convictions, on va jusqu'au bout. Surtout quand on rappelle mail après mail qu'on soutient l'idée d'un statut, qu'on le
réclame, et qu'on va même jusqu'à accepter l'idée d'être reversés dans le corps des personnels de direcion.
C'est ce changement que je ne comrends pas. Et c'est la crédibilité de la CFTC qui est en jeu. Qu'elle nous montre que ses convictions sont réelles et pas trop molles.



Pierrot Lombard 14/05/2010 07:44



Une analyse toute personnelle et subjective


Très personnelle donc très subjective.


proche, je trouve sur ce plan de Montaigne...


ridicule.


tout cela à cause du mot "manager"


 


 


Le SCENRAC a des positions différentes du GDID ?


Tant mieux, et tant mieux si le SE, le SGEN, Avenir-Ecoles en ont d’autres, tout aussi différentes. C’est de cet échange, de ce dialogue que l’on pourra arriver
à faire avancer les choses.
Par contre, cela ne changera rien à l’inanité croquignolesque du SNUipp, avec son fumeux conseil des maîtres décisionnaire, ou de FO, avec son
décret-de-89-pour-les-dirlos-instits-com’-les-zotres…


 


Et qu’importe si


 


« Je suis dans le fossé je compte mes blessures
Je n’arriverai pas jusqu’au bout de la nuit
Qu’importe si la nuit à la fin se déchire
Et si l’aube en surgit qui la verra blanchir »


 


Thierry fabre


 


Voilà pourquoi je suis adhérent du GDiD!


 






che 13/05/2010 23:05



Hors de l'emploi fonctionnel, ce qui m'a le plus intéressé c'est la justification


"La CFTC Education Nationale a proposé qu’au sein de l’école, le directeur, de même
qu’un « manager », soit doté d’une véritable autonomie pour insuffler une dynamique et agir avec son équipe dans le respect de chaque personne.


C'est un peu gênant, pour mon compte, cette assimilation à "manager" du Directeur.. Très "entreprise" comme terme. Bien dans la ligne de Montaigne.. 


"Le principal rôle du manager est de mener à bien une mission à lui confiée par son supérieur et cela par l’intermédiaire d’autres personnes."  C'est vrai que cela cadre bien avec
l'emploi fonctionnel, moins avec un statut. Le manager est placé de fait en autorité hiérarchique. Ce terme ,associé à l'emploi fonctionnel, dans notre cadre, volontairement ou pas, est
mettre le doigt dans l'engrenage qui mène au dirlo, chef hiérarchique... Ce qui n'est pas mon objet.


 


Cette autonomie lui permettrait d’élaborer un projet associant l’équipe
pédagogique


On retourne le problème.. C'est un choix.. Ce n'est pas le directeur qui a un projet mais l'équipe.(même si cela n'est pas souvent le cas actuellement). Là le directeur, manager élabore le projet
et y associe son équipe. Là encore il se place en situation hiérarchique. D'autant plus l'on peut fortement imaginer que son "recrutement" par l'autorité va se faire sur la base du projet qu'il
proposera lors de son entretien d'embauche. Ce projet (sa feuille de route) préalable à la rencontre avec son équipe risque donc fort de devenir le cadre (c'est celui sur lequel il a été recruté)
qu'il devra imposer à son équipe... Associer prend un sens spécifique.. On "associe" à la réalisation mais pas à la conception!


Là encore on est dans une droite ligne bien en vogue de "gouvernance" qui sous le visage de se vouloir plus cohérente vise surtout à limiter l'autonomie pédagogique de manière descendante


- projet fondé sur les réalités de l’école et non sur des déclinaisons
d’orientations venues de plus haut,


Assez antinomique avec le rôle d'un "manager" et surtout avec le "statut" proposé qui vont tous les deux dans le sens opposé.


- projet axé sur l’amélioration des résultats des élèves.


Grande phrase qui n'a Pas beaucoup de sens car c'est l'essence même de l'Ecole.. sauf à comprendre cela dans un sens quantitatif... Amélioration voulant dire amélioration des statistiques aux
divers indicateurs.. Evaluations/ nombre de redoublements proposés/ etc... Angle pris, il est vrai actuellement et défendu dans les nouvelles maières d'évaluer les enseignants


 
Ce projet deviendrait la véritable identité de l’école


Contrat d'objectifs qui remplace le projet d'école?



 Une analyse toute personnelle et subjective qui pour moi, révèle un peu la vision de fond de la CFTC... proche, je trouve sur ce plan de
Montaigne.. Mais bon ce n'est qu'une lecture, sûrement trop subjective.


che


 



thierry fabre 13/05/2010 20:32



Allez, un peu de poésie dans ce monde de brutes…


 


« On sourira de nous pour le meilleur de l’âme
On sourira de nous d’avoir aimé la flamme
Au point d’en devenir nous-mêmes l’aliment
On sourira de nous pour notre dévouement
Quoi je me suis trompé cent mille fois de route
Vous chantez les vertus négatives du doute
Vous vantez les chemins que la prudence suit »


 


Ils sont nombreux à douter, nombreux à être prudents, nombreux à sourire de nous…


Ils sont nombreux, ici même, à nous seriner que nos petites idées tiennent du rêve éveillé, que notre demande d’un statut relève de l’utopie…


 


Dernier point sur lequel ils n’ont pas totalement tort : notre projet est global et lie tout à la fois rôle et place des dirlos dans l’école et structuration de l’Ecole Publique. Projet qui
n’est pas révolutionnaire, mais qui est bougrement radical. Projet donc dangereux, qui dérange les petits équilibres minables de la co-gestion, les œillères idéologiques habituelles, les
certitudes bien ancrées, de part et d‘autre… Projet donc combattu, car dangereux pour d’aucuns. C’est normal de leur part…


 


Projet qui pourrait être dangereux pour tous si sa globalité se voulait totalitaire. Si nous en venions un malheureux jour à proclamer que nos propositions sont seules à devoir être prises en
compte, si nous passions du joli mot « projet » à la lugubre « Vérité auto-proclamée », on serait aussi cons que la direction du SNUipp, ce qui serait bien triste…


 


On a donc un projet, à comparer à d’autres, parmi lesquels celui du SCENRAC-CFTC (propositions non abouties, puisqu’elles ne sont, à l’heure actuelle, que l’un de choix possibles à un congrès à
venir)


 


Position toute perso, ce qui me dérange, dans cette idée du SCENRAC, c’est que le curseur n’est pas au même endroit que dans notre projet.


Statut d’emploi, mobilité liée, processus de désignation par l’IA sur dossier, renouvellement ou non suivant le choix du roi, autant d’éléments qui, à mon avis, accroissent ou ne changent rien à
la sujétion actuelle des dirlos et de l’Ecole. Notre petit projet a sa logique, celle de l’autonomie, de la responsabilité, de la liberté de nos choix professionnels dans le cadre général d’un
contrôle d’une mission de service public. Tous éléments que je ne retrouve pas vraiment dans ce projet de la CFTC


 


Positon toute perso, ce qui me ravit, dans cette idée du SCENRAC, c’est qu’elle existe…


Ben oui, à part tomber dans le sport favori de ce blog, qui est de taper plus sur tout syndicat qui bouge un peu, que sur tous les inertes et les morts-vivants, on est quand même obligé de
constater qu’il y a des syndicats qui se lèvent le maffre, qui proposent, qui agissent, et d’autres totalement inertes. Nos thuriféraires habituels du Snoopy national pourrait-ils avoir la
gentillesse de nous mettre en ligne les 3 contributions actuelles du SNUipp dans le cadre de la préparation de son prochain congrès ?


Leur inanité et leur bêtise (pour deux d’entre elles) nous donnerait pinte de bon sang !


 


Le SCENRAC a des positions différentes du GDID ?


Tant mieux, et tant mieux si le SE, le SGEN, Avenir-Ecoles en ont d’autres, tout aussi différentes. C’est de cet échange, de ce dialogue que l’on pourra arriver à faire avancer les choses.
Par contre, cela ne changera rien à l’inanité croquignolesque du SNUipp, avec son fumeux conseil des maîtres décisionnaire, ou de FO, avec son
décret-de-89-pour-les-dirlos-instits-com’-les-zotres…


 


Et qu’importe si


 


« Je suis dans le fossé je compte mes blessures
Je n’arriverai pas jusqu’au bout de la nuit
Qu’importe si la nuit à la fin se déchire
Et si l’aube en surgit qui la verra blanchir »


 


Thierry fabre


 


PS Densi, merci pour tes éloges, et d‘apprécier (pour une fois), mes petites interventions. On attend donc avec une impatience non déguisée ton adhésion…


 


 




che 13/05/2010 18:42



"9 ans n’est pas une norme, mais un maximum. La moyenne est plutôt de l’ordre de 6 ans… Et l’obligation de mobilité est loin d’être la seule chose qui nous avait conduit à refuser ceci en 2007. Nomination par choix du roi, précarité du job,
protection statutaire au degré zéro, etc…. Pareil que maintenant, mais en pire…


Y a-t-il quoi que ce soit qui ait changé et qui nous conduise à adorer aujourd’hui ce que nous avons brûlé hier ? "T.F.


Sur la même longueur d'ondes que Thierry..


Pour la mobilité, je ne crois pas au projet d'école comme référence, complexe comme base de calcul du turn over, (il peut être prolongé, réduit, etc)... Je crois plutôt à un appui, si cela se
passait ainsi, sur l'évaluation des enseignants..


Des projets, lus je ne sais plus où, dessinaient une évaluation sur 4 ans des équipes avec une évaluation de départ qui définit les objectifs chiffrés à atteindre pour l'école en question,
un bilan d'étape deux en après et une évaluation finale la 4eme année (de mémoire)


Une reconduction ou non du dirlo sur ce poste, basée sur les résultats obtenus me semble bien coller à cet emploi fonctionnel. Beaucoup d'avantages au niveau de la "gouvernance" des écoles que
beaucoup (think tank, gvt) semblent mettre en avant. Beaucoup d'avantages pour l'IA, moins pour le dirlo  


Maintenant, cette proposition de la CFTC ne me choque pas. Elle a fait un constat, Elle propose une "solution"..   Je suis personnellement contre et je pense qu'elle se
fourvoie...  Mais si j'entends qu'on écoute les propostions du GDID, je ne vois pas pourquoi d'autres ne pourraient pas en faire de différentes. Au moins c'est écrit et on peut dire
pourquoi on est contre.. Pas comme le CMD dont je réclame toujours l'explicitation.


Une remarque en lien avec le fil précédent.. C'est drôle comme un "constat" même "apparemment partagé" révèle des différences en fait. problème de l'analyse qui a entrainé le constat,
qui souvent porte déjà en elle les solutions que l'on envisage. Le "constat" qui se veut objectif l'est en fait rarement (cf analyse de PIRLS par exemple)


che



Christian Fau 13/05/2010 14:21



Dans mon message précédent, merci de lire emploi fonctionnel au lieu de statut fonctionnel.


C'est vrai on va finir par ne plus rien y comprendre mais ce qui compte, c'est pas les mots c'est ce qu'il y a derrière.


Ch



Densi 13/05/2010 14:19



Tu as tort Armelle, je trouve que ces propositions/discussions des derners sujets confirment  les véritables motivations des uns et des autres dans la recherche de l'amélioration de la
'fonction'-faisons simple-. ll y a  ceux qui se sont servis du débat impulsé par le gdid mais  dont le but évident est de 'devenir calife officiellement'  et à n'importe quel prix
(faire partie du corps de direction ou d'avoir un emploi ou un statut fonctionnel quelles qu'en soient les conséquences) et ceux qui mesurent aujourd'hui le danger de telles propositions
pour  l' avenir de la majorité des écoles et donc des directeurs en place. J'apprécie (pour une fois) l'intervention de T.Fabre qui redéfinit clairement le principe du statut proposé par le
gdid et sur lequel une majorité s'était prononcé favorablement



Armelle 13/05/2010 12:55



C'est la confusion la plus totale. On n'y comprend plus rien. Dernier post, celui de Christian Fau. Il parle de "statut fonctionnel"...

"Statut", "emploi fonctionnel", "statut fonctionnel"... Quelle salade ! Alors qu'en droit administratif, ça n'a rien à voir.

Les uns sont pour un statut, les autres aussi mais l'accommoderaient à la sauce CFTC, et donc ça ne serait plus un statut. Tout est mélangé. Visiblement on ne sait pas très bien où l'on
va alors que jusqu'à présent on nous disait que tout était clair.
Mois de mai pourri ! 



Marc Gaudel 13/05/2010 12:49



Même âge,


Même analyse que Christian Frau



Christian Fau 13/05/2010 12:08



Je trouve le procès en sorcellerie fait autour de la proposition de la CFTC déplacé. Leur légitimité à proposer un statut fonctionnel est au moins aussi réelle que celle du SNU à proposer
 le CMD. Avec une différence cependant, la proposition du SNU ne tient pas debout à tel point que même eux n’en parlent plus qu’entre eux.


Je suis pour ma part pour un statut qui définisse mes fonctions, statut qui me donnera des prérogatives (que j’ai déjà pour la plupart) et aussi des obligations nouvelles. Même sans parler de la
situation économique actuelle, il est irréel d’imaginer un statut pour les 40 000 directeurs d’école. Sans même parler du nombre, quoi de commun entre le dirlo d’une maternelle à 2 classes
et celui d’une primaire de 20 classe, entre la façon de faire d’un jeune qui n’a trouvé que cette façon d’avoir un poste et celle d’un ou une dirlette qui dirige sa 4ème école.


D’autre part, regardons un peu en arrière, depuis 85 on a obtenu quoi à part quelques décharges et quelques euros en plus ? Rien si ce n’est des charges en plus. Merci à qui ?


Alors les bavardages inutiles sur la question me fatiguent, ils ne mènent à rien. Un statut ? Oui. Un statut fonctionnel ? Oui aussi et je dirais même que vu la situation, c’est
certainement la solution la plus adaptée. Une obligation de mobilité ? Ben pourquoi pas, c’est vrai que ça ouvre l’esprit et ça fait parfois du bien…Mais si bien sûr, on veut croire à un
statut pour tous les directeurs actuels, sans charge ni contrainte supplémentaire et tout de suite, on peut, mais à 50ans je ne crois plus au père Noël.


Christian




Gérard MARTIN 13/05/2010 10:55



Bonjour,
si vous avez tout bien suivi, vous avez vu que la CFTC défend, au moins jusqu'à son prochain congrès, où la question sera mis en débat, son statut du directeur, pratiquement identique à celui du
GDID.
Et peut-être, sans doute, s'il s'avère que la motion du statut d'emploi PROPOSÉE ne correspond pas aux attentes des directeurs, elle sera repoussée.
La CFTC, malgré son faible taux aux élections professionnelles (un peu plus de 1% en métropole des votants, mais aussi plus de 22% à la réunion par exemple, avec deux représentant en CAPD)
comprend de nombreux directeurs dans ses rangs. Et je ne pense pas qu'ils voudront se faire du mal.
Le but de cette proposition est né surtout (Pascal l'a bien compris) de sortir du débat manichéen statut/statu quoi en s'intéressant davantage au contenu qu'au contenant. Visiblement ça marche et
c'est tant mieux.



Grégoire 13/05/2010 10:44



. Dans les dicussions entre collègues, c'est un point qui commence à accrocher. Autour de moi, je sens naître des doutes, des interrogations sur la stratégie qui devait nous emmener tous vers
un statut.


Tu peux lever toute ambiguïté autour de toi quant à la stratégie du GDID :son originalité réside dans son statut d'association. S'y trouvent des personnalités de toutes origines , parfois
antagonistes sur d'autres sujets de la direction d'école . C'est une culture : celle du monde associatif et cela fait toute la différence. ( c'est un choix ).


Sa position est limpide : relire le projet de statut et nos contre propositions aux EPEP Darcos ( à affiner )


Nous n'exluons personne et ne rejetons personne. Pour l'instant toutes les contributions constructives au débat ( la dialectique ) sur la reconnaissance du métier de directeur sont des éléments
d'analyse de critique voire d'approbation : SNE, SGEN, SE ( même si c'est hésitant mais en soit le fait que cela hésite est une évolution positive ) CFTC, Montaigne, rapport de la cour des
comptes, avant projet d'EPEP Darcos, ANDEV, AMF,GDID construisent démocratiquement une perspective pour sortir de l'impasse.


Les absents SNUIPP SUD ne peuvent tout de même pas pleurer :  leur positionnement est de leur propre responsabilité, on a le droit de dire notre franche ( très franche ) opposition .
L'évaluation se fera aux élections professionnelles ( taux de participation et résultats ) .  Venir nous balançer, en ce moment où on galère depuis 2 ans comme des malades un truc comme le
CMD et le vocable collègue en charge de la direction , cela ne passe pas et on le dit.


Mais comme je le dis tout le temps ( je radote ) : à pisser contre le vent on finit toujours mouillé !



kermg 13/05/2010 10:17



Bonjour,


Je l’ai déjà écrit : je suis encore syndiqué. Je crois encore à la pertinence de représentant du personnel
pour éviter… des erreurs, des abus…


Bientôt, le 8ème congrès national de mon syndicat. Trois contributions sur les directeurs. 2
franchement ridicules pour ne pas dire risibles. Je n’attends rien de mon syndicat de ce côté.


Il ne dit RIEN des nominations sur « profil » débutés dans certains départements. C’est donc qu’il
acquiesce. 


Il ne propose RIEN pour améliorer le fonctionnement global de l’école. A croire que le but d’un syndicat soit
exclusivement de s’opposer. Il est si facile de mobiliser « contre ». Il est si difficile de « proposer » une amélioration, un projet…


 


Donc, rien pour les dirlos, ces gugusses-comme-les autres-qui- appliquent-les décisions- d’un-CMD, taillables,
corvéables et qui ne servent à rien. CQFD. Fermez le ban. Et s’ils avaient un statut, ils deviendraient des chefaillons à la botte du MEN…


 


Quand j’imagine ma journée de lundi à venir, (clin d’œil à Ch’ti), 
sans savoir si je serai déchargé car la Pe2 (j’ai une école à 6 classes) sera en stage, je me prépare à une journée difficile.


Et je me retrouve largement dans ce qu’écrivent mieux que moi 
Grégoire et Pierre L 


 


 


 


 



Pierre 13/05/2010 10:12



"La mobilité n'est pas un problème"
Oui, tu as sans doute raison, Noé. Quand on bouge, on retrouve une motivation, du peps... mais je peux te dire qu'on peut peut aussi s'investir sans bouger à condition de ne pas tomber dans la
routine.

Pierrot, d'accord, les syndicats doivent faire des propositions. Mais pas n'importe lesquelles. Dans le cas du SNUipp ou de la CFTC, ils nous engagent sur une voie qui ne nous intéresse pas. Ni
l'un, ni l'autre ne nous ont demandé notre avis. Que ce soit le CMD ou l'emploi fonctionnel, ça ne correspond pas à ce que souhaitent les dirlos. Tu connais mieux que moi le résultat de l'IFOP.
Un statut et un emploi fonctionnel, ça n'a strictement rien de comparable. Et comme le disait un collègues, à supposer que cet emploi fonctionnel passe, on se retrouve partis pour des années
avant d'avoir un nouveau mieux. Le gouvernement aura beau jeu de dire qu'il a "fait quelque chose" pour les dirlos.

Autant je te suis quand tu t'en prends au SNUipp de vouloir nous imposer le CMD, autant je suis perplexe en te voyant soutenir plus ou moins les efforts de la CFTC à s'occuper des dirlos. Je
crois qu'il faut s'en tenir à réclamer un statut.

On perçoit bien depuis quelque mois une inflexion dans les propos tenus ici par pas mal de collègues. Toujours la même intransigeance à l'égrad du SNUipp et c'est très bien. Il ne faut pas céder.
Leur position est intenable.
Mais de plus en plus d'indulgence à l'égard du SE et aujourd'hui de la CFTC alors que leurs positions ne sont pas forcément celles voulues par les dirlos. Dans les dicussions entre collègues,
c'est un point qui commence à accrocher. Autour de moi, je sens naître des doutes, des interrogations sur la stratégie qui devait nous emmener tous vers un statut. Dans les commentaires plus
haut, cette indulgence se ressent nettement. J'ai peur de risques de fissures dans le combat des dirlos. Mais, ça n'engage que moi et je n'ai pas la vérité infuse.



Pascal Oudot 13/05/2010 10:04



Cela s'affole un peu autour des directeurs d'école en ce moment. La CFTC, je le redis, est pour l'instant la seule centrale qui clâme haut et fort que le situation ne peut pas durer et réclame
pour les directeurs d'école un statut. Voilà la réalité. On aime ou on n'aime pas la CFTC, on se gausse de sa représentativité, mais les faits sont têtus.


 


La CFTC fait donc une nouvelle proposition, celle d'un emploi fonctionnel. Ce n'est pas ce que nous voulons, et j'estime que c'est une proposition prématurée qui peut donner de mauvaises idées à
certains hauts fonctionnaires en panne. Mais je vous rappelle qu'un estimable député qui a déjà su écouter tous les interlocuteurs est actuellement en charge de la question et doit présenter en
juin un rapport d'étape. Il est donc nécessaire de lui faire connaître que cette proposition-là ne nous sied pas.


 


C'est d'autant plus nécessaire que les autres centrales syndicales peu à peu prennent fait et cause pour l'immobilisme, et refusent même désormais d'évoquer la question des directeurs d'école.
Hier le SE-UNSA a fait tardivement paraître sur son site un article concernant le rapport de l'Institut Montaigne. Les points 10 à 13 de ce rapport, qui traitaient directement de nous, sont cités
mais ne font l'objet d'aucun commentaire, à part celui du refus réitéré des EPEP. C'est fort significatif, ces gens-là, comme ceux du SNU-ipp ou de FO ou du SGEN, n'ont rien à proposer en dehors
de leur litanie traditionnelle "Plus de sous!". D'ailleurs, l'argumentation utilisée pour refuser tout constat est grossière; voici la phrase du SE: "Cette officine du prêt-à-penser
libéral bénéficiant du financement de nombreuses sociétés du CAC 40 utilise de façon partielle et réductrice des enquêtes pourtant sérieuses (DEPP, PISA, PIRLS) pour étayer ses
propos." Et c'est de cette façon qu'on règle le problème? Cela devient ridicule, cette volonté de déconsidérer autrui parce que a priori il n'est pas politiquement de votre bord -ce
qui reste d'ailleurs à prouver, le SNU en la personne de Moindrot a bien été auditionné par l'Institut Montaigne-, et que donc sa position est forcément suspecte.


 


Alors nous pouvons faire la fine bouche. C'est même notre devoir de faire savoir que nous ne pouvons nous satisfaire de cette proposition d'emploi fonctionnel. Mais pour l'instant qui nous
propose autre chose? Soyons honnêtes. Je l'écris avec d'autant plus de facilité que vous savez ma propension à pourfendre les prétendues actions syndicales. Être dans l'opposition, c'est facile
et opportuniste pour un syndicat qui n'a rien à proposer parce qu'il n'a aucune idée. De toute façon, est-ce le rôle d'un syndicat de faire de la politique? Parce que c'est bien ce dont il
s'agit, sous couvert d'une défense des personnels qui a bon dos.


 


Donc je prends acte de la proposition de la CFDT. Je les informe qu'elle ne me convient pas. Maintenant, j'attends des nouvelles du SGEN, du SNU, de FO: vous avez face à vous quarante mille
directeurs d'école qui pédalent dans la choucroute depuis des années; vous ne nous avez rien proposé, vous ne dites rien. Ne serait-il pas temps de faire quelque remue-méninges? Nous
attendons. Mais je crois qu'avec le persistant silence que je subodore, il ne restera guère que le GDID pour faire entendre une voix discordante dans le concert.



Noé BABET 13/05/2010 07:55



La mobilité n'est pas un problème . Quand on reste trop longtemps dans un endroit , on ne voit que le bout de son nez ; Il est bon de changer d'école souvent pour s'instruire et voir ce qu'il y a
ailleurs .


 Je suis pour la mobilité .


Le changement permet de s'enrichir . et élever son niveau culturel .


Cela permet de ne pas parler dans le vide (comme font certains , en ce moment , ref " ce débat" sans queue ni tête = stérile et inutile)



Pierrot Lombard 13/05/2010 07:24



Denis, mais le SNUipp est d'accord aussi sur le constat:


Du SNUipp le 10 mai dernier: (donné par Grégoire)


« L’école échoue dans sa mission de correction des
inégalités. Pire, elle les renforce ».


A l’évidence, le rapport intitulé « vaincre l’échec scolaire à l’école primaire » que vient
de publier l’Institut Montaigne, un « think-tank » composé de patrons et d’intellectuels enfonce
une porte ouverte. Nul ne conteste cette réalité, le système éducatif est inégalitaire et même injuste. Les critiques des réformes sur l’école : « des programmes scolaires trop lourds », « des dispositifs
d’aide aux élèves en difficulté confus et sans cohérence pédagogique » et des rythmes pas adaptés aux enfants.


Certaines propositions rejoignent l’agenda ministériel. On retiendra la suggestion de réduire les congés estivaux d’au moins deux semaines, de réduire le nombre d’heures travaillées chaque
jour mais de les étaler sur cinq jours en incluant le mercredi. D’autres encore sont sources de conflit chez les enseignants, comme apprendre à lire dès la grande section, ou chez les élus avec
la proposition de créer « un véritable statut pour l’école mais aussi pour les directeurs qui auraient un pouvoir
hiérarchique sur les enseignants ».


De ce rapport se dégage cependant une évidence, l’Education est actuellement mal orientée. Les solutions proposées sont sujettes à
débat. Encore faut-il l’ouvrir !


@ Pierre:


Je ne suis plus syndiqué de puis 17 ans (d'abord au SNI et puis au sgen) et j'ai déjà dit pourquoi je me débat.


Mais faut faire gaffe aux raccourcis:


> un statut pourra très bien imposer une mobilité, voir les principaux et les proviseurs...


Où tu as raison, et c'est la difficlté (à laquelle le GDiD répond), c'est qu'il faudra une solution qui permette la reconnaissance de TOUTES les dirlettes et de TOUS les dirlos.


D'où l'importance de ne pas confondre le contenant et le contenu.


> sur la représentation, c'est un problème effectivement de s'appuyer soit sur un postulat historique, si glorieux soit-il, soit sur des élections au regard du faible taux de participation et
de l'étrange mode de dépouillement.


Un syndicat ne devrait peser que par le poids du nombre de ses adhérents garand de son indépendance.


Mais il y la "représentativité" et les missions syndicales. La proposition et la revendication font partie des missions d'un syndicat, quelque soit sa taille.



Pierre 12/05/2010 22:07



Un commentaire me semble pertinent, celui de Merlin (le 28). Et notamment une phrase :
"une stratégie risquée qui pourrait bien avoir des effets négatifs sur leurs adhérents et/ou sympathisants"

S'il y a des effets négatifs au sein de la CFTC, à vrai dire, c'est pas mon problème et ça ne m'intéresse pas. Moi, je crains davantage les effets négatifs pour les dirlos en place. A lire tout
ce qui est écrit sur l'emploi fonctionnel (sur ce site mais aussi partout sur la toile), je suis persuadé que ça ne nous apportera rien. Si ça n'était que ça, je me dis que ce ne serait pas trop
grave. Mais, la nomination est inacceptable. Et plus encore inacceptable : la MOBILITE.
J'exerce dans une petite bourgade de 3500 habitants. Je m'y suis installé. J'ai fait construire une maison. Ma femme a son boulot à 4 km de chez nous. Mes 3 enfants sont nés ici. C'est leur "chez
eux". Je n'ai pas envie de devoir bouger dans quelques années. Et tous les collègues des environs, eux aussi, ils se sont installés et se trouvent bien là où ils sont. Une hérésie, cette
proposition de la CFTC.
ET de quelle légitimité se parent-ils pour parler en notre nom ? De leur score aux élections de 2008 ? Je viens tous les jours suivre les commentaires sur ce site. Combien de fois j'ai "entendu"
des collègues crier leur refus de voir les syndicats parler en leur nom ! Et là, tout à coup, ce syndicat ultra minoritaire, décide de réclamer un emploi fonctionnel pour les dirlos ? On marche
sur la tête !
Je parle de mon cas et de celui des collègues installés à la campagne. Mais à Paris, par exemple, les collègues seront enchantés de devoir bouger ?
Ces beaux messieurs de la CFTC ont consulté les dirlos pour connaître leur avis ?
De la même façon que je dénie le droit au SNUipp de proposer le CMD que personne ne souhaite voir s'installer, je ne permets pas à la CFTC, qui ne représente rien, de proposer un pseudo statut
complètement absurde qui ne résout aucun des problèmes des directeurs d'école.



denis08 12/05/2010 21:20



Après Montaigne, la Cour des Comptes (dirigée par Migaud -PS-, oui mais nommé par Sarkozy -aïe tout s'embrouille pour les binaires du type Gégé !). Même constat que Montaigne... Ca sentirait pas
un  peu le roussi tout ça ? Alors, Gégé : est-il urgent de ne rien faire, rien penser, rien proposer ? Je ne suis pas CFTC, mais merci à eux d'essayer quelque chose, même si je ne partage
pas leur proposition.



Pascal Oudot 12/05/2010 21:18



Ah, Gégé, je te le confirme, tous les instits ne sont pas de gauche.



Pascal Oudot 12/05/2010 21:17



Ce qui m'amuse le plus avec les syndicalistes, c'est que bien que se proclamant en général anticléricaux, ils utilisent néanmoins toutes les racines judéo-chrétiennes de leur langue, dont ce
merveilleux "La messe est dite". Ite, mon frère, missa est...



Grégoire 12/05/2010 21:10



Grégoire, étais-tu naïf au point de croire la CFTC à gauche sur l’échiquier politique ?


Tu vois Gégé , c'est à cause de petite phrase de ce genre que j'ai quitté le SNUIPP. Je commence à en avoir plus derrière que devant et j'ai la
mémoire longue. Les postures, les idéologues, les préjugés ont conduit et conduiront encore à des impasses ,des goulags intellectuels. Si je reste mesuré dans ma critique de la CFTC, c'est que
eux ils essaient avec leurs propre réflexion ( qui n'est pas la mienne mais est-ce important ? ) de trouver une solution. Ton intervention montre encore une fois que ta ligne de conduite consiste
à chercher la faute, à se déterminer par défaut contre et jamais pour. Je vous soupçonne de n'être même pas convaincu par votre CMD vous même mais incapable de trouver autre chose à opposer à
ceux qui proposent.


Bref, apporte des arguments, des propositions , des critiques au dessus de la ceinture . Tu trouveras ici il me semble un public de qualité
pour te répondre. Mais l'argumentaire méchant de droite gentil de gauche non , cela se saurait depuis 1981 si c'était vrai.


Et pour finir , le constat de Montaigne accepté par Chatel et bien moi ,de gauche, je le fais aussi. Evidemment j'en tire pas forcement les
mêmes conclusions.On en débat ici, on n'efface pas le problème d'un coup de torchon sous prétexte que son rédacteur n'est pas un gentil.



henri 12/05/2010 19:57



Pierrot ! ne t'énerve pas !


Gégé est sorti de sa léthargie juste pour cracher un peu sa bile et ses humeurs sur la CFTC, manière de nous amener sur un terrain qu'il connaît bien : le débat d'idées, qui commence en général
par le démontage de ses concurrents syndicaux fussent-ils "minoritaires", un crachat sur les vilains ministres et le méchant gvt de l'actuel président, tout ce monde étant bien entendu à mettre
dans le même sac face aux seules justes luttes et revendications qu'il brandit !


Si ! une nouveauté : ayant découvert le mot "Think tank", Gégé s'en amuse comme l'enfant avec son hochet tout neuf ! Grâce à l'institut Montaigne, Gégé peut s'endormir heureux tous les soirs en
comptant les "tank" ...


Merci de ne pas répliquer sur la stupidité de ce commentaire : il est tout à fait volontaire !



Pierrot Lombard 12/05/2010 19:40



Tu classes la CFTC à droite Gégé?


Cela ne m'étonne pas, ton inculture n'a d'égal que ton arrogance.


Révise ton histoire "petit", on en rediscutera ensuite.


Quant aux soutiens, attends un peu (moins d'une semaine) et on verra qui est le plus isolé:


> le SNUipp avec son CMD ou ceux qui réclament la reconnaissance du directeur en tant que tel...


 


Froment, je disais que le coût d'un statut spécifique était voisin de celui d'un emploi fonctionnel, pas du protole.


Et de rappeler qu'avec le GDiD je me mobilise pour un statut spécifique... parce que nous lui avons donné un contenu. 


Donc pour être précis, je suis pour LE statut que l'on propose et me méfie d'UN statut.


Pour l'emploi fonctionnel, je sais qu'à priori ça marche plutôt bien pour certaines catégories de fonctionnaires (états et territoriaux) d'encadrement. Mais, comme le rappelait Thierry, les
premières ébauches de statut fonctionnel, qui définirait l'emploi fonctionnel, sont inquiétantes... Mais les choses peuvent toujours bouger. La preuve bientôt ...


Si je m'amusais au jeu des pronostics, je verrais 2 possibilités  (  Thierry, Alain...):


- Soit le gvt a pris la mesure des attentes et mettra les billes qu'il faut, prévenu qu'il est par le syndrome Protocole. Dans ce cas nous aurons quelque chose qui se rapprochera de ce que l'on
demande.


- Soit le gvt est dans le coup politicien et tient à rassurer sa droite, donc se coltiner avec les enseignants en imposant des grosses structures...


ça n'engage que moi, mais les coupables, alors, ne seront pas à chercher du côté, gros ou petits, qui cherchent des issues, quitte à se tromper, mais de celui de ceux qui n'en cherchent pas.


Si certains prennent des risques, c'est parce que la situation est dramatique.


D'autres se contentent de nous regarder de haut.


-Dis c'est quoi un CMD?


- ça te regarde?



ch'ti 12/05/2010 18:45



Salut tout le monde,


D'accord pour ne pas commencer à se battre à tout va. J'avoue être aussi surpris (déçu ?) par la position de la cftc. par contre, ce serait quand même plus positif de ne pas tout ramener à de la
politique du type : méchant de droite contre gentil de gauche ou l'inverse.


Pour ma part, je crains que ...rien ne se passe. J'ai une tendance pessimiste assez marquée. A l'heure des économies et du gel des traitements des fonctionnaires (et même la baisse en grêce ou en
espagne) , je ne vois pas ce gouvernement nous créer pour tous un statut qui s'allierait avec une dépense excessive. Donc je pense qu'il ne se passera pas grand chose avant au moins 2012...et
tout sera peut-être remis en cause par les élections.


Donc, en attendant une hypothétique modification, j'en bave dans mon école en dispensant la bonne parole du GDID (la plus proche de mes convictions) et la nécessité du statut.


Advienne que pourra ...


Amen comme dirait Thierry


 


Ch'ti



Noé BABET 12/05/2010 17:27



Ne nous chamaillons pas , chers(es) collègues . Des décisions doivent être prises par le gouvernement .


Nous savons bien qu'il manque un maillon dans le 1er degré . Nous ne sommes pas aveugles : comment faire travailler mieux les enseignants quand ils ne sont pas impectables ? Ils font leur boulot
avec coeur ?


Un travailleur ne peut pas bosser bien s'il n'est pas contrôler .Ne me faites pas rigoler sur la conscience professionnelle !!!


Un IEN ne peut être tout le temps à surveiller ...


Il manque un maillon essentiel : le Directeur


 



JeanRoger 12/05/2010 17:00



Gégé, tu es bien présomptueux pour un petit syndicaliste minable. Et tu fais une erreur (de plus) dans tes pronostics... On le saura assez vite à mon avis.



Gégé 12/05/2010 16:22



C’est Merlin qui écrivait, l’autre jour, « Ca méritait d'être écrit: tous les instits ne
sont plus de gauche ».


Maintenant, Grégoire fait le constat amer « Désolé messieurs mais j'ai bien peur que vous
serviez de cache misère à peu de frais pour notre gouvernement ».


Grégoire, étais-tu naïf au point de croire la CFTC à gauche sur l’échiquier politique ?
Regarde ce texte. Qui soutient le gouvernement dans ce combat ? Le SNE et les patrons du CAC 40. D’ailleurs, Luc Chatel dit avoir des « échanges » avec l'Institut Montaigne dont il «
partage » les constats. La messe est dite.


« nous ne sommes pas seuls... D'autres aussi réfléchissent. » dit Pierrot.
Alors peut-être que la réflexion a porté ses fruits à la tête de la CFTC. Ils se sont peut-être dit qu’ils se fourvoyaient.


En tout cas, une chose est sûre, c’est que les soutiens de Pierrot s’effritent de plus en plus. Le SE, on a vu à son congrès de Brest qu’il est
mi-figue mi-raisin et pas du tout clair sur le sujet. La CFTC fait comme les chars italiens pendant la Seconde Guerre mondiale : 1 marche avant et 4 vitesses en marche arrière. Il ne reste
plus guère que le SNE. C’est vrai qu’on sent comme une gêne à revendiquer son soutien. Encore tabou…

« si le GVT est pour un statut spécifique il cache bien son
jeu ». 100% d’accord avec toi Pierrot. Le gouvernement cache bien son jeu et avance ses pions comme des
marionnettes : Reiss avec sa mission et les « Montaigne » avec leurs « Think-tank ». Eux, leur tank, il fonce droit devant.