Il n’est pas de semaine sans que soit abordé le problème de l’école et notamment sa
« gouvernance » ou son « statut ». Récemment, l’Institut Montaigne a
publié un rapport intitulé « vaincre l’échec à l’école
primaire » dans lequel il se déclare favorable aux EPEP et à un vrai statut du directeur.
Interrogé sur cette publication, Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, a déclaré que « ces constats ne sont pas
vraiment nouveaux ». « Ce qui est nouveau, c'est la réponse du gouvernement, la mobilisation dans les réformes engagées et les sujets sur lesquels
nous travaillons pour les prochains mois ». Les nouveaux programmes de primaire lancés en 2008 et « recentrés sur les fondamentaux », le
lancement en juin d'une « grande conférence nationale sur les rythmes scolaires » et les travaux
engagés par le député Frédéric Reiss, à la demande du Premier ministre, sur « le mode de gouvernance de nos écoles» sont, selon lui, « très clairement des réponses à l'interpellation de l'Institut Montaigne ». Luc Chatel dit avoir des « échanges »
avec l'Institut Montaigne dont il « partage » les constats.
Rappelons qu’en mars dernier, le Premier ministre François Fillon a confié à Frédéric Reiss, député UMP du Bas-Rhin, une mission sur le thème des directions d’écoles.
« Ma mission est aujourd’hui de réfléchir à un
statut pour les directeurs et pour les écoles. J’ai six mois pour le faire, sachant que je dois rendre un rapport d’étape en juin » avait expliqué le député.
En novembre 2008, Frédéric Reiss, Benoist Apparu et Guy Geoffroy avaient déposé une
proposition de loi « relative à la création des établissements publics d’enseignement primaire ».
Frédéric Reiss se dit convaincu que « l’autorité et le rayonnement pédagogique d’un directeur d’école, d’un principal de collège ou d’un proviseur de lycée jouent pour beaucoup dans l’amélioration des
résultats obtenus par un établissement ».
Frédéric Reiss consulte
les organisations syndicales et diverses associations d’élus et de représentants du monde de l’éducation.
Le 5 mai, il a reçu successivement le SNE-CSEN ainsi que le SCENRAC-CFTC Education.
Communiqué du SNE :
Le SNE-CSEN a
rappelé au député qu'il revendique depuis maintenant près de 30 ans la création d'un statut pour tous les directeurs. Pour le SNE-CSEN, en effet, seul un statut assorti d'une reconnaissance
financière substantielle, d'une formation spécifique sérieuse, de temps de décharge, rendra attractive la fonction qui pourra devenir une réelle promotion dans une carrière de professeur
d'école.
Le SNE-CSEN a
également demandé la pérennisation des postes d'EVS pour l'aide administrative aux directeurs et leur généralisation.
En ce qui
concerne le statut des écoles et la création d'établissements, le SNE-CSEN a rappelé que cette évolution ne pouvait se faire qu'à moyen voire long terme et sous certaines conditions ne laissant
aucun directeur sur le bord du chemin. Pour le SNE-CSEN le préalable à toute évolution de notre système reste le statut du directeur.
Communiqué du SCENRAC CFTC Education
La CFTC
Education Nationale a proposé qu’au sein de l’école, le directeur, de même qu’un « manager », soit doté d’une véritable autonomie pour insuffler une dynamique et agir avec son équipe
dans le respect de chaque personne.
Cette
autonomie lui permettrait d’élaborer un projet associant l’équipe pédagogique
- projet
fondé sur les réalités de l’école et non sur des déclinaisons d’orientations venues de plus haut,
- projet axé
sur l’amélioration des résultats des élèves.
Ce projet deviendrait la véritable identité de l’école
Grâce à cette reconnaissance dans le cadre de toutes les tâches, le directeur peut devenir le correspondant unique pour tous les partenaires (parents, collectivités territoriales…) lui
permettant, entre autres, de mettre en cohérence le projet de l’école et le projet éducatif conçu par les collectivités.
Pour la CFTC Education Nationale, les différentes structures proposées par le ministère (EPEP, écoles du socle commun) n’apportent de solutions ni aux difficultés actuelles de l’école ni aux
attentes des directeurs.
Considérant que depuis plus de 20 ans, les termes mêmes de « statut et de corps de directeurs d’Ecole » ont servi de repoussoir tant pour
l’Administration que pour d’autres, la CFTC EDUCATION NATIONALE, loin de les abandonner, a proposé que pour le moins, et en première étape vers le statut, soit créé un EMPLOI FONCTIONNEL DE
DIRECTION D’ECOLE (auquel auraient immédiatement accès les directeurs actuellement en poste) pour arriver enfin à une reconnaissance de ce métier.
Ce qui nous surprend dans le communiqué de la CFTC Education, c’est le recul qui semble
s’amorcer dans sa stratégie pour soutenir les directeurs d’école. Jusqu’à présent, ce syndicat affirmait son ambition d’un statut et d’un corps de directeurs du premier degré. Il évoque
maintenant un « emploi fonctionnel de direction d’école ».
En décembre 2006, le ministre Gilles de Robien, reprenant les conclusions d’un groupe de
travail sur la direction d’école, envisageait de doter les directeurs d’un emploi fonctionnel. Nous avions alors expliqué à nos lecteurs ce qu’est un emploi fonctionnel.
Qu’est-ce qu’un statut
d'emploi ?
A la différence d'un statut de corps
(inspecteurs, personnels de direction...), le statut d'emploi n'est pas un statut particulier. Alors que les membres d'un corps sont recrutés par concours, examen professionnel ou par voie
d'inscription sur liste d'aptitude, la désignation des fonctionnaires chargés d'occuper un emploi relève de la responsabilité des chefs de service. Ainsi, si les IA et IEN appartiennent au corps
d'inspection, l'IA-DSDEN (Inspecteur d'Académie - Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale) occupe un emploi fonctionnel.
Un statut d'emploi peut également être créé pour corriger une anomalie et
revaloriser une fonction. Il est loisible à l'autorité administrative de définir des conditions de nomination dans certains emplois et de doter ces emplois d'indices propres pour tenir compte de
caractéristiques particulières les distinguant des emplois auxquels les titulaires des grades correspondants ont normalement vocation à accéder.
La détermination de ces règles revient à créer un "statut d'emploi", auquel les fonctionnaires titulaires accèdent par voie de détachement.
Cette assimilation ne doit pas cependant abuser : un statut d'emploi est une mesure d'organisation du service et non un "statut particulier" au sens des
articles 8 et 15 de la loi n° 84.16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat. Dès lors et sauf si le statut d'emploi comporte une disposition
ayant pour objet ou pour effet de modifier une règle fixée par un statut particulier, il n'y a pas lieu de suivre les formalités de consultation applicables aux projets de décret portant statut
de corps.
La seule consultation obligatoire pour un statut d'emploi est celle du comité technique
paritaire compétent pour l'organisation de l'administration où sera placé l'emploi considéré.
Il est d'usage d'instituer les statuts d'emploi par décret en Conseil d'Etat.
Le décret portant statut d'emploi définit :
- le contenu fonctionnel de l'emploi, c'est-à-dire la mission qui lui est rattachée
- le nombre d'échelons et la durée du passage dans les échelons
- les grades des corps dont les titulaires ont vocation à occuper l'emploi
- les modalités de nomination et de classement dans l'emploi ainsi que, le cas échéant, les
limites de durée d'occupation de l'emploi
Le classement indiciaire de l'emploi est effectué par une modification de l'annexe du décret
n° 48-1108 du 10 juillet 1948.
Quelles peuvent être les incidences d’un emploi
fonctionnel ? Est-ce une réelle avancée ? Quels intérêts pour les directeurs, les syndicats et le gouvernement ?
En tout état de cause, il ne s'agit nullement d'intégrer les directeurs dans un
"corps de direction". Le statut d'emploi est très répandu dans la fonction publique. Il permet, d'une part, de reconnaître une fonction tout en
la maintenant rattachée à son corps d'origine et d'autre part, de lui affecter une grille indiciaire spécifique.
1) Quel intérêt pour le gouvernement ?
Le ministère a pris conscience du malaise de la profession. Il lui est
cependant difficile d’aller plus loin sur le plan financier ; il n'en a pas les moyens. Créer un véritable statut, nous pensons qu'il le souhaiterait. Mais il se heurte à deux écueils
majeurs : le coût financier et l'opposition ferme et définitive des principaux partenaires sociaux. Il lui reste donc le statut d'emploi. Cette solution lui offre l'avantage de ne pas
coûter cher et de surcroît de montrer sa volonté de mieux reconnaître la fonction de directeur.
2) Quel intérêt pour les syndicats ?
Après les quelques protestations d'usage, les syndicats, même les plus rétifs
au statut du directeur, pourraient accepter un emploi fonctionnel. Ils seraient, probablement, soulagés de s'en tirer à si bon compte : ils auraient échappé à la création d'un véritable statut de
directeur ! Ils pourraient même négocier quelques "avancées sonnantes et trébuchantes à engranger" et ainsi apparaître comme les vrais défenseurs des directeurs. Bref, tout bénéfice
pour les ardents opposants à un statut de directeur. D’autant plus que, ne changeant pas de corps, les directeurs continueraient d'avoir les mêmes représentants issus des élections
professionnelles communes à l'ensemble des enseignants pour "défendre" leurs intérêts...
3) Quelle incidence pour les directrices et les directeurs d'école
?
Les changements seraient peu ou pas perceptibles. Les
directeurs continueraient d'être affectés dans le corps des professeurs des écoles. Certes, ils ne seraient plus "chargés de direction" mais officiellement nommés sur un emploi de directeur.
De fait, ils le sont déjà actuellement. Le statut d'emploi permettrait d'institutionnaliser la fonction. Faut-il craindre la limite de durée d'occupation de l'emploi ? En théorie, oui. En
pratique, non. En effet, le décret portant statut d'emploi définit [...] le cas
échéant la limite de durée d'occupation de l'emploi. Imagine-t-on sérieusement un gouvernement se priver de directeurs alors qu'il en manque déjà plusieurs milliers chaque année ?
Il appartiendrait aux négociateurs d'y veiller.
Une grille indiciaire spécifique serait définie lors de la création de ce
statut d'emploi. Un "geste financier" symbolique l’accompagnerait, n'en doutons pas, ne serait-ce que pour mieux faire accepter ce statut. Attention ! Ne nous berçons
pas d'illusions quant aux largesses budgétaires à attendre...
Pas de quoi se réjouir ! Le
statut d'emploi ne correspond ni aux attentes, ni aux demandes des directeurs. Leurs conditions de travail ne s'en trouveraient pas vraiment améliorées pour autant. Les mêmes difficultés
quotidiennes seraient toujours présentes.
Serait-il un remède à la « gouvernance impossible » et « l’absence de pilotage » de l’école primaire, deux insuffisances dénoncées par
l’Institut Montaigne ?
Certes, en étant optimiste, on peut se dire, comme la CFTC Education que c’est
« une première étape vers le statut ». Mais, l’expérience nous conduit à observer que le provisoire a une fâcheuse tendance à durer dans l’Education nationale et que le temps semble
souvent faire une longue pause à chaque nouveau palier… Hélas, les étapes ne s’enchaînent pas au rythme souhaité par les directeurs.
Autant dire que ce "statut d'emploi" serait plus proche du "statu quo"
que du véritable "statut" réclamé par 93 % des directeurs...
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Quelque chose me dit qu'on va encore se faire tondre la laine sur le dos par l'alliance objective des syndicats et du gouvernement pour économiser des sous et échapper à l'épouvantail nazillon du directeur caporalisé. ( tiens au fait Hitler aussi était caporal ! fâcheux précédent )
Je ne m'explique pas ce revirement. Tout le monde sait bien, et surtout les syndicats, que dans une négociation il faut demander beaucoup pour avoir peu.
Alors, si on demande moins, que peut-on obtenir ? Mais ça ne m'étone pas...
.Cet emploi fonctionnel que la CFTC EDUCATION NATIONALE a proposé face à la stagnation voire au recul de la situation des directeurs est un premier pas vers la reconnaissance du métier de directeur d'école car il définira pleinement les tâches et quoiqu'en dise certains il y a peut-être importance à ne plus être considéré chargé d'école. Oui nous pouvons être taxés d'optimiste mais si on pouvait faire un pas vers la reconnaissance du métier .....
Que d'encre coulée ! Que de temps perdu ! Je ne vois pas pourquoi le statut de directeur fait autant peur à certains syndicats ?
Se battre et tj se battre : tel est le monde .
Le Primaire n'a pas de pilote , voilà la raison pour laquelle , il y a 200 000 élèves qui quittent le système scolaire sans rien . Les fondations sont mal consolidées .
Les nantis restent les nantis : il n'y a pas de honte !!!!
La CFTC Education Nationale ni ne renie le statut pour les directeurs ni ne l'abandonne. Cependant force est de constater qu'il ne suffit pas de le réclamer pour l'obtenir. Cela fait en effet plus de vingt ans que des syndicats le demandent… il n'est toujours pas là.
Sans compter qu'on ne sait pas ce qu'il sera. Rien ne garanti que ce soit un bon statut qui serait présenté par un ministre. Et pourquoi ce serait un mauvais emploi fonctionnel avec un mauvais statut d'emploi.
Ce qui compte au final sera ce qu'on mettra dedans. La CFTC continuera de réclamer un bon statut ou un bon statut d'emploi, c'est-à-dire une reconnaissance pour TOUS les directeurs et qui correspond à leur attente.
L'urgence est de reconnaitre les directeurs dans leur métier de directeur avec les moyens qui vont avec. Le statut contre le statut quo, ce n'est pas la partie engagée par la CFTC.
"A la différence d'un statut de corps (inspecteurs, personnels de direction...), le statut d'emploi n'est pas un statut particulier"
C’est clair : on abandonne la notion de création et d’intégration d’un corps de directeurs d’école.
"un statut d'emploi est une mesure d'organisation du service et non un "statut particulier"
On se plaint d’être corvéable à merci. Voilà qu’on pourrait être nommé en fonction de l’organisation du service et non pas pour valoriser la fonction ou lui donner toutes garanties de pérennité.
"Il est loisible à l'autorité administrative de définir des conditions de nomination dans certains emplois"
Je pense que c’est pire que la situation actuelle. On dépendrait entièrement du bon vouloir de l’IA ou du Recteur.
"les limites de durée d'occupation de l'emploi"
Là aussi, situation plus précaire que celle que nous connaissons en ce moment. Dès le début, on sait qu’on ne pourra pas rester sur le poste. Comment s’investir dans de telles conditions ?
"reconnaître une fonction tout en la maintenant rattachée à son corps d'origine… Le statut d'emploi permettrait d'institutionnaliser la fonction"
C’est la fonction qui est institutionnalisée. Je pense que la demande d’un statut de dirlo, c’est avant tout pour que le titulaire du poste (le dirlo) soit reconnu. Or, d’après ce que je lis, on évoque la fonction et pas celui qui l’occupe. Un comble.
Désolé, messieurs de la CFTC, ce n’est pas ce que j’exprime quand je dis souhaiter un statut.Il est vrai qu'ici nous avons souvent décrié les syndicats qui refusent de négocier. Là, la CFTC avance d'un pas en acceptant ( ou proposant ) une situation de compromis en espérant que le gouvernement fera de même. Question de culture syndicale que je comprends mais qui au final peut être se retournera contre les directeurs.
C'est notre boulot qui est fonctionnarisé, pas l'homme ou la femme : désigné par le fait du prince, jeté de la même manière, toujours illégitime car provisoirement nommé ; une sorte de statut au rabais qui ne nous offrira que des miettes. Nous sommes historiquement le plus près possible de l'obtention d'une reconnaissance statutaire , les signes sont là, et voilà qu'on offre une porte de sortie à tous ceux qui nous refusent notre du gouvernement et syndicats majoritaires.
Pas sûr Michel que ce soit le bon choix. Tout dépend en effet des conditions accompagnant ce statut fonctionnel. Je prends acte de la volonté de la CFTC de sortir du tunnel mais au poker menteur il n'est pas bon d'indiquer à l'adversaire l'issue de secours.
Là, la CFTC avance d'un pas en acceptant ( ou proposant ) une situation de compromis en espérant que le gouvernement fera de même. Question de culture syndicale que je comprends mais qui au final peut être se retournera contre les directeurs.
Je suis sur la même ligne que Grégoire.
Que ce soit le statut ou l'emploi fonctionnel, ce qui compte, ce n'est pas l'étiquette mais ce qu'on va trouver à l'intérieur. Qu'est-ce qui prouve qu'un statut proposé par le gouvernement correspondrait aux attentes des directeurs.
Voici en tous les cas ce que la CFTC veut voir dans ce statut d'emploi. C'est la même chose que ce qu'elle demande dans son statut. Suivre le lien.
http://www.cftc-educ.com/modules.php?name=Blogs&op=billet&bid=80
Si c'est un moyen de sortir d'un blocage trentenaire… Et si on y parvient, quel directeur refusera cette reconnaissance?
"Interrogé sur cette publication, Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, a déclaré que « ces constats ne sont pas vraiment nouveaux ». « Ce qui est nouveau, c'est la réponse du gouvernement, la mobilisation dans les réformes engagées et les sujets sur lesquels nous travaillons pour les prochains mois ». Les nouveaux programmes de primaire lancés en 2008 et « recentrés sur les fondamentaux », le lancement en juin d'une « grande conférence nationale sur les rythmes scolaires » et les travaux engagés par le député Frédéric Reiss, à la demande du Premier ministre, sur « le mode de gouvernance de nos écoles» sont, selon lui, « très clairement des réponses à l'interpellation de l'Institut Montaigne ». Luc Chatel dit avoir des « échanges » avec l'Institut Montaigne dont il « partage » les constats. "
Comment on fait pour entrer à l'Institut Montaigne? Après les programmes, la formation, le rythme scolaire... la "gouvernance" des écoles, et demain la formation continue.. Notre Ministre y prend tout.
Y'a pas de dirlo qui a une entrée? Ca semble être le bon endroit pour avoir l'oreille
che
"Que ce soit le statut ou l'emploi fonctionnel, ce qui compte, ce n'est pas l'étiquette mais ce qu'on va trouver à l'intérieur"
Justement, Gérard et non à la fois. L'emploi fonctionnel (que le SGEN préconisait aussi dans ses propositions, d'ailleurs) n'est pas un compromis entre le statu quo et le statut. C'est autre chose, avec des avantages mais aussi des inconvénients, et non des moindres (désignation par l'autorité, donc soumission du directeur à cette autorité, soumission d'autant plus forte que l'emploi fonctionnel pourra être à durée déterminée, et "retirable" à tout moment, sans aucune des garanties qu'offrirait un statut, en contre-partie de ces inconvénients). Ces inconvénients, de mon point de vue, l'emportent largement sur les quelques avantages. Je crois que l'emploi fonctionnel est la vraie fausse bonne idée. La preuve que la CFTC n'est pas totalement convaincue de cette fausse bonne idée, c'est qu'elle l'accompagne de revendications sur les moyens qui doivent suivre cet emploi fonctionnel. Une fois de plus, on revendique sur l'AVOIR, pour faire passer le mal-ETRE. Désolé, mais ce n'est pas ce que je souhaite. Quant au risque d'une telle stratégie ("Mangeons du merle, ça nous rapprochera peut-être de la grive"), elle me paraît assez hasardeuse pour les excellentes raisons exposées par Grégoire. Je ne serais pas loin de prétendre, en ce qui me concerne : "un statut sinon rien". Car en guise de porte de sortie, j'ai bien peur que celle que l'on nous propose nous conduise au marché de dupes, ou à l'intoxication alimentaire (à trop manger du merle !...).
Un statut. Point barre.
Les emplois fonctionnels sont des postes de responsabilité dans lesquels les personnels sont nommés pour une durée déterminée. La nomination est renouvelable pour une durée identique. Au terme du renouvellement , le cadre est soumis à une obligation de mobilité.
La nomination dans un emploi fonctionnel induit un détachement du corps d'origine vers l'emploi et un reclassement à partir de la grille indiciaire spécifique à l'emploi.
Un statut d'emploi décrit les missions, les conditions d'accès et de rémunération propres à chaque catégorie d'emploi. Ca c'est le texte.
Je réponds sur deux points à denis08. Le but étant bien de débattre. Je reviendrai plus tard sur les points positifs dont parle aussi dénis08 sans les énumérés mais qui correspondent aussi à l'attente d'un grand nombre de directeurs.
D'abord sur la mobilité:
Imaginons que la durée soit deux projets d'école = 6 ans
Renouvelable pour une durée identique = 12 ans
Au terme de ces douze ans, il faut changer d'école. Pas de problème pour moi, si par exemple j'ai 750 euros de plus par mois et une secrétaire à mi-temps. Comme quoi le contenu est important.
Ensuite sur le retrait de la fonction.
"Retirable à tout moment". Mais n'est-ce pas déjà le cas?
Pour ma part je préfère manger du merle que de mourir de faim.
Effectivement le paté de merle est préférable à la mort par inanition
Une fois que l'on est d'accord sur cela, qu'en dire d'autre ?
Sur l'obligation de mobilité liée à tout statut d'emploi ?
Moi, je n'imagine pas ceci ou cela, 6 ou 12 ans, je me contente de lire:
"le décret n° 2001-1174 du 11 décembre 2001 prévoit en effet en son article 22 que " les personnels de direction ne peuvent occuper l'un des emplois de direction mentionnés à l'article 2 [...] plus de neuf ans dans le même établissement "
Sure ce que représente le statut d'emploi par rapport au vrai statut que défend le GDID, ces quelques lignes
"Mr David nous confirme que les textes en ce sens sont en voie de révision:
- il pourrait y avoir des EPEP à taille plus réduite
- les regroupements maternelle et élémentaire sont envisagés
- la possibilité de s'appuyer sur les RPI existants n'est pas rejetée
- Les dirlos, pendant la pause d'expérimentation, jusqu'en 2012, serait retenus sur des postes à profil, et donc, choisis (?) par les I.A.
- Ces postes seraient sous forme de statut d'emploi, limités dans le temps, avec obligation de mobilité.
- Plus qu'un cadre général, un maillage territorial serait mené par IA et IEN pour la création de ces EPEP
Nos représentants maintiennent auprès du ministère notre opposition, non au principe de la création d'établissements publics, mais à ce projet d'EPEP tel que le ministère l'envisage."
C'était en 2007, au ministère, l'une des nombreuses réunions auxquelles j'ai participé. Je ne vois rien à redire et rien à retrancher à nos propos d'alors...
Thierry fabre
Ok pour neuf ans. Ca ne change rien à mes propos. 12 ans, 9 ans… si le reste suit…
"Effectivement le paté de merle est préférable à la mort par inanition
Une fois que l'on est d'accord sur cela, qu'en dire d'autre ?"
C'est bien de cela dont il s'agit. Car bien entendu si la grive est au rendez-vous, on s'en délectera.
Les mots ont-ils encore un sens, oui ou non ?
Voilà un syndicat qui n'arrête pas de dire qu'il défend les directeurs d'école, qu'il leur faut un statut et que la reconnaissance passe par la création d'un corps de directeurs du premier degré.
Du jour au lendemain, oublié le statut, oublié le corps des directeurs du premier degré... On demande purement et simplement un emploi fonctionnel. C'est à dire un emploi sans statut particulier, sans garantie de pérennité avec tous les inconvénients recensés dans cet article. Incroyable ! Comment expliquer ce changement ?
Et je n'oublie pas tous les commentaires de collègues qui nous répètent souvent qu'un syndicat met en oeuvre les mandats votés dans son congrès. Respect des engagements. respect des adhérents. Respect des militants. D'accord. Mais, là, ce revirement, cette compromission, c'est le fruit d'un changement de mandats ? Je n'ai pas entendu parler de congrès de la CFTC ces jours-ci. Alors, on fait fi des engagements pris, on se moque de ce que veulent les collègues syndiqués ? La drection syndicale décide seule ? J'avoue que j'ai quelque mal à suivre ce raisonnement étrange.
Grégoire parlait d'un "pas en avant". Pas en arrière, Grégoire. Du statut défendu, on passe au statu quo. Pire encore puisqu'on récolte d'une mobilité imposée.
Comme Denis, je dis : "un statut. Point barre".
Et comment accorder encore sa confiance aux syndicalistes qui agissent avec une telle légèreté ?
A Gérard Martin:
9 ans n’est pas une norme, mais un maximum. La moyenne est plutôt de l’ordre de 6 ans…
Et l’obligation de mobilité est loin d’être la seule chose qui nous avait conduit à refuser ceci en 2007. Nomination par choix du roi, précarité du job, protection statutaire au degré zéro, etc…. Pareil que maintenant, mais en pire…
Y a-t-il quoi que ce soit qui ait changé et qui nous conduise à adorer aujourd’hui ce que nous avons brûlé hier ?
Des avantages ?
- 750 euros par mois ? A voir, mais, même à ce prix, ce serait très loin de payer mes 10 années de bagarre. Pas cher de l’heure et bien mal payé de mes peines
- une secrétaire à mi-temps ? Sérieux ??? Whaou…
Et, pour ne rester aux piafs, qu’il s’agisse de merles, de grives ou d’ortolans, un oiseau dans ma main vaut mieux que dix dans le ciel. Ou l’inverse, moins nourrissant, mais plus joli…
Donc, mes sœurs et mes frères, méditons la Sainte Parole, selon Luc (9.58) :
« Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa tête…. »
Amen
Thierry fabre
Grégoire parlait d'un "pas en avant". Pas en arrière, Grégoire.
Tout doux Délphine relis moi. peut être aurais-je du ajouter du point de vue de la CFTC, mais pas du mien. A mes yeux, tout bien pesé ( et en attente d'autres arguments ) c'est une erreur stratégique et inutile.
L'enfer est pavé de bonne intention.
Est-il question quelque part de changer la position du GDiD?
Non, donc ce n'est pas le problème, c'est bien la reconnaissance des directeurs par un statut spécifique que l'on revendique.
Mais nous ne sommes pas seuls... D'autres aussi réfléchissent.
Donc sur la positions des autres (et pas celle du GDiD!) il y a la possibilité de l'emploi fonctionnel:
Les emplois fonctionnels sont des postes de responsabilité dans lesquels les personnels sont nommés pour une durée déterminée. La nomination est renouvelable pour une durée identique. Au terme du renouvellement , le cadre est soumis à une obligation de mobilité.
La nomination dans un emploi fonctionnel induit un détachement du corps d'origine vers l'emploi et un reclassement à partir de la grille indiciaire spécifique à l'emploi.
Un statut d'emploi décrit les missions, les conditions d'accès et de rémunération propres à chaque catégorie d'emploi.
Comme on peut le lire (site EN), avantages / inconvénients, tout dépendrait du contenu...
Malgré quelques brouillons. l'emploi fonctionnel pour les directeurs reste une coquille vide,
Pour ma part j'essaie de remplir celle du statut spécifique sans pour autant me sentir en "concurrence" avec cette proposition.
Par contre en désaccord avec cette partie de l'article:
1) Quel intérêt pour le gouvernement ?
Le ministère a pris conscience du malaise de la profession. Il lui est cependant difficile d’aller plus loin sur le plan financier ; il n'en a pas les moyens. Créer un véritable statut, nous pensons qu'il le souhaiterait. Mais il se heurte à deux écueils majeurs : le coût financier et l'opposition ferme et définitive des principaux partenaires sociaux. Il lui reste donc le statut d'emploi. Cette solution lui offre l'avantage de ne pas coûter cher et de surcroît de montrer sa volonté de mieux reconnaître la fonction de directeur.
> si le GVT est pour un statut spécifique il cache bien son jeu.
> l'impact financier serait le même. Si effectivement le GVT est conscient du mal-être, il sait qu'il ne pourra pas s'en tirer avec du saupoudrage. L'échec du protocole lui est resté en travers de la gorges surtout à cause de son coût. Le gvt n'est pas prêt de remettre la main au portefeuille pour rien (ça Thierry, ils nous l'ont dit aussi).
> effectivement c'est un moyen de reconnaître les dirlos mais pas le meilleur, donc le plus attaquable par les syndicats opposés qui s'en lèchent déjà les babines...
L'avantage pour le gvt c'est la souplesse (pas de création de corps). D'accord avec l'idée que la mobilité ne représente pas un véritable danger.
Pour nous, le seul intérêt serait la possibilité de rejoindre le corps d'origine...
Mais, putaing! On en est pas là!
Je croyais avoir lu (d'un certain Thierry) que le poids des arguments ne se mesurait ni à la taille des caractères, ni à leur couleur, ni à leur épaisseur.
Fais ce que je te dis, ne fais pas ce que fais. Là, à mon tour de ne pas être convaincu.
Question: alors c'est quoi la position: le statut du GDID sinon rien? Je comprends que ça peut-être la position de l'association. En revanche, ceux qui vont négocier, si négociation il y a, ce qui reste à prouver, ceux sont les syndicats. N'est-il pas normal qu'ils cherchent une porte de sortie?
Pour éviter ce qui pourrait être un procès d'intention envers la CFCT, je précise encore une fois que nous n'abandonnons pas le projet de statut... mais que nous ne fermons pas la réflexion pour aboutir.
Voir notre article:
Pour la CFTC EDUCATION NATIONALE la réflexion doit se poursuivre. Plusieurs pistes sont à étudier. Notre Congrès d'octobre 2010, en particulier la motion sur le premier degré fixera les la démarche en faisant des choix entre :
Un statut spécifique
Un texte reconnaissant le métier de directeur
La création d'emplois de directeur
http://www.cftc-educ.com/modules.php?name=Blogs&op=billet&bid=81#billet
Michel TRUDEL
Admettons que la démarche de ce syndicat soit pleine de bonnes intentions en notre faveur. Il apparait quand même que la balance des avantages et inconvénients est assez déséquilibrée: dans les avantages une petite reconnaissance en terme de vocabulaire ( et encore directeurs nous sommes déjà à part pour quelques grammairiens distingués Snuippiens qui évoluent entre les " chargés de direction", collègues chargés de direction", " l'équipe pédagogique" ..; j'en passe et pas forcément des meilleures!
Reconnaissance en terme de sous? important en effet dans la conjoncture actuelle mais pas de vrai chiffrage non plus et on peut s'attendre à de mauvaises surprises...dans la conjoncture actuelle!
Après c'est tout pour les avantages. Les inconvénients: on ne règle pas le problème de la précarité du job ( et ça c'est bien dommage ), , on institutionnalise la nomination par le fait du prince même si ça ce pratique déjà ( avec parfois la participation active de représentants "des" personnels).
La mobilité obligatoire? du nouveau et pas du bon ( Dubonnet).
Une clarification de nos missions? on ne sait pas.
La secrétaire? je doute ( qui recrute? sur quel profil?)...et pour moi ce n'est vraiment pas une priorité.
Alors j'ai bien peur que cette fausse-bonne avancée nous coûte bien cher en enterrant pour quelques nouvelles années le sujet de la direction ( pas d'accord les collègues du SE qui on "négocié" le protocole? ses EVS ? et VadeMecum de pacotille ?.. et j'oubliais même les euros!).
C'est cela le plus grave: nous aurons alors un ministre qui claironnera partout qu'il a réglé le problème de la direction avec pour appui le silence satisfait de la sphère syndicale qui, pour des raisons différentes, y trouvera un intérêt.
Au boulot les dirlos!
Je suis bien d'accord avec toi Merlin. Sauf qu'on pourrait dire la même chose d'"un" statut. Car, encore une fois (je m'obstine), le contenu, quelque soit la solution finale, sera plus important que le contenu. Maintenant, si c'est le statut, tel que le demande, la CFTC, le GDID, sans oublier le SNE, je signe des deux mains tout de suite. Et si par exemple, c'est un statut avec la mobilité (c'est le cas des principaux qui ont et un statut et une mobilité)? Je ne vois pas ce que change les mots.
Je me corrige:
le contenant, quelque soit la solution finale, sera plus important que le contenu
A Michel:
on se connait assez pour ne pas se suspecter mutuellement de procès d'intention. Ce n'est pas le cas ici de ma part: on discute, c'est tout
A Gérard
dimensions des lettres ? J'ai l'habitude de préparer à l'avance mes petits messages et de les copier/coller ensuite sur DEL. Ca donne parfois des drôles de trucs...
Pour la porte de sortie de ceux qui vont négocier, juste deux trucs:
- il faudrait déjà qu'il y ait des négociations. On en est loin... Au mieux (?) avec la commission Reiss, on navigue dans une concertation générale qu pourrait (?) déboucher (peut-être) sur des mesures unilatérales du gouvernement.
- Pour chercher donc la porte de sortie, il faudrait, auparavant, trouver la porte d'entrée. Et entrer dans une négociation en y minorant, à l'avance, la portée et la force des demandes me semble être le moyen le plus efficace de sortir, oui, mais de sortir du problème.
Avis tout personnel et que je partage
Thierry fabre
Pierrot, à propos du gouvernement, tu dis que
"L'échec du protocole lui est resté en travers de la gorges surtout à cause de son coût"
Moi, je pense que la dépense a été minime pour traiter ( ?) le problème de la direction et que le gouvernement de l’époque a été bien content de s’en sortir à moindres frais.
Désolé de me citer, mais voilà ce que j’ai déjà écrit sur ce site :
« La signature du protocole a « accordé » ¼ de décharge aux 7135 directeurs de 4 classes par l’utilisation de stagiaires IUFM avec les conséquences que l’on sait et que nous n’avons cessé de dénoncer. Mais ces stages filés représentaient l’équivalent de 1641 ETP (Emploi Temps Plein). »
A cela, tu ajoutes 2 augmentations de 15 euros et la création des EVS. Le coût le plus important sans doute. Sauf que la mesure avait aussi un impact sur l’emploi et je pense même que c’était probablement sa raison d’être. Davantage sans doute que pour aider les directeurs.
On a eu aussi, plus récemment, la part variable de 200 à 600 euros. Sauf que, là aussi, la présentation est trompeuse puisque, pour la grande majorité des dirlos, elle n’était que de 200 euros.
"l'impact financier serait le même"
Oh ! que non ! Rien à voir. Sois certain Pierrot qu’un statut (un vrai) coûterait beaucoup plus cher que le protocole. Là encore, je me cite car la réalité d’hier reste la même aujourd’hui :
« Pour que le statut présente réellement un intérêt palpable par les directeurs, il conviendrait, à minima, de transformer les 3827 demi-décharges en décharges complètes et d’augmenter de façon significative le temps de décharge des 29 000 collègues qui n’en ont qu’un quart. Il ne faudrait pas oublier non plus les milliers de collègues qui ont moins de 4 classes… Bref, des milliers de postes à créer. Autant dire qu’en l’état actuel de nos finances, c’est mission impossible avant de nombreuses années. »Disons-le clairement: un caca fonctionnel reste un caca.
J’ai retrouvé ça :
« Il est urgent de prendre une décision [...] De plus en plus de directeurs occupent les fonctions sans formation et le rapport de l’Igen publié en septembre (AEF n°119179) montre bien qu’il manque un maillon dans le premier degré », estime Michel Trudel, président du Scenrac-CFTC. Depuis l’abrogation du statut de directeur d’école, le syndicat plaide pour la création d’un nouveau statut non hiérarchisé, permettant ensuite de redevenir enseignant. « L’école a besoin d’un pilote, mais en tant qu’animateur de l’équipe pédagogique, il ne doit pas être le supérieur de ses collègues », explique-t-il. Le modèle proposé par le syndicat impliquerait la création d’un concours, la mise en place d’une formation initiale et, « pourquoi pas, l’intégration des directeurs d’école au corps de direction du second degré ».
Aujourd’hui, ce n’est ni l’intégration dans le corps de direction du second degré, ni même une demande de corps et même pas une demande de statut de directeur… Si, comme le disaient Delphine et Grégoire, ça n’est pas un pas en arrière, qu’est-ce c’est ? Une reculade ? Une capitulation ? Peu importe le vocabulaire : c’est une trahison. Une de plus !
Aux élections professionnelles de 2008, le SCENRAC-CFTC a obtenu 0,96% des voix au niveau national. Le reste, c’est de la littérature. S’il y avait quelques dirlos qui votaient encore pour eux, il n’en restera plus beaucoup la prochaine fois.
Anne-MarieJe voudrai bien qu'un responsable CFTC nous explique par le menu, l'intérêt pour le dirlo de base de devenir un dirlo version emploi fonctionnel. J'ai bien réfléchi et je ne vois pas ( hormis quelques picaillons qui ne changerons pas notre quotidien ne rêvons pas!); une stratégie risquée qui pourrait bien avoir des effets négatifs sur leurs adhérents et/ou sympathisants ( le SE a testé avec le protocole et essaie aujourd'hui bien timidement de recoller les morceaux) ... enfin, c'est leur problème interne.
Disons-le clairement: un caca fonctionnel reste un caca.
Super, le niveau monte, et si on remplace caca par con, ça marche aussi?
Conclusion toute provisoire : le combat du GDID reste entier et pertinent.
La différence dans l'attitude de la CFTC avec d'autres réside dans le fait qu'elle cherche une solution à nos maux mais se trompe de stratégie. C'est leur problème , cela risque de devenir le notre sous peu.
Désolé messieurs mais j'ai bien peur que vous serviez de cache misère à peu de frais pour notre gouvernement et que vous tendez le bâton pour vous faire battre par vos camarades syndicalistes.
ET pendant ce temps la Seine coule à Paris et de statut point encore.
Pour reprendre l'expression de Fillon, le gouvernement se "contrefout" de l'avis des pèse-peu de la CFTC EDUCATION. Moins de 1% de voix avec un taux important d'abstentions, ça fait combien ? Complètement négligeable.
C’est Merlin qui écrivait, l’autre jour, « Ca méritait d'être écrit: tous les instits ne sont plus de gauche ».
Maintenant, Grégoire fait le constat amer « Désolé messieurs mais j'ai bien peur que vous serviez de cache misère à peu de frais pour notre gouvernement ».
Grégoire, étais-tu naïf au point de croire la CFTC à gauche sur l’échiquier politique ?
Regarde ce texte. Qui soutient le gouvernement dans ce combat ? Le SNE et les patrons du CAC 40. D’ailleurs, Luc Chatel dit avoir des « échanges » avec l'Institut Montaigne dont il « partage » les constats. La messe est dite.
« nous ne sommes pas seuls... D'autres aussi réfléchissent. » dit Pierrot. Alors peut-être que la réflexion a porté ses fruits à la tête de la CFTC. Ils se sont peut-être dit qu’ils se fourvoyaient.
En tout cas, une chose est sûre, c’est que les soutiens de Pierrot s’effritent de plus en plus. Le SE, on a vu à son congrès de Brest qu’il est mi-figue mi-raisin et pas du tout clair sur le sujet. La CFTC fait comme les chars italiens pendant la Seconde Guerre mondiale : 1 marche avant et 4 vitesses en marche arrière. Il ne reste plus guère que le SNE. C’est vrai qu’on sent comme une gêne à revendiquer son soutien. Encore tabou…
« si le GVT est pour un statut spécifique il cache bien son jeu ». 100% d’accord avec toi Pierrot. Le gouvernement cache bien son jeu et avance ses pions comme des marionnettes : Reiss avec sa mission et les « Montaigne » avec leurs « Think-tank ». Eux, leur tank, il fonce droit devant.
Gégé, tu es bien présomptueux pour un petit syndicaliste minable. Et tu fais une erreur (de plus) dans tes pronostics... On le saura assez vite à mon avis.
Ne nous chamaillons pas , chers(es) collègues . Des décisions doivent être prises par le gouvernement .
Nous savons bien qu'il manque un maillon dans le 1er degré . Nous ne sommes pas aveugles : comment faire travailler mieux les enseignants quand ils ne sont pas impectables ? Ils font leur boulot avec coeur ?
Un travailleur ne peut pas bosser bien s'il n'est pas contrôler .Ne me faites pas rigoler sur la conscience professionnelle !!!
Un IEN ne peut être tout le temps à surveiller ...
Il manque un maillon essentiel : le Directeur
Salut tout le monde,
D'accord pour ne pas commencer à se battre à tout va. J'avoue être aussi surpris (déçu ?) par la position de la cftc. par contre, ce serait quand même plus positif de ne pas tout ramener à de la politique du type : méchant de droite contre gentil de gauche ou l'inverse.
Pour ma part, je crains que ...rien ne se passe. J'ai une tendance pessimiste assez marquée. A l'heure des économies et du gel des traitements des fonctionnaires (et même la baisse en grêce ou en espagne) , je ne vois pas ce gouvernement nous créer pour tous un statut qui s'allierait avec une dépense excessive. Donc je pense qu'il ne se passera pas grand chose avant au moins 2012...et tout sera peut-être remis en cause par les élections.
Donc, en attendant une hypothétique modification, j'en bave dans mon école en dispensant la bonne parole du GDID (la plus proche de mes convictions) et la nécessité du statut.
Advienne que pourra ...
Amen comme dirait Thierry
Ch'ti
Tu classes la CFTC à droite Gégé?
Cela ne m'étonne pas, ton inculture n'a d'égal que ton arrogance.
Révise ton histoire "petit", on en rediscutera ensuite.
Quant aux soutiens, attends un peu (moins d'une semaine) et on verra qui est le plus isolé:
> le SNUipp avec son CMD ou ceux qui réclament la reconnaissance du directeur en tant que tel...
Froment, je disais que le coût d'un statut spécifique était voisin de celui d'un emploi fonctionnel, pas du protole.
Et de rappeler qu'avec le GDiD je me mobilise pour un statut spécifique... parce que nous lui avons donné un contenu.
Donc pour être précis, je suis pour LE statut que l'on propose et me méfie d'UN statut.
Pour l'emploi fonctionnel, je sais qu'à priori ça marche plutôt bien pour certaines catégories de fonctionnaires (états et territoriaux) d'encadrement. Mais, comme le rappelait Thierry, les premières ébauches de statut fonctionnel, qui définirait l'emploi fonctionnel, sont inquiétantes... Mais les choses peuvent toujours bouger. La preuve bientôt
...
Si je m'amusais au jeu des pronostics, je verrais 2 possibilités (
Thierry, Alain...):
- Soit le gvt a pris la mesure des attentes et mettra les billes qu'il faut, prévenu qu'il est par le syndrome Protocole. Dans ce cas nous aurons quelque chose qui se rapprochera de ce que l'on demande.
- Soit le gvt est dans le coup politicien et tient à rassurer sa droite, donc se coltiner avec les enseignants en imposant des grosses structures...
ça n'engage que moi, mais les coupables, alors, ne seront pas à chercher du côté, gros ou petits, qui cherchent des issues, quitte à se tromper, mais de celui de ceux qui n'en cherchent pas.
Si certains prennent des risques, c'est parce que la situation est dramatique.
D'autres se contentent de nous regarder de haut.
-Dis c'est quoi un CMD?
- ça te regarde?
Pierrot ! ne t'énerve pas !
Gégé est sorti de sa léthargie juste pour cracher un peu sa bile et ses humeurs sur la CFTC, manière de nous amener sur un terrain qu'il connaît bien : le débat d'idées, qui commence en général par le démontage de ses concurrents syndicaux fussent-ils "minoritaires", un crachat sur les vilains ministres et le méchant gvt de l'actuel président, tout ce monde étant bien entendu à mettre dans le même sac face aux seules justes luttes et revendications qu'il brandit !
Si ! une nouveauté : ayant découvert le mot "Think tank", Gégé s'en amuse comme l'enfant avec son hochet tout neuf ! Grâce à l'institut Montaigne, Gégé peut s'endormir heureux tous les soirs en comptant les "tank" ...
Merci de ne pas répliquer sur la stupidité de ce commentaire : il est tout à fait volontaire !
Grégoire, étais-tu naïf au point de croire la CFTC à gauche sur l’échiquier politique ?
Tu vois Gégé , c'est à cause de petite phrase de ce genre que j'ai quitté le SNUIPP. Je commence à en avoir plus derrière que devant et j'ai la mémoire longue. Les postures, les idéologues, les préjugés ont conduit et conduiront encore à des impasses ,des goulags intellectuels. Si je reste mesuré dans ma critique de la CFTC, c'est que eux ils essaient avec leurs propre réflexion ( qui n'est pas la mienne mais est-ce important ? ) de trouver une solution. Ton intervention montre encore une fois que ta ligne de conduite consiste à chercher la faute, à se déterminer par défaut contre et jamais pour. Je vous soupçonne de n'être même pas convaincu par votre CMD vous même mais incapable de trouver autre chose à opposer à ceux qui proposent.
Bref, apporte des arguments, des propositions , des critiques au dessus de la ceinture . Tu trouveras ici il me semble un public de qualité pour te répondre. Mais l'argumentaire méchant de droite gentil de gauche non , cela se saurait depuis 1981 si c'était vrai.
Et pour finir , le constat de Montaigne accepté par Chatel et bien moi ,de gauche, je le fais aussi. Evidemment j'en tire pas forcement les mêmes conclusions.On en débat ici, on n'efface pas le problème d'un coup de torchon sous prétexte que son rédacteur n'est pas un gentil.
Ce qui m'amuse le plus avec les syndicalistes, c'est que bien que se proclamant en général anticléricaux, ils utilisent néanmoins toutes les racines judéo-chrétiennes de leur langue, dont ce merveilleux "La messe est dite". Ite, mon frère, missa est...
Ah, Gégé, je te le confirme, tous les instits ne sont pas de gauche.
Après Montaigne, la Cour des Comptes (dirigée par Migaud -PS-, oui mais nommé par Sarkozy -aïe tout s'embrouille pour les binaires du type Gégé !). Même constat que Montaigne... Ca sentirait pas un peu le roussi tout ça ? Alors, Gégé : est-il urgent de ne rien faire, rien penser, rien proposer ? Je ne suis pas CFTC, mais merci à eux d'essayer quelque chose, même si je ne partage pas leur proposition.
Un commentaire me semble pertinent, celui de Merlin (le 28). Et notamment une phrase :
"une stratégie risquée qui pourrait bien avoir des effets négatifs sur leurs adhérents et/ou sympathisants"
S'il y a des effets négatifs au sein de la CFTC, à vrai dire, c'est pas mon problème et ça ne m'intéresse pas. Moi, je crains davantage les effets négatifs pour les dirlos en place. A lire tout ce qui est écrit sur l'emploi fonctionnel (sur ce site mais aussi partout sur la toile), je suis persuadé que ça ne nous apportera rien. Si ça n'était que ça, je me dis que ce ne serait pas trop grave. Mais, la nomination est inacceptable. Et plus encore inacceptable : la MOBILITE.
J'exerce dans une petite bourgade de 3500 habitants. Je m'y suis installé. J'ai fait construire une maison. Ma femme a son boulot à 4 km de chez nous. Mes 3 enfants sont nés ici. C'est leur "chez eux". Je n'ai pas envie de devoir bouger dans quelques années. Et tous les collègues des environs, eux aussi, ils se sont installés et se trouvent bien là où ils sont. Une hérésie, cette proposition de la CFTC.
ET de quelle légitimité se parent-ils pour parler en notre nom ? De leur score aux élections de 2008 ? Je viens tous les jours suivre les commentaires sur ce site. Combien de fois j'ai "entendu" des collègues crier leur refus de voir les syndicats parler en leur nom ! Et là, tout à coup, ce syndicat ultra minoritaire, décide de réclamer un emploi fonctionnel pour les dirlos ? On marche sur la tête !
Je parle de mon cas et de celui des collègues installés à la campagne. Mais à Paris, par exemple, les collègues seront enchantés de devoir bouger ?
Ces beaux messieurs de la CFTC ont consulté les dirlos pour connaître leur avis ?
De la même façon que je dénie le droit au SNUipp de proposer le CMD que personne ne souhaite voir s'installer, je ne permets pas à la CFTC, qui ne représente rien, de proposer un pseudo statut complètement absurde qui ne résout aucun des problèmes des directeurs d'école.
Denis, mais le SNUipp est d'accord aussi sur le constat:
Du SNUipp le 10 mai dernier: (donné par Grégoire)
« L’école échoue dans sa mission de correction des inégalités. Pire, elle les renforce ».
A l’évidence, le rapport intitulé « vaincre l’échec scolaire à l’école primaire » que vient de publier l’Institut Montaigne, un « think-tank » composé de patrons et d’intellectuels enfonce une porte ouverte. Nul ne conteste cette réalité, le système éducatif est inégalitaire et même injuste. Les critiques des réformes sur l’école : « des programmes scolaires trop lourds », « des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté confus et sans cohérence pédagogique » et des rythmes pas adaptés aux enfants.
Certaines propositions rejoignent l’agenda ministériel. On retiendra la suggestion de réduire les congés estivaux d’au moins deux semaines, de réduire le nombre d’heures travaillées chaque jour mais de les étaler sur cinq jours en incluant le mercredi. D’autres encore sont sources de conflit chez les enseignants, comme apprendre à lire dès la grande section, ou chez les élus avec la proposition de créer « un véritable statut pour l’école mais aussi pour les directeurs qui auraient un pouvoir hiérarchique sur les enseignants ».
De ce rapport se dégage cependant une évidence, l’Education est actuellement mal orientée. Les solutions proposées sont sujettes à débat. Encore faut-il l’ouvrir !
@ Pierre:
Je ne suis plus syndiqué de puis 17 ans (d'abord au SNI et puis au sgen) et j'ai déjà dit pourquoi je me débat.
Mais faut faire gaffe aux raccourcis:
> un statut pourra très bien imposer une mobilité, voir les principaux et les proviseurs...
Où tu as raison, et c'est la difficlté (à laquelle le GDiD répond), c'est qu'il faudra une solution qui permette la reconnaissance de TOUTES les dirlettes et de TOUS les dirlos.
D'où l'importance de ne pas confondre le contenant et le contenu.
> sur la représentation, c'est un problème effectivement de s'appuyer soit sur un postulat historique, si glorieux soit-il, soit sur des élections au regard du faible taux de participation et de l'étrange mode de dépouillement.
Un syndicat ne devrait peser que par le poids du nombre de ses adhérents garand de son indépendance.
Mais il y la "représentativité" et les missions syndicales. La proposition et la revendication font partie des missions d'un syndicat, quelque soit sa taille.
La mobilité n'est pas un problème . Quand on reste trop longtemps dans un endroit , on ne voit que le bout de son nez ; Il est bon de changer d'école souvent pour s'instruire et voir ce qu'il y a ailleurs .
Je suis pour la mobilité .
Le changement permet de s'enrichir . et élever son niveau culturel .
Cela permet de ne pas parler dans le vide (comme font certains , en ce moment , ref " ce débat" sans queue ni tête = stérile et inutile)
Cela s'affole un peu autour des directeurs d'école en ce moment. La CFTC, je le redis, est pour l'instant la seule centrale qui clâme haut et fort que le situation ne peut pas durer et réclame pour les directeurs d'école un statut. Voilà la réalité. On aime ou on n'aime pas la CFTC, on se gausse de sa représentativité, mais les faits sont têtus.
La CFTC fait donc une nouvelle proposition, celle d'un emploi fonctionnel. Ce n'est pas ce que nous voulons, et j'estime que c'est une proposition prématurée qui peut donner de mauvaises idées à certains hauts fonctionnaires en panne. Mais je vous rappelle qu'un estimable député qui a déjà su écouter tous les interlocuteurs est actuellement en charge de la question et doit présenter en juin un rapport d'étape. Il est donc nécessaire de lui faire connaître que cette proposition-là ne nous sied pas.
C'est d'autant plus nécessaire que les autres centrales syndicales peu à peu prennent fait et cause pour l'immobilisme, et refusent même désormais d'évoquer la question des directeurs d'école. Hier le SE-UNSA a fait tardivement paraître sur son site un article concernant le rapport de l'Institut Montaigne. Les points 10 à 13 de ce rapport, qui traitaient directement de nous, sont cités mais ne font l'objet d'aucun commentaire, à part celui du refus réitéré des EPEP. C'est fort significatif, ces gens-là, comme ceux du SNU-ipp ou de FO ou du SGEN, n'ont rien à proposer en dehors de leur litanie traditionnelle "Plus de sous!". D'ailleurs, l'argumentation utilisée pour refuser tout constat est grossière; voici la phrase du SE: "Cette officine du prêt-à-penser libéral bénéficiant du financement de nombreuses sociétés du CAC 40 utilise de façon partielle et réductrice des enquêtes pourtant sérieuses (DEPP, PISA, PIRLS) pour étayer ses propos." Et c'est de cette façon qu'on règle le problème? Cela devient ridicule, cette volonté de déconsidérer autrui parce que a priori il n'est pas politiquement de votre bord -ce qui reste d'ailleurs à prouver, le SNU en la personne de Moindrot a bien été auditionné par l'Institut Montaigne-, et que donc sa position est forcément suspecte.
Alors nous pouvons faire la fine bouche. C'est même notre devoir de faire savoir que nous ne pouvons nous satisfaire de cette proposition d'emploi fonctionnel. Mais pour l'instant qui nous propose autre chose? Soyons honnêtes. Je l'écris avec d'autant plus de facilité que vous savez ma propension à pourfendre les prétendues actions syndicales. Être dans l'opposition, c'est facile et opportuniste pour un syndicat qui n'a rien à proposer parce qu'il n'a aucune idée. De toute façon, est-ce le rôle d'un syndicat de faire de la politique? Parce que c'est bien ce dont il s'agit, sous couvert d'une défense des personnels qui a bon dos.
Donc je prends acte de la proposition de la CFDT. Je les informe qu'elle ne me convient pas. Maintenant, j'attends des nouvelles du SGEN, du SNU, de FO: vous avez face à vous quarante mille directeurs d'école qui pédalent dans la choucroute depuis des années; vous ne nous avez rien proposé, vous ne dites rien. Ne serait-il pas temps de faire quelque remue-méninges? Nous attendons. Mais je crois qu'avec le persistant silence que je subodore, il ne restera guère que le GDID pour faire entendre une voix discordante dans le concert.
"La mobilité n'est pas un problème"
Oui, tu as sans doute raison, Noé. Quand on bouge, on retrouve une motivation, du peps... mais je peux te dire qu'on peut peut aussi s'investir sans bouger à condition de ne pas tomber dans la routine.
Pierrot, d'accord, les syndicats doivent faire des propositions. Mais pas n'importe lesquelles. Dans le cas du SNUipp ou de la CFTC, ils nous engagent sur une voie qui ne nous intéresse pas. Ni l'un, ni l'autre ne nous ont demandé notre avis. Que ce soit le CMD ou l'emploi fonctionnel, ça ne correspond pas à ce que souhaitent les dirlos. Tu connais mieux que moi le résultat de l'IFOP. Un statut et un emploi fonctionnel, ça n'a strictement rien de comparable. Et comme le disait un collègues, à supposer que cet emploi fonctionnel passe, on se retrouve partis pour des années avant d'avoir un nouveau mieux. Le gouvernement aura beau jeu de dire qu'il a "fait quelque chose" pour les dirlos.
Autant je te suis quand tu t'en prends au SNUipp de vouloir nous imposer le CMD, autant je suis perplexe en te voyant soutenir plus ou moins les efforts de la CFTC à s'occuper des dirlos. Je crois qu'il faut s'en tenir à réclamer un statut.
On perçoit bien depuis quelque mois une inflexion dans les propos tenus ici par pas mal de collègues. Toujours la même intransigeance à l'égrad du SNUipp et c'est très bien. Il ne faut pas céder. Leur position est intenable.
Mais de plus en plus d'indulgence à l'égard du SE et aujourd'hui de la CFTC alors que leurs positions ne sont pas forcément celles voulues par les dirlos. Dans les dicussions entre collègues, c'est un point qui commence à accrocher. Autour de moi, je sens naître des doutes, des interrogations sur la stratégie qui devait nous emmener tous vers un statut. Dans les commentaires plus haut, cette indulgence se ressent nettement. J'ai peur de risques de fissures dans le combat des dirlos. Mais, ça n'engage que moi et je n'ai pas la vérité infuse.
Bonjour,
Je l’ai déjà écrit : je suis encore syndiqué. Je crois encore à la pertinence de représentant du personnel pour éviter… des erreurs, des abus…
Bientôt, le 8ème congrès national de mon syndicat. Trois contributions sur les directeurs. 2 franchement ridicules pour ne pas dire risibles. Je n’attends rien de mon syndicat de ce côté.
Il ne dit RIEN des nominations sur « profil » débutés dans certains départements. C’est donc qu’il acquiesce.
Il ne propose RIEN pour améliorer le fonctionnement global de l’école. A croire que le but d’un syndicat soit exclusivement de s’opposer. Il est si facile de mobiliser « contre ». Il est si difficile de « proposer » une amélioration, un projet…
Donc, rien pour les dirlos, ces gugusses-comme-les autres-qui- appliquent-les décisions- d’un-CMD, taillables, corvéables et qui ne servent à rien. CQFD. Fermez le ban. Et s’ils avaient un statut, ils deviendraient des chefaillons à la botte du MEN…
Quand j’imagine ma journée de lundi à venir, (clin d’œil à Ch’ti), sans savoir si je serai déchargé car la Pe2 (j’ai une école à 6 classes) sera en stage, je me prépare à une journée difficile.
Et je me retrouve largement dans ce qu’écrivent mieux que moi Grégoire et Pierre L
. Dans les dicussions entre collègues, c'est un point qui commence à accrocher. Autour de moi, je sens naître des doutes, des interrogations sur la stratégie qui devait nous emmener tous vers un statut.
Tu peux lever toute ambiguïté autour de toi quant à la stratégie du GDID :son originalité réside dans son statut d'association. S'y trouvent des personnalités de toutes origines , parfois antagonistes sur d'autres sujets de la direction d'école . C'est une culture : celle du monde associatif et cela fait toute la différence. ( c'est un choix ).
Sa position est limpide : relire le projet de statut et nos contre propositions aux EPEP Darcos ( à affiner )
Nous n'exluons personne et ne rejetons personne. Pour l'instant toutes les contributions constructives au débat ( la dialectique ) sur la reconnaissance du métier de directeur sont des éléments d'analyse de critique voire d'approbation : SNE, SGEN, SE ( même si c'est hésitant mais en soit le fait que cela hésite est une évolution positive ) CFTC, Montaigne, rapport de la cour des comptes, avant projet d'EPEP Darcos, ANDEV, AMF,GDID construisent démocratiquement une perspective pour sortir de l'impasse.
Les absents SNUIPP SUD ne peuvent tout de même pas pleurer : leur positionnement est de leur propre responsabilité, on a le droit de dire notre franche ( très franche ) opposition . L'évaluation se fera aux élections professionnelles ( taux de participation et résultats ) . Venir nous balançer, en ce moment où on galère depuis 2 ans comme des malades un truc comme le CMD et le vocable collègue en charge de la direction , cela ne passe pas et on le dit.
Mais comme je le dis tout le temps ( je radote ) : à pisser contre le vent on finit toujours mouillé !
Bonjour,
si vous avez tout bien suivi, vous avez vu que la CFTC défend, au moins jusqu'à son prochain congrès, où la question sera mis en débat, son statut du directeur, pratiquement identique à celui du GDID.
Et peut-être, sans doute, s'il s'avère que la motion du statut d'emploi PROPOSÉE ne correspond pas aux attentes des directeurs, elle sera repoussée.
La CFTC, malgré son faible taux aux élections professionnelles (un peu plus de 1% en métropole des votants, mais aussi plus de 22% à la réunion par exemple, avec deux représentant en CAPD) comprend de nombreux directeurs dans ses rangs. Et je ne pense pas qu'ils voudront se faire du mal.
Le but de cette proposition est né surtout (Pascal l'a bien compris) de sortir du débat manichéen statut/statu quoi en s'intéressant davantage au contenu qu'au contenant. Visiblement ça marche et c'est tant mieux.
Je trouve le procès en sorcellerie fait autour de la proposition de la CFTC déplacé. Leur légitimité à proposer un statut fonctionnel est au moins aussi réelle que celle du SNU à proposer le CMD. Avec une différence cependant, la proposition du SNU ne tient pas debout à tel point que même eux n’en parlent plus qu’entre eux.
Je suis pour ma part pour un statut qui définisse mes fonctions, statut qui me donnera des prérogatives (que j’ai déjà pour la plupart) et aussi des obligations nouvelles. Même sans parler de la situation économique actuelle, il est irréel d’imaginer un statut pour les 40 000 directeurs d’école. Sans même parler du nombre, quoi de commun entre le dirlo d’une maternelle à 2 classes et celui d’une primaire de 20 classe, entre la façon de faire d’un jeune qui n’a trouvé que cette façon d’avoir un poste et celle d’un ou une dirlette qui dirige sa 4ème école.
D’autre part, regardons un peu en arrière, depuis 85 on a obtenu quoi à part quelques décharges et quelques euros en plus ? Rien si ce n’est des charges en plus. Merci à qui ?
Alors les bavardages inutiles sur la question me fatiguent, ils ne mènent à rien. Un statut ? Oui. Un statut fonctionnel ? Oui aussi et je dirais même que vu la situation, c’est certainement la solution la plus adaptée. Une obligation de mobilité ? Ben pourquoi pas, c’est vrai que ça ouvre l’esprit et ça fait parfois du bien…Mais si bien sûr, on veut croire à un statut pour tous les directeurs actuels, sans charge ni contrainte supplémentaire et tout de suite, on peut, mais à 50ans je ne crois plus au père Noël.
Christian