Jeudi 21 janvier 2010
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Mercredi 20 janvier, des parents et enseignants de Seine-Saint-Denis ont manifesté sous les fenêtres
du ministre de l’Education nationale pour lui signifier leur ras-le-bol de voir de plus en plus de maîtres absents non remplacés. A l’appui
de leur exaspération, une comptabilité des jours sans cours (1 738 jours d’absences non remplacées depuis septembre 2009).
La grippe H1N1 puis la gastro en sont-elles les seules causes ? Comme nous l’avons souvent dénoncé, les
suppressions de postes liées au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux en sont la raison principale. Pour les syndicats d’enseignants, à force de restrictions budgétaires, « on a attaqué l’os ». Pour le ministère, rien à voir avec les moyens.
Invité de Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1, Luc Chatel a annoncé qu'il allait «
travailler avec les organisations syndicales sur plusieurs pistes » pour améliorer le système de remplacement des enseignants absents. Le ministre a
ensuite détaillé les trois pistes, qui, selon lui, devraient apporter une solution au problème dénoncé par les parents et les enseignants :
Une plus grande réactivité. « Aujourd'hui, on remplace trop lentement les professeurs absents »,
il y a « un délai de carence de 14 jours, pendant lesquels le lycée doit se débrouiller avec un professeur absent » et « c'est seulement au bout de 14 jours que le rectorat intervient, il faut que dès le premier jour les autorités académiques soient mobilisées », a expliqué le
ministre.
Rappelons que ce délai de carence n’existe pas dans le premier degré et que la situation n’est pas meilleure
pour autant. Combien de classes sans maîtres ? Combien de journées perdues ? Combien de surcroît de travail et de fatigue pour les enseignants qui doivent accueillir ces élèves ?
Combien de difficultés supplémentaires pour les directeurs d’école qui doivent gérer dans l’urgence l’absence d’un collègue ?
Une plus grande souplesse. « Si vous avez un manque de professeurs de mathématiques à Paris et que
vous avez des professeurs de mathématiques disponibles à Créteil, et bien les professeurs de Créteil ne peuvent pas aller à Paris. Donc on va assouplir ce dispositif » entre académies, a
ajouté Luc Chatel.
Cette souplesse ne permettra que quelques arrangements à la marge… Tous les départements connaissent les
mêmes difficultés, la même pénurie de moyens de remplacement.
Un vivier de remplaçants. « Troisième exemple : nous devons diversifier et enrichir notre vivier de
remplacement, par exemple avec des partenariats avec Pôle emploi, en mobilisant ici ou là de jeunes retraités de l'Education nationale ou en travaillant avec des étudiants qui ne sont pas encore
admis aux concours », a poursuivi le ministre.
Cette troisième piste ressemble étrangement à l’agence nationale du remplacement que souhaitait créer Xavier
Darcos et que Luc Chatel ne jugeait pas pertinente.
Interrogé pour savoir si les difficultés de remplacement n'étaient pas une conséquence des
suppressions de postes de professeurs, le ministre a répondu : « Non, ce n'est pas un problème nouveau, il est nettement antérieur à la question
de la réduction des postes dans l'Education nationale ».
Il est vrai qu’en 2005, déjà, François Fillon pensait améliorer une situation jugée délicate. En 2008,
Xavier Darcos avait promis la création d’une agence nationale du remplacement que Luc Chatel n’a pas jugée pertinente. Le ministre de l’Education nationale attend pour la fin du mois un rapport
interne, avec un état des lieux et des recommandations.
Certes, le problème est récurrent, mais faut-il un nouveau rapport pour constater que la situation ne
fait que se dégrader d’année en année et qu’elle devient critique depuis que le gouvernement s’est lancé dans une politique idéologique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.
Politique justifiée en quelques mots par Luc Chatel au micro d’Europe 1 : « Les professeurs ne sont pas assez payés dans notre pays… Moins
d’enseignants mieux rémunérés, telle est la politique que nous menons. »
Explication bien courte qui méritait d’être développée. En effet, seuls les débuts de carrière seront
concernés par des augmentations de salaire. Rien pour l’immense majorité des enseignants en place.
Il est regrettable que des journalistes aussi chevronnés que Jean-Pierre Elkabbach ne réagissent pas devant
de telles affirmations, se contentent de vagues explications et ne cherchent pas à obtenir une meilleure information…
Il se dit aussi que courant février, une circulaire ministérielle autoriserait les
directeurs d’école, les principaux de collège et les proviseurs de lycée à rechercher des remplaçants (piste n° 3) pour pallier les insuffisances de l’Administration…
On voit tout de suite les limites d’une telle démarche. Qui ? Quand ? Comment ? Avec quels
moyens ? Quels contrats ? Bref, un beau bricolage pas du tout à la mesure du problème…
Chef de rayon « bricolo bricolette » ? La nouvelle mission confiée aux
directeurs d’école ?
Relire nos derniers articles sur le sujet :
- La règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux dans le collimateur de la Cour des Comptes
- Une cause du malaise enseignant : la faillite du remplacement des maîtres absents
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Attention à ne pas confondre journaliste et journaleux.
Le Duhamel, le Apathie sévissent avec le Hondelatte sur RTL. Sur Europe 1 vous avez le Elkabbach, cireur de pompes patenté. Ils s'intitulent "journaliste" mais ça fait pisser de rire l'ensemble des vrais journalistes mondiaux. Ils y testent leur flagornerie respective et déploient de grands efforts pour gagner le concours du plus grand journaleux flagorneur.
À la relecture je crains d'avoir fait un pléonasme en associant journaleux et flagorneur. Car il me semble que c'est la même chose, en France pour le moins.
Pour les questions à ne surtout pas poser, aucune crainte car l'absence de culture et d'imagination de ces "journaleux" est un atout des politiques.
Si j'étais croyant je ferais une prière à Sainte Connerie pour la protection de tous ces journaleux. Mais je ne suis pas croyant.
Il se dit aussi que courant février, une circulaire ministérielle autoriserait les directeurs d’école, les principaux de collège et les proviseurs de lycée à rechercher des remplaçants (piste n° 3) pour pallier les insuffisances de l’Administration…
Ben ça alors? Et comment il ferait le petit enseignant chargé de la direction pour recruter? Ou alors, il cherche et c'est le principal du coin qui recrute... Très cohérent avec notre (ansence de) statut actuel(le).
Ch
Sinon, on pouurait aussi monter les pneus neige tant qu'on y est sur les voitures de fonction de nos IA ? On ne sait jamais, si on a un peu de temps entre 11h30 et 13h30, après le soutien et les corrections ! Histoire de faire des économies !
C'est la coopé qui va en prendre un coup...
Pour les remplacements qu'ils continuent comme ça : si l'idée de faire des économies sur le dos des fonctionnaires peut payer politiquement par idéologie ou par indifférence, , on verra bien lorsque le service au public commencera à partir en quenouille ( comme en Angleterre ) et qu'il faudra payer pour y échapper.
Le bon peuple lobotomisé pourra réveiller le neurone rescapé à Pernaud et Coca cola.
Sinon ben je m'ferai journaleux.
Je doute que les principaux de collège apprécient de devoir gérer nos remplacements... ils ont déjà assez à faire pour eux.
Et comme ils possèdent des syndicats toujours prompts à défendre leurs intérêts ( ce dont nous sommes cruellement dépourvus) , je pense que : soit nous ne serons pas concernés par ce système, soit on va encore se faire avoir avec un bidule qui sera sous l'autorité de l'IEN, mais que nous devrons gérer dans les faits, tout en étant soit disant déchargés du bidule en question .... on a déjà donné avec les stages RAN.... et ce avec une bénédiction urbi et orbi de tous nos syndicats majoritaires trop heureux de ne pas donner l'impression que les dirlos sont toujours les dindons des "farces" ministérielles.