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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

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Philippe Poutou 

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Le site des directeurs d'école

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Vendredi 13 juillet 2012 5 13 /07 /Juil /2012 17:34

Ben_Deception 

 

Mercredi 11 juillet, la commission des affaires culturelles a auditionné Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, et George Pau-Langevin, ministre déléguée chargée de la réussite éducative.

Après un long préambule du ministre de l’Education nationale, des députés ont pu l’interroger sur différents points touchant à des domaines très divers de l’éducation en France.

Nous avons retenu l’intervention du député UMP Frédéric Reiss, auteur en 2010 d’un rapport sur la mission que lui avait confiée le Premier Ministre concernant " le statut des directeurs et le statut des écoles ".

Dans son intervention, Frédéric Reiss a notamment interrogé le ministre sur le statut des directeurs d’école. Nous reproduisons ci-après les extraits significatifs relatifs au statut du directeur : les questions du député et la réponse du ministre.

 

Frédéric Reiss, député UMP

 « …Moi, j’ai la conviction que la réforme de l’université que nous avons menée à bien lors de la 13ème législature a été une avancée majeure pour notre pays : plus d’autonomie et en contrepartie plus d’évaluation.

Pour l’école, ne faudrait-il pas s’inspirer de cette méthode en donnant une plus grande autonomie aux établissements et en encourageant l’expérimentation ?

La priorité au primaire, je crois que beaucoup de gens la partagent et notamment depuis ces différents rapports que nous avons eus sur le sujet et je voudrais vous interroger sur la direction d’école.

Allez-vous dans la direction du statut de directeur d’école ?

Allez-vous améliorer les regroupements scolaires ?

Envisagez-vous des établissements publics d’enseignement primaire (EPEP) ? »

 

Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale

« …Parmi les questions qui sont plus particulières, la question des directeurs d’école reviendra sans cesse. Il y a beaucoup d’écoles en France. Nous n’avons pas aujourd’hui la possibilité de donner ce statut. Nous allons déjà, puisque la question n’a pas été posée, il y a des réponses du gouvernement, faire en sorte que ceux qui les aident, en particulier ces fameux contrats aidés, soient renouvelés. Ça concernait pour 4000 les directeurs d’école et il y aura renouvellement, et donc vous pouvez rassurer dans vos départements, 12 000 c’est à dire en gros l’intégralité des contrats aidés qui venaient à échéance fin juin et qui ont mis les personnes dans des situations de très grande contrariété et difficulté.

Après, si l’on veut évoluer, il faut évoluer dans une réflexion qui est une réflexion quand même de coordination, je sais que c’est tr ès difficile, mais entre le collège et l’école primaire. Il faut, là, qu’il y ait quand même une réflexion qui soit poursuivie. Il y a un certain nombre d’expérimentations qui existent, je ne les arrêterai pas… et je souhaite que la loi vienne reconnaître le statut de l’expérimentation… »

 

Pouvait-on s’attendre à une autre réponse du ministre de l’Education nationale ? Non, bien entendu et nous l’avions déjà écrit à maintes reprises sur ce site. En effet, durant la campagne présidentielle, l’éducation a été très largement absente des débats.

Il suffit de relire certains de nos articles publiés à ce moment-là :

Le 05/02 « l’école au cœur de la campagne présidentielle : ne rêvons pas… »

Le 17/02 « les directeurs d’école ou les grands oubliés de la campagne présidentielle »

Le 19/05 « pour les directeurs d’école, le changement, c’est… quand ? »

 

Dans ce dernier article, nous écrivions ceci :

« Lorsqu’il évoquait « la France du dévouement », Vincent Peillon pensait-il aussi aux directeurs d’école ? Il faut hélas souligner qu’à aucun moment, durant la campagne présidentielle, il n’aura été fait allusion aux difficultés rencontrées par ceux qui ne peuvent mieux correspondre à l’expression ministérielle « la France du dévouement ». Ni par le candidat, ni par le futur ministre, ni par les syndicats d’enseignants.

Le 17 février 2012, nous écrivions : « François Hollande a prononcé un grand discours sur l'Ecole et la Nation, à Orléans le 9 février. Dans un texte ne comprenant pas moins de 9162 mots, pas une seule fois l’on retrouve le mot « directeur » ni l’expression « statut du directeur d’école » ! Fallait-il d’ailleurs l’attendre du candidat socialiste ? Ses conseillers pour l’éducation avaient très clairement balayé le sujet. Bruno Julliard ne s’en cache pas : « Pour être très direct, je ne crois pas que la question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement économique. »
 

Est-ce à dire que pour les directeurs d’école ce quinquennat sera, de nouveau, un quinquennat pour rien ? Il y a fort à craindre que ce ne soit le cas. »

 

Hélas, deux mois après l’élection de François Hollande, les faits nous donnent raison. Trois fois hélas !

Il faut également regretter le manque de considération de notre ministre pour les directeurs d’école. Dans sa réponse à Frédéric Reiss, ce 10 juillet, il balaie le problème d’un revers de main. Sa réponse tient en trois courtes phrases : « la question des directeurs d’école reviendra sans cesse. Il y a beaucoup d’écoles en France. Nous n’avons pas aujourd’hui la possibilité de donner ce statut. »

Aucun mot sur les difficultés rencontrées, pas la moindre affirmation laissant penser que le gouvernement va s’atteler à rendre la fonction moins pénible, à défaut de parler de « métier »… Pas le moindre signe de reconnaissance… Aucun espoir de voir la situation s’améliorer… Rien !

Rien… Les nombreux représentants syndicaux qui gravitent dans l’entourage du ministre auraient-ils déjà phagocyté la politique du gouvernement à l’égard de « la direction et du fonctionnement de l’école » ?

Rien… si ce n’est une allusion à « la coordination entre le collège et l’école primaire ». Une allusion inquiétante car elle pourrait, à terme, signifier la disparition du directeur d’école dans une école primaire englobée dans un vaste établissement piloté par un principal de collège…

 

« Est-ce à dire que pour les directeurs d’école ce quinquennat sera, de nouveau, un quinquennat pour rien ? Il y a fort à craindre que ce ne soit le cas » écrivions-nous le 19 mai…

Deux mois plus tard, la réponse nous vient du ministre lui-même et de façon on ne peut plus claire : « Nous n’avons pas aujourd’hui la possibilité de donner ce statut ». Les directeurs d’école apprécieront…


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