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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

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UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

15

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 12:13

 

 

Certes, l’heure est à la lutte contre la réforme des retraites plutôt qu’aux réflexions sur l’Education. Néanmoins, il nous semble important de faire le point sur les attentes des enseignants, et parmi eux, des directeurs d’école, et les suppressions de postes qui se poursuivent à un rythme accéléré. Même si les médias ne s’en font plus l’écho, la politique budgétaire continue son travail de coupes sombres dans l’Education nationale.

Nous avons décidé de mettre l’accent sur trois points importants qui concernent particulièrement les directeurs d’école.  

 

 

Rapport Reiss

 

Commandé au printemps par le Premier ministre, ce rapport de Frédéric Reiss (UMP, Bas-Rhin) est intitulé "Quelle direction pour l'école du XXIe siècle ?". Il avait notamment pour objectif d'"examiner la fonction et le statut d'un directeur d'école, le statut des écoles de grandes tailles et des regroupements d'écoles".

Le rapport souligne qu'être directeur d'école est "un métier à part entière", et pas seulement une fonction, ce qui implique "un plan de carrière" et une "nette revalorisation de la rémunération indemnitaire".

M. Reiss propose également de créer ou expérimenter plusieurs regroupements, en fonction de la taille de l'école.

Dans un communiqué, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a affirmé que "certaines" des propositions allaient "pouvoir être mises à l’étude, en écho avec la préparation d’un plan numérique pour l’école, en relation avec la réflexion sur les rythmes scolaires ou en complément du plan de lutte contre l’illettrisme", sans autre précision.

Parmi les recommandations : le rapprochement de "petits collèges et des écoles de leurs secteurs de recrutement" afin de créer des "écoles du socle commun". Mais cette disposition du rapport ne devrait pas être reprise avant plusieurs années par le ministre qui, suite au rapport du HCE sur le collège, a déclaré : "Nous n'allons pas faire une grande réforme du collège d'ici à 2012 (...), mais nous pouvons avancer sur certains sujets", a affirmé Luc Chatel. "Dès la prochaine rentrée, nous pouvons avancer dans deux directions : une plus grande personnalisation des enseignements et une action sur l'orientation".

Trois semaines se sont écoulées depuis la publication du rapport du député Frédéric Reiss. Nous avons longuement rendu compte du constat fait par le député et des principales propositions et suggestions que contient son rapport. Un rapport qui a suscité de nombreux commentaires, notamment de la part des directeurs d’école, principaux intéressés par le compte rendu de la mission.

Le soufflet semble retombé. Les syndicats sont absorbés par la réforme des retraites. Le ministre ne semble pas décidé à entreprendre une quelconque réforme de l’Education nationale à quelques mois du début de la campagne présidentielle. Le Président de la République, futur candidat à sa propre succession, n’a aucun intérêt à ouvrir de nouvelles discussions sur un sujet brûlant.

 

 

Nouvelles menaces sur les EVS

 

Ainsi que nous l’écrivions le 9 septembre dernier dans un article intitulé « l’aide administrative aux directeurs d’école remise en cause », les recteurs ont reçu pour consigne de réduire les contrats aidés. Malgré les protestations des syndicats, rien n’y fait : de nouvelles menaces se précisent sur les contrats aidés.

Discrètement mais inexorablement, les postes sont supprimés par centaines, voire par milliers, au fur et à mesure que les contrats viennent à échéance. Les syndicats évoquent entre 600 et 700 contrats qui doivent disparaître dans les semaines qui viennent dans les seules Bouches-du-Rhône (soit un tiers des EVS), 130 dans le Tarn, 420 dans le Val d'Oise, 200 en Haute Garonne, 90 dans la Drôme, 300 en Haute Loire... Selon l'Unsa, un tiers des départements est actuellement touché par les suppressions, mais tous devraient l'être dès janvier prochain. Les missions n’ont pas disparu pour autant, que ce soit en école, collège ou lycée : assistance administrative, assistance handicap, surveillance...

A l’origine des emplois administratifs d’aide aux directeurs d’école, le SE-Unsa considère que sa signature apposée au bas du protocole d’accord en 2006 est reniée par l’actuel ministre. Le SNUipp, le SNE, FO et le GDID ont également protesté. Dans un courrier adressé au ministre, le SE-Unsa a menacé le ministère d’un "conflit sérieux".

« Nous vous demandons, Monsieur le Ministre, de revoir de toute urgence ces situations et les consignes que vous avez données. Si les notifications de suppression ou de diminution de ces emplois devaient être maintenues, vous ouvririez la voie à un nouveau conflit sérieux dans les semaines à venir. Depuis 2006, la charge et les responsabilités des directeurs d’école ne se sont pas amoindries. Sachez que le SE-UNSA et les directeurs sont déterminés à voir rapidement rétablie l’aide administrative dont ils ont besoin. »

Rien n’y fait. Le gouvernement reste sourd aux injonctions syndicales et poursuit sa politique de réduction des effectifs aussi bien en termes d’enseignants qu’en emplois aidés. Les budgets 2011-2013 le prévoient.

 

 

Projet éducatif du PS

 

Dans son édition du 18 novembre, le journal Le Monde titrait : "Education : le PS propose une rupture dans sa vision de l'école".

Le quotidien du soir Le Monde révèle le programme éducation que le Parti socialiste va présenter à ses militants. Intitulé "Education et formation pour l'égalité". Il constituera le socle du programme éducatif du candidat à la présidentielle de 2012.

Commentant le projet, Bruno Julliard, Secrétaire national à l’éducation, annonce une priorité absolue à l'école primaire et à la petite enfance.

 

Trois priorités sont proposées par le Parti socialiste :

- le primaire, où le PS estime nécessaire de concentrer des moyens pour prévenir l'échec lourd ;

- les établissements difficiles, où les moyens ne doivent plus être uniformes mais distribués en fonction des besoins des établissements et des projets qu'ils mettent en œuvre la transformation du métier d'enseignant

- la transformation du métier d'enseignant

 

 

Parmi les principales mesures de ce projet :

 

Cinq jours d'école.

Le texte propose de mieux répartir les heures de cours sur l'année et la journée en raccourcissant les vacances d'été, en organisant une semaine de cinq jours éducatifs comprenant un temps de loisir culturel et incluant les devoirs du soir.

Bruno Julliard apporte certaines précisions :

"Il n'y aura pas d'efforts supplémentaires demandés aux enseignants, qui ne seront pas reconnus, notamment financièrement. Cependant, beaucoup de professeurs des écoles voient les conséquences de la semaine des quatre jours comme des difficultés supplémentaires dans l'exercice de leur métier. Les enfants sont plus stressés et plus fatigués par des horaires incohérents et beaucoup trop chargés.

Je rappelle cependant que nous proposerons cinq jours éducatifs où la totalité de ces cinq jours ne nécessitera pas la présence des professeurs des écoles. Bien évidemment, rien ne se fera sans consultation des enseignants et de leurs organisations syndicales. Nous y ajouterons également les collectivités locales, les associations d'éducation populaire, mais aussi et surtout les parents.

Nous ne proposons pas le retour de l'école le samedi matin. En revanche, nous considérons que la suppression du samedi matin et la mise en place autoritaire des quatre jours d'école par le gouvernement actuel sont une erreur.

Nous proposerons donc que la semaine s'organise autour de cinq jours éducatifs pour tous. Il y a nécessité d'augmenter le nombre d'heures et de jours scolarisés pour les élèves, particulièrement pour les élèves fragiles scolairement.

C'est pourquoi nous proposons d'allonger l'année scolaire en diminuant les vacances d'été et en passant la semaine de quatre à cinq jours. Le cinquième jour sera probablement le mercredi, même si nous souhaitons que les projets éducatifs locaux permettent d'organiser ces cinq jours éducatifs.

Il ne s'agit pas forcément de cinq jours pleins devant un professeur des écoles pour les élèves, mais nous devons y intégrer des activités scolaires ou périscolaires qui, pour beaucoup, auront lieu dans les murs de l'école, mais qui ne seront pas forcément sous la responsabilité directe des enseignants.

Nous voulons faciliter les transitions entre les temps scolaires, les temps périscolaires et les temps privés."

 

Un collège sans redoublement.

Dans le collège rénové, on ne redoublera plus, les enseignements seront plus transversaux, les parcours individualisés et des métiers nouveaux créés pour aider les plus en difficulté, au côté d'enseignants surnuméraires. "Nous proposons la participation d'enseignants du primaire au collège et réciproquement dans le cadre de projets communs", précise aussi le texte.

 

Des enseignants revalorisés avec contrepartie.

Les enseignants se voient proposer une nouvelle définition de leur métier. Il s'agit de prendre en compte l'ensemble des tâches qu'ils réalisent et non plus seulement leur nombre d'heures de cours. La possibilité d'enseigner deux disciplines en collège est évoquée. Les enseignants pourraient choisir au cours d'une formation initiale reconstruite, de s'initier à l'enseignement d'une seconde discipline. Et à la clé de tout cela, il y aurait une revalorisation.

 

Des établissements plus autonomes astreints à plus de mixité.

La nouvelle architecture proposée passe par l'octroi de plus d'autonomie pour les établissements, la dotation horaire devant laisser une marge de manœuvre aux équipes éducatives pour renforcer leur projet. En revanche, les établissements devront panacher le recrutement de leurs élèves. "Il faut dépasser la logique strictement territoriale et introduire des critères sociaux et scolaire dans le nouveau dispositif de sectorisation, notamment en créant un indice de mixité sociale", précise le document.

 

Astreindre l'enseignement privé à des contraintes.

"Une juste contrepartie du financement public dans les établissements privés sous contrat impose qu'ils soient soumis aux mêmes objectifs de mixité, et donc qu'ils entrent dans la sectorisation", précise Bruno Julliard. Aujourd'hui, les enseignants du privé sous contrat sont payés par l'Etat, mais les établissements choisissent librement leurs élèves. Tous les établissements scolaires, y compris l'école privée, devront se conformer à des objectifs de mixité sociale et scolaire.

 

Une seconde chance.

Chaque sortant du système éducatif doit partir avec en poche un compte formation individuel à deux étages. Le premier étage étant un complément à sa formation initiale utilisable dans les deux ans après la sortie de la formation, le second serait utilisable tout au long de la vie.

 

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Commentaires

Le PS propose (je cite):

Il ne s'agit pas forcément de cinq jours pleins devant un professeur des écoles pour les élèves, mais nous devons y intégrer des activités scolaires ou périscolaires qui, pour beaucoup, auront lieu dans les murs de l'école, mais qui ne seront pas forcément sous la responsabilité directe des enseignants.

Nous voulons faciliter les transitions entre les temps scolaires, les temps périscolaires et les temps privés."

 

Quid de la responsabilité du directeur?

Commentaire n°1 posté par Caro-CLF le 19/10/2010 à 15h03

"Si les notifications de suppression ou de diminution de ces emplois devaient être maintenues, vous ouvririez la voie à un nouveau conflit sérieux dans les semaines à venir"

NOUVEAU CONFLIT SERIEUX !!!

Nouveau ? C’était quand le dernier en date ?

Sérieux ? Pourquoi ? Certains conflits sont moins sérieux ? Ils sont là pour distraire la compagnie ?

C’est quand les
"semaines à venir" ? S’il n’y avait la situation des dirlos qui se dépatouillent, c’en serait risible !

Parce que pour l’instant, rien à l’horizon, nous dit Soeur Anne. Ni changement de cap de la part du ministre, ni conflit sérieux (pas même de simple conflit d’ailleurs) de la part du SE. Affaire classée ???
Paroles… paroles… paroles… chantait Dalida. Beaucoup de gesticulation sans résultats ! 

En réalité, le SE a conduit les dirlos dans le mur. Je sais bien que certains dirlos (ils se reconnaîtront) ont retourné leur veste et adorent maintenant ce qu’ils ont brûlé, mais faut pas avoir la mémoire courte. On l’avait bien dit à l’époque. Après, forcément, les jeunes embauchés au SMIC, devait-on les laisser se faire exploiter sous prétexte qu’on estimait que c’était une mauvaise idée ? Ben non ! Notre devoir était de rendre leur situation pérenne. En clair, ça veut dire rattraper les boulettes de ceux qui signent sans réfléchir !

Commentaire n°2 posté par Gégé le 19/10/2010 à 15h20

La vérité c'est que trente pour cent des cadres du SNUipp sont contre les dirlos par idéologie. A quand la scission?

Commentaire n°3 posté par JeanRoger le 19/10/2010 à 15h42

« Le soufflet semble retombé » dit l'article de DEL au sujet du rapport Reiss.

Pas d'accord, ce qui est un peu retombé c'est la posture que chacun se devait de prendre.

Et chacun attend aussi le nouveau ministre...

Le dernier numéro (345) FENÊTRES SUR COURS livre une position plus nuancée du SNUipp:

Le très attendu rapport de Frédéric Reiss député UMP du Bas-Rhin est paru.

....

Le ministre compte ouvrir des discussions sans préciser quelles seront ses priorités. 
À suivre

...

Le SNUipp partage avec le rapporteur un certain nombre de constats (le GDiD aussi). Pour autant, les changements doivent être synonymes de progrès et ne peuvent rimer avec une économie générée par des regroupements d'école (donc il peut y avoir des changements). Le SNUipp est par ailleurs attaché à ce que les écoles restent à taille humaine et à proximité des familles (donc, sous ses conditions, on peut procéder à des fusions). Elle ne peut être assurée que par un maillage d'écoles sur tout le territoire (entièrement d'accord). Enfin, pour le SNUipp, il n'est pas question que la reconnaissance des directeurs passe par un statut hiérarchique (donc 1- cette reconnaissance du directeur doit se faire. et 2-cette reconnaissance peut passer par un statut non hiérarchique).

 

 Et si le rapport Reiss n’était pas un soufflet… 

Commentaire n°4 posté par Pierrot Lombard le 19/10/2010 à 15h58

"Et si le rapport Reiss n’était pas un soufflet…"

Soyons clair, Pierrot. Evidemment que le rapport Reiss n'est pas un soufflet. 4 longs articles y ont été consacrés sur ce blog, c'est dire toute l'importance qu'il représente pour les directeurs et directrices d'école. Sa seule existence est en soi révélatrice d'une prise de conscience de plus en plus affirmée chez les responsables politiques du pays.
"Le soufflet semble retombé" s'applique au "battage médiatique" qui a suivi sa publication. "battage médiatique" de la part des syndicats qui semblent avoir d'autres chats à fouetter en ce moment. Malheureusement pour nous !
L'expression "battage médiatique" est d'ailleurs elle-même peu appropriée, il faut en convenir, tant certains syndicats ont appliqué le service minimum dans leurs commentaires...

Commentaire n°5 posté par Directeur en lutte le 19/10/2010 à 16h17

"C'est pourquoi nous proposons d'allonger l'année scolaire en diminuant les vacances d'été et en passant la semaine de quatre à cinq jours. Le cinquième jour sera probablement le mercredi, même si nous souhaitons que les projets éducatifs locaux permettent d'organiser ces cinq jours éducatifs."

Allonger l'année en gardant les 24 heures scolarisées.. Ca va faire finir tôt chaque jour.. Un peu à l'allemande certainement.. Pourquoi pas! Reste toujours le problème de qui va prendre en charge les mômes après, payés par qui?  Cela a des relents d'ARVEJ disparaissant quand le ministère Jeunesse et sport n'a plus filé les subventions.  Faut tout de même faire attention pour les instits.. ARVEJ fonctionnait ainsi. Ce qui donnait des jours ou on faisait 3 heures le matin, puis c'était Arvej qui prenait le relai jusqu'à 15 heures et on reprenait les gamins de 15 à 17 h .. Bilan. 3 heures 30 pas facile à gérer pour les profs habitant loin.  Préparer la classe? Ben pas toujours facile, des salles étant occupées par Arvej..

Plus gênant encore.. Difficile d'imposer à tous les mômes du facultatif . d'autant plus que peu à peu une participation financière était demandée aux parents.. Bilan.. Des mômes quittant l'école à 11h30 et revenant "plus ou moins" à 15 h

 

Et puis je persiste bêtement à penser que de découper les 24 heures, de les étaler... Ca fait toujours 24 heures pour un programme 2008 qui ne rentre pas dedans.

che

Commentaire n°6 posté par che le 19/10/2010 à 18h34

... le soufflet est retombé ... ou on nous pompes l'air ou on prend une gifle de plus; j'en suis ... soufflé !

Commentaire n°7 posté par laurent robart le 19/10/2010 à 19h09

Le découpage dont tu parles Che reprend une idée qui m'est chère : et si un nouveau métier restait à inventer : le directeur du temps de l'enfant. Une sorte de croisée des chemins :  pédagogie, animation culture et sport .
En tant qu'ex animateur vice président USEP et directeur d'école ( sans compter mon mandat électif ) et militant d'une vision globale de l'enfant je m'y retrouverais.

L'ANDEV avait un jour évoquée cela.

Commentaire n°8 posté par Grégoire le 19/10/2010 à 20h21

Je me fous de ce que propose le PS. Mon EVS a été reconduite pour 6mois (conditions désastreuses pour elle). Et je trouve de plus en plus nauséabond ce blog étrange, dont on ne sait pas qui en tire les ficelles (DEL- DEDEL...). Le rapport Reiss est encore à l'ordre du jour, n'en déplaise à certains.

Commentaire n°9 posté par françou le 19/10/2010 à 21h46

@ Pierrot
Tu cites fsc 345 "Le ministre compte ouvrir des discussions sans préciser quelles seront ses priorités. 
À suivre."

Si on y regarde de plus près, cette revue est datée du 11 octobre. C'est dire qu'elle a été mise sous presse au moins une semaine avant. Les articles ont été écrits, selon toute probabilité, début octobre. Soit à peine quelques jours après la publication du rapport Reiss.
A ce moment-là, comme tout le monde, le SNUIPP s'attendait à l'ouverture de négociations. C'est tout ce qu'il faut retenir de la phrase que tu cites.
Tu as vu comme moi que le temps passe, que le gouvernement est englué dans les retraites et la violence qui accompagne les manifs, la pénurie d'essence... Crois-tu qu'il s'intéresse encore à ce rapport ? J'ai comme l'impression qu'il va rejoindre les autres rapports et qu'il finira sous une épaisse couche de poussière. C'est le lot de quantité de rapports pourtant commandés par le pouvoir, celui-ci comme les autres. J'espère me tromper...
Anne-Marie

Commentaire n°10 posté par mat pu j.prevert le 19/10/2010 à 21h50

De mieux en mieux, directeur du temps de l'enfant waouh, pourquoi pas directeur de conscience pendant qu'on y est ! Et avec un internat, si possible.'' Donnez-moi un enfant jusqu'à 7 ans, il sera à moi pour la vie '', ça ne vous rappelle rien ? Etre responsable des multiples facettes de l'enfant est une vision que je trouve extrèmement dangereuse . La concentration est néfaste, polyvalent, soit, omnipotent, surtout pas.

Commentaire n°11 posté par laurent le 19/10/2010 à 23h36

Non, le SNUipp, comme tout le monde sait très bien qu'il lui faudra, au moins, attendre le remaniement ministériel pour d'éventuelles discussions. Comme tout le monde, il s'y prépare... 

@ Laurent.

Tu caricatures l'idée de Grégoire.

Il a raison, il n'est pas idiot de considérer comme "unité" le temps que l'enfant passe à l'école, en collectivité. Le dirlo est déjà le président du Conseil d'École, qui traite de ces questions, à Paris ça va bien plus loin...

Commentaire n°12 posté par Pierrot Lombard le 20/10/2010 à 07h36

"Caricature" ou "bêtise" ? Préférons pour l'instant le premier cas !

Lorsqu'on est directeur d'école (je ne sais si tu l'es Laurent et dans quelles conditions), que l'on travaille en étroite collaboration avec sa commune, ses services "Enfance" (péri-scolaire, intervenant municipaux, mise en place des heures hors temps scolaire, gestion du temps médian...même si on me répliquera que ce n'est pas au dirlo à s'en occuper), la coupure entre temps de l'enfant et temps de l'élève est soit dépassée soit stupide !

Quand un individu entre 6 et 10 ans franchit les portes de l'école dès 7 h 30 le matin et  en resort à 18 h le soir, il est bon quand même de s'interroger sur ce que c'est que cet individu ; sur la responsabilité que le "chef d'établissement" a à son égard sous de multiples aspects (et pas uniquement "pédagogique) ; sur sa relation avec les familles, etc.

Faire l'économie d'une telle réflexion ou la refuser à coups de "waouh !" horrifiés ou ironiques n'augure rien de bon...

Commentaire n°13 posté par henri le 20/10/2010 à 08h04

Merci Henri tu as mieux résumé ma pensée.L'idée d'un espace /temps encadré par une réflexion globalisée avec un interlocuteur que pourrait être le directeur n'est ni dangereuse ni stupide. D'ailleurs si on prolonge la proposition du PS pour le mercredi cela va se poser comme possibilité. Si l'école est ouverte 5 jours et qu'une partie du temps est consacré à autre chose que la pédagogie "classique", quel sera alors le rôle du directeur ? Voilà une piste de réflexion. Maintenant dire qu'elle aboutit sur du tout bon c'est autre chose  ,  à suivre mais pas à dédaigner.

Après tout c'est le prolongement du combat de nos vieux maîtres pour une éducatin populaire et globale. Les anarcho syndicalistes devraient s'en emparer . N'est-ce pas l'idée de la scolarisation des 2 ans dans les quartiers défavorisés? Faut être cohérent des fois.

Commentaire n°14 posté par Gregoire le 20/10/2010 à 08h22

j'ajoute Henri qu'il y a de la "pédagogie" dans le temps municipal, dans les projets éducatifs, les animations, mais aussi des consignes de sécurité, des PAI, un PPMS... Qui concernent les mêmes enfants et les mêmes locaux.

La seule frontière entre ces temps, c'est l'enseignement... et pas l'éducation. Il vaut mieux y réfléchir, plutôt que d'être dans le réflexe.

 

Commentaire n°15 posté par Pierrot Lombard le 20/10/2010 à 08h24

N'oublions pas les personnels: un centre de loisirs dont le site est à proximité de l'école a un directeur ou une directrice, un service de restauration a un responsable, une garderie aussi ( à noter que tous ces personnels ont un statut correspondant à leur fonction ce que nous n'avons pas). En quoi viendrions-nous interférer dans leur pratique? 

Qu'il y ait des réunions , une cohérence entre le travail mené à l'école et dans ces structures parait logique et même indispensable mais que le dirlo soit le grand organisateur de ce temps péri scolaire ne me semble pas une obligation. Cependant il est évident qu'indirectement la mise en place de ce temps ajouterait du travail à nos modestes personnes.... mais ceux qui pensent pour nous ne sont pas concernés,  donc comme un président bien connu, il nous diront:

" dirlos, dites-nous ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer".

Commentaire n°16 posté par merlin le 20/10/2010 à 08h39

Bien entendu, Pierrot, lorsque je parlais de "pédagogie" j'entendais ce qui est de l'ordre du "scolaire" (globalement "les savoirs") ; et je suis bien d'accord sur le fait que dans bien d'autres domaines, il y a du "pédagogique", de "l'éducatif" si je puis dire !

Mêmes enfants, mêmes locaux et parfois même , personnels identiques lorsque des enseignants en viennent à assurer des heures péri-scolaires (surveillance de la restauration, études surveillées, garderies) ; lorsque le milieu associatif avec animateurs prend en charge les "enfants" sur le temps médian, puis sur les heures post-scolaires...

Et lorsque le "centre de loisirs" dont parle Merlin est à l'intérieur des locaux scolaires, dites-moi où passe la frontière entre enfants et élèves.

mais que le dirlo soit le grand organisateur de ce temps péri scolaire ne me semble pas une obligation.

Pas d'obligation, Merlin, d'aucune sorte ; mais étroite collaboration, oui, car les personnes que les uns et les autres ont en charge sont les mêmes mais positionnés sur des temps distincts...

Commentaire n°17 posté par henri le 20/10/2010 à 10h08

D'où sort ce nouveau débat? Recentrons nous sur notre actualité. Ne faîtes pas le jeu de ceux qui veulent enterrer REISS. Ne pensez pas qu'étendre le champ de vos occupations donnera un statut aux directeurs: ils resteront les larbins de la société avec encore plus d'obligations.

Commentaire n°18 posté par françou le 20/10/2010 à 10h47

D'accord avec Françou sur ce coup-là. Même si le rôle et le fonctionnement global de l'école est intéressant à discuter, le fond de notre problème pour l'instant c'est bien encore et toujours celui du directeur d'école.

Commentaire n°19 posté par Pascal Oudot le 20/10/2010 à 11h03

Précisions et réponse, je suis directeur d'une école rurale à 4classes, j'ai fait du périscolaire bénévole pendant longtemps. Qu'il y ait collaboration entre les différents acteurs autour de l'enfant, c'est non seulement souhaitable mais indispensable, j'en suis bien d'accord. Mais on est plus au 19è, les  hussards comblaient un vide culturel, sportif, en cela j'ai un profond respect pour eux ; mais maintenant, à chacun son métier.Le mien me suffit largement.

Commentaire n°20 posté par laurent le 20/10/2010 à 11h29

Il me semble que cet article traite bien des propositions du PS, d'où mon commentaire. Pour les EVS et le rapport Reiss que rajouter de plus que ce qui a été dit longuement ici et sur les forums du GDID.

 

Commentaire n°21 posté par Grégoire le 20/10/2010 à 11h46

Il me semble à moi que tout n'a pas été dit. Encore une fois nos aimables blogueurs ont interrompu le fil du dernier article quand T.Fabre approfondissait la question de la création d'un corps des directeurs(commentaire 253),question soit disant rejetée par REISS...Qui sont ces aimables blagueurs qui ont intérêt maintenant à nous faire acter le projet de campagne socialiste pour 2012 ?

Commentaire n°22 posté par françou le 20/10/2010 à 12h01

@Françou ! On se calme !

Et tout "blague" mise à part, je ne suis pas sûr que l'on s'éloigne tant que ça du Rapport Reiss en évoquant cette "double casquette" que possède, qu'on le veuille ou pas, qu'on l'assume ou pas, le directeur d'école : il n'est que d'entendre et d'être en contact avec les représentants des services des communes (des grosses communes ?) pour les voir souhaiter eux aussi, un statut (ils prononcent le mot !) pour les directeurs d'école qui identifie une fois pour toutes leur interlocuteur et leur permette de travailler dans les conditions optimales !

Que ceci ne soit qu'un souhait de grosses communes, à l'égard de grosses écoles (11 classes pour ce qui me concerne), c'est possible ! en quoi nous rejoindrions certaines parties du Rapport Reiss.

Encore une fois, on peut se masquer les choses en poussant des cris effrayés...

(P. S. -- sans jeu de mots !-- Françou ! je ne suis (personnellement) en rien, mais absolument en RIEN, un "aimable blagueur" à la solde du P. S. ni d'ailleurs d'un quelconque appareil politique ni syndical, dont je me f... complètement ! Merci de bien vouloir en prendre note !)

Commentaire n°23 posté par henri le 20/10/2010 à 12h40

Pas évident, Henri, et je pense que Francou est dans le vrai...

 

Bien entendu la notion d'un dirlo responsable de la multiplicité des temps de l'enfant n'est pas en soi nouvelle: allez en parler aux collègues parisiens, dont les 3/4 des écoles servent de centre aéré le mercredi, faute d'autres locaux dans la capitale. Phénomène qui touchent surtout les métropoles, mais qui devient assez conséquent. Je me doute bien qu'à Flavin (Aveyron) dont je suis originaire, la question se pose bien moins... Voire... ce sont quand même des communes où le dirlo passe une bonne partie de son temps en relations avec la municipalité
Tous champs d'interconnection que l'on discute avec l'ANDEV depuis pas mal de temps et que l'on va approfondir.

 

Pour autant, Francou marque un point essentiel:

- en 2001, quinze ahuris marseillais, dont 10 d'une seule des 30 circos des Bouches-du-Rhône, assurent tranquillement qu'il faut, à l'échelon national, un corps spécifique des dirlos...

- En 2010, un député, chargé de mission par le ministère, constate que cela se tient, que ce serait normal, et se replie derrrière la RGP pour dire que ça ne se ferait pas...

 

Et c'est bien là l'essentiel du rapport Reiss ! Et toules les palinodies destinées à mieux nous faire occulter cet essentiel ne le masquent guère. Essentiel qui doit nous occuper ici et maintenant. Les campagnes électorales auront lieu en leur temps, la plate-forme du PS, du Front de Gauche, de l'UMP, etc... c'est 2012
Moi, mon quotidien, c'est 2010...

 

Thierry fabre

Commentaire n°24 posté par thierry fabre le 20/10/2010 à 13h28

Donc inutile d'essayer de faire infléchir le contenu d'un projet éducatif  où les dirlos sont absents d'un parti quelconque car 2012 c'est loin et la politique c'est pas bien , inutile de s'en mêler aujourd'hui. Pas d'accord mais c'est pas grave.

Mais sur qui doit t-on agir pour faire du lobbying ? Sur Reiss ? sur les syndicats ? sur nous même ?On laisse passer cette caravane donc.

Une orientation de programme une fois lancée c'est difficile ensuite à infléchir. 2 ans c'est beaucoup et très peu à l'échelle politique. C'est maintenant qu'il faut leur tirer la manche et dire et nous ,? et nous ?


Quant à servir la soupe à un parti plutôt qu'à un autre. Ici même on me disait que j'allais manger avec le diable ( UMP ) aujourd'hui les socialos et demain qui sais-je avec le Pape? Ce genre d'anathème, je m'en bats le coquillard, je roule pour celui qui me donnera un statut et des conditions de travail décentes dans le cadre d'un service d'éducation nationale.

Commentaire n°25 posté par Grégoire le 20/10/2010 à 14h15

Tu as mal compris ce que je disais:

- la question n'est pas de dire que la politique ce n'est pas bien... J'en ai assez fait pour ne pas asséner ce genre de couennerie

- Pas plus que d’assumer l’argumentation de servir la soupe à X et Y. On a l’habitude de ces fariboles et ce n’est pas ça qui va nous démonter…

Par contre, je rejoins Francou sur l’analyse qu’elle fait, et qui me semble bonne. 2012, on peut/doit s’en occuper, mais 2010, c’est maintenant et ici

Et ici, comme maintenant, je me refuse à accepter comme argent comptant toutes les foutaises du style :

- la RGPP a décidé…

- on a aucune chance, c’est foutu…

- Reiss, c’est qu’un rapport-kom-les-zotres

ni à cantonner notre action à un piètre lobbying. Comme tu le dis toi-même, un match n’a jamais été gagné par les spectateurs. Et, sur ce blog, tout comme Francou, je trouve que les dirlos sont les grands absents d’un débat où l’on aimerait bien qu’ils se cantonnent au rang de supporters de tel ou tel camp, et non d’acteurs de leur propre devenir

 

Thierry fabre

 

Commentaire n°26 posté par thierry fabre le 20/10/2010 à 14h27

Mouais....

Sauf que ce n'est pas tout à fait ce que dit Françou. 

Cette discussion qui concerne en fait le pilotage du temps de l'enfant passe dans l'école, fait bien partie des interrogations actuelles, que ce soit en audience, quand on rencontre d'autres organisations (ANDEV, FCPE, SGEN, SE...), ou quand nous nous retrouvons entre membres du GDiD (Cassinades).

Et ça n'a strictement rien à voir avec "servir la soupe" au PS. D'ailleurs pour parler véritablement d'un programme faudra commencer par connaître son candidat. Si c'est celle-là ça ne sera pas pareil que si c'est l'autre.

Enfin, on commente des articles dont nous avons pas la maîtrise... Maintenant, si ça gonfle  on peut passer à autre chose.

 

Commentaire n°27 posté par Pierrot Lombard le 20/10/2010 à 14h57

Moi, mon quotidien, c'est 2010...

Exact, Thierry ! et c'est aussi le mien et depuis quelques années ! Comme dit précédemment, je me fous que le PartiTrucmuche ait pondu son Xième programme à la noix et je n'attends pas comme toi, Grégoire, Pierrot ou d'autres 2 012, 2 017 (tiens là, je devrais peut-être être rangé dans le magasin des accessoires) un bouleversement cataclysmique dans mon métier grâce à l'intercession divine d'un candidat quelconque !

Comme Pierrot, cette position du directeur "entre deux" ne me paraît pas un débat "hors sujet" ; qu'il en ait les apparences pour un directeur d'école de classe unique, je le conçois ; pour un dirlo de ville, grosse de plus, avec une grosse école en revanche, non...

Mais ce n'est peut-être pas important...Dont acte !

Commentaire n°28 posté par Henri le 20/10/2010 à 15h33

Ben, c'est dur de se faire comprendre...


Je n'ai jamais dit que l'implication et/ou la reconnaissance du travail du dirlo dans l'élaboration des politiques éducatives locales était hors-sujet

Bien au contraire, le GDID, en un an et demi, a participé à 5 réunions avec l'ANDEV. C'est dire toute l'importance que l'on y attache...

Ce qui n'empêche pas de constater que ce genre de débats concerne uniquement les collègues des écoles en métropole, grandes villes et villes moyennes ayant une politique éducative réelle, soit un tiers des dirlos à tout casser...

De la même manière, il est évident que notre association va avoir à s'impliquer sur l'horizon 2012, et tenter d'influer sur les programmes éducatifs des principaux partis en lice...

Ce qui n'empêche pas de réaliser qu'entre 2010 et 2012, on ne va pas arrêter d'exister...

D'où mon appui aux propos de Francou: l'essentiel du rapport Reiss, à mes yeux, tient dans cette reconnaisance de la validité, du bien-fondé de notre revendication principale, la création d'un corps de dirlos du premier degré.

 

Que Mr Reiss, député de la majorité, inscrive cela comme une possibilité pour mieux la réfuter au nom des dogmes de la RGPP me semble contestable, mais logique...

Que des syndicats en pleine lutte sur les retraites n'en parlent pas trop me semble compréhensible...

Que DEL prenne ceci comme une loi d'airain me paraît plus bizarre...

 

Désolé, n'ayant pas eu de réponse à ce sujet, d'enfoncer le clou.

 

Thierry fabre

 

 

Commentaire n°29 posté par thierry fabre le 20/10/2010 à 15h57

Il n'y a pas de problème Thierry, je répondais surtout à Françou. Nous partageons tous le même désir d'être sujet et non objet de notre destin de directeur même si il faut bien reconnaître que la plupart du temps on se fout royalement de nos avis.Question de survie mentale.

Je partage l'idée que tout est affaire de volonté politique et que les raisonnements type RGPP et autres crise économique ne sont pas justifiés par rapport au besoin de réforme du pilotage de l'école. On n'a pas à s'excuser de vouloir exister et de demander notre droit de reconnaissance financière et juridique . Mais il faut sauter sur chaque occasion qui passe y compris politique et garder le cap : un statut pour exister.

Maintenant le débat sur le temps de l'enfant à l'école et son pilotage institutionnel  est au coeur de notre métier. Il accompagnera la redéfinition de notre fonction en métier j'en suis sûr.

Commentaire n°30 posté par Grégoire le 20/10/2010 à 16h10

J'ai écrit métier de directeur d'école  en remplacement de fonction ; ceci implique nécessairement un statut. On est bien d'accord Pierrot.

Commentaire n°31 posté par Grégoire le 20/10/2010 à 16h32

Ben, c'est dur de se faire comprendre...Non, je ne crois pas Thierry ! La preuve :

ce genre de débats concerne uniquement les collègues des écoles en métropole, grandes villes et villes moyennes ayant une politique éducative réelle, soit un tiers des dirlos à tout casser...C'est aussi ce que j'écrivais ; et je sais aussi combien le GDID s'est impliqué dans les contacts avec l'ANDEV notamment ! Plus un malentendu sur la forme qu'une incompréhension...

Commentaire n°32 posté par henri le 20/10/2010 à 17h26

je viens de lire le programme du PS sur l'Education. Plus affligeant, j'ai pas trouvé. Je préfère encore l'agressivité anti-profs de Sarkozy, les déclarations bidons de Luc Chatel et les coups de semonce des recteurs de tout bord, dont la docilité n'a d'équivalent que chez certains préfets consciencieux.

Commentaire n°33 posté par jeuneprof le 21/10/2010 à 11h12

Qui c'est encore celui-là qui cherche? Allez- y les blagueurs lancez-nous sur des pistes de merde!

Commentaire n°34 posté par vIEILLE dIRECTRICE le 21/10/2010 à 13h09

DEL je crois que les trolls attaquent. C'est pollué en ce moment.

Commentaire n°35 posté par Grégoire le 21/10/2010 à 17h27

Pour avoir dans une autre vie exercé d'autres activités, je crois que le dirlo en charge  de tout l'éducatif  de l'enfant n'est pas une bonne idée en soi . Pourquoi, tout simplement parce que nous avons une vision 'conditionnée' (enseignement, ordre, manière d'être et de faire...etc). Qu'il participe  à le  cohérence du temps, logique mais pas plus. Pour se construire l'enfant doit fréquenter des personnes  ayant une autre culture de l'approche de l'enfant ou de  pratique d'activités. Et pour que ces intervenants soient 'vrais', ils ne doivent pas dépendre du dirlo.
Pour revenir à aujourd'hui, comme dirait T.Fabre, ce qui me pose problème (le mot est faible) comme dirlo c'est la(les) questions de responsabilité  : elco, acc.éducatif, sran ...etc. Et là, j'aimerai que les syndicats ou partis se penchent sur la question du statut du dirlo (et je n'ai pas envie d'avoir en plus la garderie, l'accueil, le cel...) car ce sera comme pour les sorties avec le Drac. C'est lorsqu'il y aura accident que...

 

Commentaire n°36 posté par Densi le 21/10/2010 à 21h58

Entièrement d'accord avec Densi, et contrairement à ce que pensent certains, on est au coeur du métier,fonction,missions...

Commentaire n°37 posté par laurent le 22/10/2010 à 06h35

Je ne suis pas en désaccord avec ce qu'à écrit Densi. Comme lui, et d'autres, je pense qu'il y a une "cohérence" du temps de l'enfant à trouver, et comme lui, et d'autres, je crois qu'il faut qu'on y trouve notre place. 

Pourquoi, tout simplement parce que nous avons une vision 'conditionnée' (enseignement, ordre, manière d'être et de faire...etc). Qu'il participe  à le  cohérence du temps, logique mais pas plus.

Mais à quelle place? et sous quelle autorité (ou coordinnation... puisqu'on cherche une cohérence)? C'est la question qui est posée.

Commentaire n°38 posté par Pierrot Lombard le 22/10/2010 à 07h43

D'ABORD un statut APRES les discussions sur l'extension de nos attributions.Sinon le MEN va faire sienne vos reflexions.....et nous devrons faire tout "ça" en plus du reste; toujours sans statut (et toujours sans moyens ).

Commentaire n°39 posté par françou le 22/10/2010 à 12h56

La CFTC EDUCATION NATIONALE lorsqu’elle réclame la reconnaissance du métier de directeur d’école, associe la nécessaire autonomie des écoles  dans l’élaboration du projet d’ECOLE (en respectant bien sur les programmes et instructions nationales).
Le directeur d’Ecole est le plus à même de faire le diagnostic de son école et de proposer un projet d’Ecole visant à améliorer les résultats des élèves.
Mais pour  la CFTC EDUCATION NATIONALE, l’ECOLE ne peut plus vivre refermée sur elle-même. Les enfants ne sont élèves que 24h par semaine et 35 semaines par an.
Les collectivités locales, les associations ont  une action éducative que l’on nomme le « HORS TEMPS SCOLAIRE ». Ces activités ont des conséquences sur le devenir des enfants et donc de nos élèves lorsqu’ils reviennent à l’Ecole. On ne peut plus détricoter le temps entre l’élève et l’enfant.
Si nous voulons faire progresser notre souhait de la reconnaissance du métier de directeur, il nous faut accepter de travailler en harmonie avec  ces collectivités territoriales, ces associations.
Le directeur d’école, tel que le conçoit la CFTC EDUCATION NATIONALE doit s’impliquer dans toutes les actions éducatives, dans le respect des compétences et obligations de chacun. Le projet d’école dont il est porteur doit tenir compte du contexte extérieur à l’institution  mais les actions mises en place par d’autres doivent aussi tenir compte des objectifs de l’école.
C’est certes une tâche qui s’ajoute aux nombreuses occupations de directeur, mais elle nous semble indispensable dans le cadre de la reconnaissance du directeur d’école.

Michel TRUDEL

Président de la CFTC Education Nationale

Commentaire n°40 posté par Michel TRUDEL le 22/10/2010 à 18h04

dans le cadre de la reconnaissance du directeur d’école

Quel est-il donc ce "cadre de la reconnaissance"? un statut?

Commentaire n°41 posté par françou le 22/10/2010 à 21h22

La CFTC EDUCATION NATIONALE réclame depuis plus de 20 ans la reconnaissance du métier de directeur d'ECOLE MATERNELLE ET ELEMENTAIRE. Elle a un projet de statut pour ces personnels. Depuis 20 ans, beaucoup de choses ont changé dans la fonction publique des types d'emplois sont apparus tel les emplois fonctionnels. Le congrès de la CFTC EDUCATION NATIONALE se tient du 26 au 28 octobre, à cette occasion les militants réfléchiront aux étapes acceptables vers le statut et sur les nécessaires accompagnements de ces étapes : texte clair et précis définissant le métier de directeur, la nomination de SASU (secrétaire d'Administration Scolaire et Universitaire, une nette amélioration de la carrière, des temps de décharge décents, l'intégration de tous les directeurs en poste dans cette éventuelle structure, le maintien d'école à taille humaine (moins de 15 classes si elle n'existe pas actuellement). Je ne sais qui a dit "si tu veux arriver en haut de la montagne découpe la en palier".
Michel TRUDEL
Président de la CFTC Education Nationale

Commentaire n°42 posté par Michel TRUDEL le 23/10/2010 à 10h48

Aux concepteurs du site de directeurs en lutte:

Vous serait-il possible de changer sur votre page d'accueil le lien de la CFTC Education Nationale (SCENRAC) vers notre nouveau site? L'ancien va disparaitre très prochainement.

http://www.cftc-educ.com

Merci

Et pour ceux que cela intéresse, notre projet de statut ce trouve à cette adresse:

http://www.cftc-educ.com/modules.php?name=aastatut

Commentaire n°43 posté par Michel TRUDEL le 23/10/2010 à 11h28

Petite erreur de manip. Pardon.

http://www.cftc-educ.com

Commentaire n°44 posté par MIchel Trudel le 23/10/2010 à 11h31

Qu'est-ce encore que cette pub sans retenue pour la CFTC ? Imaginez les critiques si le SNUipp se permettait d'en faire autant !!! C'est vraiment insupportable !!! C'est devenu une tribune pour les petits syndicats en mal d'audience ? Pas normal !

Commentaire n°45 posté par Gégé le 24/10/2010 à 00h35

Peut être qu'aujourd'hui seuls les petits osent penser en grand!!

Alain

Commentaire n°46 posté par Alain le 24/10/2010 à 07h57

Plus on est "grand" (quand on connait le taux de syndicatlisation des "grands" on se demande ce que veut dire grand aujourd'hui pour un syndicat) et plus on avance caché avec des pseudos à la con ? Pourquoi ?

Commentaire n°47 posté par JeanRoger le 24/10/2010 à 08h42

Je te ferai remarquer, andouille de "Gégé" trouillard et planqué au pseudo lamentable, que M. Trudel signe de son vrai nom et nous apporte des infos intéressantes sur son syndicat, contrairement à toi qui persistes à te cacher et à faire des copier/coller sans rapport avec la discussion. Et tu trouves ça insupportable? Tant mieux, continue.

Commentaire n°48 posté par Pascal Oudot le 24/10/2010 à 09h44

@ Monsieur ou Madame Gégé

La CFTC qui est une confédération et qui compte 142 000 adhérents, n'est pas à proprement parlé un "petit" syndicat.

Ensuite pour nous il ne s'agit pas de pub mais d'infos que nous ouvrons au débat dans le respect des idées et des personnes (nous préférons philosophiquement ce terme à celui d'individu)... mais bon, c'est une autre culture.

Commentaire n°49 posté par Michel Trudel le 24/10/2010 à 10h44

Qu'est-ce encore que cette pub sans retenue pour la CFTC ? Imaginez les critiques si le SNUipp se permettait d'en faire autant !!!

Chiche! Trouve nous le lien de ton syndicat vers la proposition d'un statut our les dirlo!

Commentaire n°50 posté par françou le 24/10/2010 à 18h00

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