Mardi 13 juillet 2010
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Depuis le mois d’avril,
Frédéric Reiss, chargé par le ministre de l’Éducation nationale d’une mission sur les directions d’écoles, recueille les points de vue d'associations, parents d’élèves, syndicats
enseignants et représentants de l’Éducation nationale. Il s’est ainsi rendu dans différentes académies (Bordeaux, Nantes, Nice, Paris...).
Dans une interview à l’AEF, le député dresse le
constat de ses premières auditions.
Statut du directeur d’école
« Quand on demande aux
enseignants si le directeur doit avoir un statut, la réponse est “oui” à une grande majorité, rapporte-t-il dans une interview accordé à AEF.
Mais tout le monde ne met pas la même chose derrière le terme « statut » ».
« Lorsqu’on les interroge sur le fait que le directeur doit être représentant de l’État, elle est déjà plus nuancée », ajoute le député.
Mais il ne peut que constater que les
enseignants auditionnés se prononcent systématiquement « contre » un statut de directeur hiérarchique.
Création d’EPEP
La possibilité de mettre en place des
établissements publics dans le premier degré est reçue « de manière mitigée » par la profession. Les enseignants rencontrés, sont globalement « assez défavorables aux
Epep ».
Les cycles à l’école primaire
Cette politique de cycles, mise en place par la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989, n’a
jamais été vraiment mise en œuvre si l’on en croit de nombreux rapports ou audits réalisés ces dernières années. Certains rapports récents vont même jusqu’à attribuer cet échec de la mise en
place des cycles à l’absence de pilotage des écoles primaires. Pourtant, « vingt ans après la loi Jospin, tous mes
interlocuteurs me vantent le principe des cycles, si critiqués au début, et me disent combien ils jouent un rôle essentiel dans le continuum des apprentissages », déclare Frédéric
Reiss…
Après avoir reçu,
écouté (« sans entendre », selon le SNUipp), Frédéric Reiss vient d'exposer au directeur de cabinet du ministre
de l'Education les premières pistes de son travail.
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Un statut de directeur sur le modèle du chef
d’établissement
Le directeur d’école doit pouvoir jouer
le rôle d’un véritable pilote du projet d’école. « Le statut que je vais proposer, quel qu’il soit, devra permettre au directeur d’obtenir l’adhésion des enseignants au projet
d’école. » Dans un souci de continuité des cycles, le député estime qu’ « il est important d’avoir un directeur unique pour la maternelle et l’élémentaire ». De même,
il fera des propositions pour que le directeur assure le lien CM2/sixième, qui constitue aujourd’hui une « marche infranchissable pour certains élèves ».
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Des établissements publics pour le premier degré
(EPEP) pour les grandes écoles urbaines
« ... car la situation le justifie pleinement, mais ce n’est qu’une solution parmi d’autres. », ce qui permettrait « notamment aux
écoles de signer des contrats d’emplois vie scolaire (EVS). Aujourd’hui, cette charge revient aux EPLE ».
Le député se défend pourtant de vouloir
imposer les EPEP « d’autant que je suis juste en train de me plonger dans le fonctionnement des regroupements, des réseaux, des RPI ».
Fédéric Reiss préconise également d'améliorer la
prise en compte des années de direction d'école dans la retraite, de revoir les temps de décharge, de structurer l'intercommunalité, de favoriser l'émergence d'établissements du socle commun et
de laisser davantage de place à l'expérimentation.
Il précise que son rapport ne se
limitera pas à une proposition unique : « Je peux d’ores et déjà dire que je ne proposerai pas une solution au ministre [de l’Éducation nationale] mais différentes solutions qui
dépendront de la taille et de la situation des écoles, selon qu’elles sont situées en zone rurale ou urbaine ».
Il
devrait rendre son rapport définitif à Luc Chatel «
la troisième semaine de septembre 2010 ».
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