Le Congrès du SE-UNSA, réuni à Brest du 17 au 19 mars, a adopté
le rapport d'activité à plus de 92%. Le syndicat avait choisi « Imaginons demain » comme
slogan en vue de l’élaboration de son projet pour les quatre années à venir.
Comme prévu, parmi les thèmes abordés, figurait l’évolution de l’école en un possible « Etablissement public d’enseignement du premier degré (EPEP) ». Hasard de calendrier, le jour-même de
l’ouverture du congrès syndical, le 17 mars, le député Frédéric REISS se voyait confier, par le Premier Ministre, une mission temporaire de six mois
intitulée « Les directeurs d'écoles et le statut des écoles maternelles et
élémentaires ».
Le thème des EPEP a été examiné en commission puis en séance plénière lors du Congrès de Brest. Il a donné
lieu, comme il fallait s’y attendre, à de vifs débats entre partisans de l’évolution du statut de l’école et ceux qui redoutent de voir l’école primaire ressembler à un établissement du second
degré, type collège.
Comme au SNUipp, les opposants au statut d’EPEP craignent l’émergence d’une « tutelle hiérarchique » que résume ainsi Joël Péhau, Secrétaire national, chargé de la formation : «
Beaucoup de nos collègues craignent de se voir imposer un supérieur hiérarchique, alors que le directeur d’école aujourd’hui n’en est pas un
».
Les débats sont ouverts et chacun peut s’exprimer librement. Les opposants font part de leurs interrogations
et de leurs craintes.
« On en a discuté en section locale. En quoi l’établissement public va améliorer le fonctionnement de l’école ? Nous n’avons pas trouvé de réponse. Les collègues du second degré nous ont présenté
les mauvais côtés. Exemple: même si on est élu au CA, on n’a pas beaucoup d’action sur le budget. Inversement les chefs d’établissement peuvent recruter des vacataires, profiler des postes,
veut-on la même chose pour le premier degré ? » interroge un délégué des sections du Gard, de la Savoie et de la Haute-Savoie.
« Si on instaure un
statut des directeurs d’école, cela implique la création d’un concours, interne et externe, et donc la possibilité de recruter des cadres hors
Éducation nationale », analyse un représentant de l’Aude.
Christian Chevalier, Secrétaire Général, se veut rassurant : « S’il y a une direction, c’est forcément un
enseignant, culturellement, c’est obligatoire ». Et de rappeler la nécessité de poser des « garde-fous », à commencer par le refus des projets d’Epep menés sous Gilles de Robien et Xavier Darcos.
Le SE-Unsa pose ses exigences et parmi celles-ci « la possibilité de revenir à une structure antérieure »
et « l’impossibilité pour le directeur d’école d’être un supérieur hiérarchique », soit-il
enseignant. « C’est un rempart important pour le SE et pour la profession, qui répond à une crainte épidermique des enseignants du premier degré de perdre
leur indépendance », même s’il faut réfléchir à la « direction d’école ». « Elle est en crise. Les
enseignants s’investissent de moins en moins pour contribuer au fonctionnement de l’école. Les directeurs ont de plus en plus de travail et de moins en moins de temps. »
Autre exigence posée par Christian Chevalier : l’établissement public doit « rester à taille humaine » et tenir compte des spécificités locales : « Il n’y a pas de solution univoque. On ne peut
pas proposer la même chose pour une école à deux classes que pour une à 25. »
Les témoignages affluent, comme celui d’un représentant d’Indre-et-Loire « J’ai dans mon département pas mal de collègues qui passent aujourd’hui l’agrément de direction pour être prêts le
jour où les Epep se mettront en place et avoir des écoles à quatorze classes totalement déchargées »
Les résistances continuent de se faire entendre. Certains
délégués regrettent que le débat n’ait pas, d’abord, été porté dans chaque section avant d’aborder le Congrès et souhaiteraient une « consultation de la base ».
« On ne sait pas comment notre positionnement sera perçu par les
adhérents », déclare un représentant de la Vendée, évoquant un « danger pour la profession » et « pour
la représentativité ». Pour certains représentants, « il faut qu’une vraie concertation ait lieu. Il faut qu’elle soit le plus large possible ».
D’autres encore disent leur inquiétude : « la situation n’est pas mûre, nous n’avons pas assez discuté avec les collèges. Dans ma section, nous avons
débattu des EPEP trois quarts d’heures, ce sera très dur d’expliciter cette prise de position lundi ».
Réponse de Joël Péhau : « Je comprends que les sections aient pu être déçues, que les débats
n’aient peut-être pas été organisés au niveau local car c’est difficile, mais lors de la journée des militants c’est un sujet que nous avons identifié dès le début comme important. Nous avons
joué le jeu du débat ».
Christian Chevalier invite le congrès à « faire un choix
responsable ». « Ce sont des débats compliqués parce qu’ils ont des conséquences à la fois sur le syndicat mais aussi sur la profession. Si
dès lundi j’ai un mail de Frédéric Reiss qui demande à nous rencontrer, on fait quoi ? Soit on ne lui dit rien, soit on arrive avec quelque chose en main ».
Dix sections départementales (sur 134) demandent que soit gommée du
projet syndical toute référence explicite à « l’établissement public ». Après de longs débats, cette proposition est rejetée « par 80 % des délégués du congrès ».
« Nous avons eu ce débat de manière parcellaire mais je souhaite
sortir de ce congrès avec quelques éléments tangibles afin de tracer des lignes jaunes à ne pas franchir. Ce débat ne sera pas clos dans cette salle. Il continuera via une consultation, qu’il
faudra déterminer, et dans le conseil national du mois de mai et du mois de septembre. En mai, il ne sera pas trop tard, Frédéric Reiss doit rendre un rapport d’étape en juin », pousuit le
secrétaire général.
« Nous irons discuter
avec le ministère sans a priori, puis nous montrerons le projet au conseil national, pour voir ce qui amendable, négociable, ou détestable, selon le texte », conclut Claire Krepper.
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-la problèmatique est officiellement ouverte par un grand syndicat et le fait que 80 % des départements ont bloqué une motion visant à rayer d'un trait le vocable EPEP est un signe de lucidité encourageant.
- l'angle d'attaque : je fais quoi je dis quoi si Reiss appelle ? est sur le fond la bonne question a poser .Peut-on ,doit-on s'exonérer de se positionner alors que la question est posée: l'ignorer n'est pas y répondre.
-un débat décentralisé sera lancé dans les départements : à nous d'y prendre toute notre part pour combattre les inepties et autre propagande trop souvent entendues et démontrer que directeur est un métier qui appelle un statut.
J'y crois j'y serai.
On comprend mieux aussi la lenteur extrême à nous donner officiellement les résultats de l'enquête sur la direction et l'évolution de l'école.
Manifestement, il doit y avoir du rififi en interne...
Maintenant, je suis surpris en lisant ceci :
"Le SE-Unsa pose ses exigences et parmi celles-ci « la possibilité de revenir à une structure antérieure »"
Non, trop c'est trop ! Les responsables du SE ne sont pas sérieux. Ils savent bien que si les EPEP passent, il ne sera plus possible de faire marche arrière. Ce n'est pas une réponse admissible. C'est de la démagogie pure et simple. C'est dommage car ça ne rend pas très crédible leur position. Ils devraient s'abstenir de telles réponses dans un congrès. Qui peut les croire. C'est vraiment un argument faiblard et irrecevable.
D'accord.
nécessité de poser des « garde-fous », à commencer par le refus des projets d’Epep menés sous Gilles de Robien et Xavier Darcos.
d'accord
l’impossibilité pour le directeur d’école d’être un supérieur hiérarchique
d'accord, notre autorité qui découle de nos responsabilité peut être conforté sans faire de nous celui qui note et sanctionne.
Le directeur est le représentant de l'école dans les IA et pas le représentant de l'IA dans les écoles.
l’établissement public doit « rester à taille humaine » et tenir compte des spécificités locales : « Il n’y a pas de solution univoque. On ne peut pas proposer la même chose pour une école à deux classes que pour une à 25. »
d'accord. c'est ce que l'on nomme la "proximité". Et nous avons toujours dit que le rural doit tenir compte de l'aménagement du territoire. C'est pourquoi il me semble important d'avoir:
la possibilité de revenir à une structure antérieure car une période d'expérimentation me semble indispensable.
"la possibilité de revenir à une structure antérieure car une période d'expérimentation me semble indispensable."
Que la possibilité pour un dirlo nommé en EPEP lui soit donnée de retourner à la tête d'une école "ordinaire", oui, ça ne devrait pas poser de problème. C'est même une garantie qu'il faut préserver.
Mais je ne crois pas à la possibilité de revenir à une "structure antérieure". Ici, si j'ai bien compris, on ne parle plus de poste mais d'organisation ou de statut d'école.
Je crois comprendre que le SE-Unsa voudrait une phase expérimentale. On essaie les EPEP et éventuellement on revient aux écoles traditionnelles. Je n'y crois pas. L'EPEP nécessairement va créer des regroupements, des fonctionnement différents, des dépenses nouvelles pour les communes, des mutualisations de matériel, de frais, d'équipements, d'investissements... Trop lourd à mettre en oeuvre pour qu'on dise un jour : stop, on revient en arrière. Quel maire l'accepterait ? Non, Pierrot, pas possible. Une fois engagée, la réforme continuera.
Et l'hypocrisie atteint des sommets quand on voit cette année les listes d'aptitudes à la direction pleine de .... syndicalistes!
Tu as sans doute raison Christophe, mais il me semble qu'une période d'essai est nécessaire.
Quand nous avons rencontré Reiss pour la 2° fois, ces EPEP ne concernaient que les école de 15 classes et plus. D'ailleurs était prévu 500 postes administratifs qui correspond à peu près au nombre d'écoles visées...
Donc pas de gros chamboulements au niveau structures.
Mais tu as raison, une fois lancé, difficile de revenir à l'état actuel de l'école.
J'avais relevé ça sur le café pédagogique début février:
Un évènement attendu risque pourtant de bousculer les conforts illusoires. La réorganisation des écoles, avec des directeurs responsables, bousculera inévitablement les fonctionnements. Certes, c’est une vieille affaire. Des projets antérieurs avaient été abandonnés, projet de droite, les maîtres directeurs de M. Monory, projet de gauche, le rapport du recteur Claude Pair. On sait par ailleurs que l’une des difficultés majeures de la mise en œuvre de la grande loi d’orientation de 1989 a été que le rôle du directeur d’école, depuis lors chargé de l’animation des concertations, du projet d’établissement, de l’organisation des cycles, etc. n’avait pas fait l’objet des mesures qui auraient été nécessaires. On sait que les idées d’établissement public du premier degré sont toujours actives et qu’à droite comme à gauche, on considère généralement que cette question est incontournable et peut-être vitale.
ça fait plus de 5 mois que le SE a lancé son enquête sur la direction et l'évolution de l'école. Toujours rien sur son site.
Décidément, je vais finir par croire que Delphine a raison d'écrire :
"il doit y avoir du rififi en interne..."
comment ne pas aussi être en accord avec Françou qui dit : "Où voyez - vous du courage? Un débat mené à la "va vite" sans réel ordre du jour . Juste pour avoir "quelquechose à dire si on les interroge"!"
C'est vrai, on a l'impression d'un débat "obligatoire" qu'on lance sans préparation sérieuse et qui débouche sur des propos faussement rassurants du style "la possibilité de revenir à une structure antérieure "...
Toujours en phase avec Françou et sa colère exprimée ici "C'est quoi cette pseudo absence de hierarchie pour nous? Juste parceque l'IEN est loin des écoles? Ah c'est sûr c'est plus simple d'avoir le dirlo qui se tape les remontées de bretelles tout seul et qui ne le fait pas resentir aux collègues pour ne pas mettre la pression inutilement!!!"
Notre grand problème, c'est qu'on met nos pas dans cette hypocrisie en considérant le mot "hiérarchie" comme tabou. Arrêtons ce faux débat entre hiérarchie (celui qui note et sanctionne) et autorité. L'IEN est-il notre supérieur hiérarchique ? Non, disent les puristes car il note par délégation. Mais comment est-il perçu sur le terrain ? N'est-ce pas ce qui compte ?
"C’est un rempart important pour le SE et pour la profession, qui répond à une crainte épidermique des enseignants du premier degré de perdre leur indépendance"
Crainte épidermique des enseignants : ça ce que nous chantent les syndicats. Sur quoi se basent-ils pour l'affirmer ? enquête, sondage ou pifomètre ?
"la profession" Tiens voilà que le SE utilise les mêmes termes que le SNUipp. J'ai encore en mémoire les questions posées sur ce site par pas mal de collègues suite aux commentaires de Théo ou Gégé...
"rempart important pour le SE " Qu'est-ce que ça veut dire ? le dirlo avec statut hiérarchique serait un danger pour le SE ? ça mérite explication. ça en dit long sur la façon dont nous considère la direction du SE...
"On sait par ailleurs que l’une des difficultés majeures de la mise en œuvre de la grande loi d’orientation de 1989 a été que le rôle du directeur d’école, [...] n’avait pas fait l’objet des mesures qui auraient été nécessaires"
Oui Pierrot, ça va dans le sens de ce que j'ai toujours dit sur ce site : on n'aura rien tant qu'on n'acceptera pas clairement un vrai rôle de directeur avec ce que le mot implique.
C'est aussi ce que Reiss disait dans l'exposé des motifs pour déposer sa proposition de loi. Il estimait que certaines réformes n'avaient pas été possibles faute de relais sur le terrain pour les faire appliquer. C'est aussi ce qu'ont déjà écrit des IGEN. En réalité, c'est la seule chose qui puisse pousser le ministère à nous accorder un statut : que la boutique tourne mieux. C'est à dire qu'on soit en mesure de la faire tourner. Et si on refuse d'endosser ce rôle d'autorité "vraie" et non virtuelle comme actuellement, soit on nous l'imposera (et tout est à craindre) ou on n'aura droit au statu quo... Mais ils n'ont certainement pas envie de nous faire un cadeau sous prétexte qu'ils savent qu'on a un boulot difficile et non reconnu...
Il est temps de changer le Premier Degré pour avancer vers le futur .
De fait, les IEN ne sont pas nos supérieurs hiérarchiques mais "un échelon hiérarchique".... Notre supérieur hiérarchique c'est l'IA.
Je sais, c'est de la nuance, mais les mots sont et doivent être porteurs de sens. Et, dans aucune de nos discussions avec le ministère, le problème ne s'est posé en ces termes.
On parle de responsabilité, d'autorité et de pilotage. Tout ce que doit définir le statut, JAMAIS de notation ni de possibilité de sanctionner.
Et, SI on veut bien élargir sa palette de couleur, on peut distinguer les lignes de clivage:
> le SNUipp, SUD pour le CMD, moyens donnés à la "direction".
> CGT, FO, statu quo avec plus de moyens aux Directeurs.
> CFTC, Avenir école, SNE, SGEN, et maintenant le SE, reconnaissance du directeur et évolution de l'école.
Courage ou pas, le SE a bougé ses lignes, en prenant des risques, et s'est doté des moyens internes à son organisation afin de rentrer dans la proposition, position moins confortable que la précédente...
Maintenant il reste encore des divergences... mais les bases pour discuter sont là.
Le distinguo est subtil, Pierrot. Crois-tu que les enseignants le font de cette manière ? Il me semble que non.
Je ne parle pas de "notation et sanction" mais d'autorité nécessaire pour faire tourner la boutique plus facilement. Pour la faire tourner normalement, simplement.
N'as-tu jamais entendu de dirlos regretter leur impuissance face à des adjoints qui multiplient retards, absence de surveillance, j'en passe et des meilleures...
Comme le dit Françou, n'y aurait-il que le dirlo qui puisse se faire remonter les bretelles su fait de l'insuffisance de ses collègues ?
Quant à la notation (au moins partielle), je n'y trouverais pas matière à scandale si elle nous était imposée. Après tout, pourquoi n'aurions-nous pas notre mot à dire si des collègues n'assument pas leurs devoirs et responsabilités ? Faut-il accepter que notre école fonctionne plus ou moins bien (ou plus ou moins mal) simplement pour avoir la paix dans l'école faute de moyens de réagir ?
Trouves-tu normal qu'on fasse tant de cas de la "crainte épidermique des enseignants du premier degré de perdre leur indépendance " ?
Indépendance = liberté de faire ce que je veux ?
Comment justifier que l'école soit le seul endroit où les gens qui y travaillent s'autorisent à faire ce que bon leur semble, sauf une fois tous les 3 ou 4 ans, durant 3/4 h quand l'IEN leur rend visite ?
Et veux-tu me dire pourquoi la plupart des syndicats parlent toujours de "supérieur hiérarchique" en évoquant le statut de l'école et du dirlo ? C'est encore ce que fait le SE pendant son congrès. Pourquoi donc ?
A Moira
« Je ne parle pas de "notation et sanction" mais d'autorité nécessaire pour faire tourner la boutique plus facilement »
On est donc d’accord…
Mais, plus avant :
« Le distinguo est subtil »
C’est bien parce que ce distinguo est, non subtil, mais essentiel, qu’il est regrettable, Moira, que tu te laisses aller à négliger cette distinction importante. Ceux qui sont opposés à toute idée de statut n’en font pas autrement que toi. A part vouloir sciemment ou inconsciemment, porter de l’eau à leur moulin, je ne vois pas trop l’utilité d’entretenir un mensonge que l’on nous tient depuis trop longtemps…
La première fois où l’on a été reçu au ministère, c’était sous Jack Lang. Depuis, pas mal de ministres ont coulé sous les ponts
Aucun d’entre eux n’a jamais évoqué la notation administrative des enseignants du premier degré.
Confondre de ta part autorité et hiérarchie n’a ni sens, ni intérêt…
L’autorité, c’est l’exercice d’une responsabilité, et les moyens d’y faire face. Très différent de l’autoritarisme… Il s’agit simplement, sur les domaines où nous sommes responsables d’admettre débats, échanges, mais, au final, de pouvoir trancher.
La hiérarchie, c’est le fait de pouvoir noter un instit. Point barre….
Si on veut faire aller notre boulot dans ce sens là, c’est une position respectable à condition de la dire clairement, et d’être capable d’énoncer en quoi cela facilitera notre tâche, au lieu de la compliquer.
Mais, pour ma part, je considère que la reconnaissance de notre métier ne passe pas par sa transformation en « inspecteur-bis »
Et je remarque que tous les exemples que tu mets à l’appui de tes thèses relèvent de l’autorité, de la responsabilité, non de la hiérarchie…
Autant donc arrêter de mélanger tout, d’autres que nous le font à loisir…
Thierry fabre
L'image est osée!
En ce qui concerne l'autorité qui devrait être donnée au directeur... bon, en fait, c'est bien ce que nous réclamons: des textes clairs qui définissent précisément nos prérogatives, et que celles-ci soient portées à la connaissance de tous -institution, hiérarchie, partenaires, adjoints...- sans qu'il soit possible d'en discuter.
Mais quand on voit les difficultés que nous pouvons la plupart d'entre nous avoir avec certains enseignants qui refusent de travailler en collaboration ou même de simplement respecter leurs devoirs (surveillance, horaires...), quelle pression pourrons-nous exercer? Sans levier -et la notation peut en être un-, je crains qu'avec statut nous nous retrouviions parfois dans la même situation que sans.
Je précise qu'avec la réputation de facho sanguinaire que je me traîne auprès de nombreux thuriféraires du statu quo, je peux sans crainte exprimer cette opinion qui n'engage que moi.
"je peux sans crainte exprimer cette opinion qui n'engage que moi."
Ecoute, on est au moins 2... Et je pense qu'on est beaucoup plus mais ce n'est pas politiquement (ou syndicalement, comme tu veux) correct de le dire. Beaucoup le disent tout bas.
"quand on voit les difficultés que nous pouvons la plupart d'entre nous avoir avec certains enseignants qui refusent de travailler en collaboration ou même de simplement respecter leurs devoirs (surveillance, horaires...), quelle pression pourrons-nous exercer? Sans levier -et la notation peut en être un-, je crains qu'avec statut nous nous retrouviions parfois dans la même situation que sans"
Complètement d'accord avec toi. Je pense que le gouvernement (quel qu'il soit) ne nous accordera jamais un statut uniquement pour notre bien-être. Ce qui l'intéresse, et on peut le comprendre, c'est que le statut permette un meilleur fonctionnement de l'école. Or, comme tu le dis, si les moyens d'assurer notre autorité ne sont pas clairs et nets, qu'est-ce qui changera fondamentalement pour l'école, vu côté pouvoir, s'entend ?
Je ne comprends pas cette frilosité à vouloir s'assumer "directeur d'école" avec ce que sous-entend le mot "directeur". On est vraiment dans une culture syndicalo-post-soixante-huitarde de l'exercice de l'autorité.
Le dire, est-ce se donner une posture "facho sanguinaire", Pascal ? Je ne le crois pas. C'est faire preuve de responsabilité.
"Depuis les nouvelles grilles , la note n'est plus guère augmentée"
Tu sais d'où ça vient cette belle ânerie... On-est-tous-égaux-car-on-travaille-tous-très-bien...
"Nous n'avons pas les capacités de juger les pédagogies de nos collègues et c'est un garde-fou important ( c'est le propre des IEN formés pour)"
Tout à fait d'accord. Qu'on laisse aux IEN le "privilège" de juger la pédagogie. Mais, question subsidiaire : en sont-ils capables ?
On a tous autour de nous des gens capables de bluffer l'IEN une fois tous les 3 ou 4 ans. Pas difficile de leur en foutre plein la vue, on le sait tous. Et j'ai déjà remarqué que ce sont souvent ceux qui s'investissent le moins qui réussissent le mieux à berner l'IEN.
Re-question subsidiaire : tous les IEN sont-ils dupes ou préfèrent-ils fermer les yeux ? Une façon de laisser le dirlo se dépatouiller avec les fumistes...
"nous sommes tout à fait capables de constater l'assiduité , la participation à la vie de l'école , l'implication dans les projets , justement parcequ'on est sur place. Et tous ces éléments devraient faire autant (plus?)partie de "la note" que le jugement d'une séquence tous les 3 ans au mieux."
Ben oui, Françou, ça devrait... mais ce n'est pas le cas. Et imagine que les syndicats admettent cette évidence et dans 15 jours, on l'a notre statut. Allez ne rêvons pas, c'est pas demain la veille.
La chose est beaucoup plus délicate pour la hiérarchie ; je ne souhaite pas être dans un rapport hiérarchique avec mon équipe pour une simple raison : je n'ai pas la compétence et l'appétance pour évaluer la pédagogie de mes adjoints. C'est un métier pas le mien.
Si on arrivait à s'entendre là dessus l'argumentaire des "anti statut" tomberait de lui même. Personne ne peut contester que responsabilté sans autorité est un non sens.
L'école ne souffre pas à cause de quelques retards d'enseignants ni le matin, ni dans les cours de récréation. (est-ce différent dans les collèges et lycées?)
C'est son pilotage qui est mis en cause. Et malgré le pilonnage de notre administration, via les équipes IEN, je trouve que les enseignants dans les écoles , en général, s'en sortent plutôt bien. Si le système bouge encore c'est bien grâce à eux (difficile de faire ce qu'on veut devant 25 minots).
Un statut des directeurs ne peut que venir conforter l'autorité qui découle de nos responsabilités.
Et, Moira, je te le redis, aucun Ministre ne nous a proposé un tel marché... "statut contre sup. hiérarchique". Et si c'était une demande, c'est à lui à la formuler.
Par contre la question de l'étendue de nos responsabilités et de l'autorité nécessaire pour les assumer est bien en discussion.
Et le frein, aujourd'hui, ce sont les moyens à mettre en oeuvre pour justement assumer nos responsabilité.... D'où les tentatives des gros regroupements, et notre opposition à voir l'école détournée de sa mission essentielle de service public de proximité.
Concrètement...?
2- quelle autorité qui en découle
Comment sur le plan légal l'autorité d'un IEN se traduit-elle?
Or, il n'est pas notre supérieur hiérarchique.
"Comment sur le plan légal l'autorité d'un IEN se traduit-elle?
Or, il n'est pas notre supérieur hiérarchique."
Il n'est peut-être pas notre supérieur hiérarchique mais dans l'esprit de TOUS, il l'est. Et, ça change tout.
Je ne vois pas comment un dirlo pourrait avoir la même "autorité" si tu ne veux pas utiliser le mot "hiérarchie". Je suis complètement de l'avis de Françou. Y a quelque chose qui cloche (ou que je ne comprends pas).
Et je ne comprends plus rien à votre discussion.
Mais son autorité n'implique pas un pouvoir hiérarchique : il propose et l'IA dispose idem sur les manquements dans l'application des textes.
Enlevez le côté inspection contrôle des injonctions MEN en matière de programme et pour le reste les directeurs seront faire aussi bien.
Il faudrait construire un argumentaire pédagogique et explicite sur le sujet car il y a en permanence confusion dans les esprits. Les us et coutumes ,les pratiques, ont la vie dure et remplace bien souvent les lois au pays des instits.
C'est pourquoi il nous faut un statut, afin de tout changer pour les dirlos...
PS: je n'ai aucun souci avec le mot hiérarchie. Je vous dit, avec difficulté, que notre problème ne se pose pas en termes de "hiérarchie", nous sommes déjà un échelon hiérarchique, il se pose en termes de reconnaissance des responsabilités donc d'autorité.
Ce qui n'implique pas d'être le supérieur" hiérarchique des adjoints" (et des CP, et des référents....?).
Maintenant, si c'est l'intention du MEN, c'est à lui à le proposer.
Effectivement Moira, il y a quelque chose que tu ne comprends pas, ou que tu ne veux pas comprendre…
La hiérarchie est un pouvoir : pouvoir de récompenser (la note) ou de sanctionner (la note).
Ton IEN t’a inspecté : t’a-t-il noté ?
Non, il a proposé une note à l’IA, qui, lui, détient le pouvoir…
Ton IEN veut ta peau : peut-il te virer de ta direction ?
Non, il fera un rapport à l’IA qui tranchera….
Autant dire, Moira, que ton insistance devient louche et blême…
Vouloir à toute force confondre ainsi l’exercice d’une responsabilité, et le pouvoir de trancher en dernier ressort, et l’exercice d’un pouvoir hiérarchique, se traduisant par une notation administrative des instits que personne, aux ministères successifs, n’a jamais demandé, et dont tout le monde se bat l’œil, c’est louche et blême.
Persister à rester sur une confusion entre la « pouvoir » de faire, le « pouvoir » d’exister en tant que dirlos, « le pouvoir » d’être reconnus dans notre métier et la « hiérarchie », qui, de toute manière, nous échappera (et c’est heureux), c’est louche et blême…
Pourquoi ?
Ben, tout simplement parce que la plupart des rares opposants à un statut des dirlos n’agît pas autrement… Il en est d’autres, dont nous, qui pensent que l’on peut vouloir être reconnus dans notre travail sans que cela signifie pour autant avoir des comptes à régler dans son école…
Quand à la foutaise que pourrait représenter l’idée que noter les adjoints sur une note administrative à venir nous donnerait une once de « pouvoir », je les invite à discuter avec n’importe quel prof du secondaire, avec n’importe quel principal ou proviseur.
Vous la voulez, la réalité de la note administrative ? 40 % de la note globale, avec plancher et plafond, soigneusement encadrée de tous côtés
www.institutfrance.bg/.../La_notation_des_enseignants_en_France.ppt
Effectivement, il y a quelque chose qui cloche, Moira, mais chez toi…
Thierry fabre
Maintenant, pour les ceusses qui ne veulent pas se complaire dans la posture du mal-comprenant, il y a bien ceci:
http://www.dirlo.org/perso/oneclick/statut.html
Thierry Fabre
"il est créé un corps de directeurs des écoles"
On l'a déjà ?
Article 2
Les décharges...
On les a déjà ?
Article 3
"5 années d'ancienneté minimal... concours interne... réservé aux enseignants du premier degré..."
On a déjà ?
etc... etc...
Pas clair, le francou, un troll de plus...
Thierry fabre
"si c'est l'intention du ministère, il n'a qu'à le proposer"
Petite redite à l'usage de celles et ceux qui pensent que le ministère n'a que ce projet en tête: en plus d'un siècle, il n'est aucun ministère, de gauche, de droite ou du centre , qui ait jamais songé une seule fois à instaurer une notation administrative du premier degré.
Autant dire qu'ils n'en ont strictement rien à fiche...
Par contre, tous, de quelque bord qu'ils soient, nous ont toujours interpellé sur le décalage entre réalité du terrain et intentions législatives, sur l'inertie du mammouth qui a pour résultante qu'aucune réforme, bonne ou mauvaise, n'est jamais vraiment appliquée, et que l'état, aujourd'hui, n'a pas les moyens de mettre en oeuvre les politiques éducatives qu'il établit.
Sur ce point là, il y une réflexion en cours, une possible modification du positionnement du dirlo, et une gamberge à avoir...
Thierry fabre
Pour je l' espère éclairer et en finir avec le débat " hiérarchie " / " notation" etc...Dans la fonction publique et dans un même corps existent des niveaux hiérarchiques, mais pour ce qui concerne les pouvoirs de notation et de sanction, seuls les Chefs de Service peuvent les assumer.
L' IA est un Chef de Service EN, pas l' IEN , et dans la chaîne que nous connaissons , il existe bien la hiérarchie : directeur ==> IEN==> IA.
La hiérarchie existe sans pouvoir de notation ou sanction.
Je te parle du fond de ton projet de statut et je te répète ma question : quid de l'argent de l'école? Et je vais avoir d'autres questions au fur et à mesure que ma réflexion avaance grace aux participations de tous, c'est à dire quand vous acceptez de débattre, d'avancer et non de vous insulter ou d'essayer de vous "démasquer" en nageant en pleine parano.
Moi je respecte ton lever de maffre , je paie ma cotiz au GDID , alors respecte ma modeste personne. C'est comme ça la démocratie, (entre autres). Merci
http://www.dirlo.org/forums/index.php?showtopic=56
Voilà qui est bel et bon… Mais, en ce cas :
- pourquoi t’obstines-tu à parler de « mon » projet de statut, comme s’il n’avait pas été élaboré collectivement, discuté en AG, soumis au vote de tous les membres de l’association ? Normalement, pour toi, ce ne devrait pas être « mon » projet, ou « ton » projet, mais bien notre projet…
- pourquoi, si ne trollises pas à tes heures, en prends-tu le comportement le plus classique : ne jamais écouter l’autre / enchaîner questions sur questions / en négliger les réponses / au final, hurler au complot et au déni démocratique ?
- pourquoi, si, membre d’une association où tu paies cotiz, en cas de malcomprenance, ne vas-tu pas poser questions et doutes sur le forum du GDID, au lieu de les exprimer sur un post consacré au récent congrès du SE ?
Tu veux que l’on respecte ta modeste personne : a pas problème, commence par respecter mes modestes réponses. A ce titre, ton commentaire n° 36, c’est du foutage de gueule propre à t’attirer quelques remarques, non ?
Soyons bonne poire, et admettons que je ne relève que de parano, puisque tu répètes à l’envi la même question de l’argent à l’école, une réponse : en matière de statut des dirlos, la question de l’argent à l’école se pose avec la même acuité et le même intérêt que celle des pratiques masturbatoires des escargots nains du Kamchatka septentrional. A savoir que cela n’a rien à y voir.
Cette question relève plutôt de la problématique de l’école sur laquelle on a quelques éléments de projets. Va donc voir sur notre site le projet d’établissement public des écoles et arrête de tout mélanger à loisir…
Ti-rit-de-se-voir-si-beau-en-ce-miroir.
" je crains qu'avec statut nous nous retrouviions parfois dans la même situation que sans"
Mais est-ce qu'on est tous obligés d'avoir la même vision du statut ? Et pour autant, doit-on être suspect d'être CONTRE le statut ? Pas du tout. On est TOUS (ou presque) pour un statut. On le répète depuis si longtemps aux syndicats. C'est pour cette raison précise que j'ai claqué la porte du SNUipp il y a belle lurette.
En ce qui me concerne, je ne demande pas d'évaluer la pédagogie de mes collègues. Encore que je ne vois pas pourquoi j'en serais moins capable que mon IEN... Mais, comme le dit Françou, pourquoi ne pas avoir notre mot à dire sur certains points comme l'investissement dans les projets, l'implication dans la vie de l'école... Là, sans aucun doute, je suis mieux placé que mon IEN pour donner un avis. D'autant que c'est souvent fait de façon cachée et hypocrite lors d'une inspection. J'ai connu plus d'un IEN qui demandaient d'abord l'avis du dirlo sur telle ou telle personne de l'école avant d'entrer dans sa classe et... qui en tenait compte dans son rapport.
La note administrative bien encadrée dans le secondaire... Oui, tout le monde le sait. Et chez nous, la note d'inspection, elle n'est pas encadrée ? Quel que soit le boulot fourni par les collègues, la note est identique pour celui qui bosse et celui qui se tourne les pouces.
S'il fallait remettre à plat tout ce qui ne va pas chez le mammouth...
Les enseignants(es) du 1er degré sont assez responsables . Ils n'ont pas besoin de chef supplémentaire mais d'un guide reconnu par un statut pour les représenter .
Je ne comprends plus rien à ce qui se discute, là. On parle de quoi: d'autorité? Je ne comprends plus.
Mais une chose est en revanche pour moi très claire -je vais chevaucher une fois de plus ce cheval de bataille-, et j'aimerais que les gens honnêtes qui fréquentent ce site en soient conscients, c'est que ça ne peut plus aller, ces pseudos à la mord-moi-le-noeud! Signez vos billets de vos vrais noms, bordel, ça nous évitera pas mal de conflits absurdes.
Quant à votre préférerence à m'aller faire voir sur les forums du GDID , désolée mais je suis un peu simplette et je m'y retrouve mal sur ce site...
Faute avouée est à moitié pardonnée !
A Francou,
Hé bé, non, je ne vois toujours pas le rapport, et je crains qu’il n’y en ait guère…
Et la différence entre un compte d’établissement, avec signature du dirlo, et l’actuel et standard compte OCCE avec délégation de signature au dirlo, ne me semble pas fracassante et révolutionnaire.
Autant dire que ce serait sympa de ta part, au lieu de multiplier les questionnements hargneux et l’ellipse de rigueur, de dire clairement ce que tu penses et ce que tu veux. Pour l‘instant, tu es bien seule à te comprendre…
Précision sur les luxes que je m’octroie : je bosse en elem, dans une 8 classes, en ZEP, avec un quart de décharge, et la classe des gamins du voyage. Mon boulot doit bien valoir le tien. Et si j’utilise 5 minutes de ma décharge à « bavarder » ça ne regarde somme toute que moi et ça ne devrait pas en tous cas me valoir ce genre de remarque bien haineuse…
A Moira
Ta réponse est dans ta question.
Non, on n’est obligé en rien d’avoir le même avis sur le statut qu’il nous faudrait.
Oui, on peut sans vergogne être partisan d’un statut identique à celui des chefs d’établissements du secondaire.
Non, cela ne donne en rien le droit de tordre le coup à la vérité, de rester dans cette confusion entre autorité et hiérarchie. Ceux qui ne veulent pas d’un statut ne fonctionnent pas autrement et rêvent de cette opposition frontale entre les vertueux défenseurs de la liberté et les méchants « petits chefs ». Aller dans leur sens, entrer dans un débat aussi mensonger, je n’en vois pas l’utilité.
D’autant que, pour ce faire, il faudrait ne pas s’embarquer sans biscuits.
Or, cette idée de notation intervient toujours sous l’angle utopique, sans jamais développer le moindre analyse, sans jamais se préoccuper un peu du réel.
« je noterais, tout irait bien » ? Foutaise…
Nous ne noterions pas… Tout au plus pourrions-nous proposer une note administrative à un IA qui tranchera, non sur la validité ou non de notre proposition, mais bien sur la valeur moyenne rapportée à l’échelon, sur les péréquations académiques de lissage de note, en tenant compte de la note plancher et de la note plafond définie en CAPD, sans bien entendu oublier les recours éventuels.
« Quel que soit le boulot fourni par les collègues, la note est identique pour celui qui bosse et celui qui se tourne les pouces. »
La réponse est bien dans ta question
»S'il fallait remettre à plat tout ce qui ne va pas chez le mammouth... »
Autant donc commencer par ne pas y rajouter une incongruité de plus, ainsi que, pour nous, du travail supplémentaire et une responsabilité bien inutile. On en a déjà bien assez…
Sinon, j’avoue que je comprends assez mal, et l’orientation générale de l’article initial, et certaines réactions.
On a un syndicat, parmi les plus importants, qui évolue enfin sur la direction d’école et accepte qu’un dirlo soit autre chose que le fumeux « instit-comm-les-zotres »
Ce n’est quand même pas rien à mes yeux
Ayant été syndiqué au SE, en ayant renvoyé ma carte en 2006 lors de la signature du protocole, je suis peu suspect de sympathie à leur égard et j’ai eu plus souvent qu’à mon tour la dent assez dure à leur encontre.
Je considère cependant que, sur un débat aussi risqué, au sein d’un syndicat, lorsque l’on se retrouve à conclure par une majorité de 80 %, c’est bien qu’il y a eu une petite évolution dans les mentalités. Petite évolution dans laquelle le GDID a bien eu sa petite part… Petite évolution que, au vu de l’urgence de la situation, on ferait mieux d’amplifier, au lieu de se déchirer en « joutes » bien stériles.
Et là aussi, en ce domaine syndical comme dans les autres domaines, je retire ce maffre trop vigoureux et signale donc, simplement, qu’il y a ceux qui font et ceux qui parlent…
Thierry Fabre
ce serait sympa de ta part (...) de dire clairement ce que tu penses et ce que tu veux.
Voilà qui me rassure, il n'y a pas que moi à ne pas tout saisir.
Ce débat sur la hiérarchie/autorité/existence du job est trés intéressant car il est l'expression du brouillard dans lequel nous faisons notre métier et de notre besoin d'y poser des cadres.
La question de l'autorité doit faire partie de ces cadres. Veuillez m'excuser par avance mais cela fait longtemps que j'ai lu la proposition de statut du GDID, je ne me rappelle pas si cette question y est abordée.
La problème est qu'actuellement, d'après mon IA adjiont (lors de ma formation de directeur), nous sommes les garants de l'application du projet d'école. D'ailleurs, avant même que l'on réagisse, celui-ci nous a clairement dit qu'il était "pour" un statut des directeurs.
Ce statut doit donc être affublé d'une autorité pédagogique, laissons l'administratif aux iens.
On peut imaginer, par exemple, lors de l'élaboration du nouveau projet d'école, que chaque enseignant fasse un résumé de ces actions liées au projet d'école précédent, visé par le directeur (afin de pondérer les "bons vendeurs" ou ceux trop timides pour "bien se vendre). Ce résumé peut servir de support à l'ien lors de l'inspection des enseignants.
Nous n'emetterions qu'un avis et si l'avis du directeur est défavorable à l'enseignant, celui-ci pourra quand même défendre son "bout de gras" devant l'ien.
Ce n'est qu'une simple idée, qui nous décharge de toute hiérarchie.