Mardi 2 février 2010
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Le constat est cruel : les syndicats enseignants ne parviennent plus à mobiliser. La
manifestation organisée à Paris le samedi 30 janvier à l’appel de la FSU relayée par la CGT Educ'action, le SNALC-CSEN, le SNLC-FAEN, les lycéens de la FIDL et
l'association APSES n’a pas réuni plus de 8000 personnes selon la police ou 12000 selon les organisateurs.
Les enseignants se mobilisent de moins en moins même lorsqu’il n’y a pas de journée de salaire
à perdre. Les raisons sont naturellement diverses. Certains ont pu y voir une action à usage interne de la FSU à la veille de son congrès au cours duquel Gérard
Aschiéri cédera son fauteuil de Secrétaire Général à Bernadette Groison.
« Cette manifestation n'est pas liée au congrès. On n'a pas
besoin de ça » a assuré Gérard Aschiéri qui a reconnu, à demi-mot, l’échec relatif de ce rassemblement parisien : « Quant à la
mobilisation, même si elle n'est pas massive, elle montre qu'il y a une persistance des problèmes et des gens qui ont encore envie de faire bouger les choses », a-t-il ajouté.
« Ça montre qu'il y a une base militante importante, des gens qui se sont levés très tôt ce matin pour venir dans des cars et des TGV, ce qui me
donne de l'espoir ». Certes, mais la base militante semble se restreindre comme peau de chagrin.
D’autres ont pu se lasser des mobilisations à répétition. Car n’oublions pas que cette
manifestation vient après deux autres considérées par les médias comme un semi-échec le
24 novembre 2009 et un échec le 21 janvier 2010.
Cette fois encore, la manifestation serait complètement passée inaperçue dans les médias si la FSU n’avait eu
l’idée de faire caracoler un dromadaire en tête du cortège. « Il symbolise le régime sec auquel est soumise l’Education nationale », résume
Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp. « La réussite de nos élèves ne doit pas
rester un mirage », « les ministres passent, les enseignants bossent ». Le dromadaire a attiré l’objectif des photographes…
Il faut dire qu’une telle manifestation ne dérange personne. Par ces temps de grand froid, les parisiens sont
restés au chaud, parents et enfants sont en week-end ; la circulation est à peine perturbée. Il en faut davantage pour mobiliser les médias…
Cette manifestation organisée « pour protester
contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des professeurs » traduit une véritable faillite : au mieux celle des méthodes de lutte, au pire
celle du syndicalisme enseignant. Le résultat est dramatique car c’est le monde enseignant dans son ensemble qui en subit les conséquences.
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La loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale, en vigueur depuis le 1er janvier 2009, modifie en profondeur les règles du dialogue social. Pour être représentative et habilitée à négocier des accords d’entreprise, une organisation syndicale doit désormais recueillir au moins 10 % des voix aux élections professionnelles (comité d’entreprise, délégués du personnel). Au niveau des branches, ce taux est fixé à 8 %, et au niveau interprofessionnel, à 10 %. Autre nouveauté très importante : pour être valable, un accord d’entreprise devra recueillir la signature de syndicats représentant au moins 30 % des salariés de l’entreprise. Elle impose aussi aux syndicats et au patronat la publication de leurs comptes.
Ajoutons à cela que la FSU est totalement absente des entreprises. Elle est restée concentrée dans la fonction publique d’Etat et, surtout, chez les enseignants. D’où la nécessité de trouver des alliés pour exister. D’où encore le rapprochement au stade d’ébauche avec la CGT. On sait que Bernard Thibault et Gérard Aschiéri se sont rencontrés pour engager ce rapprochement entre les deux centrales syndicales. D’où enfin, probablement, la manifestation à la veille du congrès de Lille même si G. Aschiéri s’en défend. Une façon de montrer ses muscles et d’impressionner les partenaires concurrents…Et j'y vois aussi une autre explication, d'ordre sociétél : les gens sont de plus égoïstes. Ils ne pensent qu'à leur intérêt immédiat et personnel. Pourquoi les profs seraient-ils différents ? On le voit bien avec certains quand ils sont victimes d'une fermeture. Là, faut que le syndicat se bouge et tout de suite et qu'il leur trouve une solution satisfaisante ! Comment voulez-vous que ça marche comme ça , Un syndicat c'est d'abord ce que chacun en fait. Un syndicat, c'est pas un "machin" qui intervient quand on claque des doigts, c'est constitué de gens qui le font vivre, qui l'animent, qui se dévouent pour représenter les collègues...
Excusez ce coup de gueule mais j'ai trop l'âme syndicale pour ne pas réagir à l'indifférence générale.
Aznavour a chanté avant toi, et avec du talent;
-ce n'est pas ma faute mais celle du public qui n'a rien compris.
Surpris aussi de voir classer par un "fsucgtiste" le PS à gauche, je vous ai toujours entendu dire qu'il était à droite.
Et puis à gauche, avec le PC, il y a maintenant NPA et parti de gauche, en y ajoutant les verts, ça fait pas mal de relais, non?
Non!
C'est pas une histoire de relais, mais bien de propositions... et de crédibilité.
Aujourd'hui le discours syndical n'est plus fait pour convaincre (pourquoi faire? l'essentiel n'étant pas le nombre mais le pouvoir de nuisance), mais pour rassurer ses propres troupes, se compter... Mesurer celui qui a la plus grosse...
Comment expliquer que, dans la fonction publique, le nombre de décharges syndicales soient inversement proportionnel au nombre de syndiqués. Comment croire que l'on mord la main qui nous nourri... Tu veux que l'on parle un peu de "cogestion"?
On peut tromper mille personne une fois... (la citée de la peur)
"...la vigueur actuelles des associations, de la plus petite sportive, à la plus grande altermondialiste"
Je ne te suis pas, Pierrot. Attention tout cela est trompeur. Les associations, de la plus petite à la plus grande, tiennent par la volonté, le dévouement et l'engagement de QUELQUES personnes la plupart du temps. Souvent une poignée de militants. Et il suffit parfois d'un ou deux départs pour que ça capote.
Regarde les partis politiques : combien de divisions ? Pas grand chose en réalité. Prends le plus grand, celui du président : l'UMP. On nous dit 253 645 adhérents fin 2009. Tu te rends compte ? Rien du tout. Et encore, on est certainement loin de la réalité. 90 000 perdus en 2008, 40 000 en 2009... Remarque d'après le brave Frédéric Lefebvre, "beaucoup sont décédés" (12/01/2010) !!!
Au PS, on nous dit 170 000... officiellement.... Et si on demandait au MODEM ou aux autres ?
Non, Pierrot, l'engagement militant est en perte de vitesse. Les AG sont squelettiques. Alors, sans défendre la FSU, faut quand même reconnaître que la mentalité actuelle fortement individualiste ne joue pas en faveur des syndicats.
Le décalage est énorme entre les réalités vécues et les propositions syndicales. Bien sûr on m'argumentera que cette réalité est dessinée peu à peu par touches successives de réformettes tendant vers une réforme matricielle issue d'une idéologie libérale mais l'attitude qui consiste à rejeter le bébé avec l'eau du bain systématiquement ne prend plus dans l'opinion. Peu ou proue les enseignants savent que le statut quo n'est plus tenable, que l'école de papa c'est terminé avec le recrutement sociologique actuel , l'évolution des territoires, les tices ...
Le" tous pareils" n'est plus tenable, le pilotage par des IEN débordés inefficace ou virtuel à coup de tableau excel , l'absence d'existence juridique un casse -tête pour les directeurs engagés dans des projets avec les partenaires hors MEN.
Or les syndicats se contentent de crier au loup comme si la peur du loup était suffisante pour s'en réchapper. Je viens de lire le 4 pages spécial direction du SNUIPP local et je partage volontiers certaines craintes exprimées face aux EPEP , la dérive consumériste ou libérale au choix, le risque d'inégalité mais lorsque je lis que la parade c'est le Conseil des Maîtres décisionnaire là je hurle : ça ne marche pas ! Personne ne veut partager ce qu'implique le travail de direction ; les décisions oui mais l'application de celles-ci , les réunions, les emmerdements, la responsabilité non il n'y a plus personne. Alors c'est cela que j'appelle une parole non crédible : de l'analyse intelligente suivie de propos irréalistes d'un autre âge ( qui conduisit les gardiens de chèvres du Larzac aux postes actuels de responsabilités ) . Alors à quoi bon allez battre le pavé pour cela. Nous sommes des milliers à être orphelin syndical . cela ne nous amuse pas mais comment suivre des personnes qui refuse le mot de directeur au profit de fonction de direction .
Dans le bulletin 569 du 93 (décembre 2009), le délire est complet.
Je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer quelques extraits qui valent leur pesant de cacahuettes...
"
Les directrices et les directeurs en première ligne, mais c’est l’affaire de tous
Les EPEP – un projet libéral - le piège du statut
Attention aux dérives poujadistes
Salaire au mérite et statut de chef d’établissement
Un statut, pour quoi faire exactement ?
Alors bingo ! Mon travail sera reconnu et je gagnerai plus !
Sauf, sauf… que le directeur aura une enveloppe contrainte ! Il aura donc le «choix» entre :
a) donner des points en plus à certains… à condition d’en enlever à d’autres ! Commence à en parler dans ton équipe : qui augmenter ? en diminuant le salaire de qui ?... ambiance garantie !
b) maintenir toute l’équipe au même niveau, malgré la pression des collègues qui s’estimeront «lésés»… et surtout : malgré les menaces sur son propre salaire, puisqu’on pourra alors lui reprocher un management décalé, non conforme, «trop égalitaire ». Quel directeur résistera dans ce contexte ?
Et au bout du compte, quelle équipe, quelle école pourra continuer à fonctionner sereinement dans une telle situation ?
Le piège tendu par plusieurs
on a vu ces dernières années l’apparition d’un groupement de directeurs prônant le même statut, soutenu dans un même élan par deux syndicats archi minoritaires.
Les revendications du SNUipp
Oui la direction d’école a besoin de temps, de moyens, de reconnaissance et de formation.
L’enseignant chargé de direction doit voir ses missions clarifiées, sa charge de travail allégée.
Le SNUipp revendique un renforcement des prérogatives du Conseil des Maîtres. Cela nécessite :
- plus de maîtres que de classes pour favoriser partout sur temps de travail l’aide aux apprentissages et profiter pleinement de la polyvalence de l’équipe,
- l’octroi de moyens matériels et humains ; décharges de service, personnels de secrétariat, temps de concertation… pour faciliter la gestion, l’organisation, la concertation et l’animation des équipes.
- une réflexion sur l
"- une réflexion sur la difficulté de gestion des grosses écoles car le nombre de classes joue un rôle important sur les relations entre collègues, entre élèves, avec le personnel communal et les parents.
Le SNUipp doit poursuivre le débat et l’action, avec les équipes d’école, et toute la profession sur la direction et le fonctionnement de l’école, sur la base de ses revendications.
Ce débat sur la direction d’école est indissociable de celui sur le fonctionnement de l’école et le travail en équipe.
Le SNUipp propose l’octroi, pour chaque école, d’un équipement et une dotation a minima, de créer des emplois statutaires d’assistance à la direction, de revoir positivement les seuils d’attribution des décharges de direction, d’améliorer la formation des directeurs et directrices d’école.
Le SNUIPP réaffirme la nécessité d’une reconnaissance financière."
En plein congrès de la FSU, une façon pour les copains de Aschieri de remobiliser leurs troupes en distribuant un 4 pages collector...
Mais non, je plaisante, ils n'ont toujours rien compris, tant pis pour eux,(nous?)
Christian
Mais chassez le naturel... la bête est aux abois : l'avenir de la FSU dans le contexte de la nouvelle représentativité syndicale est menacé , la mobilisation montre que les collègues ne suivent pas le syndicalisme de transformation sociale et que l'heure est à la négociation pour éviter le pire ( EPEP Darcos ) . Pour le reste il suffira de faire jouer l'alternance démocratiquement dans les urnes. Mais là c'est une autre histoire.
Les syndicats en chute libre? la faute aux instits devenus individualistes et égoïstes.
La dernière grande victoire sur un projet gouvernemental? la lutte contre le CPE, initiée par des collectifs étudiants, soutenus rapidement par leurs parents ( dont je fais partie) ... rattrapés en cours de route par des syndicats un peu dépassés par la vigueur et la détermination du bon peuple...mais plus rapides à récupérer les fruits de la victoire.
Dans les écoles, chacun est bien conscients que certaines litanies syndicales réclamant toujours plus de postes et plus de maîtres que de classes relèvent de l'incantation ( on pourrait jeter un oeil sur les postes MAD pas toujours très justifiés). Peu mobilisateur.
Par contre, à une époque où les décharges syndicales n'ont jamais été si nombreuses ( probablement habilement négociées) , on ne voit plus jamais un délégué dans les écoles. Ceux-ci pourraient, comme cela se faisait auparavant, prendre RDV dans une école avec une équipe pour faire le tour des problèmes, discuter, expliquer. Ainsi le délégué Snuipp pourrait devant quelques dirlos attentifs développer son 4 pages spécial direction, le délégué SE faire rêver avec les bienfaits du protocole que nous constatons quotidiennement ( pour ne parler que des problèmes de la direction) ... mais tous ces gens sont probablement trop occupés à d'autres tâches hyper importantes pour se commettre sur le terrain au risque de se frotter à des esprits étroits et retords peu au fait de la démocratie syndicale.
Je pense que le désinterêt trouve ici ses racines beaucoup plus que dans un manque de civisme et d'engagement de s personnels.
Tu as la mémoire courte ou très sélective.
D'accord pour reconnaître que les syndicats n'ont pas conduit le gouvernement à abandonner la RGPP et qu'ils n'ont pas réussi à lui faire mettre de côté son idéologie ultralibérale. Là-dessus, on est tous d'accord.
Mais, tout de même, Merlin, tu te souviens que le ministère voulait publier les résultats des évaluations école par école... Il y a renoncé. Le fruit du hasard ?
Tu n'as quand même pas oublié l'annonce faite par Darcos de supprimer 3000 postes de RASED... Il a réduit sa prétention à la moitié, ce qui est déjà trop, j'en conviens mais... là encore le fruit du hasard ?
Les maternelles et les couches culottes, tu te souviens ? Maintenant, on n'entend que des louanges de notre école maternelle... Le fruit du hasard ?
Enfin, les EPEP, aurais-tu oublié qu'ils étaient sur le point d'être votés à l'Assemblée nationale ? Tu as oublié la proposition de loi REISS & Co ? On serait bien s'il n'y avait eu de très fortes réactions... syndicales ! Du coup, hop ! proposition remisée au placard... Le fruit du hasard, encore et toujours ?
Tu vois Merlin, la rancoeur ne doit pas masquer la réalité des faits. On est loin du CPE.
Deuxièmement: je parlais de grande victoire, bref, de quelque chose de significatif.
Tu me réponds " couches culottes" , soit, mais tu sais comme moi que ces propos sont souvent intentionnels pour créer le " buz" comme on dit maintenant et ça a marché.
Les Rased: soyons honnêtes, demi victoire en terme de postes, et quelle pérénité à échéance de quelques années? les formations sont en baisse, les enseignants Rased avec un peu d'ancienneté ont déjà commencé leur migration vers des CGI ou autre, voire des postes classe bien choisis. La chronique d'une mort annoncée si la gestion des Rased n'évolue pas.
Même chose pour le projet EPEP qui, comme la taxe carbone, est " au chaud": il vaudrait mieux négocier sa mise en place, il existe sur le site du Gdid un projet très abouti d'EPE qui conviendrait à beaucoup de monde. Au lieu de cela, la politique du " non à tout" risque de nous coûter très cher.
Quand aux louanges, ils peuvent demain se transformer en volée de bois vert si la conjoncture le permet .
Alors, loin de moi l'idée d'écrire ici que les syndicats ne font rien, ne servent à rien, mais simplement qu'ils ont un décalage de plus en plus grand avec ceux qu'ils sont censés représenter: je pose à nouveau ma question: pourquoi ne vous voit-on jamais dans les écoles? pourquoi n'y a -t-il plus de réunions de secteur? J'ai eu 2 représentants syndicaux dans mon école ( SE et Snuipp) , jamais nous n'avons pu discuter avec eux des problèmes d'actualité un peu comme si le fait de s'exprimer et de débattre risquait de les mettre en porte à faux ; étonnant non? Serai-je un cas unique?
Non?
Diplomatie ou cynisme ?
Rappelle-toi que l'intention première de Darcos était de supprimer 10 000 postes de RASED en 3 ans. Idée abandonnée. Restons vigilants, cependant...
Le bon petit soldat sarkoziste (Darkozy) s'attaque maintenant à la retraite des fonctionnaires. Et il n'y va pas par le dos de la cuillère... Des économistes ont calculé que le taux de pensions des fonctionnaires pourrait baisser de 40% en 20 ans si la réforme est appliquée... Alors diplomatie ou cynisme ou plus simplement idéologie ultralibérale ?
Et la retraite des parlementaires, Darkozy, il va y toucher ?
Victoire sur les RASED?
T'étais sur la planète Mars ces dernières semaines?
Attention, ça rend sourd...
Penses-tu qu'aujourd'hui les dirlos sont , sur le plan juridique bien protégés, trop protégés, mal protégés?
Selon toi , pour un dirlo, assurer la tenue des équipes éducatives de son école après 16h30, en plus des heures APE, de son travail de classe, de ses propres RDV avec "ses" parents et les diverses réunions institutionnelles est normal ( il est dirlo), acceptable, tout à fait anormal.
Es-tu d'accord avec le fait qu'un dirlo soit responsable des cours Elco en dehors du temps scolaire? si non , que proposes-tu pour y remédier?
Lorsqu'un collègue est absent-non-remplacé à l'improviste, c'est le dirlo qui assure la répartition, la demande de remplaçant, l'organisation de la prise en charge des élèves... pour toi c'est bien fait, il n'a qu'à déléguer, ce sont les adjoints du même cycle qui doivent s'en charger, toute l'école doit être sur le pont ( en cas de "loupé" qui sera responsable?
Je continue? ...et que proposent les syndicats sur ces sujets " de terrain"... moi rien vu!
C'est donc de la faute des enseignants si leurs syndicats n'ont quasi plus d'adhérents. C'est qu'ils sont égoïstes, centrés sur eux-mêmes et leurs pauvres petits besoins. Ils ne font appel à leurs supers syndicats que quand ils sont dans la panade. Y sont méchants ces enseignants, hein mon pôvre Gégé ; y vous méritent vraiment pas !
A ce constat pas vraiment Gégé-nial mais tellement Gégé-missant j'apporterai ma petite voix discordante de PE (encore) syndiqué (et pas dans un des syndicats groupusculaires tellement vomis par Gégé et consorts).
Que sont en droit d'attendre des travailleurs de leurs syndicats, si ce n'est la défense des intérêts de tous, sans exclusive ni exclusion. Or, que voit-on avec le SNUIPP (mais également dans une mesure moindre le SE et FO) ? Pour être digne d'être défendu, il faut appartenir à un RASED ou être TR ou être détaché dans une association. Pour les autres, bernicle ! Et pour les dirlos, alors là, c'est le summum du mépris : le dirlo, kesako ? Ah oui, l'enseignant chargé de direction, pardon, il faut empolyer le vocabulaire adéquat, mille excuses. Et bien l'enseignant chargé de direction ne trouvera au SNUIPP une oreille attentive que s'il oublie de se présenter comme directeur. Et oui Coco, tout ça fleure bon le doux passé de la collectivisation des terres et du goulag.
Mon cher Gégé, sache que dans mon beau département de la Haute-Loire, la branche locale du SNUIPP, aidant en cela FO, a refusé lors de la dernière CAPD d'accorder des points pour enfants à charge comme cela se fait dans beaucoup d'autres départements. La raison : avoir des enfants est un choix personnel et ne doit donner en aucune façon des possibilités d'obtenir un poste plus proche de chez soi ou plus adapté en termes de niveaux à ses envies. Fort bien, j'en prends bonne note, ainsi que certains collègues qui ont d'ors et déjà annulé leur adhésion à ce magnifique syndicat. Car on sait bien qu'avoir des enfants n'impose aucune contrainte familliale. Mais si on suit sur cette voie le SNUIPP départemental, l'engagement syndical relève également d'un choix personnel et ne devrait donc donner par conséquent aucun droit facilitant l'exercice de ce choix personnel : donc pas de décharges syndicales sur le temps de travail, décharges qui consomment des TR qui seraient par ailleurs bien utiles pour remplacer les collègues malades. Et oui Gégé, il faut aller jusqu'au bout de la logique.
Ce dernier point me fait fort penser aux députés et autres sénateurs qui votent des lois qui ne les concernent pas : tout le monde doit se serrer la ceinture, sauf eux. Et bien chez moi, pour le SNUIPP, c'est exactement la même chose : on se sert, on se décharge pour se faciliter la vie, pour pas voir trop souvent des élèves, les autres, ceux vers qui on va aller quémander un bulletin tous les trois ans, on s'en occupera quand on se sera bien servi soi même. Alors Gégé, tu peux me taxer d'anti-syndicalisme primaire si tu le souhaites, pas de bol, je suis syndiqué. Mais certaines pratiques me font me demander pourquoi je le demeure. Peut être pour essayer de faire bouger les choses de l'intérieur. I have a dream...
Les décharges syndicales du snuipp, ça représente combien d'équivalents temps pleins ?
Aucune idée. Je l'ai déjà écrit : je n'exerce aucune responsabilité syndicale. "trop grande gueule"...
Mais peu m'importe, c'est indispensable à l'exercice syndical. Et ça ne me choque pas. En revanche, ta question me fait penser aux collègues qui jalousent les psys, les conseillers pédagogiques... au seul prétexte que ces derniers n'ont pas d'élèves. Idem pour l'adjoint qui ne "comprend" pas que son dirlo bénéficie d'une décharge. Idem pour le dirlo quart déchargé qui estime anormal que son voisin ait une 1/2 décharge...etc.
Arrêtons de toujours envier l'autre, de trouver illégitimes les moyens mis à sa disposition...
Arrête avec tes exemples éculés. Qui jalouse les psy ou les conseillers péda ? Les jaloux n'ont qu'à faire ce qu'il faut pour prendre les places disponibles. Idem, pour les dirlos : moi même quart-déchargé, je n'ai jamais jalousé un collègue avec ujne plus grosse décharge (donc plus de boulot, de stress, d'ennuis, ...). Tu reste fidèle à toi même : lassant dans tes certitudes, inflexible à persister dans la défense de l'indéfendable. Essaie au moins de répondre aux questions que l'on te pose ou de réagir par rapport à des faits vécus que l'on te cite (mon commentaire n°18 par exemple). Sinon, pour la propagande, adresse toi au site officiel du SNUIPP, il t'accueilleront à bras ouverts.
Aucune jalousie dans mon propos Gégé !
Mais je pense qu'il serait intéressant, pour le pékin moyen dont je fais partie, de mettre en regard les faramineuses avancées que les collègues citaient plus haut et le nombre de journées annuelles de décharges syndicales qui ont contribué au bonheur des masses laborieuses.
Si quelqu'un a l'info, je suis preneur.
Les budgets étant des structures "fermées", quoi de plus normal que de "critiquer" les choix?
En quoi l'analyse des situations est-elle de la jalousie?
En quoi dire que l'on gaspille des moyens en ne les mettant pas dans les écoles, le lieu pas le concept, est-il du domaine des sentiments?
L'âme syndicaliste a bien changé...
Pierrot... En quoi un syndicaliste trotsko-communiste, donc par essence athée, pourrait-il avoir une âme?
Idem en Corrèze sous le titre « DIRECTION D’ECOLE : le piège du statut ! » en décembre. Un tissu d’âneries qui a terminé sa course dans la poubelle du recyclage…
Ils nous ressortent ça au moment de leur congrès. Le SNUIPP a pris l’ascendant sur le SNES ; ça sent la lutte d’influence à plein nez…Bingo! Je suis d'accord. Il est désagréable que ces gens-là fassent leur beurre sur notre dos. Manifestement, pour ces gens-là, un directeur ça n'existe pas... ou si peu! Problème: puisque je n'existe pas, je ne peux pas répandre la prose syndicale auprès de mes collègues, ni relayer les multiples courriels dont ces gens-là exigent de moi -qui n'existe pas- que je les imprime (avec les sous de la commune) et les affiche. Oui, dans le webmail aussi il y a des poubelles. L'histoire aussi a des poubelles.