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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 15:39

 

 

Vincent Peillon avait promis que les rapports du ministère de l’Education, « cachés ces dernières années », seraient publiés au plus vite. C’est désormais chose faite avec la divulgation de 17 rapports de l'inspection générale de l'éducation nationale (IGEN) et de l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR).


Nous avons décidé de porter à la connaissance des collègues directeurs une partie de la Note de synthèse sur le suivi de la réforme de l’enseignement primaire : pilotage local et suivi des élèves  (juillet 2011). Nous publions, ci-dessous, des extraits de ce rapport, notamment ceux ayant trait au rôle du directeur dans son école et aux difficultés qu’il rencontre du fait qu’il n’est pas reconnu par un véritable statut.


A la lecture de ce rapport, on comprend mieux pourquoi Luc Chatel ne l’a pas publié… Cela aurait impliqué un véritable changement de politique gouvernementale allant à l’encontre des économies imposées par la RGPP. Souhaitons que le courage du nouveau ministre ne s’arrête pas à la publication de ces rapports cachés, mais qu’il en fasse bon usage et mette en application les recommandations qu’ils contiennent… 

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La fonction de direction d’école est devenue un enjeu essentiel du bon fonctionnement du premier degré ; le pilotage mis en œuvre au niveau des circonscriptions, des inspections académiques et des rectorats tient-il compte de l’évolution de l’école primaire dans le contexte de la réforme de 2008 ?  

Un enjeu essentiel : le directeur dans son école

La réforme du premier degré ne concerne ni le cadre réglementaire des écoles ni le statut des directeurs qui, l’un et l’autre, sont restés inchangés. Elle comprend cependant des marges nouvelles à utiliser localement et engage la mise en place de dispositifs qui supposent une bonne coordination interne : sa mise en œuvre devrait ainsi avoir des conséquences sur l’organisation et la conduite de l’unité d’enseignement du premier degré.


En termes de moyens tout d’abord, la nouvelle définition des obligations réglementaires de service des enseignants du premier degré apporte des marges supplémentaires aux écoles pour l’organisation interne tandis que les soixante heures annuelles d’aide personnalisée par enseignant fournissent des possibilités jusqu’alors inexistantes au niveau local. De même, les stages de remise à niveau pour les cours moyens, l’accompagnement éducatif, dans les secteurs concernés, s’organisent à partir des écoles et de leurs enseignants.


De plus, sur le plan pédagogique, pour assurer une bonne répartition des enseignements en fonction des nouveaux programmes, pour apporter aux parents une information adaptée quant aux progrès de leurs enfants et pour conduire la réflexion nécessaire sur l’appréciation des compétences des élèves aux paliers 1 et 2, une coordination renforcée au sein de l’école semble nécessaire.

Enfin, pour la mise en place des dix-huit heures d’animation et la définition du temps disponible pour l’organisation interne de l’école, la coordination de proximité est à consolider. 

L’organisation du temps au niveau local (horaires d’entrée et de sortie, réunions internes, aide personnalisée, animation) suppose de nombreux arbitrages pour lesquels le directeur joue un rôle majeur.

La réforme de 2008 conduit ainsi à des évolutions fonctionnelles qui laissent plus d’initiative et d’autonomie au niveau de l’unité d’enseignement, renforçant de fait le rôle du directeur d’école 

Un rôle toujours incertain


Dans ce contexte, en se situant dans la réglementation actuelle, les témoignages et analyses tracent les limites d’une fonction placée sous le signe de la coordination et de l’incitation.

Les directeurs rencontrés abordent aisément les questions managériales pour décrire la finesse nécessaire à la mise en œuvre d’actions et d’orientations au sein d’une école : à l’issue d’entretiens, des inspecteurs généraux notent « un réel engagement dans cette fonction délicate qui leur demande de faire avancer une équipe sans l’afficher explicitement », tandis que certains directeurs ressentent une véritable difficulté à créer un esprit collectif dans une école et même à faire respecter des décisions prises ensemble, chacun semblant se référer seulement à sa classe une fois passé le temps des réunions.

Ainsi dans un document préalable à l’inspection, un directeur d’école indique dans la rubrique « points négatifs » : « Difficulté à mettre dans l’action quotidienne l’ensemble des décisions prises en conseil : nécessité d’employer une démarche spiralaire afin « d’enfoncer le clou ». La force de conviction, accompagnée parfois de ruse, permet de compenser l’absence de véritable statut du directeur ».


Un management subtil permet au directeur de s’en tenir à un rôle d’animation, de coordination, de transmission et de collecte d’information tout en se démarquant nettement de toute idée de contrôle direct ; ainsi, à propos du tableau récapitulatif de service pour les 108 heures annuelles dues par les maîtres, en vigueur dans les départements, un directeur indique que « chaque enseignant le remplit et le directeur ne le valide pas par une signature car la signature est synonyme de contrôle ».


Cette position laisse pendantes plusieurs questions réglementaires (par exemple, celle de la remontée des absences), limite sérieusement le rôle administratif du directeur et ne lui confère que de faibles possibilités d’intervention auprès des enseignants de l’école dont il est responsable. Ceci est nettement ressenti par les directeurs eux-mêmes, comme l’indique un rapporteur, ils « sont conscients de n’avoir pas les moyens d’exercer une quelconque autorité », ainsi que par les autres maîtres qui valorisent assez peu cette fonction : son image oscille entre celle du primus inter pares, chargé de représenter un groupe qu’il coordonne, et qui, d’une certaine façon, le contrôle, et celle d’une « personne devant assumer l’ensemble des responsabilités de l’école, notamment les plus ennuyeuses ».


Le directeur dispose de peu d’informations sur ce que font les autres enseignants de l’école avec leur classe, qu’il s’agisse de questions pédagogiques ou de mobilisation des moyens dévolus aux élèves ; par exemple, à propos de l’aide personnalisée, les inspecteurs généraux notent que les directeurs « savent mal ce que font les maîtres, quels élèves bénéficient de l’aide personnalisée, ce qui se passe dans ce cadre. Ils n’en assurent ni le bilan qualitatif ni l’évaluation ».


Les évolutions fonctionnelles comprises dans la réforme de 2008 n’ont visiblement pas suffi à faire évoluer le rôle d’un directeur qui reste un animateur et qui, malgré des marges nouvelles, dispose de bien peu d’arguments pour engager des initiatives collectives dans son école. Comme le souligne un rapporteur, « le directeur d’école, s’il assume mieux son rôle d’organisateur, n’est pas encore dans l’impulsion ».

À Paris, le rapporteur indique : « De manière globale, les directeurs n’exercent pas de pouvoir de contrôle sur leurs collègues, sauf pour des questions de sécurité ».

Dans l’académie de Poitiers, le rapporteur indique qu’un « directeur rencontré s’estime porteur de la parole des enseignants ».


Dans les changements de ces trois dernières années, les directeurs voient plus la cause d’un alourdissement du travail administratif qu’une évolution de leurs fonctions. Les enquêtes ont en effet pu se multiplier dans une période de profonde réforme, de nouveaux tableaux nécessaires à la gestion des personnels sont apparus (pour les 108 heures des maîtres de l’école, pour les remplaçants), tandis que la formalisation de projets spécifiques pour des élèves apparaît aujourd’hui nécessaire (PPRE, PAI, PPS, équipes éducatives).


La partie administrative, propre au seul directeur au sein de l’école et qui fonde une bonne part de sa légitimité, reste cependant très nettement valorisée alors que, pour la conduite des questions pédagogiques au niveau local, le directeur occupe simplement son rang d’enseignant, de collègue dont la compétence reconnue dépend d’abord du niveau auquel il exerce : en conseil des maîtres ou conseil de cycle, les directeurs « sont conscients de ne pas avoir de poids sur les décisions qui peuvent être prises, en matière de progression pédagogique, de validation des compétences, … sauf s’ils sont maîtres du niveau concerné par la réunion, mais au même titre que les autres maîtres. […] Leur parole n’a pas plus de poids que celle d’un autre enseignant ». Dans la même académie, le rapporteur souligne que les directeurs rencontrés se disent absorbés par leurs tâches administratives et relationnelles au détriment de leur investissement pédagogique et « sans en éprouver de regret particulier » tandis qu’une autre mission d’inspection générale note que « de l’ensemble des missions dévolues au directeur, l’animation pédagogique demeure plus difficile à mener car sa légitimité n’est généralement pas reconnue aux yeux de ses collègues ». Les limites sont clairement perçues et le coordonnateur administratif devient simple pair lorsque l’on aborde la pédagogie.


Certains directeurs, peu nombreux dans les entretiens conduits, estiment qu’il convient de conserver une responsabilité de classe pour maintenir une légitimité pédagogique ; quelques-uns montrent une volonté d’investir et de coordonner aussi les aspects pédagogiques de la fonction, de dépasser la simple animation ou la participation à des réunions de coordination. La très grande majorité des directeurs rencontre de réelles difficultés à s’imposer auprès des enseignants sur les aspects pédagogiques.


En termes de fonctionnement d’école, même si des moyens spécifiques conséquents sont maintenant présents, même si beaucoup d’outils techniques adaptés ont été créés – qu’ils soient diffusés au niveau national, proposés par les départements ou les circonscriptions –, les organisations mises en place concernent essentiellement le maître et sa classe. Les fonctionnements en cycle ou au niveau de l’école restent aléatoires et, le plus souvent, très limités. Une mise en relation pédagogique coordonnée entre les enseignants des classes permettrait certainement une action plus efficace pour traiter les objectifs majeurs de la réforme de l’enseignement primaire (suivi des acquis des élèves, organisation de réponses coordonnées pour les élèves en difficulté notamment). Cela suppose que le directeur soit en mesure d’orienter et de suivre l’action pédagogique mise en œuvre par l’équipe enseignante.


La pratique actuelle du métier de directeur montre que sa définition autorise chacun d’entre eux à exercer sa mission à sa façon, entre deux pôles (le représentant des enseignants / le relais de l’administration), mais cette définition ne permet pas de mobiliser efficacement au niveau de l’école les marges de manœuvre importantes créées par la dernière réforme.

Dans ce cas, si l’on suit les indications données par l’un d’entre eux qui « considère que l’action pédagogique demeure sa principale responsabilité », les charges entre ces deux missions n’apparaissent pas trop déséquilibrées puisque 60 % du temps concerne alors « les relations avec les familles, la mairie et les tâches administratives » (Académie de Créteil ; directeur disposant d’une décharge complète).  


Une attention soutenue envers les directeurs


Au-delà de ces constats, des dispositions prises dans les départements contribuent à consolider fonctionnellement le rôle des directeurs : nombreuses et diversifiées, elles portent aussi bien sur la gestion des ressources humaines et l’organisation du réseau des écoles que sur la création d’outils pour répondre plus efficacement aux attentes.


La part du temps de service consacré à l’exercice de la fonction de directeur reste un point fréquemment abordé dans les entretiens. La question des « décharges » influe sur la reconnaissance et l’exercice même de la mission, en particulier vis-à-vis des familles et des partenaires. Le temps accordé aux directeurs permet aussi de renforcer leur rôle de relais en les rapprochant des inspecteurs. Ainsi, des relations plus étroites se sont instaurées dans les circonscriptions urbaines où la plupart des directeurs disposent d’une demi-décharge. Cette fonction d’intermédiaire entre l’inspecteur et l’école y est à la fois reconnue et acceptée, même si elle n’est pas toujours suffisante pour une mise en œuvre rapide de la politique éducative.


La question de l’adaptation du régime actuel de décharge aux besoins de l’école est aujourd’hui posée par des inspecteurs de circonscription et par des inspecteurs d’académie. Dans certains départements, des directeurs d’écoles de moins de quatre classes, qui n’entrent pas actuellement dans les grilles nationales, bénéficient d’un temps de décharge. De plus, les fusions d’écoles, dans les départements où le choix a été fait de réunir maternelle et élémentaire de proximité, favorisent souvent un accroissement des décharges. Cette structuration en unités plus importantes est, en général, appréciée par les municipalités dès lors qu’elle se déroule dans la même commune. La situation reste plus complexe pour les regroupements pédagogiques, même si le fait d’avoir un seul interlocuteur peut être apprécié. Lorsque la situation des personnels s’y prête, ces évolutions ne rencontrent pas trop de résistance de la part des représentants des personnels qui regrettent la diminution du nombre de postes de directeur mais apprécient l’accroissement des temps de décharge que cela implique.


L’assistance aux directeurs par des emplois aidés constitue également un apport qui a pu être maintenu dans un certain nombre d’écoles malgré la réduction du nombre de contrats ou leur réorientation vers l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Cette ressource reste perçue par les directeurs comme une aide précieuse pour le fonctionnement quotidien ; elle leur permet de se consacrer davantage aux contacts avec les familles, avec les partenaires, ainsi qu’au portage des projets tout en réduisant l’emprise d’« actions de logistique chronophages et souvent peu prévisibles ». Les observations montrent que ces emplois vie scolaire jouent le plus souvent un rôle important dans le secrétariat administratif, y compris parfois pour la mise en place et le suivi de la « base élèves » du premier degré. De ce fait, une réduction significative, voire la disparition éventuelle, de ces emplois poserait problème, notamment pour les écoles de taille moyenne, ce qui pourrait entraîner des difficultés, en particulier pour trouver des candidats à la fonction de direction.

Par exemple sur la mise en place des évaluations nationales : « Néanmoins, il n’est pas toujours facile de convaincre les directeurs et surtout les équipes de l’intérêt des évaluations » (Académie de Paris).

 « Dans ce contexte, l’IA-DSDEN du Val-de-Marne relève que, comme pour le statut, le régime de décharge est inadapté. Fondé sur le nombre de classes, donc d’élèves, il ne prend pas en compte d’autres facteurs au poids croissant : le besoin de pilotage pédagogique et éducatif, la communication avec les familles, rendue plus nécessaire et plus complexe avec le développement de l’aide personnalisée, de l’accompagnement éducatif ou de la scolarisation d’enfants handicapés. Cette dernière exigence est plus prégnante encore dans des secteurs défavorisés ».

« Il s’agit bien d’une mission de service public, souligne le rapporteur pour l’académie de Rennes, avec un besoin pérenne ». Certains départements ont implanté, dès l’origine, des emplois comprenant les deux fonctions. 


La formation réglementaire de cinq semaines pour les nouveaux directeurs existe dans tous les départements mais les demandes d’actions destinées à ceux qui sont déjà en place depuis plusieurs années peinent à figurer dans les plans de formation. Une part des 18 heures d’animation pédagogique est mobilisée dans les départements pour des modules (Eure) ou, plus simplement, pour des réunions d’information et d’échanges entre les directeurs et la circonscription qui se sont largement développées dans toutes les académies. Pour les postes de direction les plus importants, certains départements ont créé des postes à profil (réseaux de réussite scolaire, écoles avec demi-décharge), avec une procédure de recrutement et un temps de formation spécifiques.


Un effort est accompli pour produire des outils de pilotage, des tableaux d’indicateurs comportant des éléments sur les acquis des élèves, qui sont réalisés ou le plus souvent en cours de création dans plusieurs académies (Dijon, Nice, Poitiers, Strasbourg) ou départements (Indre, Eure, Orne, Côte d’Or et Yonne). Ces outils sont souvent élaborés pour accompagner des procédures de renouvellement des projets d’école mais ils engagent aussi une démarche régulière pour actualiser les informations (collecte et compilation de données fournies par les écoles, création d’infocentres académiques pour le premier degré). Cette stratégie d’ensemble fournit au directeur des connaissances sur son école, lui apporte des éléments à analyser avec l’équipe pédagogique.


Outre les procédures liées au projet, la mise en place d’évaluations d’école est mentionnée dans de nombreuses académies. Celles-ci sont considérées comme des temps de régulation et elles reposent sur des protocoles en général conduits par les inspecteurs de circonscription avec l’appui des conseillers pédagogiques. Ces procédures font du directeur l’intermédiaire privilégié avec l’école, en particulier pour la collecte d’informations, sur des questions relatives au suivi des élèves (livrets scolaires, validation de compétences, outils favorisant la continuité pour les élèves,…). Ces démarches invitent de fait le directeur à jouer plus largement son rôle d’animateur pédagogique.

Ces évolutions concourent à renforcer le rôle du directeur, en particulier dans sa dimension pédagogique, et à installer des habitudes et des procédures de travail collectif, au sein de l’école, plus construites et plus efficaces.  


Quelles perspectives ?


Débattue depuis plusieurs années, notamment à travers plusieurs rapports importants, la question des capacités d’initiative et d’autonomie de l’école est à nouveau posée. Elle conduit à envisager la mise en place d’un statut pour l’école et une nouvelle définition de l’emploi de directeur.


Les attentes des directeurs rencontrés sont diverses. Plusieurs inspecteurs généraux soulignent l’absence de demande de changement, tandis que d’autres mentionnent clairement une attente assez forte : « tous les directeurs rencontrés souhaitent un statut qui leur permette de prendre des décisions y compris dans le domaine pédagogique » ; un directeur regrette « l’absence de véritable statut du directeur qui n’est malheureusement pas un chef » ; un autre directeur indique que, dans leur grande majorité, ceux-ci sont « favorables à des organisations type EPEP pour leur permettre de pouvoir fonctionner dans  À Nancy-Metz, le rapporteur indique également que « le recrutement sur les postes de direction se fait de manière plus sélective sur des procédures visant à mieux cerner les compétences spécifiques que demandent ces fonctions. Ceci modifie progressivement le positionnement et le profil de ces directeurs ».

« Les temps d’évaluation d’école sont des temps de régulation ». Le rapporteur ajoute que, comme pour les réunions organisées à destination des directeurs mentionnées plus haut, « le directeur n’obtient pas toujours l’adhésion de l’équipe » (Nice).

Cf. académie d’Aix-Marseille : « Aucun ne souhaite expressément une modification du statut et leurs réflexions restent encore éloignées de l’idée d’une école du socle » 

Il convient de souligner également que, pour bien des directeurs, l’établissement d’un statut apparaît inéluctable : « De manière unanime, l’existence d’un statut leur paraît de plus en plus inévitable et souhaitable ».


L’encadrement apparaît convaincu que les marges de progrès se situent maintenant au niveau de l’école et que le positionnement incertain des directeurs représente aujourd’hui un obstacle à la réalisation de progrès significatifs dans le premier degré. Dans l’attente de décisions nationales que la loi de 2005 avait esquissées, les inspecteurs d’académie comme les inspecteurs de circonscription ont ainsi tendance à multiplier des initiatives diverses et complémentaires, mais qui se heurtent aux contraintes statutaires.


L’expérimentation de solutions comme la mise en place du statut d’établissement public d’enseignement primaire (EPEP) ou la constitution « d’écoles du socle avec à la tête un principal, assisté d’adjoints dont un adjoint premier degré » apparaissent séduisantes ; cependant, les difficultés rencontrées pour concevoir les textes permettant l’expérimentation sur les établissements publics du premier degré conduisent certains interlocuteurs à privilégier, dans un premier temps, l’hypothèse d’une évolution du statut du directeur. Une telle option apparaît plus facile à mettre en œuvre dans la mesure où, réglementairement, elle demande un décret en Conseil d’État qui relève principalement d’une initiative du ministère de l’éducation nationale.


Si le besoin est bien identifié, les propositions concrètes pour constituer ce nouveau statut des directeurs d’école n’apparaissent pas dans les propos rapportés, mais les missions actuelles pourraient certainement être enrichies.


Pour ce qui concerne la gestion des personnels, est parfois évoquée la sensibilité des directeurs, souvent réticents « à assumer des responsabilités de gestion de la ressource enseignante ». Cette pratique est cependant largement répandue en Europe.


Concernant la continuité pédagogique, la part du directeur apparaît bien modeste, puisqu’il « prend part aux actions destinées à assurer la continuité de la formation des élèves entre l'école maternelle et l'école élémentaire et entre l'école et le collège ». Peut-on envisager de mieux affirmer la responsabilité du directeur dans l’organisation du suivi des élèves et de la continuité pédagogique au sein de l’école ?


Enfin, afin de renforcer la cohésion des équipes et de mieux coordonner leur action, peut-on imaginer de développer la pratique des évaluations d’école en mentionnant le rôle particulier du directeur ?

Partant du principe qu’ « une direction d’établissement efficace est essentielle pour améliorer l’efficience et l’équité de l’enseignement scolaire », l’OCDE décrit la mission principale de ceux qui dirigent les unités d’enseignement : « Les responsables d’établissement sont chargés de créer un environnement dans lequel élèves et enseignants tirent parti des écoles en tant que communautés d’apprentissage ». Une réflexion sur les missions du directeur permettrait sans doute de progresser dans cette voie.  


Recommandations

 

« En vérité la situation est un peu figée en raison d’un ‘positionnement’ qui mériterait d’évoluer et d’être clarifié.

On ne pourra, de l’avis général, guère progresser sans avoir préalablement réglé cette question du statut du directeur d’école » (Académie de Dijon).

Pour cet IA-DSDEN de l’académie de Grenoble, « le statut de directeur est de plus en plus indispensable, dans l’attente de décisions nationales sur les établissements publics de l’enseignement primaire (EPEP) ».

Mettre le directeur en situation de jouer un réel rôle de coordinateur pédagogique dans son école :

engager une réflexion sur les missions du directeur pour lui donner une responsabilité dans l’organisation du suivi pédagogique des élèves,

prendre des mesures permettant d’assurer le développement des évaluations d’école.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

J-louis Coureau 29/05/2012


Bonjour,


Vous pouvez ajouter dans les revendications pour la direction l'octroi d'une journée de décharge pour les écoles à 3 classes :
Notre école fonctionne depuis plusieurs années maintenant avec un effectif avoisinant les 80 élèves, le travail administratif est le même sur le plan du volume que celui de la collègue du bourg
voisin dont l'école comporte 4 classes (et donc 1 décharge) avec 90 élèves au total.
Par contre mon cours de cycle comporte en moyenne 28 élèves :   2° désavantage!!!!!!
Aujourd'hui, espérant que nous sommes à nouveau en république, ces choses peuvent peut-être s'entendre!!!
Merci de votre participation active à la défense du service public : pour la défense de la république!

J-louis Coureau
École Publique Primaire
Allée des Tilleuls
82500 LARRAZET

Gégé 29/05/2012


Ne vois-tu pas Pierrot qu'ils te mènent en bateau ?
"Dans le chapitre des bonnes nouvelles, le SGEN-CFDT vient d'acter en congrès la reconnaissance des directeurs d'école et le SE-UNSA, dans leurs exigences
pour le changement, pointe l'avancement du dossier "direction d'école"… "
Tu nous racontes la même histoire depuis au moins 2 ans !
Ah, mais que dirait-on si le SNUipp tenait ce discours sans jamais passer à l'acte ?!?

Dis-moi, Merlin, mon syndicat n'a jamais demandé de publier ce texte. Tu serais donc bien informé...
"ce rapport retournera sous la pile poussiérieuse dont on l'a tiré à la demande expresse et insistante de ton syndicat majoritaire "
Je ne vois pas ce qui te permet de dire ça.

Pierre Lombard 29/05/2012


Question marine, Gégé, je m'incline car mener en bateau les autres est ta seule spécialité... 40!

Pierre Lombard 30/05/2012


… Reçu ça du SE-UNSA ce matin:


Avec déjà  6500 réponses au DUER de la direction d’école lancé par le SE-Unsa au mois de mars, les directeurs s’emparent de cette initiative pour exprimer leurs exaspérations et leurs
aspirations. La demande d’évolution structurelle de l’école est jugée tout à fait prioritaire pour 70% d’entre eux. Parce qu’ils ont attiré particulièrement leur attention, quatre domaines
méritent d’être approfondis.
Durant le mois de juin, le SE-Unsa propose l’opération «  DUER, 1 semaine, 1 question » sur les thèmes 


• de l’articulation des temps scolaires et périscolaires, 


• de l’évolution administrative des RPI, 


• de l’autonomie budgétaire des écoles et enfin 


• de la fonction hiérarchique du directeur.


Prenez la parole, dès le 4 juin.


Ils n'escamotent pas les réponses, posent de bonnes questions… Ils vont loin avec leur petit bateau, hein Gégé? 

Moira377 30/05/2012


Très surprenant, Oierre de parler de "fonction hiérarchique du directeur" avant même de définir le "métier" et de le reconnaître comme tel. Je suis devenu très méfiant à l'égard de tous les
syndicats et notamment du SE qui nous a cocufiés en 2006. 

Pascal Oudot 30/05/2012


Ben justement c'est une question... Vaut-il mieux en parler, pour décrier ou louer, ou surtout ne pas aborder le sujet? La censure comme l'auto-censure sont les pires choses qui soient.

Pierre Lombard 30/05/2012


Je suis devenu très méfiant à l'égard de tous les syndicats et notamment du SE qui nous a cocufiés en
2006.


...Et tu as raison!


Juste à apprécier raisonnablement...

Gégé 01/06/2012


Essayez un peu, les copains, de vous départir de cet esprit corporatiste qui fout le poison dans nos relations. On a une chance historique : depuis bien longtemps, on a un ministre qui semble
décidé à nous écouter, un premier ministre qui pratique le dialogue social et un président qui renonce aux suppressions de postes et mieux encore, il en crée et tout de suite. Moi, je dis :
saisissons cette chance ! On verra ensuite sèil y a lieu de manifester notre déception ou notre mécontentement. Mais, s'il vous plait, camarades dirlos, ne boudons pas notre plaisir.

cricri 01/06/2012


Je n'ai aucun respect pour un ahuri qui se permet de m'appeler "camarade". De plus, si comme on peut hélas le craindre, le ministre prête l'oreille à ces tenants de l'école de Jules Ferry, ben on
est mal.


Pour finir et sans formule de politesse, ne nous appelle pas "camarade", je ne suis pas ton camarade et je n'ai aucun respect pour les gens comme toi.


Clair?


 


 

Denis 01/06/2012


Souhaiter une amélioration du sort des dirlos est donc corporatiste. Souhaiter une amélioration du sort des RASED, des IMF ou des psychos n'est pas corporatiste. Si quelqu'un de cohérent à les
clés pour décoder ce discours, je suis preneur.


Et essaie, gégé, d'éviter la formule camarade dirlo. Ca laisse supposer que tu es toi aussi dirlo (ce dont je doute fortement), et que nous sommes camarades (et là, je suis sûr que ce n'est pas
le cas).

Pascal Oudot 01/06/2012


Essayez un peu, les copains, de vous départir de cet esprit corporatiste qui fout le poison dans nos relations.


 


Là, c'est l'hôpital qui se fout de la charité! Je suis hilare devant mon clavier, me demandant la somme totale de culot
qu'il faut pour vouloir se faire passer pour une victime de nous autres affreux directeurs.

kermg 01/06/2012


Je lis Libé tous les jours.


Cela me positionne.


Un article riche sur le doosiers exhumés. Rien sur les dirlos. On est mal parti...


 


Pour rire. Chez moi, c'est le SNUipp qui a annoncé qu'il ne fallait pas remonter informatiquement les évaluations. Aucune info de l'administration. Et chez vous ?

Gégé 01/06/2012


Du calme, cricri. Tu verras, ça se passera bien...
Tu sais, faut pas se déclarer adversaires parce qu'on n'a pas tout à fait les mêmes opinions sur le sujet du statut du dirlo. On peut discuter quand même, non ?
Tous les collègues avec qui j'échange reconnaissent qu'on a une écoute de la part du nouveau gouvernement. Tout le monde le reconnait même ceux qui n'ont pas voté à gauche. Est-ce que ça durera ?
On verra bien. Mais pas de procès d'intention. Je pense que les problèmes qui se posent à Peillon sont gigantesques après le désastre de l'équipe Sarko. Alors faut bien qu'il se donne des
priorités. Est-ce que le statut du dirlo en est une ? Je ne crois pas. Je crois que Peillon y a réfléchi. Il sait bien que ça coûterait un max et pour quelles retombées sur le plan scolaire ? Je
parle des bénéfices qu'en tireraient les élèves. Qu'on ne se méprenne pas ! Il est évident que pour les dirlos, ce serait un plus. Mais est-ce que ça améliorerait les résultats ? Non, bien
évidemment. Ce sont deux choses bien différentes. Julliard l'a dit, les finances ne permettent pas d'aller dans cette direction et ce n'est pas forcément souhaitable pour la cohésion de l'équipe
enseignante. Ce serait beaucoup plus intéressant pour tout le monde (élèves, adjoints, dirlos) de doter l'école d'un maître supplémentaire. Je crois que l'on peut au moins s'accorder sur ce
point. 

henri 02/06/2012


Après quasiment trente ans de silence et d'omerta sur le dossier des directeurs d'école (le décret Monory fête ces 25 ans), 30 ans durant lesquels les politiques, toutes tendances confondues ont
continué à enterrer ce métier, la perspective de voir ce dossier n'être pas une priorité augure mal dans un premier temps de la réflexion absolument nécessaire et indispensable sur le
premier degré.


Le semaine à 4,5, 4 et 1/2, etc., priorité ?


Les évaluations nationales, priorité ?


Qu'est-ce qui est prioritaire ?


Les moyens ? Fourgués depuis des lustres, ils n'ont rien montré de probant en termes de réussite des élèves ; sauver les RASED ? Bof ! je reste persuadé que nous continuerons à oeuvrer sans eux
(par parenthèse, je ne les ai pas beaucoup vu dans mon coin se battre pour leur survie ; en revanche, certains viennent de bien récolter des postes au mouvement, en engrangeant des bonus de
points et en faisant la nique à d'autres enseignants, notamment débutants, qui attendront, n'est-ce pas, des jours meilleurs...plus tard !)


Si (si, je reste toujours prudent sans discrédit a priori) la pratique des morceaux de sparadrap se poursuivait sans ligne de réflexion authentique, raisonnée et constructive sur l'école, en
saupoudrant de ci, de là, en colmatant par à-coups et en utilisant les rustines à plein régime, alors nous pourrions effectivement mal augurer de l'avenir..

Annie 02/06/2012


"Qu'est-ce qui est prioritaire ? ", demande Henri.
En 34 ans de carrière dont 17 de direction, j'ai tellement vu l'école se dégrader que je ne sais même plus par quel bout il faudrait commencer pour la remettre en marche. Tout est prioritaire.
Tout et y compris un statut pour l'école et son directeur.


Je me réjouis qu'il ait été mis un terme au démantèlement de l'école organisé par le pouvoir précédent. Pourtant, c'est paradoxal, je n'attends pas grand chose de la nouvelle équipe. Une
meilleure considération, certes. Quelques postes supplémentaires parsemés dans toutes les catégories d'emplois, sans doute, une réorganisation à mi,ima de la semaine, c'est acté. Mais pour le
reste, l'essentiel ????


Fidèle lectrice de ce site (que je félicite au passage), j'ai lu dans un article, il n'y a pas si longtemps, les propos d'une interview de M. Julliard qui disait grosso modo que le statut des
directeurs n'était pas une priorité. Pas plus que la transformation de l'école en un établissement public. Les finances ne le permettent pas, disait-il. Je pense qu'il n'a pas envie non plus de
se mettre à dos les principaux syndicats. Prudence, prudence...


M. Julliard ne parlait pas qu'en son nom, il a participé activement à l'élaboration du projet éducatif du PS. D'ailleurs, depuis, il a intégré le ministère de l'Education Nationale en tant que
conseiller spécial de M. Peillon.


Alors, qu'en penser ? Qu'espérer ? A titre personnel, je le redis : pas grand chose.

merlin 02/06/2012


Chers collègues, lisez attentivement la prose de Gégé ( si, si!), comparez avec les déclarations de notre ministre ou de ses proches et vous constaterez de vous même les recoupements. Ceux-ci
expliquent l'enthousiasme de Gégé ces temps-ci.


Pour ceux qui en doutent encore, nous ne sommes pas et ne seront pas une priorité à moins que  le Sgen et le Se ne fassent front commun pour faire mettre le dossier sur la table malgré
l'opposition du Snuipp.


  Il y a quelques mois déjà, nous étions quelques uns pour défendre l'idée que le dirlo pouvait être déchargé de classe et avoir une partie de son emploi du temps à disposition auprès des
élèves. Le voilà le fameux maître supplémentaire ( et à moindre coût) mais le Snuipp n'a jamais défendu l'idée, allez savoir pourquoi....

Gégé 02/06/2012


Oh tu sais, Merlin, ne vois rien d'extraordinaire chez moi à dire du bien d'un ministre. Pas d'esprit caricatural chez nous. Quand c'est bien on le dit, quand c'est pas bien, aussi.
Regarde autour de toi, parle à tes collègues et tu te rendras comptes que le soulagement est total. On souffle. On respire. Est-ce que tout sera toujours tout rose ? On verra bien. Mais reconnais
au moins que les relations entre le ministre et les syndicats existent et qu'elles sont basées sur la confiance. Et ça n'est pas à toi que j'apprendrai que le SNUipp est un syndicat responsable
et constructif. 

Lionel 02/06/2012


Cher et inénarable Gégé.


Oui, depuis le 6 mai, le citoyen que je suis va mieux, respire peut être un peu mieux. Pourquoi ? Simplement parce que Sarkoléon a été viré. J'ai effectivement voté contre lui, comme il y a 5
ans. Et je dis bien contre lui. Plus contre lui d'ailleurs que pour son concurrent. Comme il y a cinq ans d'ailleurs également. Parce que je ne m'illusionne pas pour un sou parce que justement,
des sous, y en a pas.


D'où de facto mon incapacité à partager ton érection verbale que l'on peut constater dans tes écrits ces derniers jours. Parce que quand j'entends Peillon dire qu'on va faire appel à des
retraités pour former les jeunes débutants, j'ai la machoire qui se décroche. Et quand j'entends le triste Sihr sur RMC jeudi midi venir presque soutenir (mollement je l'admets mais on était loin
du refus ouragé) cett idée, je me demande qu'elle aurait été sa réaction et le ton de celle-ci sur la même proposition faite par Darcos, Chatel ou Naboléon (d'ailleurs pour être honnête, je ne me
demande pas, je peux facilement écrire ici ce qui aurait été dit par toi opu lui, jusqu'au rappel des mânes de Jules Ferruy).


 


Pour ce qui concerne l'école, je ne suis pas optimiste, loin de là. Il va falloir du temps pour reconstruire une formation digne de ce nom. N'oublions pas que les 60000 postes ne sont pas tous,
loin s'en faut, des postes d'enseignants. Si c'est pour faciliter les transferts vers des postes de planqués à la MGEN, aux FRANCAS, à la FOL, à l'USEP ou encore dans les circos ou les MDPH, ça
nous fera une belle jambe dans les écoles.


 


Pour nous autres dirlos, c'est certain, ce sera rien. La malveillance du SNUipp suffira à tuer dans l'oeuf toute velléité ministérielle, si velléité il y a un jour ce qui m'étonnerait. Tu as
raison d'ailleurs. Que changerait un statut pour la réussite de l'école, des élèves ou des collègues. Rien c'est certain. C'est tellement le pied d'être élève dans la classe du dirlo quand le
téléphone sonne 10 fois par jour pour des absences, des rendez-voous, des inscriptions... C'est tellement le pied d'assurer une décharge d'un jour par semaine dans 4 écoles différentes pour les
collègues concernés. Donc tu as raison : vite, comme le demande avec force ton syndicat de branquignoles et d'anar attardés (je parle bien sur que des dirigeants et de toi-même assis sagement
devant ton ordi, ta photocopieuse et ta machine à café), vite donc un statut pour les psysco, les AVS et les EVS : ça au moins, ça fera réussir l'Ecole de la République.


 


Tu plastronne plus haut sur le fait qu'on est content parce que le nouveau ministre nous écoute. Ben encore heureux pour un ministrre de gauche qui en polus n'a rien à faire pour le moment
puisque pas d'assemblée législative faute d'élus aptes à siéger.


 


Tu reparles enfin des évals nationales pour lesquelles ton puissant syndicat demande aux collègues de ne pas faire remonter les résultats. Pas de bol, pas de circulaire allant dans ce sens.
Pourtant, ça au moins, il aurait pu le faire marvellous Minister. Parce qu' s'il est à l'écoute, il a du entendre non ? Bilan des courses, des courriels des IEN stipulant qu'il faut bien faire
remonter les résultats aux circos. Et quid de l'arrivée en non-fanfare d'Affelnet chez nous : 5 à 6 fois plus de temps de travail qu'avant, sans aucune réaction syndicale digne de ce nom. Quid
des PPRE Passerelle qu'on doit se taper cette année pour les passages en 6e. Deux tâches supplémentaires bouffeuses de temps et qui nous mettent un peu plus sous la coupe des principaux de
collèges.


 


Non, tu as bel et bien raison. Certains citoyens respirent vachement mieux depuis le 6 mai (dont moi). Mais les dirlos (dont toujours moi), et bien ils sont comme soeur Anne : ils ne voient rien
venir.

Pascal Oudot 03/06/2012


Ecrire ici que le snuipp est un syndicat responsable et constructif, c'est nier tout ce que les affidés dudit syndicat ont pu écrire sur ce blog depuis 2006. Depuis toutes ces années le snu nie
l'existence d'un métier particulier au sein de l'école qui est celui de "directeur d'école", métier qui existe pourtant bel et bien même si le syndicat en question et les organes qui y sont
affiliés de façon plus ou moins déclarée tentent maladroitement de le cacher -je pense en particulier ici au "café pédagogique" au nom bien de chez nous-. Ce métier de "directeur d'école" non
reconnu, laissé à la merci d' Inspecteurs de l'Education Nationale en partie incompétents et dont les atermoiements, les excès de pouvoir, la lâcheté et les retournements de veste sont
proverbiaux sur le terrain, est pourtant aujourd'hui reconnu comme indispensable au bon exercice de notre mission d'éducation par tous ceux qui n'ont pas comme vocation de se mettre des oeillères
par volonté politique ou nostalgie d'un passé imaginaire.


 


Que M.Peillon n'ait pas toutes les armes nécessaires pour faire ce qui devra être fait est une évidence. Que nous soufflions tous de soulagement du départ du ministre précédent dont la principale
fonction était de nier la réalité pour appliquer une RGPP irréfléchie, c'est une évidence. Que nous ne sautions pas de bonheur, et attendions avec circonspection en attendant de savoir de quoi
notre difficile avenir sera fait, est un simple fait qui prouve si besoin en était que les enseignants de ce pays, et les directeurs d'école en particulier, ne sont pas des imbéciles. Il faut
être simplet, voire pire, pour trépigner de bonheur en cet instant.


 


J'ai deux espoirs: le premier est que la fsu affaiblie nationalement ne soit plus considérée comme l'interlocuteur privilégié du ministère; le second est que le gouvernement puisse trouver les
moyens et la volonté nécessaires à la profonde reforme de l'Education Nationale que ses agents réclament de tous leurs voeux. De cette réforme de fond font partie le respect de l'avis des
personnels de terrain autres que les IEN, ainsi que la création d'un statut particulier pour les directeurs d'école, statut qui reconnaisse et acte leur mission, leur investissement, leur
responsabilité, leur importance locale.


 


Le reste -agents plus ou moins détachés ou plus ou moins planqués, fonctions mal définies et/ou mal encadrées- n'est que pipi de chat face à l'importance de la mission d'encadrement des élèves.

merlin 03/06/2012


Non, le Snuipp pour moi n'est ni responsable ( il cautionne la mise en coupe réglée des écoles sous la houlette des IEN et principaux) , ni constructif ( il refuse toute évolution structurelle
d'une école qui a pourtant bien changé depuis le vieux Jules).


Sur l'analyse plus détaillée, je suis assez d'accord avec Lionel et Pasal. Si je devais te trouver une excuse  ( car il faut être assez gonflé pour déclarer comme tu le fais que le dirlo
n'est pas une priorité dans une école alors qu'il en est la pierre angulaire), c'est que tu parles d'un sujet que tu ne connais pas n'étant pas dirlo, ni même adjoint. Mais est-ce une excuse?

Pierre Lombard 04/06/2012


Je te le redis Merlin, ne crois pas en une "camaraderie" gvt/FSU. 


cela ressemble plutôt a une guerre qui ne dit pas son nom. Derrière les discours de façade il y a la volonté de Peillon de revoir le "statut" des profs (plus de temps dans l'établissement,
plusieurs matières enseignées), ce que la FSU refuse… Mais, pour le moment, le ministère ne prête aucun flan à la critique, au contraire. La FSU fait le dos rond, mais reste embusquée. Leur
conservatisme va vite devoir ressurgir!


 


Pour le Primaire le dossier du "pilotage", donc de la direction est central. Rappelez-vous, Peillon l'a dit pendant la campagne. Sauf qu'il avait ajouté, à l'époque, qu'il réfléchissait à un éventuel partage des responsabilité avec le collège.


...Parce qu'il pensait que


1- la FSU avait seul la légitimité (le pouvoir?) de signer des accords (et le dialogue reste la règle d'or de la stratégie gouvernementale) 


2- et que de toutes les manières les instits ne veulent pas de sup. hiérarchique dans les écoles.


Que c'est-il passé ensuite:


- Le SE sort une enquête sur les dirlos (qu'ils complètent à partir de cette semaine par une série de 4 questions plus précises qui devraient dessiner le contour d'un statut.)


- le SE et le SGEN font savoir au ministre, qu'associés, ils peuvent signer des accords sans la FSU.


Mais ce n'est pas tout: le SGEN vient en congrès de se donner les moyens de son engagement pour définir un statutet pour l'école et pour son directeur.


… plus les derniers rapports, cachés ou pas.


 


La question de la reconnaissance du directeur est centrale elle sera tranchée en vertu même de l'intérêt des élèves, et on en voit bien les contour: rôle "pédagogique" accru.


Reste que les plateaux de la balance hésitent encore… Il y aura bien un rapport de force à instaurer.


 


KERMG, je crois que le dossier des directeurs n'est pas du tout vendeur, et très peu de citoyens savent dans quelles conditions nous travaillons... D'où le désintérêt médiatique, qui arrange bien
le gvt puisqu'il considère ce sujet comme très polémique (ce qui ne veut pas dire secondaire!)


Reste que sur n'importe lequel des autres dossiers à traiter, on se retrouvera vite devant la question:


Qui met en oeuvre le changement DANS l'école?

Théo62 04/06/2012


Je regrette Merlin que tu tiennes de tels propos au sujet du SNUipp
"Non, le Snuipp pour moi n'est ni responsable ( il cautionne la mise en coupe réglée des écoles sous la houlette des IEN et principaux) , ni constructif ( il refuse toute évolution
structurelle d'une école qui a pourtant bien changé depuis le vieux Jules)."
Très honêtement, qui peut croire que le SNUipp ne défend pas l'école de la République ? Qui ? Un tel acharnement, Merlin, ne peut servir la cause que tu défends et que tu as le droit de défendre.
Mais, de grâce, pas de cette façon... Il faut garder de la hauteur de vue dans un débat. C'est à l'honneur de chacun de rester digne même dans les arguments.

Pascal Oudot 04/06/2012


qui peut croire que le SNUipp ne défend pas l'école de la République ?


 


Honnêtement aussi, on peut parfois se poser la question, ce dont certains -et j'en suis- ne se privent pas. C'est donc qu'il y a doute. Moi je pense que vous défendez une "idée" de l'école,
héritée d'un passé aujourd'hui lointain, qui n'est plus valide dans notre pays au 21ème siècle. L'école fut organisée en fonction d'une France rurale et mal instruite qui n'existe plus. Ce sont
les enjeux et les besoins de maintenant qu'il faudrait que certains de vos dirigeants et penseurs prennent en compte. Sans forcément faire une école à la mode... Le métier a changé, combien des
têtes du snu ou de la fsu en sont conscients? En toute franchise, directeur d'école et revendiquant un statut que j'estime indispensable, je préfèrerais avoir le snu avec moi plutôt que contre
moi. Je lui redonnerais alors ses majuscules...

Gégé 04/06/2012


Il est absolument incroyable, le camarade Merlin !!!!
"Si je devais te trouver une excuse... c'est que tu parles d'un sujet que tu ne connais pas..."
Mais cher ami, qu'est-ce qui te permet d'être aussi affirmatif et de t'entêter dans une erreur aussi grotesque ? Il y a combien d'années que je viens sur ce blog en parler de ce sujet, des
dirlos, du statut de l'école, des EPEP...? Et j'en parlerais sans rien en connaître ? Elle est bien bonne, celle-là...

Pascal Oudot 04/06/2012


Et j'en parlerais sans rien en connaître ? Elle est bien bonne, celle-là...


 


Elle est même excellente. Le jour où nous saurons qui tu es et quel métier tu pratiques, alors ce jour-là ferons-nous preuve du respect que nous devons à tout un chacun. Pour l'instant tu n'es
rien ni personne, clairement pas un directeur d'école, encore moins un camarade -ce terme pue trop le vieux coco mal dégrossi-, mais certainement en revanche un pourrisseur de dialogue mal
embouché.

Gégé 04/06/2012


Sans me vanter, la pertinence de mes propos ne peut pas être niée. Chacun a le droit de dire qu'il n'est pas de mon avis, et c'est normal, mais de là à me refuser la compétence de parler des
dirlos, non ! Je connais suffisamment le job pour pouvoir en parler, peut-etre avec plus d'expérience que certains ici...

Pascal Oudot 04/06/2012


Preuve? J'attends, rigolo.

pierre lombard 04/06/2012


Sans me vanter, la pertinence de mes propos ne peut pas être niée.


J'en reviens pas! Tu oses tout Gégé...


Nous nous réfugions dans l'orgueil parce que nous avons peur de nous dire la vérité à nous même
(c'est pas de Conficius) 


 


Sans me vanter, la pertinence de mes propos ne peut pas être niée.


Sans te vanter? 


Tu es bien le seul à trouver quelques compétences dans tes propos sur la réalité de notre taf.


Des compétences ultra boutiquières, oui.


Des compétences pour travestir la réalité, oui.


Des compétences à bloquer, voire pourrir, des discusions qui deviennent gênantes, oui!


mais AUCUNE sur le dossier des dirlo! Gégé, AUCUNE. Là non seulement tu n'es pas crédible (jusqu'à se demander si tu existes), mais tu es totalement discrédité.

Doudou 04/06/2012


Un syndicat nous interroge: on répond ! Les directrices et les directeurs ont l'habitude de prendre la parole, qu'on la leur donne ou pas...


Voir Ici !

LUCIEN 04/06/2012


Attention Gégé , tu ressembles de plus en plus à Kermit, ....


"Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages:
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages."


Et tu ne réponds toujours pas à certaines questions ...Que vaut donc ta parole ? Limitée à un discours formaté, tournant en boucle incessante , cela s'appelle le "Statu-quo" !


Tu vois , tu es bien pour une forme de Statut , allez un effort , un point sur les " i " et une barre sur les "T" et tu pourras chanter avec nous >


 

Lionel 04/06/2012


"La pertinence de mes propos ne peut pas être niée".


Et bien si, la preuve par tout ceux qui ici même te renvoie à tes sempiternelles contradictions. Contradictions ? Que dis-je, invraisemblances ! Tu prétends être un dirlo, voir même un simple
adjoint. Evidemment, comme le montre le simple relevé de quelques uns de tes posts sur cet unique article.


post n°1 : vendredi 25 mai 16h50 (tu as donc eu le temps de lire l'article et d'y répondre juste en sortant de ta clase ou de ton bureau de dirlo ?)


post n°16 : vendredi 1 juin 14h07 (entre deux rendez-vous avec des parents, avec des élus municipaux, entre deux dossiers PPRE, ou pendant la dictée ?)


post n°32 : lundi 4 juin 16h06 (pendant la récré avant l'heure des mamans peut être ?)


 


Quand à claironner ta bonne foi comme quoi tu ne parlerais pas d'un sujet sans le connaître, je peux même rajouter que tu parles du syndicalisme sans le connaître, je aprle du véritable
syndicalisme, celui qui défend toutes les catégories de personnels sans en ostracser une en particulier. Car si Snoopy défend bien les EVS, AVS, psysco en demandant pour chacun un statut pour
faire réussir l'Ecole de la République, tu réitère régulièrement qu'un statut pour nous autres les dirlos ne servira à rien.


 


Pour info, je sors d'une réunion de liaison "école-collè_ge" mené par mon IEN, réunion où on nous a expliqué ce qu'il fallait que l'on fasse pour faire plaisir à nos charmants collègues du
collège, qui ne connaissent pas le plus petit bout de notre travail d'instit. Réunion où on ne nous demande même plus de parler de nos élèves (des bons en tout cas) car "nous lirons la fiche
papier que vous avez du remplir, vous savez le nouveau tableau que l'on vous a envoyé par voie électronique" dixit le proviseur. On passe encore un peu plus sous la coupe des collèges, et ça
n'émeut personne.


Alors, tu as définitivement raison, un statut pour les dirlos, ça ne sert à rien puisque notre assujetissement aux collèges est en bonne voie. Mais comme tu es dirlo, tu le sais mieux que
quiconque, non ?

merlin 04/06/2012


Gégé:  es-tu dirlo? adjoint? dans une école à combien de classes? Ton acharnement à ne pas répondre à ces questions simples alimentent les fantasmes les plus fous... tu pourrais n'être ni
dirlo, ni adjoint, juste un délégué syndical complètement déchargé qui n'aurait pas enseigné depuis ...longtemps! ... ce qui expliquerait certaines de tes positions assez décalées avec la réalité
du terrain... tu vois, moi, je suis dirlo d'une école à 9 classes en milieu rural, avec un Rased dans l'école, j'ai aussi été dirlo en ZEP pendant plusieurs années, chargé d'école en début de
carrière, le boulot de dirlo je connais bien.


 Alors dis-nous on se fera une meilleure idée de toi.


Théo: le snuipp syndicat  non responsable et non constructif. Ca te choque? je persiste et signe. Non responsable car il nous envoie dans le mur en nous laissant dépouiller progressivement
de toute autonomie, et non constructif car à ma connaissance, il n'a aucun projet novateur pour l'école de demain.


La défense des Rased, le maître sup, la baisse des effectifs, même si on peut adhérer à l'idée, ne touchent en rien au fonctionnement de l'école et c'est aussi et surtout cela qu'il faut modifier
si nous voulons continuer à exister. ( Merci de ne pas nous servir le CDMD comme argument de refonte de l'école).


Pierrot: je ne suis pas un intime de notre nouveau ministre ni même de ses proches mais je sais un peu lire et il me semble bien qu'il y a des idées communues avec le Snuipp dans son projet et
comme par hasard une absence totale de prise en compte du problème des dirlos. Peut-être me trompe-je mais quand même... si on rajoute la remise en cause de la semaine de 4 jours réclamée par la
FCPE, on ne peut s'empêcher de savoir à quelle fontaine il s'abreuve. l'avenir nous dira si je suis un médisant mal intentionné.

Pierre Lombard 05/06/2012


@ Merlin, pas question de médisance, ni de malintentionné, juste une confrontation d'analyse.


Je ne suis pas non plus un intime du ministre et n'arpente aucun couloir hormis celui de mon école (et souvent en courant...).


Mon engagement au GDiD m'a permis de rencontrer des acteurs du système scolaire. Nous nous sommes très vite aperçus que tous n'étaient pas à mettre dans le même sac et qu'il y avait une réelle
volonté d’avancer chez la plupart.


En fait deux camps s'opposent: les conservateurs et les réformistes. Cette bataille fait rage même à l'intérieur de chaque organisation. Il ne faut pas croire que le SNUipp est monolithique. Je
crois Hazan plus proche du camp des réformistes, donc de Peillon et je sais comment on considère le SNUipp dans ces instances.


Le SNUipp est le premier syndicat, c'est donc une force incontournable, mais une force qui freine. TOUS le savent... et composent.


C'est sur l'interprétation de cette "composition" que nous avons une vision différente, Merlin. Mais je peux me tromper et, comme je l’ai déjà dit, le résultat sera le résultat d’un rapport de
force. (d’où le discours nouveau de Gégé qui nous demande de rester mobiliser sur « l’essentiel » surtout pas sur le pilotage du Primaire… qui est secondaire !)


La semaine des 5 jours est portée par la plupart des syndicats et par les 2 fédérations de Parents, ce n'est pas, à priori un sujet clivant, mais un dossier ou chacun peut avancer ses pions sans
compromettre son image de « négociateur ouvert» 


Le dossier des dirlos est un dossier chaud et là aussi chacun aiguise ses armes: le SGEN en congrès, le SE en préparant le sien avec son DUER des dirlos... Le SNUipp en parlant d'autres choses
(on prétend que puisque ça marche bien chez soit pourquoi changer, ou encore que les écoles sont trop diverses pour pouvoir changer quoique ce soit, ou que le chantier est si grand qu’il ne faut
pas se focaliser sur le petit dossier corporatiste des dirlos…)


Si la direction des écoles n'était pas un enjeu majeur, pourquoi ces organisations se tiendraient-elles prêtes à y répondre?

Pascal Oudot 05/06/2012


arpente aucun couloir hormis celui de mon école (et souvent en courant...)


 


Je me reconnais pleinement!


 


Pour l'inénarrable ahuri -tout le monde sait qui c'est, je ne citerai point son ridicule pseudonyme-:


 


Moi je suis mytiliculteur en Vendée depuis 65 ans. Alors les moules, tu penses si je les repère de loin...

merlin 05/06/2012


Pierrot, je suis assez proche de toi sur toute une partie de ton analyse d'ailleurs je ne pense pas qu'il y ait un accord écrit entre le snuipp et le ministre. Je constate simplement que les mots
" maitre sup" reviennent souvent ces temps-ci et que le problème du fonctionnement des écoles est absent. Voilà 2 points importants pour satisfaire le puissant Snuipp.


  Un bon moyen pour notre bon ministre de faire sa rentrée dans une relative quiétude. Du moins tant que le Sgen et le SE ne se décident pas à monter au front en s'emparant du problème de la
direction.( Iront, iront pas?)


Nous allons vers la semaine de 5 jours ( la FCPE va être contente), probablement vers la disparition de l'APE en même temps, quid des stages RAN ?et un maintien des Rased avant une possible
remontée en puissance. Tout cela est bel et bon mais tout n'est pas possible et les dirlos semblent être tombés du panier à la grande joie de Gégé et des siens. Ce qui amène quelques questions
aux Snuippiens:


le maître sup, c'est pour chaque école? Ca fait combien au niveau national?


Qui organise et valide son emploi du temps? Les APE, ça sera remplacé par autre chose ou ça disparaît purement et simplement? Les stages RAN aussi?


L'école continuera -t-elle à fonctionner dans l'illégalité financière actuelle ou l'OCCE et les coops USEP vont-elles être dissoutes?


Que penser d'une direction tournante ( un an chacun y compris les maîtres spécialisés) afin d'éviter toute confiscation du "pouvoir" par un seul maître?


Des réponses?


 

Dedel 06/06/2012


Je n'abuse jamais de la possibilité de m'exprimer sur ce site. Aujourd'hui, je me permets d'intervenir pour souligner un fait repris par tous les médias et qui concerne tous les enseignants du
primaire : l'aide personnalisée.
Le SNUipp a réalisé une enquête qui fait du bruit et qui montre que 80% des PE sont insatisfaits de l'AP. Rendez-vous compte que 8 sur 10 pensent que c'est inefficace !!! Nous l'avions dénoncé
depuis le début et souligné que c'était uniquement pour permettre la suppression de milliers de postes RASED. Heureusement que nous avons réussi à limiter la casse par une série de mobilisations
qui ont parfois (trop peu souvent hélas) fait reculer le gouvernement précédent.
Je sais que nous n'avons pas été les seuls à lutter dans ce domaine. Et je reconnais à ce site, même s'il ne nous ménage pas, d'avoir contribué à dénoncer l'inefficacité de l'AP.
Si je me permets d'intervenir ce matin, c'est aussi pour répondre à ceux de nos collègues (très peu nombreux il est vrai) qui peuvent s'interroger sur l'utilité du SNUipp. En voilà une belle
démonstration ! Ce sont plus de 18 000 collègues qui ont répondu à cette enquête à l'initiative de notre syndicat.
Une enquête dont les résultats vont nous aider dans notre concertation avec Vincent Peillon pour faire aboutir la promesse de François Hollande qui est aussi une de nos revendications : "plus de
maîtres que de classes". Une façon également d'apporter un peu d'air aux collègues directeurs dans la conduite de l'école.

kermg 06/06/2012


@ Dédel


Je suis syndiqué. Mais à force de te liren, je vais quitter mon syndicat.


-Oui, il faut un contre pouvoir à l'adminsitration


- Oui il faut imaginer des réponses aux élèves en grosses difficulté, conserver des enseignants spécioalisés mauis pas forcément l'organisation RASED qui n'a pas prouvé selon moi son
efficience, au moins dans mon école 160 élèves.


- Oui l'AP est une organisation qui nous est tombé dessus pour remplacer les 3 heures du samedi matin mais c'est éreintant quand on fait la journée continue donc aussi pour les élèves.


- Oui il faut que les écoles aient "une âme". Et là. Plus un mot. A part de caporaliser... Amis dirlos, démerdez vous. Je suis las de t'entendre toujours ne rien proposer. Et si tu es un élu, car
ne parlant jamais des difficultés que nous rencontrons tu ne peuyx en être un, ton syndicat, MON syndicat est MINABLE sur la question.


 

henri 06/06/2012


Nous l'avions dénoncé depuis le début


C'est vrai : le problème est celui qui consiste à discréditer un dispositif (je précise que je ne porte pas l'A. P. particulièrement dans mon coeur tout au moins dans son fonctionnement actuel)
avant d'en avoir évalué la portée, l'efficience (réelle, supposée, etc.)


En gros, ce n'est pas bon parce que nous le disons, parce que cela ne nous convient pas.


S'agissant des directeurs d'école, le processus est identique : nous n'en voulons pas parce que (en gros aussi), petit chef, caporal, corporatisme, management, etc. Vous connaissez le discours,
je ne répète pas !


Aucune donnée réelle pour valider ceci : et pour cause, cela n'a jamais été mis en place (qu'on n'aille pas me rappeler le collège, les paramètres sont distincts...enfin, ceux qui sont sur le
terrain le savent bien) mais toujours refusé a priori comme devant conduire à (voir plus haut)


D'où, blocage du dossier, statu quo !


Qu'est-ce qui interdirait une phase d'expérimentation suivie d'une évaluation de la portée d'un statut sur : le "pilotage" de l'école, les progrès des élèves, la conduite de l'école par rapport
aux partenaires extérieurs, évaluation de son "autonomie", etc.


Et si un jour, on disait :"Chiche !"


 

Pascal Oudot 06/06/2012


Dans la mesure où l'AP était destinée à "occuper" les deux heures que nous devions à notre mission et qui étaient enlevées aux enfants, il est évident qu'un changement des rythmes scolaires et un
retour à 26 heures d'enseignement supprimera d'office l'aide personnalisée dont même le MEN doutait de l'utilité. J'appelle ça enfoncer une porte ouverte. Et en faire un titre de gloire, c'est
masquer la pauvreté du discours du snu.

merlin 06/06/2012


Dédél: 2 remarques.


Post 43, je pose quelques questions concernant le coût et la mise en place des possibles maîtres sup. Questions que je ne dois pas être le seul à me poser probablement. Est-il possible d'y
répondre?


Tu conclues ton post en affirmant que le maître sup apportera de l'air au dirlo que je suis ( ainsi que mes collègues CQFD): en quoi? Comment? Quelles seront ses missions? Merci de nous éclairer
sur ces points.

Pierre Lombard 06/06/2012


"LE" maître surnuméraire?


Il faut bien lire les propositions de Hollande et les déclarations de Peillon sur le sujet, c'est pour là où il y a "besoin", ce n'est pas en plus du RASED... et évaluaion des résultats.


Dans certaines de nos discussions on a même envisager que ce maître en + puisse être le dirlo...


Je ne crois pas que le gvt n'engage ne serait-ce que l'ongle du petit doigt dans une réforme qui ne commencerait pas par la "refondation". 


En cela le texte du SNUipp est significatif de l'écart "idologique" entre ce qu'annonce (faut attendre pour voir) PEILLON, c'est à dire une véritable réforme de fond (en profondeur) et le SNUipp
qui de réclame "QUE" des moyens supplémentaires.

merlin 06/06/2012


Moi, l'idée souvent défendue ici du maître sup qui serait le dirlo me plait bien:


bien entendu, cela dépend du nombre de classes, il me semble qu'à partir de 14, le dirlo doit se concentrer uniquement à ses tâches de dirlo.Ensuite, il doit être déchargé de classe et sur 3 ou 4
jours de décharge  1/2 ou 1 journée ( ou 2 pour une école de moins de 6 classes) de décharge utilisée pour la prise en charge de groupes d'élèves permettrait au dirlo de garder un pied dans
le pédagogique et aussi de monter avec ses adjoints des projets de terrain pour intervenir avec les élèves. si les IEN  et CPC ne viennent pas y mettre leur grain de sel avec leurs tableaux
à remplir , ce serait même un sacré progrès.


Je remarque aussi que les posteurs Snuippiens de ce site n'ont pratiquement jamais réagi sur cette proposition pratique.Mais ... le changement, c'est maintenant!


 

Théo62 06/06/2012


Le SNUipp va plus loin que toi Merlin dans la demande de moyens pour les directeurs d'école.
Si je ne m'en tiens qu'aux décharges, nous réclamons :


1 décharge complète pour 13 classes et plus (ça existe déjà dans certains départements)
3/4 pour 11 et 12 classes
1/2 pour 9 et 10 classes
1/4 pour 4 à 8 classes
1/8 (1journées/2 semaines) pour 2 et 3 classes
Tu retranches 1 classe pour les maternelles.

Sur la question du "plus de maîtres que de classes"...
Non, il n'est pas souhaitable de considérer que ça puisse être l'occasion de décharger le directeur. Je préfère dissocier les 2 problèmes.
Avec un maître de plus, on peut privilégier le pédagogique sans s'arrêter aux problèmes administratifs :
Tu peux envisager un fonctionnement en petits groupes, mettre l'accent sur un décloisonnement, privilégier à certains moments un travail à deux dans une classe... Les possibilités sont
nombreuses. Sans oublier certains aspects pointus (langues, histoire des arts, sport, musique, BCD...). Et bien évidemment l'efficacité en termes de soutien aux enfants en difficulté.
Naturellement, les classes conservent toutes leur maître référent.
Surtout, le gros avantage, c'est que ça induit un vrai travail d'équipe. C'est primordial dans la réussite de l'école.  

dodou 06/06/2012


"La France dernière de l'OCDE pour l'encadrement des élèves".


Toujours plus fort, le Snoopy prépare dès à présent le championat du monde.

merlin 06/06/2012


Me suis-je mal exprimé? Un dirlo a 2 jours de décharge. OK . Les deux AUTRES jours au lieu d'être CHARGE de classe, il intervient en maître sup.... avec toutes les compétences inhérentes à un
enseignant d'expérience car je pense qu'un dirlo ne doit être un enseignant de plus de 5 ans d'ancienneté . C'est bien aussi pour le travail d'équipe!

Pierre Lombard 07/06/2012


ça en devient grotesque et on ne sait plus par ou commencer puisque ça n'a ni queue ni tête.


Si c'est la position du SNUipp que tu exprimes là Théo, c'est dramatique et complètement hors  sujet.


- ça fait plus de 20 ans que le traitement du dossier des directeurs d'école ne trouve aucune solution à travers un calcul, arbitraire, de "décharge".


- Quelle signification pédagogique peut avoir le fait de garder 1/4 de la responsabilité d'une classe?


- Pourquoi à 9 classes on serait 1/2 déchargé et à 8, 1/4 déchargé, alors qu'il peut arriver que le nombre d'élèves, voire d'enseignants avec le jeu des temps partiels soit supérieur dans l'école
de 8 classes que dans celle de 9 classes.


Est-il encore crédible d'imaginer qu'un directeur d'une école accueillant qplus ou moins 200 élèves, puisse encore garder la responsabilité d'une classe, voire la partager?


- Quid su cas Parisien, où l'on n'est déchargé à partir de 5 classes?


N'y a-t-il pas là une piste à explorer?


 


Non, il n'est pas souhaitable de considérer que ça puisse être l'occasion de décharger le directeur.


20 ans de retard sur le dossier vous dis-je!


Il n'est plus question aujourd'hui de "décharge de classe" mais de "charge d'enseignement" pour un directeur. Le maître en + permet au dirlo d'avoir une "charge d'enseignement" sans avoir la
responsabilité d'une classe. 


 


Avec un maître de plus, on peut privilégier le pédagogique sans s'arrêter aux problèmes administratifs :


Sourd et fermé vous dis-je!


DeL nous livre l'intégralité d'un "rapport" des services du ministère (les termes sont importants) qui fait échos à une "étude" de l'ifé et dans lesquelles on
insiste sur l'importance du rôle  "pédagogique" du directeur pour la  réussite des élèves et de préconiser le renforcement de cette mission essentielle et trop
sous-estimée en France. 


La définition du métier de directeur n'a de sens que si on prend en compte cette dimension pédagogique. Or, que nous dis Théo. 


Directeur d'école = poste administratif indépendant de la chose pédagogique.


C'est de là que vient toute l'ambiguïté. Puisque dirlo est un pur administratif, pourquoi doit-il être un enseignant et pourquoi le déchargé de classe il suffit de:


- soit lui trouver une aide-administrative


- soit satelliser les écoles aux collèges afin d'en mutualiser l'administration.


 


Surtout, le gros avantage, c'est que ça induit un vrai travail d'équipe. C'est primordial dans la réussite de l'école. 


Et là c'est le pompon!


1- Le "travail en équipe " ne se décrète pas. Sa définition est encadrée par des critères précis:


• objectifs communs, leader, évaluation.


2- En quoi le fait que ce soit le dirlo le maître en + change-t-il le fait qu'il y est un maître en plus???


la non reconnaissance de notre rôle dans l'école transpire dans chacun de vos commentaires, même dans celui de Dédel qui vient détourner totalement la conversation avac l'AP et le retour du
RASED... 


Le fait même que l'on puisse discuter de nos problèmes de dirlo, que l'on puisse sortir des barrières que vous fixées vous est insuportable.


 


On a là la démonstration d'une absence totale non seulement de projet, mais d'un début même de réflexion sur l'école. On se contente d'enfiler des clichés avec comme seul objectif non pas
l'efficacité d'un système à bout de souffle, mais la mise en avant de revendications obsolètes, démagogiques et boutiquières.

Pascal Oudot 07/06/2012


C'est bien ce que j'écrivais plus haut: le discours du snu est aujourd'hui d'une pauvreté absolue, il est obsolète, et donc forcément et évidemment inaudible.

hreip 07/06/2012


Je suis totalement d'accord avec Pierre L.


Le chnu ne fait que nous rembourrer le mou avec des revendications qui ne sont plus d'actualités !


En fait, ils placent leurs propores pions, sinon leurs propores personnes.


Diviser pour mieux régner dis-je !!!!!!!!!!!!!!!

Moira377 07/06/2012


Pas d'accord ! Ni avec Pierrot ni avec Merlin !


"Il n'est plus question aujourd'hui de "décharge de classe" mais de "charge d'enseignement" pour un
directeur. Le maître en + permet au dirlo d'avoir une "charge d'enseignement" sans avoir la responsabilité d'une classe."


Qu'est-ce que c'est encore que cette histoire ? Vous ne croyez pas que dirlo c'est un métier à part entière ? Un métier qui se suffit à lui-même ?
Mais en demandant des 1/2 portions, on n'aura jamais rien !!


Assumons notre demande de statut ! Assumons d'être de vrais dirlos ! N'essayons pas de rester dans la démagogie du dirlo-instit-comme-les-autres ! Dans quel but ? Pour ne pas déplaire à nos
adjoints ? Mais ils s'en foutent de savoir qu'on galère. Alors pourquoi ces fausses solutions ? Personne ne nous le demande. Tant qu'on restera dans cette attitude frileuse, on n'obtiendra rien !
Je ne vois pas en quoi ça nous couperait du pédagogique le fait de ne pas avoir d'élèves... On est dans des structures qui ne sont pas des usines à gaz. Même pour les "grosses écoles" de 14 ou
plus. On voit nos adjoints tous les jours. On connait leurs problèmes. On connait tous les élèves.... Alors pourquoi raser les murs quand il s'agit de porter nos revendications ?  

Pierre Lombard 08/06/2012


Calmos Moira.


Que tu ne sois pas d'accord est une chose tout à fait normale, ta colère sur paier moins.


1) je n'ai pas dit que j'étais pour que le maître+ soit le dirlo. J'ai dis que cela avait été évoqué dans des discussions.


Pour ma part, comme pour les aide-administrative, il faut d'abord et avant toute chose reconnaître le métier de directeur en tant que tel.


Présenter le maître+ comme la solution à la difficulté scolaire est débile, et si on ne change pas la structure, si on ne donne pas plus d'autonomie aux école, si on n'y nomme pas un directeur
avec des prérogatives propres, je préfère que ce maître serve à diminuer le nombre d'élèves par classe.


 


2) attitude frileuse?


Tu crois que c'était aussi facile qu'aujourd'hui de revendiquer un statut du directeur il y a 10 ans?


j'ai une position frileuse sur le RASED?


sur les aides administratives?


Sur le statut d'établissement?


J'ai été un des premiers à parler de fusion entre maternelle et élémentaire d'un même groupe. Tu crois qu'il faut être frileux pour aller le vendre à l'AGIEM?


Tu crois que j'ai vocation à me balader avec une cible dans le dos dessinée par le SNUipp06?


Et tu crois que je rase les murs?


Alors ça commence un peu à bien faire de se faire traiter d'un côté de facho et de l'autre de "frileux".


Dites plutôt ce que vous avez fait pour faire avancer le dossier des dirlos, parce que jusqu'à aujourd'hui les postures nous ont menés dans un mur.


 


Il ne suffit pas de dire que personne n'aura raison seul sur le dossier de la direction d'école, encore faut-il le mettre en pratique. ça commence par prendre en compte le réel.


La majorité des écoles sont à 5 classes et moins. Deux questions nous sont toujours posées:


- à partir de combien d'enseignants peut-on parler de travail d'équipe?


- Pourquoi est-il indispensable que ce soit un PE qui soit directeur d'école?


 


La réponse à ces questions induit que le directeur d'école puisse avoir une charge d'enseignement (petite école), mais la réalité de ce que nous vivons devrait exclure la responsabilité d'une
classe.


 


Les réponses aux 4 questions que pose ce mois-ci le SE-UNSA seront très intéressantes à analysées.


 


Pour ma part, il faut se rapprocher de l'exemple Parisien avec un directeur garant du projet éducatif local qui implique la participation des communes au financement du poste.