Daté du 14 mars 2011, le supplément au numéro 352 de
« Fenêtres sur cours » est entièrement consacré à la direction et au fonctionnement de l’école, selon la formule largement
utilisée par le SNUipp.
D’emblée, l’éditorialiste manifeste une volonté de réflexion « pour obtenir ensemble un fonctionnement de l’école qui donne les moyens de relever le défi majeur de la réussite de tous les élèves ».
Belle phrase passe-partout, tout droit sortie d’un manuel de langue de bois et digne de figurer dans n’importe quel projet d’école, de circonscription ou d’académie…
Page 3, le SNUipp aborde la notion de statut pour en faire un « décryptage sans tabou », prévient-il… mais en des termes qui ne trompent
pas sur la tonalité de l’article. Ainsi, la première interrogation ne laisse aucun doute sur ce que sera la conclusion des auteurs : « Nouvel eldorado ou mauvaise réponse à de bonnes questions ? »
Question purement formelle puisque l’auteur nous rappelle que les directeurs d’école possèdent
déjà un statut ou même plusieurs statuts… Celui de la fonction publique, celui de professeur des écoles. Ils sont même en « situation de statut d’emploi ».
Cependant, même si elle ne le dit pas, l’équipe dirigeante du SNUipp sait que l’immense majorité des
directeurs ne peut se contenter de cette réponse et que, sous la bannière du GDID, elle réclame un statut professionnel. Aussi, l’auteur de l’article, ayant décidé de se livrer à
un « décryptage sans tabou » ne peut passer sous silence cette demande et pose la question suivante : « Quel pourrait-être ce nouveau statut ? » Il passe ensuite en revue diverses hypothèses pour mieux
leur tordre le cou…
Un corps spécifique de directeur d’école ?
La création d’un corps entraîne ipso facto un nouveau mode de
recrutement, de nomination, d’avancement… Cette hypothèse n’a jamais été évoquée par le ministère. Et autant le dire honnêtement, dans le cadre de la RGPP, la tendance dans la fonction publique
est à la fusion de corps et à l’extinction de certains corps, et non à la création de nouveaux. De plus, la question du concours permettant d’y accéder serait complexe.
Un détachement dans le
corps des personnels de direction ?
Cette hypothèse tient compte du fait qu’il existe déjà un corps de
chefs d’établissement… Elle ne peut s’envisager qu’en cas de création d’EPEP ou d’établissement de ce type quelle qu’en soit la dénomination. Cela confère alors de nouvelles obligations :
mutation obligatoire, évaluations des résultats par objectifs, notation administrative des enseignants… Il n’est pas possible, ensuite, de redevenir PE.
Des emplois
fonctionnels ?
Ce sont des postes de responsabilité à durée déterminée, des postes
à profil pas uniquement ouverts aux PE. Là encore, ils sont attachés à de nouvelles missions d’encadrement des enseignants des écoles.
Un grade à accès
fonctionnel (GRAF) ?
C’est un peu le nouvel OVNI. Il s’agit de fonctions managériales. Le
directeur récupèrerait ainsi certaines missions de l’IEN.
Le SNUipp fait allusion au protocole d’accord signé par Luc Chatel et Valérie Pécresse avec « Administration et Intendance/UNSA » et qui concerne essentiellement les personnels administratifs. Il s’agit donc d’une extrapolation du SNUipp, ce
dispositif ne concernant en rien les directeurs d’école.
Le SNUipp termine son « décryptage sans tabou » par
un constat : « Statut, ce n’est donc pas qu’un simple changement
administratif ».
Certes, cela, nous le savions et nous ajouterons qu’il est même souhaitable qu’un éventuel statut ne soit pas qu’un simple changement administratif. En effet, si tel était le cas,
qu’apporterait-il de significatif aux directeurs dans la conduite de leur métier ?
En bon procureur, le SNUipp prépare le lecteur à sa conclusion claire, nette et sans appel en réitérant les
mêmes arguments dans le but de faire peur aux adjoints et semer le doute dans l’esprit des directeurs soucieux de voir reconnaître leur métier de directeur par un véritable statut
professionnel…
« Un statut implique un nouveau rôle au sein de l’école. Ces
modèles pour certains proches du chef d’établissement marquent une « disjonction » nette entre le métier de PE et celui de directeur. Ces orientations modifient la fonction de la
direction d’école, l’éloignant du rôle d’animation et de médiation pour aller vers plus de contrôle. Les principaux intéressés pourraient même se trouver confrontés à des missions qu’ils ne
revendiquent pas (évaluer le travail des enseignants, recruter du personnel, former les stagiaires…)
Enfin, la sentence tombe. Le SNUipp réaffirme que « toutes ces pistes sont inacceptables. Elles ne régleraient d’aucune façon les difficultés rencontrées par les directrices
et les directeurs. De plus, en quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l’école ? Une seule certitude, les rapports au sein de l’équipe s’en trouveraient, à terme,
modifiés »
Fermez le ban !
On le voit, rien de bien nouveau sous la plume du SNUipp si ce n’est, et c’est un progrès, que les mots
« directeurs » et « directrices » sont maintenant utilisés. Il est également à
noter que ce syndicat « demande que des discussions soient ouvertes pour que soit mieux défini et reconnu leur
travail ». L’évolution, même si elle est lente, est bien réelle. Cependant, elle reste très insuffisante et totalement déconnectée des attentes des directeurs d'école.
Souhaitons, cependant, qu’elle ne soit pas dictée par de simples considérations électoralistes
à quelques mois des élections professionnelles…
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Oui, il semble y avoir une légère inflexion, et une certaine modération, dans les termes employés par le SNU. Et il est vrai que ça ressemble fort à de la retape. Mais saluons tout de même l'effort... même s'il est si léger que personne ne peut être dupe. Encore une fois le SNU refuse un statut aux directeurs d'école, qui pourtant le réclament. Pourquoi un statut? Le syndicat donne lui-même la réponse en écrivant
"Ces orientations modifient la fonction de la direction d’école"
Peut-être peut-on les informer, car ils semblent bien loin des réalités du terrain, que la fonction a d'ores et déjà changé, les responsabilités et les devoirs d'un directeur aussi. Et ce depuis belle lurette. Le GDID dans ses dernières publications s'en est fait l'écho, clairement et précisément. Les parents d'élèves, eux, ne s'y trompent pas. Serait-ce ce changement de fond que le SNU nie? Quant à la modification des "rapports au sein de l'équipe", l'extrapolation est étrange. Le SNU prend-il donc les enseignants pour des enfants craintifs qui ont peur de se faire disputer? Il est vrai que le directeur est sur le terrain toute la journée, contrairement aux IEN. Mais mes collègues adjoints travaillent beaucoup, avec coeur et conscience, je ne vois pas ce qu'ils auraient à craindre d'un directeur avec un statut fonctionnel.
Bref, le SNU a encore du chemin à faire pour abandonner ses vieilles lubies et ses vieilles peurs. Et tant que l'avancée restera aussi faible, je continuerai à préconiser à mes collègues de voter en octobre pour un syndicat, n'importe lequel, qui prendra en compte mes besoins et mes revendications.
Désolé de me répéter mais le problème est de taille: peut-on imaginer une école ( quelle que soit sa taille d'ailleurs) sans pilote? évidemment non. Pilote signifie personne ayant autorité pour prendre un certain nombre de décisions.
Alors le Snuipp va nous expliquer doctement comme il sait si bien le faire que l'IEN est là. Pas vraiment satisfaisant pour moi, mais en plus l'IEN voit aussi sa charge de boulot s'alourdir. alors le principal du petit collège rural d'à côté voit d'un bon oeil une possibilité de conserver son poste avec une nouvelle corde à son arc.
Hé bien non, moi, je veux être le pilote de mon école , avec mon équipe, pour prendre nos décisions... et je continuerai à le dire afin que chacun puisse réfléchir et adhérer à l'association qui défend les dirlos ou à un syndicat qui fait de même. Si on ne prend pas notre destin en main, on aura ce qu'on mérite.
Le texte du supplément de FSC est très mesuré dans sa forme. On ne pourra plus dire que le SNUipp se désintéresse des dirlos. La preuve !
Il est mesuré et en même temps, il est complet. Il détaille bien les risques liés à un statut. Il le fait honnêtement. On ne pourra plus dire que le SNUipp n'a pas d'arguments à opposer à un statut. La preuve !
Et bien mon cher, constatons simplement notre désaccord.
Une remarque cependant. Le discours du vers plus de contrôle pour effrayer le quidam vient nuancer sérieusement votre tempérance. Il y a beaucoup d'autres choses qui pourraient être mises en avant :la liberté d'innover, la proximité et la réactivité, l'adaptation localement aux besoins d'un territoire, l'engagement des individus suscité par le libre arbitre ( bien entendu encadré nationalement par les programmes ) etc etc . pourquoi toujours agiter la peur?
Encore une fois, nous allons être contraints (malheureusement, d'ailleurs !) de ne voir aucune évolution ni nouveauté dans ce Xième article de "FSC", contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire ; surfer sur des conditionnels et des fantasmes n'a jamais servi d'argument ni marqué une quelconque avancée sur un dossier, quel qu'il soit.
Il suffit de lire que l'on va aller vers plus de "contrôle" (pour mettre un peu plus de crainte irrationnelle dans l'esprit des lecteurs en faisant des directeurs de futurs flics des adjoints ; les rapports au sein de l'école "s'en trouveraient à terme modifiés"), que les directeurs "pourraient" ceci et cela, etc.
Bref ! rien de nouveau sous le soleil printanier bientôt ! Les pistes (toutes les pistes, surtout celles des "autres") étant inacceptables, nous souhaiterions connaître celles du SNU...à moins qu'il n'invoque encore le Trilogie du temps, des moyens et des sous.
Est-ce cela s'intéresser à la situation des directeurs ?
Le conditionnel... le conditionnel... Evidemment. Emploi logique pour une mesure suceptible d'être mise en place.
Faire peur... Effrayer... C'est ridicule. Il suffit de lire les rapports Montaigne, Reiss and Co pour comprendre pourquoi certains voudraient donner un statut aux dirlos. Là encore, une évidence. Il s'agit d'imposer certaines réformes qui passent mal.
Ras-le-bol des procès d'intention et des procès en autoritarisme.
Combien y a-t-il en France de directeurs/trices qui posent ce genre de problème ?
Une majorité ? Alors le système actuel doit être changé !
Une (infime) minorité, comme je le pense ? Alors que changera (en mal) un statut, hiérachique ou non, au climat dans les équipes ?
En voyant le danger partout, en criant au loup en absence de loup, vous faites appel à ce qui est le plus irrationnel parfois chez l'Homme : la peur.
Sauf que vous vous adressez à des hommes et des femmes qui appartiennent à une profession intellectuelle. N'y a-t-il pas comme du mépris, dans votre approche ?
Tout ce que vous écrivez n'est qu'enfumage. Contrairement à ce que vous semblez écrire dans FsC, élections professionnelles prochaines oblige, vous n'avez fait, ne faites et ne ferez rien pour les directrices et directeurs d'école, qui aille dans leur intérêt bien compris (mais vous n'y comprenez pas grand chose, loin que vous êtes du terrain et de ses réalités...).
En octobe prochain, j'espère que vous prendrez une bonne veste du côté du vote des dirlos.
Quelque soit l'angle que l'on choisit, l'évolution du SNUipp sur la direction est notable.
Si le SNUipp est dans la stratégie électorale, il considère les directeurs comme un de leurs dossiers (électeurs) prioritaires, et ça c'est nouveau.
Si, et le ton employé peut le laisser penser, le SNUipp s'apprête à débattre, ben il y a matière et le GDiD prépare son analyse sur le même ton.
Parce que ce 8 pages comporte des contradictions flagrantes. Un peu comme si un petit orchestre se présentait devant son public en jouant chacun une partition différente. Cacophonie.
Le bilan, sérieux, et la liste des tâches (rôle, missions, responsabilités) impressionnante conduisent inévitablement à la création d'un métier à part entière.
C'est bien à cette conclusion que le SNUipp arrive pour les psyscols. alors que la liste de leur tâches est bien moins importantes et qu'ils sont moins nombreux.
Pourquoi, dans leur cas ne prétexte-on pas de la RGPP, et même de la "disjonction" avec les PE?
Dans ce documents les contradictions sont vraiment nombreuses.
Dans l'avant dernière page, lisez-bien les réponses aux 3 questions, c'est marrant (quoique...)
Il détaille bien les risques liés à un statut. Il le fait honnêtement. On ne pourra plus dire que le SNUipp n'a pas d'arguments à opposer à un statut.
Mais nom de nom, les gens du SNU qui viennent ici, pourquoi vous ne demandez pas à cet abruti de Gégé de fermer son claque-merde? Même quand tout le monde ici salue un changement de ton, il faut que cet abruti vienne raconter deux ou trois conneries qui empoisonnent l'atmosphère. Faites-le taire!
.. et même constat pour le Théo de mes deux. Imposez le silence à ces deux anonymes stupides! Envoyez quelqu'un d'autre!
denis08: Décidément, les SNippiens soint prêts à tout pour leur propagande ! On voit que les professionnelles approchent !!!Venir demander sur DEL des explications de texte sur la prose de FsC, ou bien c'est un stade supplémentaire dans la provoc que l'on franchit, ou c'est de l'inconscience grave...Densi, FsC n'est pas la lecture de chevet de nombre de posters ici, et pour tout dire, ce qui y est écrit m'indiffère à un point que les Snippiens ne peuvent pas imaginer.
@Densi
C'est à la prose de Théo62 que je réagis, pas au contenu du FsC sur la direction d'école, que je ne lirai pas malgré ce qu'en dit Pierrot Lombard... Si tu préfères, je peux formuler les choses comme Pascal Oudot : que le SNipp nous envoie des débatteurs valables, pas des ânes batés avec oeillères...
A partir de là, je changerai d'attitude. Pour l'instant, je reste sur la même ligne : tout ce que disent ou écrivent les SNippiens, quels qu'ils soient, ne peut qu'être suspect. C'est aux actes que je jugerai si le temps du débat est revenu.
L'hirondelle FsC ne fait pour l'instant pas le printemps.
Quoi qu'il en soit, ta citation prouve que tu as de saines lectures... Comme quoi il ne faut désespérer de rien
que je ne lirai pas malgré ce qu'en dit Pierrot
Permets-moi d'insister Denis, juste les réponses à ces 3 questions (avant dernières pages).
• quels sont les responsabilités du directeur d'école dans la mise en place des stages de remise à niveau?
• quels sont les responsabilités du directeur d'école en ce qui concerne les locaux scolaires?
Et le pompon:
• le directeur d'école peut-il demander un temps partiel?
C'est un condensé de toutes les contradictions du SNUipp sur la direction et du vague dans lequel il inscrit sa démarche.
Pierrot "un condensé de toutes les contradictions du SNUipp sur la direction", tu en as un autre, pas mal lui aussi, page 3.
Au sujet de l'enquête sur la direction (printemps 2010), 45,78 % des répondants sont favorables à un statut.
Ils étaient plus de 54 % à ne pas "souhaiter un statut relevant d'un autre corps"...
Très majoritairement, ils veulent continuer à prendre en charge des élèves notamment pour ne pas se couper de l'équipe de l'école. Une préoccupation largement partagée par les adjoints des écoles.
Un directeur à plein temps se coupe de l'équipe pédagogique ? Il vit en vase clos dans son bureau ? Il s'enferme dans sa tour d'ivoire ? Il se déconnecte de la réalité quotidienne ? Et naturellement, ce choix dépend des adjoints ?
Tout ce méli-mélo montre bien qu'au SNUIPP, on ne veut rien accorder aux dirlos. Tous les prétextes sont bons même les sondages bidon et les enquêtes les plus farfelues pour ne pas nous sortir la tête de l'eau.
C'est amusant.... à cette enquête du Snuipp (et pas sondage indépendant !), le GDID a fait une contre-enquête. Avec plusieurs milliers de réponses et 85% qui souhaitent un statut, cela relativise la validité d'une enquête.
Par contre un sondage fait pas un institut indépendant IFOP, donne 93% de directeurs souhaitant un statut avec plus de 10 000 réponses.
Alors ? On reparle chiffres sérieusement ?
Le Snuipp communiquerait intelligemment sur la direction d'école? Allons donc!
disons plutôt que les élections professionnelles approchent, que le mécontentement directorial grandit, que beaucoup risquent de s'abstenir ou pire de voter pour un syndicat qui serait mieux disposé sur ce sujet... autant de raisons pour reprendre un peu la main en faisant croire que... les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
Mais puique on communique, jouons le jeu:
Message à la veille Snuippienne:
Afin d'éviter tout conditionnel: qui pilote l'école aujourd'hui? le dirlo, l'IEN, l'IA, le CDM ?
Qui la pilotera demain si votre programme s'applique?
Dans la mise en place d'Affelnet: qui organise le machin: le dirlo, l'IEN, l'IA , le principal?
A combien de temps estimez-vous la surchage de travail pour un dirlo ayant 10 classes? Y a-t-il des compensations prévues? Lesquelles et quelle est la position de votre syndicat sur ce sujet?
Demain, dans la mise en place des liaisons Cm2-6ème ( qui vont se développer, vous ne l'ignorez pas), quelle sera la place du dirlo, des adjoints? Qui présidera les réunions?
Volà, excusez-moi, je ne parle pas de grands concepts mais de problèmes de terrain, je suis dirlo dans une école et directement concerné par les points soulevés.
A vous lire. Merlin, sceptique de nature mais toujours prêt à discuter.
"On ne pourra plus dire que le SNUipp n'a pas d'arguments à opposer à un statut."
Mais, ami Gégé-pas-du-tout-comprendre-com-d'hab-quoi, personne n'a jamais dit que le SNIpp n'avait pas d'arguments à opposer à un statut. Il n'a justement que cela, des arguments contre. Ce sont d'ailleurs ces arguments que nous contestons car il ne tiennent pas un instant.
La preuve :
Pas de statut pour les dirlos pour ne pas les différencier des autres PE, mais par contre un statut pour les psysco, un pour les EVS, un autre pour les AVS. Vous avez malencontrueusement oublié de demander un statut pour les parents qui accompagne les sorties sous la responsabilité des dirlos, un pour les représentants commerciaux que les dirlos ont plus que fréquemment au téléphone pendant leur classe pour les caser en RDV afin que les collègues puissent se tenir au courant de toutes les nouveautés et un pour les platanes dont les dirlos sont chargés de surveiller la chute des feuilles et éventuellement des branches afin de demander avant l'accident aux employés municipaux d'intervenir.
En fait, vous revendiquez un statut pour tout le monde, sauf pour nous.
Alors je me répète : dans mon école, FSC et SNIpp, c'est No Pasaran ! Et je continue de labourer le terrain pour mieux faire reculer votre audience locale au prochaines élections pro.
Au-delà des critiques que suggèrent le supplément de FsC, je pense qu’il faut surtout s’arrêter sur la conclusion du SNUipp :
« Elles ne régleraient d’aucune façon les difficultés rencontrées par les directrices et les directeurs. De plus, en quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l’école ? Une seule certitude, les rapports au sein de l’équipe s’en trouveraient, à terme, modifiés »
Je voudrais reprendre ces 3 points essentiels qui méritent réflexion.
1) Elles [les différentes formes de statut] ne régleraient d’aucune façon les difficultés rencontrées par les directrices et les directeurs
Cette phrase doit être nuancée. Si on colle un statut sans l’accompagner de moyens significatifs en décharge, aide administrative…etc, effectivement, le quotidien du dirlo quidam ne sera pas changé. La somme de travail sera toujours aussi importante, les responsabilités resteront ce qu’elles sont et ce n’est pas parce qu’on aura plus d’autonomie (prise à l’IEN) qu’on s’en sortira mieux. En revanche, si le statut s’accompagne d’une marge importante d’autonomie, si les missions sont redéfinies dans le sens d’un allègement de tâches inutiles, si les décharges sont accordées plus généreusement… alors, oui, tout ira mieux.
2) En quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l’école ?
Question épineuse en effet. Les mauvais résultats de l’école ne sont pas liés au seul problème du pilotage des établissements. Ce serait trop simple et, à vrai dire, simpliste de l’affirmer. Les rythmes scolaires, les programmes, le niveau socio-culturel des familles, l’intérêt de la société pour son école, les moyens en enseignants (classes chargées, remplacements), .. bref tout ce qui est du ressort des politiques contribue peu ou prou à la qualité de l’enseignement. Et l’on ne peut faire porter la responsabilité aux directeurs d’école de tout ce qui va mal.
3) Une seule certitude, les rapports au sein de l’équipe s’en trouveraient, à terme, modifiés
Là encore, il faut être prudent dans ce genre d’affirmation. Si le statut du directeur est conçu, comme le préconisent certains rapports, pour mieux faire passer les réformes mal acceptées sur le terrain (politique des cycles) ou vidées de leur contenu (projet d’école), alors, des tensions peuvent naître ici ou là.
Si le statut est perçu par certains directeurs (très minoritaires) comme une façon d’imposer leurs vues sans se préoccuper de l’avis de l’équipe, les rapports s’en trouveront nécessairement modifiés. Mais les directeurs d’école sont aussi d’anciens adjoints. Ils ont conservé ce sens critique indispensable à la vie de l’école. Ils connaissent suffisamment leurs collègues pour être capables de manager sans heurts leur équipe. Faisons-leur confiance.
Elles [les différentes formes de statut] ne régleraient d’aucune façon les difficultés rencontrées par les directrices et les directeurs
Un statut sans les moyens n'a pas de sens. C'est bien parce qu'à l'évidence, dans le cadre actuel de notre fonction, il n'est pas possible de limiter nos tâches que l'on peut les empiler de la sorte sans que l'État ne soit contraint de compenser.
Mais le statut, seul, a quand même une vertu: celle de préciser clairement la place du directeur dans l'école, dans l'équipe. Ce qui ne peut être que positif dans les relations professionnelles que l'on doit tisser avec nos adjoints et divers partenaires.
Les difficultés que nous rencontrons sont largement liées à un paradoxe:
Le directeur (et lui seul) doit continuer à avoir la responsabilité d'une classe pour d'une part ne pas perdre l'expérience du terrain et d'autre part rester un collègue comme les autres, mais, dans le même temps il réclame plus de temps de décharge (uniquement pris sur le temps de classe...) pour faire le "dirlo" dont les tâches sont différentes de celles d'un PE.
Et enfin, quand on veut être honnête et parler sans tabou, il faut mettre en balance les inconvénients (réels, pas les fantasmes) d'un statut et les inconvénients dus à l'absence de statut, c'est-à-dire la crise que nous vivons.
En quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l’école ?
Question épineuse en effet. Les mauvais résultats de l’école ne sont pas liés au seul problème du pilotage des établissements.
C'est vrai, mais cela en fait partie. Et un statut est la solution pour régler cette partie du problème. Bien entendu cela dépend du contenu de ce statut.
EnUne seule certitude, les rapports au sein de l’équipe s’en trouveraient, à terme, modifiés.
Là, il faudrait encore démontrer que les rapports actuels au sein des équipes est satisfaisant. De plus je ne vois pas en quoi une clarification de ces rapports, pour les adapter à notre époque, peut amener du négatif?
Dis, Pierrot Lombard, tu n'es quand même pas naïf à ce point. Rassure-moi.
" je ne vois pas en quoi une clarification de ces rapports, pour les adapter à notre époque, peut amener du négatif?"
Te rends-tu compte que les gens sont poussés à l'autoritarisme, à tous les niveaux ? Tu n'as pas entendu le ministre confier le problème des suppressions de postes aux recteurs ? Primes à la casse à l'appui ! Belle pression du ministre sur les recteurs qui, eux-mêmes, font pression sur les IA, qui eux, font pression sur les IEN. IEN pour l'instant patrons. Imagine juste un instant un dirlo ayant un statut d'autorité. Aussitôt, il devient le dernier maillon sur qui on peut faire pression.Et sur qui portera la pression des dirlos ? Je te le donne en mille : les adjoints. Tu n'as pas entendu parler des pressions faites à propos des évaluations ?
Même le plus doux des dirlos, sous la pression, peut aller au-delà des consignes et des attentes de ses supérieurs, par anticipation. Phénomène bien connu.
N'oublie pas qu'on est dans une perspective de compétition permanente qui ne peut qu'exacerber les gens et créer des tensions, des conflits.
Je ne dis pas que ce sera la règle parce les dirlos ne sont pas des cinglés avides de pouvoir. Mais le risque d'arbitraire et la tendance à l'autoritarisme existent. Moi, je dis : ATTENTION STATUT=DANGER. Et ne me fais pas dire n'importe quoi ! Ce n'est pas le statut en soi qui est un danger. C'est la pression qu'on impose qui transforme les gens même les plus solides.
Dans toutes corporations, il y a des bons et des mauvais, des autoritaires et des communautaires. J'ose espérer que nous en serons pas à gérer tel un dernier maillon les fermetures de poste. Je ne suis pas d'accord pour qu'on fasse cet amalgame.
Un statut n'est pas un danger du moment qu'on en fixe les limites...
STATUT=DANGER
Voilà typiquement le genre de raccourci qui discrédite n'importe quel discours. Un slogan n'est que le symptôme d'une pensée rabougrie. Pour transformer une peur irraisonnée de la hiérarchie en danger potentiel menaçant les pauvres adjoints, il faut avoir une piètre idée des directeurs d'école. Et la pression des IEN sur les dirlos, moi elle me fait bien rire. J'ai certainement passé l'âge d'avoir la trouille de quelqu'un de plus jeune que moi qui ne connait rien à mon métier, ou alors je suis particulièrement peu sujet à la crainte des dangers inexistants.
Pour mesurer ma naïveté Christian, lis cet article, et tu verras jusqu'où, aujourd'hui, dans la vraie vie, on peut pousser un dirlo:
http://www.dirlo.org/GoogleTapSG_article_1247.html
Et si là l'issue est aussi dramatique qu'exceptionnelle, ce jour j'ai reç un mail d'une dirlette et un coup de fil d'un dirlo qui vivent ce genre d'enfer.
Dans le 06, une dirlette est en procès (appel) parce qu'elle a du porter plainte pour harcèlement moral...
Sans compter toutes celles et tous ceux qui n'en arrivent pas jusque là mais sont brisés à jamais, dans la solitude et l'indifférence quasi générales...
Qui peut croire aujourd'hui que l'absence de statut du directeur d'école est le meilleur rempart contre les pressions de toutes sortes pour les adjoints ?
Faut-il être loin des réalités du métier pour prétendre pareille chose...
L'IEN est un "bon chef" (sous entendu "acceptable pour les adjoints") parce qu'il est loin ? Alors, expliquez-moi pourquoi tant de collègues adjoints vivent si mal l'annonce de leur inspection (et leur inspection aussi) ?
La vérité, c'est que si l'IEN veut fait pression sur des adjoints, il en a tout le pouvoir. Et ce n'est pas un directeur d'école, qui plus est sans statut, qui pourra s'y opposer. Donc si le gouvernement veut faire passer ses projets, funestes ou non, il en a déjà tous les moyens aujourd'hui.
C'est bien pour cela que la question du statut a bien du mal à avancer. Un statut pour les directeurs serait presque plus une emm... pour le gouvernement, que la situation actuelle. (Et là : SNipp/gouvernement = même combat).
Pas d'accord avec ce que tu écris, Denis :
"si le gouvernement veut faire passer ses projets, funestes ou non, il en a déjà tous les moyens aujourd'hui."
Tu sais comme moi que l'IEN on le voit une fois tous les 3, 4, 5 ans et parfois plus. Prends l'exemple d'un instit qui ne mettrait pas en oeuvre le projet d'école ou refuserait de travailler en cycle... Tu crois que l'IEN pourrait le contraindre ? Comment veux-tu qu'il vérifie que tout est OK dans la classe de cet instit ? Impossible !
Alors que si le dirlo a un statut, on fera pression sur lui pour faire le boulot que l'IEN ne peut pas faire. On lui dira qu'étant sur place, il a tout loisir de vérifier er d'IMPOSER !
Tu vois, l'ami, c'est tout le contraire de ce que tu dis.
Prends l'exemple d'un instit qui ne mettrait pas en oeuvre le projet d'école ou refuserait de travailler en cycle... Tu crois que l'IEN pourrait le contraindre ? Comment veux-tu qu'il vérifie que tout est OK dans la classe de cet instit ? Impossible !
Ce qui constitue bien l'essentiel de ton discours bien démago, Gégé...
J'ai souvenir, il y a quelques années, des premiers "résistants pédagogiques"? ceux-ci étaient de droâte et se reclamaient de Le Bris, quand les derniers sont de gôche et se parent de Meirieu.
Même logique entre ces différents groupes: au nom de leur fumeuse liberté pédagogique, ils mettaient en exergue leur liberté de conscience face à l'insupportable autoritarisme de tout gouvernement.
Tu n'entres en rien dans un débat qui est pourtant de fond, tu surfes simplement sur une petite vagounette bien pourrave, avec ton commentaire... En gros:
- un instit qui ne s'inscrit pas dans le projet d'école, obligation professionnelle, il a le droit !
- un instit qui refuse de travailler en équipe de cycle, obligation professionnelle, il a le droit !
En gros, pour Gégé-le-Démago (merci Renaud) un instit a le droit de faire ce qu'il veut comme il veut, en tout irrespect du droit, et il faut absolument le défendre dans cette démarche ?
Et le meilleur moyen pour défendre cet indéfendable serait bien que l'on maintienne un IEN trop éloigné, complété d'un dirlo sans statut, afin que ce "collègue" puisse continuer sans crainte qu'il puisse faire ce qu'il veut comme il veut.
Un syndicalisme s'opposant à un statut des dirlos ne servirait donc, en fait, qu'à défendre les guignols et les incapables ? Ce n'est pas très alléchant pour la quasi totalité des collègues, adjoints comme dirlos, qui bossent et font leur travail, non sous contrôle, non sous le le seul joug de leurs propres caprices, mais bien en fonction de leur éthique et de leurs engagements...
Semblable discours se comprendrait si tu étais agent de l'OGEC, membre du privé et défenseur de l'école privée. Il serait alors tout à fait logique de ta part que tu défendes les indéfendables et contribues ainsi à renforcer plus encore le confessionnel...
Venant de la part de quelqu'un qui se targue de son engagement "syndical", cela ne fait que corroborer les positions de ceux qui, comme moi, pensent et persistent à penser, que la politique actuelle du SNU consiste à dresser les adjoints contre les dirlos, et pis, si ça ne marche pas, ce qui est le cas, les guignols contre ceux qui bossent...
Au passage, gégé, et tes réponses à mes petites questions ? Elles arrivent enfin pour enrichir ce débat ? Ou faut-il que je te les rappelle ?
Thierry fabre
Le SNU prône l'irrespect des textes, maintenant? Voilà une information intéressante.
Autre contradiction du Snuipp,
Pas d'argent pour la création d'un statut au nom de la RGPP, par contre des créations de décharges supplémentaires: pour les écoles de 1 à 4 classes ( 1/4 ), pour les écoles de 5 à 9 classes ( 1/2 ) ...c' est à dire au bas mot à la louche plus de 8 000 créations d' ETP !
Et le Snu ronronne nous reprend sa Trinité: au nom du Temps , des Moyens et du Saint Argent...Plus de 20 ANS que ce discours ne change pour mieux rester figé à jamais et
condamner toute une partie de personnel à une non-évolution.
Le Snu prépare bien à l' avance les élections pros , le géant tremblerait-il ?
Hou La La La !!!!! ça délire grave, ici !!! Faut-il être à court d'arguments pour dire des choses pareilles...



"Semblable discours se comprendrait si tu étais agent de l'OGEC"
Quel rapport ? Qu'est-ce que ça vient faire là-dedans ?
"Le SNU prône l'irrespect des textes, maintenant?"
On en a assez disserté ici : les projets d'école sont dans leur IMMENSE majorité des COQUILLES VIDES. Ce sont les rapports de l'IGEN qui le disent. Ce ne sont que des mots, du papier, des dossiers. Rien de concret sur le terrain, dans les classes... Y a quantité d'instits qui ne se souviennent même pas de l'intitulé du PE de leur école !
Quant aux cycles, alors là... si vous trouvez une école qui les a mis en place, vous faites signe... Tous les rapports l'écrivent en long et en large. Beaucoup prennent même pétexte de la non application de cette réforme pour justifier un statut hiérarchique au dirlo. Pour qu'il impose sur le terrain ce que les IEN n'ont pas réussi à faire...
"le géant tremblerait-il ?"
Non, Lucien, pas toi, s'il te plaît... Sois sérieux. Laisse ça à d'autres.
Ce que tu écris dans ton dernier commentaire Gégé est consternant !
C’est la 4e dimension, un monde parallèle…
D’abord tu ne réponds pas à Denis. Denis constate que les réformes « funestes » passent comme lettres à la Poste.
De BE à la suppression des postes en passant par la semaine de 4 jours, des SRAN, du SMA (quand même !), de l’AP, du socle, du DUER et autre PPMS… tout démontre qu’il a raison.
Tout est passé, même la suppression des aides administratives. Un retour en deçà de ce qui était en place est présenté comme une victoire, c’est pour dire…
Donc, OUI, et sans contestation possible, dans le monde réel le GVT passe tranquillement ses réformes exclusivement économiques.
Et cela sans besoin, justement souligné par Denis, de délivrer un statut au dirlo. Non juste en étoffant confortablement les équipe IEN :
- des maîtres ( ?) informatiques qui s’occupent de faire en sorte que BE soit renseigné
- des CP pour le reste (on les nomme même ACMO !).
Ensuite, il y a , dans l’école réelle, tout ce que dit avec justesse Thierry.
Quand il y a conflit avec les adjoints-qui-ont-le-droit-de fire-ce-qu’il-veulent qui fait-on sauter ?
Le dirlo ! et si ça va plus loin, ben la dirlette est condamnée par la justice (http://www.dirlo.org/GoogleTapSG_article_1238.html), et si ça va plus loin…
Enfin, Si les PE, dans l’école vraie, avaient réellement cet envie de Liberté, pourquoi postuleraient-ils si nombreux aux postes qui les sortent de l’école pour faire partie des équipes IEN, où ils sont placés directement sous l’autorité d’un chef ?
les projets d'école sont dans leur IMMENSE majorité des COQUILLES VIDES.
Pas le nôtre, pas celui de mes collègues et de moi-même, pas celui que nous avons élaboré il y a trois ans et que nous avons respecté au pied de la lettre. Serait-ce que je suis un directeur d'école pour lequel l'animation de l'équipe pédagogique est une chose importante? Serait-ce qu'en lieu et place de masturbation intellectuelle nous nous contentons de réfléchir au bien-être de nos élèves et à ce que le projet d'école peut nous apporter en termes de travail d'équipe et de partage? Serait-ce que dans mon école le Conseil de maîtres, faute d'être décisionnel, joue son rôle? Serait-ce que l'abominable directeur que je suis, pourfendeur des abrutis incompétents dans ton genre, contempteur du SNU et de ses absurdités récurrentes, revendicateur acharné d'un statut, serait-ce donc que moi je fais mon boulot, contrairement à d'autres peut-être acharnés à disserter dans le vide sur la politique pédagogique de l'Etat? Il y a comme un souci. Et désolé si je considère que manifestement cela ne te gêne pas de prôner le non-respect des textes qui régissent l'école primaire publique de mon pays. Etrange pour une personne qui se prétend républicain. Etrange conception de la démocratie et de l'Etat de droit que celle d'excuser le refus d'appliquer les textes et programmes de vingt ans de gouvernements régulièrement élus. Désolé d'appeler un chat un chat: tes contradictions continuelles, tes refus de donner des réponses aux questions qui te sont posées, tes discours constamment à côté de la plaque, tes digressions ridicules, tes attaques personnelles contre des personnes qui se présentent sous leur nom alors que tu persistes à te cacher derrière un pseudonyme idiot, ton ignorance crasse de l'école qui montre bien que tu n'y as pas fichu les pieds depuis des décennies -si même tu y as eu les pieds un jour-, tout cela me fait vomir et dessert le syndicat dont tu te fais le champion (et qui devrait y mettre le "hola!" parce qu'à toi tout seul tu es une contre-publicité assez extraordinaire). Et c'est toi qui écris "ça délire grave" ? Je ne sais s'il faut en rire ou en pleurer.
Alors, comme chaque jour, je le dis et je le répète: les directeurs d'école de ce pays ont besoin d'être reconnus, il ont besoin d'un statut, afin d'avoir les moyens et la reconnaissance de leur mission. Non, les directeurs d'école ne sont plus depuis longtemps des enseignants comme les autres. Le statut que réclame le GDID, statut NON-HIERARCHIQUE, est une proposition digne, honnête et raisonnable.
Alors, comme chaque jour, je le dis et je le répète: le SNU, même si désormais il a décidé de nous jouer de la harpe afin de ne pas trop fâcher les directeurs avant les élections professionnelles, le SNU donc continue à nous mépriser et à mépriser nos légitimes revendications. Il faudra donc voter en octobre pour des syndicats qui ne nous méprisent pas, et ils commencent à être nombreux: SE, SGEN, SNE, CFTC, j'en ouyblie certainement. Tiens, j'irai même jusqu'à proposer de voter pour les syndicats comme FO qui refusent le statut mais au moins eux ne nous méprisent pas et répondent avec courtoisie et sincérité aux courriers que le GDID leur envoie.
Hélas c'est bien ce que je pensais : le SNUIPP est au final contre un statut pour pouvoir continuer à défendre son libéralisme pédagogique. Le Bris-snuipp même combat ! Laissez-moi faire ce que je veux sans contrôle , laissez-moi m'assoir sur les missions que le peuple français m'assigne à travers ses représentants, laissez l'école être pilotée à distance par les représentants de l'école virtuelle addictes aux tableurs excel .
Bref les motivations profondes s'opposent à mon sens à nos obligations de fonctionnaires : servir un public et non s'en servir.
Un statut ce n'est rien qu'une liste qui indique où commencent et où se finissent nos tâches. Une fois établit cette liste, benoîtement se pose alors le problème de mettre les mots en actes c'est à dire donner à la mission les moyens en temps en personnel en formation et puis ensuite en monnaie sonnante et trébuchante . Rien d'autre. Où est le problème ?
ha oui, je risque d'être pris la main dans le pot de confiture. Quelle tristesse de voir systématiquement suspectée toute une confrérie de pauvres tâcherons qui portent silencieusement les écoles sur leurs dos. ( voir liste des trucs à faire et que personne ne voit et ne veut faire à notre place ).
Et puis l'idée de croire que le dirlo serrait le juteux de service en bout de course des pressions des IA, c'est un gag ? Comme le dit Pierrot, ce non-statut il nous a protégé de quoi depuis 5 ans ? Et les dirlos c'est tous des Dupont Lajoie ?
Et je continue à dire que l'esprit de la réforme de 1989 était le bon : faire émerger le travail en équipe avec tout ce que cela implique
construire un projet pour chaque école conçut comme la mise en musique locale d'une partition nationale.
Dire que l'enfant n'est pas une tranche de saucisson annualisée mais le voir dans sa globalité.
dire que l'apprentissage n'est pas systématiquement de la transmission du face à face pédagogique mais peut aussi être pensé comme une activité autour de projet ( cf la main à la pâte l'éducation populaire, l'USEP etc etc... )
bref qu'un représentant syndical se gausse des cycles ,des projets d'école au lieu de s'intéresser aux conditoins qui ont fait échouer une réforme humaniste portée par des mouvements pédagogiques progressistes, à savoir l'absence d'un chef d'orchestre ,me navre.
Voir que la justification à l'opposition à un statut est le désir profond d'échapper à toute évaluation, tout contrôle pour pouvoir continuer à être propriétaire de l'école me choque.
Collègues directeurs, vous qui passez sans rien écrire, cela vous sied donc ? Réfléchissez à tout cela au moment de voter, sans tabous et sans préjugés.
Décès de Marc Monfray, article tiré de "Le Progrès" du 18/03 :
"Dans cette ultime lettre adressée à sa famille, ses proches, ses amis du conseil municipal de la commune de Garnerans, ses collègues, Marc Monfray regrette l’ambiance « délétère » qui régnait, selon lui, dans cette école de Dracé qu’il avait rejoint à la rentrée 2010. Pour l’instit expérimenté, le travail qu’il accomplissait avec passion depuis de longues années avait tourné depuis des mois au calvaire, avec cette nomination comme directeur dans cette bourgade du Beaujolais. « Il n’en parlait pas souvent, mais m’avait confié plusieurs fois que ça n’allait pas fort au boulot », se souvient Benoît, qui n’en était pas pour autant à soupçonner une pareille issue. Dans son courrier, Marc Monfray confie son mal-être. Il parle de nuits sans sommeil, de « stress et d’angoisse » et évoque, en des termes très durs, de mauvaises relations avec certains collègues de Dracé, indiquant « vivre l’enfer au quotidien ».
Cela fait vraiment froid dans le dos, ayons tous une pensée pour lui, RIP...
J'ai personnellement connu cette situation où on arrive à la limite de soi même avec des pulsions de destruction tant l'impasse est sans issue. Il suffit d'une adjointe particulièrement agressive contre ce qu'elle considère comme des atteintes à sa liberté pédagogique ( une histoire de code de photocopieur ). J'ai fuit devant l'absence de soutien réel de mon IEN ( que pouvait-elle faire d'ailleurs )et depuis je considère autrement mon métier de directeur. Je laisse filer car j'accepte l'idée qu'en l'absence d'un statut qui me protège et affirme mon autorité là où c'est nécessaire ( pas hiérarchique voir proposition GDID ) , l'Education Nationale ne mérite pas que je souffre pour elle.
Et combien on connu cela. Pas une semaine sans qu'on en ait des témoignages.
Je relis les propos de Gégé dans cette page, et comme directeur ça me fiche le cafard. De me faire traiter comme ça, d'être considéré aussi bas que ça après plus de trente ans de métier, j'ai l'impression d'être un pauvre type ou un couillon.
Je pense qu'il ne faut pas chercher à faire de la récupération, quelle qu'elle soit, avec une affaire aussi dramatique. Il ne faut pas le faire d'abord par respect envers notre collègue mais aussi par respect pour sa famille et ses proches. Ce qui est arrivé est inadmissible. Rien ne mérite qu'on en arrive à cette extrémité, que ce soit dans l'Education nationale, à France Télécom ou ailleurs. C'est un drame horrible.
Ceci dit et sans faire le moindre rapprochement avec ce drame affreux, on peut quand même discuter. Et notamment avec ce que tu as écrit, Grégoire. Je te cite, en partie :
"J'ai fuit devant l'absence de soutien réel de mon IEN ( que pouvait-elle faire d'ailleurs )et depuis je considère autrement mon métier de directeur. Je laisse filer car j'accepte l'idée qu'en l'absence d'un statut qui me protège et affirme mon autorité là où c'est nécessaire ( pas hiérarchique voir proposition GDID ) , l'Education Nationale ne mérite pas que je souffre pour elle."
Je ne sais pas ce qui t'est arrivé précisément. Mais ton IEN, manifestement, n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités. Peut-être, comme cela se produit trop souvent, n'a-t-elle pas voulu se "mouiller". Le fameux "pas de vagues" est trop souvent prétexte à l'inertie de pas mal de "responsables"...
Et pourtant, Grégoire, ton IEN dispose d'un statut d'autorité qui lui aurait permis d'intervenir. Hélas, un statut ne peut compenser l'incompétence, le côté carriériste ou le manque de courage de certains. Tu nous le prouves avec ton IEN.
Te concernant, tu penses qu'un statut, (non hiérarchique t'empresses-tu d'ajouter), t'aurait permis de te sortir d'une mauvaise passe. Comment le croire ? Même dans ton bon droit, si le statut ne te permet pas de réagir avec une autorité conférée par la hiérarchie, tu ne peux rien imposer de plus. C'est illusoire de le croire, Grégoire.
Messieurs les fachos: cessez de dire n'importe quoi sur le SNUipp. Ce syndicat est un syndicat à l'écoute de tous les collègues, y compris les directeurs. Il accepte le dialogue et la confrontation des arguments. Si vous avez un doute sur mes affirmations, contrôlez vous-mêmes en vous rendant à cette adresse:
http://www.dirlo.org/perso/compteur/snu.html
De la récupération, Théo? Je ne voulais pas en parler, mais il semble bien que ce soit sa mission de directeur d'école qui ait amené ce pauvre homme à ce geste terrible. Alors, épargne-nous tes leçons de dignité, surtout derrière ton facile anonymat.
@ ThéoTruc !
Facile de se retrancher derrière l'IEN qui ne voulait pas de vagues, qui ne voulait pas se mouiller, etc.
Il y a chez les IEN comme parmi tout groupe humain, ceux qui s'impliquent, se mouillent, soutiennent et d'autres qui fuient. Comme Grégoire, j'ai connu aussi une situation très difficile avec une "meute" (j'ose l'écrire, oui !) d'adjoints qui souhaitaient ma peau : la raison ? Je n'étais pas "chef", je n'étais pas "facho", pas "supérieur hiérarchique ou pas"...Simplement un directeur comme tant d'autres, soucieux d'une seule chose : que son école "tourne", dans le respect de la règlementation, du respect de la sécurité des élèves, des responsabilités du directeur lui-même.
Et je ne fais nullement d'auto-satisfaction...
Cela bousculait des habitudes, des choses enracinées chez certain(e)s, parmi lesquels (désolé de l'écrire aussi, mais c'est une réalité) adhérents chez-qui-vous-savez....) J'ai eu la "chance" (?) d'avoir un interlocuteur, l'IEN, qui lui a pris en charge le dossier et a rappelé, redéfini les domaines des uns et des autres. Il aurait pu tout aussi bien faire sauter le "fusible-commode-sans-satut", simple quidam de base, après tout comme les autres : car il est bien plus aisé d'en faire sauter un (devinez lequel ?) que de considérer que d'autres portent une responsabilité dans le dysfonctionnement d'une école.
Plus que jamais, j'ai bien bien compris que cette absence de statut, que certains considèrent comme inutile, comme un mauvais "bouclier", ne nous mettait pas à l'abri et ne protégeait en rien le directeur...
D'autres vivent encore (et il y en aura encore d'autres, c'est à craindre !) de telles situations ; tant que la spécificité du directeur n'aura pas été reconnue, son identité prise en compte, de tels errements, bien tristes, sont à même de se reproduire.
Alors je vais m'autoriser à donner un témoignage. Le mien.
Depuis le 24 janvier, je suis tombée. Une semaine de trop.
Le 4 ou 5° parent de la semaine qui menaçait de porter plainte contre l'école pour des broutilles. Celui ci a-t-il agité son doigt trop près de mon nez, avait-t-il l'air plus camé que les autres, sa propre détresse a-t-elle eu plus d'impact sur moi que les autres fois? Toujours est-il qu'après l'avoir enjoint de quitter les lieux, quand il a enfin quitté l'école et que j'ai appris que cet homme sortait d'HP, je me suis effondrée. Là , près de la cour, avant de prendre ma classe.
Les collègues ont réparti mes élèves, j'ai tenu à faire un rapport écrit le plus objectif possible de cet incident que je considère encore comme banal et j'ai appelé l'IEN pour la prévenir que trop c'est trop et que je m'effondrais; qu'elle essaie de me trouver un remplaçant disponible.
J'ai rangé mon bureau, ma classe, et je me suis rendue à l'inspection à sa demande. J'ai rencontré quelqu'un de solide. Elle a contacté la cellule psy de l'IA et j'ai pu avoir un rdv le lendemain.
"Burn out".Ce n'était que la goutte d'eau...je sais qu'ici vous comprenez tous ce que je dis, sauf les syndicalistes déchargés de classe.
Grâce à elle, ma généraliste ne m'a pas faite interner, comme elle estimait devoir le faire (la tentation étant grande pour moi de trouver une solution radicale, à l'image du collègue)...Mon congé maladie est renouvelé de mois en mois en même temps que mes ordonnances.
Je commence aujourd'hui à revoir le soleil; j'ai demandé l'an prochain à exercer à 80%: 1/2 journée de classe, en plus d'une direction de 8 classes, c'est tout ce que je pourrai donner.
Je vais encore voir mon pouvoir d'achat fondre un peu plus, en espérant que l'ien ne me retire pas la direction et son indemnité....
Je hais gégé/snu. Je me demande ce qu'a gagné le MEN avec moi. Pour l'économie d'un statut, il paye un remplaçant depuis déjà 2 mois...
Ainsi donc, le statut hiérarchique de l'IEN ne lui est pas suffisant pour remettre sur le droit chemin les adjoints qui s'égarent (sans parler des "pousse-au-crime), selon St Théo.
Alors en quoi un statut, même hiérarchique, pour le directeur le rendrait tout puissant sur ces mêmes adjoints ? Ce qu'IEN ne peut ...
Et si un statut hiérarchique est inutile car inopérant : pourquoi le SNipp ne revendique-t-il pas, au sein de la FSU, la suppression du statut des IEN (et celui de chef d'établissement par la même occasion) ? Voilà qui irait dans le sens de la RGPP sarkozyste derrière laquelle ce"grand" syndicat se cache tant pour mieux justifier sa défiance à notre égard.
Autre question : de quoi ont tant peur ces adjoints qui préfèrent un chef lointain à un collègue tout proche ? Sont-ils de simples adeptes du "pour vivre heureux vivons cachés ?" Mais qu'ont-ils donc à cacher ? Leurs bras cassés ? Il est vrai que ces apeurés sont autant de clients potentiels pour le SNipp. Là, SNipp rime furieusement avec manip., Théo.
Un statut n'exonère pas celui qui l'endosse d'un minimum de compétences pour l'assumer, dis-tu. Ben oui, évidemment ! Mais l'absence de statut non plus : nous en fournissons la preuve chaque jour. On ne revendique pas un statut pour faire croire qu'on est compétents, Théo. On revendique un statut pour reconnaissance des compétences que nous mettons en oeuvre dans notre métier au quotidien. Parce que pour ce qui est des directeurs incompétents... s'il en existe, ils ne restent pas en poste très longtemps... Entre l'IEN qui fera tout pour éviter un esclandre gênant, et des adjoints à bout (on peut le supposer, si le dirlo ne tient pas la route), aucune chance qu'il tienne plus d'une année scolaire...
En revanche, un statut pour le directeur remettrait chacun à la place qui est la sienne et éviterait que ce que je décrivais ci-dessus pour le directeur incompétent, ne touche de plein fouet d'excellents directeurs victimes de cabales, comme nous en avons tous connues ici et là (et je laisse à votre mémoire le soin de vous rappeler alors de quel côté est allée l'aide du syndicat "majoritaire" dans la majorité des cas... pour mieux juger des propos de circonstance des SNippiens de ce site)
Ne t'escrime pas, Françou, ces gens-là ne veulent pas entendre et refusent de comprendre. Pour eux, les directeurs d'école "sont des z'enseignants comme les zôtres". Que veux-tu qu'ils réalisent d'une situation qu'ils ne connaissent pas, ils n'ont pas mis les pieds dans une école depuis des lustres.
sans commentaire.
Entre directeur on sait que l'on sait.
s'il en existe, ils ne restent pas en poste très longtemps... Entre l'IEN qui fera tout pour éviter un esclandre gênant, et des adjoints à bout (on peut le supposer, si le dirlo ne tient pas la route), aucune chance qu'il tienne plus d'une année scolaire...
Je tiens à préciser, et je cesse de parler de moi et de tout prendre mal, que les adjoints vont bien, depuis 6 ans que j'exerce ma fonction.Et ils me témoignent régulièrement leur soutien, découvrant aussi ,en ce moment, nombre de tâches dont ils n'avaient pas idée.
Bravo Gégé, mille fois bravo.
Une fois de plus, tu appelles la profession, selon le terme consacré, à la désobéissance. Les cycles, mis en place nulle part ? Tu veux voir une école fonctionnant en cycles ? Viens chez moi, et tu verras ce que c'est à peu près dans toutes les matières, arts plastiques et musique exceptés.
Tu es encore plus idiot que je ne le pensais. Et les collègues qui prennent des heures pour monter des programmation de cycles en maths, français, histoire-géo, sciences en espérant ainsi que leurs élèves (tu sais les petits machins qui bougent, parlent et vivent et que tu as vus la dernière fois lorsque tu es sorti du CM2... en tant qu'élève) auront l'opportunité de balayer l'ensemble du programme et éviteront ainsi de faire trois années de suite la grotte de Tautavel et Alésia... Ce sont des cons, des illuminés ou bien des gens consciencieux qui essayent de suivre ce que les élus de la Nation ont décidé, après avoir été élus par le peuple !
Tu es minable dans tes assertions ! Du vent, du vent, rien que du vent. De la provoc, encore et toujours, à défaut d'arguments recevables.
Le collègue qui s'est suicidé, ça t'inspire quoi ? Encore un fasciste qui voulait imposer à de gentils résistants le diktat du Grand Capital ? Tu dois bander là, hein ! Un cheffaillon de moins, c'est toujours ça de pris, non ? Au moins un qui n'aura pas l'outrzcuidance d'apporter sa voix aux opposants du Gros Syndicat Majoritairement Minoritaire en octobre. Je dirais plutôt, un pauvre collègue qui ne connaissait pas le GDID, et qui n'a donc pas pu partager ses difficultés avec des gens de sa "classe", des personnes qui connaissent au jour le jour les mêmes difficultés, les mêmes problèmes.
Le problème vois-tu, c'est qu'apparemment, il y a quelques adjoints qui vont avoir du mal à se regarder dans la glace par là-bas. Parce que réussir en l'espace de 7 mois à achever un dirlo avec une solide expérience d'adjoint, il a fallu que ça soit raide de chez raide.
Relis ça : " Dans cette ultime lettre adressée à sa famille, ses proches, ses amis du conseil municipal de la commune de Garnerans, ses collègues, Marc Monfray regrette l’ambiance « délétère » qui régnait, selon lui, dans cette école de Dracé qu’il avait rejoint à la rentrée 2010. Pour l’instit expérimenté, le travail qu’il accomplissait avec passion depuis de longues années avait tourné depuis des mois au calvaire, avec cette nomination comme directeur dans cette bourgade du Beaujolais. « Il n’en parlait pas souvent, mais m’avait confié plusieurs fois que ça n’allait pas fort au boulot », se souvient Benoît, qui n’en était pas pour autant à soupçonner une pareille issue. Dans son courrier, Marc Monfray confie son mal-être. Il parle de nuits sans sommeil, de « stress et d’angoisse » et évoque, en des termes très durs, de mauvaises relations avec certains collègues de Dracé, indiquant « vivre l’enfer au quotidien »."
Les syndicats virent de leurs rangs ceux de leurs permanents qui se présentent sous l'étiquette FN aux cantonales, et je les soutiens pleinement dans leur démarche : il y a des opinions qui sont incompatibles ! Je demande donc officiellement au webmaster de DEL de gycler Gégé de ce site. Il n'a rien à faire ici, il provoque à l'extrême mais ne répond à aucune des questions qui lui sont posées. Il n'a pas le droit de tenir certains propos, dont ceux d'appeler à désobéir à nos obligations professionnelles. Nous sommes des fonctionnaires, nous devons respecter ce que nous impose notre statut. Et je précise tout de suite, pour éviter que la clique de crétins patentés viennent m'assassiner : il n'est pas dans mes propos question de respecter l'ordre de dénoncer des enfants juifs ou des enfants sans-papier pour faire plus moderne. Simplement, on se doit de respecter les programmes et les politiques éducatives décidées par la représentation nationale démocratiquement élue par la majorité des électeurs qui acceptent de se déplacer le jour d'un vote. Si l'on n'est pas d'accord avec tout ou partie de cette politique, comme c'est mon cas, on utilise son bulletin de vote, comme je vais le fairte demain. On peut même démissionner si c'est vraiment trop insupportable. Mais là, faut être un peu plus couillu qu'un petit Gégé-pas-de-morale. Ben oui quoi, être payé à branler et à soliloquer à longueur de journée sur l'avenri radieux que nous promet la prochaine journée de grève unitaire, ça occupe son délégué syndical permanent, non ?
Alors, là, Lionel, RESPECT ! Maintenant gégé 0 - contre gégé 2 ! Je m'octroi un point sur une passe lumineuse de Lionel.
Le passage sur les directeurs incompétents ne s'adressait bien évidemment pas à toi, Françou. Mon propos voulait simplement signifier que si l'on veut valablement défendre les directeurs, il faut aussi admettre que certains ne sont pas toujours défendables hélas. Ne pas le faire serait donner des arguments supplémentaires aux Gégé-Théo-Densi and Co pour jeter sans vergogne (comme ils tentent de le faire) le bébé avec l'eau du bain.
Je crois bien comprendre ce que tu ressens en ce moment, Françou. Oui, la pression est énorme sur nous les directeurs, et particulièrement ceux qui, à leur métier de directeur ajoutent celui d'assistant social, de médiateur, d'éducateur, de parent bis, de gendarme parfois, etc., etc., avec, à la clé, les emm.... et quasiment aucune reconnaissance.
Comment ne pas craquer, même avec des adjoints formidables, un IEN présent, etc. ?
Une des grandes difficultés de ce métier, c'est qu'il comporte, malgré les apparences, de nombreux moments de solitude, souvent inévitables...
Tiens, pour moi, le dernier en date remonte à vendredi. Quand nous avons appris le décès par suicide d'un de nos anciens élèves (13 ans...), qui était au collège en 5ème... Son petit frère, ses cousins sont dans notre école. La maîtresse qui a le petit frère en classe cette année a eu le grand 3 années de suite. Une émotion énorme. Et il faut gérer, et il faut que l'école continue à vivre, et il ne faut pas craquer ? Parce que nous serions des "superman/superwoman" ? Et pourtant, on essaie de tout faire pour tenir, parce que si le directeur ne tient pas, qui alors le fera ? Mais à quel prix ?
La misère dans laquelle se débattent bien des familles de mon école, en RRS, n'est pas qu'économique et sociale. C'est ma 5ème année dans cette école. C'est le 5ème décès que nous affrontons : 4 décès de parents, et celui de M. avant hier, le plus terrible... Oui, ça use, lentement, insidieusement mais sûrement.
Alors, ceux qui, au prétexte que nous (ne) serions (que) des enseignants-comme-les-autres, nous dénient tout droit à un statut, ceux-là ne sont que de piètres imbéciles qui ne comprendront jamais rien à ce que nous sommes, vivons et faisons. Qu'ils aient au moins, à notre sujet, la décence de se taire, ici et ailleurs.
Décidement, on est toujours dans les mêmes stéréotypes, s'arrêter pour une jambe cassée , ça ne nous pose aucun problème, mais dès qu'on qu'on le fait pour comment dire ... usure, burn_out, c'est pas du tout la même image qu'on se renvoie. Les vieilles représentations ressortent très vite. Françou, prends du recul. Tout peut s'arranger. De toutes façons, ceux qui n'ont pas craqué sont ceux qui risquent de le faire.
Moi, j'ai vraiment l'impression d'être dans un système bonus-malus sans bonus
Ne nous fatiguons pas trop: Gégé et les siens sont binaires: bons ou mauvais. Nous sommes mauvais parceque dans le camp des dirlos, doublement mauvais parcequ'en plus nous réclamons une reconnaissance pour le travail important que nous effectuons chaque jour dans l'école.
Nous ne devrions exister que dans l'ombre, pour faire le boulot ( car il faut bien quelqu'un pour le faire), en couvrant au besoin les erreurs de certains adjoints irresponsables ( hé oui, il y en a..;); fusibles de préférence anonymes .
Que les CP s'ingèrent de plus en plus dans la vie de l'école de façon si autoritaire que des plaintes de collègues remontent jusqu'à l'IA, ils s'en fichent ( ou soutiennent le CP), que l'IEN décide de tout, ils s'en fichent, que le principal commence à mettre son grain de sel, ils s'en fichent, que des adjoints gavés à leur prose anti dirlo pourissent la vie de leur dirlo, ils s'en fichent.... et pourtant certains adjoints aimeraient bien avoir un dirlo avec statut ( ça existe aussi), il y aurait enfin une possibilité d'amélioration de carrière pour ceux qui le souhaitent, on aurait probablement des postes occupés par des gens motivés et stables ( et pas forcément les petits chefs que l'on veut bien nous décrire).
Le statut un système idéal et parfait ? certainement pas mais un système plus juste, améliorant le fonctionnement et l'autonomie de l'école ça oui . tout le monde l'a compris sauf qui vous savez mais là, la couche est épaisse.
Juste une pensée pour notre collègue que je ne connais pas, dont je ne connais pas l'histoire douloureuse mais dont je devine la solitude, la peine et l'isolement parceque je suis dirlo depuis pas mal d'années et que nous "y passons tous" à un moment où à un autre au cours de notre carrière. La solitude du chef n'est-ce pas Gégé?