Le 15 avril dernier, le SNUDI-FO a publié un
journal spécial consacré à la direction d’école. Au-dessus d’un dessin montrant un directeur croulant sous les charges de travail, le titre de ce document annonce clairement la
couleur :
Satisfaction des directeurs d’école :
OUI
Création d’un « statut » de
directeur : NON
Nous avons décidé de publier de larges extraits de cette publication dans laquelle le
SNUDI-FO exprime clairement sa position à l’égard de la situation des directeurs d’école. Dans son article, Roland Thonnat, Secrétaire
Départemental, soupçonne les autorités ministérielles de vouloir « différencier toujours plus la fonction de directeur de celle d’enseignant, bref,
créer un second métier ». A ses yeux, le directeur est un enseignant comme les autres. Certes avec des charges et responsabilités supplémentaires qui ne cessent de s’accumuler et qui
nécessitent une aide particulière, notamment sous forme de décharges de cours et d’indemnités financières mais sans reconnaissance statutaire. Surtout pas !
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A l’évidence, les charges de travail et les
responsabilités des directeurs se multiplient. Dans le même temps, les indemnités ne suivent pas et les décharges sont notoirement insuffisantes. Personne ne peut être dupe : cette surcharge de
travail et de responsabilité a un but : différencier toujours plus la fonction de directeur de celle d’enseignant, bref, créer un second métier.
Dans le même temps, grand battage est fait autour de la revendication de quelques « responsables » syndicaux ou associatifs, de création d’un statut de directeur d’école
impliquant la « réforme » de l’actuelle fonction administrative, définie par le décret de 1989 pour lui substituer un emploi fonctionnel
d’autorité.
Et comme par miracle, le Premier ministre FILLON confie le 19 mars dernier une mission au député REISS, initiateur du projet de loi sur les E.P.E.P., « pour réfléchir à un statut des directeurs et des écoles».
La ficelle est un peu grosse. Qu’ils ne comptent pas
sur le SNUDI-FO, syndicat indépendant pour couvrir peu ou prou cette opération de destruction de l’école républicaine et du statut de ses enseignants.
C’est ce que vient de réaffirmer le Conseil National
du SNUDI-FO des 24, 25 et 26 mars 2010
« Le CN rappelle l’opposition historique et constante
jusqu’à ces dernières années du mouvement syndical enseignant à la création d’un corps particulier de directeur d’école, disposition qui reviendrait :
- à détruire l’administration et la gestion
départementale du corps des enseignants du premier degré ;
- à développer une logique de gestion des personnels
par établissement, s’apparentant à une gestion des ressources humaines calquée sur les entreprises privées
- à remettre en cause le statut général de
fonctionnaire d’état et le statut particulier de tous les enseignants du premier degré, directeurs et adjoints.
Le CN
condamne sans ambiguïté toute tentative ministérielle de remettre en cause le décret de 1989 pour aller vers la création d’un tel statut ou vers celle d’un emploi fonctionnel de directeur lui
conférant une responsabilité hiérarchique, administrative et pédagogique vis à vis de ses collègues adjoints.
Il dénonce le profilage de certains postes de
directeurs décidés par les IA dans certains départements.
Le CN mandate les instances du syndicat national pour
prendre trous les contacts nécessaires et prendre toutes les dispositions pour organiser la mobilisation des enseignants du premier degré pour obtenir l’abandon de ce projet ».
EPEP et
contractualisation : Les directeurs au cœur de tous les enjeux !
S’appuyant sur la volonté des élus lyonnais
« d’associer les directeurs au péri scolaire », le SNUDI-FO a rendu public le projet de la Ville de Lyon, mobilisé les enseignants afin de
« mettre en échec cette tentative » de transformation « d’écoles en Etablissements
Publics ».
Au-delà
des économies (mutualisation) de postes d’enseignants et de personnels municipaux, il s’agissait de transformer les directeurs en « managers d’écoles
», employés municipaux, afin de gérer « le temps de l’enfant » : accueil du matin, temps de midi, études…, les directeurs devenant ainsi les
garants du projet éducatif municipal global élaboré par la municipalité et de la convention de projet et de moyens passés entre la ville et chaque école.
Le SNUDI-FO s’est adressé à la ville de Lyon pour
dénoncer cette opération et réaffirmer ses revendications :
- Maintien du statut de fonctionnaires d’Etat pour les
directeurs.
- Non à toutes tentatives de municipalisation de la
fonction de directeurs.
L’école publique ne peut avoir qu’un seul statut :
celui de l’école républicaine laïque.
Depuis des années, les ministres tentent de modifier
le statut de l’école publique républicaine. En effet, l’existence d’un directeur par école ramenée aux 55 000 écoles maillant le territoire national, est un des chaînons constitutifs de l’école
républicaine. Ce projet passe par l’instauration d’un prétendu statut juridique particulier à chaque école en lieu et place du statut unique existant : celui de l’école communale publique
républicaine et laïque.
C‘est un des aspects de la mission confiée au député
REISS, initiateur du projet de loi sur les E.P.E.P. Cette offensive vise à organiser le transfert juridique de l’école publique aux collectivités territoriales, voire à la privatiser à l’image de
ce qui s’est passé à France Télécom ou à la poste.
Les
E.P.E.P. : une machine de guerre contre l’école républicaine
Notre syndicat a dénoncé dès leur conception ces EPEP
dont le fonctionnement, les personnels et l’enseignement délivré seraient totalement placés sous l’autorité d’un conseil d’administration présidé par
un élu. C’est-à-dire … la fin de l’école publique républicaine. Pour l’heure, cette opération a avorté à l’image du projet annulé sur la ville de Lyon. Mais le projet de loi n’a pas été pour
l’instant abandonné.
Fusions
et fermetures d’école : le processus s’accélère
De tous les départements remonte la même tendance. Les fusions, voire des disparitions complètes de groupes scolaires se multiplient. Le plus souvent, il s’agit d’annexer
les écoles maternelles, mais ce sont aussi des fusions d’écoles entières qui sont programmées. Le but recherché est d’arriver à constituer des groupes de 12 à 30 classes, c’est-à-dire …. de futurs E.P.E.P.
La
position du SNUDI FO est claire :
NON aux
statuts propres à chaque école - Un seul statut : celui de l’école républicaine
NON aux
fusions et suppressions d’écoles – maintien des 55 000 écoles maternelles et élémentaires sur tout le territoire national – maintien d’un directeur par école
Temps de
service et décharges des directeurs d’école
L’emploi du temps d’un directeur d’école est, chaque
jour un peu plus, une véritable course contre la montre pour tenter de faire face à la multiplication des tâches qui lui sont imposées. Dernière en date, avec les décrets Darcos, l’obligation qui
lui est faite d’organiser et de coordonner, au sein de son école, les 60 heures d’aide personnalisée ; mais n’oublions pas toutes les récentes contraintes engendrées par la mise en place de base
élève, des évaluations CE1/CM2… etc.
Combien de directeurs, croulant sous le poids de ces
charges, ne peuvent plus discerner ce qui est réellement important de ce qui ne l’est pas et semblent « passer leur vie » à l’école. Il est donc essentiel de préciser trois points :
Le directeur, comme le spécifie le décret n° 89-122 du
24 février 1989, appartient au corps des instituteurs et professeurs des écoles ; ses obligations de service sont donc identiques en tous points à celles de ses collègues.
Un IA ou un IEN ne peut imposer à un directeur, par
exemple, une obligation de présence lors du déroulement de l’aide personnalisée ou des stages de remise à niveau durant les vacances, ou encore à d’interminables réunions avec divers
partenaires.
Le directeur a pour seule obligation d’être présent
24h par semaine dans son école + une somme d’heures annualisées correspondant à 60 heures pour l’aide personnalisée, 6 heures pour la tenue des conseils d’école, 18h d’animations pédagogiques et
24 heures pour les conseils de maîtres et de cycles… un point c’est tout !
Le directeur, quel que soit le nombre de classes dont
il a la charge, a besoin de temps de décharge pour assurer à la fois le travail régulier qui relève de sa fonction mais aussi la somme d’imprévus qu’il a quotidiennement à gérer.
Le système de décharge tel qu’il est actuellement
instauré et pratiqué est loin d’être satisfaisant :
- pas un directeur ne peut et ne doit être privé de
décharge
- pas un directeur ne doit être contraint à travailler
au-delà de ses obligations statuaires de service.
Toutes les décharges de services doivent donc être
renforcées et améliorées.
Mastérisation et directeurs : de nouvelles tâches qui se
profilent
Il est devenu incontestable que la mastérisation vise
à remplacer les enseignants titulaires par les étudiants en Master et les stagiaires à bas prix. Mais qui va se retrouver en première ligne pour accompagner les stagiaires et les étudiants sans
formation dans les écoles... A n’en pas douter, les directeurs seront fortement sollicités !
Les
revendications du Congrès de Seignosse (Landes - mars 2008)
- Amélioration du régime de décharges de service pour tous les directeurs, pas un
directeur sans décharge statutaire
- Pour une réelle amélioration financière (85 points d’indice pour tous, soit 305
€).
- Pour le versement aux « faisant-fonction » d’une rémunération identique à celle
des directeurs qu’ils remplacent.
- Pour des stages de formation de qualité, y compris pour les chargés d’école
- Abandon de la signature par le directeur des autorisations de sorties
scolaires
- Allègement des tâches
Défendre
le décret n° 89-122 du 24 février 1989 contre le projet de statut de directeur d’école
« Le Conseil
National condamne sans ambiguïté toute tentative ministérielle de remettre en cause le décret de 1989 pour aller vers la création d’un tel statut ou vers celle d’un emploi fonctionnel de
directeur lui conférant une responsabilité hiérarchique, administrative et pédagogique vis à vis de ses collègues adjoints. Il dénonce le profilage de certains postes de directeurs décidés par
les IA dans certains départements ». Résolution du CN d’Autrans - 24 au 26 mars 2010.
Face à l’offensive gouvernementale pour la mise en
place d’un statut de directeur d’école, le décret de 89 devient le seul rempart réglementaire.
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Ce texte, réactualisé lors du Conseil National de mars 2010, met en lumière le fossé qui
s’est creusé entre le SNUDI-FO et les directeurs d’école qui ne partagent pas du tout cette vision passéiste d’un « enseignant comme les autres ».
Ce syndicat peut-il ignorer que 93 % des directeurs se sont exprimés en faveur d’un statut dans l’enquête IFOP initiée par le GDID ?
Quelques « responsables syndicaux
professionnels » peuvent-ils décider en lieu et place de plusieurs dizaines de milliers de directeurs de ce qui est bon pour eux ? Au nom des adjoints ? Les ont-ils seulement
interrogés pour connaître leur position au sujet de la direction de l’école ? Ne voient-ils pas les milliers de postes vacants qui, année après année, marquent une désaffection pour le
métier ? N’ont-ils jamais pris connaissance des multiples rapports qui rendent compte des difficultés croissantes rencontrées par les « collègues chargés de direction » ?
Manifestement, la direction nationale du SNUDI-FO n’a aucune idée de ce qu’est devenu le
métier de directeur d’école en 2010. Arc-boutée sur son dogmatisme politico-syndical, elle refuse l’adaptation de l’école au XXIème siècle. Ce faisant, le SNUDI-FO prend une énorme
responsabilité : celle de voir l’école publique perdre de plus en plus son crédit au profit d’établissements privés qui, eux, ont d’autres moyens de fonctionner…
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Syndicat à tendance "gauchiste" et vieillot . C'est à jeter !
Syndicat de petits bambins ! Sucette à donner !
Glou-glou
J'ai lu cela ce matin d'un derrière distrait...
Bof rien de nouveau de leur côté. Surtout ne leur dites pas que Mao est mort ! ce serait trop brutal.
http://www.cftc-educ.com/modules.php?name=Blogs&op=billet&bid=2
"ceux qui nous représentent " ???
La CFTC ? 1,3 % à la CAPN 12/2008
Il ne tient qu'à toi, qu'à nous de faire progresser ce chiffre.
Mais sache que pour le moment, jusqu'à preuve du contraire, la CFTC est un syndicat représentatif quelque soit son chiffre. Et elle fait partie de ceux, car elle n'est pas la seule, qui défendent au plus haut niveau le statut du directeur.
Il ne tient qu'à nous de donner plus de poids à ces syndicats. Il arrive un moment où les directeurs doivent s'interroger sur le paradoxe qui fait que 93% sont pour un statut et que X% vote pour un syndicat qui prône le conseil de maîtres décisionnaire.
JeanRoger
La CFTC : 1,3 % à la CAPN = pourcentage des 93% des 10000 dirlos (sondés) sur le nombre d'enseignants total(environ). Tu ne feras pas beaucoup plus tant que la profession dans son ensemble ne sera pas convaincue.Donc ptêt que ce n'est pas qu'un problème de dirlos...
Tu as raison. D'ailleurs, il ne me semble pas avoir dit que c'était un problème de dirlo. Je disais et je répète que la CFTC est représentative, disons au sens juridique, et quelle défend au plus haut niveau du pays le statut de directeur... et qu'elle a donc une influence sur ce sujet.
Le problème vient aussi qu'à l'EN elle n'a pas les moyens envahissants d'autres syndicats du fait aussi qu'elle n'est liée à aucun parti politique, qu'elle est mal connue et plutôt bien connue à travers le prisme de ceux qui la caricature en la médisant en disant des choses fausses sur elles: fachos, cathos, réacs, etc. Un d'histoire du syndicalisme en France leur ferait le plus grand bien.
La CFTC : 1,3 % à la CAPN = pourcentage des 93% des 10000 dirlos (sondés) sur le nombre d'enseignants total(environ). Tu ne feras pas beaucoup plus tant que la profession dans son ensemble ne sera pas convaincue.Donc ptêt que ce n'est pas qu'un problème de dirlos...
Densi, tu démontres l'inverse:
c'est essentiellement un problème de dirlos, puisque malgré un mal-être avéré, prouvé et démontré (MGEN, CSS, DEGESCO...) aucune améliration, ni même un ralentissement à la dégradation de nos conditions de travail... au nom de l'implication "indispensable" de la profession, qui s'en bat les nèfles ne répondant que très faiblement à chaque enquête syndicale.
Voilà pourquoi , par exemple, n'avons-nous pas été exempts de l'Aide Personnalisée.
C'est bizarre que ni toi, ni Gégé, ni Théo occultez cet épisode.
Il démontre, une fois de plus, l'impasse des revendications uniquement basées sur l'AVOIR.
Erreur de Densi :
"La CFTC : 1,3 % à la CAPN = pourcentage des 93% des 10000 dirlos (sondés) sur le nombre d'enseignants total(environ)"
Chiffres non comparables. Je suis allé retrouver les résultats des élections de 2008 et ceux donnés sur le site de l'IFOP.
CFTC = 1,34% des votants (particiapation de 62,6 %) = 2730 voix environ
Enquête IFOP = 10 094 dirlos qui ont répondu soit plus de 9380 OUI au statut.
C'est net, non ?
FO n'a jamais cessé de stigmatiser tout ce qui, de près ou de loin, laisse vaguement supposer qu'un pouvoir 'local' puisse intervenir, d'une manière ou d'aune autre. Une partie vraisemblablement assez importante des responsables de ce syndicat ou de quelques personnes actives n'a pas d'autre mot à la bouche que 'communautarisme 'dès que la démocratie désire s'exprimer d'une autre manière que celle autoritaire et unique qui n'autorise aucun projet particulier dans l'Education N.
Le discours qui voudrait laisser croire qu'il s'agit de la liberté pédagogique des enseignants qui serait remise en cause en cas de modeste changement dans la manière de faire fonctionner une école ne masque qu'un discours politique radical. Les vrais problèmes des écoles et les difficultés des directeurs qui sont continuellement en hausse, ils ne connaissent que de loin.
CFTC = 1,3%
Pour les mêmes élections:
SNUDI-FO avec 7,81% et du SGEN-CFDT 7,42%.
Franchement, même sur les chiffres y a pas de quoi pavoiser.
Paradoxe ou malentendu ?
"s'interroger sur le paradoxe qui fait que 93% sont pour un statut et que X% vote pour un syndicat qui prône le conseil de maîtres décisionnaire"
Je dirais plutôt malentendu. Dans la discussion avec des collègues qui seraient dans ce paradoxe, on se rend vite compte que c'est le mot "statut" qui a créé le malentendu. Par "statut", beaucoup de collègues pensaient reconnaissance financière accompagnée de moyens notamment en décharge. Finalement, ils se retrouvaient en accord avec ce que nous réclamons depuis longtemps pour les dirlos : une amélioration des décharges et une revalorisation financière.
Le paradoxe n'est donc qu'apparent. D'autant que les élections pros ont eu lieu 2 ans après le fameux sondage et que c'est toujours les résultats du dernier scrutin qui priment et annulent les résultats antérieurs.
Si on en croit la nouvelle consultation du GDID lancée sur la direction, il semble apparaitre qu'à la question: souhaitez-vous un nouveau corps, la réponse est oui à plus de 90%.
Nous en sommes à plus de 3000 retours de réponses de directrices et directeurs qui ont décliné leur identité.
Alors Théomachin, faut pas prendre ses fantasmes de syndicaliste pour des réalités.
Théo, je comprends de plus en plus ceux qui t'envoient paître sans ménagement.
Tu réclames de la considération alors que tu te fous de notre gueule de plus en plus ouvertement.
D'autant que les élections pros ont eu lieu 2 ans après le fameux sondage et que c'est toujours les résultats du dernier scrutin qui priment et annulent les résultats antérieurs.
Comment peux-tu comparer tranquillement des élections à une enquête?
Les élections régionales ont annulées ont annulé la Présidentielle?
Par "statut", beaucoup de collègues pensaient reconnaissance financière accompagnée de moyens notamment en décharge. Finalement, ils se retrouvaient en accord avec ce que nous réclamons depuis longtemps pour les dirlos : une amélioration des décharges et une revalorisation financière.
Et le fait qu'ils continuent à demander à être d'abord reconnu POUR obtenir des moyens n'affecte pas ton cerveau dérangé?
Et le fait que nous n'obtenons RIEN en ne basant les revendications uniquement sur l'AVOIR, (ex: l'AP) n'entame pas ta foi?
Et la FSU ne défend-elle pas le corps des professeurs d'EPS, dans le secondaire?
Et dire doctement à des collègues qui en prennent plein la gueule (enquêtes MGEN et CSS DEGESCO !!!!!!) qu'il faille continuer à faire ce qui a échoué depuis 20 ans parce qu'un statut des directeur n'est pas la solution AMEN, c'est nous traiter en adulte?
Tu es un dangereux malade Théo, et je comprends de mieux mieux le désamour de la profession pour le type de syndicalisme que tu représentes.
une amélioration des décharges et une revalorisation financière.
Mais bien sûr, et le cul de la cremière... Toujours aussi péremptoire contre l'évidence, mon pauvre garçon. Cela s'appelle de la "toute puissance", en termes psychiatriques, et c'est souvent un signe d'infantilisme.
Ah Théo...!
"ce que nous réclamons depuis longtemps pour les dirlos" et avec le succès que nous connaissons tous pour le vivre au quotidien.
Quant à ton couplet sur le malentendu, on atteint le grandiose. Selon toi, plus de 9000 dirlos auraient répondu sans comprendre la question. Belle marque d'estime !
Remarque Salinator, 90% de 3000 (ça doit être le nombre de gdidiens à peu près)ça va bien chercher dans les 2700, soit 6% des dirlos, soit le chiffre de la CFTC (1,34% de la profession -ok je mélange dirlos et enseignants mais bon on ne se refait pas
)... Ce n'est quand même pas le raz de marée d'autant plus
qu'il y a eu ce qu'il faut comme relance...
@Densi
On ne se connait pas. Je suis syndiqué au SNUipp. Je suis aussi membre du GDID.
Je découvre ton commentaire. Un argumentaire ? Foutaise. Rien. Du vent. De la mesquinerie.
Que tu sois contre l'obtention d'un statut pour les dirlos, je l'accepte. Mais ce dernier commentaire n'apporte rien. Si ! Pardon ! Quelqu'un va aussi te rappeler le nombre de votants aux dernières élections syndicales...
A te lire, j'entends les commentateurs politiques des régionales. "Ils ont gagné... Ils ont perdu..." Mais avec quelle participation ! Et là, plus un mot... C'est conjoncturel. Alors stop. Trouve ce qu'on appelle "des arguments"...
Qu'en à moi, je ne crois plus àune revalorisation. Je milite pour qu'on précise mes responsabilités. Un clin d'oeil : sortie de l'école + bus. Dis moi ce qu'ont fait les syndicats pour que nous n'ayons plus à demander au chauffeur son numéro de permis et touti quanti... Qu'ont fait nos syndicats pour lutter contre des textes départementaux que nous ne pouvons ni appliquer ni faire appliquer... Veux-tu que je rappelle qui est le garant du fonctionnement légal de l'école ? Et là, que dis-tu ? Je ne t'entends plus...
En aucun cas, je ne veux être le supérieur hiérarchique. Mais si l'école tourne, c'est aussi très souvent parce qu'un homme ou une femme, pas comme les autres, se farcissent un boulot supplémentaire (que, chez moi, PAS UN DES MES COLLEGUES ne voudraient).
Alors oui, je veux que mon boulot d'instit pas comme les autres soit reconnu.
kermg
@Densi: Parles-nous du raz-de-marée des dirlos du SNuipp
Et 93% des 10094 directeurs pour le statut de la consultation IFOP, c'est une petite vaguelette?
Dis-nous plutôt qui tu es qu'on rigole vraiment (moi je sais).
Je suis le premier à dire que c'est très bien qu'il y ait possibilité pour tous d'avoir ses idées représentées par une organisation syndicale. C'est la démocratie et il faut conserver cette possibilité.
D'un autre côté, cette richesse a ses inconvénients : le paysage syndical est morcelé. Et ça, ce n'est bon pour personne. Sauf pour le pouvoir en place qui joue sur les divisions et la faiblesse de chacun des syndicats.
Alors, faut-il souhaiter un regroupement des forces dans les gros syndicats pour mieux se faire entendre ? Vaste débat qui n'est pas simple...
@Kerm:
« Veux-tu que je rappelle qui est le garant du fonctionnement légal de l'école ? Et là, que dis-tu ? Je ne t'entends plus. »
Le directeur d'école veille à la bonne marche de l'école et au respect de la réglementation qui lui est applicable.( BO 1089). Tout est dit.
Un banquier ne fait pas qu'encasser l'argent, il doit aussi en connaître la provenance...(blanchiement d'argent par ex)
Le problème, Gégé, est de savoir si l'inconvénient du pluralisme syndical (le morcellement) est la cause ou la conséquence du faible taux de syndicalisation en France. J'aurais tendance à penser que le pluralisme devrait être un atout plutôt qu'un handicap pour une bonne syndicalisation : avec la pléthore de syndicats existants, gros ou petits, chacun devrait trouver "chaussure à son pied". Or, c'est le contraire... Conclusion ? Ne serait-ce pas la façon dont fonctionnent, pensent, agissent les syndicats qui serait en cause, bien plus que leur nombre ?
Et l'exemple des directeurs d'école n'est-il pas révélateur de cette situation ?
Le pouvoir en place joue de ces divisions dis-tu. Mais si ton syndicat jouait pleinement le rôle que les directeurs attendent de lui par rapport à leur problématique, où en serait-on aujourd'hui ? A la même place qu'il y a 20 ans, comme c'est le cas aujourd'hui ? Et où en seriez-vous sur le plan de la syndicalisation ? (D'ailleurs, on parle toujours "résultats aux élections", mais combien de syndiqués au SNU ? Car la force d'un syndicat, c'est d'abord le nombre de ses syndiqués, non ?)
Le pouvoir joue surtout de l'incapacité des syndicats à être forces de proposition. Le pouvoir joue de ce que les syndicats, trop souvent, se cantonnent dans la défense des "zacquis"; quand la meilleure défense, serait justement l'attaque.
Et comment attirer les syndiqués potentiels avec de telles pratiques ?
N'accuse pas trop vite et trop commodément le "pouvoir en place" quel qu'il soit. Balaie devant ta propre porte, fais ton examen de conscience honnêtement et, alors mais seulement alors, tu pourras venir nous donner, à nous pôvres dirlos en déserrance, le fruit de tes profondes cogitations. C'est alors que le débat commencera à être constructif (peut-être).
faut-il souhaiter un regroupement des forces dans les gros syndicats pour mieux se faire entendre?
C'est très drôle, ça. J'en ai déjà lues ici des vertes et des pas mûres, mais qu'un représentant du syndicalisme stalinien y écrive ça m'ébarnoufle! Qu'on puisse avoir un culot pareil me sidère. Epaté, le Pascal!
Car la force d'un syndicat, c'est d'abord le nombre de ses syndiqués, non ?
Quand on aura compris et intégré ça, on aura un pas décisif en avant.
Si les moyens des syndicats ne dépendaient que de leurs adhérents, en plus de l'indépendance il y aurait l'écoute et le service.
Un syndicat , c'est quoi ?
Une structure qui a besoin de gens malléables , qui votent "bien" . Comme le premier degré .
Nous n'avons qu'une note "pédagogique" tous les 4 ans et entre temps que faisons-nous ? ....? je parle pour ceux et celles qui n'ont pas trop le devoir professionnel !!!
Donc à quoi cela servirait d'avoir un "contrôleur=directeur" dans les pattes ?
Ainsi va le monde du 1er degré!!!!