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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

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La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 17:10

 

Le 31 janvier, Bernard Toulemonde, Inspecteur général honoraire de l’Education nationale était l’invité d’Emmanuel Davindenkoff au micro de France Info. Le thème de cette interview : l’Education nationale passe de l’administration au management.

Il nous a semblé intéressant de retranscrire, en entier, cette interview au cours de laquelle Bernard Toulemonde a retracé les différentes étapes qui ont conduit à la réforme progressive des ressources humaines de la rue de Grenelle. Propos également intéressants car l’ex-IGEN donne sa vision du « bon chef d’établissement » tout en reconnaissant que c’est « un colosse aux pieds d’argile » ou encore que « le roi est nu ». (pour écouter cette interview, cliquer ICI)

 

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« E.D. - Bernard Toulemonde, vous êtes Inspecteur général honoraire et surtout vous êtes un des meilleur spécialistes de l’administration de l’Education nationale à moins qu’il faille dire management aujourd’hui ?

B.T. - Lentement mais sûrement, oui, effectivement, on est en train de passer d’une administration classique à une administration de management de l’Education et la date de début, en gros, c’est 1987 quand le ministre a créé la Direction de l’Evaluation et de la Prospective (DEP) et le mouvement s’accélère.

Il s’accélère pour trois raisons : La première, c’est la compétition internationale. On sait que l’éducation joue un grand rôle dans la compétition internationale et donc l’Europe fixe des objectifs aussi aux systèmes éducatifs.

C’est aussi les consommateurs d’école, les usagers aujourd’hui ; ils exigent des résultats.

E.D. - En clair, nous… enfin, les parents, les citoyens…

B.T.  - Et même les enseignants pour leurs propres enfants et enfin, c’est la raréfaction des moyens publics. C’est un point très important : faire moins… euh… faire mieux en tout cas avec moins ou en tout cas avec autant.

Et donc, on constate depuis 1987 qu’en réalité on a eu trois phases : Dans la première phase, on s’est intéressé aux élèves, c'est-à-dire qu’on a évalué les élèves.

E.D. - C’est le moment où on voit fleurir les palmarès des lycées et autres qui viennent des chiffres des ministères…

B.T. - Voilà. Et ça, c’est le risque effectivement qu’il n’y ait qu’un palmarès mais l’Education nationale a cherché justement à sortir du palmarès et à faire des évaluations des élèves sur des enquêtes très, très précises, très pédagogiques et donner aux enseignants les moyens d’évaluer les forces et les faiblesses de leurs élèves.

Dans un deuxième temps, on s’est intéressé aux établissements, aux académies et même à l’Education nationale en général. C'est-à-dire qu’on a fait des évaluations des établissements scolaires. L’Inspection générale a fait des évaluations des établissements scolaires, des académies et puis la Direction de l’Evaluation et de la Prospective a sorti tous les documents sur l’état de l’école. C’est un livre qui est bien connu sur la géographie de l’école…

Et depuis 2005, on est rentré dans une troisième phase. Cette fois on s’intéresse aux personnels et on a ajouté un petit mot : Evaluation et Performance.

E.D. La Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance (DEPP)

B.T. - …et de la Performance.

E.D. – Il fallait bien en faire quelque chose un jour. Alors on en fait quelque chose avec, entre autres, ces primes pour les chefs d’établissement. La fameuse prime, les 6000 € tous les trois ans, annoncée par Luc Chatel à ce même micro, il y a quelques jours. Qu’est-ce que ça a de nouveau ?

B.T. – Oh, ça a… c’est nouveau très partiellement. Pourquoi ? Parce que les chefs d’établissement, aujourd’hui, heureusement, les proviseurs et les principaux de collège, ils ont un régime indemnitaire relativement important. C’est vrai que beaucoup d’entre eux se donnent beaucoup à leur tâche et le régime indemnitaire, en gros, par an, c’est de 4000 à 7000 € pour les chefs et pour les adjoints de 3,5 à 6000 € par an. Et alors…

E.D. – Le régime indemnitaire, c’est la prime en langage courant.

B.T. – Oui, c’est toutes les primes de… responsabilité, de ceci, de cela… qu’ont les chefs d’établissement. Et l’idée, au fond, du ministre c’est d’ajouter une prime de performance, cette fois. Prime de performance qui serait de 6000 € sur 3 ans, c'est-à-dire de 2000 € par an.

Alors, en réalité, à ce moment-là, ça s’appelle les PFR, c'est-à-dire les primes de fonction et de résultats ; ça, l’ensemble de la fonction publique, aujourd’hui, tous les fonctionnaires sont soumis à ce nouveau régime de primes qui s’appelle la prime de fonction et de résultats.

E.D. – Question : pour les chefs d’établissement, un des critères qui sera pris en considération, Luc Chatel l’a dit, ce sont les résultats des élèves. Les enseignants n’y sont pas pour rien dans les résultats de leurs élèves or un chef d’établissement n’a aucun pouvoir managérial, puisqu’on emploie ce terme, sur les enseignants. Le roi est nu.

B.T. Absolument. Le roi est nu et je dis que c’est un colosse aux pieds d’argile. C'est-à-dire qu’il est comme un PDG dans son établissement mais en réalité il n’a pas autorité sur l’essentiel de son établissement, c'est-à-dire les enseignants. Alors, dire que c’est par rapport aux résultats de ses élèves, non, franchement. D’ailleurs les chefs d’établissement ne sont pas d’accord sur ce point-là et ne peuvent pas garantir ça.

Qu’est-ce qu’un bon chef d’établissement ? Au fond, est-ce celui qui est docile par rapport aux ordres qu’il va recevoir ?

E.D. – Ce qui est une des craintes des syndicats enseignants qui ont même parlé de servilité.

B.T. – Tout à fait. Est-ce que c’est celui dont on n’entend pas parler parce qu’il achète la paix sociale dans son établissement ? Celui-là, il ne dit rien, il ne demande rien à personne. Il se débrouille dans son petit coin.

Ou bien, le bon chef d’établissement, c’est celui qui mouille sa chemise, qui mobilise ses personnels et il n’a que sa force de conviction ? Il n’a d’autre pouvoir que sa force de conviction. Est-ce que c’est celui-là le bon chef d’établissement ? Eh bien, moi, je crois que c’est ça.

E.D. Faire reposer une politique publique sur la seule force de conviction, c’est quand même peut-être un peu léger… Est-ce qu’un jour on va aller vers le salaire au mérite des enseignants ? Parce que c’est aussi la crainte qu’il y a derrière. Parce que si on parle performance des chefs d’établissement et des établissements, à un moment, on parle de performance des enseignants…

B.T. – Absolument. Mais déjà aujourd’hui, les enseignants l’oublient et ne le disent pas, ils avancent. Et leur avancement aujourd’hui, il est soit au grand chois, soit au choix, soit à l’ancienneté.

E.D. – Ils n’avancent pas tous de la même manière…

B.T. – Ils n’avancent pas tous de la même manière. Leur salaire n’est pas le même en fonction de leur notation car c’est ça l’essentiel, c’est la note. Aujourd’hui, ce système de notation des enseignants des enseignants est archaïque. Tout le monde est d’accord là-dessus, simplement, les syndicats ne veulent pas de système avec l’évaluation au mérite. Mais je pense qu’il faut trouver un autre système de gestion des ressources humaines.

E.D. – Peut-être qu’on vous retrouvera un jour pour parler de performances des enseignants… »

 

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Les directeurs d’école peuvent à maintes reprises s’approprier les propos de Bernard Toulemonde notamment lorsqu’il justifie le régime indemnitaire des chefs d’établissement en déclarant : « C’est vrai que beaucoup d’entre eux se donnent beaucoup à leur tâche ». Ou encore lorsqu’il décrit les qualités du « bon chef d’établissement ». Là aussi, plus encore que les personnels cités par l’ex-IGEN, le directeur d’école « mouille sa chemise » et a besoin d’une « force de conviction »  hors du commun pour mobiliser son équipe et faire tourner son établissement. Car lui, sans statut, ne peut compter que sur sa seule « force de conviction »… et rien d’autre. Pas même les primes. Et comme le dit très justement Emmanuel Davidenkoff, « faire reposer une politique publique sur la seule force de conviction, c’est quand même peut-être un peu léger… ».

Quand le ministre et les syndicats enseignants le comprendront-ils enfin ?

 

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Commentaires

Comme la tradition veut que les commentaires d'un billet ne soient plus lus dès lors qu'un nouveau billet est ouvert, je fais ici mon ultime commentaire sur le site "Directeurs en lutte". Ultime car je refuse de continuer par mes propos à intrinsèquement soutenir une entreprise de désinformation quant à l'éducation nationale et quant au travail des directeurs d'école. Effectivement, en continuant à répondre aux commentaires politiquement orientés de trois individus qu'il est inutile de nommer, d'autant qu'ils assument manifestement la lâcheté de leur anonymat et n'en changeront pas, je leur laisse une tribune pour exprimer tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi, et surtout qui n'ait aucun rapport avec la légitime revendication des directeurs d'école à une reconnaissance institutionnelle, à un traitement digne, à un statut leur permettant d'exercer pleinement leur fonction. Rien ne me garantissant la qualité de ces personnes pour parler au nom des enseignants, ni même qu'ils sont trois individus distincts, je ne peux persister à transformer ce site aux objectifs dignes d'attention en foutoir syndical pour trois clowns dont le premier et unique objectif ici est de dénigrer l'actuel gouvernement par tous les moyens, y compris par le mensonge, l'omission, le procès d'intention ou la troncature de citation.

 

Je passerai donc peut-être de temps en temps lire les commentaires, mais je confirme définitivement que je ne posterai plus rien. Du moins tant que l'anonymat y restera la règle. Un homme digne de ce nom qui veut exposer ses opinions, et encore plus un enseignant, doit les assumer. Moi qui n'ai jamais craint de perdre l'estime des imbéciles ignorants, je tiens à ma propre dignité. Je regrette de ne plus pouvoir par ma plume soutenir "Directeurs en lutte" dans sa quête légitime, mais je souhaite à ses administrateurs d'être une pierre angulaire de sa réussite pour le bien de tous les directeurs d'école de ce pays. Et je les remercie d'avoir supporté pendant ces longs mois le "danger pour la démocratie" que je suis.

 

Signé: Pascal Oudot, directeur d'école maternelle en Côte d'or, fonctionnaire depuis plus de trente ans au service du public et fier de l'être.

Commentaire n°1 posté par Pascal Oudot le 02/02/2011 à 19h38

Le "système de notation des enseignants des enseignants est archaïque. Tout le monde est d’accord là-dessus, simplement, les syndicats ne veulent pas de système avec l’évaluation au mérite. Mais je pense qu’il faut trouver un autre système de gestion des ressources humaines."

Les choses ont l'air de s'accélérer. C'était peut-être déjà dans les cartons si l'on se réfère à ce qu'écrit le SE-Unsa :

"Entretiens de carrière : le SE-Unsa refuse le passage en force
Nous avons été alertés sur l’existence d’une expérimentation d’entretiens de carrière pour les collègues ayant 2 ou 20 ans d’ancienneté.
Le ministère en avait fait mention dans le cadre du pacte de carrière mais une concertation avait été annoncée sur le sujet. La seule annonce vaut à l’évidence, une nouvelle fois, concertation ! En effet, d’après les informations que nous avons recueillies sur le terrain depuis, et confirmées maintenant par le ministère, c’est une expérimentation qui est lancée dans toutes les académies sur une ou plusieurs circonscriptions pour le premier degré, dans quelques établissements pour le second degré.

La généralisation rapide du dispositif serait même annoncée !

- Pour le premier degré ce sont les IEN qui sont appelés à mener ces entretiens, mais une lettre de la DGRH indiquerait aussi qu’à défaut les CPC, voire les directeurs pourraient être sollicités.-

- Pour le second degré, ce sont les chefs d’établissement puis, à la suite, les conseillers mobilité nommés dans les rectorats.

Au SE-Unsa, nous ne sommes pas opposés au principe de ces entretiens parce qu’ils peuvent répondre à la demande de collègues. Mais nous contestons la méthode. Non seulement il n’y a eu aucune concertation au plan national, mais la profession n’a eu aucune information, ce qui est inacceptable.

Pour certains, recevoir une lettre, les appelant à rencontrer rapidement leur supérieur hiérarchique peut être très déstabilisant et cause d’un grand stress. Nous avons déjà des témoignages en ce sens et nous l’avons dénoncé au CCHS du 27 janvier.

D’autre part, nous contestons la menée de ces entretiens par le supérieur hiérarchique direct. C’est source de confusion avec la procédure d’inspection.

Le SE-Unsa a exposé ces griefs à la Directrice Générale des Ressources Humaines lors d’une audience le 28 janvier et lui a fait part des consignes données à la profession :
- ces entretiens doivent être proposés et non imposés ;

- les collègues CPC, directrices et directeurs d’école doivent refuser de mener ces entretiens si jamais ils étaient sollicités ;

- les modalités doivent être revues ainsi que le calendrier : pas de généralisation sans bilan de l’expérimentation.

Le SE-Unsa a obtenu d’être reçu par le chargé de mission sur ce dossier dès cette semaine. "

Voilà qui se précise. Je ne comprends pas bien l'histoire des entretiens aux enseignants "ayant 2 ou 20 ans d’ancienneté". On va vite le savoir si, comme le dit le ministère, il y a une "généralisation rapide du dispositif".
Dans l'annonce du ministère, l'IEN naturellement conduira ces entretiens. Exit le dirlo qui éventuellement pourra suppléer l'IEN mais APRES les conseillers pédagogiques. Le dirlo arrive au bout de la chaîne alors que c'est lui qui connaît le mieux son équipe.
On voit déjà, dans la réaction du SE, une manière d'empêcher le dirlo de pratiquer ces entretiens. Il doit refuser ! Tiens donc, ça me rappelle les consignes données pour les "maîtres directeurs"...

Commentaire n°2 posté par Moira377 le 03/02/2011 à 09h45

"une lettre de la DRH indiquerait...."

Le premier, ici ou là, qui met la main sur cette lettre est prié de nous le dire....

Commentaire n°3 posté par henri le 03/02/2011 à 11h21

"On voit déjà, dans la réaction du SE, une manière d'empêcher le dirlo de pratiquer ces entretiens. Il doit refuser ! Tiens donc, ça me rappelle les consignes données pour les "maîtres directeurs"..."

Moi, la position du SE me va bien.

On ne peut pas continuer à endosser, les unes après les autres, les charges/responsabilités de chefs d'établissement alors que l'on ne voit l'ombre des prémices de l'esquisse de l'idée d'aucun statut de dirlo.

Stop !

Ou bien j'ai un statut dont fait partie cette tâche et j'assume. Ou bien, et c'est le cas, je n'ai pas de statut (et pas de prime de résultats et tutti quanti) et dans ce cas, je ne fais pas le taff.

Oui, on est les mieux à même de connaître les membres de nos équipes. De là à conduire des entretiens d'évaluation, il y a de la marge. Donc si l'IEN venait à me demander de faire ce boulot, ce serait un refus poli mais surtout très argumenté !

Personnellement, je ne souhaite pas, même avec un statut, avoir à évaluer (et donc noter) mes collègues. Je pense que c'est avant tout le boulot de l'IEN. Ce dont j'ai besoin en tant que dirlo, c'est de suffisamment d'autonomie pour l'école et l'équipe, condition nécessaire à un pilotage réel par le directeur. L'évaluation de mes collègues : pas mon truc., parce que ce faisant, je serais juge et partie... Situation difficilement tenable avec un statut (cf : le "colosse aux pieds d'argile"), totalement intenable sans statut. Très peu pour moi.

Le débat me paraît plus ressortir d'un curseur à déplacer entre circos et écoles, mais pas le curseur de l'évaluation/notation, non : celui du pilotage.

Finalement, pour les dirlos, le sujet de l'article de DEL est quasiment un "hors sujet"...

(PS : si une idée de prime de pilotage venait à germer dans la tête de quelque ministre de l'éducation nationale, puisqu'on parle de prime ...! A moins que l'on ne réclame... la prime "déprime", parce que s'il y a une catégorie qui la mérite...)

Commentaire n°4 posté par denis08 le 03/02/2011 à 21h15

"Personnellement, je ne souhaite pas, même avec un statut, avoir à évaluer (et donc noter) mes collègues. Je pense que c'est avant tout le boulot de l'IEN. Ce dont j'ai besoin en tant que dirlo, c'est de suffisamment d'autonomie pour l'école et l'équipe, condition nécessaire à un pilotage réel par le directeur."
Je ne partage pas complètement ta position Denis. Pourquoi ? Parce qu’à mes yeux, c’est une autonomie de façade. Et ça le restera tant que l’IEN aura le rôle de super directeur. D’ailleurs, je note qu’on ne cesse de le renforcer dans ce rôle. D’autant plus facilement que le directeur n’a pas de statut.

Tu parles d’autonomie pour l’école et l’équipe. Que mets-tu derrière ces mots ? Autonomie pour pouvoir prendre certaines décisions qui nécessitent actuellement l’aval de l’IEN : mise en place de l’AP, projet d’école…etc. On est bien d’accord là-dessus. Effectivement c’est important pour la vie de l’école. Je ne suis pas persuadé que ça  permette d’influer sur les résultats de nos élèves. Or, c’est le problème n° 1 de l’école en France.
On voit bien dans les collèges et les lycées que les principaux et les proviseurs n’ont aucun pouvoir sur leurs enseignants. B. Toulemonde dit ce que tous les politiques disent : que les chefs d’établissement n’ont aucune chance d’améliorer les résultats des élèves dans la mesure où ils n’ont pas autorité sur l’essentiel de son établissement, c'est-à-dire les enseignants. Il utilise le mot "essentiel". Par hasard ? Non.
Dans tous les rapports parus dernièrement, on retrouve cette même volonté sous-jacente de donner de l’autorité aux chefs d’établissement et même aux directeurs d’école. Quand les syndicats parlent de prime à la servilité, ils ont pris conscience que cette prime est une façon détournée d’amener les principaux et les proviseurs à s’impliquer davantage dans le contrôle et l’orientation du travail des enseignants.
Et nous, pauvres directeurs, nous en sommes à refuser toute contrepartie qui serait liée à un statut. Je m’explique : je ne pense pas qu’on nous fera le cadeau de nous amener sur un plateau un beau statut rien que pour alléger notre tâche et permettre notre reconnaissance. A lire les rapports qui avancent des pistes sur le sujet, il apparaît que l’on attend autre chose du directeur d’école. Bien sûr, on flatte son ego, on reconnaît qu’il est surchargé, qu’il fait un double métier mais on ajoute souvent insidieusement qu’il n’a aucun pouvoir sur ses adjoints. C’est là, me semble-t-il, que nous avons une carte à jouer. L’octroi d’un statut à la condition que nous acceptions de prendre davantage de responsabilités dans la conduite de notre établissement. En réduisant, par voie de conséquence, le rôle de l’IEN d’ailleurs fortement contesté mais qu’on conserve faute de situation de remplacement.

Commentaire n°5 posté par Martinez le 04/02/2011 à 10h30

pour rire...

La circo faisant partie de l'expérimentation, le collègue  concerné (20 ans) m'a décrit: il y avait juste l'IEN-A et l'entretien a porté sur le bilan personnel mais aussi sur le 'métier' (les plus,les moins...) et sur les perspectives de carrière et là une seule : ' pensez à devenir directeur'....

Commentaire n°6 posté par Densi le 04/02/2011 à 12h58

La CFTC EDUCATION NATIONALE souhaite la généralisation des entretiens professionnels qui ne sont en rien des entretiens d'évaluations. La notation des enseignants reste du domaine des IEN dans le 1er, du chef d'établissement et des inspecteurs dans le second degré.
Cet entretien professionnel doit permettre aux enseignants au début de leur métier et après 20 années de fonction de faire le point sur leur carrière ; besoin de formation continuée, envie de changer de métier, etc.
La formation, tout au long de la vie, la Validation des acquis de l'Expérience (VAE) doivent permettre à chacun de rester maître de son parcours professionnel. L'entretien professionnel est un moment important dans cette volonté.
La CFTC EDUCATION NATIONALE regrette et n’entend pas que ce soit le supérieur hiérarchique ou le directeur d'école qui interviennent dans un dialogue où justement la notion de hiérarchie ne doit pas exister. Cela provoque confusion entre évaluation professionnelle et perspective professionnelle.
La CFTC EDUCATION NATIONALE fera part au ministère de la nécessité de libérer ces entretiens professionnels de toute hiérarchie et de nommer des interlocuteurs indépendants de l'évaluation pour participer à ces entretiens.
MICHEL TRUDEL
Président
CFTC EDUCATION NATIONALE

Commentaire n°7 posté par Michel Trudel le 04/02/2011 à 14h27

Le GDID écrit une lettre ouverte au président de la République Française:

C'est ici !

Commentaire n°8 posté par JeanRoger le 04/02/2011 à 20h33

De tout ce qu'on lit ici, je crois qu'on peut tirer 2 leçons.

1. l'igen interrogé à la radio nous le confirme et l'expérience des principaux de collège et des proviseurs de lycée est là pour nous le rappeler : l'amélioration des résultats scolaires de notre jeunesse n'est pas dépendante du fait que les responsables d'établissement aient ou non un statut professionnel. Contrairement à ce que nous disent certains, non, non et non, ce n'est pas cette mesure qui peut changer le classement de l'enseignement français. L'igen dit clairement que les principaux et les proviseurs ne peuvent rien changer aux résultats scolaires. Je préfère, quant à moi, que ce soit une autorité incontestable qui le dise.

2. l'histoire de l'évaluation des enseignants nous incite à la plus grande vigilance. Elle montre que le pouvoir n'a pas renoncé à son idée de faire des proviseurs, des principaux et maintenant des directeurs, des relais d'autorité pour qu'ils deviennent vraiment les supérieurs hiérarchiques des profs. On commence par une expérimentation incolore et indolore pour évaluer une certaine catégorie de personnels puis, une fois que le dispositif sera installé, il apparaîtra naturel de l'étendre. Naturellement, cette mesure rejoint ce que je disais dans le point n° 1. Tout est lié. Il y a une logique et une cohérence entre ces 2 textes qui semblent n'avoir rien de commun entre eux. Vigilance. Vigilance...
Heureusement, on peut annoncer que Luc Chatel renonce à réaliser l'évaluation des PE par les conseillers pédagogiques et directeurs. Une bonne chose. Mais il faut aller plus loin. Et sur ce point, l'unanimité syndicales est de mise. C'est une bonne chose.

Commentaire n°9 posté par Théo62 le 05/02/2011 à 08h56

Très amusant de lire sous les doigts de certain le recours à "une autorité incontestable" (au fait, c'est quoi une "autorité contestable" ?). M. Toulemonde, grand commis de l'État dans le domaine de l'Éducation Nationale, appelé au secours pour défendre un point de vue, cela ne manque pas de sel ; passons...On préfèrera peut-être le point de vue d'autres "autorités incontestables" notamment les acteurs de terrain que sont les directeurs d'École : mais au regard de quelques uns ils n'ont pas d'autorité et sont contestables....

L'argument sur le rapport entre statut du chef d'établissement et réussite des élèves (le premier n'ayant aucune influence sur la seconde) est un serpent de mer comme on en connaît bien et fortement utilisé par avance pour dénigrer aux directeurs d'école toute prétention au statut.

C'est oublier (volontairement) les multiples différences qui régissent en l'état les établissements concernés :

 - un premier dégré où prédomine la petite enfance (pour faire court) ; des structures sans existence juridique ; des équipes de taille relativement réduites ;

- un second degré où l'adolescence et la "jeunesse" se taillent une part de lion, avec ce que ces moments de la vie supposent d'oppositions, de "révoltes" larvées, de décrochage scolaire ; des "bahuts" souvent de taille inhumaine, etc.

S'appuyer sur ce dernier cas pour dénigrer le premier (alors qu'aucune expérimentation suivie d'une évaluation n'a jamais été faite) paraît un peu simpliste : mais brandir un épouvantail peut par contre toujours servir.

Quant au directeur comme supérieur hiérarchique, il a déjà été assez rappelé ici-même et à de nombreuses reprises ce que cela signifiait pour qu'il soit inutile d'y revenir...

Entre épouvantail et chiffon rouge....

Commentaire n°10 posté par henri le 05/02/2011 à 21h08

"1. l'igen interrogé à la radio nous le confirme et l'expérience des principaux de collège et des proviseurs de lycée est là pour nous le rappeler : l'amélioration des résultats scolaires de notre jeunesse n'est pas dépendante du fait que les responsables d'établissement aient ou non un statut professionnel."

Faux Théo62. Ce n'est pas ce que dit l'IGEN.

Il ne dit pas, comme tu le prétends en faisant un  contresens, que le fait d'avoir un statut ne c hange rien aux résultats scolaires des élèves, il dit : "il estcomme un PDG dans son établissement mais en réalité il n 'a pas autorité sur l'essentiel de son établissement, c'est-à-dire les enseignants."

Ce qui signifie pour l'IGEN que ce qui pose problème ce n'est pas le fait même d'avoir un statut : ce qui pose problème, c'est son contenu.

Il faut donc comprendre (inférence, cher Théo62) que si le statut de chef d'établissement donnait les "pleins pouvoirs" au principal ou au proviseur, c'est-à-dire le pouvoir de piloter pédagogiquement et non plus simplement administrativement son établissement, avec ce que cela implique au niveau des profs (et donc de leur recrutement, poussons leur logique jusqu'au bout), alors le système améliorerait ses résultats (dont ceux des élèves).

Que tu sois d'accord ou pas avec cette affirmation est une chose. Que tu fasses un contresens en est une autre, beaucoup plus fâcheuse. Car c'est à force de refuser de voir la réalité en face (quitte à tordre discours et autres points de vue différents des vôtres) que le SNipp va finir par faire aboutir ce qu'il prétend combattre.

Pour finir, ce n'est pas un statut, hiérachique ou non, qui fera disparaître, chez celles et ceux qui l'ont, la "force de conviction" qui permet à un responsable, quel qu'il soit, d'emmener son équipe. Cette force de conviction est une condition nécessaire pour faire, bien, le boulot. Elle n'est absolument pas suffisante (cf: nous les dirlos).

 

Commentaire n°11 posté par denis08 le 06/02/2011 à 12h01

Le snu est une bandes de grands c... inconséquents: à force de refuser un statut de peur qu'il ne soit hiérarchique, ils vont arriver exactement à ce résultat que nous mêmes ne voulons pas!!! Et c'est là qu'on va "rire". Les dirlos, les vrais risquent de se retirer de la partie ... et qui prendra les postes? Question idiote...les habituels pistonnés. ( Tu vois Oudot pourquoi je ne veux pas donner mon identité: baver de temps en temps du politiquement incorrect ne se fait pas ...mais c'est tellement bon)

Commentaire n°12 posté par françou le 06/02/2011 à 21h58

Le discours extrèmement partial de Theo and Co se passe de commentaires: il y a les " bons " pouvoirs: ceux de l'Igen, de l'IA et de l'IEN, les principaux et les proviseurs ( dont on ne remet jamais en cause la légitimité alors qu'ils pourraient réclamer pour eux un " statut" copié sur celui des dirlos) et puis les mauvais, les pervers avides d'une autorité malfaisante, les dirlos du premier degré.

L'école peut être dirigée par tous à partir du moment où les dirlos continuent de se charger du quotidien et que les décisions concernant son fonctionnement soient prises par des gens extérieurs à l'école. Curieuse conception de la proximité; ça laisse rêveur....

Commentaire n°13 posté par merlin le 06/02/2011 à 22h31

Après avoir été directeur, je suis adjoint dans une école internationale où mon directeur est mon supérieur hiérarchique qui vient dans ma classe pour évaluer ma capacité d'accueil des enfants, la prise en charge de la difficulté de chacun...et en aucun cas sur la pédagogie.

Et vous savez quoi, je n'en suis pas mort ; pas plus que mes 120 collègues de divers pays. Pour ces collègues et même pour le directeur, cela paraît incongru une école sans un responsable avec des prérogatives lui permettant de faire son boulot de resposnable...

Commentaire n°14 posté par montagny le 06/02/2011 à 23h10

Rapport Reiss: la CFTC Education Nationale a participé à un groupe de travail sur le statut du directeur d'école.

Le 15 décembre 2010, notre organisation a participé au groupe de travail sur la direction d'école réunissant autour du GDID les syndicats suivants : SE-UNSA, SGEN-CFDT, CFTC Education. Cette réunion avait pour but de confronter nos premières analyses sur le rapport REISS, publié il y a peu, et d'envisager ensemble les suites à y donner. Après un tour de table de présentation chacun a présenté ses analyses.

http://www.cftc-educ.com/modules.php?name=Blogs&op=billet&bid=147

Michel Trudel

Président de la CFTC Education Nationale

Commentaire n°15 posté par Michel Trudel le 07/02/2011 à 07h24

Le commentaire de Théo est consternant de désinformation!

Ce qui m'amuse c'est qu'en aucun moment on ne pointe les CP dans cette histoire.

On peut comprendre que cet entretien, s'il doit exister, soit dirigé par un IEN. 

Si on donne corps au métier de directeur, il peut être envisageable que cela fasse partie de ses attributions.

Mais un Conseiller Pédagogique!????

Commentaire n°16 posté par Pierrot Lombard le 07/02/2011 à 07h57

J'ai oublié de citer le quatrième syndicat qui a particpé à ce groupe de travail: @venir école.

Commentaire n°17 posté par Michel Trudel le 07/02/2011 à 08h51

Initiative du SNUipp pour la direction d'école

Le SNUipp interpelle ce jour le Premier Ministre pour qu’il rétablisse l’aide administrative à la direction d’école et pour qu’il ouvre des discussions sur ce dossier.
Dans le même temps, il propose aux écoles de s’adresser directement au Président de la République grâce à une carte postale exigeant la pérennisation de cette mission au service de l’école et de la réussite des élèves.

Cette question sera aussi au cœur de la journée de grève du 10 février pour un autre budget pour l’avenir de l’école. Le SNUipp appelle les enseignants des écoles à y participer massivement.

"Monsieur le Premier Ministre,

Je tiens à attirer votre attention sur la situation actuellement vécue par les directrices et directeurs des écoles primaires. La responsabilité et les tâches liées à la direction d’école se sont considérablement alourdies (organisation de l’aide personnalisée, dispositif de réussite éducative, accompagnement éducatif, ….).

Depuis la rentrée scolaire, nombre d'entre eux sont privés de leur aide administrative. En effet, plusieurs milliers de contrats d'Emplois de vie scolaire (EVS) affectés à cette mission ne sont plus renouvelés faute de financement. La disparition brutale de cette aide alourdit considérablement la charge de travail et rend plus difficile l’accomplissement de leurs missions.

Pour cette année, si le vote d’un amendement parlementaire doit permettre de retrouver le même nombre d'emplois aidés qu'en janvier 2010, il ne contribuera pas pour autant au retour de l'aide administrative perdue depuis la rentrée scolaire à la suite du non renouvellement des contrats. En réalité, les EVS sont employés en priorité sur la mission très importante de l’accompagnement des élèves en situation de handicap qui nécessiterait également la création d'un véritable métier.

Nous vous demandons, Monsieur le Premier Ministre, de confirmer l’engagement du ministère de l’Education nationale de permettre à chaque directeur d’école de bénéficier d’une aide administrative.

Nous vous demandons d’ouvrir des discussions pour que les tâches des directeurs soient mieux définies et mieux reconnues, pour rendre pérenne et statutaire l’aide administrative en assurant le recrutement de personnels qualifiés.

Dans l’urgence, nous vous demandons d’assurer le renouvellement des contrats d’EVS et de permettre à chaque école d’en disposer. L'intérêt des élèves, le bon fonctionnement de l'école, la reconnaissance des personnels engagés pour une meilleure réussite de tous exigent, Monsieur le Premier Ministre, que nos demandes soient entendues."

Commentaire n°18 posté par Dedel le 07/02/2011 à 09h33

Mais qu'est-ce qu'attend alors le SNUipp pour venir rejoindre l'intersyndicale et le GDID?

Commentaire n°19 posté par JeanRoger le 07/02/2011 à 10h20

Ben parce que si les uns VEULENT avancer et obtenir des améliorations, le SNUipp RESTE dans l'écran de fumée... Il nous prend encore et encore pour des truffes.

1- en considérant que la direction n'est qu'une succession de tâches administratives.

2- en ne proposant une ouverture de discussion uniquement basée sur une aide pérenne.

Alors qu'il est évident que la définition du métier de directeur est une absolue priorité et que c'est de cette définition que l'on 

Où sont passées les revendications issues des États Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école organisés par le SNUipp?

rideau de fumée!

Qu'ont dessiné les 1000 délégués dépêchés à Paris par le SNUipp pour la direction de l'école?

rideau de fumée!

 

Non Dédel, nos problèmes ne se résoudront pas avec un secrétariat pérenne. Certainement pas!

• sous quelle autorité serait placé ce personnel?

2 solutions:

- soit le dirlo

- soit l'IEN

Tu choisis quoi et tu en tires quelles conclusions?

Ton silence sera éloquent!

 

Commentaire n°20 posté par Pierrot Lombard le 07/02/2011 à 11h13

Mon texte de ce matin a été tronqué. Trop long peut-être ?
Je voulais illustrer la nécessité d’une aide administrative en citant FSC du 7 février qui publie 3 témoignages de collègues qui ont un impérieux besoin d’aide administrative. Comme tous les directeurs et toutes les directrices, d'ailleurs. Or, en dépit des crédits alloués par le Parlement, les moyens sont mis en priorité sur l’aide au handicap. Les IA doivent gérer la pénurie. Il arrive un moment où il n’est plus possible de faire face.

Depuis la rentrée, plusieurs milliers de contrats d'EVS affectés à l'aide administrative ne sont pas renouvelés faute de financement. 20 millions d'euros ont été transférés au budget 2011 mais ne permettront pas le retour et le maintien partout des aides administratives. Et pourtant dans les écoles leur présence pallie en partie les difficultés d'une fonction surchargée.

C'est la 5ème année que l'école maternelle à Ozoir (77) dispose d'une EVS direction  d'école mais le contrat de Marguerite, l'EVS se termine le 31 mai. Sera-t-il renouvelé ?

C'est le souhait de Marie-Hélène Andry qui décrit par le menu cette aide. Gestion des entrées et des sorties des enfants dans cette école à 5 classes qui donne sur la rue, téléphone, gestion de la bibliothèque… La présence de Marguerite donne plus de fluidité à la vie de l'école mais soulage aussi la directrice dans ces tâches purement administratives qui parasitent sa fonction.

« Marguerite qui se débrouille mieux en informatique que moi élabore les tableaux de service, les mots pour les sorties, gère le logiciel de demandes de travaux pour la mairie, trie le courrier, rédige les relances pour les assurances scolaires, les invitations des équipes éducatives… » Et il reste largement de quoi occuper Marie-Hélène sur sa journée de décharge. Car, les tâches administratives se sont indéniablement alourdies.


Christelle Cherel, directrice de l'école de Châtres-sur-Cher (41) résume cette tendance ainsi :
« Pour chaque action, il faut un document. L'école se couvre et on démontre à la hierarchie que l'on fonctionne ». Dans cette école rurale à 4 classes où les effectifs sont lourds, Christelle regrette l'absence d'un adulte supplémentaire mais « multifonction » qui soit une aide pour la direction mais aussi une aide pour les classes.

Pour Arnaud Buffet, directeur d'une école à 4 classes à Averdon (41) sans EVS, la dérive administrative de la direction tient en particulier à la gestion des élèves en difficultés devenue bureaucratique et chiffrée plutôt qu'humaine.
« Notre fonction est belle mais ce qui étouffe c'est le décalage entre ce qu'on vit et les demandes de l'administration. L'EVS est une réponse mais elle ne pourra résoudre toutes les dérives ».

Pour répondre à ta question, Pierrot, je ne vois pas ce que l'IEN aurait à voir avec les EVS aide administrative. Personnellement, je pense qu'ils doivent être placés sous l'autorité du directeur. Tout cela ne me semble pas devoir poser de problème majeur.
Qu'on me permette de rappeler la grève de ce jeudi 10 février qui s'annonce comme devant être très suivie. Elle concerne tous les collègues, directeurs et adjoints, tous victimes des fermetures de postes par dizaines de milliers.

Commentaire n°21 posté par Dedel le 07/02/2011 à 14h18

Qu'on me permette de rappeler la grève de ce jeudi 10 février qui s'annonce comme devant être très suivie

Merci de ne pas penser à ma place et de laisser le libre arbitre à chacun. Surtout quand on voit ce que fait le Snuipp des fortes mobilisations...

Les directerurs sont fortement mobilisés pour défendre leurs intérêts et que fait le Snuipp pour les directeurs?

Commentaire n°22 posté par montagny le 07/02/2011 à 15h13

Ils font signer une carte pétition... On attend le badge, le porte clefs, le ballon... On va finir par un petit taouage sur le bras... gauche ?

Commentaire n°23 posté par JeanRoger le 07/02/2011 à 16h54

TOUS les directeurs et directrices n'ont pas besoin d'aide à la direction ! Comme bien souvent une généralité cache des disparités et surtout un discours totalement creux !

Un directeur d'école à deux classes a-t-il besoin d'aide à la direction ? Pas sûr !

Un directeur d'école à 10 ou 11 classes a-t-il besoin d'aide à la direction ? À lui / elle de se déterminer et de choisir selon sa constitution, l'exercice de son métier...À jour, ce type de personnel n'étant pas "obligatoire", chacun peut décider de s'en passer ou de l'accepter...quand il leur en est encore proposé !

Et lorsque cette revendication cache une volonté manifeste de botter en touche, de ne pas aborder le véritable fond du dossier (la situation des directeurs d'école proprement dite), on voit bien où tout cela mène.

Commentaire n°24 posté par henri le 07/02/2011 à 17h33

"...Pour répondre à ta question, Pierrot, je ne vois pas ce que l'IEN aurait à voir avec les EVS aide administrative. Personnellement, je pense qu'ils doivent être placés sous l'autorité du directeur. Tout cela ne me semble pas devoir poser de problème majeur...."

Et toi, ça ne te pose pas de " problème majeur" ?

Pas très surprenant pour un vieux stal comme moi, qui a pris l'habitude de voir de petits bourges se la pêter conscience du prolétariat...

En gros, je traduis de ta "pensée":

- une autorité du dirlo sur les EVS, c'est normal

- uen autorité du dirlo sur les personnels de service, les ATSEM, c'est normal

- une autorité du dirlo sur les collègues adjoints, ce serait la fin de l'Ecole Publique ?

 

Et ne tourne-vire pas dans tes absences de réponses, je ne te parle pas d'embauche, de licenciement, ou de notation de tel ou tel, je te parle que de ce mot que tu emploies, celui "d'autorité", mot qui ne me plait guère, mais que tu sembles assumer, à condition expresse que cela s'adresse exclusivement... aux autres...

 

La seule chose que l'on puisse espérer à décrypter l'absence de pensée qui te tient lieu de logique, c'est que tu sois bien ce que je pense, tranquille et peinard, déchargé permanent, bien loin des écoles et du boulot, et, partant, bien loin des minots que tu ne peux ainsi matraquer...

 

Triste Sihr qu'un Dedel...

Thierry fabre

 

 

 

Commentaire n°25 posté par thierry fabre le 07/02/2011 à 20h29

Aujourd'hui, 9h33, je suis comme tant d'autres à mon boulot de dirlo. Dedel est tout à sa propagande.

Aujourd'hui, 14h18, je suis comme tant d'autres toujours à mon boulot de dirlo. Dedel est toujours à sa propagnade. Il vient de relire les posts de DEL et vient de s'apercevoir, oh malheur, que le fac-similé du FSC qu'il avait envoyé, trop long, n'est pas passé par le post ! Damned ! Vite, rectifier cette anomalie, il en va du syndicalisme snippien !

Mais sur le fond ????

Sont bien sympas la Marguerite, la Christelle, la Marie-Hélène ou l'Arnaud... Mais franchement, qu'est-ce que j'en ai à f... de la part d'un syndicat qui saute sur toutes les causes perdues d'avance à l'exception de la nôtre ?

Peut-être même que la Marguerite, la Christelle, l'Arnaud existent autant que le Dedel est directeur !

Dans mon quotidien à moi, le SNipp n'est pas un allié ou une aide : il est un ennemi, celui qui bloque toute évolution de ma situation. Quand les aides administratives ont été mises en place, il me disait de les refuser (ce que j'ai refusé... de faire). Aujourd'hui qu'on me la retire, il crie au scandale, et ce d'autant plus fort qu'il lui faut faire oublier son ralliement tardif et son retournement de veste (un de plus).

Et pour finir avec un appel à la grève pour jeudi... Alors que le budget est voté depuis novembre 2010, que la carte scolaire ne se fera qu'après les élections de mars, soit en avril ! La grande idée de la FS"U" et de ses syndicats : aller perdre une journée de salaire en février (après celles perdues pour les retraites sans aucun résultat tangible), comme ça, sur une grève presse-bouton (une de plus...) à 15 jours de vacances (pour notre zone, plus tôt encore pour d'autres)... A qui fera-t-on croire que la FS"U" cherche la mobilisation contre ce gouvernement et sa politique ?  C'est du grand n'importe quoi.

Il y a des jours comme ça où franchement la lassitude m'envahit devant l'immensité de la connerie syndicale snippienne.

Merci, DEL, d'interdire à l'avenir toute reproduction de prose snippienne qui envahit déjà nos boîtes mail et boîtes aux lettres. Si ça continue de la sorte, je ferai comme Pascal OUDOT. Bye bye définitf. Et à ce rythme, DEL sera devenu le FSC numérique du SNipp en deux temps trois mouvements.

Quand j'vous dis qu'ils sont dangereux pour la démocratie, tous ces apparatchiks...

 

Commentaire n°26 posté par denis08 le 07/02/2011 à 21h43

Même constat!  Le Sniip se bat pour le maintien des EVS ? Mais c'est le même Sniip qui haranguait pour les refuser, puis qui les définissait comme " aide à la direction et aux équipes" , qui insistait pour que ce soit "l'équipe" qui définisse son emploi du temps et non le simple dirlo; et maintenant, voilà les mêmes , chantres du sauvetage des indispensables EVS ? Allons donc!, Discours de façade et de circonstance, une fois de plus!

J'ai une "grosse" école, je n'ai jamais eu d'EVS, malgré les nombreuses pressions et je m'en passe encore, choix personnel, j'estime avoir besoin de temps et d'un statut et je me refuse à exploiter un emploi précaire qui servira de caution à la soi disant résolution de tous mes problèmes. être dirlo, c'est autre chose que d'organiser l'accueil à 8h30, de taper 3 courriers et de faire l'inventaire des maillots de sport: désolé de détruire ton monde de la direction idéale, dédel, elle n'existe que dans tes rêves et tes EVS n'y changeront rien.... même si nombre d'entre eux font certainement un excellent boulot avec comme seule perspective le remerciement en fin d'année.

Commentaire n°27 posté par merlin le 07/02/2011 à 23h13

"- une autorité du dirlo sur les EVS, c'est normal
- une autorité du dirlo sur les personnels de service, les ATSEM, c'est normal
- une autorité du dirlo sur les collègues adjoints, ce serait la fin de l'Ecole Publique? "
Soyons clairs, Fabre, tu veux dire une autorité sur les adjoints...

Quant à Denis08, la prose de Trudel (à 8h51) te dérange moins que celle du snuipp. Abannir aussi?
Simon, pas syndiqué à 9h37, à virer aussi puisqu'il ne pense pas comme toi

Commentaire n°28 posté par Simon le 08/02/2011 à 09h38

@ Simon

"- une autorité du dirlo sur les collègues adjoints, ce serait la fin de l'Ecole Publique?
Soyons clairs, Fabre, tu veux dire une autorité sur les adjoints... "

Ben, oui, c'est exactement ce qu'il a écrit : "une autorité du dirlo sur les collègues adjoints". Si tu ne trouves pas ça clair, essaie le français langue étrangère... A moins que ce ne soit le terme "collègue" qui te paraisse obscur ?...

La prose de Trudel. Elle ne me dérange pas pour deux raisons :

1- il ne prétend pas être autre chose que ce qu'il est quand il écrit : un responsable national d'un syndicat.

2- quand il veut faire part de la position de son syndicat, il ne nous en tartine pas 3 pages : il propose un lien. Tu y vas ou pas, tu restes libre de ton choix.

Dedel, sauf à être le pseudo de Sihr sur ce site (ce dont je doute) aurait dû s'appeler "photocopieur". Outre que ses tartines indigestes polluent la lecture des différents fils sur lesquels il nous inflige son catéchisme mal digéré, Dedel n'apporte rien au débat sur le fond, n'argumente jamais les positions de son syndicat et ne réponds JAMAIS aux questions qu'on lui pose pour mieux comprendre ces fameuses positions snippiennes.

Ceux qui détournent les moyens de communication en n'en respectant pas les règles morales les plus élémentaires sont des êtres que je considère pour ma part comme dangereux. On en trouve des exemples (l'Histoire en regorge) en politique par exemple (te faut-il des noms ? Ils en gratouilleraient plus d'un au SNipp) Et on en trouve dans le monde syndical, de beaux specimens même, Dedel en tête.

Ceci étant dit, tu es comme Théo62 : tu déformes les propos de ceux avec lesquels tu es en désaccord, ce qui dénote une certaine faiblesse dans ta capacité à argumenter. Et, bien que tu te dises non syndiqué, tu sembles vérifier l'adage selon lequel "qui se ressemble s'assemble".

Je ne demande pas que l'on censure Dedel, ni toi, ni personne. Où aurais-je écrit cela ? Je demande que l'on ne passe plus sur ce site des reproductions d'articles complets de FSC, qui n'apportent rien au débat et qui ne sont qu'un détournement du site à des fins de propagande snippienne. Un lien, comme le fait Trudel, et le tour serait joué.

Mais, non. Au SNipp, on prouve chaque jour un peu plus que l'on sait être sans foi ni loi.

Que tu défendes ce type de comportements ne t'honore pas, de mon point de vue, mais c'est ton droit. N'attends pas en retour que l'on tende l'autre joue.

Maintenant, si c'est tout simplement parce que Dedel ne sait pas insérer un lien dans ses posts, un p'tit stage syndical devrait faire l'affaire. En plus, même pas besoin pour son IA de le remplacer !

Commentaire n°29 posté par denis08 le 08/02/2011 à 11h38

Simon, le con de 9h38, prière de relire le commentaire 14 qui me paraît prodigieusement intéressant...Tu comprendras peut-être la spécificité des directeurs d'école.

Commentaire n°30 posté par françou le 08/02/2011 à 12h07

"Soyons clairs, Fabre, tu veux dire une autorité sur les adjoints..."

 

Ne fais pas le faux-derche, Simon... Et relis ce que j'en dis, non ce que tu m'imputes (bleue...)

 

Et si je n'aime guère ce mot, il me paraît difficile de lui substituer ce qui me semblerait meilleur, à savoir "reconnaissance-des-responsabilités-spécifiques-de-la-direction-d'école" Ce serait malheureusement un néologisme aussi atterant que le tristounet et célébre "enseignant-chargé-de-la-direction" que manipulent ici les trolls de tous poils et de petite envergure...

 

Et pis, Simon, côté faux-derche, qu'est-il préférable ? La hiérarchisation continue et sournoise de notre métier, telle qu'elle se met en place aujourd'hui ? Ou la reconnaissance claire et nette du rôle du dirlo, de ses missions, de ses attributions, de ses responsabilités (cf. un statut, je crois que ça s'appelle comme ça...) ?

 

Il se peut que tu préfères la coutume à la loi, la dirlo indéfini au dirlo reconnu, l'omerta au débat, l'ancestralité au droit. Cela peut relever de tes choix, comme il est du mien depour te signaler que ce choix entre droit et coutume, c'est toute la distinction entre une démocratie et une mafia...

Te faut-il plus d'exemples ?

- Lorsque tu accordes, ou refuses, une autorisation de sortie à un collègue adjoint, tu es dans quoi, l'autorité (c'est-à-dire l'exercice de ta responsabilité) ou dans le joyeux feu de camp boy-scout ?

- Lorsque tu signales à un collègue instit que les deux issues de sortie de sa classe doivent être libres en cas d'incendie, tu es dans quoi (même question...) ?

- lorsque, en cas de litige au sein du conseil des maîtres, tu décides d'attribuer telle classe à tel collègue, tu es dans quoi (même question...) ?

 

Et je ne cite là que le seul existant, bien loin encore de ce qui se profile à l'horizon

 

Moralité ? Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi...

 

Thierry fabre

 

PS Te bannir paske tu gloses à heures de boulot ? Que nenni, mon bon Simon. Tout juste t'envier... Elle est peinarde, ton école, pour que tu puisses t'amuser à cela...

 

 

 

Commentaire n°31 posté par thierry fabre le 08/02/2011 à 12h47

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