Lundi 15 mars 2010
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En septembre 2006, suite à la signature du protocole SE-Unsa / Gilles de Robien, le
GDID avait commandé à l’Ifop une consultation nationale des directeurs d’école. Comme l’avait souligné l’institut d’enquêtes d’opinion, le taux de réponses a été exceptionnel puisque
10 094 directeurs ont participé à cette consultation qui a fait apparaître que 93 % d’entre eux étaient favorables à un statut.
Depuis, les rapports se sont multipliés sur le bureau des différents ministres (MGEN,
IGEN...). Tous mettent l’accent sur notre charge de travail de plus en plus lourde, sur l’augmentation de nos responsabilités et sur le nombre important de directions laissées vacantes à chaque
rentrée.
Après la publication de cette enquête de l’Ifop, les principaux syndicats ont continué de faire la sourde
oreille. Les conditions de travail des directeurs n’ont cessé de se dégrader. Les directions vacantes se comptent encore et toujours par milliers.
De temps à autre, notamment à la veille de leur congrès, les syndicats annoncent leur intention de reprendre
le dossier de « la direction et du fonctionnement de l’école ». Ainsi, fin 2009, le SE-Unsa a lancé une
enquête pour connaître la position de « la profession » sur « l’évolution de la direction d’école ». Peu nombreuses (1078), les réponses n’apportent rien de très nouveau que l’on ne savait déjà.
Pour ne pas être en reste, le SNUipp 06 puis le SNUipp 65 ont ouvert le dossier et
proposé des enquêtes décevantes pour leurs commanditaires tant sur le plan de la participation que des résultats obtenus et surtout truffées d’erreurs, d’imprécisions et d’incohérences.
A son tour, la direction nationale du SNUipp vient de proposer une enquête
en ligne destinée à « l’ensemble de la profession ». Comme nous l’avons écrit dans notre article intitulé « Direction d’école : le SNUipp en quête d’une crédibilité introuvable », destinée à l’ensemble des
directeurs et adjoints, cette enquête nationale présente un inconvénient majeur qui la rend d’ores et déjà sujette à caution : elle ne présente aucune des garanties de fiabilité d’un véritable sondage.
Craignant l’utilisation qui pourrait être faite de ces ersatz d’enquêtes réalisées par les syndicats dans des
conditions douteuses, le GDID s’adresse de nouveau à l’ensemble des directeurs d’école (exclusivement à eux) et les invite à répondre à la consultation qu’il met en
ligne sur son site. Contrairement aux enquêtes syndicales, celle-ci n’est pas anonyme. Elle permettra, en outre, de ne pas laisser le SNUipp parler en lieu et place des directeurs sur leurs
aspirations légitimes. Elle devrait également le mettre face à ses contradictions lorsqu'il affirme que les directeurs d'école ne veulent pas d'un statut
professionnel.
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En quoi le maître E, la psy, le Tr seraient -ils aussi autorisés que moi à répondre à des questions concernant l'exercice de ma fonction? Je ne me prononcerait pas sur la charge de papiers à remplir par la psy, trop pas assez? ... c'est à elle qu'il faut le demander. Et inversement.
Et " la profession" comme écrivent les gens du Snuipp? Bien entendu qu'elle peut être consultée , la profession. On peut lui demander si, dans un projet d'école collégiale, elle accepterait une direction tournante ( les responsabilités ne se partagent pas , donc c'est la seule solution)... si elle accepte le "plus de" réunions pédagogiques et de CDMD, , si pour éviter toute prise de pouvoir par un potentat en puissance, elle souscrit au passage à la direction obligatoire... on peut aussi lui demander si elle souhaiterait un dirlo plus disponible , si on a trop ou pas assez de réunions, si tous veulent se plonger dans la rédaction du futur PPMS... on peut lui poser plein de questions à la profession, il suffit d'accepter, là encore, de ne pas avoir toujours les réponses que l'on souhaite, celles qui vont bien dans les bureaux parisiens... consulter est toujours dangereux si on le fait honnêtement... où alors on bidouille, on arrange , on temporise dans la remontée de résultats savamment analysés.
Alors , si la profession est du même avis que mes collègues que je connais bien: oui aux discussions pour les décisions d'ordre pédagogiques, moins de réunions, oui à un dirlo pleinement déchargé et efficace pour résoudre les problèmes quotidiens de tous ordres, non à la direction obligatoire et encore moins à la prise de responsabilité en dehors de sa classe propre... voilà à peu près le sentiment de la "profession" avec laquelle je travaille au quotidien.
Il est bon effectivement de la rappeler ; ceci visera :
- à impliquer chacun ;
- à éviter les réponses "bidon" multipliées par l'anonymat ;
Quant aux résultats, on peut légitimement penser qu'ils seront effectivement publiés dans les délais prévus...
A chacun dorénavant de prendre ses responsabilités...
Oui et non, Merlin..
Oui si on considère l'aspect purement catégoriel, pour des revendications sociales et financières (amélioration des décharges, revalorisation indemnitaire et indiciaire...).
Non, si on se place dans le domaine du changement de corps par la demande d'un statut. On le sait bien, aucun cadeau à attendre. On ne verra pas Fillon ou Chatel nous dire "chers amis dirlos, vous êtes exceptionnels, voici une reconnaissance statutaire accompagnée de bons subsides...".
Non, toute reconnaissance (et elle est nécessaire, j'en conviens, au vu du boulot qui est accompli) sera assortie d'un "donnant-donnant". C'est à dire que le dirlo deviendra un relais, un nouvel échelon d'autorité et le tout sera inscrit dans une réforme plus vaste de création d'établissement style EPEP. Tout le monde le sait. Bien ou pas bien, c'est une question d'appréciation. Mais une telle réforme, ça concerne évidemment toute la profession, tous les enseignants car ça touche au fonctionnement de l'école. Et c'est dans ce sens qu'il faut voir une enquête qui s'adresse à tous. On est loin du cas des psys ou conseillers pédagogiques dont l'amélioration du sort ne procède à aucun bouleversement de la structure école primaire et de son fonctionnement.
Tu es quand même un cas, mon pauvre Théo…
Et il semble illusoire de te voir dire un beau jour deux mots sans énoncer trois mensonges…
On te l’a signalé à de nombreuses reprises : la « profession » n’est qu’un mot vide de sens, un paravent pour conservateurs de tous poils. Ou commence et s’arrête ta « profession », Théo ?
Les instits ? D’accord… Les coordo REP en font-ils partie, de cette « profession » ? Oui ? Et les conseillers péda, les IEN, les psys scol, les médecins scolaires, les référents MDPH, les IA ? Plus difficile à dire ? Les recteurs, non ? Luc Chatel ?
Foutaise que cette « profession », conglomérat informe dont personne ne saurait en tracer les limites.
Mensonge que le vrai-faux « sondage » du SNU met d’ailleurs à bas. Ce n’est pas la « profession » qui est questionnée dans cette « enquête ». En effet, n’importe qui, sans la moindre vérification, sans la plus petite légitimité, peut répondre à ce questionnaire autant de fois qu’il lui chante. Si d’aventure Le Pen songeait à donner son avis sur les dirlos, il le pourrait, dans le « sondage » du SNU. Je suppose qu’à tes yeux, son avis sur la question vaut bien le mien…
Autre mensonge que de dire qu’il serait des personnels « dangereux », les dirlos, dont les revendications risquent de mettre à bas l’école publique, tandis que d’autres, psys ou conseillers péda, seraient défendables, leurs acquis ne changeant rien…
Si tu n’as pas compris que le renforcement des équipes de circo, la multiplications des compétences et attributions des conseillers péda se fait au détriment de l’autonomie des équipes, tu n’as rien compris à rien.
Si tu ne sais pas que les conseillers péda, depuis belle lurette, sont sortis de leur rôle premier de conseil pédagogique envers les collègues débutants et sont en fait les premiers vecteurs d’une gouvernance pédagogique par le haut, c’est qu’il te faudrait sortir de temps à autre de tes bureaux confortables et aller faire un petit tour dans une école.
Quand aux psys, leur demande d’une externalisation de leur métier, d’une équivalence privé/public de leur diplômes, va dans le même sens que cette médicalisation du handicap et de la difficulté scolaire que représente les MDPH, d’une mise sous tutelle des enseignants par les médicastres en folie… Là aussi, aucune incidence sur l’école ? Ben voyons…
Plus avant, ta conception du possible devenir des dirlos est porteuse d’un aveu et d’un constat.
Aveu que, pour toi et tes quelques semblables, il est urgent de ne rien faire pour les dirlos. Toute avancée pour nous serait dangereuse pour toi et pour tes petites certitudes. Accroché à ton conservatisme ambiant, tu préfères délirer sur la chaîne inéluctable de catastrophes qui s’abattraient sur l’Ecole pour mieux masquer ta volonté de ne pas entendre une revendication qui bouscule tes dogmes idéologiques.
Constat de l’impuissance totale de ton syndicat à obtenir, faute de volonté et de choix, la moindre avancée pour nous. Car, dans ton joli schéma qui pose dirlos d’un côté, ministère de l’autre, un grand absent, ton syndicat… Et c’est son absence justement qui nous laisse seuls face au ministère, qui donne à VChatel tous les arguments pour avancer ses pions sur les Epep, Epep dont on se demande, tout compte fait, si le SNU n’en ferait pas ses choux gras, tout en les condamnant vertueusement sur le papier.
Pas de procès d’intention en cela, mais juste une remarque, Théo : ton syndicat voudrait les Epep qu’il ne s’y prendrait pas autrement…
Quand à notre sondage, qui ne fait que reprendre, quasiment, mot à mot, le « vrai-faux » questionnaire du SNU, à l’exception notoire des formulations pourraves, il est effectivement destiné aux seuls dirlos, les seuls concernés par l’évolution de notre métier.
Cela te déplait ? C’est bon signe…
Thierry fabre
Ton commentaire est copié/collé, et sera largement distribué pour que l'on comprenne bien ton mépris (et celui du syndicat que tu parodies) envers les directeurs, et donc les adjoints. En même temps ça fera plaisir au Psyscos et aux CP d'apprendre qu'ils ne participent pas au fonctionnement de l'école...
La création d'un corps qui viendrait reconnaître l'existant ne peut être considéré comme "perturbateur" par la profession.
> les prof d'EPS modifient-ils le fonctionnement des établissements du secondaires?
> les PE ont-ils bouleversé le fonctionnement de l'école?
NON! Le Primaire se perd à cause du décentrage des décisions par rapport à l'élève qui devait être au coeur du système.
C'est l'explosion des équipes IEN (avide de tableau XL et autre ACMO loin du terrain), l'évaluationnite aiguë à tous les étages, BE, AP, SRAN, SMA... et bientôt "jardin d'éveil", qui éloignent l'école de ses publics et donc la fragilisent.
Retrouver la proximité c'est retrouver l'école.
Pour cela il faut lui assurer une certaine Autonomie et lui reconnaître un responsable, à la fois pilote et interlocuteur.
Enfin, à quoi a servi l'enquête de 2006?
à quoi ont servi les États Généraux?
l'avis de le profession vous l'avez!
Temps, argent, statut. (dans l'ordre: un statut dont découlera décharge et salaire)
Alors pourquoi une consultation si tardive, dont les résultats seront communiqués fin mai, pour éventuellement un contact avec les autres syndicats... mi-juillet et une action mi-Août?
Toujours aussi limpide l’argumentation de Thierry Fabre !... Voilà qui fait du bien à lire, par les temps qui courent !...
Pour en rajouter une petite louche sur la « profession » que le SNU invoque à tout bout de champs, « profession » dont, pour lui, nous faisons partie, bien sûr, voilà ce que ce cher syndicat écrivait dans sa circulaire de rentrée, en septembre, dans mon département :
« Conseils de rentrée,
La voix hiérarchique.
Très en vogue dans l’Education Nationale, la voie hiérarchique consiste à écrire une lettre à un supérieur hiérarchique en passant par le premier maillon de la chaîne. A ce titre, il faut rappeler que la voie hiérarchique commence à l’IEN. Toutefois, s’agissant des courriers concernant directement la vie de l’école, il est admis que ce type de courrier transite par le directeur qui n’est pas un supérieur hiérarchique (exemple : demande de congés maladie, autorisation d’absence….) Notons cependant la propension de certains IEN à vouloir faire passer systématiquement tous les courriers par les directeurs. L’idée est de formater les esprits au futur statut directorial. (…) »
Je note pour ma part la très grande propension du SNU à faire passer systématiquement, auprès de la « profession » (puisque c’est dans leur circulaire de rentrée envoyée dans toutes les écoles, à tous les collègues, nominativement) les directrices et directeurs d’école pour des affreux chefaillons en mal d’autorité, quand ce n’est pas pour de dangereux propagandistes à la solde des gouvernements sarkozystes successifs dans leur volonté d’instaurer les EPEP… Directeurs, nous sommes donc des dangers potentiels, contre lesquels il convient de mettre la « profession » en garde, voire qu’il convient de combattre. Or le SNU ne combat pas la « profession », puisqu’il prétend la « défendre». J’en conclus donc que, pour le SNU, nous ne faisons plus partie de la « profession ». Les problèmes des directeurs d’école ne peuvent donc plus concerner ni la « profession », ni le SNU. CQFD.
L’urgence d’un statut n’en est que plus grande encore, seul gage d’un début de reconnaissance véritable de notre métier de directeur d’école et de ses spécificités. Voilà pourquoi, pour ma part, je revendique maintenant, non seulement un statut, mais un statut hiérarchique, car, tant qu’à passer pour un chefaillon de la part du SNU, autant en avoir aussi les avantages. Voilà où j’en suis arrivé aujourd’hui, à lire la prose à répétition des Gégés et autre Théos…
Une dernière chose. Sur les listes des candidats à l’élection régionale, on retrouve, à peine étonné, le nom de certains de nos chers responsables snuippiens départementaux sur les listes Lutte ouvrière, Alternative rouge et verte et/ou NPA. Mais, du point de vue de la « profession », tout cela n’a sans doute rien à voir…
"C'est à dire que le dirlo deviendra un relais"
Arrête Théo, tu me fous la trouille... je vais cauchemarder toute la nuit...
Je n'ose imaginer l'enfer que va devenir ma misérable existence si je suis obligé de relayer...
- des infos, consignes, notes de services, tableaux et enquêtes de tous poils de mon IEN (ou IA) à mes collègues et vice-versa.
- des paperasses multiples aux provenances nombreuses: mairies, parents, collègues, communauté de communes, intervenants, transporteurs, centres d'accueil, MDH, référent, médecine scolaire et j'en passe, à chacun de ses destinataires.
- voire même, soyons fous, la prose syndicale auprès des mêmes collègues...
Non, t'as raison camarade, ce serait affreux que le dirlo devienne un relais.
Pierrot a raison : l'école ne nous appartient pas. Nous n'en sommes que les rouages (dirlos et adjoints) qui la font fonctionner tant bien que mal. Et pour ses utilisateurs, enfants et parents, pour ceux qui la financent (mairie), pour ceux qui l'utilisent (entreprises, représentants plus ou moins commerciaux, intervenants extérieurs), le directeur ou la directrice décident de tout. On est d'accord ou pas, mais c'est comme ça.
Combien de fois dans une année devons-nous intervenir pour jouer les paravents parce que "vous comprenez, M. ou Mme untel, il ou elle aime pas mon petit chéri qui est si surdoué". Réponse facile : envoyer M. ou Mme untel vers le collègue concerné qui se démerdera avec : ça passe si le ou la collègue a de la bouteille, ça va être moins jouable avec l'arrivée dans nos écoles de petits jeunes étudiants nommés en responsabilité sur une classe avec le bastringue à gérer de A à Z en sortant de leur M2 en microbiologie moléculaire ! Et là, pas d'avis de l'ensemble de la profession ?
Combien de fois dans une année sommes-nous dérangé pour fixer un rendez-vous avec le représentant qui va bien (ou pas d'ailleurs), la photographe pour les photos de classe qui font rentrer plus ou moins légalement un peu d'argent pour la BCD ? Et combien de fois perdons-nous du temps, nous et nos élèves, à essayer de fixer une date qui accorde au maximum les collègues en essayant de tenir compte des temps partiels et autres joyeuseté pendant que le niveau sonore de notre classe monte rapidement et dangereusement ? Et là, pas d'avis de l'ensemble de la profession ?
Combien de fois dans une année prenos-nous le temps de recevoir des familles pour des inscriptions qui parfois se terminent dans l'école privée d'en face ? Et ces rendez-vous, ils sont toujours après 17h30, voir 18h parce que les parents, eux aussi ils bossent et ils ne finissent pas forcément à 16h30. Des heures, en veux-tu en voilà ! Et là, pas d'avis de l'ensemble de la profession ?
Alors certes, je suis bien d'accord avec toi, un statut pour les dirlos changerait beaucoup de choses, je dirais même, changerait beaucoup de choses pour l'ensemble de la profession. Mais là, hélas, la profession ne donnera son avis que par la voix orientée de ceux qui la lui demandent mais qui ont déjà leurs réponses toutes prêtes, avant même d'avoir posé leurs questions. Les dés sont pipés. Hélas...
Le problème, Dents-de-scie, est de donner aux mots, non le sens que l’on veut, mais celui que leur accorde le réel…
A ce titre, enrober ta critique de mots gentils reconnaissant notre engagement et notre respectabilité ne veut pas dire grand-chose.
Les cimetières sont pleins de gens engagés et la respectabilité n’est pas gage d’intelligence.
Par contre, vérité et réalité ont un sens indéniable, et ce sens ne va pas dans celui que tu avances.
« Une poignée de dirlos », dis-tu ?
Aurais-tu oublié que plus de 10 000 dirlos se sont clairement exprimés à ce sujet en 2006 ? Sondage sérieux, rigoureux, réalisé non par le GDID mais par un institut indépendant. Une poignée que 10 000 collègues ? Tu galèges…
« s'auto persuadent qu'il n'y qu'une vérité, la leur »
Exact, mais adresse ta critique à ceux qui la méritent, à ceux qui prétendent nous représenter et continuent de nous ignorer, à ceux qui nient toute revendication qu’ils n’ont pas décidé eux-mêmes. Il te faut des noms ?
Admettons, soyons bons princes, que l’avenir de 50 000 dirlos doive être impérativement décidé avec l’accord explicite de 350 000 enseignants.
Est-ce cet accord qui est recherché actuellement ou ne s’agit-il que d’une vaste opération d’agit-prop ?
Je ne vais pas revenir sur la critique du questionnaire du SNU. Tout a été décrit sur le ridicule de la démarche et le peu de crédibilité que l’on peut y porter.
Question, dents-de-scie : si un syndicat veut réellement connaître l’avis de la « profession » qu’est-ce qui l’empêche de le demander sérieusement ?
Le fric ? Si une petite asso comme le GDID a pu y arriver en raclant les fonds de tiroirs, un syndicat aussi puissant que le SNU, autant subventionné par le ministère, ne pourrait pas le faire ?
La difficulté technique ? Problème technique, donc problème résoluble. N’importe quel institut de sondage est capable de déterminer un panel fiable. D’ailleurs, je constate que, pour interroger les parents d’élèves sur l’état de l’école, il n’y a pas si longtemps, le SNU fait appel à l’IFOP. Consultation sérieuse… Pour discuter des dirlos, il s‘en passe et bidonne en interne… Ca ne te pose pas problème ?
Le courage politique ? Là, oui, on est d’accord… Et je comprends que ce syndicat ne veuille pas prendre le risque de recevoir des réponses en nombre qui dérangeraient son petit catéchisme. Reste que le GDID a eu ce courage, de donner la parole aux collègues en toute honnêteté, alors que bien malin qui aurait pu prédire à l’époque les résultats.
« Je vais d'ailleurs faire comme la majorité des français quand il n’y a plus de dialogue, je vais m'abstenir... »
Va jusqu’au bout de ta pensée et analyse plus sérieusement les raisons de l’abstention.
Comment peut-on sérieusement dire que cette abstention aux régionales est le fruit de l’absence de dialogue ? Foutaise…
Entre camps politiques opposés, le dialogue n’est qu’un mot vide de sens, et notre histoire compte des périodes d’opposition autrement plus tranchées, voire féroces, qui n’entraînaient pas pour autant l’abstention.
Alors, den-si, la raison de cette abstention ?
Ne serait-elle pas dans la perte totale de confiance envers des appareils politiques déconnectés du réel, oublieux des revendications, des attentes et des espoirs du peuple ?
Ne serait-elle pas dans cette fracture béante entre notre représentation politique et le quotidien des citoyens que nous sommes ?
Passe donc du politique au syndical : mêmes causes, mêmes effets…
Et, là aussi, il y a pas mal de gens qui s’abstiennent…
Thierry fabre
Le Gdid a eu l'initiative de consulter de façon sérieuse les directeurs. Nous avons donc une idée assez précise de leurs attentes. Critiques inévitables de ceux-qui-pensent-pour-nous: c'était prévisible.
Critiques relayées par d'autres ( ou les mêmes?) qui martèlent qu'une enquête sur ce que ressentent et vivent au quotidien les dirlos doit être renseignable par tout un chacun , y compris la célèbre ménagère de moins de 50 ans.
On ignore ce qui empêche le Snuipp ou d'autres de lancer une grande enquête sur l'évolution de l'école. C'est bien de réclamer plus de postes, plus de maîtres que de classes, plus de Rased, de psys, d'infirmières et d'EVS. Mais qui prend en compte l'organisation du hors temps scolaire, au moins aussi compliqué à gérer que le temps scolaire: APE, RAN, ELCO... ? les enseignants sont-ils pour ou contre des regroupements? quelles solutions pour régler le problème de l'argent à l'école? peut-on évoquer les EPEP ou les EPE ou EPLE sans tomber dans la caricature? Comment la "profession" vit-elle les nominations d'office sur les postes de direction?
Je le répète: lorsqu'on a peur des réponses, on ne pose pas de questions et, drapé dans son statut (?) de représentant de la " profession" on parle généreusement " au nom de..." en assénant ses propres vérités.... exactement ce que je demande de ne pas faire à mes délégués de classe!
Le problème sur ce site(ou pire celui du gdid ou il n'y a plus aucun contradicteur) c'est que c'est la même poignée de dirlos engagés et respectables qui s'expriment, qui s'auto encouragent, mais qui ne sont plus capables d'entendre, d'écouter les autres et pire s'auto persuadent qu'il n'y qu'une vérité, la leur.
ça, c'est faux.
Nous avons rencontré tous les syndicats (sauf le SNUipp), nous les avons réuni à la Bourse du Travail où la plupart des intervenants ont su faire des efforts pour se rapprocher et essayé des sortir un texte commun(texte en cours de signature...).
Nous avons travaillé avec l'ANDEV, l'AMF, l'AGEEM...
Nous avons interrogé TOUS les directeurs via l'IFOP
... Parce que nous savons, nous, que personne n'a, n'aura, LA solution seul.
> ne juge pas notre action à travers ce blog.
Ras le bol des critiques stériles sur les syndicats(même si ceux ci les ont cherchées) et aux commentaires sentencieux vis a vis de toute expression 'non conforme'.
Sur le "style", c'est une affaire de goût.... Mais difficile d'avaler le fait que l'on devrait se modérer dans certaines de nos critiques vis-à-vis de certains syndicats, alors qu'ils le "cherchent"...
D'autant plus qu'elles ne sont pas si stériles que ça: SGEN et SE ont quand même bien bougé...
Sur ces 2 points: détenir La vérité et les critiques stériles, pourquoi ne pas les attribuer aussi au SNUipp?
• Détient-il la vérité?
• Peut-il impunément me traiter de petit facho, de poujadiste, d'antisyndicaliste, de danger pour la Démocratie?
Je me suis toujours attaché (pas toujours avec succès, ça c'est vrai) à concentrer mes critiques sur le fond, avoir des précisions sur ce qui m'apparaît comme un foutage de gueule insolent:
> revendiquer plus de temps et plus d'argent pour les dirlos, sans reconnaître leur rôle tout en demandant un CMD.
Ben pas de réponse... AUCUNE! Juste des insultes (facho, poujadiste...) ou, comme tu viens de le faire, on vous laisse à vos vérités... Pas très élégant comme attitude.
Oui la décision d'un statut du directeur et donc du statut de l'école engage la profession autrement que celle de l'avenir des cp et nécessite l'avis de tous les enseignants.
Non! cela dépends du statut.
Je vais résumer en 3 axes la position du GDID:
1- un texte juridique pour définir et conforter la place des directeurs (TOUS!) dans l'école: le statut.
2- non aux EPEP façon Darcos, parce qu'ils sont la négation du rôle de l'école: service public de PROXIMITÉ.
3- oui à une autonomie de l'école. Pour la rapprocher du terrain, de son Public, Prendre du pouvoir en haut pour le redistribuer en bas.
Ce n'est pas nous qui avons voulu associer la "direction" au fonctionnement de l'école.
Dans ce contexte, un statut pour les CP influera non seulement sur le fonctionnement de l'école mais serait significatif quand à la définition de ses missions.
Sauf à considérer qu'ils n'y ont aucune influence.
J'entends bien la remarque de Pierrot qui me rétorquera que l'école ne nous appartient pas mais je parle bien de demander l'avis pour pouvoir revendiquer et non de décider ce qui n'est pas de notre pouvoir. Et moi, dirlo de base, j'entends aussi dans les réunions, anims et autres formations à la noix (désolé on a les sources d'information que l'on peut) que s'il y a unanimité sur les difficultés de fonctionnement actuelles dans la fonction, il est bien loin d'y avoir un avis positif sur les solutions qui paraissent évidentes ici à tous et sur lesquelles (le statut, le métier, l'autonomie de l'école, les regroupements et maintenant la hiérarchie...etc).
Ben, discutons-en!!!!!
Qui ouvre les débats et qui les muselle?
Dans le 06, SE, SGEN et GDiD ont organisé une RIS, une audience à l'IA.... et 2 autres RIS à venir, sur la direction.
Et je peux te dire que ce ne sont pas des "messes", et les critiques que tu entends, je les entends, je les intègre et alimente ma réflexion, et je construis avec les autres mes positions...
Pourquoi ce travail n'est pas fait par ceux qui en ont la charge e t les moyens?
Je te rappelle (mais je ça ne sert à rien) que l'avis de la profession le SNUipp l'a déjà recueilli:
Enquêtes, délégations et États Généraux. Donc, pourquoi cette consultation bidouillable dont les résultats sont promis pour la fion de l'année scolaire?
POURQUOI?
Je vais d'ailleurs faire comme la majorité des français quand il ny a plus de dialogue, je vais m'abstenir...
Dommage, moi je ne me résigne pas.
> je ne vois pas ce qu'il y a de dangereux à reconnaître un directeur en tant que tel dans les écoles.
Venir nous dire que le "donnant-donnant" chamboulerait le fonctionnement de l'école est idiot, surtout en revendiquant un CMD.
De plus, ce raisonnement stupide du "donnant-donnant" devrait s'appliquer aussi quand on demande plus de temps et plus d'argent, non?
> je ne comprends pas comment on peut-être opposé à plus d'Autonomie pour les écoles.
maintenant, je comprends les inquiétudes et les doutes... J'en ai beaucoup.
Il m'arrive aussi de regretter le ton mais qui aime bien châtie bien dit-on et puis il suffit de nous considérer plus que comme des chefaillons corporatistes.
Le truc c'est que le discours sur notre réalité de certains ne correspond à ce qu'on vit tous les jours. Le couplet sur les gentils adjoints qui ne demandent qu'à partager au début nous amusait mais maintenant on ne supporte plus.
Exact, Densi. Encore que, sur l'unanimité sur les difficultés d'être directeur, il y a sans doute beaucoup de collègues qui considèrent qu'après tout, ce n'est pas leur problème. "T'as voulu être dirlo..." est une phrase que plus d'un(e), dans le métier, ont entendu au moins une fois dans leur carrière.
Mais pas d'unanimité sur les solutions, oui. Quoi de plus normal ? La "profession" ne peut pas être homogène, pour toutes les bonnes raisons expliquées dans maints commentaires précédents. Il y a donc sans doute autant de points de vue que de catégories dans "la profession"...
Le problème principal dans cette affaire, c'est le positionnement du syndicat majoritaire sur la question. Car lui, il a le pouvoir (si, si) de faire bouger les choses, de "la base" jusqu'au ministère.
Or, il ne le fait pas : silence pour toute réponse aux sollicitations du GDID, négation des directrices et directeurs au profit d'une "fonction de direction", anonymée pour ne pas dire virtuelle, tout cela pour essayer d'imposer un concept que là, pour le coup, personne ne veut (en tout cas chez tous les adjoints que je peux ou ai pu côtoyer) : le CDMD.
Alors oui, à la longue ça énerve... On veut débattre et le syndicat majoritaire fuit.
Comment faut-il le comprendre ? Non seulement il fuit, mais en plus il manipule (cf le "sondage" bricolé à la hâte sur la direction d'école).
Alors désolé, Densi, mais l'autiste, l'auto-satisfait, le sûr de ses idées à l'exclusion de celles des autres, ce n'est pas le directeur adhérent du GDID militant convaincu du statut pour les directeurs, non, c'est le syndicat majoritaire, c'est-à-dire ses responsables en priorité, mais aussi tous ceux qui, chez ses syndiqués, cautionnent l'attitude de la direction syndicale à l'égard de nous, les directeurs.
La balle est dans le camp du SNU. C'est bien ce qui le gêne d'ailleurs.
Et tant que le SNU voudra essayer d'imposer SES solutions sans égard aux propositions faites par les premiers concernés par la question de la direction de l'école, c'est-à-dire les directeurs, alors, il ne faudra pas que ceux qui les défendent dans leur erreur pour ne pas dire bêtise syndicale (car la position du SNU sur la direction d'école est une erreur, une énorme erreur qui déroule le tapis aux EPEP Darcos/Chatel/Sarkozy), ceux-là ne devront s'attendre qu'à un combat pied à pied, faute de débat sérieux.
Pour finir, sur le "et maintenant la hiérarchie" : demande à tous tes collègues adjoints s'ils sont d'accord pour supprimer l'échelon "IEN". A ton avis, quelle sera leur réponse ? Ose la même question concernant l'IA, le Recteur, le Ministre... Ma paye que la réponse ne variera pas !...
Alors le directeur qui ne doit surtout pas être un échelon hiérarchique... avec un argument comme celui-là, tu gagnes à tous les coups chez les adjoints! Pas très courageux tout ça ! Si tu es directeur, alors tu sais très bien qu'il ne se passe pas une journée où tu es amené à te comporter comme un responsable hiérarchique de l'école, au regard des adjoints. Et ça ne pose aucun problème. D'ailleurs, ils ne s'en aperçoivent même pas. Alors, agiter l'épouvantail de l'échelon hiérarchique : de grâce, stop !!!
Si le projet de ton syndicat pour l'école de demain, c'est l'autogestion pour nostalgiques de 68 (fonctionnement déjà expérimenté en d'autres lieux que l'école et qui a souvent tourné à l'armée mexicaine faute de responsable sérieux et identifié), non merci. Ca fera une raison de désaccord de plus...
Vraiment pas la joie...
C'est avec ce principe à la con (et j'assume la violence des termes que j'emploie) que depuis trente ans on me demande de fermer ma gueule, au nom de "l'unité" et parce qu'un oukaze est tombé depuis un sombre bureau de la FSU. Désolé si quand je l'ouvre ça ne correspond pas à ta conception de la "profession" et autre "démocratie" à la mord-moi-le-noeud, mots encore une fois et toujours aussi vides de sens que l'intellect de ceux qui croient en la sainte parole syndicale.
Tu ne veux plus venir contredire? Pour moi, c'est parfait. J'économiserai mon énergie pour des choses plus gratifiantes. Garde tes convictions d'un âge périmé où les commissaires du peuple décidaient pour les autres avant de les balancer au goulag, et laisse-moi exprimer les miennes.
On a tout lu sur l’enquête du SNUipp : mauvaise foi, magouille, guignolade, foutage de gueule, enquête bidouillable, résultats invérifiables, aucune grantie de fiabilité…
Et voilà que le gdid se lance dans un copié-collé avec, il est vrai, 2 différences importantes : réservée aux seuls dirlos et pas anonyme.
Mais pour le reste, c’est quand même bien une enquête maison. Une enquête faite sans passer par un "institut de sondage réputé"... Il n’y aurait donc pas plus de contrôle du dépouillement chez vous qu’au SNUipp ? Il n’y aurait donc pas plus de garantie d’indépendance chez vous qu’au SNUipp ? Non ! je veux pas le croire.
Pourtant sur ces points-là, on m’avait dit :
Imaginons que, pour cela, ils mettent en ligne un questionnaire dont les réponses ne seraient connus que d'eux, et d'eux seuls...
Il n'y aurait pas quelques mauvais esprits pour trouver cela suspect ?
Imaginons qu'au lieu de se payer les services d'instituts patentés, sérieux, efficaces, ils décident d'être seuls à analyser les réponses, à en rendre public les résultats...
Aucun doute basique ?
Et de peur que je sois un tout petit peu dur de la compréhension, on m'en a rajouté une louche :
Imaginons, citoyens, que les élections régionales soient organisées sur le modèle du sondage que défend Gégé.
- Dimanche, au soir, le dépouillement ne sera pas public et les assesseurs seront exclusivement choisis parmi les militants du parti au pouvoir.
- La proclamation des résultats se fera sans la moindre commission de contrôle, sans aucune possibilité de contester les irrégularités
Rassurez-moi, c’est pas comme ça que vous allez procéder ? Pas comme le SNUipp… hein ? sinon vous n’auriez pas critiqué autant…
Pour pas qu’on vous soupçonne de magouiller les résultats, vous aurez une commission de contrôle, je suppose ? Et pour qu’on vous accorde la confiance que vous refusez au syndicat, vous avez prévu de faire analyser les résultats par une commission indépendante ? Ben oui, parce que ça servirait à quoi de se dire irréprochable sur la façon de répondre si on ne l’est pas jusque dans le contrôle du dépouillement.C’est vrai, faut toujours se méfier des mauvais esprits… ils pourraient suspecter votre sondage d’être autant "bidouillable" que celui du SNUipp… Mais, je vous rassure : des mauvais esprits, y en a pas.
Ben ouais.... ça fait 2 sacrées différences...
Que le SNUipp interroge toute (?) la profession, c'est son problème, mais qu'il le fasse de façon anonyme....
J'ai fait passer le sondage du SNUipp à mes collègues adjoints...
Pour notre part, association de dirlos, nous nous adressons aux dirlos.
Fin Mai, puisque nos enquêtes sont, par pur hasard, semblables, on verra si nos résultats convergent. De notre côté on aura des fiches nominatives. Et du côté du SNUipp?
> Gégé, où sont les résultats complets de l'enquête SNUipp/SGEN de 2005?:
De leur côté, le SNUipp-FSU et le Sgen-CFDT ont fait état des résultats de la consultation qu'ils ont organisée dans les écoles. Sur les 10% de réponses dépouillées (5.204), les syndicats ont calculé... (AFP 13 avril 2005)
>Gégé, où sont les conclusions des États Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école (27 octobre 2007)?
et tu dis:
Mais, je vous rassure : des mauvais esprits, y en a pas.
c'est c'la, vouiiii.
Gégé-pas-d’arguments…
Incapable de défendre de façon valide et sérieuse le sondage de son syndicat préféré (faut dire qu’il aurait du mal…) te voila qui préfère venir débiner un autre…
Gégé-pas-de-mémoire…
Un sondage estampillé rigoureux, crédible, réalisé par un institut patenté ? On l’a fait, mon bon Gégé, en 2006, avec les résultats que l’on connaît.
Si ton syndicat préféré s’était donné la même peine, on aurait applaudi des deux mains et fait totale confiance aux collègues pour y répondre… Or, là, on a quelques doutes, non sur les collègues, mais sur le dépouillement de leurs réponses.
Gégé-pas-de-figure…
Tu parles de commission de contrôle. Ne t’inquiète pas, mon absence de collègue… Nos résultats seront publics et contrôlables. Tiens, je te fais même proposition publique. Comme tout militant professionnel, tu dois sacrément t’emmerder. Viens nous donner un coup de main pour ce dépouillement des retours ! Au rythme des retours, toute aide est la bienvenue… A te lire donc, j’attends ton mail…
Thierry fabre
Désolé, les gars, désolé pour ma grossièreté, mais je n'en peux plus de cet anonymat de merde sur le net. Ras-le-bol de causer avec des fantômes qui multiplient les identités et les sexes sur tous les articles de ce site, et dont la lâcheté n'a d'égale que la bêtise. Et en plus ça vient donner des leçons d'honnêteté et de démocratie! Seigneur, quelle époque!
Et ils ne le font pas.
Est-il utile de (re)poser la question : pourquoi ?
Merci Gégé(plus faim)...
Pour revenir sur les 2 différences que c'est pareil...
> réponse nominative:
• Patronyme, école,ville, département, c'est garantir la transparence de l'enquête et donner la possibilité de vérifier... au détriment du nombre de participants, parce que l'on sait bien que sur un sujet aussi sensible il est plus difficile de se découvrir.
On peut, raisonnablement se demander pourquoi le SNUipp a fait un choix inverse: chercher la masse au détriment de la transparence.
> interroger la profession, plutôt que s'en tenir aux seuls directeurs:
L'interpellation de Densi a continué d'alimenter ma réflexion sur le sujet.
Et j'en arrive toujours à la même conclusion:
Soit:
1) il y a transformation radicale du fonctionnement de l'école avec un statut pour les dirlos qui changerait de nature leur(s) rôle(s) dans les écoles.
> dans ce cas je ne vois pas comment écarter de la consultation les utilisateurs de l'école et son bailleur, la commune.
Comment expliquer que pour la semaine des 4 jours, le SNUipp s'offre un institut de sondage pour connaître la position des.... parents?
La profession n'a rien à dire sur le sujet?
Soit
2) Reconnaître le directeur par un texte législatif qui définit ses tâches, encadre ses responsabilités, dit l'autorité qui en découle et donne les moyens nécessaires, clarifie le fonctionnement des écoles, mais ne le bouleverse pas.
> Dans ce cas, je ne vois pas en quoi l'avis des "non-dirlos" est à prendre en considération, surtout que JAMAIS le SNUipp ne s'est inquiété de savoir si la reconnaissance institutionnelle du CM, véritable changement de fonctionnement de l'école, recevait un écho favorable dans la profession, pour le coup impliquée.
Donc, Densi, tu nous fais un mauvais procès en ne retenant que nos critiques vis-à-vis de la stratégie syndicale car on est aussi dans l'action et la proposition.
Mais là, curieusement, pas d'argumentaire.
Donc, Gégé, si le SNUipp ne met pas les moyens indispensables à la lisibilité de leur enquête, c'est bien que ce syndicat a quelque chose derrière la tête...
Sinon pour alimenter un peu plus la polémique avec ces énergumènes "sans nom et sans visage":
- aujourdh'ui au gdid c'est 2390 adhérents à jour de leur cotisation, 2390 directrices et directeurs
- combien de direcrices et directeurs adhérents au snuipp?
C'est pas un début de sondage ça?
JR
... de rien, mais tu t'adresses à qui, Noé?
Peux-tu me dire qui cela arrange?
Mettre nos forces en commun:
> nous travaillons avec la CFTC, @venir école, le SGEN, le SE, sommes en contact avec la CGT, FO, le SNE
> nous travaillons avec l'ANDEV, bientôt l'AMF, nous nous sommes rapprochés de l'AGEEM
Faire avancer les choses:
> nous sommes en train de travailler sur un texte commun à plusieurs syndicats pour porter ensemble, auprès du MEN, des améliorations de nos conditions de travail.
> avec l'ANDEV (et l'AMF) nous avançons sur une alternative aux EPEP.
> nous mettons en ligne un sondage pour recueillir dans la transparence l'avis des directeurs sur l'évolution de leur boulot.
> nous mettons à disposition 2 cellules d'entraide:
• une par mail
• l'autre par téléphone
... Et tout cela dans l'esprit assoc. loi 1901.
Alors, on peut comprendre les réactions épidermiques face à ceux qui, avec arrogance, s'abstiennent de tout devoir d'argumentation.
Et je ne suis pas certain que d'avoir des empêcheurs de "manipuler en rond" soit si confortable que cela.
structurelle
la revendication d'un statut et d'une reconnaissance sur l'existant ici et maintenant : notre fonction actuelle qui est devenu un métier directeur directrice d'école. Là dessus les syndicats ont une lourde responsabilité car en ne se saississant pas du dossier dans les temps ils ont contribué à la création du GDID et abandonné leur obligation de défense des salariés que nous sommes. Certains s'en sont rendu compte et entament un processus. D'autres ont déjà affiché leur adhésion à nos revendications. Pas le SNUIPP hélas .
conjoncturelle
Le projet d'EPEP Darcos pour demain ( que le GDID combat en recherchant des alternatives acceptables ) parasite ( pollue ? ) cette revendication. Le Snuipp instrumentalise cette conjonction pour refuser d'évoluer sur le 1er point en s'appuyant sur le 2ème. Lier comme il le fait analyse orientée et questionnaire mal ficelé techniquement démontre l'intention. A l'heure actuelle c'est l'ici et maintenant qui préoccupe la très grande majorité des directeurs. Nous n'avons à cette heure aucun texte définitif sur les EPEP ( celui de Reiss a très sensiblement évolué et reste un avant avant projet ) et la réflexion du GDID s'accompagne d'un travail de terrain avec tous les partenaires de l'école sauf ... le SNUIPP.
Dans ces conditions comment s'étonner et se plaindre de recevoir des critiques ou plus lorsqu'on s'affiche défenseur de ce syndicat. Qu'il évolue en tenant compte de l'opinion des directeurs sur le 1er point et nous pourrons trouver les outils pour envisager ensuite une recherche de cohérence ou de synthèse sur le 2ème point.
PS: tu as remarqué que j'ai ajouté mon nom à ma signature
On m'cherche des noises ?
Moi dont le réactif est si doux et mesuré qu'il ferait passer le Dalai Lama pour un hystérique, dont la compoction et la délicatesse de ton sont à l'image du doux babil de l'agneau naissant, moi qui, à Dieu et Diable ne plaise, n'a jamais, au grand jamais, agressé mes frères humains qui ici-bas vivent, ou bien j'ai oublié, ou y sentaient pas bon...
Franchement, Pierrot...
Thierry fabre
C'est nouveau le statut , l'autonomie , le recrutement , les EPEP... Cela fait peur!! Mais c'est l'avenir de notre fonction , la reconnaissance...
Note de l'IA adressée, bien entendu à "mesdames et messieurs les directeurs d'école".
je cite
"dans le premier degré, la date de la 'journée de solidarité' est déterminée par l'inspecteur de l'éducation nationale après consultation du conseil des maîtres".
conseil des maîtres, ien... un absent : le dirlo.
ça veut dire que le dirlo , il est juste bon qu'à lire les notes, réunir l'équipe (il se débrouille pour trouver un moment qui conviendra à tous) et rendre compte à l'ien.
quelle connerie, ce fonctionnement ! en quoi ce serait préjudiciable à l'école qu'on ait au moins cette possibilité de décider nous-mêmes ? ça ne met pas en cause les parents, peu importe si on ne fixe pas les mêmes jours que l'école voisine.
je sais, certains diront que c'est pas la-dessus qu'il faut s'arrêter. désolé mais je considère que c'est lourd de signification. ON N'EXISTE PAS!
Cessons d'être aux bottes des autres , chers (es) collègues .