L'UMP a réuni mardi 8 novembre sa Convention éducation à Paris. Les deux tables rondes
réunissaient une douzaine de personnalités sur le thème « Du savoir pour tous à la réussite de
chacun ». Parmi les invités, les ministres Luc Chatel et Laurent Wauquiez, la secrétaire d’état Jeannette Bougrab, une enseignante de maternelle et un principal de collège,
Laurent Bigorgne, de l’Institut Montaigne, Jean-Robert Pitte, délégué à l’information et à l’orientation, un président d’université…
Cette convention fut d’abord l’occasion de dresser un constat en forme de satisfecit de l’action
gouvernementale.
« L’enquête internationale PISA publiée en décembre 2010 montre que le système éducatif français obtient des résultats corrects, dans la moyenne des grands
pays développés. Ce système peut s’améliorer. L’étude révèle ainsi deux points de fragilité au sein de notre école : une part encore trop importante d’élèves de 15 ans ne maîtrise pas
suffisamment la lecture et le calcul, et une relation encore flagrante entre la situation économique et sociale des parents et les résultats des élèves. Ces élèves ont ainsi vu leurs résultats
encore baisser entre 2003 et 2009.
Les évaluations 2011
effectuées en CE1 et CM2 révèlent une meilleure maîtrise des fondamentaux, qui est la priorité de notre école. Les résultats au baccalauréat 2011 ont vu accéder 71,6% d’une
classe d’âge au baccalauréat : c’est un chiffre historique, de six points supérieurs aux dernières statistiques qui stagnaient depuis 15 ans.
Depuis la rentrée 2004, le
nombre d’élèves handicapés scolarisés dans des établissements scolaires ordinaires a augmenté de 60%. 214 000 élèves handicapés sont ainsi scolarisés en milieu ordinaire dont
plus de 90% le sont à temps complet. 41 197 personnes accompagneront près de 70 000 élèves à titre individuel.
La réforme de la formation et
du recrutement des enseignants est entrée pleinement en application à la rentrée 2011. Les professeurs stagiaires ont ainsi bénéficié d’une formation préalable à l’université. Pendant leur année
de stage, ils sont accompagnés par des professeurs tuteurs chevronnés et complètent leur formation didactique et pédagogique. A l’issue de leur année de stage, 87% des professeurs stagiaires de
la 1ère promotion issue de la réforme, dressent un bilan positif de leur première année d’enseignement.
La revalorisation du métier
d’enseignant passe aussi par les salaires : entre 2007 et 2012, le pouvoir d’achat des enseignants et des personnels d’éducation et d’orientation aura été revalorisé, pour un montant
supérieur à 1,1 Md€. L’effort financier s’est notamment concentré à la rentrée 2010 sur la rémunération des professeurs débutants, qui augmente de
10% la première année, soit
l’équivalent d’un treizième mois, avec une augmentation de153€ nets de plus chaque mois pour les jeunes enseignants certifiés.
Dernier constat pour
l’enseignement scolaire : la réussite de chaque élève n’est pas une question de moyens. On compte aujourd’hui 34 000 professeurs de plus et 540 000 élèves de moins qu’en 1990. Entre 1980 et
aujourd’hui, la dépense intérieure d’éducation par élève a augmenté de 80%. Les moyens existent donc mais il faut les mettre là où on en a le plus besoin. Les premiers progrès que nous observons
en 2011 sont en fait le fruit d’une démarche qui refuse le « toujours plus de moyens » et repose sur une conception nouvelle de l’enseignement (personnalisation,
autonomie,….). »
Bref, tout va pour le mieux dans le petit monde de l’éducation en France… Les résultats s’améliorent (dommage
que les enquêtes internationales disent le contraire…), les élèves handicapés sont bien accueillis (dommage que la MDPH fonctionne si mal et que les personnes les accompagnant ne soient pas
formés), la formation des enseignants est formidable (dommage qu’elle n’existe plus), les enseignants sont revalorisés sur le plan financier (sauf qu’un rapport récent nous confirme qu’
« en France, le salaire
moyen des enseignants du primaire ou du secondaire est inférieur à la moyenne de l'OCDE » et que
« depuis 1995, le salaire des enseignants a crû dans les deux tiers des pays de l'OCDE. Pas en France » … Vraiment dommage.)
Mais à part ça, madame la Marquise, mais à part ça, tout va très bien…
Une petite pique, au passage, à l’encontre de ceux qui critiquent la baisse des moyens et toujours les mêmes
assertions pourtant maintes fois démontées de la comparaison avec les années 80…
Après le constat, les propositions qui se déclinent autour de 4 points : la réforme des rythmes
scolaires, celle du collège, le management scolaire et la réforme du statut des enseignants. Nous en retiendrons quelques-unes.
PROPOSITION 1 :
Encourager la création de jardins d’éveil pour les enfants de 2 à 3 ans
Rappelons que la suppression des classes de maternelle accueillant
les enfants de cet âge est la variable d’ajustement du non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. L’Etat se décharge sur les collectivités locales de l’accueil de ces
enfants.
PROPOSITION 2 :
Rendre l’assiduité obligatoire pour les élèves inscrits à l’école Maternelle.
Luc Chatel s’est opposé récemment à la proposition de loi de la sénatrice Françoise Cartron
rendant obligatoire la scolarisation à 3 ans au prétexte que " la proposition de loi entraînerait la scolarisation de 700 à 750 000 élèves de plus, ce qui entraînerait une charge de
1,3 milliard d'euros, elle est donc inconstitutionnelle", a déclaré Luc Chatel. Pourtant, nous indique le ministre, "l'école maternelle scolarise aujourd'hui les enfants de 3 à 6 ans à
plus de 99%". Comprenne qui pourra…
PROPOSITION 3 :
Réorganiser les rythmes scolaires
Les écoliers français
ont, en effet, les journées les plus chargées de tous les pays de l’OCDE, réparties sur le nombre de jours de classe le plus faible (140 par an) : 913 heures/an pour les 7-8 ans,
contre 634 heures en Allemagne, 608 heures en Finlande et 769 heures en moyenne. Les écoliers français suivent en moyenne deux heures de cours quotidiens de plus que les écoliers finlandais qui,
avec 4 heures de cours par jour à raison de 5 jours par semaine, se classent au premier rang des évaluations internationales de l’OCDE.
- un allongement de
l’année scolaire de deux semaines.
- la possibilité de
rendre obligatoire la semaine de quatre jours et demi
L’UMP oublie de rappeler qu’elle a soutenu cette calamiteuse réforme du rythme scolaire de la semaine
impulsée par Nicolas Sarkozy et imposée dans l’enseignement primaire par Xavier Darcos.
PROPOSITION 4 :
Rendre publiques les évaluations-bilan existantes des écoles primaires et des collèges
Il faut que soient rendues
publiques les évaluations bilans de CE1, CM2, 5ème comme les résultats du Diplôme National du Brevet en fin de 3ème, afin de montrer la valeur ajoutée de chaque école et de chaque collège, à
l’exemple des indicateurs de résultats des lycées.
Dans ce cadre, un
contrat d’objectif pourrait être passé avec le directeur de l’école afin de responsabiliser chaque école primaire sur ses résultats en matière de maîtrise des
fondamentaux.
PROPOSITION 9 :
Encourager l’apprentissage précoce de l’anglais dès 3 ans
Aujourd’hui, ne pas maîtriser
l’anglais est un handicap majeur. Par ailleurs, plus on apprend tôt l’anglais et plus on a des capacités pour apprendre une autre langue.
Il est nécessaire de revoir
les pratiques pédagogiques pour pouvoir généraliser l’apprentissage de l’anglais dès le plus jeune âge. Cet apprentissage pourrait se faire en généralisant l’apprentissage à distance de l’anglais
dès 3 ans, via des outils ludiques.
Là encore, l’UMP oublie que les mesures de suppression de postes ont touché les intervenants en
langue étrangère. Elle n’a pas pris conscience du manque de formation des enseignants pour assurer efficacement cet apprentissage. Faute de moyens, il est demandé à « tout enseignant s’en
sentant capable de mener cet apprentissage »… Faut-il alors s’étonner de la faiblesse des Français en langues étrangères ? Le bricolage continue et s’étend…
PROPOSITION 10: Dans
un cadre national, faire bien davantage confiance aux établissements et leur donner plus de responsabilités.
Le renforcement de
l’autonomie des établissements doit signifier la possibilité pour le chef d’établissement (principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi, à terme, directeur d’école) de recruter librement
son équipe enseignante et d’administration, en fonction du projet de son établissement. Une telle évolution doit naturellement s’accompagner d’une formation à la GRH
des chefs d’établissement et un renforcement de l’équipe de direction.
Une réflexion doit aussi
s’engager sur une évaluation du chef d’établissement en fonction des résultats qu’il obtient.
PROPOSITION 12:
Donner un statut juridique aux établissements de premier degré et à leur directeur.
Cette mesure consiste donc à
doter l’école, actuellement dépourvue de la personnalité morale à la différence des collèges et des lycées, d’un statut juridique qui en permette une gestion pédagogique moderne et efficace. Elle
permettrait de créer un véritable statut d’emploi pour les directeurs d’Etablissements Publics d’Enseignement Primaire.
Les écoles de petite taille
pourraient être regroupées pour former un seul établissement, éclaté, et permettre ainsi une émulation pédagogique et une mutualisation des moyens humains, pédagogiques et financiers au bénéfice
des élèves.
Réactions syndicales
Christian Chevalier, Secrétaire général du
SE-Unsa craint « le risque de déserts scolaires
du fait de l'embauche des enseignants par les chefs d'établissement » et ajoute que « l'UMP a un vrai projet pour l'Ecole : l'Ecole de la
concurrence. Ce n'est pas une école de la réussite de tous les élèves ».
Thierry Cadart, Secrétaire général du Sgen-CFDT
voit dans cette mise en concurrence « une obsession
idéologique,... une tentative d'importer dans le système éducatif les principes du management des entreprises. »
Sébastien Sihr, Secrétaire général du
SNUipp-FSU, dénonce « une conception libérale
de l'école ». Et d’ajouter : « la vision éducative de l'UMP c'est le chacun pour soi. Avec les jardins d'éveil tous les parents par
exemple n'auraient plus accès à l'éducation préélémentaire. »
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Cela donne un peu l'impression qu'on nous prend pour des andouilles... Cinq ans que l'arbre est élagué, et ces gens-là voudraient nous faire croire qu'ils vont y recoller les branches qu'ils ont coupées?
... Non, ils s'attaquent au tronc (commun...).
Je ne peux que souscrire à ce qu’a écrit Pascal Oudot. Effectivement, comment faire confiance à ceux qui ont détruit et continuent de détruire l’école pour améliorer son fonctionnement. Personne ne peut y croire. Il est un domaine cher au cœur des collègues qui interviennent sur ce site : le statut de directeur.
J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, une évolution est nécessaire. Personne ne peut défendre la situation actuelle devenue ingérable par les collègues accablés de charges de plus en plus nombreuses et aussi lourdes qu’inutiles au fonctionnement de l’école. Les tonnes de paperasses, de rapports en tous genres, les demandes des IEN, les projets de ceci ou cela…
Si, comme je le pense, une évolution du statut du directeur est indispensable, et elle devra se faire, il convient cependant d’être extrêmement vigilant quant à ce que veulent en faire nos politiques. On le voit nettement dans ce programme de propositions du parti majoritaire. D’ailleurs, JF Copé ne se cache plus pour affirmer son intention de créer un statut de directeur plaçant celui-ci dans une position de véritable chef hiérarchique, ainsi que nous pouvions le craindre.
S’il peut être tentant pour un certain nombre de collègues souhaitant obtenir ce statut, qu’ils sachent que celui proposé par l’UMP est on ne peut plus risqué. Qu’ils sachent, ces collègues, ce que JF Copé entend par « management »… Il s’agit à ses yeux de nommer à la tête des établissements de « vrais chefs » et de se débarrasser ce ceux qui ne seraient pas efficaces. Rien de moins. On devine ce qu’efficacité peut signifier à ses yeux : la docilité à la hiérarchie et la capacité d’imposer aux adjoints le bon vouloir de notre ministre.
En l’état, cette proposition nous semble dangereuse pour la cohésion des écoles et pour les directeurs eux-mêmes.
Certes, de bonnes choses écrites ci-dessus ; un parfum de pré-élections se répand de ci, de là, chacun y va de son lot de bonnes (ou mauvaises, c'est selon) intentions. Méfiance sur certains points avec le programme de la "droite" (pour faire court) : un directeur, supérieur hiérarchique ? "manager" ? À voir... Programme de la "gauche" (pour faire tout aussi court) ? On sait pas ou tout au moins aussi flou (des intentions, mais, un angélisme de tous les instants) que le camp d'en face ! "
Bonjour,
Votre introduction m'interpelle : vous citez les Noms et Prénoms de toutes les personnes présentes à cette réunion, sauf, curieusement, celui de l'enseignante de maternelle : discrimination, ou bien l'école maternelle vous apparait comme quantité si négligeable qu'il n'est pas nécessaire de nommer ses enseignantes ? Cela demande réflexion...
F. Vuillaume
(Commentaire ci-dessus tronqué !)
"une évolution du statut du directeur est indispensable, et elle devra se faire, il convient cependant d’être extrêmement vigilant quant à ce que veulent en faire nos politiques."
Pour éviter, autant que faire ce peut le "kidnapping" du dossier des directeurs d'école par "nos" politiques, il convient de se positionner (syndicats, association) sur ce dossier qui est "le nôtre" ; le laisser en déshérence, l'abandonner au profit d'autres dossiers importants mais d'urgence moindre (je pense au dossier EVS n'en déplaise à certains), ce sera en faire la proie facile des politiques (de tous les politiques) qui le gèreront à leur manière, aussi éloignée soit-elle de ce que nous souhaitons...
Si, comme je le pense, une évolution du statut du directeur est indispensable, et elle devra se faire.
il convient cependant d’être extrêmement vigilant quant à ce que veulent en faire nos politiques.
On pourrait, c'est que l'on fait d'ailleurs mais sans le SNUipp, commencer par dire ce que l'on veut et pas attendre les décisions prêtes à l'emploi des politiques. Sinon on nous refera le coup de 2007:
- en s'appuyant sur la légitimité du scrutin on fait tout passer la première année.
On le voit nettement dans ce programme de propositions du parti majoritaire.
Du parti de la majorité, nuance...
D’ailleurs, JF Copé ne se cache plus pour affirmer son intention de créer un statut de directeur plaçant celui-ci dans une position de véritable chef hiérarchique, ainsi que nous pouvions le craindre.
Plus que d'être dans l'incantation, utile, si tu entrais aussi dans la proposition.
dirlo≠de chef hiérarchique, pas la peine de revenir la-dessus, très large consensus.
Maintenant faut définir le "contenu".
Le GDiD a commencé par dire ce qu'est un "sup. hiérarchique" et dire pourquoi le directeur ne peut l'être.
Pour fairte court: le sup. est celui qui a le pouvoir de notation et de sanction, or le directeur, membre de l'équipe pédagogique (même avec une place particulière) ne peut être juge et partie. de plus nous avons un réseau d'IEN en place.
Le rapport Reiss (et oui, encore...) démine aussi le terrain, si on prend la peine de lire, et, même si on pense que ce ne sont pas ses intentions, donnent du grain à moudre:
- le directeur = un PE
- le directeur leader (donc membre) de l'équipe pédagogique, avec des prérogatives précises et des instances de concertations tout autant définies.
Comment comptes-tu contrer les positions de l'UMP?
J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet sur le forum du GDID donc j'évite les redites.
Bien d'accord avec les réserves de Théo62. Non pas que le principe de hiérarchie me choque dans l'absolu , nous en sommes entouré mais davantage pour dire que ce serait inefficace et inadapté à l'enseignement. Les principes de management appliqués à la fabrication d'un produit sont une chose mais ils ne peuvent se substituer à l'éducation. Un enfant va ,vient ,progresse par tâtonnement puis semble reculer pour mieux rebondir quand les choses prennent sens ( ou lien ). Il faut parfois perdre du temps pour en gagner après. Et cela ne s'évalue pas dans une case excel.
Quant à l'animation d'une équipe à coup de sanction récompense, c'est une vision qui fera pschit car incompatible avec la culture, l'histoire des l'école. Ce qui ne veut pas dire que je suis pour l'auto gestion type CMD c'est aussi du pipeau. On ne fait que la symétrie idéologique de la 1ère. Je suis plus favorable à une contractualisation des équipes : tu demandes ta mutation selon les règles du barème mais tu signes un engagement moral ( professionnel est plus indiqué ) avec une équipe et un projet quitte à le faire évoluer ensemble par la suite. C'est pourquoi une évaluation collective de l'équipe est plus adaptée car elle valide l'équipe pas l'individu alors même que l'on fait le contraire actuellement en toute illogisme par rapport aux injonctions.
Par contre sur l'évolution des missions de l'enseignant donc sur celui de son statut ( et de l'école ) il faut évoluer. Le métier a changé, nos missions élargies et si on n'ouvre pas une discussion pour adapter notre temps de travail à notre réalité on se fera avoir car on continuera à charger la mule sans limite comme aujourd'hui. J' y suis favorable avec toujours cette idée de ligne rouge. Travailler différemment pour travailler mieux. Et si on rajoute des missions il faudra bien adapter le salaire et les conditions de travail ( bureau PC internet etc ... ). Cela vaut pour le directeur comme pour l'adjoint.
Je sais que certains posteurs « démocrates » n’apprécient pas mes commentaires et voudraient m’imposer le silence… Je ne vais donc pas les importuner avec ma prose… Je me contente de leur donner à lire un commentaire paru hier sur le site MEDIAPART sous la plume de Claude Lelièvre, historien de l’éducation et soutien de Martine Aubry lors des primaires socialistes…
Voici ce qu’il écrit sous le titre :
L'impudence scolaire de l'UMP
Propositions de la convention : « Mettre en place une évaluation des enseignants par le chef d’établissement » ; « Le renforcement de l’autonomie des établissements doit signifier la possibilité pour le chef d’établissement ( principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi, à terme, directeur d’école ) de recruter librement son équipe enseignante et d’administration ». Pour faire bonne mesure, le chef de l’UMP – François Copé – a prôné l’urgence d’un « management qui permette, par exemple [ ou pour l’exemple ?] de se débarrasser d’un chef d’établissement inefficace et de faire de ceux qui sont bons de ‘’vrais’’ chefs ». Obsession du chef.
Elle avait d’ailleurs déjà été à l’œuvre à la précédente convention de l’UMP ( cf mon billet du 4 novembre 2010 « Chefs d’établissement über alles ? » ). Rappel des propos des protagonistes UMP. Xavier Bertrand s’était prononcé pour les propositions du rapport du député UMP Reiss et avait demandé une évolution des statuts du directeur d’école « afin qu’il puisse participer au recrutement des équipes, et qu’il ait une réelle manœuvre en matière de formation continue ».
Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin et auteur d’un rapport sur la direction d’école, s’était empressé d’affirmer que « nos écoles ont surtout besoin d’un patron ; le directeur d’école doit devenir le représentant de l’Etat ».
Jean-François Copé, présenté dès alors comme le successeur prochain de Xavier Bertrand à la tête de l’UMP, n’avait pas été en reste et avait élargi le propos aux chefs d’établissement, en particulier au niveau du collège : « il nous faut faire du chef d’établissement le pivot de l’établissement. L’autonomie n’est plus un tabou et doit rentrer dans les mœurs. L’autonomie cela veut dire qu’il faut s’adapter à la diversité des élèves et que les chefs d’établissement puissent constituer leur équipe pédagogique ».
Enfin Gérard Longuet, sénateur de Lorraine , avait surenchéri sur cette définition de l’autonomie en affirmant qu’ « il faut qu’un patron [ le chef d’établissement ] puisse rentrer dans les classes et puisse faire une exfiltration des enseignants qui sont en rupture avec son projet pédagogique ».
Je crois que c'est clair.....
Te fatigue pas Gégé tout le monde est d'accord avec toi ici pour dire que un directeur chef tendance Copé Longuet et Bertrand on n'en veut pas et que cela ne solutionnerait rien.Alors lâche cet os svp , il est usé.
Essaie de développer les autres leviers : évolution du statut, rythmes, évaluation, collège pour tous ou collège unique, niveau d' autonomie à définir et proposition pour solutionner la situation du dirmlo dans tout cela....
Théo62 a bien progressé dans son discours et si ce projet passe il nous faudra bien nous retrouver ensemble pour lutter contre l'école marchande.
Je crois que c'est clair.....
non.
Monomaniaque tu continues à définir ta posture uniquement contre. Tu n'es jamais dans la proposition, dans l'alternative. Il te faut un adversaire, sinon tu n'existes pas.
La conception de l'UMP de l'école et de son pilotage, je le répète, est ultra minoritaire dans la profession, mais le statu quo aussi.
Il ne suffit pas de dire "BAHHH, l'autonomie, c'est caca", parce que "autonomie" n'est qu'un mot nu qu'il faut habiller. Le SNUipp, en signant l'appel de Bobigny (le GDiD itou) se prononce aussi pour une autonomie certaine de l'école ( également pour une structure "publique" de la petite enfance concerant les 2/3 ans, quand l'UMP propose des jardins d'enfants...)
Est-ce que c'est pareil? ben non, parce que les intentions et le contenu, sont différents.
Pour dire qu'il faut que tu arrêtes de jouer avec les mots, et que tu nous dises ce que tu y mets derrière.
@ F. Vuillaume :
Parmi les invités, les ministres Luc Chatel et Laurent Wauquiez, la secrétaire d’état Jeannette Bougrab, une enseignante de maternelle [le nom n'est pas donné] et un principal de collège, [le nom n'est pas donné] Laurent Bigorgne, de l’Institut Montaigne, Jean-Robert Pitte, délégué à l’information et à l’orientation, un président d’université [le nom n'est pas donné]
Discrimination avec la maternelle ? Et pourquoi pas avec le collège ? Et l'Université ?
Pour le reste, Grégoire a répondu (au nom des "démocrates" ?
)
Ben moi je l'aime bien cette proposition de l'ump.
Parce qu'elle est tellement outrancière, tellement éloignée de notre culture qu'elle devrait amener syndicats et associations à se rencontrer rapidement pour établir ensemble un contre-projet.
On peut aussi attendre l'alternance, oui, mais si elle n'était pas au rendez-vous..?
Moi, il y a quelque chose qui me tracasse. Faut pas se mentir les gars. Je ne comprends pas Grégoire. Le mois dernier il nous a dit qu'il était un "ex-directeur qui a demandé et obtenu de l'IA son retrait de fonction en septembre en lui expliquant qu'il lui était impossible de faire son boulot comme il le souhaitait".
Je me demande s'il ne nous raconte pas des histoires parce qu'il écrit sans arrêt et même en plein milieu de l'après-midi. Bizarre, non ?
Moi aussi j'aime bien, ça a le mérite d'être clair...Il faudrait donc en profiter pour promouvoir une proposition aussi claire (type projet de statut du Gdig), les faire circuler en comparatif...Ca paraît être un moment opportun entre les élections syndicales qui viennent juste de se terminer et donc aux nouveaux élus et aux partis qui se positionnent pour les présidentielles de réagir, de commenter.
Pour le coup la peur du pire pourrait faire activer une proposition décente
Gégé t'es un pauvre type... J'ai un ordi dans ma classe et pour le reste j'ai rien à te dire. Si j'ai demandé mon retrait de fonction c'est parce que il est parfois des situations où un homme doit aller au bout de son discours. Mais ça tu pourras jamais comprendre.
Dégage de ce forum j'ai essayé comme d'autres d'être pédago avec toi mais on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.
Tu as remarqué : à chaque fois que la discussion devient intéressante tu pollues les débats. Alors lmaisse les grandes personnes disuter et va jouer aux billes.
Avant que nous ayons tous craqué face à la multiplicité de nos tâches et l'absence de reconnaissance administrative,
vite, un statut spécifique pour les directeurs d'école, c'est URGENT !
Nous n'aurons jamais un statut sans revers de la médaille c'est à dire un volet hiérarchique. ALors cessons de jouer les vierges effarouchées. Moi j'y suis prêt car sinon autant rester sur la situation actuelle, c'est plus confortable à certains points de vue.
Oisillon
Bravo Oisillon ! Tout le reste est littérature !
Nous n'aurons jamais un statut sans revers de la médaille c'est-à-dire un volet hiérarchique. Alors, cessons de jouer les vierges effarouchées. Moi j'y suis prêt, car sinon autant rester sur la situation actuelle, c'est plus confortable à certains points de vue.
Non, justement, le reste n'est pas littérature, c'est le reste qui est important, essentiel.
Oisillon, je ne suis ni une vierge effarouchée ni une vieille pute expérimentée, je sais juste que c'est le "y-a-qu'à" qui fait que rien ne bouge.
J'aimerais qu'une seule fois ceux qui parlent de "supérieur hiérarchique" définissent clairement ce qu'ils mettent derrière, que l'on sorte des fantasmes, et pour ceux qui en font une phobie et pour ceux qui en jouissent d'avance, pour rentrer dans l'argumentation.
C'est quoi un volet hiérarchique?
• Tu crois que, comme le propose l'UMP, si le directeur d'école, à la tête d'un EPEP façon Darcos et recrutant ses enseignants, on le sera choisira parmi les dirlos actuels ou parmi les PE?
Ben non, il y a les IEN, voire les IA à qui l'on enlève des prérogatives pour les transférer aux recteurs...
La littérature c'est important pour comprendre les choses, les slogans eux servent à mettre notre cerveau au service de Cca-Cola.
Tout le reste est littérature
Pas d'accord. Si personne ne fait entendre la voix des directeurs en fonction, il sera facile de l'ignorer. Mais avec le GDID, c'est un autre son de cloche que celui des politiques et soi-disant penseurs incompétents qui se fait entendre, et personne ne pourra dire qu'il n'existait pas. Quoi qu'il en soit fait.
Ciao! Bon courage à tous! Bouffez vous bien le foie....et surtout continuons joyeusement à nous laisser marcher sur la tête!
Je ne suis pas les autres, je ne suis qu'un dirlo parmi d'autres. Quand je parle d'apects hiérarchiques, je pense simplement au statut actuel des chefs d'établissement qui ont ce positionnement de supérieur hiérarchique des enseignants. C'est ce que je veux, mais coire qu'on obtiendra un statut sans contrepartie est faux et le laisser penser n'est pas correct.
oisillon
...
Quelle contrepartie?
> la personnalité morale. Certainement
> la responsabilité organisationnelle, décisionnelle dans des domaines définis, dont la sécurité. Certainement.
> un leadership pédagogique conforter. Certainement.
Mais après?
Un collège est différent d'une école: le même nombre d'élèves n'implique pas le même nombre de profs...
Les "prérogatives" d'un chef d'établissement nous les avons à 90%, sinon plus.
À quoi cela servirait-il d'introduire une note administrative, alors qu'elle ne sert à rien dans le secondaire.
ma question reste entière: que mets-tu (tu n'es pas les autres, j'ai bien compris) derrière supérieur hiérarchique ou chef d'établissement?
@Pierrot
Comment peux-tu écrire de telles phrases sans rire ?
"Tu crois que, comme le propose l'UMP, si le directeur d'école, à la tête d'un EPEP façon Darcos et recrutant ses enseignants, on le sera choisira parmi les dirlos actuels ou parmi les PE?
Ben non, il y a les IEN, voire les IA à qui l'on enlève des prérogatives pour les transférer aux recteurs... "
Ton but c'est de faire peur aux dirlos, quand tu écris des choses pareilles, Pierrot ?
Qui va croire un instant qu'un IA va demander un poste de dirlo ? Franchement Pierrot ? Qui va te croire ? Qui ?
... Tu sais sans doute qe ce gvt est en train de transférer les compétences des IA vers les recteurs?
Pour l' "UMP", la taille et/ou du territoire de l'EPEP est conséquent.
Imginons une "école du socle" regroupant un collège + écoles du secteur, ou toutes les écoles d'une circo. ...
Pourquoi, puisque ce gvt vide les prérogatives des IA, certains, plutôt que de disparaître, ne se tourneraient-ils pas vers la direction d'EPEP?
PS- Je te fais remarquer, que je te réponds... moi.
Bon le clone de Brejnev, on l'oublie c'est un âne bâté incapable de penser par lui-même et qui pense que c'est paril pour les enseignants. Point.
Quand je parle de statut de chef d'établissement, c'est celui des proviseurs ou principaux, tout le monde connaît, pas de secret. Ils sont supéreiurs des enseignants, les notent, en recrutent certains mais sont des fonctionnaires d'autorité donc par nature du côté du gouvernement et pas question de faire grève ou de critiquer une mesure gouvernementale. C'est un autre positionnement.
C'est du grand n'importe quoi, ce que tu racontes mon petit oiseau...
"des fonctionnaires d'autorité donc par nature du côté du gouvernement et pas question de faire grève ou de critiquer une mesure gouvernementale. C'est un autre positionnement."
Etre fonctionnaire d'autorité ne signifie pas automatiquement être béni-oui-oui et dire amen à tout ce que dit le gouvernement. Qu'est-ce que c'est que cette embrouille ?
Et c'est le modèle que tu veux pour les dirlos ? Mais tu vas te sentir bien seul, petit oiseau. Tu imagines que c'est ce que souhaitent les dirlos ? Tu es né de la dernière couvée, ça se voit...
Pour le naze incompétent et borné:
"Dans l’Éducation Nationale, les fonctionnaires d’autorité sont, par exemple, les Inspecteurs, les Principaux, les Proviseurs, qui sont effectivement tenus à une obligation de réserve sur certaines questions relevant de l’exercice de leur fonction (pour certains, leur droit de grève est par ailleurs restreint).
Mais ce n’est le cas ni des enseignants, ni des directeurs d’école.'
Ca vient du site snuipp du 64.
Et à mon avis ça change tout dans le positionnement hiérarchique d'un P.D (personnel de direction) comparé à un directeur (personnel enseignant) mais sortant du binaire glop/pas glop ce n'est pas à la portée de tout le monde.
Oisillon
Le problème n'est pas dans le fait d'être ou pas le supérieur hiérarchique des adjoints, mais de savoir quel type de pilotage une école a besoin.
Et une école est très différente d'un collège, d'ailleurs aujourd'hui on dit qu'on a eu tort de calquer le fonctionnement du collège sur celui du lycée.
Pour évaluer les PE, il existe un corps, les IEN. Pour le primaire, il faut identifier clairement le directeur d'école, définir ses responsabilités et ses prérogatives, pour que les IEN se recentrent sur leur fonction et que les école puissent bénéficier d'un pilotage de proximité.
Bien entendu que le premier devoir des fonctionnaires que nous sommes c'est bien de mettre en oeuvre sur le terrain les décisions du ministère. Mais attention à ne pas revendiquer que d'être le représentant du MEN dans l'école, il faut surtout devenir les représentants de l'école dans le MEN et face aux partenaires.
Le devoir d'obeïssance n'empêche pas de se opposer à une mesure à travers une organisation syndicale, politique. Les chefs d'établissements ne s'en privent d'ailleurs pas.
Au sujet des grèves. La loi sur le SMA a changé les choses pour les dirlos, en les compliquant même quand le SMA se fait dans l'école. Mais avant, chaque fois que l'on a interrogé un ministre à l'Assemblée, la réponse était que le dirlo ne pouvait se contenter de ne pas venir à l'école ce jour là. Il y avait même un fiche de l'Autonome, qui conseillé fortement de venir aux heures d'ouverture pour accueillir, diriger, d'éventuels élèves qui, mal informé, pourraient se présenter au portail.
Autre exemple, nous devons être joignable en cas d'accident lors d'un SRAN dans notre école. (eh oui!).
Pour dire que nous avons certainement plus de 90% des responsabilités des principaux de collèges... mais sans moyens.
> nous n'avons pas la personnalité morale pour la gestion d'un budget (et c'est dommage)
> nous n'avons pas à noter nos adjoints (et c'est tant mieux, dans le secondaire la note administrative ne sert à rien!)
C'est pourquoi je reste persuadé que le problème n'est pas au niveau d'une contrepartie qui serait la dimension de supérieur hiérarchique", mais un bloquage de ceux qui ne veulent pas voir une partie de leur pouvoir retourner dans les écoles.
un exemple de réponse ministrérielle sur le rôle du dirlo les jours de grève (avant SMA). Il en existes des 10zaines, toutes semblables:
- En cas de grève du personnel enseignant, il appartient aux directeurs d'école, qui ont notamment pour mission d'organiser l'accueil et la surveillance des élèves, de rechercher des solutions pour les accueillir, avec la participation d'enseignants volontaires, des services municipaux ou des associations de parents d'élèves. Lorsqu'un service municipal de garderie a pu être mis en place en accord avec le directeur d'école, le personnel municipal est tout à fait habilité à surveiller les enfants présents dans les conditions d'organisation fixées par la municipalité. En ce qui concerne la responsabilité de la commune, en particulier les obligations d'assurance, et la participation financière éventuelle des familles, les dispositions applicables ne paraissent pas différentes de celles en vigueur dans le cadre des autres services de garderie municipale.
Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, réagit à certains sujets qui ont été abordés ici. Je pense que ça peut intéresser certains collègues.
Sur la notion du chef d'établissement manager, voici ce qu'elle dit :
"Dans une situation difficile, on a tendance à chercher des solutions simples. Dire que les choses iraient mieux avec des managers à la tête des établissements ça peut paraître rassurant. C'est le modèle caricaturé du privé. Mais on se trompe. Il faudrait inventer des manières de gérer qui correspondent à l'histoire et l'identité du secteur public. Ce n'est pas d'un renforcement du pouvoir des chefs d'établissement dont on a besoin. C'est de redynamiser les équipes éducatives, de donner un sens au travail collectif en favorisant ce travail des équipes. Les enseignants sont trop seuls avec trop de comptes à rendre. Cette surcharge empêche de se confronter entre enseignants pour réfléchir aux pratiques, aux difficultés des élèves. Mais il ne suffit pas de parler de travail en équipe. Luc Chatel acquiescerait sans doute lui-même à ce discours ! Il faut donner du temps, de la formation."
Sur le fait qu'on ne peut rien faire parce que c'est la crise...
"On ne nie pas l'existence de la crise. Mais il faut voir aussi où on va chercher des recettes. C'est encore un débat que le gouvernement refuse d'ouvrir. On n'arrive pas à parler de fiscalité. Pourtant, par exemple, à la FSU on conteste l'efficacité du crédit impôt recherche. C'est 5 milliards : on pense qu'il y a là une niche intéressante. Les heures supplémentaires c'est 1,2 milliard. On pense que ce milliard serait mieux utilisé ailleurs. Il faut être conscient qu'on n'est pas dans une période faste et qu'il va falloir prioriser les dépenses. Mais on ne peut pas s'interdire de penser à des mesures parce que l'on aurait un cadre budgétaire inamovible. On peut abonder le budget si l'on veut.
Aujourd'hui tout le monde dit que les plans successifs du gouvernement ne font payer pratiquement que les seuls salariés. Tout le monde a compris que le gouvernement essaie de sortir de la crise en touchant le moins possible au système, en essayant de faire payer ceux qui travaillent encore. Peut-on sortir de la crise autrement que par ces plans d'austérité ? On souhaite que ce débat soit porté lors de la présidentielle. Les organisations syndicales disent qu'il y a une autre façon de sortir de la crise. Elles vont dire, avec le projet social qu'elles portent, ce qui leur semble nécessaire d'être fait. Il nous paraît impensable que dans la situation actuelle le gouvernement, qui ne tarit pas d'éloges sur le dialogue social, ne reçoive aucune organisation syndicale ! Comment est-ce possible !"
Sur la chute du taux de participation aux élections pros...
"On n'est qu'au début de l'analyse. Mais il faut distinguer deux choses : les dysfonctionnements liés au vote électronique et d'autres facteurs. Je reste persuadée que cette baisse de 20 points ne s'explique pas si l'on ne regarde pas les dysfonctionnements. D'autant qu'il y a stabilité dans tous les autres ministères. La chute n'existe qu'à l'éducation nationale, le seul ministère où l'on votait électroniquement. On sait qu'il y a des personnels qui n'ont pas pu voter. C'est pourquoi on a demandé une commission d'enquête au ministre de l'éducation nationale et aux parlementaires. Le ministère ne peut pas se dédouaner de cette question d'autant que , lors de la simulation, on l'avait alerté que ce n'était pas prêt. On n'a pas voulu nous entendre. On veut que le ministère assume cette responsabilité et que cela ne se reproduise pas. Sur l'idée que la baisse serait due au fait que des collègues n'ont pas voulu voter, on va regarder cela de plus près, corps par corps. Mais une baisse aussi forte ne peut pas venir de cette seule raison."
Voilà. Je crois que ces sujets intéressent les dirlos qui viennent ici. C'est quand même intéressant d'avoir ce point de vue qui permet de mieux comprendre certains faits.
Mon copier/coller à moi
Vous avez été très nombreux à n'avoir pas pu voter en raison des dysfonctionnements du système mis en place, ce qui nous a conduit à contester la légitimité de ces élections. Il va nous falloir produire un maximum de témoignages . C'est pourquoi, nous vous demandons de bien vouloir nous retourner au plus vite le vôtre. En attache, une proposition de document à retourner par courrier ou par mail (signature scannée) pour signaler l'impossibilité dans laquelle vous vous êtes trouvés de voter pour les scrutins pour lesquels la CFTC était candidate en alliance ou non.
Nous comptons sur les témoignages que vous pourrez recueillir auprès de nos sympathisants également.
A l'adresse suivante:
SCENRAC/CFTC-Education
128 avenue Jean Jaurès
93 697 PANTIN cedex
(01 73 30 49 91)
Adresse courriel: scenrac@cftc.fr
Gege,
tu t'adresses ici à des adultes qui sont capables de se faire leur opinion et d'exprimer des idées personnelles, pas à des clones qui vont porter la bonne parole du syndicat. Cette époque est terminée, regarde autour de toi. Le mur est tombé. Tu nous insultes en croyant qu'en lisant ta bible notre position sera changée. dégage d'ici, vite!
Ch
Mais on se trompe.
Bien entendu, "on" se trompe puisque je vous le dis !
Il faudrait inventer
J'aime bien le conditionnel ; de plus, il ne s'agit pas d'"inventer" mais de prendre acte dans la réalité de ce qui existe déjà (responsabilités des directeurs d'école) et de faire coïncider cette réalité avec le positionnement des directeurs. Pour l'invention, l'utopie, merci, nous avons déjà donné et nous en connaissons les impasses.
Ce n'est pas d'un renforcement du pouvoir des chefs d'établissement dont on a besoin.
"On" n'a jamais demander un "renforcement" mais, voir ci-dessus.
C'est de redynamiser les équipes éducatives, de donner un sens au travail collectif en favorisant ce travail des équipes.
Discours bla...bla...Le monde des "bisounours" est encore dans la tête des bureaucrates !
Les enseignants sont trop seuls avec trop de comptes à rendre.
Non ! ce sont les directeurs qui le sont : il y a une différence entre adjoints et directeurs, confusion volontairement entretenue...
Pour le reste, discours vaseux comme d'habitude avec le temps, la formation...ne manquent plus que les moyens.
Mais où sont les directeurs dans tout ceci ? Intéressant comme Bernadette glisse des "chefs d'établissement" aux enseignants : poisson noyé !
Revoilà notre Gégé-bien-mis-en-marche-la-photocopieuse-chef-?.
Merci Gégé-le-temps-de-copier-coller-à-partir-du-site-du-Café-Pédagogique-à-10h47-quand-les-instits-normaux-sont-en-classe de nous distiller avec tant d'attention les saintes paroles de l'ami Dédette.
Donc, pour commencer, tu écris :"C'est quand même intéressant d'avoir ce point de vue qui permet de mieux comprendre certains faits."
1) "C'est quand même intéressant d'avoir ce point de vue" : oui, là, je suis d'accord.
2) "(point de vue) qui permet de mieux comprendre certains faits." : ben non. Ce n'est justement qu'un point de vue, donc une vision des choses biaisée et sous un certain angle, comme tout honnête point de vue qui remplit bien son office de point de vue. Bernadette ne délivre ici que le point de vue de son organisation, et non une vérité scientifiquement établie et inattaquable intellectuellement. C'est un point de vue, respectable, mais ce n'est qu'un point de vue, le sien en tant que responsable nationale du SNUipp. Il ne permet donc pas de mieux comprendre certains faits, mais uniquement de les analyser et les expliquer à l'aune de l'idéologie de son syndicat.
Sur les propos eux-mêmes, je n'en commenterai que peu, si ce n'est ceux sur les élections.
"On n'est qu'au début de l'analyse. Certes ! Mais il faut distinguer deux choses : les dysfonctionnements liés au vote électronique et d'autres facteurs. Je suis d'accord avec elle. Je reste persuadée que cette baisse de 20 points ne s'explique pas si l'on ne regarde pas les dysfonctionnements. Ok. Mais dans quelle proportion alors ? D'autant qu'il y a stabilité dans tous les autres ministères. La chute n'existe qu'à l'éducation nationale, le seul ministère où l'on votait électroniquement. On sait qu'il y a des personnels qui n'ont pas pu voter. Qu'attends alors le SNUipp pour déposer un recours en annulation, seule décision qui vaille si le vote démocratique ne l'a en définitive pas été, démocratique ? C'est pourquoi on a demandé une commission d'enquête au ministre de l'éducation nationale et aux parlementaires. En France, quand on veut enterrer un sujet, on crée une commission. Le ministère ne peut pas se dédouaner de cette question d'autant que , lors de la simulation, on l'avait alerté que ce n'était pas prêt. On n'a pas voulu nous entendre. On veut que le ministère assume cette responsabilité et que cela ne se reproduise pas. Sur l'idée que la baisse serait due au fait que des collègues n'ont pas voulu voter, on va regarder cela de plus près, corps par corps. Petit changement de tonalité : on n'est plus dans la négation totale, mais on tente de la minimiser. Mais une baisse aussi forte ne peut pas venir de cette seule raison. Ben si justement, en tout cas, plus de cette raison que de l'incapacité à voter"
Conclusion, ami Gégé : si Dédette crois véritablement à ce qu'elle dit, il faut sans délai demander l'annulation des élections et leur nouvelle tenue dès que possible par voie papier, ou par voie électronique en allongeant la période de vote et/ou en simplifiant la procédure, que soit en dit en passant 30% des collègues ont quand même réussie.
Sur le fond, pas de divergence avec Bernadette Groison, ses remarques étant assez consensuelles.
- notion de chef d'établissement:
Je suis d'accord pour dire que la reconnaissance du dirlo dans les écoles ne règlera pas tout d'un coup de baguette magique. Nous disons que c'est le premier pas qui permettra -d'abord d'organiser la solution autour de l'école et non pas autour du collège ou de la circo. la proximité.
-Et ensuite d'avoir un vrai travail d'équipe, avec, comme dans toutes les équipes qui fonctionnent (rédaction de presse, service hospitalier...) un responsable avec des prérogatives propres à sa tête.
Prétendre donner du sens à l'équipe sans en désigner le "chef d'équipe" c'est rester dans ce qui se passe aujourd'hui, et si Bernadette parle de REdynamiser les équipes, c'est qu'elles ne fonctionnent pas si bien qu'on le dit...
Ceci dit, Bernadette ne fait aucune proposition pour avancer dans le débat...
- Sur la crise.
ça... j'ai bien peur que l'on va la sentir passer. Et si les syndicats ont des propositions alternatives, crédibles (hors YAKA), on sera preneur. malheureusement on a vu que sur les retraites ils ont plutôt jouer à flinguer celui qui dépasser la tête. (un peu comme avec Hollande en ce moment
)
Par contre, c'est vrai qu'il faut que les choix politiques s'affirment, même avec de faibles marges de manoeuvres. Ce n'est pas la crise qui doit dicter la politique, mais la politique qui doit nous sortir de la crise.
Sur la chute du taux de participation aux élections pro:
Ben oui, il faut distinguer deux choses : les dysfonctionnements liés au vote électronique et le fait que des collègues n'ont pas voulu voter... C'est ce que l'on dit, alors que Gégé affirme que ce n'est que la faute de l'outil.
Il me semble quand même que dans les autres administrations le taux de votants est bas, 35, 40%, et celui de l'EN baissait régulièrement (sauf en 2008). On peut aussi estimer que les enseignants ont rejoins les autres fonctionnaires dans la façon de bouder ce vote.
Ce qui n'enlève rien des responsabilités du MEN. Et s'il y avait tant de malversations, il serait aisé de demander et d'obtenir l'annulation de ses élections.
C'est étonnant à quel point le clown anonyme nous prend pour des imbéciles. Passons, cet ectoplasme ne vaut pas la peine qu'on s'attarde sur son cas.Ce que nous les directeurs d'école nous attendons maintenant du snu, ce sont des propositions de discussion ou de mesures concrètes pour les directeurs d'école, c'est une reconnaissance claire et définitive que le travail du directeur d'école n'est plus un travail d'enseignant mais une fonction à part dans l'EN... et pas des slogans à la noix ou des idées ridicules ("je réponds quand j'ai le temps"... pfffft!), pas des déclarations alambiquées qui cachent la forêt, ou de vagues allusions à nos soucis ponctuées de "il faudrait" et de "peut-être".
Le snu, 1ère centrale du primaire, veut nous laisser doucement crever pour conserver ses idées d'un autre âge? De FO ou de la CGT je peux le comprendre, mais du snu?
Oui, Pierrot, beaucoup de littérature pour pas grand chose au fond ou alors le souci de ne pas se mettre le SNU à dos mais au fond?
Un statut pour qui? Un statut pour quoi faire? Et si tu penses à poser ces questions à l'administration tu auras peut-être une autre réponse. Pourquoi le GVT (celui-là ou un autre) nous donnerait-il un statut quand les syndicats y sont opposés (les plus importants au moins) si en plus nous ne sommes même pas d'accord pour un statut de chef d'établissement?
Pour rien. Alors une question: GDID et SNUIPP même combat?
Croa
Allons, amis de Gégé and Co, pas de panique! dans l'article servant de support à ce fil, il est écrit ( proposotion 10) que les directeurs seront concernés à terme...; à terme... ce qui veut dire dans longtemps, très longtemps car il ne faut pas sous estimer votre pouvoir de persuasion dans certains domaines auprès des décideurs du MEN.
Nous aurons donc les objectifs, le boulot, nous serons éventuellement sanctionnés sur notre note pédagogique si notre IEN ne trouve pas notre école assez performante ( mais ça vous vous en fichez) et la seule chose qui peut nous arriver , c'est que ce vieux rafiot qu'est l'école primaire aujourd'hui passe sous le pilotage bicéphale de l'IEN et du principal de secteur. La vie est belle! l'honneur est sauf! et nous on a le nez dedans!
@ croa (prénom) croa (nom) ou vice versa...
Oui, Pierrot, beaucoup de littérature pour pas grand chose au fond ou alors le souci de ne pas se mettre le SNU à dos mais au fond?
D'abord je n'ai pas vocation à me mettre le SNUipp sur le dos, ni à oublier une critique que je pense méritée. Ensuite, je ne suis pas dans la littérature, mais je pense qu'une grande partie de nos maux vient de la simplification par le slogan et l'anathème d'une situation compliquée où les enjeux dépassent ceux du dossier qui nous intéresse.
Un statut pour qui? Un statut pour quoi faire? Et si tu penses à poser ces questions à l'administration tu auras peut-être une autre réponse.
Un statut pour qui? Ça y est on a la réponse. Le rapport Reiss dit que le poste de directeur sera dévolu à un enseignant du primaire.
Pour quoi faire? Là aussi on a des réponses dans le rapport Reiss. Au regard de la grande diversité de configuration de nos écoles, il ne doit pas y avoir de solution unique, mais plutôt des solutions adaptées au territoire et au public, en passant par l'expérimentation.
Pourquoi le GVT (celui-là ou un autre) nous donnerait-il un statut quand les syndicats y sont opposés (les plus importants au moins) si en plus nous ne sommes même pas d'accord pour un statut de chef d'établissement?
Quand le gvt (celui-là, ou un autre) veut quelque chose, il se fout des syndicats (c'est ce que je regrette, l'absence de dialogue social), par exemple la retraite: ou le SMA... Il y a donc bien une hiérarchie dans les responsabilités. Le pouvoir c'est le gvt, les syndicats sont des contrepouvoirs.
Par contre tu as raison, si le principal syndicat du primaire avait plus tôt accepté l'idée que directeur d'école est un métier, notre dossier aurait certainement avancé.
Mais pas de raccourci croa croa (avec C majuscule?) qui te permet d'introduire ta conclusion.
Le GDiD n'est pas contre le fait qu'un dirlo soit "chef d'établissement".
Il faut d'abord donner un statut d'établissement à l'école. Ensuite, la directrice ou le directeur sera, de fait, le chef d'établissement.
Le problème, et il y en a bien un puisque cela fait 20 ans que notre situation se dégrade, c'est le contenu, ce que l'on mettra derrière ces mots.
Et à l'heure:
- de la crise
- de la contestation du collège unique
- de la contestation des collectivités qui siègent et financent les établissements du secondaire.
- du rapprochement en collège et élémentaire.
- de l'erreur reconnue à avoir pensé le collège comme un "petit" lycée
- de la disparition de la note pédagogique & administrative au profit d'un entretien annuel
et compte tenu des spécificités du primaire
Il est évident que l'on aura un contenu de statut de "chef d'établissement" original, différent de celui des Principaux.
C'est ce contenu que nous cherchons à construire avec d'autres acteurs de l'Éducation. C'est long, ça demande de la conviction et de la pédagogie, c'est pourquoi, au risque de gonfler, je me refuse à le réduire à des slogans.
Tandis que certains copient-collent et que d'autres installent le statu quo, la destruction du tissu de l'école primaire se poursuit sereinement et sûrement.
Au plus près du terrain, des directeurs (Merlin le rappelle souvent, moi-même étant concerné, et d'autres aussi) voient la main mise du collège et des équipes prendre le pas sur le premier degré : cela n'émeut pas les grands penseurs acharnés depuis des lustres à brandir des épouvantails (que c'est bon d'avoir un "supérieur hiérarchique" à agiter !), à réclamer moyens-temps-formation.
Pendant ce temps, la réalité, qui est celle d'une mutation des structures entre premier et second degré se poursuit impitoyablement avec en ligne de mire l'absorption d'une école de proximité au profit d'un énorme "rafiot". Pour s'en faire une idée :
http://www.dirlo.fr/blog_lecole_de_demain_lump_la_voit_dans_le_laboratoire_des_eclair-152.html
Continuez à dormir, braves gens ! on veille pour vous...
J'ai reçu ça ce midi par courriel du snu21:
"Concernant les demandes éventuelles de regroupements de conseils d’écoles, la nouvelle circulaire stipule que la CAPD doit donner son avis sur la désignation du président du nouveau conseil d’école fusionné.
Le SNUipp-FSU 21 dénonce les dérives d’une telle démarche : regrouper des conseils d’écoles (RPI, groupes élémentaire/maternelle…) est une occasion de préparer la mise en place des E2P (transformation des écoles en établissements), participer à la désignation d’un président de conseil d’école nous entraîne vers la possible validation d’un « chef d’établissement ».
Le déroulement habituel des élections de parents d’élèves et le « rapprochement » de certains conseils d’écoles étaient satisfaisants. L’administration a souhaité en modifier des aspects, sans concertation, pour caporaliser le fonctionnement de l’Ecole."
Ben, les copines et les copains directrices et directeurs d'école, nous ne sommes pas sortis de l'auberge. J'admire profondément le verbe "caporaliser" qui relève d'une merveilleuse rhétorique bien huilée qui nous vient du fond des âges farouches: c'est Rahan contre les directeurs d'école, qui voudraient améliorer dans leur coin le système éducatif pour le meilleur-être de leurs élèves et de leurs adjoints. Merci le snu de votre confiance.
Pas cohérent Pierrot. Tu utilises des arguments contradictoires dans le seul but de contrer ma modeste personne et à travers moi le SNUipp...
Un exemple ? Tiens quand tu écris ceci
"Le rapport Reiss dit que le poste de directeur sera dévolu à un enseignant du primaire." alors que quelques jours avant tu écrivais
"Tu crois que, comme le propose l'UMP, si le directeur d'école, à la tête d'un EPEP façon Darcos et recrutant ses enseignants, on le sera choisira parmi les dirlos actuels ou parmi les PE?
Ben non, il y a les IEN, voire les IA à qui l'on enlève des prérogatives pour les transférer aux recteurs... "
Franchement Pierrot, parfois je me demande pourquoi tu cherches à me contredire si c'est pour perdre ta crédibilité à ce point. Tu sais, Pierrot, les dirlos ne sont pas dupes de tes contradictions. Hélas, tu n'es pas le seul. Merlin utilise les mêmes grosses ficelles pour faire peur aux collègues. Il y a une variante chez lui, c'est qu'il dit que les écoles seront dirigées par des IEN ou des principaux de collège... Remarque, Pierrot, il y a quelque temps, vous disiez que les grosses écoles étaient toutes prises d'assaut par des gens du SNUipp... Faut être sérieux quand on participe à des échanges sur un forum surtout quand, en face, il y a du répondant crédible.
crédible ?avec tes gros souliers à clous ? Où sont tes propositions ? ta réflexion personnelle autre que les copiés collés habituels? Enfin si cela te fait plaisir de penser cela, cela ne nous fait guère de mal.
Pour cet histoire de SNU21 est-ce une naïveté que de croire que le fait d'avoir à trancher entre 2 directeurs pour 1 seule école après fusion; il semble normal que la CAPD soit sollicitée afin de vérifier les barèmes et l'octroi du poste?
Cela tourne à l'hystérie ce discours anti chef . De toute façon, on ne nous demandera rien vu le discours du syndicat majoritaire et la complicité par omission de l'autre. Il suffit d'attendre et le fruit sera mûr pour les principaux de collège. Et Gégé sera content.
Je ne répondrai pas à Gégé par le détail car il ne répond lui-même jamais aux questions posées; juste une remarque: les dirlos de terrain constatent depuis 2 ans environ la prégnance des instructions de l'IEN dans la mise en oeuvre du projet d'école, du contenu des ordres du jour des CE et des CDM. Les consignes aimables de rapprochement avec le collège de secteur se mulptiplient.... dans l'attente de consignes plus coercitives.
On ne s'adresse pas d'ailleurs aux dirlos ( s'ils ne sont pas maîtres de CM2) mais aux collègues qui doivent participer volontairement ou avec des échanges de service à ces réunions avec les professeurs de collège pour la liaison CM2-6ème. Certains syndicats s'en réjouissent au nom de la collégialité s'en réaliser que le pilote de la réunion est DE FAIT le principal pendant que le dirlo est dans sa classe. Les collègues de CM2 ne représentent qu'eux mêmes . La négociation finale se fait au téléphone entre l'IEN et le principal, le dirlo n'est même pas consulté , à peine informé!
Les collègues directeurs n'ont pas besoin d'épouvantail, beaucoup reconnaitront, je pense, leur propre vécu, suivant l'importance de leur école et la proximité du collège. La mutation est bien en route.
Bientôt Pierrot et Merlin vont nous dire que les PE vont être évalués par les principaux de collège. Ben oui, parce qu'à les croire c'est le principal de collège qui va prendre le rôle de dirlo... Et comme les proviseurs et les principaux vont évaluer les profs... CQFD.
Toujours aussi fin et subtil dans tes commentaires! Une fois de plus, t'as rien compris.
Jamais, nous n'avons écrit que demain les principaux allaient évaluer les profs. Simplement, dans le fonctionnement quotidien d'une école, il y a un certain nombre de demandes institutionnelles: Projet d'école et avenants, Affelnet, liaison CM2-6ème, liaison Mat-Elem, lutte contre l'illétrisme ( en liaison avec le collège), orientations diverses, prévisions d'effectifs pour la rentrée et nombre d'élèves demandant le collège de secteur... bien entendu, je parle ici du travail que tous les dirlos connaissent et que le grand public dont tu fais partie ignore, la face cachée de l'iceberg en quelque sorte...
Jusqu'à une époque récente, soit ces demandes n'existaient pas ( Affelnet), soit elle étaient gérées directement par le dirlo avec transmission à l'IEN. Les projets avec le collège relevaient ausi d'une démarche d'établissement avec souvent à l'origine des affinités entre les profs concernés.
Aujourd'hui, de nouvelles demandes apparaissent, elles sont institutionnelles et nécessitent des contacts avec le collège. D'autres passent de l'IEN directement à l'IA ( gestion des remplacements, Affelnet...)
Ce qui était optionnel ( certains projets contre l'illétrisme) devient fortement conseillé avec des tableaux à renvoyer pour savoir si on a participé ou pas et demain sera obligatoire...
Alors ma question ( stupide à tes yeux), c'est quelle est la place de l'école dans tout ça? Quel est sa part de décision? Qui la représente? Peut-on encore choisir ou doit-on appliquer les consignes données par d'autres ? Qui sont ces " autres"?
Le dirlo d'une école est-il un interlocuteur reconnu ou un vérificateur de la réalisation des projets à la mode?
Ton syndicat chante l'air du " dormez tranquilles , braves instits, on veille sur vous" mais je trouve que vous chantez diablement faux!
Mal lu ou trop vite . Fatigué et usé après 5 jours de brouillard, 26 CM2 avec poussée massive de testosterone, 10 post de Gégé et le nain vu à la télé. Désolé
En fait il s'agit de la présidence du CE . comprends pas !
Et pendant ce temps-là, les députés nous votent un jour de carence pour les congés maladie... Toujours aussi efficaces, les syndicats de la fonction publique, et ceux de l'EN en particulier. Que vont-ils nous proposer? Une journée de grève, histoire de foutre encore en l'air une journée de traitement? j'ai l'impression que nos centrales sont composées de petits gnomes qui font du vent avec leurs minuscules menottes.