Il fut un temps, pas si éloigné, où les mots n’étaient pas assez durs pour décrire les maux du collège
unique, considéré comme le maillon faible du système éducatif.
C’est encore le message qu’envoie le Haut Conseil de
l’éducation (HCE) dans son rapport annuel remis fin septembre au président de la République. Un message qui n’a rien de véritablement nouveau puisque le constat d’une crise du collège,
décrit comme un lieu de violence et de malaise, où se révèlent les inégalités scolaires, est dressé depuis déjà quinze ans. Il le fut plus encore au printemps, à travers le rapport de la Cour des
comptes.
Ce qui est nouveau dans l’analyse actuelle, c’est l’accent mis sur l’école primaire. « Avant le collège, il y a l’école élémentaire », titre le quotidien « Le Monde » le 22/11. « La
hiérarchie des priorités n'impose-t-elle pas de se préoccuper d'abord et surtout de l'école élémentaire ? », se demande l’auteur de l’article qui
s’appuie sur différents rapports qui pointent les faiblesses et le recul des résultats de l’école. « Pourtant, chaque nouveau ministre de l'éducation
a prôné, à sa façon, le "retour aux fondamentaux", à l'école élémentaire en particulier. Depuis le temps, ce recentrage devrait être opéré ! » poursuit l’auteur.
La commission Attali vient également de se pencher sur l’école primaire.
« L’école primaire
doit être largement réformée. C’est notre
premier grand chantier de long terme. » (relire notre article du 4 novembre). Dans son rapport, Jacques Attali indique qu’une « mauvaise école primaire est un obstacle à la croissance ». Parmi ses propositions, il convient, dit-il, de « renforcer l’autonomie et le rôle du directeur d’école ».
A leur tour, les politiques se saisissent du thème qui semble porteur. Chacun y va de sa proposition pour
améliorer le fonctionnement de l’école primaire.
Ainsi, Jean-François Copé, nouveau Secrétaire général
de l’UMP, veut s’attaquer au « tabou de
l'illettrisme ».
« Il est donc impératif de s’attaquer à ce grand tabou de l’illettrisme dans notre société. Et cela dès l’école primaire. C’est dans cet esprit que j’ai proposé qu’à
la fin du CM2, une «validation des savoirs fondamentaux» soit instaurée afin de vérifier que tous les élèves qui passent en 6e savent
lire, écrire, compter. Cela doit redevenir une priorité nationale, la priorité des priorités de notre école ! » Pour atteindre son « objectif de 100% de réussite », le député
propose de travailler davantage sur trois leviers :
1/ Faire plus confiance aux acteurs de terrain
: en
confiant plus d’autonomie aux directeurs d’établissement qui doivent devenir les vrais patrons de leur école. En leur donnant la possibilité de recruter l’équipe éducative, de définir avec eux un
projet pédagogique adapté, de dédoubler les classes là où c’est nécessaire… Bref, c’est aux équipes pédagogiques de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour arriver aux 100% de
réussite ! Au final, le directeur devra rendre des comptes aux parents et à l’Education nationale.
2/ Donner aux maîtres d’écoles les outils pour
réussir: dans l’apprentissage, il y a des méthodes qui
marchent et d’autres qui ne marchent pas. Il y a toujours des débats homériques entre méthodes globales, syllabiques, semi-globales… Pour moi, ce ne doit plus être une question d’idéologie. Il
faut prendre les méthodes qui font leurs preuves et les appliquer. Aujourd’hui, les maîtres d’école sont souvent seuls face à leurs classes, sans retour sur les meilleures méthodes.
Ce sera le rôle du directeur de faire partager les bonnes pratiques, d’accompagner la formation des maîtres, d’évaluer les résultats en
permanence…
3/ Mieux organiser l’année scolaire en n’ayant
qu’un objectif en tête: l’intérêt des enfants. L’année scolaire est trop lourde et peu adaptée aux
rythmes des enfants. Cela explique en partie le stress et la fatigue de nos écoliers. La France est un des pays où dans une année, il y a le moins de jour de classe (140) et le plus d’heures de
cours (913), pour un enfant de 7-8 ans. Par exemple, en Finlande, qui est mieux classée dans les comparaisons internationales, c’est presque 50 jours de plus par an, mais 300 heures de cours en
moins! Cela veut dire que les écoliers français ont les journées les plus chargées. Je souhaite que nous nous donnions plus de temps pour apprendre, accompagner les enfants… Le passage à la
semaine des 4 jours, c’est pratique pour les parents, mais ce n’est sans doute pas l’idéal pour les enfants. Il faudra probablement revenir à la semaine de quatre jours et demi, en faisant le
point école par école pour choisir les solutions les plus adaptées. Et pourquoi ne pas raccourcir un peu les vacances d’été ? L’idée, c’est d’apprendre autant de choses en prenant plus son temps
! »
D’autres solutions sont envisagées pour
réduire l’échec scolaire. L’AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville née en 1991
de l’envie de lutter contre les inégalités dans les quartiers populaires) vient de se faire connaître du grand public en lançant
un appel « pour la suppression des notes à l’école élémentaire ».
Les auteurs de cet appel font état de la « pression scolaire précoce » d’un « système
élitiste » de notation qui provoque « fissuration de l’estime de soi, détérioration des relations familiales,
souffrance scolaire ». Leur conclusion ? « Devant l’urgence d’apporter des réponses concrètes à la souffrance
scolaire, nous devons franchir un palier supplémentaire », estiment les signataires qui réclament la suppression de « la notation à l’école élémentaire qui doit être l’école de la coopération et non de la compétition ».
Appel immédiatement relayé par
quelques signataires parmi lesquels Richard Descoings
(Directeur de Sciences Po Paris), François Dubet (sociologue, professeur à l'université Bordeaux-II et directeur d'études à
l'Ecole des hautes études en sciences sociales), Michel Rocard, Eric Debarbieux
(responsable de l’Observatoire international de la violence à l’Ecole) et Daniel Pennac (écrivain) qui reprennent des slogans tels
que : « l’obsession du classement stigmatise des élèves qu’il enferme dans une spirale d’échec ».
On se souvient que dans les années 70, une première offensive incitait fortement les enseignants à remplacer
les notes par un système de cinq niveaux (A,B,C,D,E) qu’ils avaient vite « rebricolé » en un système à 15 niveaux avec des A+ et des A- ….
Philippe Meirieu, pourtant très critique sur l’utilisation des notes n’a cependant pas rejoint les signataires de l’appel.
« Je ne pense pas que les notes, à elles seules,
puissent être considérées comme responsables de l'ensemble de l'échec scolaire. Les méthodes d'apprentissage sont, bien évidemment, en cause. Et il ne faut pas confondre le thermomètre avec la
température. »
Et d’ajouter : « D'une part, je pense qu'il faut supprimer l'évaluation des professeurs telle qu'elle est aujourd'hui pratiquée par les inspecteurs. Cette évaluation est, trop
souvent, infantilisante.
D'autre part, je crois que la plupart des
professeurs souhaitent véritablement faire progresser leurs élèves. Ils souffrent de ne pas y réussir autant qu'ils le souhaiteraient, et ils pourraient trouver beaucoup plus de satisfaction avec
une pédagogie de la réussite plutôt qu'avec une pédagogie de la sanction. »
Si le Sgen-Cfdt soutient l’Afev, les autres syndicats se montrent plus prudents et préfèrent mettre l’accent sur les moyens nécessaires à un meilleur
fonctionnement de l’école primaire. Leur préoccupation du moment concerne la suppression des EVS aide administrative, « avancée » acquise
par la signature du protocole signé par le SE-Unsa en 2006.
Le SE comme le SNUipp se félicitent de l’action
menée auprès des parlementaires pour récupérer l’aide administrative à destination des directeurs d’école. Chacun y allant de son communiqué
victorieux…
« Budget : une bataille gagnée pour l’aide
administrative.
Les interventions du
SE-UNSA auprès de l’ensemble des groupes parlementaires pour le maintien de l’aide administrative ont payé.
Un amendement au projet de loi de finances, proposé par le groupe
socialiste, a été adopté à l’unanimité avec le soutien du Ministre Chatel.
Réaffectant une partie des crédits « heures supplémentaires » vers
le programme « vie de l’élève – encadrement éducatif », cet amendement permet de retrouver le nombre d’emplois aidés de 2010.
Le SE-UNSA engrange ainsi une avancée essentielle et poursuit son
action pour que l’aide administrative retrouve toute sa place dans nos écoles. »
« Un amendement adopté et voté par l'assemblée nationale permettrait de réduire fortement les suppressions du nombre
d’EVS.
C’est entre autre un des résultats de l’action
intersyndicale.
Dans le cadre des discussions budgétaires,
le SNUipp a rencontré des députés et des sénateurs et, à chaque fois, attiré l'attention sur la situation des EVS.
Vers un retour du volume d’EVS au budget
2011 identique à 2010 ?
Le budget 2011 prévoyait initialement 133,8
millions d’euros pour financer 38 000 emplois aidés dans l’éducation nationale, en baisse de 4 500 par rapport à 2010. Cette baisse était la conséquence de la hausse de la part du ministère de
l’éducation dans le financement des emplois aidés de 10% à 30% au 1er janvier 2011. Un amendement adopté lors du débat budgétaire à l'assemblée nationale a acté le transfert de 20
millions d'euros du programme enseignement public du second degré vers le programme vie de l’élève pour financer des EVS. Ces 20 millions devraient permettre d’augmenter le nombre de contrats
aidés EVS de 5 000 et de retrouver ainsi le volume d’emplois de l’an dernier.
Pour l’instant, les missions de ces EVS ne sont pas
précisées (aide administrative ou accompagnement de la
scolarisation des élèves en situation de handicap). Le débat parlementaire sur cet amendement a mentionné ces 2 missions.
Ce transfert dans le budget de l’éducation ne sera
pas suffisant, il faudra également que le budget emploi-travail
(programme accès et retour à l'emploi) finance également ces emplois (les 70% restants). Le ministre du budget avance le chiffre de 70 millions d’euros (nos calculs font état de 33
millions). »
Ce combat ne peut être suffisant à lui
seul. On le sait, les milliers de postes supprimés chaque année, le non-remplacement des personnels, la disparition de la formation initiale et continue, l’absence de statut de l’école et de son
directeur… sont autant de mauvais coups portés à l’école.
On ose espérer que parlementaires et
intellectuels ne considèrent pas le rétablissement des EVS et la suppression des notes comme des remèdes aux causes de l’échec scolaire et au malaise des directeurs d’école.
Les élus de la nation et les élites
bien-pensantes ne devraient-ils pas d’abord se soucier de réorienter la politique éducative du pays afin de s’attaquer, enfin, aux véritables problèmes connus et dénoncés dans tous les
rapports.
On attend d’eux qu’ils placent l’école
au sommet de « la hiérarchie des priorités ». S’ils ressentent un frisson devant
l’ampleur du budget consacré à l’école, qu’ils s’imprègnent des conclusions de l’édition 2010 du rapport de l’OCDE « Regards sur l’éducation » dans lequel la France est de nouveau montrée du doigt en matière d’investissement éducatif.
Selon les comptes de l’OCDE, « un
investissement massif dans l’éducation rapporte à la société un bénéfice trois fois supérieur au coût de l’effort consenti », « investir dans l’éducation est une
très bonne affaire ». Notamment pour le fisc. « Le retour sur investissement pour les pays qui mettent le paquet est garanti » expliquent encore les experts de l’OCDE… Le message sera-t-il
entendu ?
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Ah ! ce Copé... L'homme pressé qui veut le pouvoir. Qui a déjà annoncé qu'il serait candidat en 2017... L'homme qui veut tous les pouvoirs. Pas plus tard qu'aujourd'hui, il a imposé son bras droit à la tête du groupe UMP de l'Assemblée nationale. Au grand dam de Sarko.
Voila que cet homme de pouvoir, ce cumulard de première nous annonce son intention de faire du dirlo un vrai patron "en confiant plus d’autonomie aux directeurs d’établissement qui doivent devenir les vrais patrons de leur école. En leur donnant la possibilité de recruter l’équipe éducative". On aura tout vu, tout lu, tout entendu de ces gens de l'UMP et de leurs sbires.
Incroyable d'écrire de telles âneries et pitoyable d'avoir une telle vision de l'école ! Quen retenir ? C'est clair : que Copé ne connait rien du monde éducatif. Qu'il s'imagine que si ça ne va pas, c'est parce que l'école n'a pas un vrai patron qui irait jusqu'à recruter ses instits. On rêve !
Bien entendu, ça ne lui viendrait pas à l'esprit que ça pourrait peut-être aller mieux si on avait plus d'enseignants, s'ils étaient mieux formés ou même formés tout court, si on pouvait travailler autrement, avec moins de pression, moins de charges administratives, moins d'enquêtes de toutes sortes souvent inutiles d'ailleurs, si on pouvait dédoubler les classes de CP, avoir du temps de concertation, des moyens en RASED, des classes spécialisées, si les collègues étaient mieux considérés, mieux payés, moins fliqués... Bref, tout ça, Copé ne l'imagine pas une seconde... Complètement déphasé ce type.
Copé déphasé et ignorant le fonctionnement réel de l'école? Je suis assez d'accord.... mais celui qui écrit" des instits plus payés, avec moins d'élèves et des moyens Rased en plus et presque plus de papiers et d'enquêtes à remplir, adulés par les parents.... j'ai bien l'impression qu'il ne s'y connait pas plus que Copé!
Des écoles mieux structurées , autour d'un directeur, des écoles autonomes , capables de choisir et mener leur projet pédagogique, de recruter éventuellement leur personnel EVS en fonction de leurs besoins réels, des écoles qui pourraient décider sans avoir à lever en permanence le doigt pour " avoir le droit de" .... ça me semble un juste milieu assez réalisable et qui apporterait déjà beaucoup aux acteurs de terrain ( comme on dit dans les cercles autorisés).
Moi qui suis "directeur d'école "depuis des lustres , dans une école élémentaire de 510 éèves , si j'avais le rôle que M. COPE demande , mon école aurait un taux de réussite supérieure . Bien sûr , mes collègues font un travail remarquable mais leur soif de bosser rencontre des anomalies de type :
"Je veux bien faire comme tu le demandes , mais que dira l'IEN ? Je suis inspectable et j'ai peur ?
"L'IEN veut qu'on fasse à sa façon ..."
Donc , c'est tj l'IEN qui sème le trouble dans mes démarches . Ce qu'il demande et dit , sont obsolètes et ce n'est pas la réalité du terrain ... J'ai l'impression qu'on fonctionne comme au temps des soviets !
Je ne comprends pas les Syndicats comme le SNIU pp .qui prône l'abstinence l'abstinence pour le Primaire . Les Gégé et compagnies ne sont que des "esprits qui se croient malins" et qui ne veulent pas que le Primaire aille de l'avant dans la réussite des enfants .A croire qu'ils pensent que le Peuple illettré est plus malléable lors des élections : il suit comme des "moutons de Panurge" .
le SNIU pp .qui prône l'abstinence
Pascal ! Jean-Roger ! et les autres ! ne la ratez pas celle-là !
Bon, je suis assez d'accord avec Théo, qui qu'il soit: Copé ne connait rien et ne sait rien. Et lui aussi devrait apprendre à se taire. Trop d'ambition, pas grand chose dans la tête...
Maintenant, la litanie "moins de moins de plus de plus de" ne me satisfait pas non plus dans la mesure où une simple arithmétique comptable ne résoudra rien de nos difficultés: un bateau sans capitaine tourne en rond, une école aussi... L'armateur engage l'équipage, le captaine dirige les manoeuvres, et personne ne discute pour faire du vent. Vous croyez que sur un navire le représentant syndical des machinistes se met en grève sans arrêt pour rien? Vous croyez qu'il discute de la manoeuvre avec le capitaine? La "culture" syndicale du "non à tout" n'est pas la mienne. Oui à un statut pour les directeurs d'école, qui ne ferait que nous conforter dans notre mission, et nous donnerait les moyens d'aller plus loin sur la voie de l'efficacité.
Un truc qui m'étonne toujours ( si, si...): c'est que le Snuipp, qui refuse toute transformation de l'école intégrant la création d'un statut du directeur en arguant du fait que la présence d'un vrai directeur " démotiverait" les équipes qui ne se sentiraient alors plus investies dans la prise de décision (!), accepte sans sourciller le fait que nos écoles aient de moins en moins d'autonomie de fonctionnement:
nous sommes: sous la coupe de la mairie pour tout ce qui est fonctionnement ( pas de budget), sous la coupe de l'IEN pour tout le reste : recrutement d'EVS, choix pédagogiques, Projet d'école dans lequel il faut intégrer les priorités nationales, puis départementales et enfin les axes " conseillés" qui faciliteront la sacro sainte validation.
La liste serait longue mais cela ne choque pas le Snuipp ( et les autres syndicats non plus d'ailleurs au vue de la mollesse de leurs prises de parole en faveur d'un statut. N'importe quel syndicaliste de bonne foi monterait au créneau pour défendre une meilleure autonomie des équipes et donc une reconnaissance du directeur . Rien, la posture est donc idéologique .
Le modérateur de ce site censure les commentaires sans en donner les raisons.
J'ai été censuré.
Il n'existe aucune censure sur ce blog. Tous nos lecteurs le savent bien et peuvent le constater jour après jour puisque nous laissons s'y exprimer des collègues qui ne partagent pas du tout nos idées et parfois même les combattent.
Nous avons supprimé un dessin vulgaire complètement hors sujet. D'autant qu'il fait suite à toute une série d'autres publiés par le même collègue directeur. Les plaisanteries les plus courtes étant les meilleures, nous avons décidé d'y mettre un terme.
Nous le regrettons vivement sachant que nous poursuivons le même objectif : la reconnaissance statutaire du directeur. Certes, chacun à notre façon, mais dans le même sens et avec la même volonté.
Il faut savoir que la tenue de ce blog nous prend beaucoup de temps et que nous faisons le maximum pour donner la meilleure image qui soit des directeurs d'école. Aussi, nous demandons à l'ensemble de nos collègues de respecter notre travail.
Enfin, chacun sait, et encore plus le collègue qui poste ces dessins hors sujet, que les administrateurs de sites et blogs sont responsables des textes et commentaires qu'ils publient et laissent publier. C'est la raison pour laquelle la plupart des blogs ont adopté une charte et modèrent leurs commentaires.
Nous souhaitons ne pas avoir à appliquer ces modalités de modération qui régissent tous les sites (ou presque) et demandons à nos collègues de bien vouloir respecter les règles les plus élémentaires de courtoisie.
Merci à tous.
Désolé de revenir sur le sujet, mais ta réponse ne me semble pas satisfaite car trop floux. Il serait plus judicieux d'être plus précis. Je comprends et j'accepte (normal) toute modération à condition qu'elle soit explicite. Ce qui ne me semble pas le cas ici. En effet qu'est-ce que les règles de courtoisie? Mon image et mon dessin n'étaient en rien discourtois... Ils se voulaient seulement humoristiques. Maintenant si on ne veut pas d'images, c'est simple: faut en interdire la possibilité; si on ne veut pas d'humour, ben, faut l'interdire tout simplement....
Il faudrait arriver à savoir:
Scoop: Gege n'existe pas, c'est un avatar créé par des antisnoopistes!
Sinon, comment donner crédit à son insupportable litanie de plus et plus (personnel RASED et temps) et moins (de travail, de pression et de directeurs). C'est le niveau zéro de la rhétorique syndicale, les mêmes slogans éculés auxquels personne ne croit plus, le même épouvantail du directeur kapo agité devant le nez de"la profession". Je suis consterné.
Non Gege n'existe pas ou alors il joue contre son camp.
Enseignants, dirlos, ouvrez les yeux! Vous croyez à ce tissu d'âneries?
Je profite de leur intervention pour remercier les collègues de DEL pour leur investissement au service de la quête du statut.
Merci à vous confrère.
Je ne peux pas dire que j'aie eu à subir une quelconque censure, alors que certains de mes billets peu amènes auraient pu y avoir droit...
Bon, j'imagine qu'une juste indignation peut paraître plus acceptable quand à son fond même si la forme en est douteuse.
Mais je dois bien avouer que l'anonymat est à mes yeux une chose désagréable quand on profère certains propos. Alors il est vrai que se moquer des trois clowns qui viennent ici faire leur pub me semble plus réjouissant qu'autre chose.
Sale temps pour les pédagogues, sale temps pour les directeurs.
Je dois avouer que la période n'apporte que casse et démembrement de mon école rurale et que cela finit par me démobiliser complètement. La réalité est faite de la venue dans une classe à 2 niveaux d'un PES, de blocage long de cette classe par les parents, d'empêchement de faire fonctionner nos projets en cours ( PES oblige ), d'inspections ne prônant que conformité et conformité, de réunions de directeurs infantilisantes à souhaits, de menaces diverses de l'IA ......
Les discours de tous les rigolos politicards qui savent ce que nous devons faire me faisaient rire il y a dix ans; ils me désolent aujourd'hui. Le système centralisé et déconnecté est à mille lieux des nécessités et des besoins.On marchait sur la tête et maintenant en reculant.
Je ne veux pas devenir un rouage de ce système pourri mais un directeur reconnu au service des élèves de son école. Je devrais dire 'je voulais' car aujourd'hui j'aspire à quitter au plus vite. Désolé de ce pessimisme.
Je te rejoins Ewen. C'est assez désespérant, en effet. Si encore on pouvait espérer un mieux d'une alternance politique... Si on pouvait nourrir un quelconque espoir... Mais, faut pas rêver. Regarde au PS : Bruno Julliard chargé des questions d'éducation. Quelles compétences particulières ? Le fait d'avoir été président de l'Unef ? C'est ça qui lui donne les compétences pour définir la politique éducative d'un pays ?
Le problème est le même à droite comme à gauche. L'éducation n'est pas considérée comme ce qu'elle devrait être : la priorité des priorités parce qu'elle conditionne tout dans la vie. Non ! elle est perçue comme un gouffre à finances.
Ben, oui ! l'éducation, ça coûte cher. Et le chômage, ça ne coûte rien ? Et la délinquance, c'est peanuts ? Pourtant, beaucoup s'accordent à penser et à dire qu'il y a peut-être un lien entre éducation, chômage et délinquance...
Mais, voilà, nos politicards, comme tu dis Ewen, ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et de la gestion immédiate... Condition sine qua non pour se faire réélire... Oui, pas très réjouissant, tout ça...
... Et je crois que la rentrée prochaine sera bien pire, puisqu'il n'y aura plus les 'sortants IUFM'!
Mais voilà, au lieu de rendre l'école plus autonome, plus près de son public, quand les budgets le permettaient, on a choisi de renforcer les équipes IEN, tout en chargeant le mulet des écoles: le dirlo.
Théo, que Copé ne comprenne rien au fonctionnement de l'école, c'est une évidence, par contre en politique politicienne, il joue dans la cour des grands. Y répondre par la même langue de bois, convenue, ne peut avoir comme conséquence que la reproduction de l'existant, l'affaiblissement de l'école... Ce que cherche Copé.
Ce n'est pas quand il dit qu'il faut des "patrons dans les écoles et plus d'autonomie" qu'il déraille et montre son ignorance du système, c'est quand il prétend sérieusement instaurer un examen de passage pour la 6°.
Parce que, honnêtement, le mot "patron" au sens large n'est pas un repoussoir en soi. La preuve?
Par chez nous (le 06), mais ça doit être un peu partout pareil, mes "collègues" CPC, Maîtres Informatique, RASED... disent "patron" quand il parle de l'IEN.
1- Ils sont TOUS volontaires (pas de vacation) pour quitter l'école sans patron pour rejoindre le patron à la circo.
2- Rien ne les oblige, à l'appeler "patron"
3- Quand ils disent "patron", c'est avec un mélange de fierté et d'autorité... jamais par moquerie.
Pour dire, que tu agites le mauvais chiffon rouge. L'urgence n'est pas tant de refuser un "patron" dans l'école, mais de définir clairement ce que doit être le chef d'équipe qu'est le dirlo.
Sans cela, c'est l'aggravation de l'existant, un pilotage (puisque le mot n'est plus tabou) par les circos. et les chiffres.... Souvent faux!
Je ne vois pas comment retrouver de la proximité si on ne donne pas plus d'autonomie aux écoles?
Je pense aussi que nous n'avons pas touché le fond. L'année prochaine les suppressions de postes vont radicalement modifier la carte scolaire. Plus ces PES et les stagiaires master... Si on regarde en arrière on est stupéfait de voir à quel point l'Education Nationale a été bouleversée depuis 2008. Je rejoins aussi Pierrot lorsqu'il parle des occasions gâchées pour amélirer le fonctionnement comme en 1989 avec les cycles. ESt-ce trop tard pour lutter ? Je m'interroge ausi. J'ai la chance de m'éclater dans un mandat électif avec de vrais pouvoirs pour faire évoluer les conditions de vie pour les personnes. J'y croyais pour les enfants. Mais ce n'est plus une priorité nationale et toute analyse se termine de manière comptable. Je ne considère pas comme infamante l'idée d'avoir à économiser les deniers publcs. Tout n'est pas faux dans l'analyse qui dit que plus de moyens n'est pas forcement une condition suffisante pour faire évoluer les résultats des élèves. Nécessaire certes mais pas suffisante.
Alors parfois je me dis que cet investissement cette énergie je pourrais la transférer ailleurs et que l'Educcation Nationale ne me mérite pas. C'est présompteux mais c'est ma réalité.
@Pierrot
Quand tu évoques le mot "patron" qu'ultilisent des CP pour parler de leur IEN, rien de bien nouveau ni d'important. C'est plutôt un terme générique qu'ils emploient. Et c'est pas nouveau. Je me souviens, quand j'ai débuté, les "vieux" instits de l'époque utilisaient aussi le mot "patron" pour parler entre eux de leur dirlo.
Maintenant, je dois dire que je ne partage pas ce que tu dis de Copé quand tu écris :"Ce n'est pas quand il dit qu'il faut des "patrons dans les écoles et plus d'autonomie" qu'il déraille".
Tu t'es arrêté trop tôt dans ta citation. As-tu fait attention à la phrase suivante ?
"en confiant plus d’autonomie aux directeurs d’établissement qui doivent devenir les vrais patrons de leur école. En leur donnant la possibilité de recruter l’équipe éducative"
Cette fois, Pierrot, on est loin du mot "patron" tel que peuvent l'utiliser les membres de l'équipe de circo en parlant de leur IEN. Tu te rends compte ? "recruter l'équipe éducative" Et probablement licencier ceux qui ne donnent pas satisfaction... Je suis persuadé que ce n'est pas ce que tu veux, toi-même.
Et la suite, tu en fais table rase ?
"Ce sera le rôle du directeur de faire partager les bonnes pratiques, d’accompagner la formation des maîtres, d’évaluer les résultats en permanence…"
Un discours qui ressemble étrangement à ce qu'on a lu dans d'autres rapports. Si les cycles ne marchent pas, c'est parce qu'il n'y a pas de vrai patron dans les écoles pour les imposer.
Tu imagines la pression sur les épaules des dirlos ? "faire partager les bonnes pratiques"... Tu as compris comme moi : faire appliquer les décisions du ministre puis du suivant 1 an après puis de son successeur et ainsi de suite. Et la liberté pédagogique, elle est foulée aux pieds ? C'est grave Pierrot. C'est bien plus que dérailler.
"évaluer les résultats en permanence", "rendre des comptes aux parents et à l'éducation nationale"... Pression de plus en plus forte qui va engendrer un sacré stress chez les dirlos et bonjour l'ambiance...
Je crois que tu n'as pas pris la peine d'analyser toutes ces phrases Pierrot. Alors oui, il y a de quoi être très pessimiste.
@ Théo,
Copé s'adresse à son électorat avec un discours clivant, et toi tu tombes dans son piège en restant sur la symbolique des mots.
> Patron: Tu vas même plus loin que moi parce que l'exemple que tu donnes démontre que dans des écoles où (soit disant) on refuse la caporalisation, on donnait, et on donne encore, du "patron" affectueux aux dirlos... Inconsciemment on montre la nécessité d'un leader dans une équipe. Et comme l'école est une Institution, c'est à celle-ci de mettre en place la procédure pour le désigner: ce qu'au GDiD on appelle le statut.
• Ce n'est pas refuser un "patron" qui est important, mais de définir quel patron il faut dans les écoles
> Autonomie: Là, je ne te (vous) comprends pas et tu nages en pleine contradiction
D'un côté tu dis ce que cherche le GVT c'est d'avoir des dirlos qui obéissent au doigt et à l'oeil, alors que c'est exactement ce qui se passe aujourd'hui, ce n'est pas la peine que je te rappelle la liste des choses que l'on amis en oeuvre (BE, SRAN, AP, PPMS, DUER, nouveaux programmes...) et SANS MOYEN!
De l'autre tu refuses plus d'Autonomie à l'école... Faudrait que tu m'expliques comment s'émanciper sans Autonomie?
• Là encore ce n'est pas l'Autonomie qu'il faut stigmatiser, mais définir, avec tous les acteurs, quelle autonomie a besoin l'école.
Il est faux de prétendre, par exemple, que Reiss préconise dans son rapport des dirlos à la botte de l'IA:
> le dirlo est issu des PE (contrairement au secondaire) donc empreint de la culture du primaire.
> il est le représentant de l'école avec le titre de représentant de l'État
> il gère un budget
... autant d'éléments de liberté.
• Et curieusement c'est la droite qui s'empare de ces termes: autonomie "liberté: libéralisme, école libre... Alors que c'est un thème de gauche.
> le dirlo fait partager les bonnes pratiques, accompagne la formation (évaluer les résultats, on peut en discuter...).
Faire partager les bonnes pratiques, ce n'est pas imposer des pratiques, c'est donner du sens au Conseil des maîtres, au conseil des cycles, c'est donner du sens au travail d'équipe: solidarité, mutualiser, projet commun... C'est donner un véritable cadre à la liberté pédagogique.
l'accompagnement de la formation, là il faut être clair. J'ai eu par 2 fois des listes Complémentaires nommer dans l'école.
> Qui s'est chargé de l'accompagnement, sinon l'école et donc son dirlo?
• Pour dire:
1- le partage des bonnes pratiques et l'accompagnement sont des éléments fondateurs d'une équipe et de se donner enfin les moyens de les assumer serait une bonne chose.
2- Oui, la politique des cycles ne s'est pas mise en place parce que les moyens et le pilotage ont été mis au niveau des circos.
3- la liberté pédagogique ne peut exister qu'à l'intérieur d'un cadre.
Aujourd'hui (et pas depuis 3 ans) l'école accentue les inégalités sociales et un gros tiers des élèves ne sont pas bien armés pour affronter le collège. N'est-il pas normal de se sentir concerné, de se mettre de la pression, de vouloir changer les choses, de se préoccuper, sur le terrain et avec des moyens, de notre efficacité?
En conclusion, je te rejoins sur certains points (notamment le recrutement des enseignants par le dirlo, ma méfiance quant à l'évaluation de l'efficacité), mais, parce que je considère ces 30 dernières années, tu as tort de répondre à l'idéologie et la démagogie de Copé par l'idéologie et la démagogie.
La seule façon de s'en sortir viendra de notre capacité à discuter au-delà des slogans.
Pffff, discours ressassés. CRS SS, étudiants diants diants, syndicats caca. Directeurs=personnels fatigués d'être tirés à hue et à dia alors que tout le monde s'en fout, adjoints et syndicats en tête. Statut, paye, temps, considération, reconnaissance. Au secours. Help. Socorro. Aiuto. Urgence avant pêtage de fusible. Urgent aussi calmer IA et rectorat quant aux exigences absurdes, leur urgence ne nous correspondant pas toujours -pour ne pas dire jamais.
Le Snuipp a la langue fourchue: je m'explique.
Le Snuipp de mon département mène une campange sur " l'allègement des tâches des directeurs ... et des équipes bien entendu, y comprisq TR et autres ( ne mettons pas les dirlos trop en avant non plus).
Dans son dernier joiurnal , un article de commentaires sur le rapport reiss: avec les points refusés par le Snuipp:
le nomination sur le regroupement scolaire: est-ce si choquant? et pourquoi?
la nomination par le directeur: ... mais le même auteur développe en écrivant " ...qui pourrait émettre des voeux sur le profil des enseignants et donner son avis en cas de candidatures multiples" ... on est loin de la nomination brute par le dirlo même si ce sujet mérite certainement d'être débattu.
Le directeur aurait de plus grandes responsabilités en matière de questions budgétaires et de gestion des ressources humaines: ressources budgétaires où est le problème? pour moi , ce serait un progrès car qui gère aujourd'hui l'école?
Les ressources humaines: je demande des explications.
le directeur serait consulté par l'IEN lors des inspections: secret de polichinel , comment ça se passe aujourd'hui?
Le directeur est le " véritable patron(!)" , il assure le recrutement des agents non titulaires ( EVS...) " : et c'est tant mieux , qui recrute aujourd'hui? l'équipe d'IEN.... en quoi un recrutement par celui qui travaillera en lien étroit avec la personne est-il gênant? .... on peut s'interroger sur l'emploi volontairement provocateur du mot " patron".
le rapport préconise une modification de l'école vers le modèle anglo saxon: c'est que ça doit être mal , mais il faudrait expliquer plus avant .
le PE ne serait plus rédigé en CDM mais seulement adopté en CDM le directeur exerçant sa responsabilité de " manager" ( ouh! encore un gros mot!)
et aujourd'hui le PE , il est rédigé par qui ? l'équipe d'IEN qui impose par petites touches et axes à reprendre ses choix. Tout le monde en a marre et recopie les "préconisations" pour avoir la paix ( faut peut-être pas le dire?)
le directeur ne serait pas évalué comme un enseignant mais selon les performances d'un cadre: et aujourd'hui, si les résultats d'une école sont " mauvais" , il affirme aussi le Snuipp que la note du dirlo n'en pâti pas ? les dirlos sont souvent pénalisés dans leur note pédagogique parcequ'ils ont moins de temps pour les X projets que leurs collègues et dans leur note administrative si jamais l'école n'a pas les résultats escomptés où a des problèmes avec les parents... on est souvent perdants-perdants avec certains IEN ( faut pas le dire non plus?)
Alors le Snuipp est fidèle a la ligne de certains sur ce site: on affirme, on ne débat pas, on grossit le trait sans argumenter afin de faire peur aux uns et aux autres dans un seul objectif: que l'école ne possède pas de directeur à sa tête; tant pis si elle est ensuite " managée" par l' IEN, le collège, et bientôt la fédé de parents " amie " du Snuipp.
@merlin
Pas mal aussi ce que dit la Fédération CNT des Travailleuses et Travailleurs de l'Education (on dirait du Arlette Laguiller) dans son journal "Classes en lutte n° 117 décembre 2010".
Rien que le titre "Pour une révolution sociale, éducative et pédagogique", c’est déjà tout un programme.
Primaire : les rêves de l'UMP sont nos pires cauchemars !
Tout d'abord, le patron du groupe UMP a la Chambre veut « défendre une idée forte : un examen de passage en 6eme, en fin de CM2 » pour ne laisser entrer au collège que l'enfant maîtrisant totalement les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter). Une proposition logique après avoir démantelé les dispositifs spécialisés dans la remédiation scolaire type RASED ! Pour cela, il propose de "réorganiser complètement le programme du primaire". Derrière cette proposition qui fleure bon le vieux certif', se cache aussi une volonté de remodeler totalement la gestion et l'organisation de l'école primaire.
Extrait d'un entretien du 27 octobre : "C'est ca toute l'originalité de ma proposition. En réalité, on n’attend pas le CM2 pour savoir si l'enfant est en situation de réussir. C'est tout le parcours [de la fin de la maternelle au CM2] qui doit donner lieu a une évaluation.
C'est la raison pour laquelle, si on veut que cela réussisse, il y a plusieurs leviers. Et le premier d'entre eux, c'est la structure, l'organisation même de l'établissement scolaire. Il faut que dans chaque école primaire, le directeur de l'école soit le vrai patron de son école. Qu'il choisisse ses équipes pédagogiques, que ce ne soit pas simplement au hasard des choses, à travers tel ou tel critère automatique. Que ce soit des équipes qui construisent ensemble autour du chef d'établissement, un projet en fonction du quartier, de la population."
On retrouve la le cœur de la politique libérale de ces dernières décennies : renforcer la sélection sociale avec une école restreinte a des outils dits fondamentaux qui ne sont pas une fin en soi, contre une école émancipatrice. Des évaluations a tous les étages contre une construction au fil des ans. Sans oublier, enfin, un vrai patron pour mater tous ces instits autogestionnaires avec des écoles organisées en établissements publics autonomes et gérées à la sauce managériale. Un programme ressemblant furieusement aux évolutions actuelles dans le secondaire, alors on lutte tous ensemble contre ce futur cauchemardesque ?
Christian,
Peut-on être contre ces " équipes rassemblées autour d'un chef d'établissement qui choisissent un projet correspondant au quartier...etc" ?
Le problème des citations , c'est qu'on peut leur faire dire ce qu'on veut...
Je préfère ( et de loin) , la réflexion personnelle et le débat argumenté: je pose dans mon post certaines questions, merci d'y répondre avec tes arguments, ce serait plus constructif qu'un extrait d'article.
Je répète : aujourd'hui, beaucoup d'écoles comptent 200 élèves et plus. Qui les gère? qui décide des projets? qui guide au final les choix de l'équipe pédagogique? qui représente l'école dans les instances décisionnaires ou même les réunions avec le collège, les élus? qui organise les stages RAN? les APE ? qui recrute les personnels intérimaires ( EVS° ?)
L'équipe pédagogique d'une école dispose-t-elle de plus ou moins d'autonomie de décision et d'organisation qu'un collège? est-elle plus libre de ses choix et pourquoi? le chef d'établissement d'un collège est-il un moteur ou un frein aux projets et pourquoi? et le directeur d'une école?
Les syndicats pré-cités sont contre un statut du directeur, réclament-il une structure des collèges copiée sur le primaire afin de donner une meilleure liberté pédagogique aux équipes de profs? si non, pourquoi?
Pourquoi le "modèle "du primaire n'est-il un modèle que pour le primaire?
Une équipe pédagogique de 10 ou 12 ( et plus ) professeurs des écoles peut-elle fonctionner harmonieusement sans " chef ou guide ou directeur ou leader...etc...) si oui merci de donner des exemples, si non pourquoi un responsable pédagogique est-il nécessaire et pourquoi ne serait-il pas reconnu en tant que tel?
A bientôt Chrstian.
@Christian
"avec une école restreinte a des outils dits fondamentaux qui ne sont pas une fin en soi" J'avoue ne pas avoir bien compris le sens de cet extrait de phrase...
"Des évaluations a tous les étages contre une construction au fil des ans." Des évaluations, il me semble qu'il y en a à tous les étages justement. Et c'est plutôt une bonne chose, non ? Ne pas évaluer régulièrement les élèves au long de leur scolarité serait assez surprenant, surtout dans l'otpique d'une construction au fil des ans, justement... Maintenant, si tu voulais dire "examen de passage" quand tu disais "évaluation", et bien, il fallait être plus clair... Mais franchement : tu y crois vraiment à ce genre d'ânerie, fût-elle proférée par Copé ?!
"Sans oublier, enfin, un vrai patron pour mater tous ces instits autogestionnaires avec des écoles organisées en établissements publics autonomes et gérées à la sauce managériale."
Des instits autogestionnaires ? Ca doit être devenu aussi rare que des instits tout court. Moi, dans mon école, je rencontre plein de PE (18 pour être exact) et pas l'ombre d'un autogestionnaire patenté. Normal : sauf à être un soixante-huitard très attardé, tous ceux, et j'en ai connus, qui étaient de véritables autogestionnaires dans l'âme, sont en retraite et pour certains depuis pas mal de temps. Quant à leurs successeurs... Y a pas eu beaucoup de relève, pour ce que j'ai pu en voir... Faut dire que depuis, Rocard est passé du PSU au PS puis à une "sarkolâtrie" suspecte, et Edmond Maire n'est plus secrétaire de la CFDT depuis belle lurette. Il faudrait donc arrêter avec ces clichés (le fameux "prof barbu autogestionnaire" si cher aux ennemis de l'école publique), un peu éculés me semble-t-il.
Quant à la ""sauce managériale", ce n'est là qu'une formule qui mériterait d'être explicitée. C'est quoi, pour toi, un manager ? Comment le définis-tu donc, pour que ce soit (pour toi) un aussi gros mot ?
Et pourquoi associes-tu "autonomie" et "management" ? Faut-il que tu ne sois pas directeur d'école pour avoir une telle vision de la direction d'équipe.
"Un programme ressemblant furieusement aux évolutions actuelles dans le secondaire" Ah ? Aurais-je raté un épisode ? C'est quoi, selon toi, les évolutions actuelles dans le secondaire ?
"alors on lutte tous ensemble contre ce futur cauchemardesque ?" Ben, non. Ton cauchemar, comme tout cauchemar, me semble particulièrement irrationnel. En tant que directeur d'école, je souhaite plus d'autonomie, notamment dans l'élaboration du projet de mon école, et dans la gestion de l'établissement. Je ne veux pas avoir à choisir mon équipe, mais l'enseignant qui demande l'école que je dirige doit avoir l'obligation morale de respecter le projet de l'école même s'il n'a pas participé à son élaboration (ou alors il demande une autre école). Un établissement public me paraît une solution assez adaptée à mon envie de plus d'autonomie dans un cadre clair. Enfin, je n'ai pas besoin que l'on me reconnaisse une responsabilité hierarchique (que je refuse) pour faire "tourner" mon équipe. J'en ai la preuve chaque jour depuis quelques années maintenant. Cependant, un statut qui reconnaîtrait aux yeux de tous ma légitimité à faire ce que je fais, m'irait très bien.
Sorti de cela, tu n'arriveras pas à me faire peur avec tes "cauchemars". S'appuyer sur les délires d'un Copé pour jeter le bébé avec l'eau du bain est une vieille ficelle usée. Voilà pourquoi tu iras combattre sans moi.
A te lire.
Et pourquoi associes-tu "autonomie" et "management" ?
Et comment parler d'autogestion sans parler d'autonomie?
Comment parler de l'école, de son histoire, de sa place dans la société, en niant la nécessité de fondamentaux?
Il faut vraiment habiter sur la planète Mars pour dire que le GVT attend des dirlos reconnus pour mettre au pas les "instits":
- les réformes Darcos, BE, PPMS... Tout passe! Et avec l'aide des "équipes IEN", qui eux ne veulent pas d'un dirlo dans les écoles...
- par chez moi se sont les collègues "maîtres informatiques" qui relaient les injonctions de l'IA pour BE, et les CPC qui nous envoient les tableaux excel... C'est la circo. qui établit le projet d'école prémâché...
Puisque l'école creuse les différences sociales, et pas depuis 5, 6 ans, gardons son modèle de fonctionnement, et comme toi, le poing levé, réclamons le conservatisme.
Financement des emplois de vie scolaire... EVS : précisions sur les 20 millions d’€uros
Concernant les EVS, puisque ce sujet est traité dans cet article, je me permets d’intervenir pour apporter quelques précisions complémentaires.
Le 25 novembre, le Secrétariat général du SNUipp a été reçu en audience au cabinet du ministre. Le vote par l’Assemblée Nationale d’un amendement actant le transfert de 20 millions d’euros du programme enseignement public du second degré vers le programme vie de l’élève pour financer des emplois de vie scolaire a naturellement été évoqué. Voici les réponses et explications qui nous ont été fournies ce jour-là :
- Ces 20 millions d’euros permettront de financer 4 500 emplois, selon le ministère, et donc de retrouver un niveau d’emploi équivalent à celui de début 2010, soit 42 000. Ces 20 millions concerneraient uniquement la part Éducation Nationale, soit 30 % du coût total d’un emploi en contrat aidé. C’est le passage de 10 à 30 % de cette charge au MEN qui a déclenché le non renouvellement ou le non recrutement des EVS.
- Toutes les personnes en droit d’être renouvelées le seront. Mais au terme des contrats, les supports ne seront pas forcément remplacés et pourront être affectés à d’autres missions.
- Concernant les missions, la priorité serait donc donnée à l’accompagnement des enfants en situation de handicap ( AVS-I et AVS du fait notamment d’une hausse des prescriptions des MDPH ) et qu’ensuite serait renouvelée l’aide administrative à la direction d’école. Il n’y a donc aucune la garantie que tous les directeurs retrouvent leur EVS administratif, perdu depuis la rentrée.
- Cet amendement doit être confirmé par le vote des sénateurs. Le SNUipp s’adressera aux présidents de groupe au Sénat pour leur préciser que nous porterons une attention toute particulière au sort réservé à cet amendement.
Nos interlocuteurs au Ministère nous ont précisé que la question des EVS était abordée à chaque réunion mensuelle avec les recteurs. Il est donc possible de s’adresser, au niveau local, au référent académique qui est en charge de ce dossier, pour tenter d’avoir un état des lieux départemental. Nous ne manquerons pas de le faire et vous tiendrons au courant.
Et Dedel, en bon apparatchik du SNUipp, chargé de la veille informatique (eh oui, y a pas eu que Darcos pour y avoir pensé...) s'est attelé à son ordinateur pour nous délivrer la "bonne parole", à 14h01 pétantes ! Amen.
Sauf que les dirlos étaient au boulot depuis belle lurette et que tout ce que nous raconte Dedel, nous avait déjà été dit par le SE, la CGT, la CFTC et j'en oublie sans doute, il y a plusieurs jours de cela (chacun prétendant que c'était grâce à lui si...)
Tu sais Dedel, il n'y a pas que le SNUipp qui est reçu au ministère. Paraît qu'il y a même des associations... Notamment une qui vous met souvent en rage d'être traitée avec trop d'égards à votre goût...
Mais, allez, Dedel, continue quand même : faut bien que tu justifies ta paye
'mais l'enseignant qui demande l'école que je dirige doit avoir l'obligation morale de respecter le projet de l'école...'
'mais l'enseignant qui demande l'école que je dirige doit avoir l'obligation morale de respecter le projet de l'école...'
Tu peux me dire ce que tu trouves de gênant dans ces propos, Densi?
l'école que je dirige?
obligation morale de respecter le PE?
Pour ma part, je ne mettrais pas d'adjectif après 'obligation'. Et toi?
Transparent Densi
A te lire régulièrement sur ce blog, comment pourrais-je m'étonner que le principal propos qui te défrise dans mon post soit celui où figurent les mots "obligation", "morale" et "respecter" !
Je crois que ce qui fatigue beaucoup les directeurs, vois-tu, ce sont les collègues de ton accabit dans une équipe.
Par chance j'ai échappé, jusqu'à présent, à ça ...
Reste où tu es Densi, je t'y trouve très bien
"l'enseignant qui demande l'école que je dirige doit avoir l'obligation morale de respecter le projet de l'école même s'il n'a pas participé à son élaboration (ou alors il demande une autre école)" - Denis08
Oh ! moi, ça me fait peur ! Je n’aime pas voir l’expression « obligation morale » surtout dans notre école républicaine.
"Pour ma part, je ne mettrais pas d'adjectif après 'obligation'", écrit Pierrot. Bon d’accord, on a compris.
Petite question, Denis et Pierrot : que faites-vous si un nouveau collègue qui n’a pas participé à l’élaboration du projet d’école n’entend pas s’y investir ? Ou même si certains adjoints en place n’en sont pas satisfaits ? Dehors ? Invités à demander leur mutation vers des cieux plus cléments ?
Qui dit obligation sous-entend forcément autorité hiérarchique pour faire respecter cette obligation. Sinon, ça ne reste que des mots si on est impuissant à la faire respecter. Pas ma vision des relations au sein d’une équipe. Vraiment pas. C’est pas l’école que j’appelle de mes vœux. Je ne crois pas non plus que ce soit celle souhaitée par la majorité de la profession.
Théo, tu nous emm[...]. La "profession", tu sais ce qu'elle te dit?
Il existe bien une morale Républicaine Théo, non?
Par contre d'en appeler à la morale, même républicaine, pour faire juste son boulot d'enseignant me paraît à la fois excessif et significatif.
Car ce que tu développes dans ton commentaires est ubuesque.
Si un PE ou un instit qui arrive dans l'école ne "veut" pas intégrer le Projet d'Ecole, il ne le fait pas?
Tu te rends compte de ce que tu écris? Il fait quoi alors, classe dans sa classe, il attends 2 ans, le prochain P.E?
Comment ferais-tu, toi si prompt à donner des leçons de travail d'équipe?
C'est quoi une équipe pour toi?
Vois-tu Théo, il y a ici pas mal de gens qui ont une école à faire tourner contre vents et marées.
Les collègues en place ne sont pas satisfaits du projet d'école?
1 Ils ont eu tout le temps de le dire lors de l'élaboration, de faire des propositions et le plus souvent on aura trouvé un terrain d'entente.
2 Ils ont laissé tout le boulot aux autres et dans ce cas ils pourraient avoir la décence de s'écraser, non?
Quant au nouveau qui arrive, il sait bien, s'il a un minimum de professionnalisme, qu'il va prendre un projet en cours et qu'il devra s'y adapter. S'il s'y refuse? Je pense que je l'enverrais s'expliquer avec l'IEN qui a validé le projet.
Parce que si on t'écoute, que faire avec celui qui ne va pas aimer les horaires de l'AP? Ou les dates de conseils divers? Ou le niveau et les gamins qu'il a? Ou la couleur de sa classe..?
Théo,
Moi aussi j'ai besoin d'explication.
Le projet d'école a été "inventé" par quel gouvernement. Combien de gouvernements se sont-ils succédés depuis cette date?
Si le P.E. ne rimait à rien, ne servait qu'à faire de la paperasse... pourquoi ton syndicat - qui doit ^être le mien - ne l'a pas combattu. Pourquoi ne demande-t-il pas son abrogation ? Pourquoi n'ai-je jamais lu quelque chose d ce style ?
C'est DONC que tout le monde trouve l'idée séduisante. Alors comment faire en sorte qu'elle devienne réalité ? Et là, tu écris sans hésiter : si un ensiengant n'a pas envie, il ne fait pas.
Donc le P.E. n'a pas de sens.
Donc pourquoi ton syndicat ne demande-t-il pas son abrogation ?
Admettons qu'un enseignant puisse refuser de le faire. Est-ce dès lors un cadre réglementaire ?
Pourquoi en écrire un ? Pourquoi des IA offre-t-il 6 heures de réflexion pour l'élaborer ? Pourquoi ne propose-t-il pas une grille avec des croix à mettre où le CMD en aura envie ? Ce serait bien plus rapide...
Et si le PE était un outil pour réfléchir sur le fonctionnement de l'école ? Si ce n'est plus un cadre réglementaire, il est DONC normal que des "vrais supérieurs hiérarchiques" le fassent à notre place et que nous appliquions LEURS décisions pour LE BIEN de notre école locale. On décidera DONC à un autre lieu, or de l'école. Est-ce que ce sera "mieux", un vrai "plus" pour l'école ? Jen doute. Mais il n'y aura plus de dirlo.
D'ailleurs à quoi donc ai-je passé ma journée ?
A rien. J'ai contacté des psy privé, des pédiatres et pédopsy pour trouver une date pour se rencontrer en février, pour le devenir de deux enfants... Or, je n'existe même pas pour MON syndicat... .
Kermg
La réflexion de notre estimé collègue est très parlante. Il s'offusque de voir accoler obligation à morale dès qu'il s'agit d'intégrer une équipe autour d'un projet.
Et bien il a raison.
Il fut un temps où cet accolement ne se posait pas : l'instituteur savait que sa fonction dépassait largement le fait d'instruire. Question de génétique professionnelle acquise ( un paradoxe ) au cours des combats pour la République, l'émancipation du peuple et la justice sociale. Il était un parmi beaucoup au service d'une ambition commune : le service d'éducation nationale. Il était en tere de mission partout où se trouvait un élève et un tableau noir. C'était l'âge d'or de la Camif, des francas des CEMEA d'ami-coop et des caming GCU
Mais voilà , les temps changent. Aujourd'hui c'est l'individu qui prime. Le groupe ne se justifie que comme rempart bouclier ou assurance professionnelle. Certains même se cachent volontiers dans le troupeau pour éviter à avoir à rendre des comptes à la nation.
Alors oui je trouve scandaleux d'accoler obligation à morale aujurd'hui. Scandaleux d'avoir à le faire. Et pourtant c'est devenu nécessaire car vois-tu camarade, on croise de plus en plus de gens dans les équipes qui se conduisent comme des francs tireurs pédagogiques. Et nous notre tache est toute contraire. Tous les directeurs le savent : on ne réussit pas seul à faire de l'école un lieu de prgrès et de plaisir.
On a les indignations de son temps.
"Si le P.E. ne rimait à rien, ne servait qu'à faire de la paperasse... "
Je crois qu'il est inutile de réfléchir à cette question. Les faits parlent d'eux-mêmes. Ce sont les IGEN et les IPR qui le disent : plus de 80 % des projets d'école ou d'établissement (on retrouve la même proportion) sont des coquilles vides.
Ce qui veut dire que la quasi totalité des enseignants du primaire et du secondaire n'en ont rien à cirer et qu'ils considèrent que ça ne sert à rien.
Il est évident que si les enseignants étaient persuadés de leur utilité, ils accepteraient d'y consacrer un peu de temps. Pourquoi, cette appellation "projet d'école" existe-t-elle encore ? Parce que les dirlos que nous sommes, continuons d'obéir aux injonctions de l'Administration. Faut être honnête : c'est toujours le dirlo qui se coltine le boulot. En sachant, d'ailleurs, qu'une fois rempli, ce bout de papier ira prendre la poussière sur une étagère, que plus personne n'y pensera plus, l'oubliera... En attendant que le dirlo en fasse le bilan ou qu'il demande une aide financière... Idem dans le secondaire où le projet ne tient, là aussi, que par la volonté ou l'obéissance du chef d'établissement.
Va-t-on jeter la pierre aux collègues qui n'y croient pas ? Assurément non ! Il en faudrait des pierres... Les gens sont plein de bon sens ; ils ne s'investissent pas dans ce qu'ils estiment inutile. Alors, faut-il s'évertuer à défendre ce machin-là puisque personne n'y croit, pas même les IEN. Tout au plus est-il de bon ton de faire semblant d'y croire... Au moins, ça fait pédago...
Bigre!... Je n'imaginais pas, en écrivant le mot "morale" qu'il allait susciter autant de réactions.
Aurais-je mis dans le mille involontairement ?
Et si, finalement, c'était la morale (républicaine, merci Pierrot de l'avoir rappelé à Théo l'oublieux !) qui cristallisait le mieux nos conceptions si radicalement différentes de l'école... Car le clivage est apparu éclatant !
Oui, nous vivons sur deux planètes scolaires radicalement différentes avec les Théo, Densi, Dedel and Co.
Leur planète ? La voici.
Une équipe souveraine (le fumeux CDMD) constitué d'une somme d'individus membres de "la profession", d'accord sur tout (et réciproquement) puisque de "la profession". Un directeur-factotum pour l'exécution des oeuvres du CDMD. Une école sans spécificité (Neuilly ou Val fourré : du kif). Exit en conséquence le projet d'école ou autre contrat d'objectifs. Tout cela fonctionnant à la liberté pédagogique érigée en dogme intangible et sans compromis. Une école où chacun choisit de faire ce qu'il veut, quand il veut, comme il veut, selon ses propres conceptions et "vogue la galère, les élèves seront toujours suffisamment enseignés".
Une planète d'où sont bannis des mots devenus tabous tels que "directeur, autonomie, hiérachie, statut,...(mais une planète où l'on revendique de l'autonomie vis-à-vis de la hiérarchie -comprenne qui pourra-). Ajoutez un zeste de "désobéissance civique" et deux à trois gouttes de "défense-du-service-public-d'éducation-qui-est-menacé" et le tableau sera complet à quelques syndiqués snuippiens près.
Alors, une question. Pourquoi votre Snuipp que vous chérissez tant nous serine-t-il sur l'air des lampions "Du temps, des moyens pour la direction" ?
Dépense d'énergie bien inutile. Une école comme la vôtre n'a pas besoin d'un directeur en effet. Parce qu'une école comme la vôtre n'est pas dirigeable.
Alors, Christian, Théo, Dedel, Densi : s'il devait y avoir un cauchemar pour les directeurs... je ne vous fais pas de dessin...
Pour finir, Théo l'apeuré, sur ces collègues qui refuseraient le P.E.
Sur ta planète, sans doute en rencontreras-tu, le terreau y semble fertile. Mais sur ma planète, je n'en ai pas encore croisés. Car, vois-tu, un enseignant qui serait en désaccord complet avec (je résume fortement le contenu de notre PE) notre volonté de faire réussir tous les élèves, les emmener le plus loin possible pour leur donner les meilleures chances de succès au collège, avec notre volonté de les rendre le plus autonomes possible, notre volonté d'en faire des futurs citoyens responsables dans une société la plus démocratique possible (ça doit rappeler quelques souvenirs à certains je pense), alors, pour cet enseignant-là, on ne se demanderait pas "Mais que vient faire un tel individu dans notre école ?". Non, on se demanderait simplement "Mais que vient faire un tel individu dans l'enseignement ?".
Refuser un projet d'école n'a aucun sens en soi, si la question est déconnectée du contenu du projet. Ta crainte est donc toute théorique. (A moins, bien sûr, de tomber, pas d'chance, sur un désobéisseur, mais là, on se retrouve sur ta planète, pas la mienne... Ca devient donc ton problème, pas le mien, si tant est, bien sûr, que tu es bien directeur...)
"Question de génétique professionnelle acquise"
Mais où il va nous chercher tout ça, Grégoire ?
Oh putaing ! j'y comprends plus rien ! je dois couver la grippe, moi. je vais me coucher parce que lire des trucs pareils, ça me donne la migraine.
Tout ce que je retiens c'est que Théo n'a pas eu de réponse à sa question, pourtant simple : que fait-on si un collègue ne veut rien entendre du PE ? on le vire ? on le dénonce à l'IEN comme l'a écrit Denis ? on le met en quarantaine ? pourtant simple, non ?
moi y en a vouloir faire simple Gégé promis. Toi pas comprendre ? pas grav moi vouloir dire que instit en temps longtemps plutot morale interne donnée par kultur métier.
Pour question on peut rien faire serrer dents à nous et passer son chemin.
Pas de réponse, Gégé-pas-de-figure ?
Elles ont pourtant été données...
Ce qui n'est pas ton cas, puisque tu n'as jamais, au grand jamais, été capable de répondre à une seule question sur ce site.
Et il est quand même à remarquer la relative perplexité que l'on pourrait avoir à constater que ce sont les mêmes crétins des alpes qui passent ici leur temps à opposer la gentille équipe aux méchants dirlos, qui oublient pourtant une donnée essentielle: la travail d'équipe n'est pas un choix perso, mais une obligation professionnelle...
Perplexité relative car cela ne fait jamais que démontrer que, pour ces mêmes crétins, la notion d'équipe est bien différente de la notre:
- pour nous, l'équipe pédagogique est au service de nos élèves, et de l'école publique
- pour eux, l'équipe n'est qu'au service de leurs nombrils
Effectivement, on a du mal à se comprendre...
Thierry Fabre
"Oh putaing ! j'y comprends plus rien !"
Décision du conseil de cycle pour Gégé : aide "E" + PPRE en "lecture/compréhension" + APE 4 fois par semaine. Et roulez jeunesse !
Il me semble bien aussi qu'elle a été donnée la réponse et même dans les posts précédents...dans lesquels de nombreuses questions sur le fonctionnement de l'école attendent toujours les éclairages de Dedel, Christian , Theo....
Peu importe: dans les faits, aujourd'hui, tout instit nommé dans une école sait qu'il a le devoir d'appliquer le PE de l'école et a l'obligation morale de s'insérer dans l'organisation pédagogique de l'école.
Dans les faits, il peut suffir d'un nouveau nommé pour mettre à mal ces projets divers et ce ( que certains se rassurent) dans une totale impunité. Cela peut gêner considérablement le fonctionnement d'une école et amène beaucoup à bosser seuls dans leur classe ou à la rigueur avec un collègue " ami". Quand aux cycles...on rigole!
Certes , une politique d'équipe dynamique, choisie au sein de l'école en dehors de tout blabla d'IEN serait probablement positive mais comment la faire vivre en sachant qu'au nom de la liberté pédagogique facilement brandie par certains sa mise en place est éphémère et aléatoire?
Le CDMD peut-il être une alternative , le " D" signifiant que l'on devient lié à une décision majoritaire? ( et la liberté péda alors?)
Un projet monté par l'équipe, validé par le dirlo ( garant de l'application des textes) et accepté AVANT sa nomination définitive par le collègue serait-il plus fiable?
Le système actuel est -il le meilleur (chacun fait ce qu'il veut , comme il veut et quand il veut)?
Pourquoi perdre de l'énergie à répondre à une personne "théo 62" je crois, qui peut poster un mardi à 9h32? Il n'exerce pas notre métier , il ne peut rien apporter au schmilblick. Ah au fait! ce matin je vais aller à une RIS"spéciale dirlo" à laquelle le GDID a été "invité". Le syndicat qui l'a initiée? Bof je m'en tape. Pour l'instant. Mais je saurai m'en souvenir aux prochaines élections. Gros poutous à tous!
Gégé, comme Théo, tu nous nous emm[...] avec tes réflexions vaseuses. Retourne te coucher, sinistre individu.
'un enseignant qui serait en désaccord complet avec (je résume fortement le contenu de notre PE) notre volonté de faire réussir tous les élèves, les emmener le plus loin possible pour leur donner les meilleures chances de succès au collège, avec notre volonté de les rendre le plus autonomes possible, notre volonté d'en faire des futurs citoyens responsables dans une société la plus démocratique possible'
sans dec. t'as besoin de faire un PE (sacrée obligation morale!!!) pour faire ton boulot, je croyais qu'un projet d'école était adapté aux problématiques de chaque établissement, comme quoi çà sert à rien!
"Sans dec.", "çà sert à rien",... Ducon...
Cela pourrait au moins te servir, triste imbécile, à ne pas maltraiter, et notre langue, et son orthographe, jusque dans ses derniers retranchements !
Tu n'as déjà rien à dire, tente du moins d'en faire correctement semblant.
Et, si à tout prix, la langue verte t'inspire, te berlures pas, micheton, l'argmuche, c'est pour les affranchis, pas pour les caves comme tézigue, qu'ont du mou de veau à la place des balluches...
Affectueusement, quoique cette affection soit toute en dents-de-scie,
Thierry fabre
'te berlures pas' ! hi!hi! pour un donneur de lecon...
et si le CM choisissait son directeur ( ah le délicieux souvenir poussiéreux de la cooptation ! ) ?
Tirez pas les gars, je rigole !
Tout ça me donne envie de relire San Antonio chez les gones.
'te berlures pas' ! hi!hi! pour un donneur de lecon..
Pauvre clown, si le Larchey de 1888 t’est inconnu, reprends les Simonin des années 50
Pas de distinguo entre impératif et indicatif en argot…
Ce qui ne me pose aucun problème, j’aime bien donner des leçons à lecon, avec intervalle…
Thierry fabre
"sans dec. t'as besoin de faire un PE (sacrée obligation morale!!!) pour faire ton boulot"
Je n'ai besoin de rien pour faire mon boulot, Densi. Le projet d'école est inscrit dans la loi. Après, à toi de voir : tu appliques ou tu n'appliques pas. Moi, j'applique. Toi, tu as les combats héroïques que tu peux...
"je croyais qu'un projet d'école était adapté aux problématiques de chaque établissement, comme quoi çà sert à rien"
Dis-donc, avoir un collègue comme toi dans une équipe, ça ne doit quand même pas être coton tous les jours...
Ben oui, Densi, dans notre école, nous avons choisi de faire réussir tous les élèves... D'autant plus qu'on est en REP... Tu vois, on s'en sent comme une obligation morale, ou un devoir, si tu préfères. A moins que le terme "responsabilité" te convienne mieux ? Parce que si je te dis que c'est tout simplement "être professionnel", je crains que tu ne comprennes pas bien.
On n'est pas les seuls à vouloir cela ? Heureusement ! (Bien que je connaisse aussi des écoles où ce n'est pas ce choix-là qui est fait...)
Faire réussir tous les élèves, ça va sans dire ? Et bien, ça va mieux en le disant ! Ce n'est pas spécifique à l'école que je dirige ? Bien sûr ! Mais je ne t'ai pas exposé -et je n'encombrerai pas ce post avec- les actions que nous avons prévues. (Les "fiches actions", Densi, tu vois ce que c'est ? Ca te cause un peu ou non ?...) C'est par elles qu'est prise en compte la spécificité de l'école.
Maintenant, tu peux toujours faire le malin, glauser, manier la mauvaise foi...
Ca ne fait pas de toi un expert es "projet d'école". Tout juste un collègue que l'on ne regrette pas de ne pas côtoyer 6 à 7 heures par jour au boulot.
PS : Dans le style "je respecte les autres", oublier la cédille à "leçon", quel bel acte manqué !
Putaing, et c'est nous qui nous faisons traiter de réacs!
Densi, sans responsable, sans projet... Comment tu peux tu justifies le travail d'équipe?
Et Gégé, nous t'avons répondu sur le collègue qui ne veut pas s'impliquer dans le PE, mais toi tu ne nous as pas dit ce que tu ferais...
PS: Un régal de te retrouver en forme Thierry, sans dèc, j'te jure que c'est vrai le mec!