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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 11:34

 

Il n’est pas un jour sans que les candidats ne soient interpellés par des groupes de citoyens, divers syndicats ou lobbies déclarés ou non.

Ainsi, a-t-on pu lire ces derniers temps à la « Une » des quotidiens :

« L'emploi : un thème primordial en ces temps de campagne présidentielle »

« La campagne présidentielle 2012 est sous le signe de l'Economie avec un grand E »

« L'Education s'invite dans la campagne pour l'élection présidentielle »

« Le logement est en train de devenir, avec le chômage, l'un des principaux thèmes de la campagne présidentielle »

« La FCPE interpelle les candidats à la présidentielle » …etc.

 

Bref, chaque jour apporte son nouveau thème de campagne sitôt oublié et remplacé le lendemain par un autre tout aussi important.

Bien qu’ils s’en défendent, les candidats ont les yeux rivés sur les sondages et autres enquêtes d’opinion. Ils adaptent, en permanence, leurs discours aux préoccupations de leurs électeurs.

 

Quelles sont donc les préoccupations des Français ? Le dernier baromètre réalisé du 6 au 9 janvier par l’institut TNS Sofres nous les livre :

 

1)     Le chômage et l'emploi 74%

2)     L'évolution du pouvoir d'achat  57%

3)     La santé et la qualité des soins 50%

4)     Le financement des retraites     43%

5)     L'école et la qualité de l'enseignement  41%

 

Ce baromètre nous indique que l’école, en recul de 4 points par rapport à Novembre 2011, n’arrive qu’en 5ème position loin derrière le chômage et l’emploi.

La conjoncture économique actuelle, l’annonce de la récession et du taux de croissance révisé à la baisse… laissent à penser que l’école restera une préoccupation de moins en moins importante aux yeux des Français.

Certes, le monde enseignant essaie d’interroger les candidats et de faire de l’Education une priorité. La FCPE les invite à en débattre le 17 mars. Toutes ces tentatives restent vaines pour l’instant. Les principaux candidats ne veulent d’ailleurs pas s’engager sur des mesures précises.

 

Le président candidat officieux poursuivra la RGPP et son corollaire de mesures de destruction d’un emploi sur deux de fonctionnaires partant à la retraite. Dans le projet présenté par l’UMP, aucune proposition ne concerne les directeurs d’école.

 

On connaît les grandes lignes du projet de François Hollande. Dans la proposition 38, il affirme qu’il mettra l’accent d’abord sur les écoles primaires et maternelles “car c’est là que les premières difficultés se manifestent et que l’échec scolaire se forme ainsi que sur les zones en difficulté. Il annonce également qu’il reverra les rythmes scolaires “qui n’ont aucun équivalent en Europe”. On y trouve évidemment des éléments quantitatifs comme la promesse maintenue de création de 60 000 postes (qui couvriront tous les métiers) dans l’éducation en 5 ans.

François Hollande se garde bien de parler du statut ou des missions des enseignants parmi ses engagements. Dans le quotidien « Le Monde », en novembre dernier, Vincent Peillon, le « monsieur éducation » du PS déclarait : "Il faut une revalorisation matérielle et morale du métier d'enseignant. Mais en même temps, il faudra faire évoluer la définition du métier, de ses tâches, de ses obligations, des services". En clair, cela signifie que les profs devront travailler plus pour gagner plus ! Vincent Peillon préfère dire « travailler mieux et différemment »…

 

Samedi 4 février, le président du MoDem, présentait son programme pour l’éducation. François Bayrou connaît bien la grande maison de la rue de Grenelle puisqu’il y a exercé les fonctions ministérielles à trois reprises. En 1993, nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement d'Édouard Balladur, il propose une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé. Le 24 janvier 1994, près d'un million de manifestants s'en prennent à ce projet, pour défendre l'école laïque. Après des débuts difficiles il fut raillé pour son immobilisme. Roger Fauroux, qu'il avait chargé de présider une commission sur la réforme de l'école était néanmoins critique, déclarant que François Bayrou gouvernait « avec le sondoscope en bandoulière »

 

Lors de la présentation de son projet, le candidat Bayrou rappelle à son concurrent PS qui veut créer 60 000 postes que "tout le monde le sait, sauf ceux qui consciemment ont décidé de tromper les Français, la France doit sortir du surendettement qui l'asphyxie, si elle veut préserver son modèle social et de services publics."

Il maintiendra « les moyens existants ». La question des moyens « n’est pas la question clé ». Il promet ainsi de mettre fin au non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite.

 

RGPP d’un côté, surendettement de l’autre… 60 000 emplois créés par l’un, qualifiés de tromperie par l’autre…  Bref, pas vraiment un débat… Pas vraiment de quoi faire rêver les enseignants...

 

Et encore moins les directeurs d’école pour lesquels aucune mesure n’est annoncée si ce n’est la proposition n°8 de François Bayrou qui, si elle était appliquée, les concernerait au premier chef :

 

8- Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école, comme dans tous les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie, et ne sert à rien. Idem avec les circulaires de toute nature !

 

Propos pleins de bon sens, évidemment, mais qui ne suffiront pas à satisfaire les directeurs d’école en quête d’une véritable reconnaissance statutaire.

En conclusion de notre article du 21 novembre 2011, nous écrivions que l’UMP et le PS s’accordent sur un point essentiel : l’impossibilité de doter le directeur d’école d’un véritable statut, l’un comme l’autre au nom des priorités budgétaires.

Nous citions alors Bruno Julliard : « Pour être très direct, je ne crois pas que la question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement économique. »

 

Nous savons aujourd’hui que François Bayrou rejoint Nicolas Sarkozy et François Hollande sur un point : l’absence d’intérêt pour les directeurs d’école. Ceux-ci apprécieront…

D’autant que demain, on oubliera l’éducation pour parler dette publique, CAC 40, taux d’intérêts, chômage, croissance, euro, agences de notation…etc., etc.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

che 10/02/2012


"Et je peux vous assurer qu'avec nos alliés naturels que sont les Maires de nos communes françaises nous saurons faire pleinement entrer nos élèves dans le 21ème siècle. "


Moi, je pensais plutôt que nos "alliés naturels" étaient les adjoints.


che

Pascal Oudot 10/02/2012


Tu veux jouer les andouilles, che? Pas avec moi, s'il te plait, ça ne marchera pas, et je pense que ça ne te réussira pas.

doudou 10/02/2012


C'est parti !

PILOU 10/02/2012


ben là, avec ça, c'est gagné ...


PILOU


 

Moira377 10/02/2012


Bon, ben, c'est cuit pour nous les dirlos... Pas un mot de Hollande sur notre boulot, nos préoccupations, nos demandes... RIEN !!! On n'existe pas. Encore un quinquennat qui s'annonce bien !!!

pierre lombard 11/02/2012


Moi, je pensais plutôt que nos "alliés naturels" étaient les adjoints.


Ben, non, nos adjoints sont nos collaborateurs  dans le domaine professionnel.


Les municipalités, les Parents d'élèves aussi, sont des alliés vers qui on se tourne naturellement. (fermeture de classe, classes transplantées...)


Ce qui pose un léger problème de "démocratie représentative" à l'organisation qui prône le CMD, qui nie la notion d'adjoints et écarte les alliés.


ben là, avec ça, c'est gagné ...


Ben, non, Pilou, qui le prétend?


C'est une étape, un outil supplémentaire.


Tu as quelque chose à proposer Pilou, je veux dire à part dénigrer comme ça en passant?


Tu as LA solution pour "gagner"? On se contenterait même d'UNE solution...


ça serait ballot de la garder pour toi.


La semaine prochaine, par l'Estafette, on te proposera un "action", qui ne te demandera pas plus d'effort que celui que tu viens de faire. À toi de voir.


 


Pas un mot de Hollande sur notre boulot, nos préoccupations, nos demandes... RIEN !!! On n'existe pas


Ben, non, nous n'existons pas, et c'est bien pour cela que nous voulons être reconnus par l'Institution par un statut.


Pour aller plus avant, le pilotage de l'école primaire est posé en creux:


- changer les rythmes scolaires > plus d'importance journalière des services municipaux > projet éducatif local


- plus de maîtres que de classes


- les 60 000 postes ne sont pas tous des postes d'enseignants


...


Si nous n'apparaissons pas dans le discours de Hollande, c'est que les choix ne sont pas fait, mais c'est certains "la gouvernance" du primaire, comme ils disent, est dans leurs tuyaux


D'où l'importance de l'appel.


J'espère que tu seras parmi celles et ceux qui nous aideront  à être reçus par les candidats à la présidentielle.

Moira377 11/02/2012


Moi, je ne suis pas devin, Pierrot. Je lis ceci dans l'article :
"Bruno Julliard : « Pour être très direct, je ne crois pas que la
question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce
que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement
économique. »" 


Toi, tu dis que "la gouvernance" du primaire est dans leurs tuyaux.

Je veux bien mais entre des propos tenus par un des bras droits de Hollande dans le domaine de l'Education (avec Peillon) qui affirme qu'on n'a rien à espérer (la phrase est claire, non ?) et tes
sous-entendus porteurs d'espoir style méthode coué... (à moins que tu ne sois chargé de garder les dirlos de ce côté de l'échiquier), vois-tu je n'hésite pas. J'ai tendance à croire ceux qui
parlent clairement et surtout quand c'est de la franchise qui va à l'encontre de leurs intérêts.

hreip 11/02/2012


Lu dans la presse ce jour. Question à 64 000 USD: qui parle ?


"L'un des enjeux sera de revaloriser fortement la fonction d'enseignant, d'améliorer leur formation et de réfléchir à leur mission ainsi qu'à leurs conditions de travail. L'idée selon
laquelle ils devaient être  moins payés parce que l'école était fermée cinq mois de l'année est une idée d'un autre âge. Ce sera l'un des chantiers les plus importants. Il faudra faire
preuve d'imagination. On ne peut pas s'en tenir aux archaïsmes alors que nous sommes entrés de puis douze ans dans le XXI ème siècle".

pierre lombard 11/02/2012











1- Un des bras droits d’Hollande


L’article, comme le souligne  Del est une
« reprise »  qui date d’octobre/novembre, et qui visiblement n’a pas été reprise dans le discours de Hollande.


Julliard , à l’époque  était un des bras droits (pour reprendre ton
expression imagée de la pieuvre) de Aubry, adversaire mordante de Hollande et il argumentait à partir du programme du PS, depuis largement élagué.
2- moi je dis « gouvernance »

 En cela je ne suis pas devin, je dis clairement  ce que l’on nous dit lors de nos diverses rencontres. Écoute l’enregistrement du forum au Salon de l’ÉDUC. Ou/ et pose toi la question de savoir pourquoi tant
d’organisations importantes signent un appel où sur 5 questions 3 concernent le pilotage de l’école.


 


Elles (les organisations)vous
demandent donc de préciser :




- Votre projet politique pour l'École du premier degré


- Les objectifs éducatifs que vous portez et quelles priorités vous souhaitez
privilégier 



- À partir de son cadre national, le nouveau périmètre que vous définiriez
pour l'École en termes de géographie, de projets, de moyens, de structure administrative et de compétences 



- La structure de gouvernance locale pour le premier degré 



- Comment envisagez-vous la fonction de directeur pour un pilotage de
proximité au service des élèves et de leurs parents?


 


3- Méthode Coué.

Gregoire 12/02/2012


La vraie campagne n'a pas encore commencée et l'éducation sera un thème très clivant car Sarkozy ne va pas y aller de main morte. Il va assumer pleinement ses choix " libéraux" à savoir chef
hiérarchique / autonomie/ évaluations publiques avec pour conséquence une libéralisation de l'offre scolaire . Hollande ne peut pas tirer ses cartouches avant l'entrée officielle en campagne de
son adversaire. C'est un peu comme un départ de course de vitesse en vélo ; tout le monde se regarde et attend que l'autre démarre.


Les citoyens vont être confrontés à un choix de société clair. c'est l'avantage. Mais les enseignants vont être au milieu d'une partie de ping pong et le débat sur la direction d'école va se
résumer en un affrontement anti et pro chef . Nous n'avons malheureusement rien à y gagner car ce sera caricaturer une question beaucoup plus mesurée. La sémantique utilisée ne sera pas celle du
GDID : autonomie responsabiltés pilotage n'ont pas le même sens pour les uns et les autres.Je ne suis pas optimiste.


Quant à la gauche à l'image du SE, elle sait bien les réformes à faire mais ne va pas le crier sur tous les toits pour donner des arguments à la gauche de la gauche. On manque de courage dans ce
pays.Mais la peur n'évitera pas le danger, l'école est au fond du trou et elle creuse encore.

hreip 12/02/2012


Réponse à la question à 64 000 USD : C'est N. SARKOZY qui parle (entretien du fig mag du smedi11/02) ...


Bon dimanche et bon courage pour ceux qui travailleront les semaines suivantes.

Pierre Lombard 13/02/2012


Message coupé…


 


3- Méthode Coué, donc, Moira.


Je ne cherche pas à soigner ton pessimisme, et moi je vais bien. Non, juste tenter de remettre les choses dans leurs perspectives et avancer avec des éléments objectifs, et pas faire du sur place
avec des phrases creuses:


 


J'ai tendance à croire ceux qui parlent clairement et surtout quand c'est de la franchise qui va à l'encontre de leurs intérêts.


 


On peut mentir en parlant clairement, c'est d'ailleurs la manière des bons menteurs, parce que la vérité n'est pas "simpliste" dans le domaine qui nous préoccupe. Et pourrais-tu me dire qui à la
franchise qui va contre ses intérêts, surtout en politique?


 


 


Si nous interpellons les candidats c'est justement pour qu'ils "précisent", qu'ils soient "clairs" quand toi tu attends qu'ils soient francs en prétendant que les dés sont jetés.


Un même constat et 2 positions différentes....


 


Au début on m'a habillé de la chemise noire des "petits-fachos", ensuite drapé de la cape du Sarkozisme défenseur de son gouvernement, et maintenant je suis mandaté pour "garder" les dirlos de
l'autre côté de l'échiquier. Walouuuuuu! quel parcours!


Allons… Sur un échiquier les coups doivent être un tantinet plus subtils que cela. 


 

che 13/02/2012


"Moi, je pensais plutôt que nos "alliés naturels" étaient les adjoints. Ben, non, nos adjoints sont nos collaborateurs  dans le domaine professionnel. "


Ca va pas me réussir, comme dit Pascal qui a du faire des abus du côté de Vire, mais quand on défend l'amélioration des conditions de travail d'une profession, les alliés naturels sont ceux qui
pratiquent la même. Un dirlo reste d'abord un enseignant et ses alliés naturels sont les autres enseignants. Un peu corporatiste comme vision, je l'accorde, mais l'obtention d'un statut pour le
dirlo est avant tout une demande corporatrice pour revaloriser un métier qui n'en est pas un pour l'heure, pour le reconnaitre et pour rendre plus acceptable les conditions de travail de
ceux qui assument cette tâche. Et dans cette optique, les adjoints sont les premiers alliés. "Collaborateur", comme tu dis (et on va pas se faire le dico des synonymes) c'est aujourd'hui un terme
de management qui désigne les salariés du patron. (je me souviens d'une définition très claire donnée il y a quelque temps à propos du poste de premier Ministre). 


Les municipalités comme les parents sont des partenaires, privilégiés c'est vrai.On peut avoir des convergences sur certains points et donc y voir des "alliés" de circonstance. Pour ce
qui est du rôle du dirlo, je suis pas certain que nous soyons forcément sur la même longueur d'ondes.. Le contrat educatif local, le dirlo qui a un statut un peu "mixte" (école + péri scolaire...
double hiérarchie), pas certain que les enseignants soient pour, dirlos compris.


 Nos "alliés naturels" sont nos collègues, adjoints car on fait le même taf, on vit ensemble, on gère ensemble les mêmes problèmes, et on va vers le même objectif par rapport aux gamins.


che

Pascal Oudot 13/02/2012


95% des adjoints que je connais ou ai connus (et avec 30 ans de taf dont 15 de remplacement ça fait du monde) s'en balancent, du directeur, tant qu'il fait le boulot. Certains même nous prennent
pour des ennemis potentiels et sont naturellement prêts à nous rentrer dans le lard pour peu qu'on ose leur demander quelque chose, ou qu'on veuille faire respecter les textes qui nous régissent,
ou encore qu'on veuille utiliser notre ultime prérogative qui est celle de la répartition des postes et des moyens. Alors tes beaux discours fraternels me font bien rire. Les municipalités,
elles, savent bien ce que nous faisons, et savent bien les rapports qu'elles peuvent établir avec nous. Non, les adjoints ne sont pas nos alliés, sinon cela ferait belle lurette que les
directeurs d'école ne seraient plus dans la situation catstrophique qui est la nôtre.

Pierre Lombard 14/02/2012


et on va pas se faire le dico des synonymes


 


... Et tu as raison, mais en même temps c'est assez significatif de pas mal de discussions ici (avec ceux qui discutent, ce qui exclue les copieurs/colleurs du ...)/


Réformiste/radical, verre à moitié vide/plein, Sarkoziste/gauche de l'échiquier politique.


 


oui, collaborateur, allié, partenaire... sont des synonymes. C'est donc dans la nuance que l'on trouve du sens, et que l'on emploie l'un ou l'autre n'est pas anodin (voir "société" chez Guéant).


 


quand on défend l'amélioration des conditions de travail d'une profession, les alliés naturels sont ceux qui pratiquent la même.


 


Pas vraiment, ça c'est "NOUS", la troupe. Les "alliés" sont ceux de l'extérieur qui rejoignent notre bataillons, pour mener bataille à côté de "NOUS". ce sont donc les "AUTRES", parents, élus...


Un allié l'est toujours par circonstances puisque le "traité d'alliance" est une condition.


 


D'ailleurs, le fait de ne vouloir faire qu'un bloc, celui des enseignants, c'est la stratégie adoptée par le SNUipp est qui nous conduit dans l'impasse totale.


 


(Il serait aussi intéressant de définir ce qu'est un enseignant...).


 


Pour dire qu'il n'est pas indispensable d'avoir le soutient des PE pour voir reconnaître nôtre métier, même si c'est préférable, et que l'expérience nous montre que ceux qui s'en réclament s'en
serve uniquement comme frein à toute évolution de notre fonction.


 


Deuxième volet:


"Collaborateur", comme tu dis, c'est aujourd'hui un terme de management qui désigne les salariés du patron. 


 


Et alors? Est-ce que c'est une raison pour leur laisser le monopole des mots, doit-on abandonner le terrain du vocabulaire?


N'avons-nous pas, plutôt, à rien ne leur céder et tout un champ sémantique à récupérer.


Autonomie, établissement, efficacité, pilotage... DIRECTEUR


 


Les adjoints dans l'école sont bien des collaborateurs (synonyme: adjoints, aide, collègue, associé)...

doudou 14/02/2012


Communiqué de presse


Les organisations suivantes, toutes fortement impliquées dans la vie et le fonctionnement de l’école:
- GDiD : association nationale des directeurs d’école,
- SE-Unsa : Syndicat des Enseignants-Unsa,
- SI.EN-Unsa : Syndicat de l’Inspection de l’Éducation Nationale-Unsa,
- Sgen-CFDT : Syndicat général de l’éducation nationale-CFDT,
- FCPE : Fédération des Conseils des Parents d’élèves,
- Andev : Association nationale de directeurs des villes,
- Avenir école CFE-CGC,
- Scenrac - CFTC Education : Syndicat CFTC de l’Éducation Nationale, de la Recherche et des Affaires Culturelles,
interpellent, aujourd’hui, les candidats à l’élection présidentielle afin qu’ils précisent leur projet pour le premier degré en termes d’objectifs, de structures, de pilotage et de moyens.
Ce courrier est le résultat d’un long travail de concertation qui a débouché dans un premier temps sur une intervention commune au dernier Salon de l’Éducation.
Nous attendons de ceux qui briguent la fonction suprême qu’ils nous apportent les éclaircissements nécessaires à leur vision de l’école pour que chaque acteur du système scolaire puisse se
déterminer à partir de propositions claires.

merlin 15/02/2012


Pas d'illusions: la question des dirlos ne sera pas abordée par les candidats à l'élection.


1 Ca concerne peu de monde et en plus pas des bruyants ( voir posts précédents).


2 Les principaux syndicats n'en font pas une priorité , voir pour l'un d'entre eux un cas de casus belli.


3 Ces mêmes syndicats sont aujourd'hui dans des négociations serrées dans chaque Académie pour recaser les membres des Rased, directeurs de CMPP sur des postes d'"experts" qu'il va falloir
inventer afin de leur épargner le retour en classe... alors les conditions de travail des dirlos ou la demande de statut, c'est pour plus tard.


Conclusion: si un candidat avait même des idées pour améliorer dans notre sens le fonctionnement des écoles primaires, je pense que son staf lui conseillerait immédiatement de laisser tomber ce
sujet pourri .


N'attendons rien de ces élections ( dans ce domaine bien entendu).

doudou 15/02/2012


Pour les rois des grosses actions, il y en a une petite à faire ici. Ce sera toujours mieux que le dénigrement.


http://www.dirlo.fr/perso/estafette/estafette41.html

Thierry Fabre 15/02/2012


On peut effectivement jouer sur les mots, au sens ou l’on ne verrait en eux qu’une page de plus au dictionnaire des synonymes. Mais, on ne reste là que dans le jeu…
Pour autant, chaque mot a son sens propre et l’emploi de l’un ou de l’autre n’est pas innocent.
Tenter ainsi de réduire les instits de nos écoles au rang de simple « collaborateurs » revient à se situer, en tant que dirlos, à une heure H du moment M bien réductrice… C’est oublier tout
simplement qu’au long d’une carrière dans notre bon mammouth, on peut se retrouver sur des registres bien différents. J’avais pris l’habitude, paraphrasant Jules Romains, de signaler « qu’un
instit bien portant est un dirlo qui s’ignore »
Partant, distinguer entre dirlos, pilotes et gouverneurs, et instits, simples « collaborateurs », ne fait qu’ignorer qu’un dirlo, actuellement, c’est avant tout un ancien instit qui, le plus
souvent, continue à être instit en même temps que dirlo. Ce qui nous complique la tâche, d’accord, mais permet encore à l’école primaire d’être dirigée par des enseignants, et non, comme on
commence à le voir dans le secondaire, par des gens qui n’ont jamais mis le pied dans une classe… Le dirlo a toujours été instit, l’instit peut, à tout moment, devenir dirlo : une dimension à ne
pas oublier. Rejeter donc les instits d’un côté, nous de l’autre, c’est non seulement se couper de notre base, c’est aussi, et surtout, nier ce qui fonde (institue, cf. instituteur) notre
boulot…
Et c’est bien aussi dans la démarche, et dans l’emploi de certains mots, que je n’accorde aucun espoir crédible à cette interpellation des candidats au présidentielles :


- Le texte élaboré, dont traite le communiqué de presse de « doudou », je le connais ; il utilise un vocabulaire qui n’est pas innocent : « gouvernance », « pilotage ». Or, on « gouverne » des
bateaux, en en tenant le gouvernail, on « pilote » des avions, à grand renforts de manche à balai, mais on « dirige » des écoles… La différence de l’un à l’autre ? L’écart entre l’humain et la
machine…


- le flou des questions posées aux candidats, plus qu’ouvertissimes, ne laisse possible que des réponses bien peu précises. Ca réjouira sans doute le troll de service, enclin à ce que l’électeur
se détermine sur la taille des talonnettes, le tour de taille de l’un, la taille des dents de l’autre, mais ça ne peut satisfaire le citoyen


- Par ailleurs, le décalage est patent : deux des cinq questions posées aux candidats ont déjà vu réponse pour la plupart d’entre eux. Sans même s’attarder aux réponses de Sarkosy, qu’à mon grand
dam, je lis assez peu, je peux trouver, dans le discours à l’Education de François Hollande, délivré le 9 janvier, réponses à ces questions posées bien après… Des généralités en réponse à
d’autres généralités…


- Plus grave, il me semble trouver une évolution certaine dans les expressions employées. Je pense en particulier à cette 5° question  qui parle de la « fonction de directeur » Revenir ainsi
du métier souhaité à la fonction actuelle n’est pas une reculade, mais une véritable débandade… Ce sont les mêmes syndicats, auxquels se greffent le SIEN (Inspecteurs), la FCPE (parents) et
l’ANDEV (directeurs éduc grandes villes) qui, un an avant, demandent au ministre de « … redéfinir le cadre juridique, administratif, légal de la direction d'école - répondre aux besoins
de reconnaissance des directrices et directeurs d'école » et qui, un an après, demandent aux candidats de préciser « La structure de gouvernance locale pour le premier degré
- Comment envisagez-vous la fonction de directeur pour un pilotage de proximité au service des élèves et de leurs
parents? »


Raccourci cruel, m’enfin, les textes sont là…
Et, malgré tous les reproches que l’on pourrait me faire, je ne peux m’empêcher de revenir au sujet de ce fil, en soulignant que les évolutions, à la baisse, de nos demandes, ne font que traduire
ce que chacun d’entre nous peut constater sur le terrain de sa propre circo, le peu d’envie et d’allant des collègues pour que cela bouge un tantinet….


Thierry Fabre


PS En antonyme, et non en synonyme, au gouverneur (de la gouvernance ) et au pilote (du pilotage) je proposerais bien le mot « directeur », c’lui qui dirige, qui donne la
direction, qui donne le sens, et du sens, à l’école…. Et c’est bien, ajout de dernière minute, suite à la dernière Estafette, que je ne participerai pas à cette « action », et pour le sens
général, et pour les mots employés. Désolé, sans moi…

Pascal Oudot 15/02/2012


Rejeter donc les instits d’un côté, nous de l’autre, c’est non seulement se couper de notre base, c’est aussi, et surtout, nier ce qui fonde (institue, cf. instituteur) notre boulot…


 


C'est n'importe quoi! Notre base? Depuis quand les adjoints veulent-ils ce que moi je réclame pour être reconnu? Merde alors, j'ai ma classe 6 heures par jour, je fais la direction en plus pour
des clopinettes, et "je me coupe de ma base"? Les forums du GDID sont remplis quotidiennement d'anecdotes de dirlos conspués par "la base", comme tu dis, et niés dans leur mission même, alors
qu'ils continuent à s'échnier, comme moi, écartelés entre leur classe et leur fonction de directeur. Fonction qui aujourd'hui justement n'est plus une fonction d'instituteur. Moi je veux
justement qu'on sépare bien les deux, je veux être soit l'un soit l'autre, mais pas l'un avec en plus les fonctions de l'autre, et sans aucune reconnaissance du premier. Qu'est-ce que c'est que
cette démagogie lamentable? Surtout quand on lit la dernière phrase de ton texte: dire tout et son contraire dans le même billet, il faut le faire. Alors, que tu ne croies pas à la dernière
action du GDID c'est ton droit, il est parfaitement respectable. Faut-il pour autant que tu racoles avec les arguments les plus éculés des pires adversaires du statut pour les directeurs d'école?
Merci Thierry, je souhaiterais que tu règles tes comptes avec tes anciens camarades autrement que sur notre dos.

Thierry Fabre 15/02/2012


Sur ta conclusion, Pascal, je te l’ai déjà dit : les comptes ont été réglés, et même soldés, par d’autres que par moi… Peu importe, histoire ancienne…
Sur le reste, je ne fais que reprendre ce que d’autres disent : mettre les instits au simple rang de « collaborateurs » ne sert qu’à se couper d’eux, et à permettre justement aux démagos de tous
poils d’agiter l’étendard des méchants dirlos qui veulent « gouverner ». Si le but du jeu est de donner le bâton pour se faire battre, c’est réussi. S’il s’agit de vouloir gagner, c’est plus
douteux… Après, prends le mot « base » pour ce qu’il est, non pour ce que tu y mets. Nous sommes tous, en tant que dirlos, des anciens instits uniquement instits, et qui sont devenus dirlos. Tout
en restant instits ? Ce n’est pas un crime et aucun des projets auxquels j’ai participé au sein du GDID ne disait le contraire. En ayant charge d’une classe ? Effectivement impossible, et à
réformer donc… Et ce n’est certainement pas en conservant le terme de « fonction », mais bien en parlant de « statut » que l’on y arrivera.
Ce qui ne change pas grand-chose à mon constat actuel sur le fond du sujet : les faiblesses des positions de certains, les absences de positions des autres ne sont, en fait, que le reflet
pâlichon de nos propres carences et du peu de volonté de nos collègues dirlos de se bouger le train…


Thierry Fabre

che 15/02/2012


La demande de statut du GDID, exprimé sur le site, a toujours affirmé que le dirlo était un instit, basculé dans le nouveau corps durant son temps de dirlo et rebasculant dans le corps des
instits quand il quitte la direction. Il n'y a rien de bien anormal donc à dire que les adjoints sont des dirlos en puissance et vice versa. La proposition de statut du GDID propose d'ailleurs
que les dirlos gardent un temps d'enseignement.


Les adjoints sont totalement concernés par la nature du statut éventuel qui pourrait voir le jour. Bien plus que les municipalités qui sont et restent des partenaires, avec qui l'école travaille
de manière plus ou moins liée en fonction des particularités locales. Concernés car ce sont leurs conditions d'exercice qui peuvent changer tout autant que leurs possibilités d'évolution au sein
de leur métier.


Le fait, Pascal, que certains collègues rendent difficile parfois la gestion collective de l'école ne change rien au problème. La gestion ne sera d'ailleurs pas plus facile avec un statut. Il
n'est pas exact de dire que les adjoints se moquent comme de l'an 40 des conditions d'exercice du dirlo. La majorité de ceux que j'ai rencontré ont conscience du boulot fait. En effet, en réponse
à un post plus haut, que quelquefois tu dois, en tant que dirlo, trancher. On le fait déjà d'ailleurs pour ce qui est des répartitions de moyens ou de classe etc... Il y a alors des tensions que
l'on prend pleine face et c'est normal. Celui qui a la responsabilité et qui l'assume reçoit le mécontentement. En ce domaine, statut ou pas, c'est déjà le cas car c'est déjà le dirlo qui
répartit les moyens, les élèves et les classes.


Les collègues instits sont les premiers alliés des dirlos, car sans eux, l'ensemble école ne tourne pas. C'est la synergie entre le dirlo et les collègues qui permet de faire un ensemble qui
donne confiance aux parents, au partenaire municipal et au final qui créé un lieu propice à l'apprentissage.


che

merlin 15/02/2012


Comme beaucoup, enseignant avec une classe 3 jours par semaine je suis. Enseignant donc. Instit ou maître ou prof des écoles c'est selon. Lorsqu'on me demande ma profession je réponds "
directeur d'école". C'est mon métier de 8 heures le matin jusqu'à tard le soir. C'est mon métier toute la journée entre 2 leçons ou pendant 2 leçons avec tous les petits problèmes à régler. Mes
collègues eux, sont en classe et expriment leur fatigue aux récrés en buvant un café pendant que je cavale comme beaucoup de droite et de gauche.


     Mon métier c'est bien " directeur d'école", plus vraiment instit, un métier que l'on ne me reconnait pas, pour lequel on ne me paye pas vraiment, mais pourtant c'est bien
mon métier 8 à 1O heures parfois par jour, corrections de mon gagne pain d'instit non comprises.

pierre lombard 15/02/2012





Qui veut tuer son chien…


Comme personne n’a réduit les adjoints à de « simples » collaborateurs, tout ton délire ne tient
pas.


Je dis simplement  que les adjoints ne sont pas nos alliés
(« simples » alliés ?) justement parce que c’est « NOUS », on est dans la même équipe, un allié vient de l’extérieur (dans un match de foot l'allié ce n'est pas le
coéquipier, qui peut être ailié. L'allié c'est parfois l'arbitre, les supporters...)


Je dis aussi que l’on trouve dans les synonymes de « collaborateur » (pas simple collaborateur)
collègue et adjoint... Ce n'est peut-être pas un hasard.





Il est assez croquignolet de lire chez Thierry Fabre que les instits forment la base sur laquelle doivent
s'appuyer les demandes des dirlos… Ceux qui te connaissent vraiment se grattent la tête d’un air songeur.


Le reste c’est de la bouderie confuse.


Sur le reste, je ne fais que reprendre ce que d’autres disent : mettre les
instits au simple rang de « collaborateurs » ne sert qu’à se couper d’eux, et à permettre justement aux démagos de tous poils d’agiter l’étendard des méchants dirlos qui veulent « gouverner ». Si
le but du jeu est de donner le bâton pour se faire battre, c’est réussi. S’il s’agit de vouloir gagner, c’est plus douteux…


Quels autres ?


• Personne n’a mis les instits au « simple » rang de
collaborateurs.C'est les qualifier d'alliés qui nous couperait d'eux.


• Donner des bâtons ? Pourquoi « gouverner » c’est méchant mais « diriger » c’est gentil ?


• Thierry qui fournit des bâtons aux démagos et qui leur dis comment s'en
servir contre le GDiD.


C'est bien normal, avant on gagnait, maintenant on fait tout pour perdre...


- Comment
envisagez-vous la fonction de directeur pour un pilotage de proximité au service des élèves et de leurs parents?


Voir dans cette
question une énoooorme reculade alors que c'est bien l'évolution de la fonction qui est en question (on part bien de l'existant) démontre ta volonté de noircir le
tableau.


... et tu prétends avoir réglé tes comptes...

Rei Alain 15/02/2012


Merci aux GDID pour vos interventions, je ne voulais pas intervenir sur ce forum, mais je crois Thierry que
tu m'y forces. Visiblement depuis que tu as quitté l'association,  tu as sans doute oublié les nombreuses tentatives d'actions que nous avons
essayées, ensemble, de faire. Elles se sont toutes soldées par des réussites relatives ou des échecs partiels au choix. Alors oui tu as raison, pour que les directeurs soient reconnus il faut
qu'ils se reconnaissent eux-mêmes. C'était d'ailleurs la conclusion de mon mémoire, dont tu étais membre du jury, soutenu en 2007. Ceci étant dit, ça ne fait pas avancer les choses, et
effectivement le choix que nous faisons, depuis maintenant plus de deux ans, d'essayer de fédérer autour de nous les acteurs de l'école primaire nous paraît pertinent.


Nous ne nous faisons pas d'illusions sur ce que ce courrier lancé aux candidats produira. Mais nous savons ce
qu'il a déjà produit, un groupe de travail composé de gens qui ont envie de faire évoluer la situation de l'école du premier degré, et qui partagent les valeurs de l'école républicaine que nous
soutenons. Nous pensons depuis longtemps, pour ne pas dire depuis  toujours, qu'une école de qualité ne peut-être dirigée que par un directeur de
qualité et reconnu comme tel. C'est pour cette raison que nous avons créé, ensemble, le GDID, c'est pour ces raisons que de nombreuses directrices et de nombreux directeurs nous ont rejoint,
c'est toujours pour ces raisons que l'association continue et avance vers un avenir possible. Si notre réflexion s'est affinée, si nos partenariats se sont ouverts, notre détermination et nos
objectifs sont toujours les mêmes. Il y a un peu plus de 10 ans quand nous avons créé l'association nous voulions un statut pour les directrices et directeurs d'école, toutes les directrices et
directeurs d'école. Aujourd'hui nous avons toujours la même demande, aujourd'hui nous sommes toujours sur les mêmes lignes et le fait de tenir compte du réel, et le fait de chercher des solutions
viables, ne remet pas en cause ce qui nous porte.


Changer les choses par un rapport de forces, tu le sais nous en avons parlé souvent, n'est pour l'instant pas
à notre portée. Tu disais souvent qu'à 5000 adhérents nous aurions le poids suffisant pour faire basculer les politiques. Tu vois moi j’y crois toujours et c'est pour cela que l'on essaie de
continuer à faire grandir notre association. Tu peux ne pas en partager désormais les options, si c'est ton choix il est légitime, mais reconnaît que les actions de force (syndicales et autres)
 n'ont produit ces dernières années que des déceptions à la hauteur de l'importance de leurs enjeux. Pour gagner une bataille il faut sans doute une
armée, nous en sommes loin mais nous pouvons gagner  par la stratégie. Je ne me fais pas d'illusion non plus sur le petit pouvoir que nous avons, mais
si nous n'essayons même pas de mobiliser les politiques nous n'avons effectivement aucune chance qu'ils se mobilisent pour nous. Alors s’il est dommage que tu ne suives pas l’initiative proposée
par la dernière estafette, j'espère moi que nous serons nombreux à nous mobiliser. De nombreuses directrices de nombreux directeurs mais aussi, de nombreux parents, de nombreux inspecteurs, de
nombreux syndicalistes enfin  de nombreux citoyens qui tous sont convaincus que l'école du premier degré mérite toute l'attention qu'un Président de
la République doit porter à son avenir.


 


Alain REI Président du GDiD

Thierry Fabre 15/02/2012


Comme personne n’a réduit les adjoints à de « simples » collaborateurs, tout ton délire ne tient pas.
…. Personne n’a mis les instits au « simple » rang de collaborateurs

« Ben, non, nos adjoints sont nos collaborateurs  dans le domaine professionnel. » (commentaire n°45)

Pourquoi « gouverner » c’est méchant mais « diriger » c’est gentil ?

Ni méchant, ni gentil, mais symptomatique… Refuser de se laisser déposséder d’un champ sémantique est une chose, aller utiliser le vocabulaire de l’ennemi en est une autre. Pour préciser : ma
fifille-à-son-papa, ci-devant étudiante en Belgique me ramène un splendide sweat immatriculé « université LIBRE de Bruxelles », ce qui me fait un peu tiquer, jusqu’à ce qu’elle m’explique que les
universités « libres » en Belgique, sont les universités … publiques… Combattre dans notre mammouth le fait que le mot de « liberté » soit accolé, injustement, à l’école privée, c’est utile.
Aller chercher dans le discours du management l’idée de « gouvernance », de « pilotage » me semble inapproprié. Diriger une école est ce que nous faisons, la manager, gouverner, piloter, est un
abus de langage qui ne correspond ni à ce que nous sommes, ni à ce que nous voulons être…

« Comment envisagez-vous la fonction de directeur pour un pilotage de proximité au service des élèves et de leurs parents? »  Voir dans cette question une énoooorme reculade alors que
c'est bien l'évolution de la fonction qui est en question (on part bien de l'existant) démontre ta volonté de noircir le tableau.

Demander une évolution de la « fonction » n’est ni plus, ni moins que ce que demande le SNUipp. Pas trop mon truc… Et cela ne répond en rien au décalage existant entre les deux textes que j’ai
cité. L’un parle de la reconnaissance des dirlos, du cadre administratif et juridique de la direction, l’autre…


Et si je me serais fait un plaisir, doublé d’un devoir d’envoyer le premier à la quasi-totalité-sauf-une des candidats à la présidentielle, je ne me vois donc pas envoyer le second…

Pour le reste, et les attaques perso, pas de réponse, j’ai déjà donné…


Thierry Fabre

che 15/02/2012


C'est assez bizzare comme tu te braques dès qu'un message ne va pas dans ton sens.


Le GDID n'a jamais eu autant de membres. Il a pignon sur rue. il signe avec de nombreux alliés importants... Ce n'est pas un ou deux messages sur ce forum qui vont remettre tout cela en cause et
"donner des bâtons" aux "démagos de tous bords" Mais on peut ne pas être d'accord tout de même


C'est toi qui écrit "Pour dire qu'il n'est pas indispensable d'avoir le soutient des PE pour voir reconnaître nôtre métier, même si c'est préférable, et que l'expérience nous montre que ceux qui
s'en réclament s'en serve uniquement comme frein à toute évolution de notre fonction." Personnellement je pense le contraire. Non seulement le soutien mais l'adhésion des PE est indispensabe,
pour les raisons edictées plus haut.


En revanche, et ce n'est pas d'aujourd'hui, je ne suis pas pour une convergence dans ce combat avec les Maires et l'Andev. Le statut qu'ils voient n'est, je pense; pas celui
initialement promu (site du GDID). Plus global, plus "contrat educatif local", plus EPLCE lyonnais. on en retrouve une vision assez net sur le livre électronique du site. Je
pense que l'obtention d'un statut conforme à l'idée que je m'en  fait est interne à l'Education Nationale, corporatiste si tu préfères. Les Mairies n'ont rien à faire dans ce combat interne.


Qu'ensuite, le dirlo avec un statut discute avec sa mairie et signe un CEL dans sa commune.. Pas de problèmes... C'est son autonomie et c'est son partenaire,. Pour l'heure, je suis
enseignant et je réclame une amélioration de mon statut à mon employeur. L'Andev poursuit ses objectifs, les Maires aussi. ils discutent avec le GVT sur l'Ecole.. ils font des propositions, ils
appuient dans leur sens..C'est normal, mais ils n'ont rien à faire dans mes combats professionnels par rapport à mes employeurs, car ils n'en font pas partis.


che


 

che 15/02/2012


M REY


" Tu peux ne pas en partager désormais les options, si c'est ton choix il est légitime, mais reconnaît
que les actions de force (syndicales et autres) n'ont produit ces dernières années que des déceptions à la hauteur de l'importance de leurs enjeux."


Pas plus et pas moins que les autres voies... Pour les dirlos, pour les IUFM, pour les MDPH pour qui ont été
choissi la voie de la discussion pour tenter d'influer sur les choix


" Pour gagner une bataille il faut sans doute une armée, nous en sommes loin mais nous pouvons gagner
par la stratégie"


Pour gagner, la stratégie est nécessaire, mais il faut une armée aussi. Sinon ce ne reste que du papier ou un
alignement sur une autre entité qui a , elle, son armée, et c'est peut être cela que signifie TF lorqu'il dit que la majorité des dirlos restent "en deçà".  La stratégie qui sera peut être
payante en apportant finalement un statut pour tous les dirlos, a malgré tout brouillé le message du GDID pour beaucoup de dirlos, mais aussi pour les adjoints et c'est le plus gênant à mon avis.
On ne fera pas un statut pour les dirlos si les adjoints ont l'impression que c'est sur leur dos.


che

Gégé 15/02/2012


L'autre jour j'écrivais : "Ahurissant de voir ce réglement de comptes
internes au GIDD !!!! Affligeant de voir le créateur jeter son bébé avec l'eau du bain !!! Et dire le contraire de ce qu'il disait alors...  ...Pauvre
Pierrot qui doit cogiter "Mon
dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge"Pierrot
qui disait que tout allait bien... Enfin, c'est bien triste. 



je ne suis pas pour une convergence dans ce combat avec les Maires et l'Andev". il a raison. Eux, ils pensent à leur intérêt
c'est normal. Et leur intérêt n'est pas forcément compatible avec celui des enseignants. Faut arrêter avec ces petits arrangements qui ne peuvent que nuire à l'école. Ce qui est dommage, c'est
que des syndicats courent derrière ces petits stratagèmes pour espérer grapiller quelques voix... c'est minable.

doudou 16/02/2012


Le GDID qui compte à présent plusieurs milliers d'adhérents, c'est vrai, existe et avance pour essayer d'obtenir ce qu'attendent 93% des directrices et des directeurs de ce pays: un STATUT.


Mais il œuvre aussi en tant qu'association au quotidien grâce à des dizaines de bénévoles pour aider et accompagner toutes les directrices et tous les directeurs, qu'ils soient adhérents ou pas
de l'association. Ce qui représente plus de 300 interventions par an. Sans compter celles qui se font au niveau des départements.


Le tout dernier témoignage:


Victime de harcèlement moral, je me suis tournée vers les syndicats pour chercher de l'aide dans le cadre de la protection des fonctionnaires. Le premier n'avait pas le temps de me répondre,
trop occupé à préparer les groupes de travail en vue du mouvement. Le second était très embêté par ma demande. Il se sentait obligé de prévenir mon IEN que je souhaitais agir!!! Je ne suis pas
syndiquée, ceci explique peut-être cela...
Puis, j'ai frappé à la porte du GDID. Quel contraste !!!  Une aide immédiate, claire, efficace et précise. Un réel accompagnement dans mes démarches.
Je me sens enfin entendue et soutenue. Merci, merci, mille fois merci!


Besoin d'un coup de main: n'hésitez-pas à contacter un collègue proche de chez vous:


http://www.dirlo.fr/perso/contacts/


Ou directement le "national":


Direction élémentaire
Robert Gonzalez
06 77 61 45 77
Direction maternelle
Pierre Lombard
06 33 92 11 31
Sécurité PPMS Incendie...
06 07 16 30 53
volki@dirlo.org
Président de l'association
Alain Rei
06 78 59 40 08

doudou 16/02/2012


De nombreux adjoints sont "fan" du GDID sur facebook... La plupart des directeurs ayant quitté la fonction ou bien à qui l'IA a retiré "gentiment" la fonction restent à l'association (certains
même de manière active). De plus en plus de jeunes qui solicitent la liste d'aptitude, ou pas d'ailleurs, demandent à rejoindre l'association car ils défendent l'idée de statut...
A se demander d'ailleurs s'il ne serait pas judicieux d'"ouvrir" l'adhésion à tous les collègues, directeur ou adjoint.


Une question qui sera sans doute à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Peut-être la solution pour arriver plus rapidement aux 5000 adhésions?

Pierre Lombard 16/02/2012

 

Pierre Lombard 16/02/2012


@ Che


Ce n'est pas un ou deux messages sur ce forum qui vont remettre tout cela en cause et "donner des bâtons" aux "démagos de tous bords" Mais on peut ne pas être d'accord tout de même.


Aucun souci avec ceux qui ne sont pas d'accord avec moi, tu en es l'exemple patent. 


Au contraire même, j'apprécie quand ceux qui ne sont pas d'accord le font avec des arguments, parce que ça m'aide à construire mon positionnement.


J'ai la certitude que PERSONNE n'aura raison seul sur le dossier des dirlos


Ce que je n'aime pas, c'est la volonté de nuire, le dénigrement systématique et j'y reviendrai puisque mon dernier message est vide.


Pas plus et pas moins que les autres voies... 


Entièrement d'accord, donc, c'est bien une question d'option, comme le souligne Alain. 


Faire un choix implique d'abord plusieurs possibilités, (quand c'est une évidence, il n'y a pas de choix). Ensuite il faut  analyser la situation. Dans notre cas la recherche d'alliés est
évidente. Pour cela il faut une capacité d'écoute, de considération pour l'autre, et savoir choisir ensemble.


Décision "collective" qui forcement prêtera le flanc à la critique puisqu'on est dans un domaine clivant. Si quelqu'un détenait la vérité ça se saurait et on aurait déjà gagné!


Une stratégie implique aussi de la solidarité, et le travail collectif consiste à chercher les moyens de la rendre plus efficace. (le rôle des alliés sera de tirer un peu la couverture tout en
gardant le même objectif)


Pour gagner, la stratégie est nécessaire, mais il faut une armée aussi.


Oui, mais pas nécessairement nombreuse, là aussi il y a plein d’exemples. Ces dernières décennies on a vu gagner des batailles soit par des corporations qui ont un fort pouvoir de nuisance, soit
par celles qui ont lobbying puissant. On n'a ni l'un ni l'autre. Peu de victoires enfin à partir de mobilisations importantes.


Faire un choix, c'est aussi prendre cela en compte, prendre le risque de ne pas plaire à tout le monde. (mais est-ce un risque?)


La stratégie qui sera peut être payante en apportant finalement un statut pour tous les dirlos, a malgré tout brouillé le message du GDID pour beaucoup de dirlos, mais aussi pour les adjoints
et c'est le plus gênant à mon avis.


Ça je ne comprends pas. C’est vrai que beaucoup de direllettes et de dirlos restent « en deçà », mais ça a été toujours le cas.


Et c’est le SNUipp qui brouille le message, qui a rendu les choses difficile, dès le début en communiquant justement sur notre volonté à vouloir "diriger" ... et qui se frotte les mains ici ayant
trouvé un allié objectif. 


La stratégie du GDiD est la même depuis 10 ans (le rapprochement avec l’ANDEV et l’AMF date de plus de 6 ans !), et qui, objectivement, reste plutôt payante.


Pas encore décisive, c’est vrai aussi. Et aucun souci d'en discuter, au contraire.


Si quelqu'un a une solution pour aller plus vite, qu'il n'hésite pas.


On ne fera pas un statut pour les dirlos si les adjoints ont l'impression que c'est sur leur dos.


D’abord, c’est faux. Tout ce qu’a mis en place ce gvt, il l’a fait non seulement contre les enseignants, mais surtout sur leur dos.


Mais plus largement, rien dans ce que nous disons peut laisser entendre d'une part que nous voulons faire évoluer les choses sur le dos des adjoints. RIEN, ni d'autre part que l'on renonce au
statut pour tous les dirlos, RIEN.


Je suis persuadé que si on leur demandait, la plupart s'en foutent royalement (comme le dit justement Pascal), ce qui s'intéressent à la question nous suivraient, seuls des militants très
encartés se positionneraient contre.


Faire des procès d'intentions à partir d'une opposition "alliés" / "collaborateurs" pour qualifier en partie les adjoints ne sert que ce dernier camp.


En gardant le terme de « démagos », les démagos, détournent des éléments de langage pour cliver, un peu à la manière de cette pub pour le Crédit Mutuel, où le père accuse son fils d’être un
banquier. Bataille dans un champ sémantique


- la pire des trahisons pour le père, une façon responsable de faire fonctionner une banque pour le fils.


Et vouloir cliver entre un « directeur » et les « adjoints » c’est assez facile. Justement parce qu'un directeur "devrait" diriger et que le SNUipp prétend que les PE ne veulent pas l'être. 

Pierre Lombard 16/02/2012


@ Thierry.


Je reprends le message qui est sorti vide.


 



écrire que nos adjoints sont plus nos collaborateurs que nos alliés n'est pas les réduire à de "simples collaborateurs", comme les désigner en tant qu'alliés, ne les cantonne pas dans ce rôle.


Faire de cette réduction la charpente d'une charge contre mon positionnement du directeur par rapport aux adjoints relève du procès d'intention d'autant plus de mauvaise foi que l'on se connaît
plutôt bien.


 


Et le reste est du même tonneau:


Refuser de se laisser déposséder d’un champ sémantique est une chose, aller utiliser le vocabulaire de l’ennemi en est une autre.


- comment faire alors pour se réapproprier les mots tel que "libre",  "établissement", "autonomie", "statut", "hiérarchie"… si on s'interdit de faire ce que l'ennemi fait, c'est-à-dire
investir le champ sémantique de l'autre?


 


Diriger une école est ce que nous faisons,.. 


 


- Nous dirigeons les écoles? ça y est?


 


...la manager, gouverner, piloter, est un abus de langage qui ne correspond ni à ce que nous sommes, ni à ce que nous voulons être…


- C'est toi, arbitrairement, qui associe "manager" à piloter et à gouverner (qui, au passage est un synonyme de diriger), et qui décide de dissocier "diriger" de
"manager". Pourtant "diriger" fait bien partie des missions du manager et de son vocabulaire. Donc si on veut  nous déstabiliser, brouiller le message,on peut le faire de la même
manière avec piloter, gouverner ou diriger...


Et on aura le même genre de difficulté pour essayer de rendre les choses claires.


 


Demander une évolution de la « fonction » n’est ni plus, ni moins que ce que demande le SNUipp.


Alors là faut oser!


- le SNUipp revendique clairement plus de moyens et un CM "institutionnalisé". 


Et tu appelles ça une "évolution" de la fonction du directeur?


 


 


Le courrier est envoyé aux candidats républicains. Donc, sauf à une.


 


- Qui abuse du langage? Celui qui veut tuer son chien…


 


Thierry tu es en train de faire ce que tu as toujours reprocher au SNUipp. 


Plus joliment écrit, c'est vrai, mais c'est la même stratégie. 


 


Devenir l'allié objectif des Gégé,.. J'espère, là, sincèrement abuser du langage.


 

LUCIEN 16/02/2012


@Che et Thierry ,


qu'il est triste de voir des aigris s'épancher amèrement sur leur sort ...


Vous avez choisi , décidé de votre sort , c'est normal vous en avez le droit , mais que maintenant votre discours soit autant en déclage par rapport à quelques années alors que vous étiez membres
du GDID ...que de chemin parcouru !


Revenir sur vos idées , vous en avez le droit , dire que vous vous êtes trompés , vous en avez le droit , le GDID reste très tolérant !


Mais ne pas reconnaître notre fonctionnement démocratique , respectueux de la parole de chacun, notre avancée sur le dossier de la direction et venir critiquer le GDID sur sa stratégie alors que
vous pouviez le faire en son temps , c'est minable , archi ! Minable !


Continuer avec votre lanterne à la main !!!! Et agissez toujours aussi passivement !


Que faites-vous ? Concrètement quelle est votre action ! Alors avant de critiquer les autres , bougez-vous ! ...


Mon post reste très correct , mais je peux aller plus loin dans la discussion si vous le désirez ! ( quoique votre pouvoir reste limité à votre action ! )....

Pierre Lombard 16/02/2012


Gégé, il est où le CR du dernier CTN du SNUipp qui devait parler "sans tabou" de la direction le 1er février dernier?


 


Aux oubliettes, avec celui de vos "États généraux de la direction"….?


 


Et leur intérêt n'est pas forcément compatible avec celui des enseignants.


je voudrais savoir si un instit qui n'a jamais mis ses pieds dans une classe, ne s'est jamais retrouvé devant des élèves, un délégué permanent, peut être considéré comme un enseignant et savoir
de quels intérêts il parle quand il évoque celui des enseignants?


 


Faut arrêter avec ces petits arrangements qui ne peuvent que nuire à l'école.


Tu arrêtes quand?


Pour le GDiD nous avons toujours averti avant la rencontre et rendu compte après. 


 


Où est le CR de votre CTN sur la direction où vous faites appel à un sociologue pour répondre aux questions dont vous avez daigné lever le tabou?


Pourquoi ne pas prendre l'avis de la "profession", à partir de votre sondage où 51% (chez le SNUipp!) des "enseignants" sont pour un statut du dirlo?


Un sociologue c'est plus compatible avec les intérêts des enseignants?


 


Ce qui est dommage, c'est que des syndicats courent derrière ces petits stratagèmes pour espérer grapiller quelques voix... c'est minable.


Le minable, c'est toi. Et le syndicat qui court après des voix qui se volatilisent c'est le tien. Le SE comme le SGEN conservent leur "socle" et n'ont pas injurié les enseignants en faisant
croire que nous n'étions pas capables de se servir d'Internet.


 


@ Che,


je ne suis pas pour une convergence dans ce combat avec les Maires et l'Andev.


 


Ce n'est pas comme cela que ça se pose pour le GDiD. Je te rappelle que ce sont les Maires qui ont fait capoter la mise en place des EPEP de Darcos.


L'idée, chaque fois, c'est de voir si il y a une partie du chemin que l'on peut faire ensemble, un tronc commun. (avec FO et la CGT, ça n'est pas allé loin...). 


Les Maires, comme l'ANDEV, ont un intérêt évident et assumé d'avoir un interlocuteur reconnu sur place, de proximité. Là il y a convergence avec les municipalités, et divergence avec le SNUipp
qui préfère garder ce monopole (dans les villes, c'est souvent eux qui sièges aux diverses commissions communales pour les budgets que l'on alloue aux écoles) en prétextant nous préserver de la
"municipalisation".


 


L'ANDEV est pour un "projet éducatif local". C'est aussi l'intérêt des enfants, qui ne sont pas que des élèves, mais ça intéresse aussi les parents et même pas mal d'enseignants.


Sur le plan du raisonnement ça se tient, reste qu'un tel fonctionnement ne peut pas se faire au détriment ni des adjoints, ni des dirlos. 


C'est pour cela que l'on discute, parce que pour l'ANDEV, comme pour les Maires, comme pour les parents, il n'est pas question de faire contre les enseignants, mais de faire avec eux . D'où notre présence aux côtés
notamment du SE et du SGEN…


 


Avec, chaque fois, un CR envoyé à toutes les écoles.


La transparence que Gégé qualifie de "minable".


 


Voiloù. 

Gégé 16/02/2012


Tu plaisantes Pierrot ?

"Je te rappelle que ce sont les Maires qui ont fait capoter la mise en place des EPEP de Darcos. "

C'est la détermination de notre action et tu le sais très bien. Je sais que ça t'arrange de falsifier la vérité pour plaire à tes nouveaux alliés mais faut pas dire n'importe quoi, quand même
!

Je sais bien que tu veux détourner l'attention des lecteurs de ton conflit avec ton ancien mentor, mais qui va être dupe de ça ?

Je te rappelle la position du SNUipp qui continue sa pression sur le pouvoir pour améliorer le sort des dirlos :
"Le SNUipp réaffirme ses revendications en matière de temps de décharge, en matière de reconnaissance
indiciaire de la fonction de direction, et d’une nécessaire clarification des missions et responsabilités et son exigence d’augmentation du temps de concertation pour tous les
collègues.
De nombreuses tâches de secrétariat administratif sont à exercer dans les écoles. Le SNUipp exige la création d’un véritable métier d’aide à la direction et au fonctionnement d’école avec des
emplois statutaires et pérennes de la fonction publique, avec une réelle carrière,(une grille indiciaire, des droits et une réelle formation)."
Il me semble que c'est clair, non ?

Pierre Lombard 16/02/2012


C'est la détermination de notre action et tu le sais très bien. Je sais que ça t'arrange de falsifier la vérité pour plaire à tes nouveaux alliés mais faut pas
dire n'importe quoi, quand même ! 


Risible, faux, lamentable et mensonger. C'est l'opposition, forte, des Maires qui a fat reculer Darcos. Tout le monde le sait!


Quant à ton copier/coller, il confirme bien que le SNUipp ne veut en aucun cas d'évolution (transformation progressive) de la fonction, mais son aménagement avec plus de ceci et
de cela.


Mais tu radotes, ton copier/coller date.


Où est le compte-rendu de votre CTN où vous avez parler sans tabou de la direction avec... un sociologue?


Où? que l'on puisse le consulter.


 


L'ANDEV, voilà ce qu'il affiche:


Comme l’avait décidé la Commission Permanente, l’ANDEV s’est associée au Groupement de Défense des Idées des Directeurs (GDID) lors d’une conférence de presse sur l’avenir de l’école en
France et le statut des directeurs d’écoles publiques. Pendant le Salon de l’Education, le 24 novembre dernier, le GDID et ses partenaires, dont l’ANDEV, ont organisé un grand conseil d’école
pour présenter une lettre ouverte aux candidats à la présidentielle de 2012.


 


Thierry CADART, du SGEN-CFDT, Jean-Jacques HAZAN, de la FCPE, Patrick ROUMAGNAC, du SIEN-UNSA, Christian CHEVALIER, de l’UNSA, Alain REI, du GDID, Pascale BRETHENOUX, de la CFTC, Isabelle
LACATON, de la CFE-CGC, et Philippe SEFERIAN, de l’ANDEV.


 


A cette occasion, Philippe SEFERIAN a présenté l’ANDEV et expliqué les raisons de sa participation à la démarche lancée par GDID. L’ANDEV milite depuis plusieurs années pour la création d’un
véritable statut pour les directeurs d’écoles publiques. En lien avec sa réflexion sur la création d’Etablissements Publics Locaux d’Enseignements Primaires, l’ANDEV estime que le nécessaire
statut des Directeurs devrait contribuer à l’amélioration des relations entre les écoles et les territoires.


 


La démarche lancée par le GDID n’est pas corporatiste. C’est la raison pour laquelle l’ANDEV s’y est associée. En effet, il s’agit d’une démarche politique qui alimente le débat sur
l’évolution du service public d’éducation auquel l’ANDEV est attachée.


 


Pour l’ANDEV, la réflexion du ministère de l’Education nationale doit s’appuyer sur les projets éducatifs locaux, lorsqu’ils existent. En effet, il ne s’agit pas de créer un modèle qui serait
étendu uniformément à toutes les écoles depuis Paris, mais de tenir compte des réalités des territoires. Nous proposons de tester les différentes solutions possibles dans les villes volontaires
pour mener cette expérimentation.


 


La lettre présentée à cette occasion sera adressée aux candidats. Elle est consultable sur le site du GDID à l’adresse suivante : http://www.dirlo.fr

che 16/02/2012


"qu'il est triste de voir des aigris s'épancher amèrement sur leur sort ... "


T'es drôle, Lucien... la discussion n'était pas inintéressante pour l'instant. Pierrot défend ses arguments, et il me semble que je défends les miens en essayant
d'être clair et correct. pas d'aigreur là dedans. Fais plutôt comme Pierrot et oppose des arguments plutôt que de te laisser aller à ce genre d'attaque
inadéquate, stérile et à mon avis hors du propos du fil


"... mais que maintenant votre discours soit autant en déclage par rapport à quelques années alors que vous étiez membres du GDID ...que de chemin parcouru ! Revenir sur vos idées , vous en avez
le droit , dire que vous vous êtes trompés , vous en avez le droit , le GDID reste très tolérant ! "


 Ma réticence au rapprochement avec les municipalités dans le combat que nous menons pour un statut ne date pas d'hier, et de nombreuses discussions ont eu
lieu depuis 9/10 ans sur ce point avec Pierrot et d'autres, que ce soit d'ailleurs en forums publics ou privés. La place des adjoints dans notre combat, là encore, ce n'est d'aujourd'hui. Lier
des actions plus "dures" à la discussion ouverte.. Là encore ce n'est pas d'aujourd'hui.. Les discussions avec Pierrot en particulier sur ce plan sont là encore fort anciennes. Nous n'avons
pas  non plus la même analyse sur le rapport Reiss. 


che


 

LUCIEN 16/02/2012


Che,


quelle est ton action ? Quelle proposition efficace proposes-tu ?


Le collectif reste le meilleur moyen d'aboutir , tu as le droit d'avoir des divergences sur la stratégie du GDID , mais est-ce suffisant pour tout renier !


Je ne t'ai jamais vraiment compris, ni impliqué dans quoi que ce soit , par contre il est facile de rester en posture de pur sniper , qu' il est facile de critiquer et de dispenser ses idées
fumeuses ...


 

Pierre Lombard 17/02/2012


MEA CULPA!


à demi seulement, faut pas déconner non plus 


Pas de CR du SNUipp, mais un ITW de leur spécialiste-sociologue (qui doit être contre la retraite à 60 ans)


c'est là .


Dans le registre tragicomique du clown triste, ça vaut un César.


Le SNUipp doit vraiment être aux abois pour n'avoir à présenter que cela pour appuyer leur positions.


Ah tu peux critiquer les autres syndicats Zézé, t'as vraiment de quoi te moquer!

doudou 17/02/2012


VOUSNOUSILS: "Les directeurs d'école doivent avoir un vrai statut"
A l'initiative du Groupement de défense des idées des directeurs (GDID) d'école, huit organisations associatives et syndicales (1) viennent d'adresser, le 10 février, une lettre commune aux
candidats à l'élection présidentielle. Objectif : connaître leur projet précis pour l'école primaire et interpeller sur les difficultés des directeurs d'école. Entretien avec Alain Rei, président
du GDID qui revendique 1500 adhérents et plus de 3000 sympathisants en France.


(suite de l'article)

Pascal Oudot 17/02/2012


Je croyais qu'on avait dit qu'on ne répondait plus aux âneries de celui-dont-je-préfère-taire-le-pseudo-ridicule ? Parce que ça ne sert pas à grand chose, il a le cerveau trop atrophié pour
réaliser la profondeur du néant qui le hante.


 


Je ne suis pas venu ici depuis plusieurs jours, trop fatigué après sept semaines de boulot (et épuisé d'avance par celle qui me reste) pour supporter les blablateries absurdes et les pinailleries
ridicules autour de l'accord nécessaire ou non de adjoints, et les réticences de vierge effarouchée devant la réalité du terrain qui est bien que ce sont les municipalités qui nous fournissent
l'argent nécessaire pour bosser, et les loacux, et la lumière, et le chauffage, et les ATSEM... et pas le père Noël.


 


Les crétineries syndicalo-anarchistes m'indisposent quand je sors d'en prendre avec mes 28 gentils petits monstres. Et encore, quand c'était sur les forums du GDID il suffisait de sauter les
billets signés de pseudos transparents. Maissi maintenant ici ça devient la tribune des aigris de tous poils qui ne viennent que pour dénigrer les efforts d'autrui, franchement ça va devenir
pénible. Surtout si c'est pour lire des déclarations comminatoires dignes du Muppet Show. Allez, les deux vieux sur le balcon, là...

pierre lombard 17/02/2012


désolé Pascal, j'ai replongé... Le truc bête, pas fait gaffe...


Mais promis, Croix de bois croix de fer, pfft (je viens de cracher par dessus l'épaule, mon épouse n'a rien vu, j'accuserai le chat...): J'ARRÊTE. 

Thierry Fabre 17/02/2012


Pour Pascal, qui a de bonnes références...


http://www.youtube.com/watch?v=GzGvSOURUTg


Pour les autres, à plus...


Thierry Fabre

Pierre Lombard 18/02/2012


@+...

che 18/02/2012


Pour clore aussi.. Lucien


"quelle est ton action ?"


Faut pas poser cette question lulu... On la pose comme TF à quelqu'un membre actif d'un groupe censé agir, comme gégé, pas à un quidam qui ne représente rien, comme moi.  je
n'ai pas "d'action", juste des prises de positions personnelles en rapport avec ce que je crois et que j'applique au jour le jour dans mon activité pro, avec les conséquences que cela occasionne
de la part de mes partenaires ou supérieurs.  


"Quelle proposition efficace proposes-tu ?"


C'est marrant, là encore.. Une proposition "efficace"? Pierrot (ou Alain?) explique, à raison d'ailleurs, qu'on ne peut prédire l'efficacité de l'interpellation des candidats, mais que cela
n'empêche pas de la faire. Je trouve cela logique. Le quidam que je suis aurait donc le secret "d'actions efficaces" au préalable.. Voyons.. Voyons.. Au plan de mon activité pro quotidienne,
simplement, les prises de position établies depuis longtemps, souvent issues de "popositions d'actions concrètes avancées par tel ou tel membre de l'époque d'ailleurs lors de discussions sur les
forum GDID il y a plusieurs années, et que j'applique,  me facilitent pas mal le boulot, c'est tout.


" mais est-ce suffisant pour tout renier ! "


faut lire les posts..(voir au dessus). Je viens de lire que le GDID aurait 1500 membres et 3000 sympathisants.. (A mon avis, c'est une erreur, il doit y avoir plus de membres et sûrement plus de
sympathisants), je suis passé du statut de membre à celui de sympathisant.. Drôle de conception du sympathisant, si c'est un renégat. Le sympathisant c'est celui qui est en accord avec l'objectif
poursuivi mais pas forcément avec les orientations prises pour y arriver. Les AG valident l'orientation prise.. Je ne suis pas en accord, je passe sympathisant.. C'est cohérent non?


"Je ne t'ai jamais vraiment compris, ni impliqué dans quoi que ce soit , par contre il est facile de rester en posture de pur sniper , qu' il est facile de critiquer et de dispenser ses idées
fumeuses ..."


1- je soutiens le projet de statut initial (site) en l'état (qui sépare nettement municipalité et direction d'école) (voir site)


2- Je soutiens la motion 5 (voir site) concernant les EPE, en l'état (qui sépare aussi nettement municipalités et école)


3 - Je soutiens l'idée que la demande de statut est avant tout "corporatiste" interne à ma profession  (défense des intérêts d'un groupe d'employés face à leur patron) Lis ce que dit
l'ANDEV (site GDID) et tu vois que je suis cohérent.


Tu peux ne pas être d'accord, avec moi. Tu peux trouver mes positions fumeuses. Tu peux même me reprocher de ne mas évoluer en fonction de la situation concrète politique.. Mais si tu ne
comprends pas... Bof


à + Che

françou 24/02/2012


Gros émoi sur Marseille: l'IA ne tient pas compte de nos bases élèves; ils décident d'enlever de 10 à 15% des effectifs réels. A QUOI BON CONTINUER BASE ELEVE????

che 25/02/2012


Pourquoi, tu croyais que BE était un élément de transparence? Un moyen de "gérer de manière cohérente?"


Fichage.. oui.. Recoupement de fichiers pour choper deux trois sans papiers  ok... Mais pour gérer au plus fin les effectifs.. On rit. Quand on décide avant combien on va fermer de postes,
les effectifs de BE  ou d'ailleurs, on s'en fout


che

LUCIEN 26/02/2012


Voilà les propos que je critique , par manque de connaissance , d’informations,


sache Che , que beaucoup de collègues du GDID n’ont pas eu peur d’entrer dans l’ action ,


en défendant des collègues auprès des IA et directement , physiquement mais aussi par


courriers  …donc « apeurés » Non !


« moutonniers » idem, car il faut en avoir pour aller dans des RIS défendre le point de vue du GDID.


« réformistes » voilà un mot que je n’apprécie guère , il laisse entendre un changement important or les changements se font par touches successives avec l’évolution de
bien d’autres paramètres dont les mentalités…


Un peu dans le même esprit... Je m'en vais aussi. "Sages"? "moutonniers"?  "apeurés?", "réformistes"?  Je ne sais pas quel est l'adjectif... Mais si
on veut rester pragmatique, l'angle qui s'est imposé dans le combat des dirlos a foiré.


L’angle qui s’impose est celui que veulent bien lui donner ceux qui participent à leur manière à une demande de changement.


L’angle , c’est le collectif qui le décide.