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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

3

 

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Le site des directeurs d'école

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 11:34

 

Il n’est pas un jour sans que les candidats ne soient interpellés par des groupes de citoyens, divers syndicats ou lobbies déclarés ou non.

Ainsi, a-t-on pu lire ces derniers temps à la « Une » des quotidiens :

« L'emploi : un thème primordial en ces temps de campagne présidentielle »

« La campagne présidentielle 2012 est sous le signe de l'Economie avec un grand E »

« L'Education s'invite dans la campagne pour l'élection présidentielle »

« Le logement est en train de devenir, avec le chômage, l'un des principaux thèmes de la campagne présidentielle »

« La FCPE interpelle les candidats à la présidentielle » …etc.

 

Bref, chaque jour apporte son nouveau thème de campagne sitôt oublié et remplacé le lendemain par un autre tout aussi important.

Bien qu’ils s’en défendent, les candidats ont les yeux rivés sur les sondages et autres enquêtes d’opinion. Ils adaptent, en permanence, leurs discours aux préoccupations de leurs électeurs.

 

Quelles sont donc les préoccupations des Français ? Le dernier baromètre réalisé du 6 au 9 janvier par l’institut TNS Sofres nous les livre :

 

1)     Le chômage et l'emploi 74%

2)     L'évolution du pouvoir d'achat  57%

3)     La santé et la qualité des soins 50%

4)     Le financement des retraites     43%

5)     L'école et la qualité de l'enseignement  41%

 

Ce baromètre nous indique que l’école, en recul de 4 points par rapport à Novembre 2011, n’arrive qu’en 5ème position loin derrière le chômage et l’emploi.

La conjoncture économique actuelle, l’annonce de la récession et du taux de croissance révisé à la baisse… laissent à penser que l’école restera une préoccupation de moins en moins importante aux yeux des Français.

Certes, le monde enseignant essaie d’interroger les candidats et de faire de l’Education une priorité. La FCPE les invite à en débattre le 17 mars. Toutes ces tentatives restent vaines pour l’instant. Les principaux candidats ne veulent d’ailleurs pas s’engager sur des mesures précises.

 

Le président candidat officieux poursuivra la RGPP et son corollaire de mesures de destruction d’un emploi sur deux de fonctionnaires partant à la retraite. Dans le projet présenté par l’UMP, aucune proposition ne concerne les directeurs d’école.

 

On connaît les grandes lignes du projet de François Hollande. Dans la proposition 38, il affirme qu’il mettra l’accent d’abord sur les écoles primaires et maternelles “car c’est là que les premières difficultés se manifestent et que l’échec scolaire se forme ainsi que sur les zones en difficulté. Il annonce également qu’il reverra les rythmes scolaires “qui n’ont aucun équivalent en Europe”. On y trouve évidemment des éléments quantitatifs comme la promesse maintenue de création de 60 000 postes (qui couvriront tous les métiers) dans l’éducation en 5 ans.

François Hollande se garde bien de parler du statut ou des missions des enseignants parmi ses engagements. Dans le quotidien « Le Monde », en novembre dernier, Vincent Peillon, le « monsieur éducation » du PS déclarait : "Il faut une revalorisation matérielle et morale du métier d'enseignant. Mais en même temps, il faudra faire évoluer la définition du métier, de ses tâches, de ses obligations, des services". En clair, cela signifie que les profs devront travailler plus pour gagner plus ! Vincent Peillon préfère dire « travailler mieux et différemment »…

 

Samedi 4 février, le président du MoDem, présentait son programme pour l’éducation. François Bayrou connaît bien la grande maison de la rue de Grenelle puisqu’il y a exercé les fonctions ministérielles à trois reprises. En 1993, nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement d'Édouard Balladur, il propose une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé. Le 24 janvier 1994, près d'un million de manifestants s'en prennent à ce projet, pour défendre l'école laïque. Après des débuts difficiles il fut raillé pour son immobilisme. Roger Fauroux, qu'il avait chargé de présider une commission sur la réforme de l'école était néanmoins critique, déclarant que François Bayrou gouvernait « avec le sondoscope en bandoulière »

 

Lors de la présentation de son projet, le candidat Bayrou rappelle à son concurrent PS qui veut créer 60 000 postes que "tout le monde le sait, sauf ceux qui consciemment ont décidé de tromper les Français, la France doit sortir du surendettement qui l'asphyxie, si elle veut préserver son modèle social et de services publics."

Il maintiendra « les moyens existants ». La question des moyens « n’est pas la question clé ». Il promet ainsi de mettre fin au non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite.

 

RGPP d’un côté, surendettement de l’autre… 60 000 emplois créés par l’un, qualifiés de tromperie par l’autre…  Bref, pas vraiment un débat… Pas vraiment de quoi faire rêver les enseignants...

 

Et encore moins les directeurs d’école pour lesquels aucune mesure n’est annoncée si ce n’est la proposition n°8 de François Bayrou qui, si elle était appliquée, les concernerait au premier chef :

 

8- Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école, comme dans tous les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie, et ne sert à rien. Idem avec les circulaires de toute nature !

 

Propos pleins de bon sens, évidemment, mais qui ne suffiront pas à satisfaire les directeurs d’école en quête d’une véritable reconnaissance statutaire.

En conclusion de notre article du 21 novembre 2011, nous écrivions que l’UMP et le PS s’accordent sur un point essentiel : l’impossibilité de doter le directeur d’école d’un véritable statut, l’un comme l’autre au nom des priorités budgétaires.

Nous citions alors Bruno Julliard : « Pour être très direct, je ne crois pas que la question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement économique. »

 

Nous savons aujourd’hui que François Bayrou rejoint Nicolas Sarkozy et François Hollande sur un point : l’absence d’intérêt pour les directeurs d’école. Ceux-ci apprécieront…

D’autant que demain, on oubliera l’éducation pour parler dette publique, CAC 40, taux d’intérêts, chômage, croissance, euro, agences de notation…etc., etc.

 

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Commentaires

« Nous savons aujourd’hui que François Bayrou rejoint Nicolas Sarkozy et François Hollande sur un point : l’absence d’intérêt pour les directeurs d’école. Ceux-ci apprécieront… »

Effectivement, humbles dirlos que nous sommes, on pourrait mal apprécier un tel désintérêt des politiques pour notre boulot.
Mais ce serait passer à côté d’une lancinante petite question : pourquoi iraient-ils s’intéresser à nous ?

Après tout, râle que râme, peste que grogne, nous faisons quand même le travail que l’on nous demande et, nous acceptons, en maugréant bien bas, que ce boulot augmente d’année en année. Le tout pour trois fifrelins, deux clopinettes, et des décharges à la portion congrue…

Le mouvement des dirlos ? Absent… Leur colère ? Silencieuse… Leurs actions ? Invisibles…

Pourquoi diantre voulez-vous que les politiques aillent bouleverser le devenir d’une profession qui, visiblement, s’accommode très bien de son sort ?

Thierry Fabre

Commentaire n°1 posté par Thierry Fabre le 05/02/2012 à 13h05

Sans prendre position pour tel ou tel, faut quand même pas oublier qu'on est dans le cadre d'une élection présidentielle et que boulot du président c'est de tracer les grandes lignes de son action, de décrire deux ou trois idées-phare de sa vision du pays... Pour ce qui touche au quotidien, aux préoccupations des uns et des autres, ce sera le boulot du gouvernement. Donc faut pas trop s'alarmer s'ils n'entrent pas dans les détails, mesure par mesure. C'est pas ça qu'attendent les électeurs. Chacun le sait bien.

Commentaire n°2 posté par Gégé le 05/02/2012 à 13h53

"Donc faut pas trop s'alarmer s'ils n'entrent pas dans les détails, mesure par mesure."

Ben non, entrer dans les détails, cela pourrait ressembler à des engagements, des promesses, un programme, et même, horreur suprême, à des mesures politiques détaillées sur lesquelles chaque citoyen pourrait émettre jugement fondé dans l'urne.

Il vaut quand même bien mieux rester dans le vague, le flou, le tour de taille de l'un, le dernier bébé de l'autre. C'st tellement plus positif au moment du choix...

D'autant qu'il ne manquera pas de militants professionels pour affirmer, ici ou là, que c'est tellement mieux ainsi...

Sinon, ça va, mon Gégé, depuis le temps ?

Thierry Fabre

 

Commentaire n°3 posté par Thierry Fabre le 05/02/2012 à 14h35

Sinon, pour ne pas donner plus d'importance qu'il n'en mérite au troll de service, je repose ma question: pour quelle raison les politiques devraient-ils s'intéresser à nous ?

Si quelqu'un a réponse...

 

Thierry Fabre

 

Commentaire n°4 posté par Thierry Fabre le 05/02/2012 à 15h11

Moi je suis effaré par la nullité de ces présidentielles. Le "candidat potentiel" n'a pas de souci à se faire, étant donnée le néant de ce qu'on observe en face. Je vois d'ici la gueule que vont faire tous ces gens-là quand on se retrouvera dans trois mois dans les mêmes conditions qu'en 2002. Mais je suppose que nous avons les gouvernements que nous méritons, des gouvernements et des candidats à notre image.

Commentaire n°5 posté par Pascal Oudot le 05/02/2012 à 16h30

pour quelle raison les politiques devraient-ils s'intéresser à nous ?

Si quelqu'un a réponse...

Pas vraiment de réponse, un sentiment issu de l'expérience.

En un peu plus de 10 ans nous avons été et présents, audibles et visibles.

Résultats?

Beaucoup de chemin parcouru et encore du trajet à faire.Le verre à moitié plein ou vide... Donc assez facile à critiquer, d'autant plus que tout va s'inscrire dans la resorpstion de la dette. De plus ce ne sont  pas ceux qui font le plus de bruit qui ramassent la mise (bouclier fiscal, TVA sociale, pour les silencieux, la retraite, le RASED pour les bruyants...)

DeL le dit dans l'article, les préoccupations des français bougent, changent, l'école c'est en 4 et les dirlos dans l'école?

Moi je suis effaré par la nullité de ces présidentielles. 

Les présidentielles n'ont pas réellement commencé et le thème de l'école arrivera sur le tapis.

Le tout c'est d'être prêt et autour de la table pour pouvoir jouer nos cartes. Même si notre jeu ne comporte pas d'atout (pour les raisons évoquées par Thierry), on joue avec des partenaires qui en ont...

Commentaire n°6 posté par Pierre Lombard le 05/02/2012 à 17h24

"Le mouvement des dirlos ? Absent… Leur colère ? Silencieuse… Leurs actions ? Invisibles…"

Oh !!! ça c'est une pierre lancée dans le jardin de tes anciens amis... ça ressemble fort à un réglement de comptes... On m'a dit qu'ils t'avaient viré... mais ça c'est votre problème...

Moi je préfère m'en tenir à ce que je disais tout à l'heure : comment imaginer qu'un candidat puisse détailler toutes les mesures qui relèvent de chacun des ministères ? Impossible. Et c'est même pas souhaitable. Car ça voudrait dire que le pouvoir repose sur un seul gars. Tu sais bien que toutes les catégories de la population ont des souhaits particuliers. Va-t-il entrer dans le détail de chacune d'elles ? Faut être raisonnable. Il doit fixer les grandes orientations, les grands axes de sa politique, montrer le cap. C'est ce qu'ils font généralement.  

Commentaire n°7 posté par Gégé le 05/02/2012 à 17h29

«  Moi je préfère m'en tenir à ce que je disais tout à l'heure »
Le contraire, de ta part, aurait été étonnant…

Et toutes tes arguties ne font que démontrer que les militants professionnels reprennent plus souvent à leur compte les mauvaises habitudes de leurs chefs que leurs (rares) bonnes idées.

Tu déclines là une curieuse conception de la politique. On fait dans la vague des « grandes » orientations, dans le creux des « grands » axes, dans le flou des « caps » à tenir… A ton sens, il vaut donc mieux qu’un candidat à l’élection présidentielle ne s’engage sur rien de précis. Cela peut se comprendre, on ne pourra ainsi lui reprocher d’avoir trahi ses engagements.

Mais il est tout de même d’autres façons de voir la politique que la tienne, qui trouve « souhaitable » et « raisonnable » de voter sur du vide. Ce qui d’ailleurs, ne répond en rien à la question que je posais au rédacteur de l’article de DEL. :

pour quelle raison l’un ou l’autre des candidats à l’élection présidentielle pourrait-il s’intéresser au sort des dirlos ?

Thierry Fabre

Commentaire n°8 posté par Thierry Fabre le 05/02/2012 à 19h15

Merci au ministre !

Je remercie vivement Monsieur Chatel et ses prédécesseurs pour leur action sur l'école primaire : grâce à eux, c'est dans la joie que je quitterai mon métier de directeur. La disparition des moyens de l’école (remplaçants, assistants pédagogiques, aide à la direction, RASED…) conjuguée avec l’accroissement des tâches administratives et/ou managériale (Projet d’école, PPMS, livret de compétences, …), la portion congrue laissé au pédagogique, font que je prendrai ma retraite dans quelques mois sans regrets aucun.

Voici dix ans que je participe aux travaux du GDID : les collègues directrices et directeurs sont encore bien trop sages pour des actions dures. Ils n’obtiendront d’avancées que si ils vont au charbon. À eux de voir.

Je reste de tout cœur avec eux pour un combat qui reste à mener.

 

Gicé

Commentaire n°9 posté par Gicé le 05/02/2012 à 19h41

"les collègues directrices et directeurs sont encore bien trop sages pour des actions dures. Ils n’obtiendront d’avancées que si ils vont au charbon. À eux de voir.

Je reste de tout cœur avec eux pour un combat qui reste à mener."

je ne disais pas autre chose... Merci, Gicé, de me prouver ainsi que l'on n'est pas seuls à ramer face à l'adversité et aux trolls...

 

Thierry Fabre

 

Commentaire n°10 posté par Thierry Fabre le 05/02/2012 à 20h11

"Voici dix ans que je participe aux travaux du GDID : les collègues directrices et directeurs sont encore bien trop sages pour des actions dures. Ils n’obtiendront d’avancées que si ils vont au charbon. À eux de voir."

Un peu dans le même esprit... Je m'en vais aussi. "Sages"? "moutonniers"?  "apeurés?", "réformistes"?  Je ne sais pas quel est l'adjectif... Mais si on veut rester pragmatique, l'angle qui s'est imposé dans le combat des dirlos a foiré.

che

Commentaire n°11 posté par che le 05/02/2012 à 20h30

C'est évident, tant que nous continuerons à dire "On n'est pas content, vous z'êtes pas gentils, si ça continue on fera une nouvelle réunion pour dire qu'on n'est vraiment pas content", et bien nous n'obtiendrons rien.

 

J'ai rué dans les brancards sérieusement plusieurs fois vis à vis de l'administration, tout le monde était d'accord par derrière, adjoints ou dirlos, mais je me suis retrouvé bien seul à chaque fois au moment de la remontée de bretelles. Tant que nous accepterons collectivement tout et n'importe quoi, nous nous ferons bouffer. Notre force est de pouvoir bloquer le système de manière profonde, mais nous avons trop peur de nosu faire taper sur les doigts ou de ne pas avoir notre 1/2 point triennal. Il faut passer à la vitesse supérieure : pourquoi effectivement des gouvernants quelconques nous prendraient-ils en compte puisque le système tourne vaille que vaille.

 

Le toubib m'a arrêté lundi dernier pour 2 semaines pour une pneumopathie. Je toussais comme un tuberculeux depuis Noël, mais j'avais déjà refusé un arrêt il y a quinze jours parce qeu trop de chose à faire pour l'école. Et bien cette semaine, il ne m'a pas demandé mon avis, il m'a arrêté d'autorité. Et j'ai obéi, parce que j'étais épuisé. Et ça ne m'a pas empêché cet après-midi de dimanche d'aller passer 2 heures30 à la gendarmerie (pendant que chez moi quinze personne m'attendait pour que mon fils de 5 ans puisse souffler ses bougies !) pour une dépositioin suite au cambriolage de l'école par deux de mes élèves qui avaient été dénoncée par... leur maman.

 

Alors elle est pas belle la vie de dirlo ?

Commentaire n°12 posté par Lionel le 05/02/2012 à 20h44

Je m'en vais aussi. "Sages"? "moutonniers"?  "apeurés?", "réformistes"?  Je ne sais pas quel est l'adjectif... Mais si on veut rester pragmatique, l'angle qui s'est imposé dans le combat des dirlos a foiré.

Liste à la Prévert (tu peut rajouter "seuls" dans le sens de "pas beaucoup aidés")... et conclusion plutôt hâtive. Le GDiD n'a jamais compté autant de membres à jour de leur cotisation et les candidats républicains vont recevoir notre appel, et, normalement nous les rencontrerons... On verra bien. Vous pouvez attendre 1, 2  mois avant de jeter le bébé?

Juste rappeler que des mobilisations de dirlos ont existé: la grève administrative par ex. (résultat? et même plus largement dans quel domaine la radicalité, le révolutionnaire, le bruyant... ont-ils obtenu de meilleurs résultats?) et que si un angle s'est imposé au GDiD c'est qu'il s'est construit sur plusieurs années, depuis le début même.

Si on croit vraiment qu'il reste des combats à mener, faut aussi se demander avec qui les mener et du moment où l'on s'engage avec d'autres (décisons prises il y a plus de trois ans pour le GDiD), faut faire avec les autres...

C'est certain qu'il y a des postures plus confortables. 

 

Commentaire n°13 posté par Pierre Lombard le 05/02/2012 à 23h01

Certes, nous sommes corvéables à merci, pas avares de notre temps. Grognons mais pas trop fort quand même. On fait le job. Ca s'appelle peut-être la conscience professionnelle, un vieux machin un peu oublié.

et puis n'oublions pas, aujourd'hui, exposez vos problèmes, on va vous dire: " Pas content? Fatigué? Faites autre chose, mutez"... on mettra un jeune à la place. Cool.

L' Administration est contente, Gégé and Co valident au nom  du dogme du dirlo-enseignant-comme- les -autres. Pitoyable.

Ainsi dérive le bateau EN en 2012 en attendant le prochain rapport qui nous retirera notre triple C pour un triple D....

Commentaire n°14 posté par merlin le 05/02/2012 à 23h11

Un certain malaise...

En tout cas à lire des commentaires qui mettent en avant des éventuelles actions "dures", combatives, pugnaces ; blocage de l'enquête 19 voici quelques années : résultat, des collègues directrices et directeurs abandonnés lâchement en rase campagne par les initiateurs de l'action, suivez mon regard !

La grève administrative ? Résultat : néant ; aucun suivi par les promoteurs engraissés de la démarche.

Facile donc de lever les initiatives, d'envoyer au front des simples trouffions dont on pourra ensuite, devenus frileux comme ils le sont, montrer du doigt les craintes, les prudences.

Un constat : les directeurs sont seuls, définitivement pour l'instant en tous cas, et l'on souhaiterait les voir s'engager dans des actions au final suicidaires !

Un peu lâche, oui, tout de même, comme démarche...

Commentaire n°15 posté par henri le 06/02/2012 à 06h32

Les dirlos font leur boulot...

Pas tant que ça, Merlin. Oui dans le sens où nous tenons "tant bien sue mal" la baraque, mais les dirlos ne répondent pas si bien que cela aux demandes de la hiérarchie.

S'il n'y avait pas l'injection des "EVS", base-élèves ne serait pas opérationnelle, on a vu aussi la pagaille lors de la mise en oeuvre des mesures pour contenir la grippe A. Et je ne te raconte pas comment a été traduit, mardi dernier, à cause de la météo dans le 06; une consigne de l'IA permettant aux parents de venir chercher leur bambin plus tôt...

Les causes? Pas de définition claire de notre rôle (l'ÊTRE et pas l'AVOIR) et de fait, une lutte pour garder le "pouvoir" dans l'EN dont on a peine à imaginer entre IA et Recteur, IEN et principaux de collèges...

Parce que, nonobstant les grincheux, les choses bougent autour de la gouvernance des écoles. On ne compte plus les IEN qui conseillent à leurs CP de prendre une direction (d'une grosse école, bien sûr).

Comme pour les icebergs, ce n'est pas la partie visible qui est dangereuse... Ou pour ceux qui aime les citations:

- Chien qui aboie ne mord pas.

ou

- Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage.

Commentaire n°16 posté par Pierre Lombard le 06/02/2012 à 07h53

Ben moi non plus je n'en suis plus et en plus je suis interdit d'intervention. J'ai osé écrire que depuis le départ de Thierry Fabre, l'association manquait de souffle et avait perdu son âme. C'est pourtant une évidence car à part les demandes de contact avec les syndicats ou politiques, quelles actions? Quelles perspectives, quelles réflexions sur un statut?

On connaît tous la réponse, alors si on ajoute à ça l'inertie ou l'opposition des syndicats, c'est certain, il n'y a aucune raison que notre situation évolue.

Christian

Commentaire n°17 posté par christian le 06/02/2012 à 08h47

 

Ben moi non plus je n'en suis plus et en plus je suis interdit d'intervention. 

Tu es Ch Fauch? Parce que si oui, il est savoureux de te voir prétendre ici que tu as été "interdit" pour avoir exprimé une opinion sur le départ de Thierry.

 

C'est pourtant une évidence car à part les demandes de contact avec les syndicats ou politiques, quelles actions?

 

> quelles actions... à part ces actions-là? tu peux rajouter: associations (AMF,ANDEV, FCPE) Autonome...

Dis-moi Christian, on c'est déjà rencontré à l'un des rassemblement que l'on a organisée. Moi, avec peu d'autres, nous y étions à chaque fois.

Quelles perspectives, quelles réflexions sur un statut?

On peut reprocher au GDiD beaucoup de choses (les mains dans les poches et le menton en avant, c'est encore plus facile) mais cerainement pas de boucher les perspectives (lettre aux candidats pour qu'ils se positionne sur la direction des écoles, travail avec l'Autonome pour envisager un contrat spécial), ni de porter plus loin que le cercle des dirlos "Caliméro" la réflexion sur la reconnaissance de nôtre métier par un statut. Il est d'ailleurs paradoxal de reconnaître les conctacts et de prétendre que l'on n'a pas (plus?) de réflexion sur le statut.

Le président du GDiD était invité la semaine dernière en Belgique pour y parler du rôle de directeur d'école dans le renouveau pédagogique.

 

On connaît tous la réponse, alors si on ajoute à ça l'inertie ou l'opposition des syndicats, c'est certain, il n'y a aucune raison que notre situation évolue.

Sauf qu'elle évolue...

Si je comprends que l'on puisse trouver cette évolution trop lente, ce que je partage d'ailleurs, avec comme facteur aggravant une présidentielle qui se cristallise autour de la rigueur budgétaire, je comprends mal, ou trop bien, la posture qui consiste à s'exonérer à bon compte.

 

Tout en portant des critiques, on en mérite et on se fera un plaisir d'y répondre, vous pourriez proposer quelque chose et nous dire comment le mettre en oeuvre...

 

Commentaire n°18 posté par Pierre Lombard le 06/02/2012 à 11h20

A défaut de travailler dans une école, Gégé a … fait école, visiblement…
Mais, bon, nul n’est obligé de pratiquer, comme lui, le bottage en touche systématique.
Je présente donc toutes mes excuses les plus plates si ma petite question apporte tant de difficulté à y porter réponse, mais…

…Mais il ne s’agit en rien de se draper d’un côté, dans le mythe de l’action collective, de l’autre, dans celui du cercle de pensée tranquille. Le mot de Pierrot est juste, ce mot de « posture ». Sauf qu’il s’agit de postures… dans les deux cas… Opposer radicalité et réformisme est un jeu, rien d’autre et ne repose sur rien de sérieux.  La revendication d’un statut de directeur d’école est une idée radicale, au sens où elle rompt avec les dogmes établis et bouge les lignes d’un paysage bien ancestral. Qu’une idée radicale puisse se défendre dans le dossier, la conviction, l’échange, je peux en convenir. Pour autant, si cette idée ne mobilise pas les premiers concernés, les dirlos eux-mêmes, si cette idée ne débouche pas sur une visibilité médiatique de cette demande, il n’y a aucun espoir de la voir aboutir.
A moins que l’on puisse me citer une seule réforme d’importance qui ait été gagnée par le seul entregent et le seul dialogue, mais je n’en connais guère de « ce côté-ci d’la planète » 

…Mais je n’ai jamais parlé de grève administrative, action terminée en 2006, qui n’avait à mon avis que le seul mérite d’exister. Reste cependant à ne pas tordre le coup à la réalité :
- la répression sauvage et les collègues fusillés comme autant de troufions au front de Verdun, Henri, il ne faut quand même pas exagérer : un à deux jours de salaire retirés, pour 6 ans de grève, on a connu répression plus sanglante…
- Qui plus est, le seul petit progrès réalisé pour les dirlos, en plus de 10 ans, a bien été le quart de décharge accordé aux 4 classes. Petit progrès du à cette grève administrative…

… Mais si on peut sans problème admettre qu’il faille mener ce combat avec d’autres, syndicats, associations, parents d’élèves, maires, etc… cela souligne quand même qu’il faudrait un combat. Or ce combat n’existe pas et le fort de Bellonzio, qui domine la plaine, a bien peu de chances de nous voir devenir héros…

… Mais, si l’on admet la possibilité  que quelques rencontres avec les seconds couteaux du PS, de l’UMP, du Front de Gauche ou du Modem puissent faire évoluer les choses, en deux mois de campagne présidentielle, il faudrait en ce cas m’expliquer pourquoi, en décembre, les instits ont élu leurs représentants dans une campagne de 4 à 5 mois où la direction d’école a été bien absente des débats… Et sans que ces élections apportent quoi que ce soit de tangible pour nous...

Et ce n’est pas tel ou tel syndicat ou association que je remets en cause, c’est bien, et uniquement, un discours lénifiant selon lequel il y aurait demande, envie et volonté de la part des collègues. Pour l’instant, les dirlos, eux-mêmes, sont totalement absents des débats et ne manifestent en rien cette volonté de changement.

Pourquoi donc, diantre et boufre, voulez-vous donc que les candidats aux présidentielles s’occupent de notre petit sort ?

Thierry Fabre

Commentaire n°19 posté par Thierry Fabre le 06/02/2012 à 12h26

Lamentables, ces règlements de compte sur DEL! Tu sais, Thierry, l'estime que je te porte, mais là franchement c'est minable. Quant à Christian... Merci pour ceux qui continuent à se battre et continuent à appartenir au GDID. Merci aussi pour la perche que vous tendez aux imbéciles.

Commentaire n°20 posté par Pascal Oudot le 06/02/2012 à 12h45

Que les mots de "front" et de "trouffions", que mon minable clavier a eu l'outrecuidance de taper, aient levé une comparasion avec les fusillés de Verdun laisse rêveur...

Pour le reste, le bref commentaire de Pascal Oudot se suffit à lui-même !

Je ferme le ban (tiens ! encore une métaphore militaire !)

Commentaire n°21 posté par henri le 06/02/2012 à 13h26

Je souscris à pas mal de choses que tu viens d'écrire Thierry. Tu m'accorderas que je n'ai pas commencé le jeu des étiquettes  et  pour le GDiD, je n'en revendique aucune tant il est vrai que l'affrontement entre radicalité et "réformisme" est un leurre mis en avant par les consevateurs de tous poils.

Pour le reste, les dirllettes et les dirlos n'ont pas vocation ni à être des héros, ni des martyrs, encore moins des Don Quichotte (malgré l'affection pour le personnage) et si l'histoire romanesque pullule de ces personnages, l'Histoire a gardé la mémoire de ceux qui ont pu l'écrite avec leur conviction. C'est moins spectaculaire.

L'important c'est la sincérité et l'efficacité.

La revendication d’un statut de directeur d’école est une idée radicale,

… Mais pas nouvelle. Elle a été portée par le SNE entre autres, mais avant aussi par Monory. De plus le fait de revendiquer un statut non-hiérarchique" baisse notre "radicalité" de quelques crans.

Pour autant, si cette idée ne mobilise pas les premiers concernés, les dirlos eux-mêmes, si cette idée ne débouche pas sur une visibilité médiatique de cette demande, il n’y a aucun espoir de la voir aboutir. A moins que l’on puisse me citer une seule réforme d’importance qui ait été gagnée par le seul entregent et le seul dialogue, mais je n’en connais guère de « ce côté-ci d’la planète » 

La loi Jospin.

Mais tu as raison de dire qu' une visibilité est indispensable. Le GDiD en a une, même s'il ne faut certainement pas s'en contenter. On a pu la mesurer au Salon de l'Éducation, nous sommes connus et reconnus dans le milieu du premier degré… 

…Mais je n’ai jamais parlé de grève administrative, action terminée en 2006, qui n’avait à mon avis que le seul mérite d’exister:

Effectivement, c'est moi qui l'a prise en exemple pour montrer que d'être visible n'est pas une garantie de succès.

De plus, au GDiD, et ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre, c'est l'ÊTRE puis l'AVOIR. Pour dire que notre "combat" est plus difficile que celui qui permet de mesurer ses victoires à l'aune de moyens supplémentaires. 

… Mais si on peut sans problème admettre qu’il faille mener ce combat avec d’autres, syndicats, associations, parents d’élèves, maires, etc… cela souligne quand même qu’il faudrait un combat

Et cela se construit, il y a 2 ans qui aurait parié que le SGEN et dans une moindre mesure le SE (plus à perdre?) se positionnerait comme ils le font sur la direction d'école (on peut les écouter en prise audio live au Salon de l'Éduc!).

Est-ce que ça suffit?

- non, et on travaille à 2 autres RDV qui auront pour but une plus large médiatisation.

… Mais, si l’on admet la possibilité  que quelques rencontres avec les seconds couteaux du PS, de l’UMP, du Front de Gauche ou du Modem puissent faire évoluer les choses.

Qui nous recevra? on verra… Mais voilà une action qui devrait permettre un visibilité médiatique.... Aussitôt rabaissée (qui veut tuer son chien...).

 

il faudrait en ce cas m’expliquer pourquoi, en décembre, les instits ont élu leurs représentants dans une campagne de 4 à 5 mois où la direction d’école a été bien absente des débats… Et sans que ces élections apportent quoi que ce soit de tangible pour nous... 

ni pour les autres, et ce n'est pas tout à fait vrai que la direction ait été absente de la campagne… (je me rappelle d'un 4 page du SNUipp sur la direction, d'une consigne de blocage administratif par le SE, d'une pétition pour les EVS... On l'avait dit ici, ça a dragué sec!)

Et ce n’est pas tel ou tel syndicat ou association que je remets en cause, c’est bien, et uniquement, un discours lénifiant selon lequel il y aurait demande, envie et volonté de la part des collègues. Pour l’instant, les dirlos, eux-mêmes, sont totalement absents des débats et ne manifestent en rien cette volonté de changement.

Si le discours était devenu lénifiant, cela signifierait que les clivages auraient été en grande partie comblés. Sans-doute que les positions de chacun sur le dossiers ont considérablement évoluée et ce grâce à la demande, l'envie et la volonté non pas "des" dirlos, mais de beaucoup, beaucoup de directrices et de directeurs. En 6 mois d'exercice nous enregistrons plus de 400 adhésions nouvelles par rapport au total de l'année dernière! L'appétence des dirlos est bien là. Mais je comprends que l'on puisse nous critiquer sur la manière de faire entendre leur voix. 

Proposez, mais acceptez aussi les bémols, les critiques...

Si j'attends bien le manque de marqueur de cette volonté de changement, je conteste le fait que "les" dirlos soient "totalement" absents des débats. ça c'est faux, au contraire nous sommes au coeur des débats et ceux qui sont prêts à avancer sur le dossier n'envisagent pas de le faire sans nous.

Pourquoi donc, diantre et boufre, voulez-vous donc que les candidats aux présidentielles s’occupent de notre petit sort ?

Parce qu'à côté de notre signature il y a celle de l'UNSA (SE & SI.EN), celle du SGEN, de la FCPE, l'ANDEV… ça fait du monde. Et qu'il me paraît improbable que les candidats fassent l'impasse là-dessus.

Commentaire n°22 posté par Pierre Lombard le 06/02/2012 à 15h41

Règlement de compte, Pascal ? Le mien a pourtant été soldé il y a bien longtemps…
Reproche donc d’autant plus surprenant que je précisais bien ce que je voulais mettre en avant : « Et ce n’est pas tel ou tel syndicat ou association que je remets en cause, c’est un discours selon lequel il y aurait demande, envie et volonté de la part des collègues ». Et lorsque je questionne par rapport à cet article de DEL, je n’exprime rien d’autre qu’une évidence que chacun peut constater dans sa circo : s’il arrive que les collègues râlent , c’est à voix bien, bien basse, et bien, bien ténue…

Thierry Fabre

Commentaire n°23 posté par Thierry Fabre le 06/02/2012 à 20h07

Henri, tu utilises un vocabulaire guerrier : troufions, rase campagne, actions suicidaires. Ca me paraissait un peu outré, tout comme était outré cette image de la fin de grève administrative en 2006.

A l’époque, deux à trois cents collègues se sont vus infliger une journée de retenue sur salaire ; une trentaine ont eu droit à deux jours, sur trois départements.

Le tout, pour 6 ans de grève administrative.

Désolé, mais ce n’est pas cher payé… Et à ce tarif, j’en reprendrais bien 6 ans encore…

Thierry Fabre

Commentaire n°24 posté par Thierry Fabre le 06/02/2012 à 20h08

Quelques erreurs, Pierrot, à mon humble avis :

- le fait de revendiquer un statut non-hiérarchique était justement le point le plus radical de notre démarche. Notre boulot a déjà connu, à de nombreuses reprises, sa part très minoritaire de dirlos demandant un statut hiérarchique, semblable à celui des chefs d’établissements. Passer d’un tel schéma, qui s’inscrivait dans une vision élitiste d’un statut réservé à quelques super-dirlos triés sur le volet, à une exigence d’un statut pour tous était une position non seulement radicale, mais bien révolutionnaire dans notre morne Landerneau éducatif.

- je n’ai pas eu le sentiment, pendant des années que le SNE manifestait la moindre volonté d’un moindre changement. J’ai plutôt ressenti  une volonté de sa part de défendre un pré carré restreint sur la base d’une appropriation du mot « statut ». Ce qui expliquerait sans doute son refus de tout travail commun, son repli sur lui-même et, partant, son incapacité à représenter vraiment les dirlos. Ce qui d’élections en élections l’a fait passer de microscopique à groupusculaire.

- Citer la loi Jospin comme une réforme d’importance, gagnée par le seul dialogue, sans le moindre affrontement, c’est oublier que, justement, cette loi de 89 n’a été précédée d’aucun débat de fond et ne faisait que décliner, sur le plan scolaire, les lois de décentralisation des années précédentes. C’est oublier aussi que cette loi d’orientation ne porte aucune réforme profonde : on crée les conseils de cycle, mais on garde les conseils de maîtres, on parle de communauté éducative, pour, 20 ans après, en être encore à définir le statut des parents, on met le minot au centre du système, et cela reste de belles paroles. Bof… C’est oublier enfin, et surtout que c’est de cette loi de 89 que découle le décret régissant aujourd’hui encore notre absence de métier. Jospin ne faisant que reprendre les tâches et responsabilités que nous confiait Monory, en se gardant bien de nous octroyer le moindre avantage. Double bof…

- « Mais tu as raison de dire qu' une visibilité est indispensable. Le GDiD en a une, même s'il ne faut certainement pas s'en contenter. » J’en suis fort aise, mais je ne parlais pas de la visibilité du GDID, mais bien de l’invisibilité des dirlos sur leur propre devenir…

- « qui aurait parié le SGEN et dans une moindre mesure le SE (plus à perdre?) se positionnerait comme ils le font sur la direction d'école » Il y a des positionnements centraux, visibles, et puis il y a la réalité du terrain. Sur le terrain, en septembre, le SE relance la « grève » administrative, rebaptisée « blocage » administratif. Fin Octobre, c’est arrêté… De quoi douter de leur volonté réelle de mettre en œuvre leurs propos d’un temps. Mais, de toute manière, encore une fois, je constate qu’en l’affaire, les dirlos ne sont guère présents…

- Et pour revenir à la présidentielle : « Qui nous recevra? on verra… Mais voilà une action qui devrait permettre un visibilité médiatique.... » Pourquoi pas, au détail près qu’une visibilité médiatique ne se construit pas à renfort de tel ou tel partenaire, mais dans la réalité, et du terrain, et du soutien explicite d’une profession à une démarche claire. Les journaleux ont leurs défauts, mais il ne faut pas les exagérer : ils n’iront jamais s’intéresser au sort d’une profession qui ne bouge en rien. Et ce ne sont pas des représentants (du peuple) qui peuvent masquer le manque d’expression (du peuple)…

« à côté de notre signature il y a celle de l'UNSA (SE & SI.EN), celle du SGEN, de la FCPE, l'ANDEV… ça fait du monde. Et qu'il me paraît improbable que les candidats fassent l'impasse là-dessus. » A voir, c’est tout le mal que je nous souhaite…

En attendant, nouvelle version, modifié au fil des débats, de ma petite interrogation toute personnelle …

Les politiques ne s’intéresseraient-ils pas plus à nous si nous nous y intéressions nous-mêmes ?

 

Thierry Fabre

 

Commentaire n°25 posté par Thierry Fabre le 06/02/2012 à 20h10

Le problème quand on discute avec toi, c'est le "bof", le "rebof" et les "bof bof bof..."

C'est le verre à moitié vide... Toujours.

C'est une vision des choses particulières qui rend difficile, voire impossible, la contradiction.

• Ne voir dans la loi Jospin que la suite logique de la décentralisation et qu’elle n’était pas porteuse, en tout cas dans l’esprit, d’une réforme profonde de l'école c’est plier la réalité pour qu’elle rentre dans ce que tu as décidé qu’elle soit.

• le décret de 89, écrit dans le contexte de l'époque (Maître-directeur) est bien porteur de la reconnaissance du métier de directeur par un statut. C’est bien sur lui que l’on s’est appuyé pour écrire le nôtre. Sauf qu'il aurait fallu être capable de le faire évoluer, et ça  l’on ne sait pas faire dans l’EN. On préfère se diviser jusqu'à ne plus rien représenter du tout, mais exister quand même.

• Qu’il soit « radical » de mettre en débat un statut du directeur « non hiérarchique »,  oui dans le sens d’"efficace", oui aussi dans le sens où l’on reprenait le problème à la racine, mais non dans le sens le plus entendu de « catégorique ».

Quand je citais le SNE ou Monory, c’était pour souligner justement qu’il ne suffit d’afficher une radicalité pour avoir une efficacité.

 

• Sur la présence du thème de la direction dans la campagne des élections pros, on avance, puisque tu es passé de l’absence au doute sur les intentions. Ce que je ne partage pas, je serai plutôt d'accord avec ce que tu as écrit dans la bouteille, à savoir une crainte, une frilosité, une position mal assumée. Mais pas de "doute".

la réalité, et du terrain, et du soutien explicite d’une profession à une démarche claire.

On  mesure comment ce soutien, cette clarté dans la démarche?

Quels indicateurs te fait dire cela ?

Et dans l'analyse il faut aussi tenir compte du contexte:

- un profession en souffrance, très isolée avec un fort "turn over"

- des clichés idéologiques qui ont la vie dure et que les démagos n'hésitent pas à balancer.

Et puis le présent:

- Crise de la dette

- élections présidentielles

Autant de facteurs qui décentrent les préoccupations de chacun, dirlo soit-il.

 

Les politiques ne s’intéresseraient-ils pas plus à nous si nous nous y intéressions nous-mêmes ?

Faut être plus précis. Je conteste que les dirlos ne soutiennent pas largement l’idée d’une reconnaissance de notre métier. Tout indique le contraire.

Maintenant, c’est vrai qu’il faut sans cesse trouver les moyens, des leviers originaux, pour les mobiliser. Mais c’est bien le problème que rencontre toutes les organisations, non ?

À partir de là  on peut choisir d’abandonner, ou pas… 

Commentaire n°26 posté par Pierre Lombard le 07/02/2012 à 08h18

Je pense qu'il ne faut pas sans cesse rejeter la responsabilité de tout ce qui assaille les collègues sur les syndicats qui n'en peuvent souvent rien.
Voyez le "sommet social" réuni à l'Elysée, il y a peu. Les organisations de travailleurs (CGT, CFDT, FO...), toutes unies pourtant, n'ont pas réussi à empêcher les pouvoirs publics de prendre des mesures contre les salariés. Il faut bien se rendre compte que le dialogue social n'existe pas en France. On en aura encore la preuve avec le futur plan d'austérité qui va nous tomber dessus prochainement. Il est injuste d'accuser les syndicats de ne pas défendre les salariés. C'est tellement facile... Mais est-ce une raison pour s'engouffrer dans la brèche ouverte par le gouvernement qui a intérêt à diviser le monde salarial. Ne tombons pas dans ce piège grossier.

Commentaire n°27 posté par Théo62 le 07/02/2012 à 16h54

Abandonner ? Pourquoi ? Je n’ai  jamais abandonné une idée, ou un copain, je ne vais pas m’y mettre sur le tard…
Je n’abandonne pas non plus ma piètre estime de la loi d’orientation de 89, estimable empilage de bons sentiments et de généralités louables mais qui n’a pas réformé vraiment l’école : politique des cycles, liaison mat/elem, liaison école/collège, évaluation à tous les étages, projet d’école, autant d’enveloppes vides sur lesquelles, des années après, on est encore à multiplier stages et animations péda pour tenter de faire bouger ce grand corps malade.
Et je crains d’ailleurs que toutes ces mesures de 89 n’aient porté en germe toutes les tares actuelles du mammouth : écoles du socle commun, évaluationnisme à outrance, gouvernance par le haut, mythe du projet fondateur selon lequel il nous faudra bientôt déposer trois fiches-actions pour avoir le droit de respirer, etc… Seuls points sur lesquels le mot de réforme serait exact :
- le passage des Ecoles Normales aux IUFM, qui consacrait la bascule d’une formation professionnelle à une formation universitaire. Pas sur que l’on ait gagné au change
- le statut de PE. Un plus financier qui, à terme, a débouché sur la suppression pure et simple de toute formation initiale…
Je n’abandonne pas non plus le sens des mots : il n’y a pas eu de ma part, sur ce fil, passage de « l’absence » au « doute » Ce n’est pas contradictoire de dire que la direction d’école a été bien absente des débats lors des élections pro de décembre, et de signaler mes doutes sur la volonté réelle des syndicats tels le SE et le SGEN : l’exemple du « blocage administratif » me paraît révélateur.
Tout comme je n’abandonne aucun des points que je partage dans ton argumentation ; il y a effectivement des éléments tangibles qui contribuent à minorer nos déjà petites voix :
- crise de la dette, qui met à bas tout espoir de voir notre quotidien s’améliorer. Sans même parler de statut , il suffit, comme je me suis « amusé » à le faire dans la dernière bouteille, de chiffrer le nombres de postes de décharge nécessaires à notre projet initial.
- élections présidentielles, qui sont bien justement le pire moment pour espérer faire avancer une réforme de fond de notre belle institution
- démagogie crasse des conservateurs bobos, qui n’hésitent pas à brandir les pires clichés idéologiques. Ce en quoi ils sont bien inspirés puisque les dernières élections pro leur ont donné raison, au niveau des résultats (apparents)
- profession mise à mal, avec un turn-over important ? Voire, les deux éléments sont avérés, mais je ne suis pas sur que l’un découle de l’autre. Les 4 à 5 000 postes manquants des années précédentes se sont réduits et marquent plus aujourd’hui le fait central que la direction d’école, pour bon nombre de collègues l’exerçant, n’est pas une « profession » mais bien un variable d’ajustement de carrière. On prend une direction, pour voir, un ou deux ans, pour devenir CPC, pour éviter des bornes de trajet, pour dépanner, etc…
Tout comme aussi je n’abandonne pas, même à moitié vide, mon verre. Tu peux me réclamer des indicateurs précis me permettant d’avancer cela. Je pourrais botter en touche en te signalant que ton verre est à  moitié plein et que tu pourrais encourir le même reproche. Lorsque tu avances « tout indique le contraire », c’est quoi, ce tout ?
Du côté de mon verre, je ne fais que dresser le constat que tout dirlo peut vérifier dans sa circo. Rien ne bouge et chaque nouvelle tâche, chaque responsabilité supplémentaire nous est imposé sans la moindre résistance. Il y a quelques années ans, face à la décision de l’IA de mettre en place un logiciel de gestion des absences, dénommé Egor, sur un millier de dirlos dans les Bouches-du-Rhône, une simple pétition, même pas syndicale, juste associative, avait recueilli 650 signataires. Deux ans après, Egor était abandonné par l’IA, contraint de constater que personne ne l’utilisait. Aujourd’hui, l’application Gere (voir le récent billet de Jac) se met en place sans la moindre résistance…

Et c’est bien là tout ce qui sépare nos deux verres, Pierrot, et fait que le tien sera toujours à moitié plein, le mien, toujours à moitié vide. Le nombre d’adhérents, réels, supposés ou fictifs, ne fait pas un mouvement collectif, et ne représente jamais, au mieux qu’une succession de positions personnelles. Il m’est arrivé de tracer jusqu’à Fabrègues, un mercredi, et d’y rencontrer Marielle, directrice de l’école, la seule que je connaissais pour quelques échanges téléphoniques. Sauf que l’école de Marielle abritait, pour cette réunion plus de 200 collègues en colère. Là, il y avait quelque chose qui se passait, un réel mouvement, mouvement qui a permis de construire une structure.
Chose aujourd’hui totalement inconnue, dans aucun département… S’il faut un exemple du vide dont je parle…

Et je n’abandonne pas, enfin, ce bon vieux troll de Théo62, qui a réussi l’exploit, pour une fois, de ne pas dire une couennerie : « les syndicats qui n’en peuvent souvent rien » Exact, et l’on pourrait alors se demander si l’inertie des syndicats ne fait que prudemment refléter l’inertie des dirlos eux-mêmes, notre propre inertie.

Adoncques, je reprends : pourquoi les syndicats iraient-ils se bouger pour nous si nous ne bougeons pas nous-mêmes ? Et, par extension, pourquoi les politiques, même candidats à l’Elysée, iraient-ils se bouger pour nous, puisque ni nous-mêmes, ni nos représentants ne le font ?

Thierry Fabre-qui-termine-en-allant-siffloter-la-musique-de-High-Noon, même-s’il-est-pas-Gary-Cooper



Commentaire n°28 posté par Thierry Fabre le 07/02/2012 à 20h05

« Abandonner », ne s’adressait pas à toi, réflexion générale dans le sens de baisser les bras.

Pour ma part je suis capable d’abandonner une idée, si on me montre qu’elle est mauvaise… Et j’assume totalement ma vision à moitié pleine des choses, verres compris, d’autant plus qu’on s’obstine à ne les voir qu’à moitié vide. Comme d’autres, difficile de se refaire, surtout sur le tard.

Loi Jospin.

Tu commences par demander de trouver une seule réforme d’importance mise en œuvre dans le seul dialogue.

-Je te cite la loi Jospin

-Tu me dis qu’elle n’était pas d’importance, au mieux une adaptation de la loi de décentralisation

-Je te réponds que ça a été plus que cela et qu’elle portait en elle des évolutions prometteuses en termes d’autonomie, de pilotage, de travail d’équipe.

-Et, là tu me fais la liste (que je partage) de tout ce que cette loi a contribué à modifier, malheureusement en tombant du côté obscur de la force (encore un truc moitié/moitié).

> On est donc d’accord sur le fait que la loi de 89 est une réforme d’importance mise en place par le dialogue. On pourrait d’ailleurs s’amuser à comparer le niveau « d’acquis » des enseignants pendant la « FEN » (avec très peu de « combats ») et tout ce qu’a apporté le syndicalisme enseignant (mutuelles, coopératives) avant l’éclatement de la FEN avec tout ce que nous avons perdu depuis avec moult mobilisations.

Pour dire que je ne me positionnais par sur le fond de la réforme de 89 (je continue à trouver positif l’esprit) mais donner un exemple de réforme d’importance sans mobilisation visible des enseignants. Le contraire est vrai aussi : réforme des retraites, très forte mobilisation, longue… Réforme passée (c’était aussi le cas pour le décret de Monory).

Absence du dossier « directeurs » pendant la campagne/ doute sur les intentions des syndicats.

Moi aussi je suis attaché au sens des mots. Absence c’est quand il n’y a pas. Or il y a eu. Le dossier de la direction a bien été exploité par les syndicats (même la cgt !) De mémoire 3, 4 articles sur DeL ont relayé les positions des syndicats sur la direction qui s’apparentaient plus à du dragage qu’à un réel intérêt. Mais pour pouvoir douter de leurs intentions, il a bien fallu qu’ils les expriment. 

 

• Même avec mon verre à moitié plein, je tempérerais (bien que je partage sur le fond) en disant que le nombre de directions diminue (fusions) et qu’il existe un vrai mouvement des CPC vers les postes de directeurs de grosses écoles… Et que ce n’est pas les moyens à mettre en oeuvre qui doit empêcher l’instauration du statut des directeurs. On a toujours dit que l’on pouvait commencer par affirmer ce qu’est un directeur dans une école puis programmer sur plusieurs années les moyens.

 

Mes indicateurs ?

- l’appétence pour nos publications, donc l’intérêt pour ce que l’on défend.

- le nombre de dirlettes et de dirlos qui ont écrit à leur IA pour qu’on les déleste du face à face devant les élèves durant l’AP. (relevé par le ministère)

- Ce qui remonte dans les instances nationales et qui nous sont livrées par le SE, le SGEN, le SI.EN… Le ministère

Avec mon verre à moitié plein, je déplore avec toi le fait que la seule structure existante ne puisse pas mieux fédérer. Je pourrais te dire comment dans le 06 le SNUipp & l’IA ont étouffé un véritable élan qui a rassemblé physiquement plus d’un dirlo sur 10 et recueilli plus de 200 lettres papier (plus du 1/3 des dirlos) interpellant l’IA…

Pour dire que :

- les structures existantes ont un pouvoir de muselage inimaginable.

- Seul ont ne s’en sortira pas

- les « vieilles » recettes ne marchent pas avec les structures installées, elles ne marcheront pas plus, encore moins, pour nous qui n’avons que très peu de relais ni de capacité de nuisance.

Il faut innover… Les présidentiables s’intéressent bien aux chasseurs.

Pierrot.

PS : un verre à moitié vide peut se remplir du verre à moitié plein.

 

Commentaire n°29 posté par Pierre Lombard le 08/02/2012 à 09h11

Ahurissant de voir ce réglement de comptes internes au GIDD !!!! Affligeant de voir le créateur jeter son bébé avec l'eau du bain !!! Et dire le contraire de ce qu'il disait alors...

Je me souviens de la défense des actions communes avec les autres syndicats (SE, Sgen...). Tout en crachant sur le SNUipp. Et maintenant, que lis-je ? Rien ne va plus, ces syndicats pseudo-amis n'apportent rien, ne sont pas pro-dirlos... j'en passe des meilleures. Pauvre Pierrot qui doit cogiter "Mon dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge"...

Et cette histoire de dire que la période électorale est le pire moment pour faire avancer les réformes... Après avoir clamé que la période des élections pros devait être mise à profit pour faire pression sur les syndicats...

Décidément l'amertume n'est pas la meilleure conseillère. 

Commentaire n°30 posté par Gégé le 08/02/2012 à 13h47

Le combat des dirlos semble patiner: notre boulot quotidien n'a pas changé malgré les multiples actions initiées par le Gdid .

Les politiques ne placent pas notre condition sur le devant de la scène car elle est liée à une refonte du fonctionnement des écoles, dont tout le monde s'accorde à dire qu'elle est nécessaire mais dont les syndicats ne veulent pas. Dont status quo ( pour les amateurs de bonne musique).

Les syndicats ? Certains pleurent à chaudes larmes sur l'injustice qui leur ait faite: nombre d'adhérents en berne, cote d'amour au fond des oubliettes. Certes, il ne suffit pas de dire pour avoir et le combat perdu des Rased malgré une forte mobilisation des syndicats pour le coup en est un exemple.

Mais il est certain aussi que si l'on ne demande rien , on a peu de chances d'avoir quelquechose... et la question de " la direction d'école" est soigneusement évitée par beaucoup, selon le vieil adage: " si on y met le doigt, on va se faire bouffer le bras" ( si ce n'est que pendant ce temps, 'est l'école toute entière qui trinque).

Le Gdid, trop mou? pas audible? Il me semble que si le combat est loin d'être gagné, le Gdid a l'immense mérite depuis sa création d'avoir oeuvré pour le faire exister et pour le faire prendre en compte par certains syndicats qui acceptent aujourd'hui  de parler aux directeurs "d'établissement" et de "statut.".. chose impensable encore il y a peu. On peut être parfois découragés mais pas résignés. Les choses bougent et si on avait un front syndical " couillu" qui mette sur la table le fonctionnement des écoles ( même sans le Snuipp) , , la motivation et l'engagement des dirlos serait alors immédiat j'en suis convaincu. Notre rôle central dans l'école serait alors un atout pour être entendus.

Il ne nous manque que quelques réunions départementales et un mouvement national. Ceci est un appel à ceux qui ont brigué nos bulletins il y a peu. Au boulot messieurs du Sgen, du SE etc...

Commentaire n°31 posté par merlin le 08/02/2012 à 16h50

Vite, un statut pour les présidents d'association permettant de fédérer l'équipe autour d'un PPPPProjet porteur de sens !!!

Commentaire n°32 posté par laurent le 08/02/2012 à 16h57

Pauvre Pierrot qui doit cogiter "Mon dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge"...

On moins on cogite... Et je prends plaisir à confronter mes idées avec ceux qui en ont, et c'est encore mieux quand ce sont des potes. Je ne crains pas que faisant cela puisse faire évoluer ma position, au contraire.

Mais tu peux me rappeler la position du SUipp sur les dirlos?

Leur nouveau élément de communication c'est:

"parler sans tabou du statut, du métier..."

Sans tabou? Parce que pendant plus de dix ans c'était tabou. Et vous en parlez avec où? 

- En CTN (encore! au bout de 10 ans toujours rien à proposer hors de vos structures)

et avec qui?

- un socoiogue, parce qu'en parler avec les dirlos ça ça reste tabou, faut pas déconner non plus.

Si tu suivais, même de loin, même en sautant des épisodes, un tant soit peu le dossier des dirlos, tu saurais que ça fait quelques lustres que nous parlons de la direction d'école "sans tabou" et pas en petit commité, avec tous les acteurs du système scolaire.

Commentaire n°33 posté par Pierre Lombard le 08/02/2012 à 18h11

Tant qu'il restera des directeurs isolés qui ne savent pas qu'ils ne sont pas seuls... tant qu'il restera des directeurs d'école qui se taisent parce qu'ils sont syndiqués... tant qu'il y aura des ploucs pour nier que le problème est majeur et ne résoudra pas à coup d'EVS ou de minuscules primes méprisantes ou de décharges ridicules ou d'injonctions comminatoires... tant qu'il y aura des soi-disant experts imbéciles qui n'ont aucune idée de ce dont ils parlent... tant que des syndicats feront blocage pour des questions de préséance ou parce qu'ils croient encore au "grand soir"... tant que des candidats aux présidentielles feront campagne sur le thème de l'école sans y avoir jamais mis les pieds... tant que... tant que...

 

Dès que je suis entré dans la carrière, à la fin des années 70, j'ai compris qu'une école, c'est le directeur qui en donne le ton. Qui veut le nier? Quelqu'un qui n'y met jamais le nez?

 

Nos ministres, suivant en cela les syndicats, nous vantent le mérite du travail en équipe... Qui dirige cette équipe? C'est de l'autogestion? Faites-moi rire.

 

Aujourd'hui, à part le GDID personne ne parle des directeurs d'école. Le syndicat dont je préfère taire le nom? Quelle blague! Racolage, mépris, ignorance, suffisance, bêtise...

 

Messieurs les candidats aux présidentielles, vous voulez que l'école française fasse un bond en avant? Vous voulez que nos écoliers retrouvent des couleurs? Alors donnez un statut aux directeurs d'école, pas demain, tout de suite, et je peux vous garantir que vous verrez immédiat le fruit de cette mesure. Parce que nous, des idées, des envies, de l'expérience, nous en avons à revendre. Et je peux vous assurer qu'avec nos alliés naturels que sont les Maires de nos communes françaises nous saurons faire pleinement entrer nos élèves dans le 21ème siècle.

Commentaire n°34 posté par Pascal Oudot le 08/02/2012 à 21h19

Pascal, à ton avis une bonne équipe avec un directeur naze a-t-elle moins de chance de tourner qu'une équipe naze avec un bon directeur? Non et aujourd'hui les dirlos, certes sont seuls mais surtout gobent tout ce qu'on leur fait avaler. Les Ien leur font croire qu'ils sont des relais privilégiés  et hop ils ien-adjoints, tu leur fourgues 'Affelnet' et hop ils sont principaux adjoints... En fait on n'a que ce que l'on mérite. Les syndicats n'ont pas saisis au bon moment l'intérêt de soutenir les dirlos, trop tard(mais il faut aussi dire que combien sont syndiqués ou se déplacent pour se faire entendre...). Et c'est vrai pour tout : le CCOMCEN a volé en éclats, l'autonome de solidarité a explosé...etc.  J'arrête mais la liste est longue et sauf mouvement radical et d'ampleur ça ne changera pas. Pourtant à l'èere de l'informatique ce serait pas dur de mettre la pagaille...

Commentaire n°35 posté par Densi le 08/02/2012 à 21h59

"Liste à la Prévert (tu peut rajouter "seuls" dans le sens de "pas beaucoup aidés")... et conclusion plutôt hâtive. Le GDiD n'a jamais compté autant de membres à jour de leur cotisation "

En effet on doit rajouter "seuls"... Pour le reste, et c'est intéressant d'un point de vue purement intellectuel.. On peut se demander quelle est l'influence concrète d'une regroupement, même important, "virtuel" sur la toile... Mais c'est ininteressant dans le cadre actuel concernant les dirlos.

Je ne crois pas que ma "conclusion" soit hâtive... Comme TF, j'observe simplement le terrain, les réunions de dirlos... et quand, face à l'IEN, sur 100, 1 parle, c'est beaucoup. Alors les dirlos veulent ils vraiment que la situation évolue.. Finalement pas si sûr! Et en cela, on a foiré en dix ans car on n'a pas transformé un ressenti négatif en objectif positif et pris en charge par chacun au jour le jour

Pour ce qui est de la reconnaissance de notre métier, dont on se gargarise comme preuve de l'évolution de la prise en compte de nos demandes.. Rien de plus qu'il y a 15 ans.. On était déjà le "maillon indispensable"... Je n'ai pas souvenir d'un IEN ou + depuis que je suis dirlo qui n'aie reconnu la place centrale du dirlo dans le système.. On est aujourd'hui  toujours le maillon indispensable, "la pierre angulaire"... C'est bien.. J'aurai une couronne sur ma pierre tombale. Merci Reiss de l'avoir rappelé. Cela ne coute rien., mais çà ne fait rien avancer pour nous.

che

Commentaire n°36 posté par che le 08/02/2012 à 22h38

@ Densi,

Pascal, à ton avis une bonne équipe avec un directeur naze a-t-elle moins de chance de tourner qu'une équipe naze avec un bon directeur?

OUI! Toutes les études sociologiques, pédagogiques montrent et démontrent l'impact positif de la direction sur l'efficacité de leur établissement. Et c''est bien sur cet argument que les pays qui nous entourent ont des directeurs reconnus en tant que tels.

En abusant du mot "équipe", on désabuse les dirlos et on participe à l'entreprise de leur démobilisation. Mais pas que… On restreint artificiellement notre rôle à ses missions "administratives", pour mieux nous faire passer pour des IEN-adjoints. (voir la revendication d'une aide-administrative).

Nous ne sommes pas des IEN-adjoints, notre fonction n'a jamais été ni pensée ni écrite dans ce sens. C'est l'absence d'évolution vers une reconnaissance "juridique, donc plus d'autonomie de l'école, qui a permis toutes les dérives. Et c'est ce flou sur ce que professionnellement nous sommes qui éteint nos flammes et rend difficile un positionnement clair de la part de chacun d'entre nous... D'où ce qui vous semble être de la passivité, qui pour moi est du domaine du questionnement.

• Et qui l'entretient ce flou?

• Qui parle d'un travail d'équipe .

• Qui refuse de définir ce qu'est un supérieur hiérarchique?

• Qui désinforme en détournant idéologiquement le sens des mots tels qu'autonomie, statut, municipalisation, supérieur hiérarchique, établissement, ... directeur même pour en faire un comme les autres?

Qui?

Dans ce contexte, le décideur peut garder le sourire et se frotte les mains. Parce qu'il n'est pas question de le dédouaner. Mais on ne peut pas affirmer d'un côté que le gvt fait ce qu'il veut sans concertation, et prétendre de l'autre  qu'il veut "caporaliser" les écoles en y nommant un petit-chefef.

Ce que je critique dans votre approche, Thierry, Che, Densi, c'est que vous posez comme principe la forte mobilisation visible comme solution à nos problèmes, ce que résume Densi par "foutre la pagaille".

Che nous dit:

On peut se demander quelle est l'influence concrète d'une regroupement, même important, "virtuel" sur la toile... Mais c'est ininteressant dans le cadre actuel concernant les dirlos.

Pas inintéressant, le fait que tu minimises à l'extrême le "pouvoir" de l'outil "virtuel" dans l'info ( la désinformation aussi) comme dans la capacité à produire de la mobilisation.

Foutre la pagaille (Air France), ouvrir nos gueules, manifester massivement (retraites) ... ne sont rien facteurs de succès tant que le flou sur ce que que nous sommes, voulons ÊTRE, n'est pas levé. Pour ouvrir sa gueule en réunion, pour se rassembler, il nous faut un but définit clairement. Il faut avoir un objectif commun, être pour quelque chose, savoir ce que l'on veut devenir, envisager, de façon collective, ce que doit être un directeur.

C'est à partir d'un projet commun que l'on construira une action mobilisatrice et déterminante. Donc, comme l'a repris Thierry, il n'y a pas à choisir entre telle et telle posture, il faut les 2, et dans l'ordre.

1- Construire le consensus, afin de donner un sens à une mobilisation (c'est ce que le GDiD, association, fait)

2- Construire les actions qui permettront d'obtenir ce que nous auront clairement définit.

C'est ce que j'aimerais que vous entendiez, à défaut de partager.

Pour ce qui est de la reconnaissance de notre métier, dont on se gargarise comme preuve de l'évolution de la prise en compte de nos demandes. Rien de plus qu'il y a 15 ans.

Nos demandes sont prioritairement du domaine de l'ÊTRE. Si on juge par rapport à l'AVOIR, ce sont les syndicats qu'il faut mettre en cause. Exemple le protocole.

> En 10 ans le GDiD à IMPOSER le débat sur la direction et l'a ORIENTÉ sur les "directeurs d'école". Puis à travailler à construire un consensus, le préalable que j'évoque plus haut, dont le rapport Reiss est une étape.  Mais plus encore le travail avec des partenaires qui a aboutit au forum du Salon de l'Éduc, puis à cet appel aux candidats.

10 ans c'est long, je sais... Mais qui appuie sur le frein depuis 10 ans, qui entretient le flou et pratique l'amalgame depuis 10 ans, contre qui il faut se battre depuis 10 ans?

 

Commentaire n°37 posté par Pierre Lombard le 09/02/2012 à 09h43

1) Je nie totalement la viabilité d'une équipe sans "directeur" ou "leader". Vouloir faire croire le contraire relève au mieux de la désinformation, au pire du foutage de gueule. Ou alors il faut ne jamais avoir vraiment travaillé en équipe pour le croire.

 

2) Sans le GDID, que j'ai rejoint bien tard -mais il n'est jamais trop tard-, qui ferait bouger les lignes? Qui agiterait ses pattes dans la semoule? Qui aurait déclenché une prise de conscience dans certains syndicats? Qui aurait amené l'ANDEV ou le syndicat des IEN à s'intéresser au sort des directeurs d'école. Oh, je ne dirai certainement pas que tout est parfait dans ce bas-monde, mais aujourd'hui on sait clairement QUI ne veut pas reconnaître l'importance de notre rôle, mais aujourd'hui on sait clairement qu'un candidat qui se présente aux présidentielles sans nous évoquer dans son programme pour l'école est un sourd ou une andouille ou...

Commentaire n°38 posté par Pascal Oudot le 09/02/2012 à 18h01

"...aujourd'hui on sait clairement qu'un candidat qui se présente aux présidentielles sans nous évoquer dans son programme pour l'école est un sourd ou une andouille ou..."

Tiens, ça y est, Sarko se souvient qu'on existe... Enfin... "on"... pas nous les dirlos... faut pas trop en demander... Mais voici ce qu'il fera QUAND IL SERA PRESIDENT :

"Education. Nicolas Sarkozy estime ne pas avoir été "au bout" de la réforme de l'éducation nationale. Il plaide pour "augmenter fortement la présence des adultes dans l'école" sans annoncer pour autant une augmentation du nombre d'enseignants.

"L'un des enjeux sera de revaloriser fortement la fonction d'enseignant, d'améliorer leur formation et de réfléchir à leur mission ainsi qu'à leurs conditions de travail. L'idée selon laquelle ils devaient être moins payés parce que l'école était fermée cinq mois de l'année est une idée d'un autre âge. Ce sera l'un des chantiers les plus importants. Il faudra faire preuve d'imagination." Il annonce de prochaines propositions sur le sujet.

Cette réforme sur l'éducation, elle, ne serait pas soumise à référendum : cela"serait vu comme un moyen de monter une partie de la société contre le monde éducatif", estime-t-il.


Si, si... vous avez bien lu, il faut "augmenter fortement la présence des adultes dans l'école"...

Et c'est pas fini... ce soir, c'est le tour de Hollande de présenter son projet pour l'école... Quelle journée !!!!!!! 

Commentaire n°39 posté par Eric le 09/02/2012 à 18h38

"Et je peux vous assurer qu'avec nos alliés naturels que sont les Maires de nos communes françaises nous saurons faire pleinement entrer nos élèves dans le 21ème siècle. "

Moi, je pensais plutôt que nos "alliés naturels" étaient les adjoints.

che

Commentaire n°40 posté par che le 10/02/2012 à 18h21

Tu veux jouer les andouilles, che? Pas avec moi, s'il te plait, ça ne marchera pas, et je pense que ça ne te réussira pas.

Commentaire n°41 posté par Pascal Oudot le 10/02/2012 à 18h48

C'est parti !

Commentaire n°42 posté par doudou le 10/02/2012 à 18h50

ben là, avec ça, c'est gagné ...

PILOU

 

Commentaire n°43 posté par PILOU le 10/02/2012 à 19h40

Bon, ben, c'est cuit pour nous les dirlos... Pas un mot de Hollande sur notre boulot, nos préoccupations, nos demandes... RIEN !!! On n'existe pas. Encore un quinquennat qui s'annonce bien !!!

Commentaire n°44 posté par Moira377 le 10/02/2012 à 22h41

Moi, je pensais plutôt que nos "alliés naturels" étaient les adjoints.

Ben, non, nos adjoints sont nos collaborateurs  dans le domaine professionnel.

Les municipalités, les Parents d'élèves aussi, sont des alliés vers qui on se tourne naturellement. (fermeture de classe, classes transplantées...)

Ce qui pose un léger problème de "démocratie représentative" à l'organisation qui prône le CMD, qui nie la notion d'adjoints et écarte les alliés.

ben là, avec ça, c'est gagné ...

Ben, non, Pilou, qui le prétend?

C'est une étape, un outil supplémentaire.

Tu as quelque chose à proposer Pilou, je veux dire à part dénigrer comme ça en passant?

Tu as LA solution pour "gagner"? On se contenterait même d'UNE solution...

ça serait ballot de la garder pour toi.

La semaine prochaine, par l'Estafette, on te proposera un "action", qui ne te demandera pas plus d'effort que celui que tu viens de faire. À toi de voir.

 

Pas un mot de Hollande sur notre boulot, nos préoccupations, nos demandes... RIEN !!! On n'existe pas

Ben, non, nous n'existons pas, et c'est bien pour cela que nous voulons être reconnus par l'Institution par un statut.

Pour aller plus avant, le pilotage de l'école primaire est posé en creux:

- changer les rythmes scolaires > plus d'importance journalière des services municipaux > projet éducatif local

- plus de maîtres que de classes

- les 60 000 postes ne sont pas tous des postes d'enseignants

...

Si nous n'apparaissons pas dans le discours de Hollande, c'est que les choix ne sont pas fait, mais c'est certains "la gouvernance" du primaire, comme ils disent, est dans leurs tuyaux

D'où l'importance de l'appel.

J'espère que tu seras parmi celles et ceux qui nous aideront  à être reçus par les candidats à la présidentielle.

Commentaire n°45 posté par pierre lombard le 11/02/2012 à 10h50

Moi, je ne suis pas devin, Pierrot. Je lis ceci dans l'article :
"Bruno Julliard : « Pour être très direct, je ne crois pas que la question du pouvoir ou de l’augmentation du pouvoir des directeurs d’école, encore moins la création d’un établissement public d’enseignement autonome soient une priorité. D’abord parce que c’est coûteux, ensuite parce qu’on a probablement d’autres chantiers prioritaires qui vont mobiliser et de l’engagement politique et de l’engagement économique. »

Toi, tu dis que "la gouvernance" du primaire est dans leurs tuyaux.

Je veux bien mais entre des propos tenus par un des bras droits de Hollande dans le domaine de l'Education (avec Peillon) qui affirme qu'on n'a rien à espérer (la phrase est claire, non ?) et tes sous-entendus porteurs d'espoir style méthode coué... (à moins que tu ne sois chargé de garder les dirlos de ce côté de l'échiquier), vois-tu je n'hésite pas. J'ai tendance à croire ceux qui parlent clairement et surtout quand c'est de la franchise qui va à l'encontre de leurs intérêts.

Commentaire n°46 posté par Moira377 le 11/02/2012 à 14h03

Lu dans la presse ce jour. Question à 64 000 USD: qui parle ?

"L'un des enjeux sera de revaloriser fortement la fonction d'enseignant, d'améliorer leur formation et de réfléchir à leur mission ainsi qu'à leurs conditions de travail. L'idée selon laquelle ils devaient être  moins payés parce que l'école était fermée cinq mois de l'année est une idée d'un autre âge. Ce sera l'un des chantiers les plus importants. Il faudra faire preuve d'imagination. On ne peut pas s'en tenir aux archaïsmes alors que nous sommes entrés de puis douze ans dans le XXI ème siècle".

Commentaire n°47 posté par hreip le 11/02/2012 à 15h56

1- Un des bras droits d’Hollande

L’article, comme le souligne  Del est une « reprise »  qui date d’octobre/novembre, et qui visiblement n’a pas été reprise dans le discours de Hollande.

Julliard , à l’époque  était un des bras droits (pour reprendre ton expression imagée de la pieuvre) de Aubry, adversaire mordante de Hollande et il argumentait à partir du programme du PS, depuis largement élagué.

2- moi je dis « gouvernance »

 En cela je ne suis pas devin, je dis clairement  ce que l’on nous dit lors de nos diverses rencontres. Écoute l’enregistrement du forum au Salon de l’ÉDUC. Ou/ et pose toi la question de savoir pourquoi tant d’organisations importantes signent un appel où sur 5 questions 3 concernent le pilotage de l’école.

 

Elles (les organisations)vous demandent donc de préciser :



- Votre projet politique pour l'École du premier degré

- Les objectifs éducatifs que vous portez et quelles priorités vous souhaitez privilégier 


- À partir de son cadre national, le nouveau périmètre que vous définiriez pour l'École en termes de géographie, de projets, de moyens, de structure administrative et de compétences 


- La structure de gouvernance locale pour le premier degré 


- Comment envisagez-vous la fonction de directeur pour un pilotage de proximité au service des élèves et de leurs parents?

 

3- Méthode Coué.

Commentaire n°48 posté par pierre lombard le 11/02/2012 à 20h14

La vraie campagne n'a pas encore commencée et l'éducation sera un thème très clivant car Sarkozy ne va pas y aller de main morte. Il va assumer pleinement ses choix " libéraux" à savoir chef hiérarchique / autonomie/ évaluations publiques avec pour conséquence une libéralisation de l'offre scolaire . Hollande ne peut pas tirer ses cartouches avant l'entrée officielle en campagne de son adversaire. C'est un peu comme un départ de course de vitesse en vélo ; tout le monde se regarde et attend que l'autre démarre.

Les citoyens vont être confrontés à un choix de société clair. c'est l'avantage. Mais les enseignants vont être au milieu d'une partie de ping pong et le débat sur la direction d'école va se résumer en un affrontement anti et pro chef . Nous n'avons malheureusement rien à y gagner car ce sera caricaturer une question beaucoup plus mesurée. La sémantique utilisée ne sera pas celle du GDID : autonomie responsabiltés pilotage n'ont pas le même sens pour les uns et les autres.Je ne suis pas optimiste.

Quant à la gauche à l'image du SE, elle sait bien les réformes à faire mais ne va pas le crier sur tous les toits pour donner des arguments à la gauche de la gauche. On manque de courage dans ce pays.Mais la peur n'évitera pas le danger, l'école est au fond du trou et elle creuse encore.

Commentaire n°49 posté par Gregoire le 12/02/2012 à 11h26

Réponse à la question à 64 000 USD : C'est N. SARKOZY qui parle (entretien du fig mag du smedi11/02) ...

Bon dimanche et bon courage pour ceux qui travailleront les semaines suivantes.

Commentaire n°50 posté par hreip le 12/02/2012 à 11h28

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