Combien de rapports ont été rendus ces dernières années sur la nécessité de doter l’école et son directeur
d’un véritable statut ?
Combien de pistes ouvertes par des parlementaires ou des IGEN ? Combien de propositions et d’études
restées lettre morte ? Combien de consultations sans lendemain ?
Tout a été dit, écrit et commenté sur le statut de l’école et de son directeur. Toutes les mesures à prendre
sont connues de tous les responsables de la rue de Grenelle, du ministre et de ses conseillers. Nul besoin d’une énième étude supplémentaire pour engager, enfin, LA réforme du statut de
l’école.
Deux nouvelles communications, en moins d’un mois, mettent de
nouveau l’accent sur l’impérieuse nécessité de cette réforme.
Le 18 novembre, lors de l’examen du budget de l’enseignement scolaire, la commission culture du Sénat rend un avis (n° 114). L’occasion, pour ses rapporteurs, de faire un tour d’horizon du fonctionnement de l’école et
d’enfoncer le clou…
Pour
une nouvelle gouvernance des écoles
Votre rapporteur insiste depuis plusieurs années sur la nécessité de repenser la gouvernance
de l'école primaire, qui pâtit d'un régime juridique inadéquat, d'un défaut de statut des directeurs et d'une mauvaise articulation avec le collège. Ses analyses sont largement partagées comme en
témoignent les récents rapports de la Cour des comptes, de l'institut Montaigne, du Haut conseil de l'éducation (HCE) et du député Frédéric Reiss à la demande du Premier ministre. C'est dans un
renforcement assumé de l'autonomie des échelons locaux d'administration, et notamment des écoles, que se situe un levier majeur de la différenciation des pédagogies en fonction des besoins des
élèves, qui est une des clefs d'amélioration des performances du système éducatif. L'action ministérielle pure, décidée rue de Grenelle, a vécu et doit laisser la place aux initiatives locales
dans le respect de grands principes directeurs.
Contrairement aux collèges et aux lycées, qui sont des établissements publics locaux
d'enseignement (EPLE), les écoles sont dépourvues de personnalité juridique, si bien qu'elles ne disposent ni de l'autonomie administrative, ni de l'autonomie financière. Les inspecteurs
d'académie et les recteurs gèrent les affectations d'enseignants et les questions pédagogiques, alors que le budget et l'entretien matériel sont renvoyés à la commune.
Il est fort regrettable d'avoir manqué l'occasion d'expérimenter des établissements publics
d'enseignement primaire (EPEP), prévue par l'article 86 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales. Cette expérimentation était en effet soumise à la
publication d'un décret en Conseil d'État précisant les règles d'organisation et de fonctionnement des EPEP, qui n'a toujours pas été publié. Une fois de plus, votre rapporteur déplore vivement
l'inaction du ministère de l'éducation nationale mais salue les conclusions du rapport remis par Frédéric Reiss au Premier ministre qui propose de relancer cette expérimentation, sans imposer des
modalités décidées en amont mais en labellisant des projets portés et façonnés par les acteurs locaux.
En attendant la relance des EPEP, l'évaluation du dispositif et son éventuelle
généralisation, il est possible d'agir dès maintenant pour renforcer le pilotage local de la politique éducative en rénovant le statut du directeur d'école. Il est temps de congédier l'image du
« primus inter pares » sans pouvoir hiérarchique, pour leur reconnaître le rôle de véritables managers chargés d'impulser et d'orchestrer le projet pédagogique de l'école en dialogue
permanent avec l'ensemble des acteurs de la communauté éducative.
Votre rapporteur propose que leur soit attribué un plein statut de chef d'établissement
exerçant ostensiblement le pilotage de l'école, ce qui impliquera de leur transférer un certain nombre des pouvoirs aujourd'hui alloués aux inspecteurs d'académie. Comme l'indique l'Institut
Montaigne fort justement, « la création de ce statut nécessite une professionnalisation du recrutement des directeurs d'école », qui faute de formations spécifiques et de volontaires en
nombre suffisant sont trop souvent désignés par l'administration.
Le directeur d'école assume déjà aujourd'hui un ensemble de missions très diverses. Il est
l'interlocuteur privilégié des élus locaux et des parents d'élèves, parfois aussi du monde économique et des associations périscolaires. Il veille également au bon fonctionnement de l'école et à
la coordination de l'équipe pédagogique. Son nouveau statut devrait lieu donner les moyens d'accomplir à fond ses missions. Une revalorisation de leur rémunération et une amélioration du régime
de décharge compléteraient utilement le renforcement de leur position au sein de l'école et l'enrichissement de leurs tâches et permettraient de pallier les problèmes actuels de
recrutement.
Last but not least… le 8 décembre dernier, la Commission des Affaires Culturelles et de
l’Education en conclusion des travaux de la mission sur les rythmes de vie scolaire, déposait un rapport sur le bureau de l’Assemblée Nationale. Au détour, de ce rapport, que
trouve-t-on ? Un paragraphe concernant, là encore, le fonctionnement de l’école… En effet, même si l’objet de leurs travaux était de détricoter la semaine de quatre jours, les rapporteurs en
ont profité pour rappeler au ministre de l’Education nationale l’impérieuse nécessité de faire évoluer le fonctionnement de l’école primaire. Ce qu’ils appellent les « sujets
connexes »…
TRAITER LES SUJETS « CONNEXES » MAIS
FONDAMENTAUX
Pour être efficace, une réforme des rythmes de vie scolaire ne saurait s’arrêter à une
nouvelle répartition des horaires et des jours d’enseignement, mais devrait conduire à transformer la pédagogie et le fonctionnement de l’école. D’une part, le travail des enseignants du premier
degré devrait être redéfini. D’autre part, l’école – dépourvue de toute personnalité morale – et son directeur – qui n’est qu’un enseignant parmi les autres, dont l’autorité sur ses collègues est
purement fonctionnelle – devraient voir leur statut évoluer.
Revoir le statut de l’école et celui de son directeur
Le statut de l’école et celui de son directeur sont aujourd’hui très critiqués.
D’une part, étant un service municipal depuis sa création, par la loi « Guizot » de
1833, l’école primaire n’est pas dotée de la personnalité juridique, ce qui bride sa capacité d’action. Pour y remédier, l’article 86 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et
responsabilités locales a certes autorisé la création, sur une base expérimentale et pour une durée de cinq ans au maximum, d’établissements publics d’enseignement primaire (EPEP), en précisant
qu’un décret en Conseil d’État déterminerait les règles d’organisation et de fonctionnement de cette structure. Or ce décret n’a jamais pu être adopté, en raison de l’hostilité de certains
syndicats au projet de texte soumis à discussion, qui prévoyait que la moitié des sièges du conseil d’administration des EPEP serait attribuée à des représentants de la commune, et de leur
réticence à voir se créer des écoles dotées d’un « vrai » chef d’établissement.
D’autre part, le directeur d’école, n’étant qu’un enseignant bénéficiant d’un statut
d’emploi, est dépourvu de toute autorité hiérarchique sur ses pairs et ne peut être le « pilote pédagogique » de l’école. Certes, la loi de programme pour l’avenir de l’école du 23
avril 2005 a prévu qu’un décret en Conseil d’État fixerait les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions spécifiques des directeurs d’écoles maternelles et élémentaires
(article L. 411-1 du code de l’éducation), mais cette disposition est la seule de ce texte à n’avoir jamais été mise en application.
Tant l’objectif de la réussite de chaque élève que la réforme des rythmes de vie scolaire
devraient accentuer la nécessité, pour toute école, d’une part, de renforcer la coordination pédagogique de ses professeurs et, d’autre part, de développer ses relations avec le réseau
d’associations et d’institutions fournissant des prestations et des services complémentaires en matière péri et extrascolaire. En effet, si l’école restait sous-organisée au plan administratif,
elle risquerait de ne pas être en mesure de relever ce double défi.
C’est pourquoi il faut se féliciter que notre collègue M. Frédéric Reiss, nommé par le
Premier ministre parlementaire en mission sur la direction d’école, ait présenté, récemment, un rapport qui ouvre des pistes intéressantes pour le statut de l’école et de son directeur.
Toutefois, si le diagnostic établi est unanimement partagé, les recommandations sont encore en débat.
Le rapport préconise notamment d’expliciter les prérogatives du directeur d’école (notamment
son pouvoir d’affectation des enseignants dans les différentes classes) et sa qualité de représentant de l’État dans l’école et d’expérimenter, dans les écoles comptant 14 classes, seuil à partir
duquel les directeurs bénéficient d’une décharge complète, la constitution d’établissements publics du primaire (E2P). Par ailleurs, afin de « mieux faire entrer la commune dans
l’école » et « mieux faire vivre la cité dans l’école », le projet d’école devrait s’élever au rang d’un véritable « contrat éducatif ». Ce dernier, comme c’est d’ores et
déjà le cas pour le projet d’école, devrait définir les « modalités particulières de mise en œuvre des objectifs et des programmes nationaux » et préciser « les activités scolaires
et périscolaires qui y concourent [et] les voies et moyens qui sont mis en œuvre pour assurer la réussite de tous les élèves et pour associer les parents à cette fin » (article L. 401-1
du code de l’éducation). Parallèlement, les modalités d’adoption du projet d’école (élaboration par le conseil des maîtres, puis adoption par le conseil d’école aux termes de l’article
D. 411-8 du code) devraient être abandonnées, car, selon M. Frédéric Reiss, elles donnent « une place périphérique aux acteurs qui ne sont pas le milieu enseignant », le conseil
des maîtres ayant la main sur l’ensemble du projet. Le contrat éducatif devrait donc être adopté par le conseil d’école, après un débat d’orientation au sein de celui-ci (ou du conseil
d’administration s’il s’agit d’un établissement public du primaire) six à huit mois avant la date prévue d’entrée en vigueur du contrat.
Qu’en sera-t-il de l’avenir de ces nouveaux rapports ? On se souvient des réactions de Luc Chatel après
la publication du rapport Reiss. Dans un communiqué, le ministre de l'Education nationale Luc Chatel affirmait que "certaines" des propositions allaient "pouvoir être mises à l’étude, en
écho avec la préparation d’un plan numérique pour l’école, en relation avec la réflexion sur les rythmes scolaires ou en complément du plan de lutte contre l’illettrisme", sans autre
précision.
Plus de deux mois plus tard, force est de constater que le chantier est au point mort, que les négociations
attendues par les syndicats n’ont toujours pas débuté et il semble peu probable que le gouvernement lance cette réforme avant l’élection présidentielle de 2012 (relire notre article du 19 octobre 2010).
C’est aussi l’avis du sénateur socialiste Yannick
Bodin qui, lors de l’examen du projet de loi de finances 2011, déclarait : « Dans sa récente intervention télévisée, le Président de la
République n'a pas prononcé une seule fois le mot « éducation ». M. Fillon, dans son discours de politique générale, ne l'a fait que pour féliciter M. Chatel. C'est dire
qu'elle n'est pas la priorité ! A lire ce budget, la feuille de route confiée au ministre tient en peu de mots : faites des économies ! D'ailleurs, M. Chatel l'a reconnu. Mais
pourquoi justifier cette réduction des moyens par des théories ? ».
A quand le prochain rapport sur la gouvernance de l’école ? Les paris sont ouverts…
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le chantier est au point mort
Et moi aussi. Claqué, naze, crevé... Le liftier: "Nous arrivons au 36ème dessous! Vestes retournées, déculottées, pantalonnades..."
Tonalité générale de l'article semblable aux précédents de ce blog
En gros, je résume: "c'est foutu, on n'y arrivera jamais, rien à espérer..."
Classique...
Tout comme est bien classique le petit oubli de ce qui est pourtant l'essentiel, à savoir les dirlos aux-mêmes !
Ben oui, à lire certains articles, il semblerait qu'il soit normal que le ministère nous accorde un beau jour ce que l'on demande, au seul motif que nous l'aurions demandé bien gentiment.
Le problème, c'est que cela ne fonctionne pas comme ça, qu'il y a belle lurette et gai luron que l'essentiel de l'Education Nationale ne se décide pas rue de Grenelle, mais à Bercy, qu'un statut de directeur, entre temps de décharge, salaires et moyens, coûtera cher au mammouth et qu'il lui est, depuis des années, bien plus aisé de demander aux soutiers que nous sommes de faire, gratuitement, ce que nous pourrions faire reconnus chèrement dans notre boulot...
Réponse au blocage ? Elle tient simplement dans le titre de ce blog: directeurs en lutte... Et tant que l'on se contentera de demander poliment ce qui nous est du, on n'avancera pas d'un pouce et l'on contemplera, mélancoliques, les rapports s'accumuler...
Thierry fabre
"...l'essentiel de l'Education Nationale ne se décide pas rue de Grenelle, mais à Bercy, qu'un statut de directeur, entre temps de décharge, salaires et moyens, coûtera cher au mammouth et qu'il lui est, depuis des années, bien plus aisé de demander aux soutiers que nous sommes de faire, gratuitement, ce que nous pourrions faire reconnus chèrement dans notre boulot..."
Entièrement d'accord avec cette analyse.
C'est ce que tentent de souligner (peut-être mal) les nombreux articles relatifs à la RGPP et à la politique économique et budgétaire du gouvernement.
"c'est foutu, on n'y arrivera jamais, rien à espérer..."
Non. Constat ne signifie pas défaitisme. Même s'il faut bien convenir que la situation politique n'inspire pas franchement l'optimisme...
Remarque, si c'est pour remettre sur le tapis les EPEP, l'institut Montaigne, la 'conception managériale' ...etc, autant éviter les rapports. Que le dirlo soit un élément important du dispositif et que tout le monde gagnerait à une clarification de ses fonctions par un statut non hiérarchique, sans nul doute, que que ce soit L'Elément qui changera les résultats (pisa par ex), j'ai quelques doutes...
Effectivemment un de plus. Tout est dit. Reste la volonté de vraiment doter les écoles des outils nécessaires à son évolution : autonomie et projet d'établissement piloté par le directeur là où c'est possible ( je fais vite ).
Mais je doute : Bercy a ses raisons que la raison ignore et quand on voit comment ce ministère traite y compris son propre camp pour récupérer 2 sous ( voir les amendements du Sénat déboulés avec une violence jamais atteinte ), je me dis que les dirlos peuvent attendre. D'autant qu'on fait le job gratuitement...
Je crois que je vais arrêter cela et passer à autre chose. Passer le concours de prinbcipal adjoint ? Il y a un statut à la clé et cela ne dérange pas les syndicats il me semble. Alors allons y.
Sinon quoi dire de plus que ce qui a été écrit depuis 2 ans ?
Une chose est nette je trouve, hors les problèmes budgétaires et autres... Plus les rapports avancent, plus les références choisies s'affichent nettement tout de même. Deux fois l'Institut Montaigne comme élément phare de la réflexion en ce domaine.. zéro syndicat enseignant, et pas vraiment de références aux remarques des associations lors des consultations. A croire que les seuls qui "ont l'oreille" sont les gars du think tank.
En fait, le Sénat retient uniquement ce qui va dans le sens prévu au départ. Dirlo chef hiérarchique, manager dans un contrat éducatif très municipalisé qui encadre le choix pédagogique (à éliminer le projet d'école sur lesquels les eneignants ont "la main".. Faire entrer plus fortement les commune dans les écoles). De quoi bêtement donner raison au SNU.. Bien loin le statut spécifique de dirlo, évolution positive !
Le SNU est autiste sur ce thème?? Certainement. Mais il n'est pas seul le Gouvernement l'est aussi. Si 93% des dirlos voulaient un statut spécifique.. pas si sûr que le même pourcentage désire celui de Montaigne, d'Attali, de Reiss ou du Sénat.
che
Puisque les "directeurs en lutte" sortent aujourd'hui de leur réserve (située où d'ailleurs?) et se mettent à répondre à Thierry Fabre, peut-être pourraient-ils aller plus loin et proposer leur tactique pour déterrer la hache de guerre, pour faire du titre de leur blog une réalité concrète?
RAS-LE-BOL !
On me propose :
Dirlo chef hiérarchique, manager
Je prends ! Entre la situation intenable que nous vivons et "ceci", il n'y a pas photo ; à force de jouer les vierges effarouchées depuis des lustres, de refuser à toute vitesse la moindre évolution statutaire, comme nous l'avions dit ici-même et ailleurs, ce que nous ne voulions pas finira par nous arriver dans la gueule (et les mêmes qui auront freiné viendront nous dire qu'ils avaient raison : la belle affaire !) On le voit encore plus que jamais dans ce genre d'écrit : surtout pas de ça et les esclaves continueront de bosser ! Ben , les esclaves, ça se révoltent aussi...
Quant à ce genre de conneries,
dans un contrat éducatif très municipalisé qui encadre le choix pédagogique (à éliminer le projet d'école sur lesquels les eneignants ont "la main".. Faire entrer plus fortement les commune dans les écoles
désolé, ça ne prend plus ! En lisant ceci, je me demande avec quelle commune tu travailles, Che pour en avoir une telle terreur et pousser de tels cris ! À moins encore une fois que cela ne soit que l'expression d'une vieille pensée syndicale, idéologique, arc-boutée sur ses..."choix" !
Fatigue et lassitude devant cet immobilisme ancestral...
Faut pas s'énerver. Mais c'est pas de conneries.
"Par ailleurs, afin de « mieux faire entrer la commune dans l’école » et « mieux faire vivre la cité dans l’école », "..." Parallèlement, les modalités d’adoption du projet d’école (élaboration par le conseil des maîtres, puis adoption par le conseil d’école aux termes de l’article D. 411-8 du code) devraient être abandonnées, car, selon M. Frédéric Reiss, elles donnent « une place périphérique aux acteurs qui ne sont pas le milieu enseignant », le conseil des maîtres ayant la main sur l’ensemble du projet."
Bon, c'est un choix mais qui entraine une profonde transformation de l'école car en effet, jusqu'à aujourd'hui, la partie pédagogique du PE est totalement enseignante sans intervention des autres acteurs. Tu peux le souhaiter.. Je peux ne pas le souhaiter sans que ce soit nécessairement une preuve de "terreur". Ce n'est pas d'aujourd'hui, j'ai toujours défendu l'idée que les liaisons entre "scolaire" et "périscolaire" devaient exister mais entre des entités totalement différentes.
Concernant ledirlo manager chef hiérarchique.. Tu le prends ? Tu en as totalement le droit. Là encore c'est un choix. Les deux liés.. C'est un choix d'école. Mais j'ai un avis contraire. Pas nouveau non plus d'ailleurs. Je suis pour un statut mais non hiérarchique dans une école où la pédagogie reste l'apanage des enseignants. Arc bouté? Je ne sais pas.. Ca n'a pas vraiment de sens pour moi. Changer est nécessaire et je suis pour.. mais pas en phase avec ce qui se dessine.. C'est pas une honte.
che
Je m'étonne à nouveau: que l'on ait des peurs , soit. Mais que l'on semble regretter un "âge d'or" de l'école: où est-il ?
Aujourd'hui , l'école ne décide ni de son Projet d'école, ni de ses commandes de fournitures, ni de ses sorties, ni de l'équipement de ses locaux, ni de ses effectifs, ni de ses enseignants, ni de ...rien!
On subit les décisions ( bonnes ou mauvaises) de l'IEN, du Maire , de l'association de parents d'élèves qui a quelques sous pour permettre la réalisation d'un projet de classe, bref de tout le monde!
Alors, les discours du style " on va tomber sous la coupe de ..." je rigole et j'ignore. Fariboles et calembredaines, destinées à masquer... quoi au juste?
Peut-être mêle-t-on des choses diverses sous une appellation commune : le Projet d'École ! Dans le travail commun que pourraient effectuer école et commune, le P. E. serait une chose, le Contrat Educatif en serait une autre avec des attributions communes et distinctes, des modes d'élaboration et de responsabilités distincts, des objectifs distincts (sauf à être un peu parano, je vois mal une commune s'immiscer dans la partie pédagogique d'un P. E., mais bon, on peut...)
Cela ne me heurte pas si c'est le temps total de l'enfant qui est la visée de tout ceci (il en a déjà été longuement question ici ; faut-il y revenir ? entre ceux qui considèrent que la coupure entre enfant et élève n'est plus de mise et ceux pour qui elle doit être maintenue : je fais court, désolé !)
D'accord avec le fait que cela entraîne une transformation (une mutation ?) de l'école ; encore une que l'on va repousser aux calendes grecques jusqu'à ce qu'elle nous revienne dans la figure plus douloureusement ?
Ce n'est pas une honte non plus que de souhaiter sortir de notre situation, pas à n'importe quel prix, certes, mais dans une démarche de proposition, de négociation et de réflexion sur le devenir de l'école
On peut facilement accepter qu'il y ait des passerelles entre les moments d'accueil d'un enfant : le moment de la garderie, de l'école, de la cantine, des transports... éclairages respectifs des différents responsables de ces moments, harmonisation peut-être de certaines actions, accord sur les exigences...
il n'est pas question à mon sens que le dirlo puisse devenir le responsable de tout ça, mais il peut être le représentant de l'école dans des réunions communes, et pour cela il lui faut du temps bien entendu, une marge de décision , une reconnaissance instittutionnelle... et là , ça bloque pour certains! Donc gageons que, bien entendu , dans " l'interêt supérieur de l'enfant" nous restions dans une situation de statut quo !
Je suis exactement sur la ligne de Henri. Statut hiérarchique, je dis oui si on me le propose. J'ai d'ailleurs souvent exprimé que je ne vois pas quelle raison aurait le gouernement (quel qu'il soit) à nous accorder un statut qui ne le serat pas.
Le charisme et l'expérience ne nous suffisent pas pour faire ce que l'on attend de nous, c'est une évidence corroborée par les multiples témoignages qu 'on lit sur le site du GDID où des collègues s'en prennent plein la tête alors qu'ils n'ont aucun moyen face à des collègues rétifs à tout changement souvent appuyés par l'inertie syndicale quand ce n'est pas l'irresponsabilité la plus totale.
Ca suffit et arrêtons, nous aussi, de jouer les vierges effarouchées face à cette évolution inéluctable de notre profession.
Statut hiérarchique, je dis oui si on me le propose
ouais mais la question est : à combien va-t-on le proposer, et combien vont rester sur le bord du chemin ou dans la guérite du référent de site à l'entrée de l'antenne scolaire pour recevoir les parents, je répète ce que j'ai déjà dit : beaucoup vont déchanter et les rancoeurs risquent d'être fortes, beaucoup d'appelés ,peu d'élus ( je me demande qui l'a avoué , Reiss ? je ne suis pas sûr ), mlais pour certains, quelle importance du moment qu'on fait partie des élus et qu'on aura le pouvoir sur les débarqués. Désolé, mais j'ai pas vraiment envie de travailler avec de telles personnes ( je dis personnes car manifestement , ils n'ont plus envie d'être des collègues )
En lisant ceci, je me demande avec quelle commune tu travailles, Che pour en avoir une telle terreur et pousser de tels cris !
Et si c'est une municipalité front Populaire ?
Désolé, mais j'ai pas vraiment envie de travailler avec de telles personnes ( je dis personnes car manifestement , ils n'ont plus envie d'être des collègues )
Effectivement, on peut se demander ce que signifie le mot collègue. Parles-en avec les collègues (directeurs) qui sont dans leur école à partir du 20 août ou seuls les jours de neige ou le mercredi matin, ou bien chez l'IEN ou le maire le soir et demande leur si ils se sentent "collègues" du roi du 9/12 et 14/17 et pas une deplus et qui sont lespremiers à te casser les pieds quand tu essaies de faire TON boulot de dirlo. Essaie et reviens nous en parler.
13 ans de direction dont 8 sans décharge, je connais ou j'ai connu tout ce dont tu parles à un moment ou un autre, mais je persiste à penser que le statut hiérarchique n'est pas la solution, Les rapports se multipliant et les déceptions s'accumulant, j'ai l'impression que beaucoup de directeurs en fait en rêve de ce statut, les derniers commentaires semblent de plus en plus clairs sur la question, alors que chacun soit clair et honnête sur ce sujet.
Deux dernières réflexions ; un statut te permettrait peut-être d'imposer les 24h + 108, mais tu crois que ce sera plus efficace ? Quant au mercredi seul dans la neige ( et au-delà le pb du temps passé ), les nouveaux rôles que l'on n'oubliera pas de nous coller ( et que certains réclament, cf le débat sur le temps de l'enfant ) ; il faudra nous redonner un logement de fonction comme ça on pourra rajouter concierge sur la carte de visite !
Tu as raison Laurent, continuons de faire l'instit, le dirlo-toujours-dispo, l' Assistante sociale, le coordonateur des APE, l'infirmier, etc... tout comme aujourd'hui et sans rien changer... car c'est quand même ce qui se passe et se passera avec le temps de l'enfant comme tu l'écris si demain ça arrange quelqu'un au MEN et encore avec les applaudissements des syndicats qui diront " non, non , ce ne sont pas les dirlos qui sont concernés mais les IEN qui coordonnent ..." , tu te souviens les stages RAN, les cours ELCO et le reste?
Alors oui, demain , je prends les stages RAN, le temps de l'enfant, les emmerdes du jour, si je n'ai plus la classe et toutes ces mêmes heures de bénévolat. Je resterai tard le soir ( comme aujourd'hui) mais je serai mieux payé, j'aurai une meilleure retraite ( aussi tard) et je n'aurai plus à lever le doigt en permanence pour avoir l'accord de l'IEN.
Je suis assez d'accord avec toi sur un point: il y aura certes moins de places que de dirlos en exercice aujourd'hui et une bonne partie d'entre elles risquent d'être occupées par ceux qui revendiquent le CDMD et autre avenir rayonnant pour l'école mais savent tout aussi bien s'arranger avec les IA lorsque la situation le nécessite.
@christian & henri
"Je suis exactement sur la ligne de Henri. Statut hiérarchique, je dis oui si on me le propose. J'ai d'ailleurs souvent exprimé que je ne vois pas quelle raison aurait le gouernement (quel qu'il soit) à nous accorder un statut qui ne le serat pas. "
Je me sens moins seul. Ce que vous exprimez aujourd'hui, je l'ai écrit ici il y a plusieurs années. Je ne suis pas sûr que ça réglerait tous nos problèmes mais ça nous aiderait bigrement dans pas mal de nos missions. Et comme le dit Merlin, ça nous libèrerait de la tutelle de l'IEN.
Effectivement, en ces temps de crise, aucun gouvernement ne nous fera "cadeau" d'un statut pour nos seuls beaux yeux... Ce sera donnant-donnant. C'est ce que sous-entendent la plupart des rapports parus ces derniers mois. Chacun devra y trouver son intérêt sinon ça ne se fera pas.
@ Laurent :
Ce que je sais, en dehors du fait que toute évolution est impossible vu la centralisation ridicule de l'EN, c'est que rien ne bougera, rien, si le rapport de force n'est pas au rendez-vous.
A part les évidences qui crèvent le plafond quant à la situation des directeurs, l'action du GDID a permis de faire bouger les lignes : présence médiatique, participation régulière aux discussions au Cabinet d'En Haut, idées reprises ici et là, rejet par certains syndicats ( à exploiter plus que ça me semble - t-il).....
C'est un travail de longue haleine, certes et même si la période est une période de destruction systématique des intelligences au profit des idées chocs de cow-boys qui aiment les écoles comme ils aiment les prisons, même si on empêche de fonctionner, on menace les enseignants, on voudrait tout régenter d'un clic.....c'est la seule solution.
ouais mais la question est : à combien va-t-on le proposer, et combien vont rester sur le bord du chemin
Mais non Laurent, ce n'est pas la question. Comment occulter complètement la situation actuelle où 5000 postes sont vacants chaque année, 5000!
Si on compte tous ceux qui sont "poussés" à prendre des directions par leur gentil IEN on double pratiquement ce chiffre.
La situation actuelle qui fait que des centaines de dirlos veulent jeter l'éponge, parce qu'ils n'en peuvent plus. La situation actuelle qui fait que de plus en plus de dirlo portent plainte pour harcèlement moral devant les tribunaux (phénomène nouveau et inquiétant). La situation actuelle qui fait que de toutes les catégories d'enseignants, ce sont les dirlettes et les dirlos qui sont les plus fragilisés...
Et au regard de cette situation, et de l'efficacité de l'école (elle creuse les écarts entre les bons et ceux qui ont des difficultés, elle accentue le déterminisme social) venir alerter sur les dangers de dérives possibles a quand même quelque chose à la fois de risible et de malsain.
D'abord, la question du dirlo sup hiérarchique ne se pose pas. Une des qualités du rapport Reiis c'est d'avoir déminé ce terrain en précisant le rôle de chacun.
Ensuite, en aucun moment Reiss ne préconise de "municipaliser" les écoles, mais de redéfinir (le "re" est essentiel) la place de l'école dans la commune, et oui Che, l'école c'est la communale... C'est pas la circo et son équipe.
Enfin, comment imaginer un temps scolaire qui ne prendrait pas en compte l'éducation, se cantonnant à délivrer des savoir sans se préoccuper de la formation du futur citoyen qui se construit, aujourd'hui, aussi pendant du temps collectif municipal. Reiss pace le PE comme clé de voûte de cette formation citoyenne.
Pour terminer, si on pouvait arrêter de jouer à se faire peur (ou alors en regardant l'école telle qu'elle est d'aujourd'hui) en diabolisant les mots.
Vouloir se former à la tenue de réunion ou à la gestion des conflit, ce n'est pas du management?
"Institutionnaliser" le Cm, ce n'est pas revendiquer de l'Autonomie pour l'école?
la question du dirlo sup hiérarchique ne se pose pas. Une des qualités du rapport Reiis c'est d'avoir déminé ce terrain en précisant le rôle de chacun.
D'accord ! cette "notion" n'intervient que par défaut puisque pour certains partenaires, elle n'est que l'autre "solution", l'autre argument-repoussoir au statut, à la reconnaissance et au maintien du statu quo. Impossible à envisager de toute façon, sans une refonte totale de l'école.
Quant à l'autonomie, voici "huit compétences" avec lesquelles on pourrait que n'être d'accord, non ?
J'en suis... j'en suis que je suis prêt à accepter n'importe quoi qui améliore ma situation et reconnaisse mon travail, en argent, en temps, en reconnaissance de ma hiérarchie. Le reste, le détail, je m'en fous. Supérieur hiérarchique? D'après ce que j'ai lu du rapport Reiss il n'en est pas question, mais je l'accepterais sans sourciller. Pourquoi? Déjà parce que j'ai suffisamment de bouteille pour voir des choses que les jeunes adjoints ne voient pas, et pouvoir leur dire et leur montrer serait une bonne chose. Ensuite parce que peut-être que cela me permettrait de mettre en avant certains qui font un extraordinaire travail quotidien sans jamais la ramener. Enfin pour avoir sur certains domaines les mains libres!
Mais le rapport hiérarchique n'est pas à l'ordre du jour. Arrêtez, trolls divers et assermentés de FO, de SUD ou du SNU, d'agiter ces épouvantails qui gonflent prodigieusement tous ceux qui jour à jour sont simultanément enseignants, infirmiers, assistante sociale, etc, j'ai dit les directeurs et directrices d'école.
COMPETENCES PERDUES........(passeront-elles ?)
Hé oui, tous les rapports disent la même chose: une évolution du métier de dirlo est nécessaire...mais tous aussi concluent par: mais les syndicats n'y semblent pas favorables.
Traduction: donc on ne bougera pas. Et pourquoi bouger? Le MEN nous aurait déjà accordé, si ce n'est un statut , au moins des heures et des sous + de la reconnaissance en terme de points pour la Hors classe; mais rien. Pourquoi? Le MEN serait un peu ballot de donner des sous aux dirlos alors qu'il sait pouvoir charger les mules que nous sommes en totale impunité, les syndicats se contentant de modestes déclarations de principe vite oubliées. Il vaut mieux donner cet argent aux Recteurs comme le clame dans son immense mauvaise foi le Snuipp.
EN gros, travaillez plus , gagnez moins ( ou pareil) et ce avec la bénédiction (!) syndicale trop heureuse de ne pas avoir à défendre les dirlos; il faut déjà lutter pour les Rased, alors ça suffit à occuper son délégué syndical avec décharge complète. Et puis, il faut bien assurer la veille Snuippienne sur DEL et là, ça prend du temps, Hein Dedel, Gégé et consorts? ( en un mot CQFD).........
Je ne suis représentatif que de moi même et c'est déjà assez contraignant mais au fil du temps qui passe et de l'usure, à la lecture des proses syndicales ou de l'absence de prose sur les dirlos, avec l'âge peut être je commence à me dire que si il faut passer par un statut hiérarchique et bien soit ! allons y.
Cela ne me fait pas peur , mais est-ce vraiment utile ? Mes collègues adjoints jouent le jeu cette année. L'année dernière si j'avais pu j'aurais foutu dehors une collègue dans une aute école. Je ne sais plus. Je suis crevé explosé c'est pire d'année en année et il semble que cela va continuer... sans moi
L'année dernière si j'avais pu j'aurais foutu dehors une collègue dans une aute école.
Et qu'aurais fait le directeur de l'autre école ?
Avec un peu de chance il serait un convaincu du CMDD et il comprendra alors que dans notre métier il y a des cas lourds qui se sentent protégés derrière la liberté pédagogique pour terroriser des minots et empêcher tout travail collectif.
En ce moment il y a une remplaçante qui passe son temps à être desagréable avec tout le monde. Et bien elle s'offusque de notre manque de réaction collective style troupeau de yaks parce que des parents se sont émus de voir leurs enfants traités de gourde ou autre amabilité en classe. Désolé mais je me mets aussi parfois du côté des parents.
Mais je sais il faut être solidaire comme l'est la" profession" pour notre situation de directeur.
Sur ce bonnes vacances à tous pour moi c'est rideau. J'suis crevé.
Désolé mais je me mets aussi parfois du côté des parents
Je ne vois pas pourquoi tu serais désolé d'être du côté des parents ( et par ricochet des enfants ). Tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil dans notre profession,je n'y crois pas vraiment ; prête-moi, même si nos avis divergent, un minimum de lucidité.
Bonnes vacances, c'est marrant,on n'est pas d'accord sur tout, mais j'ai l'impression qu'on est tous crevés !
Les syndicalistes sont manifestement en vacances... Forcément, ce n'est plus sur leur temps de décharge syndicale, alors ils n'en ont plus rien à taper, de ce site. Les directeurs, ça n'existe que quand on est payé par l'Etat pour taper dessus.
Bonnes vacances à tous.
Je tente une pub. Il s'agit tout simplement de faire connaitre notre Kweeker (clône de Twitter) pour les directrices et les directeurs qui veulent faire parler de leurs problèmes, mais aussi de leurs satisfactions et de leurs joies d'exercer cet admirable métier qu'est le métier de directeur. Le tout en un minimum de mots...
C'est là: http://www.dirlo.net
Malheureusement d'accord avec l'analyse de Pascal Oudot sur l'action syndicale. Pas de torture de méninges pour le reste: on ne traite pas un enfant de gourde. Point. Nul besoin de s'excuser pour dire des choses aussi évidentes. Et si un statut hiérarchique peut éviter les "dérapages" verbaux de certains d'entre nous envers les enfants, et ben il en faut un.
La neige tombe à gros flocons, la veille du Snuipp somnole au coin du feu en rêvant à un CDMD des lutins du père Noël, tout est calme , reposé, entendez-vous les clochettes tintinabuler?
Bonnes fêtes à tous !
JOYEUX NOËL
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2011
Que nos voeux pour le Primaire se rélisent !
Venez à la Réunion , ici c'est la chaleur !
Pour ceux qui rêve d'un statut de chef d'établissement, allez voir sur le site du journal La Montagne ce qui arrive au principal de Domérat ( Allier ) ou tapez Contrats Aidés sur Google Actualités.
Et alors? C'est censé me faire peur? Hi hi hi!
Les responsables doivent assumer...des responsabilités. C'est incontournable. Mais ce doit être un choix et être rémunéré. Actuellement ça ne l'est pas. C'est ce qu'on peut appeler un statut.
Comme Pascal, même pas peur...
Chez nous, les principaux ont refusé de signer ces fumeux contrats au prétexte que... ça n'était pas dans leur statut d'embaucher des gens qui ne travailleraient pas chez eux.
Une cellule spéciale a donc été créée dans un lycée dont le proviseur avait lui accepté.
J'attends le premier commentaire de Gégé ou Théo. On prend les paris? Lundi matin?
Et alors? C'est censé me faire peur? Hi hi hi!
Ce n'était absolument pas mon intention' je n'en suis tout de même pas à ce niveau Ah Ah Ah
BONNE ANNEE à tous !
Mon voeu : que tous les collègues du GIDD qui s'affichent ouvertement pour un statut hiérarchique (henri, christian fau, grégoire, merlin, denis...) réfléchissent au côté inutilement dangereux de leur position (que je respecte, il va sans dire).
Qu'ils se rendent compte que ce statut hiérarchique n'apporte aucune solution à l'amélioration des résultats scolaires comme le démontrent toutes les enquêtes dans les collèges. Là-bas, le statut existe et pourtant, les écarts se creusent, les résultats s'appauvrissent et le travail des profs est de plus en plus difficile. Y a de quoi faire réfléchir les plus mordus du statut hiérarchique.
Allez, bonne année 2011. Une année remplie de succès revendicatfs pour le bien des instits, profs et élèves.
Enlève donc "hiérarchique" et conviens de la nécessité d'un statut bon sang!
Il y a au moins une chose rassurante en ce tout début d'année : Gégé n'a pas changé...
Rassurante ou inquiétante, c'est selon : il n'y a, paraît-i,l que les imbéciles qui n'évoluent pas ! Toujours un petit argument en rase motte, un bon slogan de derrière les fagots qui clôt toute discussion, etc.
Je ne t'en veux même pas et je te souhaite aussi une bonne année Gégé : que le radiateur auprès duquel tu chauffes ta petite conscience ne tombe jamais en panne et nous aurons l'agréable plaisir de lire ta prose régulièrement (sauf quand tu es "en vacances" ce qui était le cas ces jours-ci à moins que ce ne soit ton état permanent !)
@ te lire !
pour le bien des instits, profs et élèves
Et les directeurs? Nous n'existons toujours pas, pour toi... C'est navrant. Ce site s'appelle -bon sang, même en tout début d'année je suis contraint de la rappeler- "Directeurs en lutte", pas "Syndicalistes en quête de légitimité".
Bonne année à tous les dirlos et dirlettes qui vont probablement continuer à ramer...
Mon voeu : que Gégé réfléchisse au côté dangereusement inutile de certains représentants personnels...
joyeuse année à toutes et à tous.
Je ne comprends pas comment un succès peut-être revendicatif?
Mais bon... Je vais-y réfléchir.
De ton côté Gégé, si tu pouvais faire de même, et nous dire par quel miracle le programme revendicatif des années 90 du SNUipp pour les dirlos aurait une chance d'aboutir en 2011?
A mon tour de saluer les collègues et de leur souhaiter une bonne année 2011.
"RAS-LE-BOL ! On me propose : Dirlo chef hiérarchique, manager Je prends ! " (Henri)
"Je suis exactement sur la ligne de Henri. Statut hiérarchique, je dis oui si on me le propose." (Christian)
"Je me sens moins seul. Ce que vous exprimez aujourd'hui, je l'ai écrit ici il y a plusieurs années." (Moira)
"J'en suis... j'en suis que je suis prêt à accepter n'importe quoi qui améliore ma situation et reconnaisse mon travail, en argent, en temps, en reconnaissance de ma hiérarchie. Le reste, le détail, je m'en fous." (Pascal)
"je commence à me dire que si il faut passer par un statut hiérarchique et bien soit ! allons y" (Grégoire)
...etc...etc.
Ce qui est grave c'est la réaction de Pascal qui dit "je suis prêt à accepter n'importe quoi". Je ne suis pas là pour me poser en donneur de leçons. Pas du tout ! Quand je dis c'est grave, c'est parce que c'est le gouvernement qui a gagné. C'est tout à fait ce qu'il souhaite : imposer sa volonté par lassitude. Je peux comprendre la réaction des uns et des autres, mais elle est dictée par la lassitude, le ras-le-bol, comme dit Henri. Et c'est forcément mauvais.
Nous ne cessons de dire que les dirlos sont overbookés, submergés par le boulot et ce qui est gravissime, c'est que la majorité des enquêtes, questionnements, rapports... demandés aux dirlos, eh bien ça ne sert à rien ! On le sait. Si on arrêtait tout ça tout de suite, les écoles ne s'en porteraient pas plus mal.
Nous, ce qu'on n'arrête pas de dire, c'est qu'i y a une autre solution que de saturer de boulot inutile les dirlos. Faut aussi augmenter les temps de décharge et mieux indemniser les dirlos.
En tout cas, il ne faut pas céder au gouvernement. Son but c'est d'imposer sa volonté, ses réformes néfastes et pour y parvenir, il compte sur les dirlos. Enfin, quand je dis "compter", c'est plutôt en faire des valets pour mettre en place sa politique de démolition du service public d'éducation. C'est pour ça qu'il faut lutter contre les mesures qui tendent à toujours charger la mule. Et surtout ne pas céder au découragement et accepter n'importe quoi.
C'est Laurent qui a raison quand il dit :
"Statut hiérarchique, je dis oui si on me le propose .
ouais mais la question est : à combien va-t-on le proposer, et combien vont rester sur le bord du chemin ou dans la guérite du référent de site à l'entrée de l'antenne scolaire pour recevoir les parents, je répète ce que j'ai déjà dit : beaucoup vont déchanter et les rancoeurs risquent d'être fortes, beaucoup d'appelés ,peu d'élus "
Chers collègues, réagissons et n'acceptons pas n'importe quoi. Le gouvernement serait trop content. C'est ce qu'il cherche.
elle est dictée par la lassitude, le ras-le-bol, comme dit Henri.
Merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas écrit ! Les origines de ma lassitude sont multiples et, entre autres, le blocage et la rigidité de qui vous savez tous ici face à la revendication d'une reconnaissance de notre métier, reconnaissance juste et nécessaire...
Syndicats, représentants ou militants "tordus" ne font que rajouter leur couche inutile à la lassitude que nous éprouvons...
Encore un effort, Camarades, au seuil de cette nouvelle année pour délester les collègues directeurs lassés, épuisés et fatigués !
Ne pas tirer la couverture à soi de manière angélique et prétendument innocente est aussi une bonne démarche. Merci de tenter de l'adopter cette année et nous avancerons communément...peut-être.
Dommage Théo que tu finisses si mal ton commentaire, parce que je suis assez d'accord avec le début.
Avec quelques nuances...
Comment empêcher de charger le mulet? ça fait 20 ans que cela dure, ça fait 20 ans que l'on me dit qu'il nous faut plus de temps et plus de... , ça fait 20 ans que notre situation professionnelle se dégrade!
> Le MEN, via les IA peuvent accroître nos tâches tranquillement, parce que nous occupons une fonction.
Ce que nous disons, et vous êtes les seuls à ne plus l'entendre, c'est qu'il est paradoxal, à la fois de refuser la reconnaissance institutionnelle des dirlos et demander plus de temps et plus de ronds pour faire le dirlo dans les écoles.
Et c'est dans cet écart, ce gouffre, que naît la source de notre désarroi.
Il faut d'abord redéfinir ce qu'est un dirlo pour ensuite lui accorder les moyens d'assumer ses missions
Or, à te lire (ce que l'on retrouve au SNUipp), tu nies la notion de "mission" et de responsabilités spécifiques. Le dirlo n'existe pas, c'est la "direction" qui existe, donc une succession de tâches que l'on pourrait déléguer (secrétariat) ou/et se partager (CMD)...
Voilà notre différence. Mais là où nous sommes cohérent en demandant un statut qui viennent reconnaître et conforter notre place actuelle dans l'école pour nous donner les moyens d'exercer notre métier, vous rejeter le métier uniquement sur des arguments idéologiques et en flirtant avec la démagogie puisque tout en voulant réduire le rôle des directeurs dans les écoles (CMD), vous demandez plus de décharges et de salaire...
Enfin, je rigole doucement quand je lis que "beaucoup" vont déchanter si on obtient un statut pour les dirlos... Toujours les chiffons rouges en lieu et place de l'argument.
C'est aujourd'hui que, non pas beaucoup, mais une grande majorité en a plein les burnes! Cela a été acté par la MGEN et le CSS. Les dépressions (jusqu'à des tentatives de suicides!) se multiplient, chaque année de plus en plus de dirlettes et de dirlo jettent l'éponge, lessivés. De plus en plus d'affaires de harcèlement moral arrivent devant les tribunaux (et ce n'est pas que l'administration qui est mis en cause). Chaque année voit le nombre d'écoles diminué par des regroupements (donc des dirlos en moins) mais sans moyens supplémentaires et une vacation toujours aussi impôrtante.
Alors essayer de nous faire peur avec un futur qui serait une catastrophe pour nous et pour l'école quand on obtiendra le statut est vain au regard de ce que produit l'absence de reconnaissance et des perspectives que vous nous dessinez.