En pleine préparation de son congrès de mars 2010, le SE-UNSA dresse un bilan de son action édictée
par le précédent mandat. Ainsi, Philippe Martin, secrétaire départemental 59, publie-t-il un « rapport d’activité départemental » sur la
« direction d’école ».
Direction d’école : dossier non
clos
En mai 2006, était signé entre le ministère de l’Education nationale
et le SE-UNSA le protocole sur la direction d’école. Que n’avons-nous entendu à l’époque ?
Et puis le temps a passé. La fuite de nos directeurs syndiqués n’a
pas eu lieu et le SE-UNSA a été confirmé comme syndicat majoritaire des écoles dans notre département.
Avec le recul, considérons à nouveau les avancées :
- Généralisation des décharges pour les directeurs d’école à 5 classes et
extension à toutes les écoles à 4 classes ; décharges de rentrée pour les petites écoles ;
- Dotation d’une aide administrative dans chaque école en ayant fait la
demande ; le SE-UNSA sait bien que certaines d’entre elles n’ont pu en bénéficier et intervient régulièrement pour que le quota d’aide administrative soit abondé :
- Augmentation de l’indemnité de direction ; celle-ci sera augmentée une
seconde fois en 2007 pour atteindre 1295 euros.
Et puis il ya eu la signature du protocole sur les 108 heures signé
par le SE-UNSA et le SGEN-CFDT. A cette occasion :
- Une décharge de service a été attribuée aux directrices et directeurs d’école
pour organiser l’aide personnalisée (de 10 heures pour les petites écoles à une décharge de service totale pour les plus grosses) ;
L’indemnité de direction a été augmentée de 200 à 600
euros.
Pourtant, le SE-UNSA considère-t-il que le dossier est clos ?
Non, bien sûr, et les débats qui auront lieu lors du congrès de Brest, en mars prochain, iront, notamment, dans le sens
- d’une augmentation du temps de décharge,
- d’une revalorisation de l’indemnité et de la bonification
indiciaire,
- de la dotation dans chaque école d’un secrétariat administratif dont les
missions seront pérennisées, dont les emplois seront stables et qualifiés.
Depuis plusieurs années maintenant, le gouvernement tente d’imposer
les EPEP. Au-delà des EPEP, c’est l’évolution du fonctionnement et de la direction d’école qui interroge notre syndicat, comme les autres d’ailleurs… sauf qu’au SE-UNSA les débats ont lieu pour
faire avancer des pistes concrètes, y compris lorsqu’ils sont contradictoires. A nouveau, à Brest, le SE-UNSA débattra du fonctionnement de l’école, de sa structuration juridique, de son
autonomie financière à seule fin de l’amélioration de l’efficacité pédagogique.
Le SE-UNSA n’échappe pas à l’autosatisfaction rencontrée dans les syndicats ou partis politiques à la veille
d’un congrès. L’équipe en place est globalement contente du travail accompli. Tout aussi naturellement, elle agrémente son bilan d’un bémol pour justifier ses difficultés à remplir totalement son
mandat d’où la nécessité souvent réaffirmée de reconduire les dirigeants afin de parachever leur œuvre… Rien que de très classique.
Constatons, cependant, que le SE-UNSA fait abstraction de bon nombre de critiques qui lui ont été
adressées durant cette mandature. Certes, si l’obtention d’une décharge pour les écoles de 4 classes a été saluée comme une juste et réelle avancée, rappelons que les conditions
de sa mise en place ont été souvent difficiles. Les PE2 ont parfois été imposés sans concertation ni sur le jour de décharge ni sur le contenu de leurs interventions. Le suivi et la formation de
ces jeunes stagiaires a souvent été une charge supplémentaire pour nombre de collègues directeurs. Enfin, rappelons, l’incertitude qui se fait jour avec la disparition de ces PE2 à la prochaine
rentrée scolaire.
Le SE-UNSA présente aussi comme une avancée la double augmentation de
l’ISS. L'honnêteté commande de la relativiser car cette augmentation ne représente que la modeste somme de 2 fois 15 euros…
Quant à la part fixe de l’indemnité versée comme une prime et allant de 200 à 600 euros, rappelons que
l’immense majorité des collègues travaillent dans des écoles de moins de 10 classes et ne touchent donc, pour la plupart, que 200 ou 400 euros. Peut-on, pour autant, admettre que cette
augmentation soit à la mesure de la reconnaissance de leur métier ?
Ce syndicat semble également se féliciter d’avoir signé le protocole sur les 108 heures. Là
encore, il faut relativiser « l’avancée » que constitue l’attribution d’une décharge de service pour organiser l’aide personnalisée. Nous
savons que certains IA et IEN n’ont pas été très coopératifs pour simplifier le travail des directeurs. Nous ne comprenons d’ailleurs toujours pas
pourquoi certaines catégories de personnels ont été exemptées de l’aide personnalisée pendant que l’immense majorité des directeurs y étaient contraints.
A quelques mois de son congrès, l’équipe dirigeante du SE-UNSA présente ses perspectives pour le prochain
mandat. Curieusement, ces mesures sont annoncées avant les débats du congrès… Ce qui signifie qu’elles « coulent de source » et qu’elles
constituent une revendication permanente hors mandat (augmentation du temps de décharge et revalorisation financière).
Quant à la demande de « dotation dans chaque école d’un
secrétariat administratif dont les missions seront pérennisées, dont les emplois seront stables et qualifiés », qui peut croire qu’elle puisse aboutir rapidement et être exaucée par un
quelconque gouvernement ? Pas même les dirigeants du SE-UNSA qui savent bien que cette mesure n’a aucune chance d’être retenue en ces temps de RGPP et de coupes budgétaires. D’ailleurs, la
structure de la grande majorité des écoles ne nécessite pas « un secrétariat administratif ». Les directeurs ont surtout besoin d'une
décharge pour assurer eux-mêmes le bon fonctionnement de leur école.
Qui peut également croire que ces « emplois seraient stables et
pérennisés » alors qu’ils ne sont actuellement assurés que par des personnes en contrat aidé, sans formation et mal rémunérées ?
Comment croire que ces personnels seraient « qualifiés » alors même que la formation des enseignants est revue à la baisse pour de simples raisons budgétaires ? A l'évidence, le SE-UNSA
verse sciemment dans la démagogie en avançant ce type de mesure qu'il sait irréaliste et irréalisable.
Philippe Martin semble aussi minimiser l'impact de la signature du protocole en mai 2006. Comment vérifier que les directeurs syndiqués n’ont
pas quitté le navire ? Est-ce le fruit du hasard si les directeurs d’école ont été si nombreux à répondre à la consultation IFOP commandée par le GDID en septembre
2006 ? Le SE-UNSA aurait-il oublié que 93 % des collègues ont manifesté leur désir d’être reconnus par un véritable
statut professionnel ?
N'oublie-t-il pas également que les élections professionnelles ont traduit une érosion de 1,6 point sur le plan national
malgré une participation en hausse de près de 2 points. En outre le SE-UNSA a recueilli moins de 25 % des suffrages exprimés.
Certes, il est bon que les débats aient lieu au sein du SE-UNSA à propos de la direction d’école. En effet,
ce n’est pas le cas dans toutes les organisations syndicales. Mais les directeurs attendent davantage que des débats. Il est temps que le SE-UNSA prenne clairement position sur la question du
statut et qu’il inscrive enfin cette mesure au premier rang de ses revendications. Il est temps que le SE-UNSA considère la reconnaissance institutionnelle des directeurs d’école comme une
priorité absolue de son action « à seule fin de l’efficacité pédagogique », comme il dit…
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Ce que je retiens de ce que le SE a fait (ou tenté de faire), c'est justement qu'il a tenté quelque chose. Ca n'est pas ce que nous voulions ? Certes. Ca ne fait toujours pas un statut ? Re-certes. Mais, s'il avait fallu que tous les syndicats disent non à tout (comme le font si bien certains, par culture ou par facilité), pour qu'on sorte de l'impasse dans laquelle nous nous trouvions après des années de grève administrative stérile, où en serions-nous aujourd'hui ? Pas plus avancés, j'en suis convaincu.
Nous n'avons pas réussi à avoir les grives. Faut-il en vouloir aux merles ?
Surtout que, qu'on le veuille ou non, que cela plaise ou énerve, la solution souhaitée (le statut) passera forcément par la case syndicale, à un moment ou à un autre.
Et le SE n'est pas le plus fermé au dialogue, m'a-t-il semblé.
Montrons en quoi le statut est porteur d'avancées revendiquées par ailleurs par des syndicats (plus de temps, meilleure reconnaissance -financière également, donc-), montrons que la proposition d'un statut pour les directeurs n'est pas contradictoire avec les réflexions qui nourrissent certains débats syndicaux, ce sera beaucoup plus constructif, et très certainement plus efficace aussi.
Pour le reste, oui il y a de l'autosatisfaction dans ce que le SE 59 écrit. Et alors ? Vous en connaissez beaucoup, vous, des élus qui, se représentant à vos suffrages, vous diraient : "J'ai tout raté, j'ai rien fait de ce que je vous avais promis : alors surtout n'hésitez pas, votez pour moi !" ?
Attendons plutôt de voir ce qui ressortira du congrès du SE à Brest. Les choses sérieuses commenceront là.
En attendant j'observe et peut être que l'an prochain j'aurai un nouveau foyer d'adoption syndical... après 16 ans de SNUIPP.
Je pense que la création des EPE approche quoi qu’on dise et il serait peut-être utile plutôt que de passer notre temps à cracher sur les syndicats, de s’inquiéter des modalités de la mise en place de ce statut et des fameux établissements…
Parce-que, ce dont je n’entends pas vraiment parler sur ce site et celui du GDID c’est le risque pour la majorité des dirlos de perdre tout simplement leur fonction.
En effet, certaines personnes commencent ou vont commencer à s’intéresser à la direction et postuleront pour les postes de chefs d’établissement qui seront bien moins nombreux que les postes de directeurs actuellement mais mieux payés… Personnellement, je me fous de ce que pense le snuipp sur la direction mais je crois bien que l’on devrait s’inquiéter du recrutement de ces futurs dirlos…
Remarque : je plains déjà les charognards : ils devront se taper des adjoints comme nous et ça se sera rock and roll !
L'autosatisfaction des syndicats est déplacée. Pas étonnant qu’on trouve des analyses critiques de plus en plus virulentes. Même chose pour nos partis politiques. Le constat démocratique est consternant. Dans tous les syndicats ou partis politiques, la parole est confisquée par quelques apparatchiks qui prétendent détenir la vérité et dicter leur vision du monde au troupeau que nous sommes.
L’enseignant ou le dirlo lambda est absent des débats et il n’est pas considéré comme un interlocuteur apte à donner son avis. Résultat : ce comportement génère une méfiance généralisée et une remise en cause des syndicats. Ce qui n’est bon pour personne.
Alors, oui, je me réjouis de pouvoir trouver des espaces qui s’insurgent contre ce discours ambiant qui cause tant de tort à l’ensemble des salariés. Tous les jours je lis ce qui s’écrit sur les blogs qui peuvent apparaître contestataires aux yeux de certains mais qui jouent un rôle d’aiguillon indispensable pour dénoncer la pensée unique ou la langue de bois. Ce rôle d’analyse est indispensable pour faire prendre conscience qu’il faut être attentif aux messages que nous envoient les syndicats ou les partis politiques.
On en a ici un exemple flagrant avec cette annonce abracadabrantesque de "dotation dans chaque école d’un secrétariat administratif dont les missions seront pérennisées, dont les emplois seront stables et qualifiés." La plupart des collègues n’ont peut-être pas le temps de lire cette prose ou réfléchir sur l’énormité de ce qui s’apparente à un message subliminal : " voyez, bonnes gens, comme nous nous employons à améliorer vos conditions de travail… ".Eh bien, vois-tu, Nathalie (commentaire 1), je trouve heureux et sain que des collègues dénoncent, critiquent et analysent de tels propos. Après, à chacun de se faire son opinion et de savoir si ça sert à quelque chose ou à rien...
"
Pourtant, le SE-UNSA considère-t-il que le dossier est clos ? Non, bien sûr, et les débats qui auront lieu lors du congrès de Brest, en mars prochain, iront, notamment, dans le sens
- d’une augmentation du temps de décharge,
- d’une revalorisation de l’indemnité et de la bonification indiciaire,
- de la dotation dans chaque école d’un secrétariat administratif dont les missions seront pérennisées, dont les emplois seront stables et qualifiés.( on croirait entendre les concurrents)
Depuis plusieurs années maintenant, le gouvernement tente d’imposer les EPEP. Au-delà des EPEP, c’est l’évolution du fonctionnement et de la direction d’école qui interroge notre syndicat, comme les autres d’ailleurs… sauf qu’au SE-UNSA les débats ont lieu pour faire avancer des pistes concrètes, y compris lorsqu’ils sont contradictoires. A nouveau, à Brest, le SE-UNSA débattra du fonctionnement de l’école, de sa structuration juridique, de son autonomie financière à seule fin de l’amélioration de l’efficacité pédagogique."
Je me demande si la première partie de cet extrait ne préfigure pas des futures orientations puisqu'on nous dit que les débats iront dans ce sens, uniquement de "l'avoir".
Mais à la lecture de la fin de l'extrait on nous dit gentiment qu'on débattra du fonctionnement de l'école ...etc ; enfin des choses importantes mais qui semblent figurer dans les discussions annexes.
Franchement, en lisant ça, j'ai des doutes sur le courage du SE à vraiment prendre le problème à bras le corps.
Comme je suis plutôt optimist de nature, je me dis que ce n'est l'avis que d'un secrétaire départemental !!!
A voir ??
Ainsi, Philippe Martin, secrétaire départemental 59, publie-t-il un « rapport d’activité départemental » sur la « direction d’école ».
J' attends les conclusions des responsables nationaux suite au congrès de Brest !
De grandes déceptions risquent de poindre et le verrouillage de ce syndicat comme d'autres apparaîtra de plus belle tant l' inertie est grande , j' espère me tromper !
Si les syndicats majoritaires n' ont pas compris que la scission Directeur / Syndicats n'est
pas profonde maintenant et que négliger l' influence des directeurs sur pas mal de plan
était une erreur grave , c'est qu' ils n' ont rien compris à leur lente dégradation dont
attestent les chiffres de la syndicalisation.
La société change, les élèves changent, la politique change avec un drôle de virage depuis 2 008 qui ne dit pas son nom.
Alors qu'il serait nécessaire de réfléchir avec sérieux, en prenant le temps nécessaire, avec l'ensemble des partenaires, sur une évolution du système éducatif, on se contente d'aller chercher Brighelli qui passe par la petite porte du ministère !
Le directeur d'école n'est plus que celui qui tente de donner un peu de sens au foutoir qu'on nous impose quand il ne remplit pas des tableaux idiots.
A nous de créer les conditions d'une réponse forte mais là c'est bien difficile, n'est-ce pas et pourtant sans notre contribution faite de critiques argumentées et de propositions claires, pas de salut. Le Gdid y contribue et a besoin de renforts.
Au risque de me répéter ( mais certains nous y oblige), l'inertie doublée de l'inaction syndicale sur le thème de la direction nous amène inévitablement à une création un jour d'EPEP ( ou de son équivalent du moment) , lorsque le MEN en aura vraiment besoin. Je m'explique: lorsque nous serons arrivés aux limites de ce que nous pouvons fournir en qualité de dirlos peu ou pas déchargés et que de nouvelles missions seront dans les cartons du MEN, alors on passera aux EPEP... non négociés car leur création ne provoquera aucune réaction chez les dirlos en poste et peu chez les adjoints: le terrain est prêt , les syndicats le savent, protesteront en espérant récupérer quelques mécontents ( il n'y a pas de petits profits) et s'adapteront à la nouvelle structure.
En effet et afin de faire un peu de provoc, peut-on imaginer une entreprise ou une service administratif quelconque où les chefs de service auraient démissionné et seraient remplacés par des intérimaires? C'est ce que nous vivons depuis des années à l'EN, avec toutes les conséquences dont personne ne parle bien entendu.
On a défendu des Rased avec des personnels qui s'accrochaient à leur poste, on ignore les postes de direction sur lesquels les IA nomment des PE ou des adjoints contraints et forcés parceque les conditions d'exercice sont invivables... curieux silence...
Alors la défense des directeurs, aujourd'hui, seul le Gdid la porte et effectivement il a besoin de renforts! ( désolé pour cette analyse critique qui risque de heurter quelques âmes syndiquées sensibles mais je veux bien que l'on me prouve que j'ai tort!)
Bien sûr nous sommes conscients que l'affaire du statut débouche inéluctablement par une mise à plat du système. Mais si ne nous participons pas à cette analyse, le GVT nous imposera sa vision sans aucune opposition ( sauf à la marge : les désobéisseurs combien de divisions ? soyons réalistes ! )
Vieux débat entre révolutionnaire et réformiste ...
Penser l'avenir pour ne pas le subir : cela peut paraître présomptueux mais faire quoi d'autres? En attendant soyons sûrs que nos propos, nos humeurs, notre lobbying sont lus analysés par nos veilleurs instittionnels, alors c'est déjà ça de pris !
Grégoire, tu en connais beaucoup à "la base" qui seraient effrayés par un statut accordé aux dirlos ? Moi, aucun ! Et je n'en ai jamais entendu parler... Ah, si, par "le sommet" des syndicats qui s'en servent pour nous dire NIET !
Le SE dit du'il n'a pas constaté de fuite des dirlos après la signature du protocole. C'est possible car ils étaient, pour la plupart, partis depuis longtemps. Il n'y a quasiment plus de dirlos syndiqués et à ce rythme-là, il n'y aura peut-être plus de syndiqués du tout.
Je me souviens qu'à mon début de carrière, en AG du SNI, on avait l'impression d'être en réunion de directeurs. Faut dire qu'on n'a rien obtenu de plus. Pas même un petit coup de pouce pour passer PE. Mais à la décharge DU syndicat de l'époque, faut ajouter que les dirlos ne souhaitaient pas se différencier de leurs adjoints... Tous sur le même pied d'égalité... Tous dans la même galère... L'esprit de mai 68 soufflait à plein... On paie peut-être maintenant notre entêtement à avoir refusé les maîtres-directeurs de Monory... Mais on ne refait pas l'histoire.
L'autosatisfaction dans le dossier des directeurs d'école n'est vraiment pas de mise, la situation n'a cessé, ne cesse, de se dégrader (voir le récent rapport du CSS*) sans que rien de significatif ne vienne compenser l'alourdissement des tâches.
Il ne faut pas oublier que la contre-partie de la signature du Proutocole c'était l'arrêt de la grève administrative, seule action en faveur des directeurs et depuis PLUS RIEN!
Je partage aussi les critiques et les réserves formulées dans les commentaires, et heureusement qu'il existe des (2!) endroits où l'on peut critiquer... L'autosatisfaction est déjà assez indigeste, que serait-elle sans nos modérations?
Pour répondre d'abord à Nathalie (1er commentaire), qui s'inquiète de la contribution des "râleurs" de service à la cause des directeurs, et bien sans nous, le dossier serait enterré depuis belle lurette (et Gai Luron pour les connaisseurs), et le fait que le SE inscrive à leur congrès la question l'évolution de l'école et de son directeur est directement lié à nos interventions.
Par contre je rejoins Grégoire quand il dit:
"je veux y croire".
Non pas par optimisme, mais parce depuis un petit moment que l'on s'intéresse à la question, on commence à bien connaître les règles du jeu.
Il faut intégrer dans notre analyse l'enquête qu'à lancé le SE.
Ils sont surpris et par l'ampleur des réponses et par leurs contenus...
Maintenant, rien n'est "jouer", un congrès et un congrès et ce qui va compter ce sont les rapports de force... Pas le courage.
Plus on sera nombreux à "râler", n'en déplaise à Nathalie, plus le fléau de la balance penchera du côté des dirlos.
*Carrefour santé social:
conditions de travail et de santé des enseignants en fin de carrière.
...
À noter, la lassitude particulière de deux catégories de professeurs :
- les professeurs de technologie (évolution permanente des programmes, discipline peu considérée et difficultés ressenties à suivre les évolutions constantes à la fois des technologies et des programmes)
- les Directeurs d'école sans décharge de classe ou avec une décharge jugée insuffisante, qui souffrent du manque de considération de leur fonction et estiment devoir assumer une surcharge importante de travail insuffisamment rémunérée."
"Le Ministère de l'Education Nationale va-t-il se moquer encore longtemps des directeurs d'école primaire (…) qui sont taillables et corvéables à merci, qui doivent effectuer des tâches de plus en plus nombreuses, assumer des responsabilités de plus en plus lourdes,être les interlocuteurs de nombreuses personnes, structures ou associations... sans être rémunérés pour le temps passé et les risques encourus et qui doivent, très souvent, également enseigner dans des conditions de plus en plus difficiles ! Beaucoup libèrent leur direction, laissant la place à des jeunes insuffisamment formés ou à des adjoints non volontaires, commis d'office.
Ce qui était il y a quelques années une promotion devient maintenant la dernière fonction à demander."
"J'ai adoré ce métier mais je suis très contente de partir, tant je suis épuisée et écœurée surtout depuis que j'ai fait la folie de prendre une direction."
Ils sont surpris et par l'ampleur des réponses et par leurs contenus..." (com 16)
Tellement surpris qu'ils n'ont toujours pas publié les résultats de l'enquête !
Les seuls résultats portés à la connaissance de la profession, c'est par le biais de propos rapportés dans un article, propos d'une quelconque responsable syndicale SE qui faisait allusion à quelques centaines de bulletins dépouillés. Depuis, il n'ont toujours pas fini de compter les réponses ? Comme tu dis, Pierrot, le vote a été d'une ampleur considérable... Ou alors, ils ont des vieilles bécanes récupérées dans les surplus du plan informatique Fabius (TO7, MO5...)
Ils vont les publier quand, les résultats de cette enquête ? Tu as des tuyaux, Pierrot ?
J'ai payé cher ces 2 dernières années le prix d'avoir affiché départementalement mes convictions et les propositions du GDID. Je te confirme que la propagande syndicale qui se résume à :
pas de petits chefaillons
pas de directeur éloigné des adjoints
a succité des vocations de harceleur chez certain ( qui pourtant refuse de se salir les mains en partageant les obligations et les injonctions vive le CMD ! ). Si encore ils lisaient les textes du GDID pour débattre cela aurait un intérêt ( ils sont là pour cela, on n'a pas LA vérité mais on y contribue ) mais non, juste les derniers propos de café du commerce comme points d'ancrage, désespérant ...
Le plus drôle ( sic ) est que si les propositions du GDID ( en attendant celles d'un syndicat ) ne sont pas prises en compte, ils auront à la tête des EPEP un Directeur Général des Services ( type fonction territorriale ) avec un président de CA issu du Conseil Municipal...
Qu'elle soit persuadée, Nathalie, que les dirigeants des syndicats "majoritaires" lisent ce qui s'écrit (articles et commentaires) sur les (2) sites de dirlos. Et que ce qu'ils y découvrent ne peut que les freiner dans leur volonté d'étouffer le mouvement de contestation des dirlos. Sinon, il y a longtemps qu'on ne parlerait plus de nous.
Ceci dit le mouvement de grogne progresse quand même et il commence à être nécessaire de l'écouter. D'où les quelques avancées timides du SE qui se place sur les rangs au cas où.... pas totalement désinteressé le calcul mais bon!
En revanche, je n'en finis pas de m'étonner que certains s'en prennent au SE et lui fassent des procés d'intention alors que ce syndicat a au moins le mérite d'avoir une position ouverte et sujette à évolution sur le sujet dans un sens qui n'est pas facile à tenir tant le discours d'autres organisations est agressif envers un statut des directeurs.
La faute originelle de la signature du protocole, Pascal, les autres, vous allez la sortir jusqu'à quand?
Pendant encore combien de temps va-t-on lire que cette signature a coulé le mouvement de revendication des dirlos qui était déà mort depuis longtemps?
Contrairement à d'autres qui ne signent jamais rien, le SE a pour politique (contestable mais claire) d'engranger ce qui est,possible, on peut ne pas s'en satisfaire mais au moins, c'est dit.
Pour finir et d'une manière plus générale, je crois que pour un jour, sinon gagner, au moins progresser sur la revendication d'un statut, il serait plus avisé de se réjouir et créer des synergies avec ceux qui évoluent dans notre sens que de se répandre en critiques et en ce sens, je me permets de m'interroger sur la position de directeurs en lutte en ouvrant cette porte.
Chritian
Indéfiniment. Il y a des forfaitures qu'on n'oublie pas. Tu es peut-être au SE, cela te regarde, mais moi je me refuse à créer quoi que ce soit avec des gens qui pour l'instant semblent vouloir profiter d'une question laissée en friche par les autres centrales, mais n'avancent pas plus pour autant. J'attends d'autres gages et d'autres garanties, j'ai trop vu depuis trente ans de promesses non tenues et de pseudos-luttes rapidement avortées. Tant que le statut que je réclame pour les directeurs -et peut-être serai-je laissé de côté, je m'en fous- ne sera pas une revendication première d'un syndicat, je resterai critique. Et je ne me réjouirai pas.
J'ai passé ma maternelle et 3 mois de CP à la Porte des Lilas, Romainville, Seine-St-Denis...
J'arrive en Janvier à Martigues, Bouches-du-Rhône, en 1964,dans une cité d'urgence peuplée pour moitié de kabyles, pour autre moitié de pieds-noirs.
Ambiance chaude, dans laquelle on me prenait à témoin: "es-tu pied-noir ou arabe ?"
Moi, je ne savais ni ce qu'était l'un, ni ce qu'était l'autre... A peine savais-je que j'étais un parisien-tête-de-chien, parigot-tête-de-veau, ce qui suffisait déjà à mon déplaisir.
Depuis j'ai grandi, mais j'ai toujours eu du mal avec cette notion de faute originelle: il me semble qu'à un moment, temps aidant, on doit plus parler en termes de mémoire que de responsabilité.
Côté responsabilité, je ne discute en rien celle du SE sur la signature du protocole. On s'est assez engueulé avec eux à ce sujet. L'avantage, c'est que, même à ce moment de tension, ils acceptaient de nous recevoir. A distinguer donc des 8 années de silence et d'autisme du SNUipp...
Pour faire simple:
- Est-ce que, au GDID, on a quoi que ce soit à ôter des critiques que l'on a fait du protocole de 2006 ? Non...
- Est-ce que le SE-UNSA évolue sur la question, depuis cette date ? Oui, c'est indéniable...
- Son évolution passera-t-elle l'épreuve de son congrès de Brest ? En ira-t-il jusqu'à partager des positions proches des notres ? No sé....
On vera à ce moment là, l'important restant, comme on l'a fait au travers de notre pétition de Novembre, de mettre chaque syndicat au pied du mur, face à ses responsabilités, et de voir les réponses des uns et des autres...
Affaire donc à suivre, mais une certitude toutefois: on jugera sur pièces...
Thierry Fabre
PS Tout ceci pour la question de responsabilité. Pour celle de la mémoire, elle fonctionne encore assez bien, merci... Ne serait-ce que pour les vers d'Aragon:
"Le temps revient des Francs-Archers
Mon fusil a bonne mémoire"
Sans parler de faute originelle (je dirais mauvaise intention ou erreur de jugement), je partage l'avis de Pascal. Je ne peux pas faire plus confiance au SE plutôt qu'au SNUipp. Il me semble que tous deux n'en ont rien à f... de nos problèmes. Le SNUipp le dit (presque) ouvertement et n'envoie pas d'émissaire pour le signifier. Le SE, lui, met plus de formes, se fait plus rond, plus aimable, plus compréhensif... Mais le résultat est le même en fin de compte. A la limite, c'est même plus insidieux car il s'arrange pour obtenir gain de cause sur quelques avancées telles que les 15 €... ce que Pierrot appelle "l'avoir". Résultat, le MEN peut se dispenser d'aller plus loin et peut même affirmer, de concert avec le SE, qu'il se préoccupe du sort des dirlos. Du coup, la grogne des collègues se fait moins forte puisqu'on s'occupe de nous...
Quelques collègues attendent avec impatience le congrès de Brest en espérant que la situation va évoluer en notre faveur. Personnellement, je n'y crois pas. Je pense qu'on aura droit à notre contingent de petites "résolutions" gentillettes, comme d'habitude mais rien de vraiment net dans la décision. Wait and see, comme dirait l'autre...
Mais à choisir, et je rejoins Christian sur ce point, je préfère engranger des petits pas grand-chose plutôt que des grands rien du tout dans l'espoir de l'éventuelle arrivée hypothétique d'un grand soir.
J'ai été un des rares à dire sur le forum du GDID que le protocole sur la direction n'était peut être pas à jeter entièrement aux orties, notamment pour les collègues dirlos d'écoles à 4 classes qui allaient enfin avoir un peu de temps, même si ce n'était pas dans les conditions idéales par des personnels idéaux. Aujourd'hui, je vois partir en stage des collègues adjointes remplacées par des PE1 en RESPONSABILITE, des étudiants sans formation largués dans des classes à la va-que-je-te-pousse sans que les parents ne le sachent. Alors finalement, les collègues PE2 étaient un pis-aller en rapport. Et je maintiens cet avis pour avoir été longtemps directeur d'une école à 4 classes. Alors oui, les autres à 3 ou 2 classes ou en classe unique n'ont eux rien obtenus (et je mets bien dans ce rien les 2 pseudos jours de décharge de rentrée, qui ont ou pas été donnés par les IA). Mais si on attend l'accord parfait satisfaisant toutes nos revendications et agréant de plus les syndicats et surtout le SNUIPP, on peut attendre des lustres.
Alors oui j'espère que le SE ne se contentera pas de faire du vent, oui j'attends beaucoup de leur congrès, oui je serais peut être terriblement déçu. Et dans ce cas, qu'est-ce que ça changera à notre situation ? Rien, on ira au turbin comme d'habitude, on fera notre taf comme d'habitude et on râlera à juste titre... comme d'habitude. J'arrête, parce que je sens le Cloclo émerger en moi et ça, c'est pas bon signe... surtout avec Christian qui déteste les chansons
Je viens de relire l'article en date du 29/10 qui en parlait sur ce site. Une secrétaire nationale du SE évoquait 400 réponses qui émanent pour une grande partie des directeurs.
400 réponses ! Une goutte d'eau pour le 2ème syndicat d'enseignants du 1er degré.
Faut-il chercher plus loin le pourquoi de la non publication des résultats de cette enquête ? Je pense qu'on a là les deux explications essentielles :
1- un bide total quant au nombre de retours
2- un résultat fait, pour l'essentiel, par des dirlos et qui ne peut que déplaire à la direction de ce syndicat
Alors on fait le mort... Avec le temps, viendra l'oubli...
Tu vois, Pierrot, moi, je ne peux pas faire confiance à un syndicat qui m'a trahie en signant le protocole en 2006, qui me balade avec ses petites avancées qui ne me tiennent même plus en haleine et qui ne veut pas entendre ce que disent les dirlos dans une enquête qu'ils ont eux-mêmes mise en place...
Oui, Pierrot, quelle ampleur ! Mais surtout quelle ampleur du désastre !
Anne-Marie
Que le Protocole ait "engrangé" des "acquis", c'est évident:
il y a plus de... après la signature qu'avant.
Mais, il faut aussi considérer la contre-partie pour apprécier la pertinence de l'engagement du SE.
> l'abandon de la grève administrative, la seule action spécifique en faveur des dirlos (quoique l'on en pense).
Conséquence: les directrices et directeurs sont rentrés dans le rang.
Redevenus des 'com'les zotres", nos conditions de travail ont continués à se dégrader à la vitesse grand V.
Et, objectivement Christian, sans autosatisfaction aucune, l'action du GDiD,en particulier depuis 2006, a permis de garder le dossier ouvert.
Sans autosatisfaction parce que:
1° je ne suis pas rassuré par l'arrivée des EPEP tels qu'ils nous sont proposés.
J'aurais aimé que la réflexion entamé par le SGEN et le SE (tardivement), puisse avoir l'espace nécessaire pour aboutir.
2° je ne sais pas ce qui va sortir du congrès du SE, mais, puisque c'est le congrès du SE ce ne sera pas la copie conforme des idées du GDiD...
À nous, d'être capables de construire ensemble.
Donc pas de baguette magique ni de plan sur la comète, juste du factuel:
Le SE parle avec les directeurs des directeurs... Et il n'est plus le seul.
URGENCE HAITI
Comme vous le constatez, il y en a pour tous les goûts... sauf pour nous. Où nous sommes dans ce prétendu intérêt du SE pour les directeurs? Et je n'ai mis les articles que depuis la parution du questionnaire, au sujet duquel nous n'avons aucun retour.
Bref, je n'y crois absolument pas. Et même si ça emm... certains, je continuerai à le dire.
Christian
Maintenant, sur la grève administrative que j'ai mené personnellement pendant mes 4 premières années de direction (c'est à dire jusqu'à la signature du fameux protocole), force m'a été de constater qu'elle ne servait à pas grand chose dans mon département (et je précise bien dans mon département, car je ne prétends pas connaître le fonctionnement des autres). Je m'explique : je bloquais l'enquête 19 consciencieusement après l'avoir rempli de même, mais l'administration connaissait quand même mes effetcifs classe par classe grâce aux listes données en mairie pour le calcul des subventions de fonctionnement. Les deux dernières années, mon IEN est même passé les chercher à l'occasion d'inspections, en me prévenant à l'vance pour être certain qu'elle était remplie et ce pour ne pas me piéger auprès de l'IA. Pourquoi ? Parce que lui même ancien dirlo, il était persuadé de la nécessité d'un statut. Mais je me souviens que juste avant de partir en retraite, il m'avait dit que notre grève administrtaive allait simplement amener l'administration à créer un logiciel de gestion. et... Base-élève est arrivé. cqfd. Alors certes, elle était un moyen de pression, le seul à notre disposition et la signature du SE nous l'a enlevé. Mais en même temps, que nous a-t-elle permis d'engranger ? Rien, à part Base-élève. Sacré avancée. Enfin, ce n'est que ma pauvre petite opinion et je la partage.
Quand à toi Pascal, si c'est à moi que s'adresse le mot taupe, sache que la dernière que j'ai vue était morte : c'était dans le jardin familiale et j'avais 6 ans. Personne ne prétends que le SE nous a fait engrangé d'énormes avancées car on est loin d'être leur préoccupation principale. Et même, je suis certain qu'on ne le sera jamais. Mais il faut quand même admettrequ'on a besoin des syndicats pour faire avancer notre dossier, avec la pression que nosu pouvons leur mettre derrière. Ceci étant posé, il me semble qu'il sera plus aisé d'avancer vers nos demandes avec le SE qu'avec le SNUIPP de Théo, Gégé et consort. Je peux me tromper, le SE peut nous tromper. Dans ce cas, disons-nous que personne n'aura jamais rien de plus car pas un gouvernement ne lâchera rien en notre faveur sans y être contraint ou sans avoir de vilains projets engageant notre avenir et notre pérennité d'enseignants et de dirlos.
Dire non au point de bonif pour la hors classe.
Dire non à une décharge complète des heures APE ce qui aurait pourtant allégé nos journées déjà chargées.
Dire non à un statut possible.
Que promet le SE? de parler un peu de nous au prochain congrès .
Ecrire le mot " directeur" dans ses articles.
C'est mieux que le Snuipp certes.... est-ce suffisant pour penser que ce syndicat évolue favorablement sur le dossier de la direction? J'ai un vieux doute et je me souviens des débats et promesses remis régulièrement aux calendes... donc , n'attendons rien, on verra, on jugera.
> je suis pense plutôt comme toi, mais c'est bien pour la stopper que De Robien a fait signer le Protocole.
est-ce suffisant pour penser que ce syndicat évolue favorablement sur le dossier de la direction?
Formuler comme cela, Merlin, et après tes rappels, la réponse et oui, le SE évolue favorablement sur le dossier.
Pour autant, tu as raison, il faut garder nos "vieux doutes".
N'empêche que dans le Haut-Rhin, le SE a organisé un débat autour de l'évolution du statut de l'école et de son directeur.
Dans de nombreux départements il s'est associé au GDiD pour construire leur motion.
Dans le 13 RIS commune avec le GDiD
Dans le 06 RIS commune SE, SGEN, GDiD, et RDV commun à l'IA pour avancer sur les problèmes des dirlos...
Ma conclusion est de ne pas se contenter d'attendre pour juger à la fin, mais avancer ensemble tant que cela est possible, dénoncer s'il le faut au moment venu.
Si je ne sais pas ce qui va sortir de leur congrès, je ne vois pas, dans le contexte actuel, ce que nous aurions à gagner à les laisser faire seuls dans leur coin.
Je me suis abstenu de participer à ce débat concernant le SE-Unsa. Pas mon problème, cela ne me regarde pas… Si j’interviens aujourd’hui, c’est plus sur un plan général que partisan. Ma sensibilité syndicale ne peut admettre ce que dit Pascal Oudot dans son commentaire 26 :
Le SE a plus besoin de nous que nous avons besoin du SE.
Les salariés ont besoin des syndicats et les syndicats ont besoin des salariés. En tant que salariés, les enseignants partagent avec les autres salariés, les mêmes besoins d’être défendus et de se faire entendre. Ces droits inaliénables ne peuvent s’exercer qu’à travers l’action collective.
Pas plus tard que le 11 septembre dernier, Darcos (oui, c’est bien le même…), maintenant ministre du Travail, a déclaré qu’il était nécessaire d’avoir des syndicats avec un nombre d’adhérents plus élevé pour avoir un dialogue social efficace. Venant de lui…
Dans un monde parfait, nous n’aurions peut-être pas besoin de syndicats. Les employeurs traiteraient leurs employés avec respect et leur verseraient des salaires décents. On peut rêver, n’est-ce pas ?
En fait, Pascal, il ne faut jamais oublier qu’un syndicat fait entrer la démocratie dans le milieu de travail. Accepterions-nous de vivre dans notre doux pays sans le droit de voter ou sans pouvoir donner notre avis sur la façon dont la Cité est administrée ? Alors pourquoi l’accepter au travail ?J'aurai tout lu ici-bas. inutile que j'en rajoute, j'ai déjà largement exposé ici ce que je pense du syndicalisme en général et des syndicats en particulier.
En ce qui concerne le taupinat, je n'ai cité personne, qui se sent morveux qu'il se mouche. Que chacun brandisse haut et fort sa bannière, au moins on y voit clair. D'ailleurs à ce propos Christian tu pourras à l'avenir poster ici directement tes réponses et tes reproches au lieu de gémir aillleurs sur ceux dont tu te "demandes ce qu'ils cherchent".
Il faut aussi rendre à César ce qui est à César, peu ici en dehors de moi affichaient il y a quelques mois leur véritable nom pour poster un commentaire. Moi non plus je ne me cache pas, je n'ai plus l'âge des jeux infantiles. En revanche, c'est toujours pour moi une volupté de fin gourmet d'arriver à faire sortir les syndiqués du bois, qui eux s'affichent encore derrière un pseudo.
Quand une loi est mal faite , il existe peut-être un moyen de le montrer en la poussant au paroxysme de son absurdité.
Pour nous, à part "assurer la bonne marche de l'école" et devoir obéir à nos sup hierarchiques , tout est du vent , du montage coutumier qui arrange tout le monde.
Et si ,en guise d'action, si nous nous mettions à faire du vent?
108 de réunions type tupperware (si elles doivent être animées par nous sans formation) , plus de coop , rendre au personnel municipal toute l'étendue de ses fonctions ( ils ont une hiérarchie propre), laisser les chefs de travaux faire , ou pas, arriver à 8h20 et repartir à 16h30. Tapantes! Ne jamais avoir les clés sur nous : elles appartiennent à la commune. Ne plus autoriser de sorties , de fêtes si notre ien ne le fait pas lui même.
Tous crieront stop dans peu de temps ; la machine va se gripper : l'ien va exploser , les parents ne pourront plus matériellement nous rencontrer , les collègues appelleront de leurs voeux un directeur à statut...
Assurer les inscriptions (voire avec le pb marseillais) , les sacro saintes remontées statistiques(faites à la hâte comme les circulaires d'aujourd'hui) et les conseils d'école (où il n'y aura plus rien à dire faute de vie dans l'école),et par ci par là ,les répartitions , les déclarations d'accident , les équipes éducatives MAIS TOUJOURS DANS LA DECHARGE ( 6h pour moi...).
Cela vous paraît - il possible ?
Ah, ça, c'est sûr !!! D'ailleurs, toi non plus tu ne pourras plus les rencontrer puisqu'ils seront partis en courant dans le privé.
Résultats : suppression de classe, un collègue qui vire, les autres qui râlent et ta réputation qui est faite...
Et comme tu le dis "Tous crieront stop dans peu de temps" mais pas certain pour autant qu'on t'accorde un statut en guise de récompense pour bons et loyaux services...
D'accord pour trouver un moyen de nous faire entendre mais pas en cassant l'école publique.
Des solutions existent sur le fonctionnement interne, à peu près indolore de l'extérieur: envoi systématique des autorisations de sorties pour signature aux IEN ( c'était leur boulot il y a quelques années), de même pour toutes les demandes de travaux, d'équipement, de changement d'ampoule dans les toilettes ( une façon de leur rappeler notre quotidien, ne plus assister aux diverses cérémonies , réunions de caisse des écoles... mais envoyer les convocations à l'IEN, et de même pour tout papier administratif sur lequel on se contente de marquer " vu et transmis, l'enseignant chargé de direction"... d'autres actions sont certainement possibles.
Pour cela, il faudrait qu'un syndicat représentatif lance un mot d'action national , relayé au plan départemental, pour que le problème de la direction devienne un sujet de préoccupation majeur de nos responsables nationaux et départementaux.
Et là, c'est le vide, le mutisme complet. Voilà Françou la raison pour laquelle rien n'avance, il n'y a pas de fatalité, simplement une situation qui arrange bien le MEN ( qui dispose d'une main d'oeuvre efficace et pas chère) et des syndicats qui pour des raisons idéologiques nient la présence des directeurs dans les écoles.
C'est tout . Je suis dégoûtée. Qu'est ce qu'on peut faire?
L'homme est un loup pour l'homme.
Je crois que c'est encore l' immense problème que nous n' avons pas réglé , le public , certains partenairs, les parents ignorent totalement la charge que constitue la fonction de la direction.
C'est sur ce Plan là qu' il nous faut avoir des idées d'actions probantes et marquantes.
Tous ensemble nous pouvons sûrement mettre en place UNE ACTION "CHOC".
C'est une idée comme ça à approfondir si elle vous tente.