Deux ans après un premier rapport, la commission
Attali a remis à l'Elysée, le 15 octobre dernier, 25 nouvelles propositions pour sortir la France de la crise.
Les nouvelles propositions de l’ancien sherpa de François Mitterrand ne remettent pas en cause les 316
recommandations précédentes, mais prennent en compte les effets de la crise.
Ce rapport, intitulé “Une ambition pour dix ans, une mobilisation générale pour libérer la croissance et donner un avenir aux générations
futures”, donne la priorité à 4 chantiers dont l’un concerne la nécessité d’une réforme de l’école primaire et la création d’un statut
de directeur d’école.
Nous nous attacherons, ici, à extraire de ce rapport certaines des dispositions qui concernent plus
précisément le devenir des directeurs d’école.
La France que nous voulons pour
2020
Nous ne voulons pas d’une France où le niveau d’éducation recule, comme c’est le cas
aujourd’hui, en particulier dans l’enseignement primaire. Ce recul constitue un obstacle à la croissance, dans l’économie de la connaissance et la mondialisation. L’école primaire doit être largement réformée. C’est notre premier grand chantier de long terme.
Le système d’éducation a longtemps été un atout
de la France. Il ne l’est plus. Des progrès ont été accomplis par la mise en
œuvre de notre premier rapport dans l’enseignement supérieur. Il n’en va pas de même pour l’école primaire, où s’aggrave l’échec scolaire, et où recule la mobilité sociale. En particulier, les
élèves en difficulté avant leur entrée au CP le restent, dans leur quasi-totalité, par la suite. Ce gaspillage de talents finit par se retrouver dans la population active où un très grand nombre
de gens arrivent sous qualifiés : une mauvaise école primaire est un obstacle à la croissance.
Pour y remédier, il faut :
- renforcer l’égalité des chances dès la crèche et la maternelle.
- renforcer l’autonomie et le rôle du directeur
d’école.
- mettre en place une véritable gestion des ressources humaines de l’éducation.
Un niveau d’éducation primaire en
régression
Selon des études récentes, en France près de la moitié des élèves en fin de CM2 n’ont pas
acquis les capacités en lecture et calcul permettant d’accéder à l’autonomie.
Parmi ces élèves, 15 % souffrent de difficultés particulièrement importantes : lexique très
limité, difficultés de compréhension, repères méthodologiques très insuffisants. Malgré des moyens financiers supérieurs à ceux engagés par ses voisins de l’OCDE, les résultats de la France sont
médiocres. Le plus préoccupant est la régression du niveau de lecture, d’écriture et de calcul, la France enregistrant en particulier en mathématiques la plus forte baisse de score des pays de
l’OCDE entre 2003 et 2006.
Ces lacunes du primaire ne peuvent être rattrapées dans la suite du cursus scolaire. La
distribution des niveaux entre élèves, cristallisée à l’issue du CP, se retrouve en fin de CM2 (60% capables, 25 % fragiles et 15% en grande difficulté) puis en fin de secondaire supérieur (64%
bacheliers, 20% BEP/CAP seulement et 16% sans diplôme). En particulier, le recul des connaissances mathématiques en fin de primaire risque d’aggraver à terme le déficit d’ingénieurs constaté
depuis plusieurs années.
Cette faible performance du système éducatif français est socialement inégalement
répartie.
Les
défaillances de la gestion des ressources humaines et notamment :
- l’insuffisance de la formation initiale des
éducateurs en crèche et des enseignants en maternelle et en primaire;
- l’inadaptation du système de formation
permanente des enseignants : la formation continue des enseignants reste limitée ;
- un système d’évaluation déficient :
le Haut conseil de l’éducation, beaucoup trop mesuré dans ses termes, relève qu'il « n'est pas très juste », « peu efficace » et « engendre malaise et parfois souffrance ». En effet, on a des
critères d'évaluation insuffisants, des conditions d'inspection différentes, des conditions de prise en compte des tâches autres que d'enseignement individuel non homogènes… ;
- un système d’affectation des enseignants
injuste et inefficace, notamment pour les jeunes professeurs envoyés en zones difficiles ;
- une insuffisance de pilotage des
établissements qui tient largement à leur trop faible autonomie et à l’absence de pouvoir des directeurs d’écoles. Les directeurs d’établissements ne peuvent adapter leurs
fonctionnements, leurs équipes, leurs temps scolaires aux besoins des élèves – alors mêmes que ceux-ci diffèrent fortement. Les professeurs ne peuvent moduler, théoriquement, leurs méthodes
d’enseignement et leur prise en charge des élèves en fonction des demandes, alors que des pratiques innovantes peuvent se révéler nécessaires ;
PREPARER LA CROISSANCE DE DEMAIN : ASSURER A
NOS ENFANTS UNE EDUCATION ET UN ENVIRONNEMENT DE QUALITE
Proposition 22 :
Lutter contre l'échec scolaire et l'illettrisme
à l'école primaire. Une expérimentation pourrait avoir lieu dans vingt
établissements dans chaque académie. Elle est rendue possible par l’article 34 de la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école.
La mise en œuvre de cette réforme devra être ciblée sur un nombre limité d’établissements
afin d’y affecter les moyens nécessaires et d’en évaluer les résultats.
La mise en place de l’autonomie des écoles primaires, liée à la redéfinition du rôle du
directeur d'école, responsable de la réussite des élèves de son école pourrait est la clé de la réussite des élèves à l'école primaire.
Accorder un vrai pouvoir de direction aux
responsables d’établissements primaires
Au plus proche des élèves, de leurs parents et des professeurs, le directeur d’une école doit
pouvoir déterminer les objectifs à atteindre en fonction des besoins de ses élèves.
Il sera essentiel de prévoir une formation adaptée et l’instauration d’un statut particulier
pour les directeurs d’école. Cette nouvelle formation pourrait être majoritairement accessible aux professeurs des écoles, déjà directeurs ou non, mais aussi aux conseillers pédagogiques. Les
directeurs d'école devront être formés à la gestion d'équipe et aux relations avec les parents.
Le directeur d’école devra pouvoir, d'abord,
intervenir directement dans le recrutement des équipes pédagogiques, sur lesquelles il doit ensuite avoir une réelle fonction de direction et de mobilisation dans le cadre d’un projet
d’établissement.
- Le recrutement de
son équipe
Un prérequis au recrutement par les directeurs des professeurs est la nécessaire qualité de
la formation à la fois théorique et pratique, disciplinaire et pédagogique des enseignants à l’université. La maquette actuelle de la masterisation ne semble pas répondre actuellement à cet
objectif.
Le système éducatif finlandais se caractérise par une "forte autonomie des établissements,
des enseignants et des élèves". Dans ce cadre, le recrutement des enseignants est assuré par une décision du directeur sous le contrôle des conseils associant des représentants des parents, des
enseignants et du personnel.
Cette solution permettrait d’éviter des affectations inadéquates, par exemple de jeunes
professeurs sans expérience dans les établissements les plus difficiles.
Celle-ci prévoit que « sous réserve de l'autorisation préalable des autorités académiques, le
projet d'école ou d'établissement peut prévoir la réalisation d'expérimentations, pour une durée maximum de cinq ans, portant sur l'enseignement des disciplines, l'interdisciplinarité,
l'organisation pédagogique de la classe, de l'école ou de l'établissement, la coopération avec les partenaires du système éducatif, les échanges ou le jumelage avec des établissements étrangers
d'enseignement scolaire ».
- L’évaluation de
son équipe
Le directeur, sera le supérieur hiérarchique des personnels de son école et devra participer
à l’évaluation des enseignants, comme le fait un principal de collège et à l’affectation de ceux-ci devant les classes de son établissement.
En cas de faiblesse d’un professeur, une formation obligatoire devrait pouvoir lui être
proposée en dehors du temps scolaire, en accord avec l’inspecteur d’éducation nationale.
- La responsabilité
des résultats des élèves de son école
Le directeur doit être responsable des résultats des élèves de son école, par rapport aux
compétences devant être acquises. Cela suppose un renforcement des évaluations nationales au niveau du CE1, fin du cycle d’apprentissage de la lecture et au niveau du CM2.
- La mise en place
d’expérimentations pédagogiques pour assurer la réussite des élèves
A partir des résultats des évaluations nationales, le directeur doit pouvoir mieux piloter
ses ressources, organiser le travail des équipes pédagogiques, organiser le temps scolaire et participer à des expérimentations en matière de pédagogie innovante pour réduire l’échec
scolaire.
Le choix du rythme scolaire en 4 ou 4 jours et demi, sera déterminé par le directeur.
Enfin le directeur pourra participer à des expérimentations en matière de pédagogie
innovante.
- L’implication des
parents par le directeur, comme co-acteurs de la réussite scolaire de leurs enfants. Le directeur d’école pourrait alors proposer aux parents de mieux les associer, sur le modèle
d’une expérimentation menée et évaluée avec succès « la mallette des parents ».
Les directeurs pourraient entreprendre des actions pour :
- mieux expliquer aux parents le fonctionnement de l’école (à quoi servent les cours, quels
sont leurs objectifs, comment fonctionne le système d’orientation). L’école leur expliquerait aussi ce qu’elle attend d’eux (suivi des devoirs, carnets de notes…) ;
- offrir un espace d’écoute, par des professionnels, des professeurs ou d’autres parents
d’élèves bénévoles aux parents à l'école permettant de dépasser les situations de parents très démunis face à la détresse de leurs enfants, en échec dans le système scolaire. Des conférences sur
l’alimentation, les rythmes de l’enfant, l’apprentissage de l’autorité pourraient être organisés pour donner des clés indispensables aux parents ;
- ouvrir les locaux de l'école à des ateliers pour les parents, qui leur permettront
d’accompagner de leurs enfants, dans des matières fondamentales: orthographe, calculs de base, grandes dates de l'histoire, outils informatiques…
Mettre en place des établissements primaires d’enseignement public (EPEP)
Il ne sera pas possible de mettre en place un directeur d’école, déchargé de sa mission
d’enseignement, si l’école n’a que peu de classes ou que quelques niveaux.
La création d’une nouvelle fonction de
directeur d’école est indissociable de la création des établissements publics d’enseignement primaire (EPEP), regroupant différentes écoles, permettant d’atteindre une taille critique des
écoles.
Ces EPEP pourrait regrouper plusieurs écoles de plusieurs communes qui n’offrent pas un
enseignement dans tous les niveaux. Le nouveau directeur pourra superviser, en étant mobile, les différentes « écoles » de l’EPEP.
Des évaluations devront être menées pour mesurer l’efficacité de cette mesure. Ces
évaluations devront faire l'objet d'un suivi continu, tant sur le plan individuel (méthodes des enseignants, management des directeurs, etc.) que collectifs (ouverture de l'école, pratiques
collectives, etc.) tout au long de l'expérimentation. Elles devront aussi faire l'objet d'une évaluation à moyen et long terme. Ces évaluations devront reposer sur des objectifs de résultats, et
prendre en compte la satisfaction des élèves, enseignants, parents et de l'ensemble de l'équipe de l'établissement. Les bonnes pratiques pourront ainsi faire l'objet d'une diffusion.
Proposition 23 : Améliorer la gestion des ressources humaines de
l’éducation
Moderniser l’évaluation des enseignants en intégrant l’engagement personnel des enseignants
et tirer les conséquences de cette évaluation sur la carrière.
L'évaluation devrait être modernisée pour la rendre plus juste et plus efficace, sanctionnant
des carrières fondées sur le mérite et l'investissement personnel. Elle devrait notamment mieux prendre en compte les résultats des élèves et être plus régulière. Les critères d'évaluation
doivent prendre en compte l'aptitude des professeurs à faire évoluer les élèves.
Redéfinir les obligations de service des
enseignants
Des décrets de 1950 ont défini le service des enseignants uniquement en horaire hebdomadaire
d'enseignement98 et non en temps de travail. Le temps de correction, de préparation et de présence dans l'établissement n'est donc pas décompté.
La mission des enseignants ne se limite pourtant pas à l'activité d'enseignement.
Ainsi l'accompagnement des élèves, la relation avec les familles, l'aide à l'orientation, le
travail en équipe ou par discipline ou les conseils de classe, conseils de cycle en primaire (particulièrement important pour le cycle de la lecture grande section, CP, CE1) sont des missions
essentielles des enseignants.
Progressivement, il faudrait pouvoir renforcer les obligations de service des enseignants en
ajouter au volume d’heures d’enseignement des heures de concertation et de tutorat.
Par ailleurs, le passage du calcul hebdomadaire des heures d’enseignement des enseignants à
une annualisation du temps de travail permettrait de rendre plus flexible la gestion des ressources humaines…
L’Institut Montaigne recommande au Gouvernement de mettre en
œuvre sans délai les propositions du "rapport Attali" sur l'école primaire. (relire notre
article du 5 mai 2010 intitulé « L’Institut Montaigne
favorable aux EPEP et à un vrai statut de directeur »)
Pourtant, rien de comparable cette fois avec la médiatisation de la remise officielle du premier rapport en
2008. Un seul rendez-vous avec le président de la République. Un bref communiqué. Pas de conférence de presse. On sait que Jacques Attali n’est plus en odeur de sainteté à l’Elysée. Pour l'un des
membres de la commission Attali, interrogé dans les Echos, « cela ressemble à un enterrement de première classe du rapport ».
Côté UMP également, l’école et son directeur sont au centre des
préoccupations du « Rendez-vous pour la
France », premier signe du lancement de la campagne présidentielle.
Fidèle à ses habitudes de bateleur, Gérard Longuet
affirme tout de go que « ce qui manque à l'Ecole ce ne sont pas des moyens mais des
chefs ». « On a besoin de vrais établissements au primaire, avec de vrais directeurs
et des élus locaux impliqués », insiste-t-il. L’école doit avoir un patron et un vrai... « Pour qu'il y ait établissement, il faut comprendre qu'il n'y aura d'autonomie que si le chef rentre dans les classes et évalue les enseignants. Ce travail doit
déboucher sur la cohésion ou la séparation ». Rien de moins !
Même son de cloche chez Jean-François Copé :
« Il faut faire du chef d'établissement le pivot de l'organisation. Il doit être le patron et gérer les
enseignants. Il faut qu'il puisse constituer son équipe".
Le SE-Unsa a immédiatement réagi : « …pour l’UMP, l’autonomie, ce n’est pas celle de la communauté
éducative, c’est celle du chef : autonomie dans le recrutement des professeurs, autonomie budgétaire, y compris sur la répartition des moyens horaires, et autonomie pédagogique. Pour le
SE-UNSA, cette conception « managériale » de l’autonomie est aux antipodes des démarches collaboratives plus que jamais indispensables. Qui plus est, cette autonomie ne s’accompagne
d’aucun moyen pour mettre en œuvre des pédagogies de la réussite… ».
Faut-il prendre au sérieux tous ces propos de campagne ? On connaît les déclarations tapageuses du
sénateur Gérard Longuet. On ne peut, non plus, oublier que la période est à la mobilisation des militants égarés. Les poubelles de l’histoire sont pleines de paroles et de promesses démagogiques
oubliées dès le soir du scrutin…
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Remède de cheval, austérité, inepsies... Voilà la réponse du très ultra-libéral Attali (qui se dit de gauche...) pour régler le problème de la crise !
Il faut savoir que la commission Attali estime qu'il faut réduire de 50 milliards d'euros en 3 ans les dépenses publiques et augmenter de 25 milliards les recettes fiscales et sociales.
La très ultra-libérale commission fait des propositions :
- placer sous conditions de ressources les allocations familiales
- geler les prestations sociales
- créer une TVA sociale
- geler jusqu'à 2013 le point d'indice du salaire des fonctionnaires
- élargir le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux aux collectivités locales et à la sécurité sociale (le gouvernement commence par sucrer des postes à Pôle emploi).
- dérembourser de nouveaux médicaments
- mettre en place une participation financière des malades en affection longue durée (cancers, diabète...)
- etc... etc.
Et cerise sur le gâteau, entreprendre la réforme des EPEP et du statut du dirlo pour améliorer les résultats des élèves !!!!!
L'ultra-libéral Attali va nous faire croire que donner un statut hiérarchique à un dirlo va améliorer la réussite scolaire. Tout en continuant à supprimer des dizaines de milliers de postes d'enseignants !!!! La quadrature du cercle vue par Attali...
D'ailleurs, un signe qui ne trompe pas : on voit tout de suite les patrons de l'institut Montaigne applaudir des deux mains.
Vivement 2012, qu'on donne un bon coup de balai à tous ces démolisseurs du service public !
Vivement 2012, qu'on donne un bon coup de balai à tous ces démolisseurs du service public !
Nous pouvons souhaiter aussi tout aussi vivement que les donneurs de leçons idéologiques dont la tâche première est de botter en touche, de noyer le poisson (les directeurs d'école) sur ce site et d'opposer systématiquement à un argument ou à une mesure (avec lesquels on peut ne pas être d'accord !) des fins de non-recevoir sans proposition d'aucune sorte, nous annoncent une mesure, une action valables, un intérêt véritable en faveur des directeurs d'école...
Sans attendre 2 012, bien entendu...
Désolé, Henri, mais cet article te contredit. Il vient à point nommé et apporte du poids à la position du SNUipp.
Probablement n'étais-tu pas bien informé des déclarations de l'UMP et de la commission ATTALI quand, hier, en réponse à mon message sur le supplément à fsc, tu as écrit : "On peut y lire : "Non au statut hiérarchique" (évidemment il n'y a que toi et les tiens qui croient ou font semblant de croire à ce genre de foutaise !) Même le rapport Reiss s'en éloigne totalement...".
Ben, non, vois-tu, je ne suis pas le seul à penser ça et pas besoin de faire semblant. Jacques ATTALI et sa commission, l'Institut MONTAIGNE, G. LONGUET, J.F. COPE le disent clairement. Je pense, Henri, que tu comprends mieux maintenant l'attitude du SNUipp de se montrer attentif à tout ce qui se dit sur le sujet. En toute bonne logique, tu ne peux que nous rejoindre sur ce point car je ne te ferai pas l'injure de croire que tu es favorable à un statut hiérarchique.
Que de délicatesse pour dire en fait que soit on est pour le projet UMP qui n'est qu'une grossière caricature soit on est SNUIPP.
Mais entre l'école kolkhosiene et l'école caserne il reste de la place pour d'autres visions. Encore unez fois le problème des directeurs ne se résume pas à vouloir être chef et /ou vouloir des moyens. Nous donner les moyens ne changera rien au malaise existenciel lié à la reconnaissance et de notre implication et de nos compétences.
UMP SNUIPP même combat semble-t-il : nous nuire.
Toujours dans son rôle de pédagogue-prosélyte, Dédel tient à ratisser large :
- Trop bête (pour être poli) j'ai fait un commentaire "sans être informé" ! Merci à toi Dédel, je me ramener dans le droit chemin !
- Oui, Dédel, je "comprends mieux la position du SNUipp", je la comprends d'autant mieux qu'elle ne change pas d'un iota depuis des lustres !
- Et "en bonne logique", je ne vais pas tarder à te rejoindre (
)...Et quand bien même serais-je favorable à un statut
hiérarchique (auquel je ne crois pas comme indiqué plus haut et auquel en bonimenteur de foire tu continues à faire semblant de croire), je me tiendrai éloigné de ton injure...
À part tout ceci, qu'as-tu à nous proposer pour la reconnaissance du "métier de directeur"? Hum ?
ThéoDel, Je me demande si vous vous rendez compte à quel point votre discours est formaté pour ne cibler qu'une seule catégorie de personne: le noyaux dur de vos adhérents.
De libéral, on est passé à ultra-libéral pour arriver aujourd'hui à "très ultra-libéral"... du language bébé, la politique expliquée aux enfants, à venir le "beaucoup plus très super ultra libéral"...
Mais vous, de quelle gauche vous réclamez-vous?
On peut facilement retrouver en quel terme vous parliez du SE, de la CFTC, de la CFTC, de la CGC... des Sarkozistes complices du gvt... Ces organisations sont toutes dans l'inter syndicale qui s'oppose à la réformes des retraites....
Fenêtres sur cours sort un numéro spécial sur les dirlos? TANT MIEUX! Mais, chat échaudé craignant l'eau froide, j'attendrai un peu avant de rallié la banière SNUipp.
Parce que déjà en 2006, un certain Frédéric Sihr écrivait dans les colonnes de cet honorable revue d'information:
DIRECTION
Ensemble, le 22 novembre, à Paris, 1000 délégués de toute la France
se mobiliseront pour la direction et le fonctionnement de l'école. Il est
temps que le ministre prenne la mesure des réponses attendues
Rien n'est réglé concernant la direction et le fonctionnement de l'école. C'est le message qui sera délivré lors de la journée d'action nationale mercredi 22 novembre à Paris. 1000 délégués de tous les départements rapelleront qu'au delà de l'enquête 19, le blocage administratif continue
pour obtenir la réouverture de négociations qui tiennent réellement compte de la réalité des conditions d'exercice, du besoin de temps et de revalorisation financière.
Les pressions pour récupérer toutes les enquêtes 19, les menaces de retrait sur salaires pour service non fait, sonnent comme un aveu du ministre et montrent que le conflit est bien
la suite...
Les pressions pour récupérer toutes les enquêtes 19, les menaces de retrait sur salaires pour service non fait, sonnent comme un aveu du ministre et montrent que le conflit est bien réel. Le ministère tente de faire entendre que le protocole pourtant rejeté par la majorité de la profession serait la vie rêvée des anges. Pourtant, un rapport de la Desco en Janvier avait déjà pointé un alourdissement des missions liées à la direction.
Plus récemment, l'enquête de la MGEN réalisée par Georges Fotinos identifiait un fort malaise chez les directeurs, « leur moral étant au 36e dessous alors que ce sont des responsables d'école ». En cette rentrée, les conditions d'exercice de tous les directeurs se sont même détériorées avec de nouvelles tâches, imposées parfois sous forme d'injonction : évaluations CE1, PPMS, PPS, élaboration des PPRE, stages filés. Le SNUipp et le Sgen « demandent au ministère de lever les menaces qui pésent sur les directrices et directeurs assumant leurs missions au service des élèves et du fonctionnement de l'école mais qui bloquent la transmission des documents administratifs dans le cadre de la consigne syndicale. ».Une condition indispensable afin d'établir un climat d'apaisement, nécessaire à la
re la suite
». Une condition indispensable afin d'établir un climat d'apaisement, nécessaire à la concertation. Le 16 novembre, devant l'abscence de réponse du ministère sur la levée des menaces, toutes les organisations ont refusé de siéger à la réunion convoquée par le ministre. Dans ce contexte, le SNUipp et le Sgen appellent à la réussite de la mobilisation du 22.
que s'est-il passé depuis 4 ans?
> les dirlo ont été sanctionnés pour service non fait (les seuls qui s'en sont sortis sont ceux qui sont allés personnellement devant les tribunaux).
> aucune action spécifique proposée par le SNUipp.
> conditions de travail qui n'ont cessé de se dégradée.
> le SGEn a rejoint le SE, la cftc Avenir école et le GDiD.
.
Et Dedel qui nous affiche le sommaire du N°346 spécial dirlos!
Page 2 : explications de la campagne du SNUipp et article sur Base élèves Page 3 : EVS l'aide administrative sacrifiée et l'application Mosart 2 Pages 4 et 5 : dossier sur le rapport REISS, quel avenir ? pages centrales : une affichette "halte à la surcharge !", Pour l'école, on ne doit pas se priver. Pages 6 et 7 : tout ce qu'il faut savoir sur les décharges de direction, l'aide personnalisée, la rémunération des directeurs... Page 8 : enquête du SNUipp sur l'argent de l'école, questionnaire adressé aux écoles et mairies.
Où est le chapitre sur les propositions du SNUipp? On sait ce qu'il ne veut pas, mais que veut-il, sur quelle base rassembler?
• Plus de temps pour la direction... à partager au sein du CM
Et Théo qui récite sans s'informer, s'exclame:
Et cerise sur le gâteau, entreprendre la réforme des EPEP et du statut du dirlo pour améliorer les résultats des élèves !!!!! L'ultra-libéral Attali va nous faire croire que donner un statut hiérarchique à un dirlo va améliorer la réussite scolaire.
> d'abord il existe plusieurs enquêtes qui démontrent l'impact d'un directeur sur les résultats des élèves de son école, aucune qui le nie. Ensuite dans le fenêtre sur cours du mois dernier on pouvait lire:
Le SNUipp partage avec le rapporteur un certain nombre de constats.(http://www.dirlo.org/GoogleTapSG_article_1206.html).
Or, ce constat s'appuie exclusivement sur la cerise du gâteau à Théo: améliorer les résultats des élèves !!!!!.
Quant au fait que l'école ne remplit plus ses missions, c'est le constat de base que fait le PS pour la réformer:
l'école traverse une crise majeure et probablement sans précédent. Elle est, en particulier, frappée par une rupture de confiance entre tous les acteurs concernés : entre les jeunes et l'institution scolaire, entre les parents et cette même institution, entre les enseignants et le reste du pays... En outre, elle ne par vient plus qu'à reproduire les inégalités. C'est donc, globalement, le pacte qui lie l'école à la Nation qui a du plomb dans l'aile. Les difficultés de notre système scolaire ont été larg
Le problème sur ce forum c'est que des collègues interviennent dans le seul but de massacrer le SNUipp. Ils en oublient jusqu'aux idées qui sont mises en avant pour démolir l'école.
Enfin, Pierrot, qui parle du statut hiérarchique ? C'est bien le rapport Attali. C'est bien les Longuet, Copé et dirigeants UMP applaudis par leurs militants. Je n'invente rien. Relis l'article en cours et tu verras. Tu peux même retrouver toutes les nouvelles de la réunion UMP sur Google.
Seulement, ça arrange bien certains de taper sur le SNUipp car ça leur évite de répondre aux questions dérangeantes (statut hiérarchique). Comment Henri peut-il affirmer qu'il n'y a que les adhérents du SNUipp qui font semblant d'y croire ? Mais, bon sang, c'est écrit noir sur blanc, partout, y compris sur ce site de dirlos. Alors, on invente ou on dit la vérité ? Qui fait semblant de ne pas comprendre ? Henri, c'est sûr mais il n'y a pas que lui.
Adressez-vous aux démolisseurs de l'école, à ceux qui veulent créer des EPEP et mettre à leur tête un dirlo avec statut hiérarchique pour aller contrôler le boulot des instits dans les classes. C'est Longuet qui le dit. C'est Copé qui le redit. C'est Attali qui le préconise. C'est les Montaigne qui demandent de le mettre en oeuvre au plus vite. Alors, STOP ! Cessez de vous en prendre au SNUipp pour ne pas voir les vrais problèmes.
des collègues interviennent dans le seul but de massacrer le SNUipp
J'en suis, tant qu'un guignol de ton espèce continuera à faire semblant de ne pas comprendre. Ton discours me fait vomir, justement parce que c'est toi qui le profères. Signe de ton nom, arrête tes copier/coller de la sainte parole, et alors j'écouterai peut-être ce que tu as à dire. En attendant, tant que le lâche Dedel et toi-même continuerez vos simagrées, je persisterai à conchier le SNU et ses affidés. Tu n'arrives pas à comprendre que tu sapes ton propre syndicat en continuant ainsi. Libre à toi et à tes camarades de rester bouchés à l'émeri. C'est amusant, parce que l'exemple des interventions de M. Trudel aurait dû vous ouvrir les yeux. Mais quand on est con...
Ah oui, quand même, un mot sur ton discours. C'est le même que j'entends et que je dénonce depuis trente ans. Rien de nouveau au SNU. Tas de nazes.
Et si ma concierge le disait,ThéoDédelGégé, vous continueriez à pousser des cris et à brandir des chiffons rouges ? Une clique de politicards en mal d'audience se saisit d'un sujet "porteur" et vous voici immédiatement à crier : "Casse-cou !" ; des organismes libéraux montent des "projets" et émettent des "idées" et vous en rajoutez une couche dans l'effroi et l'angoisse !...Pour quel profit ?
Celui d'occulter que vous êtes (et que vous soyez SNUipp ou autre m'importe très peu) en panne de projets vous-mêmes ou d'idées à avancer pour améliorer le travail, amener à une reconnaissance réelle du métier de directeur ? Celui de vous positionner, droits dans vos bottes, face au Ministère ?
Ces vieilles lunes rameutent des idées libérales ? Cela est-il novateur ? J'ai plutôt l'impression d'entendre des arguments aussi éculés que la politique !
Qu'avez-vous à proposer de constructif sur le dossier des directeurs d'école hormis l'englober pour mieux le noyer dans le sac du "service public" ou de la "direction d'école" ? De la décharge ? Des moyens ? Vos "propositions" sont aussi éculées que celles de vos adversaires...
Un seul constat : un face-à-face absurde et imbécile, une guerre des tranchées qui dure depuis trop longtemps ; au milieu, les directeurs qui triment, qui n'en peuvent plus de la coupure idéologique binaire dans laquelle ils sont coincés...
(Concernant le statut "hiérarchique", tu fais semblant de ne pas comprendre ; tu sais bien qu'il en a été à de nombreuses reprises question ici-même ; et puisque vous relisez bien les anciens commentaires, merci de vous y reporter...)
Le bateau coule mais on continue de se disputer pour savoir de quelle couleur seront les voiles. Ca fait peur !
Ce qui fait peur c'est de voir que l'affrontement bipolaire idéologie anarchosyndicaliste contre idéologie libérale monoplise le débat. Et les directeurs ils font quoi pendant ce temps? Ils demandent le droit d'être reconnus sans plus et d'avoir les outils pour pouvoir mener à bien leur mission. Les voilà au coeur d'une lutte d'un autre siècle. J'ai rien contre le SNUIPP, beaucoup il est vrai contre l'UMP dont je ne partage pas ni la forme ni le fond mais voir que les déclarations d'un Longuet ou d'un Copé en mal d'électorat frontiste font le miel des plumes du SNUIPP ici me débecque.
Qui n'avance pas recule.
Faut pas charrier, c'est pour le moins normal que les syndicats (dont le snuipp en question ici) réagissent face à ce discours et montre ou nos gouvernants libéraux veulent nous entraîner (nb ils pourraient même voir plus loin). Par contre il serait tout aussi normal qu'ils expriment (entre autre le snuipp ici visé) une position claire et précise sur leurs proposition, moi je n'ai toujours pas compris ce qu'l propose : le CMD est-il toujours d'actualité? Si oui des précisions car ce pourrait peu têtre une solution pour faire évoluer l'implication demandée par l'ump et donc faire évoluer les résultats mais FAUT PRECISER
Le rôle d'un syndicat n'est-il pas de défendre la profession qu'il représente ? C'est exactement ce que fait le SNUipp quand il combat les propositions Attali et celles de l'UMP.
Avant de penser propositions, faudrait d'abord éviter celles énoncées par la droite conservatrice actuellement au pouvoir. On devrait être tous d'accord pour lutter contre ces idées nauséabondes.
Comment faire plier l'UMP quand on a pour ambition d'affaiblir le premier syndicat du primaire ?Ou alors, faut être clair et assumer clairement sa complicité. Qui ne dit mot consent. Ne pas dénoncer l'idée de créer les EPEP ou un statut hiérarchique du dirlo, c'est faire le jeu de la droite. Alors que les dirlos soient au GIDD ou au SNUipp, ils doivent faire cause commune pour repousser la casse de l'école primaire. Après, viendra le temps des propositions. Mais chaque chose en son temps.
Le problème sur ce forum c'est que des collègues interviennent dans le seul but de massacrer le SNUipp.
Mais c'est exactement le jeu que joue le SNUipp avec les propositions des autres.
Enfin, Pierrot, qui parle du statut hiérarchique ?
Certains à l'UMP, et le rapport Attali... Et alors, C'est nouveau? Non, En 87 il y avait déjà Monory...
OK le statut hiérarchique caca et le statu quo caca!
Alors, qu'est ce qu'on fait?
Le problème, c'est que même quand Reiss dit clairement dans son rapport que les IEN doivent conserver l'évaluation et la notation (par procuration), et que l'autorité du dirlo se décline en prérogative assortie d'obligation de discussion ou de co décision selon le cas, le SNUipp brandit quand même le chiffon rouge du "statut hiérarchique".
Mon souci n'est pas de déglinguer le SNUipp, mais je suis dirlo et je vis les conditions de travail dégradées dont je parle. Alors quand Dedel vient nous vanter un n° spécial de fenêtres sur cours sur la directions qui n'est en fait qu'une suite de fiches pratiques ou de prêt-à-penser, ça me révolte. Et je n'ai pas la mémoire courte. Et j'en ai marre d'être pris pour une truffe. Que ce soit par le GVT ou part le SNUipp.
Et c'est parce que tu te prétends de gauche que je l'accepte encore moins.
Quand Copé ou Longuet parlent, je sais d'où il parlent. Toi ThéoDel je ne sais pas. Je ne sais pas de quelle gauche tu te réclames, je ne sais pas quel syndicalisme tu défends.
La seule chose que vous produisez c'est de la rengaine pro SNuipp, sans nuance, sans considération, en nous prenant pour des poissons rouges (on dit qu'ils n'ont pas de mémoire, ils ont tout oublié en 1 tour de bocal, et peuvent en refaire un autre comme si c'était le premier).
@ Densi,
Faut pas charrier, c'est pour le moins normal que les syndicats (dont le snuipp en question ici) réagissent face à ce discours et montre ou nos gouvernants libéraux veulent nous entraîner (nb ils pourraient même voir plus loin).
2 choses,
d'abord pas "libéraux" mais "trés ultra libéraux".
Ensuite, oui, c'est normal, mais ce sac dans lequel ils jettent tous ceux qui ne pensent pas comme eux (à commencer par le GDiD) ne peut servir de seule stratégie pour contrer des propositions de plus en plus concrètes.
L'absence de pensée est mortifère (P.Frackowiak)... La preuve!
Pour l'un des membres de la commission Attali, interrogé dans les Echos, « cela ressemble à un enterrement de première classe du rapport ».
Comme quoi, sont pas tous d'accord entre eux les très ultra libéraux...
T'es vraiment un comique Gégé ! L'encre des textes d'Attali et de l'UMP est à peine sèche et tu viens nous dire que le temps des propositions viendra plus tard ! Le "plus grand syndicat qui défend la profession" n'a pas la possibilité de contrer des rapports ET en même temps de faire des propositions? C'est bien triste, ça me rappelle un président américain qui était infoutu de marcher ET de mâcher du chewing-gum.
"Comment faire plier l'UMP" ?..."
C'est ton objectif ? Pas le mien : ceci est du ressort du politique, nous sommes en démocratie (on peut le regretter mais c'est ainsi !) ; l'attente peut paraître longue mais pour viser une telle chose, il y a des élections (RDV en 2 012 : mais les dirlos, eux, attendent trop et depuis trop longtemps pour se projeter dans l'avenir...)
"...assumer sa complicité" (
)
Euh ! les collusions entre l'administration et certains syndicats au moment des CAPD et autres ententes (cordiales) institutionnelles, tu appelles ça comment ?
"...faire le jeu de la droite" (
)
Tu l'as trouvée où, celle-là ? Dans les Oeuvres complètes de Staline ? (quel tome ?) Si tu n'es pas d'accord avec moi, tu es l'allié objectif de mon ennemi ! Fais du ménage dans ta tête, Petit, le monde a évolué, mais visiblement sans toi....
@Henri
Pourquoi cette animosité permanente à mon égard ou envers les collègues qui se revendiquent d'un syndicat ?
Tu ne trouves chez nous que volonté de débattre des idées et non combattre des collègues.
Pour en revenir au sujet, on voit bien que les parlementaires UMP n'en ont rien à foutre des dirlos. Ce qu'ils veulent c'est une école obéissante. Ils cautionnent des suppressions de postes comme jamais il n'y en a eues. L'école va de plus en plus mal, nous disent-ils. Oui, mais ils ne se remettent pas en question. Ils ne se posent pas la question de savoir si ce ne serait pas un peu de leur responsabilité. Non ! C'est la faute à ces enseignants qui font mal leur boulot. Ils faut donc créer une école dirigée par un patron.
S@lut Gégé (du 06).
D'abord sur la forme.
Je considère que l'animosité dont tu parles est une réaction exclusivement provoquée par vos postures. Si tu veux je peux copier/coller ici vos "arguments" qui vous servent de base à ce que tu appelles la discussion". ça va de l'insulte au mensonge, à l'aide de textes reproduits souvent hors sujet, complètement déconnectées des réalités de terrain, au vocabulaire condescendant (et d'un autre âge) et d'un détachement, d'une froideur que ne mérite pas notre mal-être (surtout de la part de syndicalistes).
Non Gégé, Dédel, Théo... Babazouk, jamais dans vos commentaires je n'ai pu trouver la volonté de débattre. Mais si c'est pour aujourd'hui, je ne fais pas la fine bouche.
Sur la forme encore.
Là ma critique rejoint celle de Pascal et d'autres. Que des dirlettes et des dirlos lambda utilisent des pseudos pour signer des commentaires personnels ne me gêne pas. Mais, si on se revendique (ce sont tes mots) d'une organisation, alors il faut avoir la franchise de se dévoiler, pour qu'il n'y ait pas de confusion (c'est ce qui m'a conduit à ajouter mon nom à ma signature, au début il n'y avait que mon prénom).
Sur le fond, le débat.
Je te signale que le GDiD a pu "discuter" avec TOUS les syndicats... Sauf un, qui refuse même de répondre à nos courriers. Je te signale, que nos discussions ont abouti à signer un texte avec 4 syndicats. Un texte qui lie l'ÊTRE et l'AVOIR pour les dirlos et qui est un lieu de discussion où chacun confronte ses idées et, surtout, est capable de les faire évoluer, en écoutant l'autre.
Tu nous dis que l'UMP veut une école "obéissante en plaçant des patrons (nouveau!) à la tête des écoles. Mais regarde bien ce qui se passe actuellement. Nous avons une école très obéissante, Darcos a tout fait passer, base élèves est pratiquement en place, les AP sont installées... et onvpeut multiplier les exemples.
Pourquoi? parce que l'école est pilotée (mot à la mode) par les IEN, qui ont à leur disposition (bottes)une équipe autant pléthore que zélée. Parce que depuis 89 on a vidé petit à petit l'école de sa substance en plaçant le curseur sur les circos. (avec des périodes où les budgets étaient conséquents - je me rappelle d'une époque où les membres de l'équipe circos touchaient l'ISSR pour leur déplacement alors que dans le même temps on supprimait l'indemnité de déplacement pour les instits convoqués aux animations pédagogiques...)
Pour avoir une école moins "obéissante" (bien pas ue ce n'est pas le mot adéquat, est que si on le prend au pied de la lettre, l'école ne peut être désobéissante) il faut qu'elle soit plus autonome, plus indépendante, plus centrée sur ses missions de proximité.
Continuer à se débattre pour garder le statut actuel de l'école (et en diluer sa gouvernance: CMD), celui-là même qui ne l'a pas prtégé et l'a mené dans l'état où elle, en prétendant la rendre plus forte n'est que de la posture et ne peut relever d'une volonté à rendre l'école plus efficace.
Sur le fond encore.
Tu dis qu'au nom de l'urgence, il faut d'abord se mobiliser contre l'UMP (et sa vision libérale - je vais vite) on discutera après.
Je suis persuadé qu'il faut faire le contraire. D'abord se mettre d'accord sur un projet puis mobiliser autour de lui. la réforme des retraites me donne raison...
Quant à l'urgence, là ça me taquine. les syndicats ont les MOYENS de préparer un projet clair et ambitieux sans se faire constamment surprendre par ce gvt. Lui avance et vous vous vous recroquevillez derrière vos vieilles pancartes.
Enfin, tu regrettes que les députés ne se remettent pas en question... c'est l'hôpital qui se fout de la charité.
Un député se présente devant ses électeurs, PERSONNELLEMENT, tous les 5 ans...
Nous ne sommes plus des perdreaux de l'année. Vouloir conglomérer ( plus explicite que fédérer tellement parfois c'est le mariage de la carpe et du lapin ) les mécontentement anti bidule truc et dans la foulée de la dynamque protestataire faire passer pour des projets actés par la foule la vieille soupe anarchosyndicalise c'est du bourrage de crâne ( référence 1915 Canard Enchaîné ).
La lutte syndicale est indispensable pour défendre les salariés tous les salariés mais il faut se sortir des postures et PROPOSER clairement une alternative à la situation actuelle des directeurs. Pour ce qui touche à la politique il existe un truc qui s'appelle un bulletin de vote pour 2012. Et là je n'exclue pas les surprises tant le programme "anti" et non "pour" me semble porteur de désespoir.Mais il faut dire que discuter du POUR reviendrait inéluctablement à séparer le lapin de la carpe.
Ici et maintenant, nous voulons connaître les propositions et non lire un élément de plan com tel Fenêtre Sur Cour qui n'apporte aucune contribution nouvelle mais à l'avantage de faire penser au dirlo lambda que le SNUIPP prend à bras le corps le problème.
Posture et manipulation. Ou est l'article de fond qui explique qui démontre :
en quoi l'embauche de l'EVS par le dirlo et non par le CPC EPS de ma circo est dangereux.
en quoi la gestion d'un bugdet par le dirlo pour mettre en place le projet d'école à la place des fastidieuses fiches projets ( ou actions ) auprès de l'IEN ou mairie est une opération managériale à visée libérale. Il est préférable de tricher pour cela en montant des association loi 1901 ou en détournant de leurs objectifs USEP et OCCE ou quémender à la mairie son numéro siren pour pouvoir ouvrir un site internet.
en quoi l'organisation approuvée et proposée en CM par le dirlo d'un plan de formation pour l'école lié aux besoins qui ont émergés collectivement du projet d'école est une mauvaise chose et qu'il est préférable de subir le plan de formation de l'IA ou de l'IEN organisé lui en fonction des finances et de leurs lubies du moment ?
En quoi la remontée des demandes d'autorisation d'absence ou d'aménagement de scolarité à l'IA est un plus pour le service rendu aux familles. C'est un exemple de l'expression redescendre le curseur de la circo sur l'école . Sommes nous meilleurs ou pire que ces gens ?
Combien de fois au quotidien il nous arrive de nous dire : ça je pourrais le gérer tout seul si on m'en donnait les moyens et tout le monde s'en porterait mieux. Et je ne parle que de trucs administratifs pas de pédagogie ni de notation des collègues. Mais c'est beaucoup plus commode pour séduire et carpe et lapin ,souvent le nez dans le guidon et peu disponibles à la recherche de la contre information ,de brandir la menace au petit caporal et d'en appeler aux mânes de Jean Moulins !
Tartuferie, comédie, imposture, billevesée, Notre lassitude dans ce domaine est grande. Combattre l'ennemi naturel, le tenant ( à terme ) du chèque éducation ( Longuet en autre ) est déjà fatiguant. Être obligé de ferrailler avec nos propres représentants syndicaux pour leur faire entendre le bruit sourd du râle directorial venu du fond des bureaux est contre nature. Mais que faire subir les uns et les autres ? que nenni
Dirlo rends toi ! Nenni ma foi !
"Dirlo rends toi ! Nenni ma foi !"
devise ancestrale de la Franche-Comté... A lire le prêt-à-penser pesant d'un Gégé, oOn pourrait y ajouter celle attribuée à De Villars "protégez-moi de mes amis. Mes ennemis, je m'en charge !"
Thierry Fabre
C'est intéressant ce qui se passe ici: nos aimables et toujours mystérieux blogueurs lancent un article de politique politico-polititienne à commenter. Qui tombe dans le panneau direct??? Nos barbus à nous: le snu! Et qu'on agite les grands mots (maux?) les idéos . Et qu'on s'étripe pour essayer de savoir si on est plus de gauche ou de droite quand on est dirlo, si on aurait plus de tendances à aimer le pouvoir pour le pouvoir... Il est grand temps de mûrir le mouvement. Se dégager des programmes électoraux pour tenter de faire évoluer notre profession de l'intérieur je dirais.Ce qui coince ce sont des aménagements juridiques (forme du statut), des recadrages techniques que seule la profession peut faire efficacement (lister nos responsabilités,nous former, nous donner du temps et un salaire lié à la mission). Certains d'entre nous(le GDID) travaillent à ça depuis longtemps. Ce qu'ils ont fait est efficace et pertinent; le rapport REISS reprend nombre de leurs propositions.Tenez bon svp, continuez à être partout où l'on vous reçoit. Ce ne sera pas le snu qui tirera les marrons du feu pour une fois; je le souhaite.
Pourquoi cette animosité permanente à mon égard ou envers les collègues qui se revendiquent d'un syndicat ?
A ton égard, je t'ai déjà dit pourquoi. Envers les collègues qui se revendiquent d'un syndicat? Aucune animosité (cf Trudel) quand ils signent de leur nom.
Avant de penser propositions, faudrait d'abord éviter celles énoncées par la droite conservatrice actuellement au pouvoir. On devrait être tous d'accord pour lutter contre ces idées nauséabondes.
Comment faire plier l'UMP quand on a pour ambition d'affaiblir le premier syndicat du primaire ?Ou alors, faut être clair et assumer clairement sa complicité. Qui ne dit mot consent. Ne pas dénoncer l'idée de créer les EPEP ou un statut hiérarchique du dirlo, c'est faire le jeu de la droite.
Ouah le discours constructif! Je te résume: non à la discussion quand ça vient de droite, vive le combat permanent! Ou alors: suivez-moi, je vous expliquerai après pourquoi! Quelle stérilité...
Alors que les dirlos soient au GIDD ou au SNUipp, ils doivent faire cause commune pour repousser la casse de l'école primaire.
Je ne sais pas ce qu'il en est du GDID, mais pour moi c'est NIET! Je ne serai pas le mouton du SNU, quelle que soit la cause.
Je n'arrive pas à comprendre que tu n'aies pas honte d'écrire ce que tu écris. Je n'arrive pas à comprendre que tu n'aies pas honte de ne toujours pas nous dire qui tu es. D'autant que si tu es vraiment au SNU, tu es une anti-publicité efficace.
C'est formidable comme le couple SNUipp/UMP fonctionne à merveille !
L'UMP sort des propositions concernant l'école. C'est son droit. Que ces propositions ne soient pas celles qu'attend le SNUipp, normal. Ce qui serait suspect, c'est que Longuet, Copé ou autres nous proposent le CDMD par exemple ! Serait bien embêté le SNUipp, hein !
Bref, l'UMP agite un chiffon rouge, et les SNUippiens démarrent au quart de tour...(plus boeufs que taureaux néanmoins)
L'UMP peut alors rassembler son électorat (et au-delà, c'est aussi le but) en dénonçant ces syndicats d'enseignants qui sont toujours contre tout (merci le SNUipp) et le syndicat dit "majoritaire" peut dénoncer les mauvais projets de l'UMP pour rassembler un maximum de collègues "contre" en vue d'élections professionnelles par exemple (parce que, pour ce qui est de la syndicalisation, il y a belle lurette que les syndicats ont déclaré forfait. Dommage...). Merci qui ? Merci l'UMP.
Et nous, les directeurs dans tout cela ? Nous en sommes réduits soit à passer sous les fourches caudines du parti majoritaire au pouvoir et du gouvernement qu'il soutient, soit à nous rallier à un syndicat prétendument "majoritaire" et se faire... (la décence m'interdit d'écrire la suite).
Vous me direz, après tout, ce n'est qu'affaire de goût...
Une autre solution existe cependant : soutenir (et donc rejoindre) le GDID et sa démarche constructive pour avancer sur le dossier "directeurs d'école".
Que la démarche ne soit pas sans risque est une évidence. Mais le statu quo d'un côté, ou l'aventurisme de l'autre, que nous offre l'opposition stérile UMP/SNUipp, est pire.
Une dernière chose. En 2012, nous serons appelés à nous exprimer en tant que citoyens. Il sera encore grand temps de combattre avec notre bulletin de vote les projets politiques qui nous paraîtront nocifs pour ce que nous voulons pour l'école (car, malgré l'agitation politique autour du thème de l'école, je crois qu'il ne se passera rien avant la présidentielle).
Après ? Nous verrons bien ce qui sortira des urnes.
Si ce qui sort ne nous est pas favorable (si, donc, nous nous retrouvons dans le camp minoritaire), et si nous ne sommes pas en capacité de faire évoluer favorablement la situation, alors chacun aura à se déterminer en son âme et conscience.
Mais sachez, "chers" Théo, Gégé et autre Dédel qu'en ce qui me concerne, si les EPEP ou E2P venaient à voir le jour, si un gouvernement créait un statut hiérarchique pour les directeurs d'école (ce contre quoi je suis), j'irai quand même. Parce que la politique de la chaise vide n'a jamais rien donné de bon (il y aura toujours du "beau" monde pour occuper les places, même dans vos propres rangs -vous les premiers peut-être ?-), et parce que vous aurez été vraiment trop nuls pour nous éviter d'en arriver là.
Et je crois bien que je ne serai pas le seul à réagir ainsi, dans une telle hypothèse.
A bon entendeur...
Je retape un article tiré d'une chronique hebdomadaire écrite par Georges-Marc Benamou (étiqueté plutôt à gauche...) et publiée dans Nice-Matin...
Mardi:
ATTALI trop mendésiste pour les amis de Sarkozy ?
-Jacques Attali vient enfin de défendre le 2° volet de son rapport sur « la libéralisation de la croissance » à la télévision. Il étatit temps. Voilà qu’il rend service au président et à l’UMP ; qu’il produit un travail énorme et original ; qu’il parvient à mettre d’accord quarante-trois experts, allant du MEDEF à la CGT… Et qu’une fois de plus, l’inventif Attali se fait avoiner par les amis de son commanditaire, le président Sarkozy. Hier, c’était Copé. À présent, c’est Morano qui l’insulte. Il a bien du mérite Attali de ne pas s’emporter contre ces peaux de banane à répétition. Reste que sont travail, qu’on pourrait qualifier de « néo-mendésiste » rompt avec les conformismes et le court termisme.
Il est intelligent, audacieux, susceptible de nous sortir du déclin actuel. Il transcende la gauche comme la droite. Ce serait la plateforme idéale pour un candidat idéal en 2012. Qui s’en saisira ?
Comme quoi... Ceux qui mettent Attali et Copé et Longuet et le club de l'horloge et le rapport Reiss dans le même sac estampillé "trés ultra libéraux" le font par pur confort intellectuel.
Un grand merci Pierrot; le côté ultra gauche du rapport Reiss m'avait effectivement échappé.
Sans doute parce qu'il n'est ultra rien du tout... C'est un rapport qui met e
Mais c'est sûr, d'abord faut le lire, et ensuite fabriquer de nouvelles étiquettes... PFFF!
La nuance c'est exigeant... Mieux vaut utiliser le seul autocollant dispo: ultra
En quoi un rapport estampillé "ultra gauche" serait rassurant ??????
Les "étiquettes" sont déjà prêtes ; elles servent même de "prêt-à-penser"( enfin ! quand on dit "penser"...) et surtout elles dispensent de lire le rapport, d'en voir les aspects positifs, les impasses aussi ou plutôt de n'y supposer que des impasses !
Tout cela dédouane de remettre en question trente ans (plus ?) de conformisme idéologique alors que la réalité, elle, s'est chargée depuis longtemps d'évoluer (en "bien" ? en "mal" ? c'est affaire d'analyse...après analyse !) et la situation des directeurs de se dégrader sans que cela n'émeuvent pas certains...
C'est toi, Laurent qui disais : "ça fait peur" ? Eh ! bien ! oui, tu le confirmes : ça fait effectivement peur !
Sans doute parce qu'il n'est ultra rien du tout..
Et ben, je sais pas ce qu'il vous faut !
As-tu lu ce rapport Laurent? parce que bien sûr c'est un préalable.
En quoi est-il ultra libéral?
@Pierrot
Je comprends bien qu'on veuille prouver à tous ceux qui ne pensent pas pareil qu'ils ont tort. Je comprends même qu'on choisisse des références pour prouver qu'on a raison. Mais choisissons alors les références incontestables !
Ce n'est pas ce que tu fais Pierrot quand tu cites Georges-Marc Bénamou que tu dis "étiqueté plutôt à gauche..." comme pour mieux montrer ton indépendance d'esprit et confondre les collègues qui pencheraient à gauche...
Ton exemple est mal choisi car G-M B est un type qui serpente dans les allées de tous les pouvoirs.
Tiens, pour ta gouverne, voici ce qu'on pouvait lire dans "Valeurs Actuelles" en juin 2010 :
"Pendant plus de dix ans, GMB va être de tous les bons coups : SOS Racisme, la revue Globe, l’antichambre de l’Élysée… Il finira même par gagner la confiance de Mitterrand vieillissant – avant de le trahir au lendemain de sa mort, avec un bouquin jugé indécent par les proches du défunt président. Mais qu’importe! Déjà le vent de l’Histoire a emporté notre héros plus loin.
Dès 1994, il s’est rapproché en crabe de Sarkozy et, à travers lui, de Balladur, que tout le monde donne alors gagnant. Patatras ! Ce sera Chirac, et pas mal de temps perdu dans son cursus honorum… En mai 2007 enfin, l’Histoire frappe de nouveau à la porte de Georges-Marc: Sarko le nomme conseiller pour la culture et la communication. Hélas ! Il ne tiendra pas un an : à force de faire n’importe quoi et d’horripiler tout le monde, il est viré à la faveur du premier remaniement venu… Même son lot de consolation lui échappe :“annoncé”par lui-même à la villa Médicis, sa candidature suscite aussitôt une pétition indignée d’artistes et d’intellectuels.
Bref le voilà mal pris, l’ami Benamou. Grillé à gauche et à droite, ce courtisan n’a plus de cour où exercer ses talents. Et le pire, c’est que ceux qui le connaissent ne le plaignent même pas!"
Non, Pierrot, ta source n'est pas vraiment ce qu'on peut qualifier "de gauche"...
@Denis08
Je crois qu'on est tous pour un statut de dirlo. A part peut-être certains syndicalistes déconnectés de la réalité du terrain. On veut tous être reconnus. Et je partage l'analyse de "l'ETRE et de l'AVOIR". Mais à tout prix comme tu es prêt à le faire ?
"si les EPEP ou E2P venaient à voir le jour, si un gouvernement créait un statut hiérarchique pour les directeurs d'école (ce contre quoi je suis), j'irai quand même"
Comme toutes les écoles, je reçois la "bouteille". Il me semble avoir lu que les EPEP ou le statut hiérarchique, ça n'était pas recevable. C'est ce que tu dis aussi. Mais pour autant, tu es prêt à tout accepter. Conviction on ne peut plus molle. Conviction qui ne semble être que de façade. Comment la qualifier autrement quand on accepte sans broncher ce qu'on dit ne pas vouloir ?
Je lis aussi beaucoup de collègues (je crois que c'est le cas de Henri) qui disent, en gros : si on n'est pas content, il y a 2012 et le bulletin de vote. Les mêmes qui disent ensuite, toujours en gros : on ne doit pas s'opposer car le pouvoir est légitime. Ils ne luttent pas avant, quand il est encore temps, et pas après, quand il est trop tard. On en revient à tout accepter comme le fait Denis08...
Tu caricatures beaucoup Christian.
Non, Pierrot, ta source n'est pas vraiment ce qu'on peut qualifier "de gauche"...
1- commence par "qualifier" la gauche, et on verra ensuite, car, pour le moins, elle n'est pas uniforme.
2- article de Valeurs Actuelles signé Basile de Koch...
3- j'ai écrit "plutôt" de gauche. Ce qui introduit une nuance.
Mais je ne suis pas là pour défendre Bénamou, juste pour dire que le classement en 2 catégories est simpliste (pour les simplets).
Comme toutes les écoles, je reçois la "bouteille". Il me semble avoir lu que les EPEP ou le statut hiérarchique, ça n'était pas recevable.
Et ce n'est pas la demande du GDiD... maintenant tant de choses qui ne sont pas "recevables" sont reçues quand même et appliquées...
Denis dit que si (ce qui est une condition, pas une volonté) un statut "hiérarchique" verrait le jour, il prendrait. Il ne dit pas "militer" pour un statut hiérarchique... En cela il garde le souvenir de ce qui s'est passé en 87, où les militants du SNuipp étaient en nombre sur les listes d'aptitudes des "maîtres directeurs".
De plus, parmi les adhérents du GDiD, il y a des membres du SNUipp, et même avec certaines responsabilités... Ce qui n'est pas incompatible. Les rapports de force doivent aussi pouvoir s'exercer à l'intérieur des organisme. Le tout étant la transparence et la clarté.
Enfin, commence par définir ce qu'est un statut hiérarchique, et après on verra. Dans le rapport Reiss le 8ème point est consacré au rôle de l'IEN qui garde l'évaluation et la notation (par délégation). Ce qui implique que le directeur reconnu (en définissant clairement ses prérogatives et ses devoirs) n'est pas le supérieur hiérarchique des adjoints. Pourtant le SNUipp et FO prétendent que Reiss installe des chefaillon à la tête des écoles.
Toujours ce classement selon 2 cirtères. (mon fils dirais: -Si tu n'est pas avec la Nexus, tu es contre...)
on ne doit pas s'opposer car le pouvoir est légitime. Ils ne luttent pas avant, quand il est encore temps, et pas après, quand il est trop tard. On en revient à tout accepter comme le fait Denis08...
pas du tout!
1- oui le(ce) pouvoir est légitime.
2- Bien entendu que l'on doit "lutter" avant. Ce n'est pas cela qui est en cause. Ce que l'on dit c'est qu'il faut un projet pour se mobiliser autour de lui, et que l'amalgame des "contre" ne marche pas. Il est évident que le projet se construit en amont.
Et ce n'est pas parce que je suis devin, ou que j'ai la science infuse que je prétends cela. Non, c'est juste un constat.
Pour entrer dans la caricature à mon tour, je dirais qu'il est plus facile de préparer des slogans et de (faire) défiler des gens avec des ballons et des trompettes (que l'on comptera à la one again a bistoufly) que de proposer un projet alternatif crédible et rassembleur.
Tout accepter, comme tu le dis, ça commence par la simplification, considérer les choses de façon binaire.
La preuve!
Christian ! Soit tu caricatures comme le dit Pierrot, soit tu le fais exprès, ce qui est plus grave !
Ne t'en déplaise, le pouvoir en place, issu des urnes, d'une démarche démocratique est bien légitime ! : c'est le propre de tout pouvoir ainsi parvenu aux commandes d'un État ; que je sache, le pouvoir actuel n'est pas issu d'un Coup d'État ! Le respect de ce vote, par ses opposants même, fait aussi partie d'une démarche démocratique ; dans le cas contraire, cela s'appelle une révolution, les moyens sont autres et nous n'en sommes pas là !
Est-ce à dire qu'il ne faut pas "s'opposer"? Et que mets-tu derrière ce mot ? S'opposer sans proposer ? S'opposer par obstination idéologique et parce que le pouvoir en place ne fait pas partie de ma "coalition" ? Dire "non" de manière têtue et sans perspective d'ouverture, de dialogue ?
Si tu penses ainsi, alors, oui, nous n'avons pas la même conception de la démocratie !...et il est regrettable que tu en viennes à en conclure que cela implique "tout accepter.." (de la part des autres bien entendu !)
Manichéisme. Soit on est bon, soit on est méchant. Et ça sert de réflexion. C'est con, c'est binaire, c'est manifestement le niveau de pensée de l'enseignant moyen.
Et puisqu'on en est à parler de ça. Qu'est-ce que cette attitude bien gauloise à vouloir considérer la rue comme l'expression du suffrage populaire ? Je n'ai rien contre la démocratie directe mais faudrait pas confondre avec le suffrage universel ! Cela permet à certains groupuscules politiques de faire n'importe quoi au moment du vote y compris de déboulonner les sociaux traîtres ( vous voulez des dates ? ) et de venir après pousser les hauts cris de vierges effarouchées devant le déroulé d'un programme pourtant annoncé par l'ennemi de la classe ( Willem ) Pauvres idiots que nous sommes qui choisissons en conscience qu'être démocrates et républicains se prouvent dans la défaite .Collabo ou petit chefaillon il faut choisir camarade après ça.
Maintenant personne n'est obligé de nous suivre du moment que le débat se construit sur des faits ,des analyses,des vraies lectures et non un ramassis de poncifs idéologiques et de commentaires prémâchés. Mes questions précédentes sur les supposés dangers de l'autonomie sont sans réponses, les questions de Pierrot sur la notion de hiérarchie présentée dans le rapport ? idem.
@ Christian qui me connait autant que je le connais, c'est-à-dire pas du tout.
Ainsi, selon toi, je suis "(...) prêt à tout accepter. Conviction on ne peut plus molle. Conviction qui ne semble être que de façade. Comment la qualifier autrement quand on accepte sans broncher ce qu'on dit ne pas vouloir ?"
Je te trouve un brin présomptueux d'affirmer ainsi, péremptoirement, tout ce qui précède, à mon endroit... Pêché de jeunesse sans doute...
Ce qui me gêne surtout, c'est que pour affirmer tes vérités, tu déformes mes propos, en ne retenant que ce qui arrange ton raisonnement. Paresse intellectuelle, ou malhonnêteté tout aussi intellectuelle, quoi qu'il en soit, ce n'est guère acceptable de la part de l'enseignant que tu es peut-être.
Mais positivons ! Tu auras au moins fait rire ceux qui, me connaissant (bien), auront lu ta prose.
Pour te répondre sur le fond, je ne te redirai pas ce que Pierrot a si bien écrit dans son commentaire 34 (merci Pierrot). Va le relire at-ten-ti-ve-ment. Sache simplement qu'après quelques décennies de carrière, j'ai peut-être fini par ne plus très bien voir les petites lettres, sans doute, mais en revanche, je distingue de plus en plus parfaitement toutes les nuances du gris. Le monde en noir et blanc, tel que tu sembles le concevoir, c'était bon du temps de mon adolescence !...
Alors, je maintiens : si, par la faute de gens comme toi, incapables par manichéisme invétéré et refus des compromis d'empêcher l'avènement d'une école que l'on n'aura pas voulue, je devais avoir à choisir entre E2P ou la porte...
Parce que, vois-tu, il y a plus énervant que d'être cocu 1 fois. C'est de l'être 2 fois.
Autonomie, le mot en fait rêver plus d'un. Mais au-delà des fantasmes , quelle autonomie ?
Autonomie de gestion d'un budget ? A part nous éviter de friser la gestion de fait, cela ne va pas changer grand chose, le budget nous sera bien donné par les mêmes non ? Ca m'étonnerait qu'on ait la partie Investissement ; les principaux de collèges ont un gestionnaire pour ça, l'aurons-nous ?
L'autonomie d'embaucher un emploi précaire et l'autonomie de le virer quand les budgets seront réduits ou qu'il arrive en fin de droits ? Remarquez, quant à le virer, autant le faire nous-même, ce sera plus convivial.
L'autonomie pédagogique ? Entre la multiplication des Evals Nationales, Académiques, de Circos, les 24h et les programmes de 2008, on va avoir une sacré marge de manoeuvre !
L'autonomie d'embaucher notre équipe ? Faudra sacrément changer les statuts de la Fonction Publique.
L'autonomie de pouvoir surveiller nos collègues, pardon nos adjoints comme le propose Longuet ?
L'autonomie de l'organisation de la semaine scolaire ?Je ne sais pas en ville, mais entre les contraintes de transport, de cantine, de garderie, de ménage, en campagne, la marge est très faible, sinon inexistante.
'je devais avoir à choisir entre E2P ou la porte' Sauf que là on ne te demande pas de choisir la porte mais d'affirmer des valeurs et tes écrits prouvent bien, comme l' a si bien expliqué Christian qu'un certain nombre comme toi sont près à se renier (pas de statut hiérarchique dans le projet gdid -même si on peut ergoter comme Pierrot sur le 'hiérarchique') pour devenir Directeur. T'as raison Pierrot, ça me rappelle 87 où la consigne était de se présenter pour faire obstruction et que pour 15 qui se faisaient massacrer 1 ou 2 se faufilaient (et pas plus, pas moins de syndicalistes que d'autres). Chacun sa conception
Pardon à Gégé et à d'autres mais juste un peu de pub pour un "petit" syndicat qui a de grandes ambitions pour les directeurs-trices (je crois qu'on dit comme ça dans le milieu).
La reconnaissance du métier de directeur d'école maternelle ou élémentaire est inéluctable
C'est là:
http://www.cftc-educ.com/modules.php?name=Blogs&op=billet&bid=122
Et bien Densi, j'ai fait partie des 15 massacrés, et TOUs les les délégués SNI de mon département était sur la liste d'aptitude... Pour mieux nous protéger.
Donc "j'ergote". OK. Alors toi qui "débat" peux-tu me dire, enfin, ce qu'est un statut hiérarchique. Parce que ce n'est qu'à partir d'une définition commune que l'on pourra trancher.
Nous disons que reconnaître le directeur c'est conforter sa place, son rôle et ses responsabilités dans l'école, que pour cela il est indispensable de préciser ses droits (prérogatives) et ses devoirs (discussion, concertation, co décision selon le cas): ce que nous appelons un statut. Et nous affirmons que le directeur n'a pas à évaluer les adjoints, le découpage en circos. et les IEN (recrutés et formés pour cela) peuvent très bien continuer à assumer cette mission (même mieux si les périmètres de chacun sont clairement définis). Ce qui nous permet d'affirmer que nous revendiquons un "statut non hiérarchique"... Et là nous ergotons!
Par contre laurent, lui est constructif!
Un E2P ce sont des enseignants bâillonnés et à la botte des IEN. OK, comment on en sort, parce qu'aujourd'hui tout indique que l'école ne constitue pas (plus?) un repart contre les attaques (programmes, service minimum, temps de l'élèves, BE, SRAN, PPMS,DUER, AP, scolarisation des enfants handicapés, suppression des EvS...) mais l'Autonomie (qui est par définition une prise de pouvoir à l'échelon supérieur pour le distribuer à celui inférieur) c'est pire. Ou plutôt c'est livrer l'école aux lubies des GVT... Et moi je dois avaler ce genre de salade. (avec la gestion de fait de Laurent on touche le fond quand on sait ce qui se passe actuellement avec l'OCCE...). Moi J'ergote et Denis renie des valeurs... Par avoir pour principe la démagogie et le mensonge, là tu délivres un bon point.
D'ailleurs, pourrait-on expliquer à l'ergoteur que je suis, comment on peut avoir tant de crainte et accumuler tant de poncifs quand il s'agit de remettre l'école au coeur du système, et qu'aucune voix ne s'élève quand on multiplie des postes directement placés sous le giron d'un PATRON, l'IEN?
Comment ce fait-il qu'aucun maître informatique, CPC, membre du réseau, remplaçant... ne réclame l'abolition de statut de leur supérieur hiérarchique. Pire, qu'il n'y ait pas de vacance de poste dans les circos?
Comment ce fait-il, que dans le secondaire, avec un SNES (FSU) très puissant, personne ne réclame l'abandon du statut de chef d'établissement?
Sans ergoter, on peut m'expliquer?
Après Christian, Densi... pris en flagrant délit de tripatouillage de propos d'autrui pour mieux les critiquer. C'est dire s'ils sont convaincus, ces deux-là, de la force de leur propre argumentation !...
Je n'ai pas écrit "je devais etc...", Densi, j'ai écrit "si je devais...". Le mode conditionnel, Densi, ça te dit quelque chose ? Et "si", ce n'est pas "quand", me semble-t-il.
Je n'ai jamais attendu après des énergumènes comme toi pour savoir que penser et quelles valeurs défendre.
Et c'est bien parce que je défends ces valeurs aujourd'hui (par exemple, mon opposition à un statut hiérarchique du directeur d'école) que je suis malheureusement obligé, sauf à être naïf (avant d'être "cocu"?), d'imaginer ce qu'il va advenir de tout cela. Entre un gvt qui pousse dans un sens et un syndicat "majoritaire" qui campe sur une opposition systématique, j'ai suffisamment de métier aujourd'hui pour savoir comment tout cela risque de finir. Et SI (là je prends des risques...)cela finit comme je le crains, je ne serai pas le spectateur d'une triste comédie (cf 1987). Vois-tu, Densi, ce n'est pas parce que je suis contre un statut hiérarchique que je serais incapable de l'assumer. J'ai même la faiblesse de penser que je ferais mieux que certains... Quand on manipule, tripatouille, ment par omission, peut-on faire un bon directeur, Densi ? Et un bon responsable (puisque le mot "chef" te colle de l'urticaire...)?
Alors, tes leçons de morale, tu peux les remballer.
@ Laurent
L'autonomie ce n'est pas la liberté on est d'accord et c'est tant mieux car je suis attaché au "nationale" dans Education Nationale.
L'autonomie ce n'est pas la concurrence, cela n'a pas de sens si on maintient la carte scolaire. C'est davantage l'adéquation du service d'éducation au spécificité d'un territoire donné. Si on veut lutter contre l'échec scolaie luttons déjà dans le cadre politique à travers les PLU des communes.C'est ce que je fais et je pense aux écoles en le faisant.
L'autonomie n'a de sens que si elle s'exerce avec , un directeur chef d'établissement, des moyens ( en temps et en budget ) et surtout un projet adapté aux réalités de l'école ( rurale, ZEP RAR etc ) dans le cadre des programmes nationaux.
Au directeur l'animation et la gestion du projet d'établissement ( encore une fois centré autour du "faire réussir les élèves tous les élèves " ) à l'IEN l'évaluation et la formation des enseignants.
Le statut n'est que la chartre qui régit droit et devoir de chacun au sein de l'école assurant ainsi au directeur une existence juridique , remettant le curseur sur l'école et protégeant les collègues adjoints de l'arbitraire en indiquant ce qui relève de l'autorité ( au sens responsabilité ) du directeur et ce qui relève d'une obligation de concertation. Elu et membre d'associations diverses je pratique cette démarche partout sauf à l'école !
Rendre des comptes ou plutôt mutualiser la réflexion des orientations du projet d'établissement avec les partenaires de l'école dans un CA ne me choque pas . Le débat doit se porter sur sa composition. Nous sommes des fonctionnaires c'est notre grandeur mais aussi cela nous donne des obligations de résultat face aux efforts consentis par la Nation. C'est aussi parce que ces valeurs se sont peu à peu diluées au profit du sentiment d'être proprioétaire de l'école qu"aujourdhui un gvt peut nous laminer comme cela. Nous scions parfois la branche sur laquelle nous sommes assis.Il en va du Contrat Social qui nous lie à celle-ci . D'où mon refus de désobéir. C'est pourquoi aussi des associations comme le GDID se crée. C'est un symptôme. Quoiqu'on en pense , nous aussi avons des convictions.
Alors bien sûr il faudra assumer pleinement son rôle y compris dans les cas difficiles mais beaucoup de collègues y sont prêts depuis longtemps. C'est sûr c'est un métier. Cela l'est déjà .
obligations de résultat
Grégoire, je te suis dans ton discours, mais pas pour ces mots-là... qui t'ont échappés je le pense.
Obligations de
moyens...
LA RECONNAISSANCE DU METIER DE DIRECTEUR D’ECOLE MATERNELLE OU ELEMENTAIRE EST INELUCTABLE.
Deux rapports récents, celui de monsieur Frédéric REISS et celui de monsieur Jacques ATTALI font de l’absence d’un professionnel reconnu dans les écoles primaires une des causes de l’échec scolaire.
Qu’un rapport fondé sur la croissance fasse état de ce problème montre combien est légitime la revendication de la CFTC EDUCATION NATIONALE de voir reconnaître le métier de directeur d’école.
Si elle ne suit pas à la lettre le rapporteur en particulier sur le pouvoir hiérarchique et le choix des enseignants, la CFTC EDUCATION NATIONALE lui reconnaît le mérite de rendre inéluctable l’ouverture d’un débat sur la direction d’école. Refuser ce dernier serait ou de l’obscurantisme ou simplement céder au conservatisme d’organisation syndicale.
La CFTC EDUCATION NATIONALE admet qu’il peut y avoir différentes approches vers le statut de directeur d’école, mais elle demande que celles-ci s’accompagnent de mesures fortes :
- Amélioration de la carrière
- Dotation d’un poste administratif appartenant à la fonction publique
- Autonomie dans l’élaboration des projets d’école
- Maintien des structures d’école à taille humaine
- Prise en compte de tous les directeurs en poste
L’EDUCATION NATIONALE ne peut plus reculer : refuser la reconnaissance du métier de directeur c’est également pénaliser la réussite des élèves
Michel TRUDEL
Président de la CFTC Education Nationale
Heu Je ne cesse de le répéter à mes jeunes collègues : nous ne pouvons pas les adopter tous , par contre nous avons des obligatins de moyens bien sûr.
Merci Pascal
@Grégoire.
Mon commentaires n'était ni pour ni contre, il n'exprimait que des inquiétudes que des collègues semblent ressentir aussi. Si la définition de la fonction ( du métier , de l'occupation, de l'emploi, du statut' du tressage de macramé ... ) de directeur change; en fonction de ce qui va être mis en place, on risque de se retrouver dans une sale situation. En conscience, que suis-je prêt à accepter ? C'est la question qu'on devra se poser, et j'espère que des réponses personnelles différentes ( majoritairement parfaitement respectables ) n'engendreront pas des rancoeurs profondes dans les équipes. Mais quand on voit comment 87 ressort encore, j'ai des doutes et l'école n'a pas besoin de ça, enfin, ayons confiance dans la nature humaine
pardon de te répondre à ton dernier commentaire destiné à Grégoire.
Mon commentaires n'était ni pour ni contre, il n'exprimait que des inquiétudes que des collègues semblent ressentir aussi.
Mais les collègues expriment un ras-le-bol de la situation dans laquelle ils sont, aujourd'hui.
Si la définition de la fonction de directeur change; en fonction de ce qui va être mis en place, on risque de se retrouver dans une sale situation.
Mais on est, là, aujourd'hui, dans une "beaucoup très" sale situation (comme dirait l'autre)
J'espère que des réponses personnelles différentes ( majoritairement parfaitement respectables ) n'engendreront pas des rancoeurs profondes dans les équipes.
Quelles "équipes". Et c'est moi qui fantasme? là encore, il faudrait me donner la définition d'une équipe et de son fonctionnement (on y parlerait de taille critique et de pilotage...)
Enfin, ayons confiance dans la nature humaine
Ben non... L'école est une Institution, c'est-à-dire qu'elle se définit par des règles, des textes juridiques, des lois... Faire reposer une Institution sur la nature humaine est l'erreur originelle...
Mais les collègues expriment un ras-le-bol de la situation dans laquelle ils sont, aujourd'hui.
Mais cela je ne le nie absolument pas.
Si la définition de la fonction de directeur change; en fonction de ce qui va être mis en place, on risque de se retrouver dans une sale situation.
Mais on est, là, aujourd'hui, dans une "beaucoup très" sale situation (comme dirait l'autre)
Peux-tu envisager une seconde qu'un éventuel nouveau schéma de fonctionnement puisse être pire que l'actuel ? ( je ne dis pas que ce sera le cas , je m'interroge )
J'espère que des réponses personnelles différentes ( majoritairement parfaitement respectables ) n'engendreront pas des rancoeurs profondes dans les équipes.
Quelles "équipes". Et c'est moi qui fantasme? là encore, il faudrait me donner la définition d'une équipe et de son fonctionnement (on y parlerait de taille critique et de pilotage...)
Tu m'as l'air très très amer, j'ai un scoop pour toi, il y a des écoles où on fonctionne en équipe.Effectivement, c'est pas facile' ça prend du temps et c'est basé sur l'écoute de l'autre.Ensuite ,à part dans les monomoteurs, on ne pilote ( quel vilain mot ) pas seul. Taille critique ? Quelle taille critique ? Donc pour toi, tout le travail fait dans les école qui n'atteignent pas cette taille est bon pour la poubelle, il me semble pourtant que nos élèves ne s'en sortent pas si mal au collège.Quel mépris vis à vis de pas mal de collègues !
Enfin, ayons confiance dans la nature humaine
Ben non... L'école est une Institution, c'est-à-dire qu'elle se définit par des règles, des textes juridiques, des lois... Faire reposer une Institution sur la nature humaine est l'erreur originelle...
Alors dis-moi : comment expliques- tu l'effet directeur qui est un des piliers de la justification de la demande d'un statut ( le fameux leadership pédagogique ) ?
Que c'est triste une telle conception de l'école. Une armée de robots récitant des textes, c'est sympa comme vision.