Le Sgen-CFDT publie un « 4 pages » intitulé :
« direction et fonctionnement de l’école » entièrement consacré à ses propositions.
« Par delà la simple question de l’organisation de l’école, le
Sgen-CFDT revendique une évolution en profondeur du pilotage du système éducatif qui s’appuie et qui accompagne la volonté d’agir des équipes et qui mette fin aux pratiques infantilisantes en
cours dans notre ministère.
Avec ce « quatre pages » nous souhaitons commencer à
partager ce projet avec vous », écrit Thierry
Cadart, secrétaire général.
En préambule, le Sgen rappelle que le débat est récurrent et
qu’il « resurgit autour d’une initiative parlementaire ». Le syndicat précise que les problèmes
sont de plusieurs ordres :
Les responsabilités qui pèsent sur l’école (pédagogiques,
juridiques, administratives...) et particulièrement sa direction se sont amplifiées, complexifiées et diversifiées.
Le modèle ancien encore en vigueur ne répond plus aux exigences de notre époque.
La charge de travail et de responsabilité des directeurs ou des
enseignants chargés de direction n’est plus acceptable.
Il faut signaler que si le débat resurgit, c’est aussi grâce à
l’initiative du GDID qui a lancé une pétition auprès des directeurs d’école, à destination des syndicats et qui est un appel à intervenir pour la défense et la reconnaissance de tous les
personnels, directrices et directeurs compris. Pétition qui connaît un véritable engouement puisque déjà signée par des milliers de collègues.
Le Sgen l’admet volontiers puisqu’il précise que « l’association GDID (Groupement de Défense des
Intérêts des Directeurs) contribue elle aussi à relancer l’actualité de cette thématique en proposant un débat national sur la question. Elle a raison de le poser en ces termes mais les solutions
ne sont pas simples à élaborer et il faudra beaucoup d’échanges, de débats pour dégager des réponses valides ».
Le « 4 pages » détaille ensuite les propositions du Sgen :
Nous ne pouvons nous satisfaire :
- Ni du projet EPEP qui transfère l’autorité de l’école primaire, de l’Éducation Nationale vers les communes évacue la question mais ne
résout rien au fond. Il complique les relations professionnelles et affaiblit le rôle d’orientation et de contrôle de l’État en particulier en matière éducative.
- Ni d’un statut de directeur qui réglerait partiellement la situation juridique des directeurs, mais ne changerait rien à la place de l’école dans son
environnement social, économique et politique et n’améliorerait pas en lui même les conditions de travail de ces personnels.
C’est pourquoi le Sgen-CFDT s’engage dans ce débat à partir de trois
thèmes qui lui semblent essentiels :
1- La proximité
L’enjeu essentiel est de préserver la relation de proximité qu’entretient l’école avec les familles, les
partenaires, et les élus locaux…
Pour cela, dans chaque école, le directeur doit disposer de temps et d’une définition claire de ses tâches et
responsabilités. Le Sgen-CFDT propose de recentrer les activités du directeur sur l’animation pédagogique, les relations avec les familles et les
partenaires, renforcer les pouvoirs décisionnels du conseil des maîtres et la mise en œuvre des projets d’école, et de l’aider dans ses fonctions administratives et financières, comme celles
qui relèvent de la gestion technique et purement administrative. Cela implique de conforter les temps de décharge de service des directeurs et de confier
les tâches administratives et comptables à des personnels compétents et responsables sur le plan juridique.
2- La gestion de l’école
Trop de décisions concernant la gestion de l’école sont prises à l’IA, à la circonscription, au collège, à la
mairie, à la caisse des écoles, en raison principalement de questions de taille de la structure, de compétences statutaires des différents personnels… Tout cela est source de déresponsabilisation
des acteurs, manque de clarté pour la population et rend les conditions de travail des directeurs, coincés entre injonctions hiérarchiques et diversités des partenaires, de plus en plus
insupportables.
L’école a besoin d’exister juridiquement et
administrativement.
Les difficultés qui sont apparues pour l’organisation de l’aide personnalisée ont mis en évidence que les
modalités d’organisation doivent se prendre au niveau de l’école. En rapprochant le niveau de la prise de décision des enseignants de l’école, c’est l’ensemble des personnels qui y
participerait.
Le Sgen-CFDT propose d’installer dans le premier degré une structure
ayant les compétences d’un établissement public pour pouvoir assumer ses responsabilités.
• Cet établissement doit être fédérateur pour pouvoir établir
des relations claires avec les collectivités locales (mairies et communauté de communes), contracter avec elles et représenter localement l’Éducation nationale.
• Il doit également être mutualisateur et mettre à la
disposition des écoles qui le composent un centre documentaire commun, un Rased, des services de santé et sociaux, une antenne informatique ou plus généralement Tice, des liens directs avec
diverses structures (MDPH...). Il serait naturel que cet établissement se voit confier des tâches de gestion actuellement dévolues à la circonscription. Cela permettrait de recentrer le rôle de
la circonscription sur la formation, l’animation et l’évaluation pédagogique, ces dernières fonctions devant rester extérieures à l’établissement.
Projet d’établissement
Pour cela l’établissement doit fonctionner sur la base d’un projet d’établissement, garder une taille humaine
et être doté des personnels administratifs et de direction nécessaires.
L’expérience montre qu’il ne faut pas excéder 500 élèves environ pour garder à une structure des qualités
relationnelles (entre adultes comme avec les enfants et les familles).
On peut donc imaginer des établissements composés :
• d’une seule grosse école ou groupe scolaire comme il s’en trouve dans les grandes villes ;
• des écoles d’un quartier ou d’un chef lieu de canton ;
• d’un collège et des écoles qui l’entourent dans certaines zones rurales ou de montagne.
La direction de l’établissement
Les responsabilités confiées nécessitent un statut officiel.
Pour le Sgen-CFDT, ce statut pourrait être un statut d’emploi
fonctionnel. Ce statut permet d’exercer les responsabilités de la fonction, ainsi que la
reconnaissance financière des responsabilités exercées, mais il est lié à la période d’exercice de cette fonction. Il a le caractère temporaire d’un détachement. S’il souhaite y mettre fin, le
personnel revient à son statut précédent ou au statut auquel il aurait accédé entre temps, par voie de concours par exemple. À l’évidence, ce personnel de direction devrait être un directeur
d’école qui fait le choix de quitter la classe pour entrer dans ce type de fonction. Cela peut représenter un débouché de carrière ou conduire à d’autres fonctions de direction par la
suite...
3- La démocratie professionnelle
Toute la difficulté est d’articuler la structure de proximité qu’est l’école et la structure de gestion que
serait l’établissement de façon à ce que complémentarité ne devienne pas concurrence et que l’une n’étouffe pas l’autre.
Pour le Sgen-CFDT, la seule garantie crédible, c’est de construire un fonctionnement démocratique donnant à
chacun la reconnaissance de ses responsabilités au niveau où il intervient. Notamment, si le directeur d’école doit être déchargé de tâches administratives (réponses d’enquêtes, contacts avec des
fournisseurs, gestion comptable, montage de financement…) il doit rester le représentant de l’établissement au niveau local. Il faut donc qu’il soit partie prenante dans la vie de
l’établissement.
Dans ce cadre un conseil pédagogique, composé de droit de représentants de l’ensemble des écoles composant
l’établissement (directeur ou adjoint selon le choix de l’équipe), serait chargé de conduire le projet pédagogique et de formuler en direction du Conseil d’Administration (cf. ci-dessous) toutes
demandes liées au fonctionnement pédagogique.
Enfin, comme dans tout établissement public, il faut un conseil d’administration composé par tiers d’élus de
l’ensemble des personnels, d’élus des usagers (parents et élèves dans le cas d’un établissement mutualisé avec un collège) et de représentants des collectivités territoriales.
Le Sgen-CFDT ne verrait qu’avantages à ce que le président du
Conseil d’Administration (CA) soit élu librement en son sein. Ne pas confondre les rôles de président du CA et de représentant de l’État (directeur de l’établissement) serait un atout pour un véritable débat démocratique
au profit de tous.
Pour assurer ces rôles, les personnels qui s’engageraient dans ces mandats devraient bénéficier d’une
décharge de service.
Le Sgen souhaite également « clarifier le rôle de
chacun » :
« Aujourd’hui, le directeur d’école est tout à la fois un
enseignant, un interlocuteur pour tout le monde, un gestionnaire… mais il n’en a pas les moyens, ni en temps ni en légitimité juridique. Et il doit souvent s’appuyer sur une autoformation faute
de formation continue suffisante. Le Sgen-CFDT estime qu’on ne trouvera pas de solution à cette situation intenable en maintenant toutes ces fonctions sur la même personne.
C’est pourquoi il verse au débat l’idée de répartir ces fonctions
chacune au niveau le plus approprié en établissant des relations démocratiques entre elles. Une telle clarification du fonctionnement permettrait également aux adjoints de mieux identifier des
lieux de décision plus proches d’eux et donc d’avoir des possibilités d’expression plus réelles.
Le Sgen-CFDT ne prétend nullement avoir trouvé la solution idéale à
tous les problèmes. Existe-t-elle d’ailleurs ? Mais il est prêt à débattre avec l’ensemble de la communauté éducative parce qu’il est urgent de répondre aux problèmes identifiés d’une part et aux
inquiétudes des personnels d’autre part ».
Comme nous le voyons, les lignes bougent ou pour être plus précis, disons que le sujet fait débat… Jusque sur
les bancs de l’Assemblée nationale où lors de discussion du Projet de Loi de Finances pour 2010, il fut récemment question du statut et du rôle des directeurs d’école.
Ainsi, au sujet de la formation des enseignants et de leur
accompagnement pédagogique, le rapporteur précise : « …Le dernier facteur de faiblesse
réside dans le « très mauvais encadrement » des enseignants, au sens où celui-ci ne dispose par des moyens nécessaires pour mettre
en place un « collectif » pédagogique où les enseignants se formeraient les uns les autres. Les
directeurs d’école du 1er degré, qui n’ont pas de statut, et les chefs d’établissement du 2nd degré, qui doivent « faire
avec » la liberté pédagogique revendiquée par les professeurs, n’exercent qu’un faible leadership pédagogique sur les équipes enseignantes, pourtant indispensable à la
coordination, et par conséquent, à l’efficacité des pratiques d’enseignement et de soutien scolaire.
Ce constat est corroboré par M. Marcel Pochard :
« il n’y a rien », aucun « corps intermédiaire », « entre l’enseignant, seul maître à bord, et sa classe », ce qui rend très difficile
l’émergence de dynamiques collectives propices à une prise en charge efficace de la difficulté scolaire ».
Ou encore lors de l’intervention du Député Frédéric REISS,
auteur de la proposition de loi visant à la création des EPEP : « J'ai bien noté qu'il était prévu de nommer
3 400 nouveaux directeurs à la rentrée prochaine, qui devront accomplir cinq semaines de stage de formation obligatoire, pour une dépense de 1 million d'euros. Il me semble cependant que les directeurs d'école n’attendent pas seulement de la formation, mais aussi un statut, qui devrait s'inscrire dans le cadre de la
création d'établissements publics d'enseignement primaire. Doter les écoles de la personnalité morale et d'un statut juridique permettra une gestion pédagogique plus efficace, tant en milieu
rural qu'en milieu urbain. Je regrette que la loi du 13 août 2004, qui prévoyait des expérimentations dans ce domaine, n'ait jamais fait l’objet des décrets d'application correspondants, de
telle sorte que nous ne disposons d'aucune expérimentation sur les résultats de laquelle nous pourrions nous appuyer pour aller de l'avant. Je souhaiterais donc connaître votre avis sur cette
question ».
Et enfin dans la réponse du ministre de
l’Education nationale, Luc Chatel : « Je suis également ouvert
à une réflexion sur le rôle des directeurs d’école, dont les responsabilités se sont effectivement
accrues au cours des dernières années sans qu’un statut propre soit créé à leur destination. C’est par cette question qu’il faudra commencer par s’interroger avant d’envisager une évolution du
statut des établissements ».
Bref, chacun s’accorde sur le constat,
à savoir que les charges, les missions et les responsabilités des directeurs d’école se sont « effectivement accrues au cours des dernières années
sans qu’un statut propre soit créé à leur destination ». Mais, aucun signe tangible ne vient nous laisser le moindre espoir de commencement de règlement ou de solution à court
terme.
Alors que le diagnostic a été établi
par l’ensemble des acteurs de l’Education nationale, qu’il est corroboré par nombre de rapports ou d’études, le ministre en reste au stade de l’interrogation : « C’est par cette question qu’il faudra commencer par s’interroger avant d’envisager une évolution du statut des établissements ».
Bref, la situation ne semble pas sur le
point de s’éclaircir pour les directeurs qui n’aperçoivent pas encore le bout du tunnel et qui, RGPP oblige, devront patienter encore très longtemps avant de voir leur situation évoluer
favorablement dans le sens de l’obtention d’un statut. Du discours aux actes, le chemin est souvent long…
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"Les directeurs d’école du 1er degré, qui n’ont pas de statut, ... qui doivent « faire avec » la liberté pédagogique revendiquée par les professeurs, n’exercent qu’un faible leadership pédagogique sur les équipes enseignantes, pourtant indispensable à la coordination, et par conséquent, à l’efficacité des pratiques d’enseignement et de soutien scolaire"
Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Je crains de comprendre que le dirlo doit être une sorte de supérieur hiérarchique... C'est bien ce qu'il faut comprendre, n'est-ce pas ? Il doit avoir un statut et user de son statut pour imposer la politique du gouvernement aux collègues ? Je ne me trompe pas ? C'est bien ça, hein ?
Merci beaucoup ! Si c'est cette politique que cautionnent les adeptes du statut... je n'en serai pas.
Tu fais l'imbécile, gégé, à moins que tu ne le sois vraiment.
Tu sais pertinement que ce n'est nullement le cas si tu as lu depuis bien longtemps les arguments des "adeptes du statut" que tu te plais à calomnier ici ! Tu balances encore ce genre de prétendu argument pour souffler des braises stupides ou éventuellement rallier à ton panache défraîchi et en lambeaux quelques bonnes âmes naïves...
Quant à la politique que tu cautionnerais, nous savons bien que ce n'est ni celle-ci, ni aucune autre la seule qui convienne à ta position se résumant à : ne pas bouger, faire le mort...
Tu n'en seras pas, dis-tu ? Il y a longtemps que les "politiques" qui font en sorte d'améliorer la condition des directeurs, d'amener à une réelle reconnaissance de leur métier se sont passées de toi...
Continue à faire le mort !
Dis moi gégé, ce n'est pas le SNUipp qui veut nous transformer en 'animateur de l'équipe pédagogique'...
L'animateur n'assure aucun 'leadership' sur le l'équipe?
Il ne coordonnerait pas l'animateur?
il ne rechercherait pas l'efficacité l'animateur?
Tu es dans la critique dès que quelqu'un d'autre que le SNUipp ose s'exprimer, même s'il dit, ici, la même chose que le SNUipp.
Je crains comprendre que le dirlo...
Stop! tu n'y comprends RIEN quand il s'agit de dirlo!
Merci beaucoup ! Si c'est cette politique que cautionnent les adeptes du statut... je n'en serai pas.
Pourquoi? tu as été une fois pour quelque chose quand il s'agit des dirlos?
Lis bien le projet du SGEN.
Je sais, tu n'en seras pas non plus, vous n'en serez pas jusqu'au jour où on aura le statut et qu'on distribuera les postes...
Bien que comme Pierrot j'aie tendance à supposer que tu feras ce qu'ont toujours fait les affidés du SNU, c'est à dire vous précipiter comme la vérole sur le bas-clergé sur les places de directeur d'EPE quand ils seront ouverts.
Un statut des directeurs doit-il inclure la supression de la liberté pédagogique? Je ne le pense pas et ce n'est pas écrit dans l'article. Personnellement, bien que favorable au statut , je suis fermement convaincu qu'une équipe qui a envie de bosser ensemble peut être performante et une équipe plus individualiste peut l'être tout autant ... au diable les grands projets creux !
quand au contenu de l'article, il y a des choses plus abouties dans la réflexion sur l'école de demain que de la part du Snuipp mais gare aux usines à gaz! A force de vouloir ajouter des strates avec des compétences différentes , on bloque la machine. Il faut faire simple, concret, pratique, partir de ce qui existe ( le collège) en prévoyant d'en améliorer les points faibles et garder les points forts. Pas la peine de réinventer la lune!
En revanche, le rapporteur à l'Assemblée est clair : il regrette que les dirlos ET les chefs d'établissement "n'exercent qu'un faible leadership pedagogique sur les équipes enseignantes". Pour lui, il faut museler les instits pour que l'école soit EFFICACE. Et il le dit, Marcel Pochard est d'accord pour créer une dynamique propice à l'efficacité, encore une fois.
C'est clair que ces gens-là n'ont jamais mis les pieds dans une école ou un bahut. Ils veulent les gérer comme une entreprise en exploitant les salariés et en leur laissant le choix de bosser ou dégager.
Et dire qu'on trouve quand même des collègues pour cautionner de telles pratiques. C'est incroyable ! Ouvrez vite les yeux avant qu'il ne soit trop tard !
Pour revenir à tes soucis de lecture, les pointillés que tu mets dans ta citation remplacent les chefs d'établissements du second degré non?
Quant au supérieur hiérarchique que tu redoutes tant, j'ai posé la question à mes collègues peu après la rentrée : 9 sur 9 préfèreraient m'avoir dans ce rôle plutôt qu'un IEN... renversant non ? Et je ne suis pourtant pas un mouton à 5 pattes... un merle blanc non plus, mais ça vient doucement...
"peux-tu préciser ce qu'il faut lire lorsque le Snuipp écrit " la direction d'école"?"
C'est marrant car le SGEN va nous devoir des droits d'auteur...
Combien de fois on a reproché au SNUipp d'utiliser l'expression "direction et fonctionnement de l'école"... Et, là, je lis un article qui transcrit un texte du SGEN intitulé, nous dit-on, "Direction et fonctionnement de l’école "...
Et tu ne réagis pas Merlin ?
Imagine ta réaction et celle de tes amis si ça avait été le SNUipp... Mais là, rien ! Ce qui montre bien qu'il y a une discrimination à l'égard du syndicat majoritaire.
Moi, je te réponds ( une fois de plus): 1/ relis l'aricle du Sgen et compte le nombre de fois où le mot " directeur" est écrit. 2/ Fais la même chose avec l'article du Snuipp. 3/ compare et essaie de comprendre la différence.
Après cet effort , relis mon article et relève les phrases qui marquent ma distance avec le Sgen. Tu comprendras alors peut-être pourquoi je trouve leur article plus interessant que celui du Snuipépé sans y adhérer totalement pour autant. Pour enfoncer le clou, on y parle quand même des directeurs, de leur place, d'un projet pour l'école, de CA.... rien vu de tout ça dans la prose de ton syndicat. Même si je ne suis pas d'accord sur beaucoup de choses, il y a une base de discussion.
Bref ton procès en parti pris et croisade anti Snuipp est nul et non avenu. Le jour où le Snuipp sera ouvert au débat et aura des propositions claires et argumentées, j'aurai le même interêt.
Au fait " direction d'école et directeur" c'est pareil ou pas? Un CDMD, ça marche comment? on peut espérer une réponse?
Le Sgen-CFDT se décide à promouvoir un statut pour les directeurs, c'est une bonne chose et il faut l'apprécier à sa juste mesure. Mais il précise :
"Pour le Sgen-CFDT, ce statut pourrait être un statut d’emploi fonctionnel."et il commente :
"Ce statut permet d’exercer les responsabilités de la fonction, ainsi que la reconnaissance financière des responsabilités exercées, mais il est lié à la période d’exercice de cette fonction. Il a le caractère temporaire d’un détachement. S’il souhaite y mettre fin, le personnel revient à son statut précédent ou au statut auquel il aurait accédé entre temps, par voie de concours par exemple."
Ce que le Sgen-CFDT omet de préciser, c'est que le "statut d'emploi" permet à notre supérieur hiéarchique (l'IA) de nous supprimer la fonction d'un trait de plume, sans qu'il soit possible de nous défendre, contrairement à un "statut" tout court. Il nous faut donc militer, et le Sgen-CFDT avec nous, pour un "statut" et non pas un "statut d'emploi", seule possibilité pour nous de ne pas se faire virer comme un malpropre suite à la pression d'une personne (maire, IEN, …) ou d'un groupe (parents, adjoints, …), de pouvoir présenter sa défense devant une commission, voire le tribunal administratif, en cas de décision injustifiée.
Difficile de se faire une idée d'un texte quand on y lit que le titre.
Même quand le SGEN dit vouloir un CM institutionnalisé, il définit AVANT ce que sera le Directeur et que seront les adjoints.
On peut ne pas être d'accord, ça c'est normal. Mais il n'y a aucune arrogance dans ce 4 pages qui se propose ouvert au débat.
À des années lumières de l'attitude du SNUipp, qui balance sur tout ce qui bouge:
> politiques = libéraux
> syndicats = sociaux-traîtres
@ Gégé petite leçon de vocabulaire: car pour arriver à écrire qu'exercer un leadership c'est museler une équipe, il faut vraiment être limité.
Le leadership, un terme emprunté à l'anglais, définit la capacité d'un individu à mener ou conduire d'autres individus ou organisations dans le but d'atteindre certains objectifs. On dira alors qu'un leader est quelqu'un qui est capable de guider, d'influencer et d'inspirer.
Un leader se distingue d'un gestionnaire ou d'un décideur, lequel a des capacités pour l'administration, sans pour autant «mener» le groupe.
Donc Gégé, tu es en train de nous dire que quand le SNUipp affirme:
Il y aurait là beaucoup à faire pour recentrer la direction d’école sur sa fonction essentielle : animation d’une équipe.
Il lui refuse aussi le statut de leadership?
> mais c'est quoi alors un directeur pour le SNUipp? un concierge à temps partiel?
Tu vois encore l'énorme différence avec le SE ou le SGEN.
Avec le SNUipp, il n'y a pas d'espace possible de discussion puisque le directeur n'existe pas, (même pas la possibilité d'exercer un leadership sur l'équipe. Qui l'exercera alors? le CMD?) alors que l'ensemble des acteurs cherchent à le reconnaître.
@ Merlin
Nos libertés, citoyennes, ne peuvent s'exprimer pleinement qu'à l'intérieur d'un espace limité par des règles.
Il est dangereux de faire croire que la liberté pédagogique peut exister sans contrainte.
Une des justifications majeures du métier de directeur, c'est la gestion d'une équipe d'enseignants pour une école plus réactive, plus efficace. Le fait même d'introduire des objectifs communs, et c'est la moindre des choses quand on tient aux missions de proximité de l'école, implique un projet d'école et donc un travail en équipe, et donc un leadership...
Mais je te rejoins tout à fait sur le fait de revenir à des fondamentaux: les choses simples.
@ JCR (x2
J'ai les mêmes réserves que toi sur les inconvénients d'un statut d'emploi.
Mais, les justifications apportées par le SGEN méritent toutes notre attention:
> 1 la reconnaissance 'statutaire' du directeur.
> 2 le directeur ne peut être issu que du corps enseignants 1°
> 3 possibilité de revenir dans son corps d'origine
Il y a vraiment de la matière pour trouver une solution valide... Ensemble
« Un statut des directeurs doit-il inclure la suppression de la liberté pédagogique? Je ne le pense pas et ce n'est pas écrit dans l'article. Personnellement, bien que favorable au statut, je suis fermement convaincu qu'une équipe qui a envie de bosser ensemble peut être performante et une équipe plus individualiste peut l'être tout autant ... au diable les grands projets creux ! »
Je ne sais pas ce que c’est qu’une équipe individualiste Merlin, mais je suis maintenant convaincu que comme le dit le rapport Pochard pour le secondaire*- mais c’est aussi souvent une réalité chez nous - que seule une équipe qui prend en compte l’ensemble des problématiques d’une école fait réussir les élèves. En ce sens, notre rôle de directeur est primordial. Pour donner un exemple précis, les prétendues réformes ont voulu s’attaquer au suivi des élèves en difficulté, ce dernier ne peut être la somme des mesures prises par les enseignants successifs d’un élève. Seules la communication régulière, les analyses partagées, les décisions d’accompagnement et d’orientation établies auront une efficacité. Ceci d’autant plus que les jeunes collègues semblent assez souvent complètement perdus dans ce domaine. Qui peut enclencher et favoriser cette communication nécessaire et gérer la mémoire de dossiers qui prennent de l’épaisseur dès la maternelle sinon le directeur.
Si la liberté pédagogique doit être défendue, il y a des constats qui ne peuvent être ignorés.
Pour continuer sur cet exemple, le travail réalisé récemment par la Fnaren ( maîtres G ) avec l’université Paris Descartes montre trop bien l’impasse que peut être l’aide individualisée et le besoin de prendre en compte le profil des élèves en difficultés dans ses multiples composantes et non au seul regard de la seule difficulté appréciée par l’enseignant. Dans ce domaine d’ailleurs, si les lignes ne bougent pas et si on continue de ne prendre en compte qu’une partie des problèmes d’un élève quand il vous jette à la figure ses souffrances qui ne sont pas nécessairement scolaires, on continuera à se plaindre demain comme aujourd’hui sur les cours de récréation des parents qui ne font plus leur boulot Et la société s’en mordra les doigts, sans doute plus encore vu les errances ministérielles et les problèmes de la société. L’école doit évoluer et si elle doit s’occuper des élèves, elle ne peut ignorer les enfants. Des passerelles, des lieux, des obligations doivent voir le jour pour travailler avec les professionnels de santé, les familles…Il faut donc du temps et une réflexion pas des réformes avec un sécateur autiste.
Le statut est devenu indispensable, urgent même mais on ne peut éluder de revisiter avec sérénité et sans tabou les priorités des missions du directeur.
*qu’il est pour le moins surprenant que, 35 ans après le grief de « taylorisme » formulé par la commission Joxe à l’encontre de la façon dont l’enseignement est dispensé dans le secondaire, la réalité de cet enseignement demeure trop souvent la juxtaposition de démarches individuelles de transmission de savoirs, plutôt qu’un ensemble cohérent porté par une équipe d’enseignants unis sur les objectifs à atteindre P 11
Il ne s'agirait donc pas d'un établissement public... Mais ce serait quoi alors ?
Il existe une autre possibilité juridique : le GIP (Groupement d'Intérêt Public). Ces types de structures se sont montées pour gérer, par exemple, des projets de réussite éducative sur certaines communes, ou encore des MDPH (comme dans notre département).
Inconvénient majeur de ce genre de structure : c'est long à monter et ça ne nous évite pas l'usine à gaz.
Plus je lis les propositions des uns et des autres (quand ils en ont), et plus j'y réfléchis, plus je me dis que, finalement, l'établissement public type second degré fait une excellente base de travail pour imaginer assez facilement l'établissement public du premier degré. Pourquoi réinventer un "machin" (pour paraphraser un ancien président de la république) qui deviendrait aussi ingérable qu'une Europe à 27 qui fonctionne, finalement, comme fonctionnerait un Conseil des Maîtres Décisionnaire cher à certains... avec la règle de l'unanimité pour décider... ce qui conduit inexorablement à la paralysie ou au sur-place.
Denis08
Une reconnaissance gènerai certains syndicats ancrés à g....? J'espère que l'école sortira tête haute . NB
D'un côté, en se présentant comme étant à l'écoute des dirlos et en montrant qu'il réfléchit à trouver une solution à leurs difficultés quotidiennes.
De l'autre, en inventant un machine si compliquée (ni modèle second degré, ni EPEP) qu'il peut être assuré que ça n'aboutira à rien.
Comme le disent les collègues Denis08 et Merlin, pourquoi chercher à faire dans l'originalité complexe quand il serait si aisé de faire simple. Mais il est vrai que faire simple, c'est apparaître comme soutenant peu ou prou un modèle avec statut hiérarchique... Pour un syndicat du 1er degré, c'est chose impensable.
Alors, je crains, comme il est indiqué dans la conclusion de l'article, qu'on soit condamné à attendre encore longtemps avant que le ministre commence à réfléchir à créer un statut de directeur.
J'ai uun peu l'impression que le SGEN-CFDT nous mène en bateau à la manière du SE-UNSA. Je me méfie de ces embrassades suspectes...
Trop drôle!
Moi aussi je me méfie. Non, pire que ça, en lisant entre les lignes du SGEN je trouve plusieurs contradictions. Mais ce document est d'ores et déjà un pas en avant vers le statut, suffisamment éclatant pour qu'il puisse servir sinon de base de travail, du moins de participation au débat qui enfin s'ouvre.
Ou alors , il faut recruter des équipes " à rpofil" ayant un projet réellement commun? attention , c'est chaud comme sujet! Théo va retrouver sa voix perdue chaque fois qu'on lui pose une question...
quand aux maîtres G , c'est bien qu'ils aient des idées, des propositions, ce serait encore mieux s'ils participaient aux APE, faisant ainsi bénéficier les enfants en souffrance de leurs grandes compétences!
Mais il faut éclaircir certains points qui m'inquiètent :
satut d'emploi ? ? L'idée est séduisante car elle donne la possibilité de revenir à la case départ mais quelle garantie pour le directeur de n'être pas foutu dehors par manque de servilité ?
Cette histoire de Conseil des maîtres décisionnaires et de partage des responsabilités techniques : cela sent l'usine à gaz ou le truc autogestionnaire si cher au SGEN... une vieille lune.
Et puis une vraie réflexion sur les moyens donnés au directeur animateur du projet d'école. Je ne trouve pas choquant que le pilote ait un leadership instititionnel dans l'affaire : qui pourrait imaginer un mec assez cinglé pour faire passer de force un projet pédagogique sans le consentement d'une équipe ? Il serait tout seul à le faire vivre donc à terme inefficace. De même la réalité des projets d'école montre que sans leadership et volonté du directeur il reste bien souvent un machin sans existence concrète. Responsabilité sans pouvoir : on voit tous les jours où cela nous mène. Et l'obtention d'un statut sans responsabilités faut pas rêver .
A minima le mot directeur est associé à statut c'est déjà ça de pris ( avec la CFTC il est vrai , et de 2 ! )
Maintenant il faut pointer les accords et désaccords pour entamer une concertation.
Ce n'est pas la parole divine, juste un texte du SGEN. Que les autres syndicats fassent de même et enfin on pourra trouver la martingale pour compléter ou s'opposer au projet de direction d'écoledu gouvernement le jour venu.
Déçus par le texte du SGEN? Certainement pas, ma grande, eux au moins ont la politesse de répondre.
J'ai du mal à suivre !!!
Serais-tu en train de sombrer ... Intellectuellement parlant.
Y' a le feu chez toi. Tout est se casse la figure. Les murs de la pensée snuippien se lézardent tant ils ont été servis à toutes les sauces, et tu cries car chez le voisin il y a un peu de fumée....
Charité bien ordonnée commence par balayer devant ses idées (ou à peu près).
Que le SGEN ponde un texte imparfait, ne veut pas dire que le SNUIPP ait raion dans son mutisme.
Qu'on remarque les imperfections ne vaut pas victoire dans l'argumentation.
Faut que tu m'expliques les liens de causes à effets.
Pour parler d'autres choses, et pour ne par revenir sur des questions maintes posées sur ce forum, sans jamais trouver de réponse, une question que je te pose :
A quand remonte la dernière visite d'un "représentatnt syndical du SNUIPP" dans les écoles pour voir ce qui se vit, ce qui se dit, ce qui est important de réfléchir.
Evite les réponses du style "nous sommes au courant grace à nos militants qui nous informent. (Ca se saurait)
Excellent ! Alors là, oui, je souris..
Je dois être un des rares dinosaures dirlo encore syndiqué à ce syndicat majoritaire...
Pourquoi ?
Je pense que certaines analyses sont pertinentes.
Mais pour le reste...
Basta !
RIEN de chez RIEN dans le rayon DIRECTION d'école si ce n'est l'antienne Tout va très bien Madame la Marquise...
Et là, il paraît que je serai déçu !
Désolé, mais c'est exactement le contraire. Plus j'y pense, plus quand je me regarde dans la glace, je me dis que je suis vraiment trop c... à continuer à me syndiquer pour des représentants du personnel qui méprisent, honnissent mon quotidien.
La directrice parisienne que je suis a pris son premier poste dans une école de 16 classes, et c'était la même école.... !!! Ce, après un concours qui est très difficile dans la Capitale et je m'en excuse auprès des collègues de province : nous, nous n'avons pas le choix, il faut y passer devant ce jury plus que sélectif.
Donc pas de leçon à recevoir de toi, Oléoduc, car en province profonde ou pas, bouseuse ou pas, j'aurais été déchargée totalement à mes débuts!!
Maintenant, à Paris comme chacun de Province le croit si bien, sachez que nous faisons acte de présence aux entrées, aux sorties et aux réunions de Directeurs, car le reste du temps nous nous employons à remplir notre temps de décharge entre le coiffeur, le cinéma, les musées, la sieste et quand c'est possible quelques formations pour nous montrer et cela chacun l'envie....
Pourquoi donc ne viens-tu pas à Paris pour constater sur place et "travailler" avec nous ??
Je ne sais pas si je vais continuer à cotiser pour cette association dont les commentateurs se servent du site pour régler leurs problèmes personnels, faire leur thérapie sans lâcher un sou, tricher sur leur origine, .. Je ne suis pas aigrie, moi !!!
Au fait, Oléoduc, il va falloir que tu t'inscrives en Aide Personnalisée dans une classe de ton école, car tu as un petit problème en "compréhension de lecture": le syndicat archi-minoritaire qui est le seul véritablement favorable depuis de nombreuses années au Statut des Directeurs et qui a toujours milité pour ce statut, qui serait confessionnel et auquel j'appartiens et pour lequel je me suis présentée aux dernières élections professionnelles à Paris et au plan national, pour un statut des Directeurs de toute la France , est le SNE !!!
Peut-être à bientôt, car j'ai d'autres choses beaucoup plus intéressantes à faire que de lire les proses de certains.
Merci au collègue de province qui a défendu les Directeurs parisiens qui cotisent au GDID !!! Nous sommes peu, mais quelques-uns tout de même.
MC
Je vais finir par croire Pierrot qui dit qu'il serait peut-être mieux de commencer par un statut du dirlo. Celà permettrait effectivement d'être en position de pouvoir se défendre face à ces élucubrations pas nettes.
Ayant réagi un peu trop rapidement, voilà que je confonds le "GDID" et "Directeurs en lutte"...!!!
Tous les Directeurs en Lutte ne cotisent pas au GDID, ne sont pas forcément syndiqués et n'ont d'ailleurs forcément toujours des idées...
Il est temps que je me repose de ma semaine difficile, surtout avec un mercredi de repos forcé !
Bon courage à tous.
MC
Visiblement, l'objectif était de se démarquer tant du SE que du gouvernement d'où cette proposition incompréhensible (ni EPEP, ni façon second degré...). Incompréhensible mais dangereuse car tellement compliquée qu'elle devient fourre-tout et peut permettre à n'importe que ministre de nous entuber comme il le veut. Je crois qu'il est temps de revenir à quelque chose de plus sérieux. D'ailleurs, il y a fort à parier que cette proposition nébuleuse passera très vite aux oubliettes. Moi, je demande à mes collègues dirlos de ne pas s'emballer, de lire et relire ce texte avec attention et d'y déceler tous les risques.
Eh ! bien nous sommes nombreux ici à espérer enfin que tu nous écrives des choses sérieuses, mon beau Gégé !
Car à part cracher sur tes adversaires syndiqués, nous ne voyons rien venir ; allez ! réponds s'il te plait à quelques questions sérieuses :
- à quand remonte la dernière manifestation sérieuse de ton syndicat en faveur des directeurs ?
- à quand remonte la dernière idée sérieuse en faveur des directeurs ?
- à quand remonte la dernière article sérieux écrit par les responsables de ton bureau politique centralisé en faveur des directeurs ?
Réponds..sérieusement..
Quand je pense qu'Aschieri et ses acolytes étaient invités au débat de Peillon par chez moi hier... Quel beau débat cela a dû être! Pas de praticien, que des syndicalistes professionnels et des politiques incultes. J'imagine que le mot "directeur" n'a pas été prononcé une seule fois par tous ces masturbateurs intellectuels compulsifs.
Et nous, pendant ce temps-là, nous nous prenons le chou à essayer de faire tourner la machine. Je me demande jusqu'à quand. Parce qu'elle risque quand même de péter... nos rouages commencent à gripper.
Je prends ce texte pour ce qu'il est, une invitation au débat.
Avec ce quatre page nous souhaitons commencer à partager ce projet avec vous.
et avec modestie:
Le Sgen-CFDT ne prétend nullement avoir trouvé la solution idéale à tous les problèmes. Existe-t-elle d’ailleurs ? Mais il est prêt à débattre avec l’ensemble de la communauté éducative parce qu’il est urgent de répondre aux problèmes identifiés d’une part et aux inquiétudes des personnels d’autre part.
Ensuite j'y relève toute une série de réflexions dont le GDiD est porteur (le SGEN et le GDiD se sont rencontrés...)
> la proximité
L’enjeu essentiel est de préserver la relation de proximité qu’entretient l’école avec les familles, les partenaires, et les élus locaux. Ce n’est pas un enjeu de confort mais au contraire de responsabilité.
> la Gestion de l'école:Trop de décisions concernant la gestion de l’école sont prises à l’IA, à la circonscription, au collège, à la mairie, à la caisse des écoles, en raison principalement de questions de taille de la structure, de compétences statutaires des différents...
Tout cela est source de déresponsabilisation des acteurs, manque de clarté pour la population et rend les conditions de travail des directeurs, coincés entre injonctions
hiérarchiques et diversités des partenaires, de plus en plus insupportables.
L’école a besoin d’exister juridiquement et administrativement.
> le Projet d'école (ici d'établissement)Pour cela l’établissement doit fonctionner sur la base d’un projet d’établissement, garder une taille humaine et être doté des personnels administratifs et de direction nécessaires.
Aujourd’hui, le directeur d’école est tout à la fois un enseignant, un interlocuteur pour tout le monde, un gestionnaire… mais il n’en a pas les moyens, ni en temps ni en légitimité juridique.
...
Notamment, si le directeur d’école doit être déchargé de tâches administratives (réponses d’enquêtes, contacts avec des fournisseurs, gestion comptable, montage de financement…) il doit rester le représentant de l’établissement au niveau local. Il faut donc qu’il soit partie prenante dans la vie de l’établissement.
...
Que le Sgen entre dans le débat avec des réponses qui lui sont propres n'est pas choquant, tant que l'on est dans la volonté de débattre et de construire ensemble.
On ne peut que se satisfaire de voir le SE et le Sgen s'engager dans ce débat.
@ Gégé.
Tu ne parles plus du leadership?
Tu méprises le Sgen parce qu'il est 'minoritaire'. ça ne te gênait pas en 2005 quand le SNUipp & le Sgen lançaient une consultation commune.
> au fait il en est ressorti quoi?
Le Sgen propose donc il veut faire un 'coup'.
Et les États Généraux du fonctionnement de l'école et de la direction, c'était quoi? quelles sont les conclusions de coup de com. pur?
Le Sgen, comme le SE (je ne parle pas des syndicats qui déjà avaient une position sur le sujet) évoluent en se proposant de rentrer dans le débat.
Aucun n'apporte LA solution, mais des pistes ouvertes pour avancer ensemble.
Inconcevable, donc insupportable pour le SNUipp.
Tu nous prend vraiment pour des truffes. Je vais finir également par penser que tu ne nous mérites pas comme débatteur mon cher ex collègue.
On ne t'a pas attendu, ni le SGEn ni persone d'ailleurs, pour faire des propositions mais c'est les syndicats qui signeront donc on essaye de trouver celui ou ceux qui sauront honnêtement relayer la voix du petit peuple des dirlos. La tienne manquera mais est-ce un mal pour nous ?
C’est insupportable pour le SNUipp, Pierrot ?
Bien sur, mais il n’a guère le choix, étant totalement bloqué sur cette question…
Bloqué par ses contradictions internes, avec un courant Ecole Emancipée qui en a fait un « casus belli » potentiel.
Bloqué sur son aile gauche par SUD, qui commence à concurrencer sérieusement le SNU sur le terrain, et qui a, en matière de direction d’école, un discours cohérent et construit, ce qui n’est pas le cas du SNU. Discours que je ne partage en rien, mais qui existe, lui…
Bloqué dans les écoles et auprès des collègues par une humble et minuscule association ayant nom GDID, qui l’empêche régulièrement de débiter ses fadaises et ses fariboles et le remet, de temps à autre, sur le terrain de la réalité.
Bloqué dans son incapacité d’oser la moindre action, la plus petite réponse, la plus misérable proposition tenant la route.
Bloqué dans ses 8 années d’autisme et de mépris. Comment pourrait-il nous répondre maintenant sans reconnaître l’erreur, ou plutôt la faute de nous avoir ignoré si longtemps ?
« Que faire ? » comme disait Vladimir ?
Tortiller du cul, faire semblant d’être, et, avant tout, pour mieux cacher son propre vide, débiner à tous crins les positions des uns et des autres… Mentir, tricher, truander les vérités les plus élémentaires,
Sauf que, c’est bête, maintenant qu’en tant que structure pesante et organisée, la direction nationale du SNUipp a pris l’habitude de ne jamais répondre, de toujours ignorer, de faire comme si, elle se trouve bien embêtée alors qu’il y a urgence à critiquer vertement ce que les autres syndicats font…
Du coup, on sort les porte-flingues, on envoie au charbon les militants zélés, on les transforme en autant de petits trolls de service. Faut occuper le terrain, ou du moins, faire semblant. Mais tous les Dédel, tous les Théo-te-ment, tous les Gégé-pas-de-figure peuvent-ils vraiment occulter les réalités qui les fâchent ?
- il y a une association, le GDID, qui regroupe des dirlos, en toute indépendance et porte leur parole, leurs propositions, leurs revendications.
- Il y a une pétition « Etre et Avoir » qui a recueilli près de 6000 signatures d’autant de collègues, pétition qui demande à l’ensemble des syndicats enseignants d’ouvrir le débat
- Il y a, sur 9 syndicats, 8 qui ont répondu et un seul qui se tait
- Il y a des avancées certaines, des inflexions des positions de nombre d’entre eux.
- Il y a, et c’est le plus important, une volonté affichée de la plupart d’entre eux de mener ensemble ce dialogue, avec les dirlos directement comme avec leur association.
Et, face à cela, la direction nationale du SNU n’a rien d’autre à mettre en avant que son si lancinant silence, qu’elle tente de cacher par la mauvaise foi permanente des trolls de service, trolls à qui l’on dédiera amicalement ces quelques paroles « Ton monde est vieux / La terre est usée / quand on la voit par les yeux… » (Pierrot ?)
Thierry Fabre
C'est pas nouveau mais c'qui change toute l'histoire
C'est qu'hier encore tu f'sais semblant d'y croire
Maint'nant tu pleures avant d'avoir parlé
Ta vie prend la forme d'un couloir
Et sur tes murs y'a marqué pas d'espoir
Tu dis qu't'es pas seul dans ton trou noir
Mais ça t'aide pas beaucoup à t'en tirer
Ton monde est vieux
La terre est usée quand on la voit par tes yeux
Ton temps s'achève et tu devrais savoir dire adieu
Le jour se lève et ton train s'en va
Ton monde est vieux
Moi j'ai pas d'mirage à t'offrir en échange
ça fait longtemps que j'me prends plus pour un ange
Toi tu m'regarde en disant qu'tu m'trouves étrange
Tu crois qu'ça m'change
Si tu permets t'as oublié qu'une chose
Un jour ou l'autre tout l'monde atteint sa dose
Même dans ton cas y'en a une et si j'ose
Un conseil va pas te cacher
T'as peur que quelque part quelque chose explose
On peut pas penser à tout je suppose
Y'a qu'dans ta tête qu'on trouve des portes closes
Si tu d'viens sourd cette fois c'est terminé
Tu savais toujours ce qu'il fallait répondre
Et t'avais l'art pour te sortir du nombre
Maint'nant tu dis que l'avenir est sombre
Et t'aim'rais beaucoup le faire partager
A tous ceux qui t'écoutent sans répondre
En essayant de vivre sur les décombres
Que les gens comme toi traînent avec leur ombre
Et c'est un peu tard pour tout changer
C'est un régal à chaque fois que de lire ce qu'écrit ce gars-là. Il détient toutes les vérités, propose un avis sans nuances sur tout mais... ne répond jamais aux questions directes qui lui sont posées.
Plus sérieusement Gégé, j'espère que tu es payé pour débiter le discours orthodoxe sans même l'avoir digéré.
Au lieu d'écire des commentaires que personnellement je trouve ridicule, demande plutôt à ton, notre syndicat de prendre en compte la question des dirlos, d'accepter nationalement un débat avec le GDID.
A te lire, j'ai envie de rendre ma carte d'adhérent.
On connait les difficultés rencontrées par les collègues. On connait aussi les solutions à y apporter. Elles sont simples à mettre en oeuvre. Il faut éliminer pas mal d'enquêtes qui ne servent à rien, donner un vrai logiciel de gestion d'école (surtout pas base élèves), accorder beaucoup plus de décharges (cf nos propositions) et améliorer la rémunération de manière conséquente.
C'est vrai qu'elles supposent quelques subsides que le gouvernement dit ne pas avoir. C'est surtout de cette façon qu'il faut répondre au malaise de la profession. Les collègues nous le disent constamment, il réclament du temps et de l'argent, véritable reconnaissance de leur travail.
On sait que ça marche, l'exemple de Paris est là pour nous montrer qu'il n'y a pas de postes vacants.
Bla-bla-bla et radotages: tu en es à reprendre en effet quasiment mot à mot un de tes précédents commentaires.
En panne de slogans creux et de semblants d'idées ?
Thierry fabre
Voilà typiquement de la rhétorique SNUpienne. Qui est ce "on" avec lequel je ne serais certainement pas d'accord ? Quant aux solutions, merci seigneur le SNU fait des miracles!
Il faut éliminer pas mal d'enquêtes qui ne servent à rien, donner un vrai logiciel de gestion d'école (surtout pas base élèves), accorder beaucoup plus de décharges (cf nos propositions) et améliorer la rémunération de manière conséquente.
Et ça s'arrête là? A de l'informatique, de la décharge et des brouzoufs ? Théo, sérieusement, tu nous prends à ce point-là pour des c...s ?
Mais c'est le crédo du SNUipp!
C'était quoi les "États Généraux du fonctionnement de l'école et de la direction"?
Tu veux nous faire croire que d'installer un CMD n'implique pas un autre statut de l'école?
tu veux nous faire croire que le fonctionnement d'un CMD ne relève pas de l'usine à gaz?
On sait que ça marche, l'exemple de Paris est là pour nous montrer qu'il n'y a pas de postes vacants.
Mais le SNUipp ne veut pas de l'exemple parisien!
À paris c'est la commune qui ouvre le porte-monnaie et transfère de la gestion municipale vers l'école. Essayer de généraliser le système implique une réflexion sur une autre définition du périmètre scolaire.
À savoir:
l'école = le temps que l'enfant (pas uniquement l'élève) passe dans l'école.
C'est une des entrées dans la problématique, celle du Projet éducatif "global" (local, communal,...)
Piste privilégiée par l'ANDEV qui aboutit à la création d'EPEP et d'un directeur d'EPEP...
et le plus:
On connait les difficultés rencontrées par les collègues. On connait aussi les solutions à y apporter. Elles sont simples à mettre en oeuvre.
Quelles actions le SNUipp à mis en oeuvres pour que les solutions simples à apporter à nos difficultés (collègues=directeurs?) soient mises en oeuvres?
NADA!
"Piste privilégiée par l'ANDEV qui aboutit à la création d'EPEP et d'un directeur d'EPEP... "
L'ANDEV a tenu un colloque les 21, 22 et 23 octobre à La Ciotat sur le thème "Partatager et penser ensemble l'Education".
L'occasion pour les Maires de rappeler leur refus de l'EPEP. Je cite le compte rendu fait par le Café Pédagogique le 2 novembre :
"Les maires refusent les EPEP
Si les maires considèrent toujours l'école comme importante, le pourcentage de ceux qui défendent les EPEP est tombé à 14% selon une étude de l'ANDEV.
L'Association des directeurs de l'éducation des villes françaises a tenu congrès fin octobre. A cette occasion, l'Andev a publié le résultat d'un sondage réalisé auprès de centaines de maires. Selon cette étude, seulement 14% des maires seraient favorables aux EPEP, ces structures imaginées pour mettre à la tête des écoles un directeur chef d'établissement. Ils étaient 39% en 2001. L'enquête montre également que l'école reste une préoccupation importante pour 97% des maires."Il me semble (mais à c'est à vérifier) que sur ce blog un article avait fait polémique à propos de ce sondage. A moins que je ne l'ai lu ailleurs... (?). Si j'ai le temps, je rechercherai.
"Sans compter que "le statut des directeurs d'école n'est toujours pas résolu"
Lis ou cite jusqu'au bout par souci d'honnêteté !
Tu mets en avant un système qui est basé sur un financement communal. Soit. Est-ce bien la ligne de pensée du Snuipp? Je ne l'avais pas perçu comme ça...
Si tu as le temps , pense aussi à répondre aux questions qui t-on été posées précedemment et que tu éludes règulièrement.
Enfin comme l'a écrit Pierrot, tu as une vision plus que réductrice du rôle et des attributions d'un dirlo dans l'école. Faudrait peut-être faire un stage sur le terrain?
Absolument pas, Merlin. Ce serait d'ailleurs une grossière erreur et pour tout dire inacceptable de confier le financement des décharges aux communes. Tu sais comme moi qu'on se heurterait à de multiples problèmes : communes riches ou pauvres, olonté politique d'aider ou non...
Ce que je dis, c'est que c'est à l'ETAT de financer les décharges. Evidemment. Quand je cite Paris, c'est pour dire que c'est ce à quoi nous devons tendre : des moyens en décahrges, c'est à dire du TEMPS et ensuite il faut une véritable compensation salariale. Et tout cela ne peut être le fait que de l'Etat. TEMPS et ARGENT, c'est ce que nous réclamons depuis belle lurette. Tu le sais bien.
Maintenant, il ne faut pas trop se faire d'illusions. Il faut regarder les choses en face : si rien ne se fait, c'est uniquement parce que le gouvernement ne le veut pas.
D'ailleurs, que dit le SE-UNSA ? Je cite :
"Dans l’immédiat, alors que les parlementaires vont voter ce budget 2010, il n’ya pas de perspectives d’infléchissement du gouvernement sur cette politique.
Je partage ce constat sans réserve. Il est trop facile de rejeter la faute sur les syndicats. C'est la raison qui nous contraint, hélas, à appeler à la grève le 24 novembre. Alors, soyez nombreux à rejoindre ce mouvement pour montrer au gouvernement qu'on ne peut pas se satisfaire de son budget.
Aucune vergogne, et un culot phénoménal. Ce discours me dégoûte.
Si tu lis bien le programme du colloque de l'ANDEV, tu verras que le GDiD faisait partie des intervenants. Et l'ANDEV était présent aux Cassibnades. Et nous travaillons avec l'ANDEV sur in texte commun...
L'ANDEV est bien pour un statut d'établissement, mais rejette celui proposé par Darcos et celui de REISS.
C'est toi qui a un défaut d'interprétation en considérant qu'il n'y a sur la table que 2 options:
> ou l'EPEP Darcos ou ... le statu quo.
2- Faudrait savoir.
• soit le gouvernement est pour le statut, et c'est le SNUipp qui, par sa lutte, l'empêche de caporaliser l'école.
C'est la version que tu nous as servie jusqu'à maintenant.
• soit le gouvernement ne veut pas, et de toute façon il n'acceptera pas des dépenses supplémentaires. (C'est pour cela que vous n'avez plus aucune action en faveur de la reconnaissance des directeurs par plus de moyens?)
Dans ce cas, je me demande à quoi sert un syndicat, s'il ne doit demandé que ce que le GVT est prêt à lui accorder ...
Créons des EPEP pour faire bouger le 1er degré !!! Il y va de l'avenir de nos enfants ...
Donc Théo, le SNUIPP appelle à la grève le 24 novembre. Tout seul. Comme un grand. Comme le gros syndicat majoritaire qu'il est. C'est bien. Bravo. Alors sur ce coup là, vous allez pouvoir compter vos forces, si ce n'est vos abatis. Parce que tout seul, je peine à croire que vos 27% d'électeurs des dernières élections vont vous suivre. Au moins, ça fera deux jours sans aller bosser avec le mercredi derrière. Heureusement que vous n'avez pas choisi le lundi 9 novembre, avec la commémoration à Berlin, pour le coup, ç'aurait été le bide complet.
J'espère que tu auras l'honnêteté de venir nous dresser le glorieux bilan des acquis engrangés par cette seule journée unilatérale à défaut d'être unitaire. Que vont gagner les grévistes cette fois ? Le droit de retenter leur chance la prochaine ? Parce que le mécontentement des personnels, je te rassure, ils sont au courant au gouvernement, mais ils s'en tamponnent le coquillard comme de leur dernière veste électorale. S'en foutent complet. Et même plus, ils se marrent à force de gagner de l'argent grâce à vos grèves d'une journée par ci par là.
Fais les comptes Théo : compare la perte d'une journée de salaire, ou de sept ou huit si on panurge chaque fois derrirère vous, avec les augmentations indiciaires royales que l'on nous octroie chaque année. Ben cher collègue, y a pas photo comme dirait l'autre : on est plus que perdant. Alors quitte à perdre, perdons en faisant en sorte que ça se voit et que ça gêne vraiment : un peu de courage, appelez à la grève illimitée. Foin de demi-mesurette.
Sinon, merci à toi Gégé de ne détourner à nouveau le débat, et ce dès le commentaire n°1 posté à 15h54 (pas possible, il doit y avoir un déclage horaire, parce que moi à 15h54, je suis en classe). Admettons que ce soit ton jour de décharge de direction. Tu remarqueras que pour te plaire j'ai employé le mot "direction" et non "directeur". Quand on peut faire plaisir...
Et pour terminer, cher et estimable Gégé, je ne résiste pas au plaisir de te citer. Une telle prose en fin de journée m'aide à dormir plus sereinement : "Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Je crains de comprendre que le dirlo doit être une sorte de supérieur hiérarchique... C'est bien ce qu'il faut comprendre, n'est-ce pas ? Il doit avoir un statut et user de son statut pour imposer la politique du gouvernement aux collègues ? Je ne me trompe pas ? C'est bien ça, hein ?
Merci beaucoup ! Si c'est cette politique que cautionnent les adeptes du statut... je n'en serai pas."
cela je ne répondrai que par trois petites remarques:
1) les proviseurs de collèges et de lycées sont-ils donc eux aussi des monstres sanguinaires voués à l'exploitation des enseignants et des enseignantes ?
2) je croyais bêtement qu'en démocratie, la politique d'un gouvernement légalement élu s'appliquait à tout le monde, pourvu qu'elle ne soit pas anti-constitutionnelle. Me trompais-je ? Mais alors dans ce cas, rien à battre de la position du syndicat majoritaire de l'Education Nationale sur quelque sujet que ce soit. Et ce n'est pas toi qui pourra imposer la politique de ton syndicat aux collègues qui écrivent ici. Et c'est un électeur de gauche viscéralement opposé à la politique actuelle qui te le dit. Mais les Français ont voté majoritairement pour une politique. Maintenant, ils doivent assumer et subir leur choix. Ils n'auront qu'à voter différemment la prochaine fois. Renier ce principe, c'est la porte ouverte à la dictature.
3) Quand au fait que tu ne cautionnes pas un statut pour nous autres les dirlos,