Le Sgen-CFDT publie un « 4 pages » intitulé :
« direction et fonctionnement de l’école » entièrement consacré à ses propositions.
« Par delà la simple question de l’organisation de l’école, le
Sgen-CFDT revendique une évolution en profondeur du pilotage du système éducatif qui s’appuie et qui accompagne la volonté d’agir des équipes et qui mette fin aux pratiques infantilisantes en
cours dans notre ministère.
Avec ce « quatre pages » nous souhaitons commencer à
partager ce projet avec vous », écrit Thierry
Cadart, secrétaire général.
En préambule, le Sgen rappelle que le débat est récurrent et
qu’il « resurgit autour d’une initiative parlementaire ». Le syndicat précise que les problèmes
sont de plusieurs ordres :
Les responsabilités qui pèsent sur l’école (pédagogiques,
juridiques, administratives...) et particulièrement sa direction se sont amplifiées, complexifiées et diversifiées.
Le modèle ancien encore en vigueur ne répond plus aux exigences de notre époque.
La charge de travail et de responsabilité des directeurs ou des
enseignants chargés de direction n’est plus acceptable.
Il faut signaler que si le débat resurgit, c’est aussi grâce à
l’initiative du GDID qui a lancé une pétition auprès des directeurs d’école, à destination des syndicats et qui est un appel à intervenir pour la défense et la reconnaissance de tous les
personnels, directrices et directeurs compris. Pétition qui connaît un véritable engouement puisque déjà signée par des milliers de collègues.
Le Sgen l’admet volontiers puisqu’il précise que « l’association GDID (Groupement de Défense des
Intérêts des Directeurs) contribue elle aussi à relancer l’actualité de cette thématique en proposant un débat national sur la question. Elle a raison de le poser en ces termes mais les solutions
ne sont pas simples à élaborer et il faudra beaucoup d’échanges, de débats pour dégager des réponses valides ».
Le « 4 pages » détaille ensuite les propositions du Sgen :
Nous ne pouvons nous satisfaire :
- Ni du projet EPEP qui transfère l’autorité de l’école primaire, de l’Éducation Nationale vers les communes évacue la question mais ne
résout rien au fond. Il complique les relations professionnelles et affaiblit le rôle d’orientation et de contrôle de l’État en particulier en matière éducative.
- Ni d’un statut de directeur qui réglerait partiellement la situation juridique des directeurs, mais ne changerait rien à la place de l’école dans son
environnement social, économique et politique et n’améliorerait pas en lui même les conditions de travail de ces personnels.
C’est pourquoi le Sgen-CFDT s’engage dans ce débat à partir de trois
thèmes qui lui semblent essentiels :
1- La proximité
L’enjeu essentiel est de préserver la relation de proximité qu’entretient l’école avec les familles, les
partenaires, et les élus locaux…
Pour cela, dans chaque école, le directeur doit disposer de temps et d’une définition claire de ses tâches et
responsabilités. Le Sgen-CFDT propose de recentrer les activités du directeur sur l’animation pédagogique, les relations avec les familles et les
partenaires, renforcer les pouvoirs décisionnels du conseil des maîtres et la mise en œuvre des projets d’école, et de l’aider dans ses fonctions administratives et financières, comme celles
qui relèvent de la gestion technique et purement administrative. Cela implique de conforter les temps de décharge de service des directeurs et de confier
les tâches administratives et comptables à des personnels compétents et responsables sur le plan juridique.
2- La gestion de l’école
Trop de décisions concernant la gestion de l’école sont prises à l’IA, à la circonscription, au collège, à la
mairie, à la caisse des écoles, en raison principalement de questions de taille de la structure, de compétences statutaires des différents personnels… Tout cela est source de déresponsabilisation
des acteurs, manque de clarté pour la population et rend les conditions de travail des directeurs, coincés entre injonctions hiérarchiques et diversités des partenaires, de plus en plus
insupportables.
L’école a besoin d’exister juridiquement et
administrativement.
Les difficultés qui sont apparues pour l’organisation de l’aide personnalisée ont mis en évidence que les
modalités d’organisation doivent se prendre au niveau de l’école. En rapprochant le niveau de la prise de décision des enseignants de l’école, c’est l’ensemble des personnels qui y
participerait.
Le Sgen-CFDT propose d’installer dans le premier degré une structure
ayant les compétences d’un établissement public pour pouvoir assumer ses responsabilités.
• Cet établissement doit être fédérateur pour pouvoir établir
des relations claires avec les collectivités locales (mairies et communauté de communes), contracter avec elles et représenter localement l’Éducation nationale.
• Il doit également être mutualisateur et mettre à la
disposition des écoles qui le composent un centre documentaire commun, un Rased, des services de santé et sociaux, une antenne informatique ou plus généralement Tice, des liens directs avec
diverses structures (MDPH...). Il serait naturel que cet établissement se voit confier des tâches de gestion actuellement dévolues à la circonscription. Cela permettrait de recentrer le rôle de
la circonscription sur la formation, l’animation et l’évaluation pédagogique, ces dernières fonctions devant rester extérieures à l’établissement.
Projet d’établissement
Pour cela l’établissement doit fonctionner sur la base d’un projet d’établissement, garder une taille humaine
et être doté des personnels administratifs et de direction nécessaires.
L’expérience montre qu’il ne faut pas excéder 500 élèves environ pour garder à une structure des qualités
relationnelles (entre adultes comme avec les enfants et les familles).
On peut donc imaginer des établissements composés :
• d’une seule grosse école ou groupe scolaire comme il s’en trouve dans les grandes villes ;
• des écoles d’un quartier ou d’un chef lieu de canton ;
• d’un collège et des écoles qui l’entourent dans certaines zones rurales ou de montagne.
La direction de l’établissement
Les responsabilités confiées nécessitent un statut officiel.
Pour le Sgen-CFDT, ce statut pourrait être un statut d’emploi
fonctionnel. Ce statut permet d’exercer les responsabilités de la fonction, ainsi que la
reconnaissance financière des responsabilités exercées, mais il est lié à la période d’exercice de cette fonction. Il a le caractère temporaire d’un détachement. S’il souhaite y mettre fin, le
personnel revient à son statut précédent ou au statut auquel il aurait accédé entre temps, par voie de concours par exemple. À l’évidence, ce personnel de direction devrait être un directeur
d’école qui fait le choix de quitter la classe pour entrer dans ce type de fonction. Cela peut représenter un débouché de carrière ou conduire à d’autres fonctions de direction par la
suite...
3- La démocratie professionnelle
Toute la difficulté est d’articuler la structure de proximité qu’est l’école et la structure de gestion que
serait l’établissement de façon à ce que complémentarité ne devienne pas concurrence et que l’une n’étouffe pas l’autre.
Pour le Sgen-CFDT, la seule garantie crédible, c’est de construire un fonctionnement démocratique donnant à
chacun la reconnaissance de ses responsabilités au niveau où il intervient. Notamment, si le directeur d’école doit être déchargé de tâches administratives (réponses d’enquêtes, contacts avec des
fournisseurs, gestion comptable, montage de financement…) il doit rester le représentant de l’établissement au niveau local. Il faut donc qu’il soit partie prenante dans la vie de
l’établissement.
Dans ce cadre un conseil pédagogique, composé de droit de représentants de l’ensemble des écoles composant
l’établissement (directeur ou adjoint selon le choix de l’équipe), serait chargé de conduire le projet pédagogique et de formuler en direction du Conseil d’Administration (cf. ci-dessous) toutes
demandes liées au fonctionnement pédagogique.
Enfin, comme dans tout établissement public, il faut un conseil d’administration composé par tiers d’élus de
l’ensemble des personnels, d’élus des usagers (parents et élèves dans le cas d’un établissement mutualisé avec un collège) et de représentants des collectivités territoriales.
Le Sgen-CFDT ne verrait qu’avantages à ce que le président du
Conseil d’Administration (CA) soit élu librement en son sein. Ne pas confondre les rôles de président du CA et de représentant de l’État (directeur de l’établissement) serait un atout pour un véritable débat démocratique
au profit de tous.
Pour assurer ces rôles, les personnels qui s’engageraient dans ces mandats devraient bénéficier d’une
décharge de service.
Le Sgen souhaite également « clarifier le rôle de
chacun » :
« Aujourd’hui, le directeur d’école est tout à la fois un
enseignant, un interlocuteur pour tout le monde, un gestionnaire… mais il n’en a pas les moyens, ni en temps ni en légitimité juridique. Et il doit souvent s’appuyer sur une autoformation faute
de formation continue suffisante. Le Sgen-CFDT estime qu’on ne trouvera pas de solution à cette situation intenable en maintenant toutes ces fonctions sur la même personne.
C’est pourquoi il verse au débat l’idée de répartir ces fonctions
chacune au niveau le plus approprié en établissant des relations démocratiques entre elles. Une telle clarification du fonctionnement permettrait également aux adjoints de mieux identifier des
lieux de décision plus proches d’eux et donc d’avoir des possibilités d’expression plus réelles.
Le Sgen-CFDT ne prétend nullement avoir trouvé la solution idéale à
tous les problèmes. Existe-t-elle d’ailleurs ? Mais il est prêt à débattre avec l’ensemble de la communauté éducative parce qu’il est urgent de répondre aux problèmes identifiés d’une part et aux
inquiétudes des personnels d’autre part ».
Comme nous le voyons, les lignes bougent ou pour être plus précis, disons que le sujet fait débat… Jusque sur
les bancs de l’Assemblée nationale où lors de discussion du Projet de Loi de Finances pour 2010, il fut récemment question du statut et du rôle des directeurs d’école.
Ainsi, au sujet de la formation des enseignants et de leur
accompagnement pédagogique, le rapporteur précise : « …Le dernier facteur de faiblesse
réside dans le « très mauvais encadrement » des enseignants, au sens où celui-ci ne dispose par des moyens nécessaires pour mettre
en place un « collectif » pédagogique où les enseignants se formeraient les uns les autres. Les
directeurs d’école du 1er degré, qui n’ont pas de statut, et les chefs d’établissement du 2nd degré, qui doivent « faire
avec » la liberté pédagogique revendiquée par les professeurs, n’exercent qu’un faible leadership pédagogique sur les équipes enseignantes, pourtant indispensable à la
coordination, et par conséquent, à l’efficacité des pratiques d’enseignement et de soutien scolaire.
Ce constat est corroboré par M. Marcel Pochard :
« il n’y a rien », aucun « corps intermédiaire », « entre l’enseignant, seul maître à bord, et sa classe », ce qui rend très difficile
l’émergence de dynamiques collectives propices à une prise en charge efficace de la difficulté scolaire ».
Ou encore lors de l’intervention du Député Frédéric REISS,
auteur de la proposition de loi visant à la création des EPEP : « J'ai bien noté qu'il était prévu de nommer
3 400 nouveaux directeurs à la rentrée prochaine, qui devront accomplir cinq semaines de stage de formation obligatoire, pour une dépense de 1 million d'euros. Il me semble cependant que les directeurs d'école n’attendent pas seulement de la formation, mais aussi un statut, qui devrait s'inscrire dans le cadre de la
création d'établissements publics d'enseignement primaire. Doter les écoles de la personnalité morale et d'un statut juridique permettra une gestion pédagogique plus efficace, tant en milieu
rural qu'en milieu urbain. Je regrette que la loi du 13 août 2004, qui prévoyait des expérimentations dans ce domaine, n'ait jamais fait l’objet des décrets d'application correspondants, de
telle sorte que nous ne disposons d'aucune expérimentation sur les résultats de laquelle nous pourrions nous appuyer pour aller de l'avant. Je souhaiterais donc connaître votre avis sur cette
question ».
Et enfin dans la réponse du ministre de
l’Education nationale, Luc Chatel : « Je suis également ouvert
à une réflexion sur le rôle des directeurs d’école, dont les responsabilités se sont effectivement
accrues au cours des dernières années sans qu’un statut propre soit créé à leur destination. C’est par cette question qu’il faudra commencer par s’interroger avant d’envisager une évolution du
statut des établissements ».
Bref, chacun s’accorde sur le constat,
à savoir que les charges, les missions et les responsabilités des directeurs d’école se sont « effectivement accrues au cours des dernières années
sans qu’un statut propre soit créé à leur destination ». Mais, aucun signe tangible ne vient nous laisser le moindre espoir de commencement de règlement ou de solution à court
terme.
Alors que le diagnostic a été établi
par l’ensemble des acteurs de l’Education nationale, qu’il est corroboré par nombre de rapports ou d’études, le ministre en reste au stade de l’interrogation : « C’est par cette question qu’il faudra commencer par s’interroger avant d’envisager une évolution du statut des établissements ».
Bref, la situation ne semble pas sur le
point de s’éclaircir pour les directeurs qui n’aperçoivent pas encore le bout du tunnel et qui, RGPP oblige, devront patienter encore très longtemps avant de voir leur situation évoluer
favorablement dans le sens de l’obtention d’un statut. Du discours aux actes, le chemin est souvent long…
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Non, Noé, on ne peut pas se réjouir de la faiblesse des syndicats. Tu dis 9%. Ce serait même moins (aux alentours de 8). Dans la fonction publique et en particulier dans l'enseignement, c'est beaucoup plus.
Tu sais, le grand perdant, c'est toujours le salarié et le gagnant c'est le patron, en l'occurrence l'Etat.
Personnellement, je suis au SE. Même si je ne partage pas toujours à 100 % les prises de position de mon syndicat, j'y reste. Convaincu qu'on ne peut rien obtenir seul. Et crois-moi, ça me fait toujours mal de lire des diatribes anti-syndicales car je sais qu'on n'avancera pas ainsi.
Ben, oui, Lionel, désolé... Et pas qu'un petit peu... Tu dis même "Et c'est un électeur de gauche viscéralement opposé à la politique actuelle qui te le dit."
Autrement dit, une élection permet d'accorder un blanc-seing au pouvoir. Donc, à t'entendre, pas besoin de syndicats, d'opposition, il faut laisser faire. C'est ce que tu résumes fort bien "les Français ont voté majoritairement pour une politique. Maintenant, ils doivent assumer et subir leur choix"
Telle n'est pas ma façon de voir les choses et certainement pas celle des Français. Tu baisses bien vite les bras, Lionel. Aurais-tu oublié le catalogue de promesses du candidat Sarkozy ? N'as-tu jamais fait le bilan comparatif de ce qu'il a fait par rapport à ce qu'il a promis ?
Faut-il que je te rafraichisse un peu la mémoire ? Si tu es si viscéralement opposé à sa politique, je ne t'apprendrai rien. Tu seras même en mesure de compléter ma liste qui est loin d'être exhaustive...
La réhabilitation des banlieues et la lutte contre l’insécurité.
La réduction du nombre de chômeurs.
Il devait aller chercher « avec les dents » un point de croissance du PIB supplémentaire.
« La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit »
« Je ne pense pas qu'il y ait matière à beaucoup d'économies dans la santé. Compte tenu de l'allongement de la durée de la vie, du progrès médical et de l'aspiration bien naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l'investissement dans la santé sera forcément majeur ». Résultat : de nouvelles franchises médicales, des fermetures d’hôpitaux, aujourd’hui 1000 postes supprimés dans les hôpitaux de Paris.
Il nous vantait même les vertus du crédit hypothécaire. « Heureusement » la crise l’en a empêché…
La rénovation des prisons et des conditions de détention… Depuis, les records de surpopulation battent des records.
La République irréprochable… augmentation du traitement présidentiel de 173% en janvier 2008, nouvel avion, dérapage des frais de la Présidence, multiplication des déplacements d'ordre privé, légions d'honneur de complaisance, nomination des patrons de l'audiovisuel, sans parler de Jean…
Il promettait de supprimer tous les sans-abris dans les deux ans…
Les séniors au travail, le travail le dimanche… Gandrange et Mittal… La carte scolaire et ses résultats catastrophiques…Et il faudrait lui laisser un blanc-seing ? Je comprends mieux la difficulté que nous avons à progresser. Mais vois-tu, les syndicats n'en sont pas les seuls responsables...
"Créons des EPEP pour faire bouger le 1er degré !!! "
Arrêtons de nous faire des noeuds au cerveau, de tergiverser, de trouver LA solution la plus originale. L'école ne va pas moins bien se porter qu'actuellement si on calque le modèle du second degré. Nos adjoints ne se mettront pas en grève si demain ils ont un directeur chef d'établissement. Faut arrêter de penser que "la profession" s'y oppose, comme dit le SNUipp. Sur quelle enquête se base-t-il pour étayer son affirmation ?
Allons au plus simple. Il existe des établissements du secondaire. Pourquoi pas un pour le 1er degré ? Simplement (si j'ose dire), il est impératif que le directeur soit Président du CA.
On voit bien que le SE ou le SGEN tournent autour du pot et qu'on n'avance pas réellement sauf en paroles.
Je le dis (ou plutôt je le répète), tant que nous ne serons pas clairs nous-mêmes, rien ne viendra. Personne ne nous fera de cadeau. Cessons nous aussi de rejeter le statut tant soit peu hiérarchique. Ce faisant, on donne du grain à moudre aux syndicats favorables au statu quo.
Je sais bien que c’est embêtant, pénible, fatiguant,mais ça reste quand même autrement plus favorable que d’opposer un slogan à un autre slogan, une proposition vide de sens à une autre, les anti-EPEP au pros-EPEP…
Dire que l’école doit devenir un établissement public, la grande majorité des collègues, adjoints comme dirlos, y serait favorable.
Dire que l’école doit devenir un collège ou un lycée, brassant des milliers de gamins dans des usines-à-minots, en y perdant son caractère de service public de proximité, là, il n’y aurait pas grand monde à suivre…
Dire que l’école, devenue établissement public, doit avoir un directeur qui la dirigerait, serait un « chef d’établissement », ce n’est même plus une évidence, mais une simple tautologie
Dire qu’un statut hiérarchique résoudrait tous les problèmes, c’est totalement faux…
Car enfin, Moira, faudrait se décider d’arrêter de confondre « hiérarchie » et « autorité », sauf à vouloir apporter de l’eau aux moulins aux trolls de service, en rentrant dans leur jeu et en entretenant la même confusion qui leur est familière…
La « hiérarchie » dans la fonction publique, c’est très clair, très défini et ça se traduit dans la réalité par le pouvoir de récompenser et celui de punir. Le tout passant par un élément principal, la notation… Or, dans le secondaire, la notation « administrative » décernée par les principaux et les proviseurs ne compte que pour un tiers de la note globale et reste solidement encadrée, comme notre notation pédagogique des instits, par les seuils « plancher » et de « plafond ».
Autant dire que la totalité des profs du secondaire se tamponnent complètement de la notation que leur attribue leur « chef d’établissement » et que cela ne change pas grand chose à leur travail…
Quand à récompenser, si l’on y voit la panacée à nos problèmes, un rappel : ni les proviseurs, ni les principaux ne décernent les palmes académiques, ça se passe bien au-dessus d’eux !
Quand à punir, ni les principaux, ni les proviseurs n’en ont le moindre moyen.
En cas de problème grave, ils font, ni plus ni moins que ce que font les petits dirlos que nous sommes : un rapport à qui de droit…
Je ne vois donc pas trop ce que la « supériorité hiérarchique » nous apporterait, à part du travail en plus et des emmerdes de surcroît…
Toute différente est la notion d’autorité, qui consiste à pouvoir trancher en dernier ressort sur les responsabilités qui nous sont propres
Un problème de sécurité des locaux ? On en discute avec le collègue concerné, mais, en cas de désaccord, le dirlo décide en dernier ressort et la table obstruant la sortie de secours est déplacée
Une discorde sur l’attribution des classes ? On en discute en conseil des maîtres, mais, si personne ne tombe d’accord, il y un dirlo qui tranche et qui dit que le CP/CE1 sera attribué à Mme Truc ou Mr Muche…
Sauf que tout ça, Moira, ça existe déjà, c’est déjà dans les textes.
De manière floue, qui gagnerait à être mieux précisée, mais il n’en reste pas moins que, dans un certain nombre de domaines, les textes en vigueur prévoient déjà cette « autorité fonctionnelle »
Aux collègue de l’exercer donc. S’ils s’y refusent, s’ils n’y arrivent pas, ce n’est pas un statut, hiérarchique ou pas, qui leur donnera cette possibilité…
Quand aux appréciations sur les faux-semblants du SE ou du SGEN, c’est du Gégé-Théo-Dédel tout craché, ça…
En gros, je traduis :
- ils ne bougent pas et ne font rien : c’est des salauds !
- ils évoluent et commencent à bouger : c’est des menteurs !
C’est vrai que l’on va aller loin, avec ça…
Thierry Fabre
@ Cédric,
je partage sans réserve l’importance du rôle syndical dans le dialogue social (ce qui est différent que dans l’opposition politique Gégé).
Et je suis persuadé que sa faiblesse, en France, nuit aux salariés.
Pour autant :
- Je ne crois plus qu’il faille se syndiquer juste parce qu’il le faut bien. Les syndicats doivent se poser la question de la désyndicalisation alors qu’ils ont de gros moyens.
- Je ne suis pas d’accord sur le raccourci : patron = état.
D’abord parce que l’État c’est nous (et je rejoins ce que dit Léonel), ensuite parce que quand l’état est Patron, la liberté syndicale n’existe plus.
Je crois qu’il vaut mieux se questionner sur le positionnement d’un syndicalisme de la fonction publique vis à vis de l’État (qui lui fournit tous ses moyens) par rapport au syndicalisme dans le privé…
Ce n’est pas pareil.
@ Moira,
Ne fais pas de nous, collectivement, les décideurs. « Il n’y a qu’à …», ça n’a pas l’air de marcher.
Je te répondrais :
- Ils n’ont qu’à le faire. Ils ont bien fait le reste sans nous demander quoique ce soit et contre les syndicats.
On voit bien que le SE ou le SGEN tournent autour du pot et qu'on n'avance pas réellement sauf en paroles.
Donc ils avancent…
Je le dis (ou plutôt je le répète), tant que nous ne serons pas clairs nous-mêmes, rien ne viendra. Personne ne nous fera de cadeau.
Nous sommes clairs, nous ne pensons pas comme toi, mais nous sommes clairs.
Cessons nous aussi de rejeter le statut tant soit peu hiérarchique.
Ce n’est pas ce quui gêne le GVT, sinon, on l’aurait déjà.
Qui a parlé de blanc-seing ? Pas moi me semble-t-il. Qui a dit qu'il n'y avait pas besoin d'opposition et de syndicat ? Pas moi non plus. C'est même tout le contraire : on crève aujourd'hui de l'absence d'opposition politique et du manque de poids des syndicats causé selon moi par le trop faible taux de syndicalisation des salariés français. Reste à savoir pourquoi les gens ne se syndiquent pas. J'ai bien ma petite idée sur la question, par exemple au niveau de l'audience qu'ils ont.
Mais qui dit opposition et syndicalisme ne dit pas systématiquement blocage et refus. La phrase suivante, dont tu es l'auteur, me choque profondément :"Il (le directeur) doit avoir un statut et user de son statut pour imposer la politique du gouvernement aux collègues " Pour toi, le directeur avec un statut ne serait donc qu'un vil suppôt du libéralisme, de la Réaction, du Grand Patronnat... Et si un gouvernement de Gauche revient un jour au pouvoir ? Tiendras-tu les mêmes propos ? Quand au terme "imposer", cher Gégé, dans une démocratie, à un moment ou à un autre, après discussion d'une loi, amendement, ratification et promulgation, il faut bien que ladite loi s'applique et à tout le monde, majorité comme opposition. Ceux qui sont contre une loi n'ont qu'à voter pour les politiques qui l'abrogeront. Je suis contre la politique de ce gouvernement : je voterai pour celui qui s'engagera à en changer. Mais s'opposer de manière stérile perpétuellement ne sert à rien : on peut trouver idiots les programmes de Darcos, il n'empêche qu'ils ont été votés par un parlement légalement et librement élu. On manifeste pendant la discussion, on fait ce qu'on veut dans nos classes mais il n'empêche que légalement, tout enseignant fonctionnaire d'Etat doit respecter la loi. C'est ainsi et ceux qui ont un désaccord tel qu'ils ne peuvent la respecter peuvent toujours démissionner. C'est brutal mais toujours plus courageux que de dire qu'il faut s'opposer ad vitam aeternam.
Il n'est pas question de baisser les bras mais de s'opposer intelligemment. On perd toute crédibilité à gueuler sans arrêt. Quand aux promesses de Sarko 1er, n'ayant pas voté pour lui, je n'y ai jamais cru. Et puis de toute manière, les promesses n'engagent que ceux qui les croient.
En réponse donc:
On s'en branle, Gégé-pas-de-figure....
On ne te demande pas de venir ici tortiller du derche et noyer le poisson sous des tonnes de discours pseudo-politiques. Crois-tu donc que nous t'ayons attendu pour penser le politique et y agir ?
On parle de direction d'école, évite donc le hors-sujet permanent et l'esquive des questions qui te génent...
Plus largement, nous attendons d'un syndicat, le SNU comme les autres qu'il agisse en tant que syndicat, nous écoute et défende nos revendications, pas qu'il prétende nous tenir la main et nous infliger du prêt-à-penser en tous domaines...
Il n'est qu'à voir à ce sujet l'affligeant Fenêtres sur Cour du triste Sihr : on y découvre les livres qu'il faut lire, les films qu'il faut voir, la pédagogie qu'il faut pratiquer, mais on y entend jamais les dirlos et on n'y trouve aucune action réellement syndicale à leur égard.
C'est joli, la quadrichromie et le papier glacé, mais ça masque aussi mal le vide que ton préchi-précha politicard...
Thierry fabre
1 CA avec le directeur pour Président
une autonomie financière par le biais d'un budget annuel versé par la commune, géré par le directeur avec un contrôle au niveau de la trésorerie.
le Conseil des maîtres reste l'instance de concertation pour tout ce qui relève de la pédagogie.
On regroupe maternelle et élémentaire pour créer des groupes primaires chaque fois que c'est possible ( proximité géographique).
Bref, des mesures simples , concrètes et peu onéreuses dans leur mise en place. Trop simple pour certains peut-être.
Une idée qui me tient à coeur: faisons reconnaître les dirlos dans un premier temps par leurs compétences : validation des acquis de l'expérience afin que nous ayons une reconnaissance officielle de nos compétences en matière de gestion et d'animation de groupe, de gestion d'établissement, d'encadrement de personnels... et ce en fonction de l'ancienneté dans la fonction et de la taille de l'école.
Demandons aussi que des stages soient crées au PDF de chaque académie pour les directeurs: stages " hygiène et sécurité" ou " gestion de groupe", ou " gestion " ou " administratif" , " encadrement et tutorat".... ces stages pourraient être pour certains d'entre eux validants, pour d'autres servir de formation continue...
Je m'étonne que nos syndicats n'aient jamais relevé le fait qu'une partie des personnels des écoles ne se voient jamais proposer de formations alors que d'autres...
et puis se seerait bien un premier pas vers notre reconnaissance , non?
Je viens de revoir sur leur site. En fait, il fallait répondre avant le 3 novembre. On est le 17 et toujours aucune nouvelle des résultats.
Pourtant, dans un article récent, une secrétaire nationale parlait de "beaucoup de réponses : 400" et donnait déjà des résultats provisoires. Normal, une enquête en ligne, ça se dépouille immédiatement. Que se passe-t-il ? Pourquoi ce délai pour quelques centaines de bulletins à comptabiliser ? Est-ce le signe que ça traduit une mauvaise surprise pour le SE ? Ou est-ce parce que la participation est considérable ? Ou parce qu'elle est trop faible qu'elle en devient ridicule ?
Bref, bizarre...
Anne-Marie
Faisons des EPEP pour la réussite des Enfants de la République . L'Ecole de Jules FERRY a fait son temps . Au 21e siècle , il faut faire évoluer l'Ecole Primaire = Fondations de l'ECOLE toute entière . On mélange "hiérarchie , autorité...statut de fonctionnaire..." Cessons de raconter des âneries de grand-mère . On veut tout le temps des moyens ; mais quels moyens ?
Que le Gouvernement actuel reconnaisse notre travail et nous donne un vrai STATUT ! Créons des EPEP . Je ne vois pas pourquoi les EPEP font peur !!! On veut noyer le poisson avant de l'avoir pêché . Ah , les grands penseurs de nos syndicats ...
Ils me font peur (lol)!!!
Les collèges et les lycées fonctionnent bien avec leur Chef d'établissement , alors pourquoi pas le Primaire ?
Que ce gouvernement crée des EPEP !
Salut Noé,
Une question: quand tu auras usé et abusé du rouge, d'une police en gras et de points d'exclamation à rallonge, cela aura-t-il amené une once de plus que ton précédent commentaire ?
Tu demandes les EPEP ?
Fort bien, c'est ton droit le plus absolu. Mais, en ce cas, il vaudrait mieux que tu écrives à Chatel plutôt que de venir le crier ici…
Notre école publique tombe en ruine ?
C’est une affirmation… Moi, j’aurais pour ma part tendance à constater que c’est encore le seul service public de proximité existant, et que ses résultats, somme toute, ne sont pas si pitoyables. Seule différence entre ces deux affirmations, c’est que je peux prouver la mienne…
Ton école compte 23 classes ?
C’est bien, tu n’es pas très loin du record absolu, 26 classes, à ma connaissance. Mais cela change-t-il grand-chose au fait que la très grande majorité des écoles de ce doux pays comptent en moyenne 5 à 7 classes ? Dans le cas des EPEP, tel que prévu pour l’instant dans le dernier projet Reiss, qu’en fait-on, de ces écoles ? Et les collègues dirlos de ces écoles, que deviennent-ils ?
Un établissement public des écoles est possible, et nécessaire ?
On est d’accord, mais cela ne peut-il passer que par le simple décalque du secondaire ? Côté « école qui tombe en ruines », collèges et lycées ne me semblent pas l’exemple à suivre. Quand au copier/coller, je le laisse aux autres. Après tout, avant les années 1980, ce qui n’est pas si vieux, collèges et lycées étaient dans la même absence d’existence juridique et administrative que nos écoles actuelles. Lorsque l’on a crée à l’époque le statut d’établissement EPLE, il a bien fallu innover, faute d’exemples à suivre. Ce qui leur a été possible nous serait interdit ?
Tout ce que je disais sur « l’autorité, la hiérarchie,… » ne seraient que des « âneries de grand-père » ?
Si tel est le cas, ce qui est possible, tu n’auras sans doute aucun mal à le démontrer.
Et si tu n’y arrives pas, c’est tout simplement que, tout comme les Dedel-Théo-te-ment et autres Gégé-pas-de-figure, tu seras resté sur la posture facile de l’invective, voire de l’insulte, ce qui ne fait guère avancer les choses…
Même immobilisme sur le fond que celui consistant à tenir un langage de sourds entre pros-EPEP et anti-EPEP. Du vent, tout ça…
Désolé, nous, on préfère avancer…
Thierry fabre
PS Précision: je sais qu'il est 16 h, mais cet aprem, avec un genou en capilotade, je ne suis pas au boulot...
Bien sûr il est nécessaire de donner un statut aux dirlos. bien sûr ceux à convaincre sont les syndicats futurs signataires . Mais tout doit être réinventé autour du XXI ème siècle : le temps de l'enfant à l'école à changé, les médias de la transmission des savoirs, le travail des femmes, la globalisation etc etc Nous vivons une mutation extraordinaire et nous on resterait accrochés à nos vieilles lunes nos peurs nos petits avantages acquis ( contre qui , ) ?
Plus je vous lis et plusj'ai le sentiment qu'il faut tout exploser pour reconstruire l'école et ses satellites ( ou l'inverse ) à l'échelle d'un service de proximité communale ou intercommunal centré autour de la globalité du temps/espace de l'enfance me séduit.
Alors si cekla s'appelle EPEP ou bidule truc je prends du moment où on se met en mouvement .
Bref, ce qui nous réunit, pour beaucoup d'entre nous, autour de l'idée d'un statut, c'est bien certainement le simple constat que continuer comme nous le faisions auparavant est impossible.
Nous avons donc tout intérêt à rechercher nos points communs pour lutter ensemble et faire comprendre qu'un statut est nécessaire. Si nous pouvions avoir nos syndicats avec ous, ce serait mieux. Mais quoi que ces derniers décident, pour ma part je continuerai, avec ou sans eux, à me battre pour que, si ce n'est moi-même, ceux qui me suivront pourront travailler dans la sérénité et avec la reconnaissance qui devrait être attachée à la direction d'école.
La problématique du directeur n'est qu'un symptôme . c'est à la fin d'un modèle auquel on assiste. Une fin honorable qui a vu l'installation de la République puis la démocratisation de l'école. Mais aujourd'hui il ne correspond plus aux bouleversements actuels. Il est naturel que le changement fasse peur, que le déséquilibre temporaire créé par l'innovation perturbe Mais tout cela pourra être corrigé par le jeu des alternances politiques et la dynamique professionnelle et syndicale engendrées par le débat enfin déverrouillé.
J'étouffe dans cette société arc-boutée surr ses craintes. J'ai 6 enfants et ils méritent plus à mes yeux que ce vieux monde et j'ai confiance dans leurs capacités à être plus intelligents que leurs aînés. Bien des discussions ici leur sembleraient surréalistes. Et les jeunes collègues n'ont pas nos tabous .
Je ne pense pas que dans notre société il y ait des affreux qui délibérément souhaitent la fin de l'école républicaine mais des visions différentes et sincères.
Faisons le pari d'en débattre et d'oser le mouvement.
Ta tartiflette me fais autant saliver que tes commentaires Grégoire, et j'adore la tartiflette...
Un peu hors sujet, quoi que... Je viens d'écouter Aschieri sur LCI.
Il craint la disparition des IUFM avec la formation des profs au niveau master.
Son inquiétude vient du fait que le ministre, ou ses collaborateur, ne prononce plus le mot "IUFM" lorsque Gérard (Gégé?) l'interroge sur la réforme de la formation...
ça ne vous rappelle rien?
Les IUFM sont morts. On peut le regretter ou applaudir, c'est selon mais c'est un fait. Les enseignants seront recrutés au niveau master, ça aussi c'est un fait même si ça n'améliorera certainement pas la prise en charge et le travail avec les élèves. L'ensemble des syndicats se sont battus contre cela et ont échoué, sauf sur quelques détails organisationnels. Le gouvernement est déjà passé à autre chose mais le SNUIPP par la voie de M.ASCHIERI en est encore à déplorer ces mêmes faits, à regretter la non-prononciation d'un mot. Pitoyable ! Sauf bien sûr si c'est là la seule opposition dont ils sont capables.
Au lieu de cela, il ferait mieux de réfléchir à prendre un ou deux coups d'avance sur le ministère au lieu d'être systématiquement dans la réaction. Par exemple, en unissant les forces syndicales sur la mise en place d'un véritable projet de statut et peut être d'EPE(P) et en allant le déposer au ministère en disant :"voilà notre projer, tels points sont négociables, tels autres non." Cela nous changerait de l'habituelle course à la casserole. Et ça estomaquerait certainement pas mal de monde dans le landernau politique.
Mais hélas, c'est tellement plus facile de continuer à se battre contre des moulins ou sur des sujets qui sont bouclés et qui ne changeront pas. Alors, que M.ASCHIERI continue de regretter que le terme IUFM ne soit plus prononcé par le ministre. Si tel est son seul regret, on a vraiment du souci à se faire.
Otez-moi d'un doute soudain : le SNES, au mois de mai dernier, n'a-t-il pas donné son accord, sinon un blanc-seing
Je cite ici l'introduction d'un article de l'Expresso du 2 juin 2009 du Café Pédagogique qui ne peut être suspecté d'anti-SNUIPP primaire : "Comment expliquer la rupture syndicale survenue le 28 mai durant la réunion du Comité technique paritaire ministériel (CTPM) ? Alors que les principaux syndicats (Sgen – Fsu, Unsa) venaient de lancer une pétition commune "pour le maintien d'une véritable formation professionnelle des enseignants", lors du vote sur les textes concernant les certifiés, agrégés et CPE, les syndicats FSU se sont abstenus permettant leur adoption par le CTPM." Le lien ici : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/06/02062009Accueil.aspx
Et là M.ASCHIERI n'a-t-il rien à regetté ? Parce que sauf erreur de ma part, le SNES, c'est bien la FSU, non ? Et le SNES de justifier qu'il "aurait obtenu le retrait d'un texte modifiant la gestion des enseignants du second degré et des CPE." Au moins, le SNES défend les collègues dont il est sensé être le représentant.
Et il conviendrait d'ajouter qu'il est de plus en plus (ou depuis fort longtemps !) en décalage avec les troupes qu'il prétend représenter, et notamment les directeurs puisque après nous sommes des enseignants comme les autres et qu'il s'obstine à prétendre là-aussi être notre porte-parole : car pas de différences entre nous et les adjoints ou si peu qu'il ne conçoit nullement que nous ayons une spécificité, des traits de caractères, des responsabilités qui nous mettent relativement, si ce n'est plus, à part des adjoints (non pas contre, ce qu'il tend à sous-entendre pour mieux souffler sur des braises semi-éteintes pour mieux tenter de rallier à banière défraîchie...)
Ce décalage a de multiples raisons aussi bien "idéologiques" que tacticiennes ; ou peut-être plus simplement un éloignement tel des réalités du terrain, que la pratique de la chaise occupée depuis longtemps dans les bureaux des permanences entraîne un assoupissement des facultés cognitives (c'est comme ça qu'on dit, non ?
Grégoire a raison : l'école telle qu'elle fonctionne ne correspond plus aux attentes des familles dans leurs relations avec le monde enseignant ; aux attentes de la République dans sa capacité à "fédérer" en elle des disparités sociales ; aux relations qui se nouent et se diversifient dans le milieu professionnel (on ne peut penser ces relations sur des modèles qui ont peut-être eu leur heure de gloire voici quelques décennies)
Cela nécessite une refondation (bien que le terme soit beaucoup galvaudé par des usagers qui en abusent) de l'école primaire ; nombre d'enquêtes et de points de vue le soulignent à juste titre : si l'attention se focalise souvent sur le collège et le lycée, "la base" fait très souvent figure de parent pauvre dans le milieu éducatif !
Recentrer le regard, refonder une institution sur ce qu'elle a de "premier" (enseignement "primaire") entraînera un bouleversement dont la réflexion ne peut aujourd'hui faire l'économie...
Voilà ce qu'écrit Libération :
"Les principales organisations syndicales d'enseignants - le Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), le Snesup-FSU (pour le supérieur), le SE-UNSA, le Sgen-CFDT, FO, le Snalc (considéré à droite) dans une moindre mesure, etc -, et d'étudiants comme l'Unef ont aussitôt réagi et dénoncé ce qui représente à leurs yeux une régression et une dégradation de la formation. Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire favorable à la réforme sur le fond, n'a diffusé un communiqué que ce matin, jugeant "le projet inacceptable" en l'état."
Et ce qu'on peut lire dans les Echos :
"Tandis que la FSU a « demandé à nouveau l'abandon » de la réforme, l'Unsa-éducation a estimé que « le pire se confirme », et le SGEN-CFDT a dénoncé « avec colère […] une régression dramatique »."
Et pourtant, à lire certains commentaires, on pourrait croire que le SNUipp est seul à refuser cette réforme... Pourquoi cet acharnement permanent ? Est-il raisonné ? Est-il acceptable ? Est-il justifié ?
Tu es tout excusé et accepte même mon absolution !
De "Libération" aux "Echos", tu as de saines lectures, fort tolérantes et ouvertes à tous les discours !
Il est regrettable que tu n'en fasses pas preuve à l'égard des directeurs qui expriment leur "rancoeur" (selon toi!)
Mais très intéressant de voir le jeu de chacun en coulisse et devant les médias.
Je voulais faire le parallèle suivant:
> si Aschiéri a raison de suspecté le GVT de vouloir faire disparaître les IUFM, parce que celui-ci a banni ces initiales de son vocabulaire, nous avons raison de croire que le SNUipp travaille à la disparition des directeurs puisque il n'utilise plus ce mot dans ses écrits.
Non?
Certes , ce raisonnement nous amène dans une impasse qui est ( entre autre) celle de la responsabilité... mais au Snuipp , on n'est pas à un paradoxe près et personne n'est gêné d'affirmer que cette responsabilité n'existe pas!
PS: sur les photos de FC, mettez un nez rouge, ça fera plus vrai!
Euh Théo, tu dois avoir mal lu, le terme exacte serait plutôt "accepter" en lieu et place de "refuser", et pas pour le SNUIPP mais pour le SNES. C'était à tout du moins le cas au mois de mai, date où son abstention a permis le vote du projet en CTPM. Qui ne dit mot consent.
Le SNUIPP est loin d'être le seul à refuser cette réforme puisque tous les syndicats sont sur la même ligne. Ou alors, c'est que je n'ai encore rien compris.
Nous aurions pu discuter de façon contradictoire et constructive des avantages et inconvénients du projet du Sgen , mais les bons petits soldats du Snuipp veillent et se dépêchent de faire dériver le fil..; ils seront récompensés n'en doutons pas par un poste de délégué départemental ou plus.
Le monde de la couture a ses petites mains, le Snuipp aussi!
Perso, des petites mains comme ça, je les aurais virées depuis longtemps, elles sont loin d'améliorer l'image du syndicat qu'elles sont censées défendre.
Discussion lors de l'apéro : les collègues syndiqués SNUIPP disent leur accord pour un statut.
Il y a loin de la coupe aux lèvres...
Si le SNUIPP ne bouge pas alors adieu veaux vaches et le reste.
La reconnaissance par l'Etat du statut du Directeur d'école donnerait au Primaire ses vraies fondations de l'ECOLE de la République .
Que le gouvernement prenne ses responsabilités !
D'accord avec toi Lionel pour le "peu ragoûtant". Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas d'alternative aux EPEP peu ragoûtants.
Vous avez déjà essayé d'expliquer la différence entre ton projet et celui de REISS. Le tien ne peu pas intéresser le gouvernement puisqu'il ne lui amène rien d'autre que des dépenses. Et celui de REISS est "peu ragoûtant", on le sait, parce qu'il veut faire des dirlos des petits soldats qui permettront d'appliquer la politique néfaste du pouvoir. REISS le dit clairement dans son avant-propos. Et il n'est pas le seul à regretter que la politique du ministère ne soit pas rigoureusement suivie sur le terrain. Leur objectif est là, ne te trompe pas. Il n'est pas de mieux reconnaître ou mieux payer les dirlos, comme tu le crois. Il est prêt à lacher un peu si on peut compter sur nous pous assumer les basses besognes. Alors oui, comme tu le dis, c'est "peu ragoûtant".
PS : où Noé Babet a-t-il vu que tous les collègues veulent l'EPEP ? Il a des infos ?
Et ne me sors pas le couplet sur Pétain Jean Moulin et le reste, il faut garder ces minutions pour le jour où les loups seront bien dans Paris.
Il y a suffisamment d'occasion de lieux de lutter pour une alternative politique en dehors de l'école. Ne t'en prive pas ( moi non plus d'ailleurs et je le fais ).
Gégé, tu nous gonfles avec tes conneries.
Et il est fort à parier que les opposants aux petits chefs virtuels qu'ils conspuent seront les premiers à se bousculer au portillon pour le devenir lorsque l'occasion se présentera !
On parie ?
Ce que personnellement je trouve "peu ragoûtant" c'est bien le fait le projet d'EPEP avec un super-directeur pour plusieurs sites éparpillés à travers la campagne. Comme l'a dit Thierry plus haut et d'autres avant lui, il ne faut pas plaquer sur nos écoles de campagne (qui sont quand même nombreuses) un fonctionnement envisageable dans les villes. Dirlos des villes, dirlos des champs ? Oui selon moi.
Alors effectivement, si les syndicats dont le SNUIPP ne se bougent pas, on a de grandes chances de prendre dans le visage les EPEP tels que je les redoute. On aura droit alors aux cris d'orfraie traditionnels et au fameux"On vous avez prévenu" du SNUIPP qui, tout en ayant tout fait pour que cela se termine ainsi, espèrera tirer les marrons du feu en engrangeant quelques adhérents supplémentaires. Pure fiction ? N'est-ce pas du plus haut comique de voir aujourd'hui le SNES jouer les vierges effarouchées sur la réforme de la formation des enseignants alors que c'est son silence qui a rendu le projet possible en CTPM en mai dernier ?
Et merci Grégoire, Pascal et Henri de me soutenir dans mon affirmation qu'à un moment donné, un citoyen, et a fortiori donc un fonctionnaire, doit respecter la loi, même s'il la désapprouve. Il peut manifester contre, faire grève mais quand la loi est prorogée, il doit l'appliquer et la respecter. C'est bien le bulletin de vote de demain qui prépare les lois et la société d'après-demain. Il ne faut pas l'oublier.
Gégé arrête de dire n'importe quoi svp.
Vous avez déjà essayé d'expliquer la différence entre ton projet et celui de REISS. Le tien ne peu pas intéresser le gouvernement puisqu'il ne lui amène rien d'autre que des dépenses.
Le projet REISS n'apporte AUCUNE économie au budget EN:
> 500 postes administratifs supplémentaires pour les 500 (un peu moins) écoles de 15 classes et plus existantes.
OUi le GVT veut faire des économies et ce n'est vraiment pas l'idéal pour des réformes ambitieuses, mais dans ce cas précis, ce n'est pas l'économe qui est visée.
Permets-moi, Pierrot, d'apporter une petite précision par rapport à ce que tu as écrit :
"500 postes administratifs supplémentaires pour les 500 (un peu moins) écoles de 15 classes et plus existantes"
Attention aux effets d'annonce... Il ne s'agit pas de 500 postes mais de 500 emplois. La nuance peut sembler anodine pourtant elle est d'importance.
Création d’emplois de personnels administratifs : + 500 emplois
- Il s’agit, par cette mesure à caractère provisionnel, d’accompagner la création d’établissements publics du premier degré (EPEP) en créant 500 emplois (soit + 167 ETPT). - ETPT = Emploi Temps Plein Travaillé
A l'arrivée, la différence est de taille sur 2 points.
1- il ne s'agissait que d'une mesure à caractère prévisonnel. C'est ce qui a permis d'y renoncer sans problème quand il a été décidé de ne pas donner suite à la proposition de loi REISS.
2- le nombre d'emplois (500) correspond en réalité à 167 postes soit 1/3 de ce que laisse apparaître l'annonce...
A l'échelle du budget de l'Education nationale, c'est une "micro-goutte".
On avait les "avancées" liées à la signature du protocole en 2006.
En 2009, sur la réforme du lycée, le SE-UNSA titre : "on avance"...
C'est comme sur la direction d'école et l'enquête réalisée en octobre... ça avance... on aura peut-être les résultats en 2010...
"on avance, on avance..." (A Souchon)
Pendant ce temps, les résistances sont ailleurs. Le SNES appelle à la grève le 24 novembre.
Quand on résiste on avance?
J'aime bien tes critiques envers les autres syndicats, ça donne bien l'ambiance dans laquelle tu évolues.
Au fait le SNES, dans son appel à la grève, dénonce-t-il les EPLE? demande-t-il la suppression des chefaillons d'établissements? veut-il supprimer le statut qui reconnaît particulièrement des profs d'EPS?
Ah! il a de l'allure le résistant Gégé!
Le « résistant » Gégé-pas-de-figure ?
Il résiste surtout vaillamment à l’envie de travailler…
A 8 h 36, il a tout le temps de bricoler ses amusants petits messages…
A ta décharge, on pensera, en toute charité laïque, qu’il s’agit là sans nul doute de ta décharge de direction et que, comme tu es le super-dirlo que tu honnis par ailleurs, tu as tout le temps d’y taquiner le clavier.
A moins que tu ne décharges ton venin sur le syndicat concurrent que lors de ta décharge syndicale, ce qui serait plus approprié.
De toute façons, tes messages ne vont qu’à la décharge…
Décharge qu’ils ne polluent guère : du vide sur du rien, ça ne doit pas être dur à compacter…
A prendre la charité tout aussi laïque de te répondre cependant :
Le SE avance ? Oui…
Le SNU ? Il recule…
Le SE propose, dialogue, échange, rencontre, questionne les collègues ? Oui…
Le SNU ? Il recule…
Gégé, mon bon Gégé…
On avance, tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu que… ?
Thierry fabre
Avant de stigmatiser le SE ou quelques autres syndicats non-alignés (comme on disait en URSS) sur le SNUIPP, réponds à ma question : le fameux, branche de la FSU et donc coréligionnaire de ton fumeux SNUIPP, n'a-t-il pas permis l'adoption de la réforme de la formation professionnelle en s'abstenant lors du CTPM de mai ? C'est quand même énorme d'appeler à faire grève contre quelque chose que l'on a pas souhaité empêché, non ?
Te rappelles-tu également avoir dit ici que l'avis des syndicats majoritaires ne servaient à rien ? Sinon je te ferai un copier/coller. Tout ça pour te dire qu'heureusement que SUD et la CGT-education, qui sont plus que minoritaires pour le coup, se joignent à vous pour votre grève du 20 novembre, vous serez un peu moins seuls. On t'attend le 21 au matin pour nous dresser le bilan des acquis sociaux obtenus suite à votre grève.
Mémoire exécrable due sans nul doute à l'abus du beaujolais nouveau, au trop-plein de substances psychotropes, à l'excès de bières d'abbaye, à l'usage immodéré d'un "long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens"
Autant dire que je serais bien epine peine de te répondre. Epave humaine, je traîne ma misère dans cette longue vallée de larmes qu'est ma pauvre vie.
J'en suis, c'est te dire, à souffrir d'hallucinations auditives...
Et je crains fort d'entendre samedi les tribunes entières du stade vélodrome déserter l'ennemi commun qu'est le PSG pour mieux scander:
"Géfé, Gégé, on...."
Eh mince, encore un oubli...
Thierry fabre
C'est nul comme remarque ou alors c'est pour tout le monde; Pierrot hier à 11h24, toi mëme il ya 3 jrs à 16H01, etc...Ca ne fait pas avancer le smilblic, pardon le statut
Relis donc ce message que tu m'incrimines. Tu y trouveras ceci, en PS
"Précision: je sais qu'il est 16 h, mais cet aprem, avec un genou en capilotade, je ne suis pas au boulot..."
Eh oui, j'étais en arrêt maladie, ce qui m'arrive une fois tous les 10 ans...
Sans commentaire donc sur le niveau des minables qui nous interpellent...
Prétendre que Thierry ne fais pas avancer le schmilblick faut oser.
Et sur la façon dont Gégé fait avancer les choses , pas de commentaire, Simon?
Vous avez tort de refuser de lutter contre les mesures que prend ce gouvernement. N'oubliez pas qu'elles sont guidées quasi exclusivement par un souci d'économies budgétaires. Il est louable de vouloir économiser les deniers publics mais il arrive un moment où l'économie n'en est plus une car elle crée plus de difficultés qu'elle ne prétend en résoudre. C'est hélas souvent le cas en matière éducative. On devrait penser en termes d'investissement et en termes de rigueur budgétaire. Mais allez faire entendre ce discours à une droite ultra libérale...
Hélas, en soutenant cette ligne de conduite, vous vous tirez une balle dans le pied car s'il n'y a pas d'argent pour une formation digne de ce nom, il n'y en aura pas davantage pour rémunérer correctement les dirlos.
En soutenant cette ligne de conduite, vous accréditez l'idée que les économies les plus drastiques sont justifiées et vous risquez de vous en mordre les doigts lorsqu'il s'agira de demander plus non pour travailler plus car c'est déjà le cas mais simplement pour reconnaître le "travailler plus" existant.
Je ne peux qu'inviter les collègues sensibles à la nécessité de mieux investir dans l'école à se rassembler dans l'action le 24.
"on devrait penser en termes d'investissement et non en termes de rigueur budgétaire."