Le Sgen-CFDT publie un « 4 pages » intitulé :
« direction et fonctionnement de l’école » entièrement consacré à ses propositions.
« Par delà la simple question de l’organisation de l’école, le
Sgen-CFDT revendique une évolution en profondeur du pilotage du système éducatif qui s’appuie et qui accompagne la volonté d’agir des équipes et qui mette fin aux pratiques infantilisantes en
cours dans notre ministère.
Avec ce « quatre pages » nous souhaitons commencer à
partager ce projet avec vous », écrit Thierry
Cadart, secrétaire général.
En préambule, le Sgen rappelle que le débat est récurrent et
qu’il « resurgit autour d’une initiative parlementaire ». Le syndicat précise que les problèmes
sont de plusieurs ordres :
Les responsabilités qui pèsent sur l’école (pédagogiques,
juridiques, administratives...) et particulièrement sa direction se sont amplifiées, complexifiées et diversifiées.
Le modèle ancien encore en vigueur ne répond plus aux exigences de notre époque.
La charge de travail et de responsabilité des directeurs ou des
enseignants chargés de direction n’est plus acceptable.
Il faut signaler que si le débat resurgit, c’est aussi grâce à
l’initiative du GDID qui a lancé une pétition auprès des directeurs d’école, à destination des syndicats et qui est un appel à intervenir pour la défense et la reconnaissance de tous les
personnels, directrices et directeurs compris. Pétition qui connaît un véritable engouement puisque déjà signée par des milliers de collègues.
Le Sgen l’admet volontiers puisqu’il précise que « l’association GDID (Groupement de Défense des
Intérêts des Directeurs) contribue elle aussi à relancer l’actualité de cette thématique en proposant un débat national sur la question. Elle a raison de le poser en ces termes mais les solutions
ne sont pas simples à élaborer et il faudra beaucoup d’échanges, de débats pour dégager des réponses valides ».
Le « 4 pages » détaille ensuite les propositions du Sgen :
Nous ne pouvons nous satisfaire :
- Ni du projet EPEP qui transfère l’autorité de l’école primaire, de l’Éducation Nationale vers les communes évacue la question mais ne
résout rien au fond. Il complique les relations professionnelles et affaiblit le rôle d’orientation et de contrôle de l’État en particulier en matière éducative.
- Ni d’un statut de directeur qui réglerait partiellement la situation juridique des directeurs, mais ne changerait rien à la place de l’école dans son
environnement social, économique et politique et n’améliorerait pas en lui même les conditions de travail de ces personnels.
C’est pourquoi le Sgen-CFDT s’engage dans ce débat à partir de trois
thèmes qui lui semblent essentiels :
1- La proximité
L’enjeu essentiel est de préserver la relation de proximité qu’entretient l’école avec les familles, les
partenaires, et les élus locaux…
Pour cela, dans chaque école, le directeur doit disposer de temps et d’une définition claire de ses tâches et
responsabilités. Le Sgen-CFDT propose de recentrer les activités du directeur sur l’animation pédagogique, les relations avec les familles et les
partenaires, renforcer les pouvoirs décisionnels du conseil des maîtres et la mise en œuvre des projets d’école, et de l’aider dans ses fonctions administratives et financières, comme celles
qui relèvent de la gestion technique et purement administrative. Cela implique de conforter les temps de décharge de service des directeurs et de confier
les tâches administratives et comptables à des personnels compétents et responsables sur le plan juridique.
2- La gestion de l’école
Trop de décisions concernant la gestion de l’école sont prises à l’IA, à la circonscription, au collège, à la
mairie, à la caisse des écoles, en raison principalement de questions de taille de la structure, de compétences statutaires des différents personnels… Tout cela est source de déresponsabilisation
des acteurs, manque de clarté pour la population et rend les conditions de travail des directeurs, coincés entre injonctions hiérarchiques et diversités des partenaires, de plus en plus
insupportables.
L’école a besoin d’exister juridiquement et
administrativement.
Les difficultés qui sont apparues pour l’organisation de l’aide personnalisée ont mis en évidence que les
modalités d’organisation doivent se prendre au niveau de l’école. En rapprochant le niveau de la prise de décision des enseignants de l’école, c’est l’ensemble des personnels qui y
participerait.
Le Sgen-CFDT propose d’installer dans le premier degré une structure
ayant les compétences d’un établissement public pour pouvoir assumer ses responsabilités.
• Cet établissement doit être fédérateur pour pouvoir établir
des relations claires avec les collectivités locales (mairies et communauté de communes), contracter avec elles et représenter localement l’Éducation nationale.
• Il doit également être mutualisateur et mettre à la
disposition des écoles qui le composent un centre documentaire commun, un Rased, des services de santé et sociaux, une antenne informatique ou plus généralement Tice, des liens directs avec
diverses structures (MDPH...). Il serait naturel que cet établissement se voit confier des tâches de gestion actuellement dévolues à la circonscription. Cela permettrait de recentrer le rôle de
la circonscription sur la formation, l’animation et l’évaluation pédagogique, ces dernières fonctions devant rester extérieures à l’établissement.
Projet d’établissement
Pour cela l’établissement doit fonctionner sur la base d’un projet d’établissement, garder une taille humaine
et être doté des personnels administratifs et de direction nécessaires.
L’expérience montre qu’il ne faut pas excéder 500 élèves environ pour garder à une structure des qualités
relationnelles (entre adultes comme avec les enfants et les familles).
On peut donc imaginer des établissements composés :
• d’une seule grosse école ou groupe scolaire comme il s’en trouve dans les grandes villes ;
• des écoles d’un quartier ou d’un chef lieu de canton ;
• d’un collège et des écoles qui l’entourent dans certaines zones rurales ou de montagne.
La direction de l’établissement
Les responsabilités confiées nécessitent un statut officiel.
Pour le Sgen-CFDT, ce statut pourrait être un statut d’emploi
fonctionnel. Ce statut permet d’exercer les responsabilités de la fonction, ainsi que la
reconnaissance financière des responsabilités exercées, mais il est lié à la période d’exercice de cette fonction. Il a le caractère temporaire d’un détachement. S’il souhaite y mettre fin, le
personnel revient à son statut précédent ou au statut auquel il aurait accédé entre temps, par voie de concours par exemple. À l’évidence, ce personnel de direction devrait être un directeur
d’école qui fait le choix de quitter la classe pour entrer dans ce type de fonction. Cela peut représenter un débouché de carrière ou conduire à d’autres fonctions de direction par la
suite...
3- La démocratie professionnelle
Toute la difficulté est d’articuler la structure de proximité qu’est l’école et la structure de gestion que
serait l’établissement de façon à ce que complémentarité ne devienne pas concurrence et que l’une n’étouffe pas l’autre.
Pour le Sgen-CFDT, la seule garantie crédible, c’est de construire un fonctionnement démocratique donnant à
chacun la reconnaissance de ses responsabilités au niveau où il intervient. Notamment, si le directeur d’école doit être déchargé de tâches administratives (réponses d’enquêtes, contacts avec des
fournisseurs, gestion comptable, montage de financement…) il doit rester le représentant de l’établissement au niveau local. Il faut donc qu’il soit partie prenante dans la vie de
l’établissement.
Dans ce cadre un conseil pédagogique, composé de droit de représentants de l’ensemble des écoles composant
l’établissement (directeur ou adjoint selon le choix de l’équipe), serait chargé de conduire le projet pédagogique et de formuler en direction du Conseil d’Administration (cf. ci-dessous) toutes
demandes liées au fonctionnement pédagogique.
Enfin, comme dans tout établissement public, il faut un conseil d’administration composé par tiers d’élus de
l’ensemble des personnels, d’élus des usagers (parents et élèves dans le cas d’un établissement mutualisé avec un collège) et de représentants des collectivités territoriales.
Le Sgen-CFDT ne verrait qu’avantages à ce que le président du
Conseil d’Administration (CA) soit élu librement en son sein. Ne pas confondre les rôles de président du CA et de représentant de l’État (directeur de l’établissement) serait un atout pour un véritable débat démocratique
au profit de tous.
Pour assurer ces rôles, les personnels qui s’engageraient dans ces mandats devraient bénéficier d’une
décharge de service.
Le Sgen souhaite également « clarifier le rôle de
chacun » :
« Aujourd’hui, le directeur d’école est tout à la fois un
enseignant, un interlocuteur pour tout le monde, un gestionnaire… mais il n’en a pas les moyens, ni en temps ni en légitimité juridique. Et il doit souvent s’appuyer sur une autoformation faute
de formation continue suffisante. Le Sgen-CFDT estime qu’on ne trouvera pas de solution à cette situation intenable en maintenant toutes ces fonctions sur la même personne.
C’est pourquoi il verse au débat l’idée de répartir ces fonctions
chacune au niveau le plus approprié en établissant des relations démocratiques entre elles. Une telle clarification du fonctionnement permettrait également aux adjoints de mieux identifier des
lieux de décision plus proches d’eux et donc d’avoir des possibilités d’expression plus réelles.
Le Sgen-CFDT ne prétend nullement avoir trouvé la solution idéale à
tous les problèmes. Existe-t-elle d’ailleurs ? Mais il est prêt à débattre avec l’ensemble de la communauté éducative parce qu’il est urgent de répondre aux problèmes identifiés d’une part et aux
inquiétudes des personnels d’autre part ».
Comme nous le voyons, les lignes bougent ou pour être plus précis, disons que le sujet fait débat… Jusque sur
les bancs de l’Assemblée nationale où lors de discussion du Projet de Loi de Finances pour 2010, il fut récemment question du statut et du rôle des directeurs d’école.
Ainsi, au sujet de la formation des enseignants et de leur
accompagnement pédagogique, le rapporteur précise : « …Le dernier facteur de faiblesse
réside dans le « très mauvais encadrement » des enseignants, au sens où celui-ci ne dispose par des moyens nécessaires pour mettre
en place un « collectif » pédagogique où les enseignants se formeraient les uns les autres. Les
directeurs d’école du 1er degré, qui n’ont pas de statut, et les chefs d’établissement du 2nd degré, qui doivent « faire
avec » la liberté pédagogique revendiquée par les professeurs, n’exercent qu’un faible leadership pédagogique sur les équipes enseignantes, pourtant indispensable à la
coordination, et par conséquent, à l’efficacité des pratiques d’enseignement et de soutien scolaire.
Ce constat est corroboré par M. Marcel Pochard :
« il n’y a rien », aucun « corps intermédiaire », « entre l’enseignant, seul maître à bord, et sa classe », ce qui rend très difficile
l’émergence de dynamiques collectives propices à une prise en charge efficace de la difficulté scolaire ».
Ou encore lors de l’intervention du Député Frédéric REISS,
auteur de la proposition de loi visant à la création des EPEP : « J'ai bien noté qu'il était prévu de nommer
3 400 nouveaux directeurs à la rentrée prochaine, qui devront accomplir cinq semaines de stage de formation obligatoire, pour une dépense de 1 million d'euros. Il me semble cependant que les directeurs d'école n’attendent pas seulement de la formation, mais aussi un statut, qui devrait s'inscrire dans le cadre de la
création d'établissements publics d'enseignement primaire. Doter les écoles de la personnalité morale et d'un statut juridique permettra une gestion pédagogique plus efficace, tant en milieu
rural qu'en milieu urbain. Je regrette que la loi du 13 août 2004, qui prévoyait des expérimentations dans ce domaine, n'ait jamais fait l’objet des décrets d'application correspondants, de
telle sorte que nous ne disposons d'aucune expérimentation sur les résultats de laquelle nous pourrions nous appuyer pour aller de l'avant. Je souhaiterais donc connaître votre avis sur cette
question ».
Et enfin dans la réponse du ministre de
l’Education nationale, Luc Chatel : « Je suis également ouvert
à une réflexion sur le rôle des directeurs d’école, dont les responsabilités se sont effectivement
accrues au cours des dernières années sans qu’un statut propre soit créé à leur destination. C’est par cette question qu’il faudra commencer par s’interroger avant d’envisager une évolution du
statut des établissements ».
Bref, chacun s’accorde sur le constat,
à savoir que les charges, les missions et les responsabilités des directeurs d’école se sont « effectivement accrues au cours des dernières années
sans qu’un statut propre soit créé à leur destination ». Mais, aucun signe tangible ne vient nous laisser le moindre espoir de commencement de règlement ou de solution à court
terme.
Alors que le diagnostic a été établi
par l’ensemble des acteurs de l’Education nationale, qu’il est corroboré par nombre de rapports ou d’études, le ministre en reste au stade de l’interrogation : « C’est par cette question qu’il faudra commencer par s’interroger avant d’envisager une évolution du statut des établissements ».
Bref, la situation ne semble pas sur le
point de s’éclaircir pour les directeurs qui n’aperçoivent pas encore le bout du tunnel et qui, RGPP oblige, devront patienter encore très longtemps avant de voir leur situation évoluer
favorablement dans le sens de l’obtention d’un statut. Du discours aux actes, le chemin est souvent long…
Retour à la page d’accueil
N'oubliez pas
vous vous tirez
vous accréditez
vous risquez
C'est beau les leçons de morale et ces "analyses" critiques !
Je ne peux qu'inviter les collègues sensibles à la nécessité de mieux investir dans l'école à se rassembler dans l'action le 24.
Ecole élémentaire : 13 collègues ; nombre de grévistes le 24 novembre : 0 !
Quels salauds ! aucun n'est sensible à la nécessité de mieux investir dans l'école !...à moins qu'ils n'apprécient pas certaines invitations...
On a à tous marre, Théo, des grèves d'une seule journée sans autre suite qu'une nouvelle journée de grève un mois plus tard. J'ai déjà exposé ici ma conception des choses : si on veut peser, il faut un mouvement dur.
Sinon, comme Gégé, rdv mercredi pour nous annoncer les acquis engrangés grâce à la grève de mardi. Sans illusions, n'est-ce pas ?
Enfin, si vous pouviez arrêter de détourner sans arrêt le sujet des articles publiés, on pourrait discuter sérieusement, non ? On part du projet du SGEN et d'entrée Gégé-ralement-rien-à-dire détourne le sujet pour éviter le dialogue et la comparaison projet contre (non)projet. Si vous bossez comme ça avec vos élèves, ça doit être quelque chose.
Faut oser des trucs comme ça ! ¨Peux tu imaginer qu'il existe d'autres points de vue d'autres manières de lutter dans le champ sociétal ? Bon c'est pas grave c'est normal pour vous mais vous allez en crever de ce stalinisme récurrent.
En gros si on n'est pas au SNUIPP on est les alliés objectifs de la droite libérale ?
Et le SGEN qui dans son truc sur laa délégation des aspects techniques en CM c'est le retour de l'autogestion des années 70.
Chouette époque mais déjà 30 ans ; un cycle ; une vie.
Vous avez tort de refuser de lutter contre les mesures que prend ce gouvernement.
Comment peux-tu écrire ça?
Qu'est-ce que tu en sais? Et après tu ne veux pas qu'on se moque?
La seule chose que tu peux dire c'est que des dirlos ne suivent pas la consigne d'1 jour grève lancée par la seule FSU (avec 2 syndicats ultra minoritaires qu'elle méprisera à leur 1er incartade).
Je sais qu'il y a des tentatives pour rejoindre les défilés de la 'poste', mais, je te le répète, la FSU est seule, alors que d'autres, comme le SGEN, le SE, FO s'opposent aussi aux mesures du gouvernement et ne seront pas en grève le 24.
Conclusion, tu n'as pas à juger de nos positions vis à vis du GVT à partir de la participation à cette grève. D'ailleurs tu n'as pas à nous juger sur nos choix politiques.
Tu nous classes dans les 'libéraux', donc tu ne l'es pas, tu es quoi?
étatiste?
Et puis le sujet c'est les directeurs. D'accord pour conforter leur rôle dans l'école?
Je regrette néanmoins fortement que le débat sur la fonction de direction soit constamment occultée par les manoeuvres dilatoires de deux zouaves qui ne savent faire que de la propagande syndicale. Ils doivent y tenir, à leur décharge syndicale et à leur semblant de pouvoir. Parce que pour qu'ils croient eux-mêmes à ce qu'ils racontent, il faudrait vraiment qu'ils soient bornés à un point tel que j'ai du mal à imaginer que ce soit possible.
Maintenant, si on parlait sérieusement. Cet appel public aux syndicats a eu l'effet escompté, bravo le GDID. Sauf au SNU. Bon, on y croyait pas de toute façon. Et ça donne une bonne idée du fonctionnement démocratique du machin en question. Donc les syndicats responsables ont répondu, même n'importe quoi pour certains, mais ils ont eu au moins la correction de le faire. Mais il reste un sacré chemin à accomplir, parce que le moins que l'on puisse c'est que pour ce qui concerne notre revendication d'un statut, ben on n'y est pas encore. Du moins si j'en crois le salmigondis indigeste du SGEN.
C'est un franc moment de poilade de lire vos posts les uns après les autres. Jamais de réponse à une question facile à comprendre et des idées livrées en "prêt à penser", assorties d'anathèmes à l'encontre de ceux qui ne pensent pas comme vous.
Chez moi, 10 enseignants, pas un seul gréviste pour le 24. Et de temps en temps, passe une copine, TR, syndiquée au snuipp, et dont le point de chute est notre école quand elle ne fait pas de remplacements sur stages. Depuis deux mois, je lui fais lire vos posts... bilan..., elle ne resignera pas l'an prochain... Alors pour ce qui est des balles dans le pied, à vous deux, c'est par chargeurs complets que les bastos volent!
Quant à votre couplet sur les économies budgétaires, il me fait penser à une ou deux questions auxquelles vous seriez bien aimables de répondre l'un ou l'autre, les deux ça m'étonnerait :
A l'échelon national, les décharges syndicales de votre chère organisation, ça répresente combien de postes à temps plein ?
Accessoirement, pour quelles avancées ces dix dernières années ?
N'allez pas y voir à nouveau une vile attaque libérale, c'est juste pour renseigner le consommateur sur le rapport qualité/prix.
Si quelqu'un, en dehors des deux compères, a la réponse, merci d'avance, je me coucherai moins bête.
Idem pour l'établissement-usine à gaz... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, hein ?
D'accord aussi avec l'analyse de Pascal :
"le moins que l'on puisse c'est que pour ce qui concerne notre revendication d'un statut, ben on n'y est pas encore. Du moins si j'en crois le salmigondis indigeste du SGEN. "
Je ne vois pas comment on y arrivera et encore moins quand.
Quel ministre aura le courage d'affronter la "puissante" FSU comme disent les médias ? Et quel ministre aura le feu vert de Bercy pour mener à bien cette réforme indispensable ?
=> http://www.youtube.com/watch?v=Bl1VqBbX37k&feature=player_embedded
Tu côtoies beaucoup de blondes de ce type-là ?
Evite-nous ce genre de cinéma ; si c'est comme repoussoir, c'est réussi ; si tu adhères, va voir ailleurs !
BEURK !
Les points positifs du SGEN?
> l'abandon du statu quo
> la recherche d'autonomie
> la proximité
> un directeur reconnu
> une solution (à examiner) pour le rural
> la taille de l'établissement
Tout ça, on va le retrouver au SE, c'est déjà à la CFTC éduc, @venir école, au SNEon aura donc une surface assez importante, voire majoritaire, pour DISCUTER!
Si on y ajoute des association comme l'ANDEV, l'AGEEM ... On voit vite le
On fait souvent le reproche aux EPEP d'être des "usines à gaz".
Vous pensez vraiment que l'école aujourd'hui est une entreprise pépère?
Être directeur d'une école de 12 classes, 1/2 déchargé, ce n'est pas l'usine à gaz?
Idem pour les plus grosses écoles ou pour les plus petites... Regardez les difficultés pour mettre en oeuvre les dispositifs pour ralentir la propagation de la grippe A.
Heureusement que pour le moment le virus n'est pas agressif...
Imaginer un CMD face à une situation de crise...
La SEULE proposition qui relève de l'usine à gaz c'est le CMD.
Pour les epep, les problèmes sont la taille et le bon équilibre du CA.
C'est pour cela, quand on veut s'opposer, qu'il vaut mieux construire un rapport de force sur des propositions plutôt que sur la défense du statu quo.
DISCUTER!
Certes, comme tu le dis, les syndicats (pas tous) répondent ou acceptent la discussion. Mais n'est-ce pas une discussion de façade ? Une discussion diplomatique ? Côté SE, on les sent plus ouverts mais pas très pressés, quand même. Regarde l'enquête qu'ils ont lancée il y a maintenant plus d'un mois. Toujours pas de résultats.
Le SNUipp, n'en parlons pas... Or ce sont les deux principales forces syndicales.
Les ministres passent. Un tous les 2 ans. Quand un nouveau arrive, il essaie de ne pas se mettre à dos les syndicats. S'il lui faut encore quelques mois pour dire qu'il "faudra peut-être réfléchir à commencer par un statut du directeur avant le statut de l'école"... Le temps qu'il se mette à commencer sa réflexion et il est presque sur le départ.
Et puis, il a aussi les finances comme le dit Pouk. Comment espérer financer une réforme qui forcément coûtera si on met les moyens nécessaires à une vraie reconnaissance des directeurs. Les décharges supplémentaires, les aides administratives, l'augmentation salariale ou indemnitaire... Tout ça, ça a un coût...
Tu vois, Pierrot, je voudrais avoir ton optimisme mais, tu l'auras compris, je n'y arrive pas.
Pour les epep, les problèmes sont la taille et le bon équilibre du CA
Voilà résumé en 1 ligne la problématique. Il faut lire les propositions syndicales à travers cette grille de lecture. Le reste n'est que balivernes ou perte de temps car il y aura des EPEP ! Sinon les nôtres alors ceux de Darcos Chatel . D'où l'enjeu.
C'est difficile à faire passer car les collègues sont abreuvés de propagande de touts horizons . Très peu se renseignent à la source d'autant que ce n'est guère l'intêret de certains syndicats. Et peu connaissent la réalité du fonctionnement d'une école ( les miens ne savaient pas faire marcher le répondeur lors d'une absence ) et se réfèrent aux années avant le big bang Sarkozyste.
communiquons débattons dans le cadre de cette grille de lecture et ignorons les artéfacts historiques qui ici ou là essaient de polluer le débat. Ils leur suffiraient d'ouvrir un forum sur leur site pour débattre. Ici c'est directeur en lutte pas SOS syndicats
"Côté SE, on les sent plus ouverts mais pas très pressés, quand même. Regarde l'enquête qu'ils ont lancée il y a maintenant plus d'un mois. Toujours pas de résultats"
Voilà qui fait étrangement penser aux élections en Afghanistan quand il fallait transporter les urnes à dos d'âne et donc attendre l'acheminement des votes...
Ici, transporteraient-ils les ordis à dos d'âne pour les rassembler dans une salle avant le tripatouillage des résultats ?
Faut bien rire... Je plaisante Henri... Ne t'offusque pas Pierrot, c'était une boutade.
Plus sérieusement, Grégoire :
"Pour les epep, les problèmes sont la taille et le bon équilibre du CA
Voilà résumé en 1 ligne la problématique."
Ben non, Grégoire, la problématique, ça n'est ni la taille, ni l'équilibre du CA, c'est l'EPEP lui-même. C'est lui qu'il faut combattre et empêcher.
Comment imaginer de toutes petites structures telles la majorité (les 2/3) des écoles en Fance avec un tel fonctionnement ?
Un CA dans une école à 3, 5 ou 7 classes ? Mais il faut rester les pieds sur terre, Grégoire. Tu vas me répondre regroupements. Là encore, illusions. Il suffit de penser simplement à la répartition géographique de certaines régions pour comprendre qu'on ne peut pas opérer de regroupements. Sinon, ce sont des villages entiers qui meurent, faute d'école. Je vous entends souvent parler de proximité. Pour le coup, faudrait y penser avant que de penser à tout chambouler car ce sera irréversible.
Et, très honnêtement, entre nous, Grégoire, qu'est-ce que ça apporterait de mieux au fonctionnement de ces petites écoles rurales? D'accord, tu aurais la satisfaction d'être un directeur avec statut (c'est votre préoccupation première), mais sur le plan du fonctionnement de l'école, des résultats des élèves, du bien-être des collègues... quelle amélioration verrais-tu ? Je cherche encore et je m'interroge. Mais je ne vois pas grand chose.
Pourquoi y-a-t-il eu besoin, pour ces écoles, de se regrouper?
Tu dis que la taille n'a pas d'importance et tu ne pas que de... Taille.
En quoi est-il légitime de 'combattre' une demande de plus d'autonomie pour les écoles?
Delphine, ce n'est pas une question d'optimisme, le SE proposera une motion à son congrès début du printemps. C'est leur tempo et leur fonctionnement.
Le SE avance, le Sgen aussi... Pas assez vite?
N'ayons pas la mémoire courte et regardons le chemin parcouru. pas le moment de baisser les bras. D'ailleurs nous les rencontrons bientôt.
Des mots nous dit-on, mais au moins ces mots existent maintenant dans les écrits de la presque totalité des syndicats (8 sur 9)
Où sont les mots après les 1000 délégués à Paris du SNUipp?
où sont les mots après les États généraux de la direction du SNUipp?
Où est le mot directeur dans les textes du SNuipp?
En réunion paritaire, chaque fois que l'administration parle des directeurs, les élus SNUipp reprennent:
- Non, pas directeur, enseignant chargé des tâches de la direction.
Si les mots n'étaient pas important ça se saurait.
Par contre la proximité c'est aussi de ne pas faire pareil partout. Les écoles rurales j'ai bien connu. Les écoles sans locaux adaptés, les plans de ramassage scolaire en étoile en réseau et j'en passe qui conduisent à laisser des gamins 1/2 dans un bus alors qu'ils habitent à 5km, les sections enfantines de MS GS avec des CP CE1 qui bossent sur fiches, les ordinateurs absents.. Est-ce toujours utile pour satisfaire les communes de ne pas rationaliser les moyens ? Je laisse à l'imagination des collègues ruraux de dire et trouver la solution la plus adaptée à leur réalité.Mais c'est justement un recentrage de proximité sur la réalité de l'école qui est demandé par le GDID.
Et les EPEP ne seront pas partout les mêmes . A chaque réalité sa solution. Il est des expérimentations de réseau d'école intéressantes mais il faudrait déjà accepter d'en faire le bilan sans tabous.
C'est excessivement comique de voir à quel point les syndiqués du SNU refusent l'idée qu'il soit important de penser au bien-être des... directeurs!
"avoir un statut c'est votre seule préoccupation...". Mépris larvé dans cette remarque? Mais au moins un point positif: c'est entendu.
Un statut c'est pas une planque .
Il faut raisonner un peu différemment.
Un statut de directeur c'est par exemple avoir le droit de signer un document au nom d'une école; chose que l'on fait chaque jour en toute illégalité. C'est pouvoir aller acheter des timbres....avec autre chose que l'argent des minots de la fête de fin d'année... Ce qui est un vol , que l'on commet tous. C'est avoir le droit de détenir les clés d'un établissement communal que l'on ne nous a jamais remises officiellement puisque nous n'existons pas. C'est avoir le droit d'ouvrir le courrier adressé à l'école machin ou au directeur truc... violation de correspondance : l'école machin n'est juridiquement personne , ni le directeur truc ( qui se permettrait d'ouvrir le courrier adressé au Père Noël?); seuls les courriers nominatifs devraient pouvoir être ouverts. Nous n'avons actuellement d'existence juridique qu'auprès de notre administration qui par le biais de notes de services nous assène des tâches particulières pour "assurer la bonne marche de l'école". C'est le seul encadrement légal de notre fonction : assurer la bonne marche de l'école.
Il est temps aujourd'hui de préciser , légalement( j'insiste: pas avec des notes de services) l'étendue de nos fonctions.
Oui commentaire 115 ça s'appelle un statut.
Je bats ma coulpe ; le syndicat majoritaire ne s'en prend pas aux directeurs de ce pays : il ose même écrire le mot "directeur" et leur faire confiance ; si, si...La preuve : dans un mail reçu ce jour (samedi ! tiens ! les directeurs regardent de leur domicile la boîte-mail de leur école) du SNUipp concernant les consignes sur le grippe A :
"Comme à l'habitude, les directrices et directeurs sauront prendre leurs responsabilités et feront face aux situations, dans le cadre de leurs obligations professionnelles, sans plus ni moins, sans dramatisation excessive."
Vous avez bien lu : il nous est fait confiance ; nous sommes grands, savons prendre nos responsabilités ("comme d'habitude", et c'est vrai que l'habitude, nous l'avons !) dans le cadre de nos obligations professionnelles !
Ne désespérons pas ! Nous ferons bien un jour quelque chose du SNUipp...
Dis voir tu n'as as reçu' par hasard' une nomination de 'Directeur d'école' pour le moins officielle qui te renvoie par là même au texte de 89 et qui te donne toutes ces prérogataives(ou tout du moins un bon nombre). Par contre le statut pourrait permettre de ne pas se faire éjecter arbitrairement de cette fonction.
Cessons de pleurnicher . Heureusement que beaucoup de collègues ne suivent pas les Syndicats comme des moutons de Panurge .
Relis bien le décret 89-122 du 24 février dans le chapitre 1 art 2, 3 et 4. Ces artilcles dressent la liste des fonctions du directeur. En droit une liste est limitative. On ne peut pas y trouver les exemples que j'ai cités...
Encore un détail : nous avons des "fonctions" pas des prérogatives (= avantages attachés à une fonction). Loin s'en faut!
Avançons Simon. Ne restons pas sur nos vieilles croyances.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=0BEA2F48C02F76A9B186147EDA170DB2.tpdjo14v_1?cidTexte=LEGITEXT000006066982&dateTexte=20091121
Ben non, j'ai bien relu et hormi le fait de ne pas avoir le droit d'acheter lui même les timbres, pour le reste, jee ne vois pas pourquoi il ne signerait pas, il n'ouvrirait pas le courrier, n'aurait pas les clés...etc. légalement vu qu'il a été NOMME directeur et que cette fonction est définie (Le directeur d'école veille au respect de la réglementation qui lui est applicabe, Il répartit les moyens...Il organise le travail des personnels communaux en service à l'école qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, sont placés sous son autorité.... il réunit et préside le conseil des maîtres et le conseil d'école...Il prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction de service public...Il représente l'institution....Il contribue à la protection des enfants en liaison avec les services compétents.
Dis moi qu'il n' a pas l'autonomie, d'accord vu q'il n'est pas directeur d'un établissement mais pas le reste.
Avancer, mais j'aime bien savoir où je mets les pieds et non pas foncer dans n'importe quel projet (epep Darcos ou sgen) comme je lis ici pour certains qui dont le but de leur existence est d'être à n'imporyte quel prix chef d'établissement.La base de celui du gdid me paraît par contre acceptable et ce n'est pas pleurnicher que de prendre en considération 'la proximité' pour prévenir d'un fonctionnement réaliste. On ne eut comparer au collège qui lui a tout le monde dans les mêmes murs. Je comprends d'ailleurs que celui qui ici s'exprime en étant directeur de 25 classes ne comprenne pas mais ce n'est pas la généralité...
Il prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction de service public...Il représente l'institution....
- assurer notre fonction de service public c'est ce que fait tout fonctionnaire, tout enseignant notamment.
- représenter l'institution , ne nous leurrons pas ,l'institution ce n'est pas l'Ecole : elle n'existe pas.
Quand la Mairie me fait signer une convention d'occupation des locaux en périscolaire ( après avis favorable du CE) je le fais pour ne pas bloquer un fonctionnement nécessaire mais je ne suis pas en DROIT de le faire. D'ailleurs si on remarque bien , la plupart des imprimés comportent la mention : signature du chef d'établissement. Et moi je barre systématiquement et précise directrice , car on n'est pas du tout dans le même cadre juridique.
Peut-être que le GDID pourrait éditer des étiquettes autocollantes toutes prêtes pour préciser chaque fois la nuance car il faudrait que les partenaires des écoles cessent de tout confondre!
Que les parents confondent c'est déjà lourd mais les Mairies et associations partenaires c'est énorme.
Autre exemple ,notre école a été construite en 1860... Je suis donc tout le temps en train de demander des réparations. Je suis responsable de la sécurité des élèves. Il a fallu accepter la mise en place d'un échaffaudage dans la cour pour purger les façades une semaine avant les vacances d'été ; sinon impossibilité technique d'avoir fini à la rentrée.L'Inspecteur remplaçant de l'intérimaire m'a lâchée purement et simplement en faisant l'étonné (alors que cela avait été relaté dans le compte rendu du CE) en me précisant que je n'avais pas à accepter de tels travaux et que je n'avais plus qu'à prier pour que tout se passe bien; tout en reconnaissant oralement qu'il fallait le faire.Il avait juridiquement raison. Mais tout en n'étant pas chef d'établissement la jurisprudence "panneau de basket" nous concerne aussi j'en ai bien peur...(alors si un pavé était tombé sur un enfant et que la Mairie produise un écrit leur interdisant d'installer un échaffaudage...) Ce n'est pas notre ien, loin des locaux, qui peut être tenu pour responsable en cas de pépin. Et pourtant c'est le seul cadre dans l'histoire.
Mais tout cet aspect de notre fonction n'a rien à voir avec le fameux Il prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction de service public...Il représente l'institution.... qui ne fait référence qu'à la pédagogie.
Bref on a tous les inconvénients des chefs d'établissement mais ni le temps ni le cadre légal pour mener ce travail à bien.
PS notre école a 8 classes à Marseille ;j'ai 1/4 de décharge et 26 élèves de CE2 .
Un statut de directeur c'est par exemple avoir le droit de signer un document au nom d'une école; chose que l'on fait chaque jour en toute illégalité. C'est pouvoir aller acheter des timbres....avec autre chose que l'argent des minots de la fête de fin d'année... Ce qui est un vol , que l'on commet tous. C'est avoir le droit de détenir les clés d'un établissement communal que l'on ne nous a jamais remises officiellement puisque nous n'existons pas. C'est avoir le droit d'ouvrir le courrier adressé à l'école machin ou au directeur truc... violation de correspondance : l'école machin n'est juridiquement personne , ni le directeur truc ( qui se permettrait d'ouvrir le courrier adressé au Père Noël?); seuls les courriers nominatifs devraient pouvoir être ouverts.
Qu'est-ce encore que ce délire ? N'est-on pas responsable des personnes et des biens de notre école ? A ce titre, on ne recevrait officiellement pas les clés ?
On a quand même d'autres arguments à une demande de statut. Faut pas exagérer.
Non .
Il n'est pas normal que seul le Second degré en bénéficie (Principal , Proviseur)
Qu'on pense un peu au Premier degré , SVP !
Il me semble que ce qui fait peur , à certains , ce n'est pas "chef , hiérarchie et compagnie" mais le fait que des certains directeurs resteraient sur le carreau lors des regroupements d'école . Il y aura sûrement des concours et que le meilleur gagne !
Je suis pour la création des EPEP pour un meilleur fonctionnement de l'école , au-delà de toute démagogie que certains veulent nous faire croire .
Dans mon école de 26 enseignants , seuls 4 , ont déposé leur avis de participation à la pseudo-grève du 24 novembre et encore , parce qu'ils habitent loin (pour bénéficier d'une journée... et non pour aller manifester)
Qu'on cesse de faire peur aux gens . Il y a de nombreux enseignants MAD qu'on devrait mettre devant les élèves dans une classe , et non dans des associations .
Le parallèle entre la consultation du SE et les élections en Afghanistan est tout simplement à vomir, fût-il une "boutade"... Si Chevallier c'est Karzaï, tu es qui toi ? Un taliban ?
Dis-moi, que signifie donc le "U" dans "SNUIpp" ? J'ai comme un furieux doute tout à coup. (Pour le "I", ne te fatigue pas, j'ai trouvé : Ignoble).
Vois-tu, avec des écrits comme les tiens, on arrive au résultat suivant : sur les 20 collègues de l'école, 0 gréviste le 24/11, Snuippiens compris. Le début de l'unité, quoi ! ("C'est une boutade" !)
Sur le fond de ce qui nous intéresse, tu sembles dubitatif quant à la pertinence d'un CA dans les petites écoles (rurales, sous entendu). Peut-être. Mais explique-moi : comment fonctionnerait un CDMD dans ces petites structures ? Une école à 2 classes : qui tranche en cas de désaccord ? On tire à la courte paille ? Et dans une école à 3 classes, on la joue à "pierre-papier-ciseaux" ?
Opposer les écoles des champs aux écoles des villes pour justifier de ne rien changer car rien ne serait possible est un peu trop facile.
Dans mon département, qui perd des habitants depuis 30 ans, les IA successifs et les élus locaux, dès le début des années 90 ont décidé de refuser la "politique du chien crevé au fil de l'eau". Plus question d'attendre que les effectifs baissant, on ferme des classes puis des écoles (car Gégé, tu fais un fâcheux contresens : ce n'est pas la mort de l'école qui provoque la mort du village, c'est précisément l'inverse).
Est né alors un nouveau concept : celui de pôle scolaire. Qu'est-ce ?
Un pôle scolaire, c'est un RPI concentré avec des services en plus : accueil (bien sûr) dès 3 ans, accueil post et périscolaire, bâtiment neuf (de 5 à 10 c lasses selon les endroits) avec véritable salle de repos et d'évolution pour les maternelles, BCD digne de ce nom, salle informatique bien équipée, enseignement des langues vivantes dès le CP, etc.
L'investissement a été subventionné à 80%, notamment par le Conseil Général, partie prenante de cette politique volontariste.
Avec, aujourd'hui, 15/20 ans de recul sur les 1ers pôles scolaires, quel bilan en tirer ?
Tout d'abord, cela a permis de stabiliser les effectifs des écoles, voire de les conforter (l'envolée du prix de l'immobilier dans les villes poussant de jeunes couples, pour accéder à la propriété, à s'éloigner en campagne, ces couples ont souvent fait le choix de communes avec pôle scolaire, trouvant ainsi les services qu'ils recherchaient en ville).
Pour les collègues, des conditions de travail très nettement améliorées, et moins d'isolement pédagogique.
Pour faire bref, bilan plutôt positif. J'ajouterai que transformer ces pôles scolaires ruraux en établissements publics ne poserait aucun problème particulier.
Ce n'est qu'une expérience. Sans doute ne fonctionnerait-elle pas ailleurs, ou en tout cas pas de la même manière.
Mais elle a le mérite de montrer que des solutions sont possibles, malgré la diversité des situations des écoles en France, pour le peu que l'on se donne la peine de réfléchir (si possible à temps), et donc d'abandonner la pensée unique ou le prêt à penser servi par des syndicats comme le tien, Gégé.
Alors, reviens vite des tes montagnes afghanes et, au boulot !
Merci pour ces informations fournies et éclairantes. 08 pour Ardennes?
Ce serait bien de rassembler les témoignages d'autres collègues , non?
Mon école avait 4 classes et 74 élèves en 2001 quand j'y suis arrivé, le privé en face avait 6 classes et 139 élèves. Aujourd'hui, 186 élèves chez moi et 7 classes, 149 au Privé et toujours 6 classes, et certains de leurs parents qui viennent "tapiner" à la sortie de l'école pour essayer de nous gauler une ou deux familles.
J'ai vraiment pas l'impression d'être ringard moi, au contraire.
Dans les couronnes urbaines, refuser les regroupements revient pour moi à offrir des clients au privé. Ce n'est que mon avis, mais je le partage.
Je ne visite l'Auvergne que ...pendant les vacances!
Donc là pas de problèmes avec les petites structures... à condition qu'elles s'étendent...grâce au travail des collègues? Dont acte!
PS : je suis à Marseille centre ville 8 classes
(et phantasme admet les deux orthographes; ça date de Freud; c'est un peu hors sujet ici. Pour faire vite, si ça te branche, cf :http://fr.wikipedia.org/wiki/Phantasme)
Bonne semaine
mille excuses sincères!
"Gégé, avant de hurler contre les regroupements"
Pourquoi ce reproche ?
Quand je dis que la fermeture des écoles provoque la mort du village, c'est le serpent qui se mord la queue ou l'histoire de l'oeuf et de la poule.
Qui est à l'origine ?
On dit la même chose de la poste. Quand un bureau de poste ferme, les inconvénients font que des gens quittent eux aussi le village. Quand une école ferme, c'est bien entendu parce qu'il manque souvent des élèves mais les nouveaux couples qui auraient l'intention de s'installer ne le font pas s'il n'y a plus d'école. D'où l'intérêt de conserver parfois une école ou quelques classes pour faire vivre l village. Et il est aussi parfois nécessaire d'en passer par des regroupements. J'en conviens. Avec tous les désagréments liés au temps de transport, notamment des plus jeunes. Mais quand il n'y a pas d'autre possibilité, évidemment que c'est mieux qu'une fermeture totale.
Quant au rapprochement fait par Denis entre regroupement et EPEP... il y a un pas qu'il franchit bien imprudemment.
Rien à voir, Denis.
Dans le cas des EPEP, le fonctionnement est totalement différent. On ne se contente pas de regrouper. C'est la structure qui est touchée. Le CA, le directeur, les relations avec les adjoints, les élus... Tout un fonctionnement peu ou mal adapté à l'école de proximité que nous réclamons tous.
Alors, ne prenons pas exemple des regroupements voulus par les maires pour justifier les EPEP que ces mêmes maires refusent en masse. Il n'y a qu'à voir la dernière enquête réalisée par l'ANDEV, commentée sur ce site et reprise lors du colloque d'octobre : 14 % d'élus favorables aux EPEP !!!! C'est dérisoire surtout que le taux a nettement baissé depuis l'enquête précédente. La réalité est là : nos élus se rendent compte de l'ineptie de ces usines à gaz dotées d'un super dirlo et d'un CA. Pour un peu, on ne se croirait plus dans une école primaire mais dans une entreprise. Ce sont des projets totalement inadaptés à nos écoles. Des projets pondus par de grands cerveaux, sans doute, mais qui n'ont jamais vu comment fonctionne une école.
Il faut qu'ils arrêtent de se gargariser de mots qui ne peuvent que créer des maux irrversibles dans nos petits établissements de proximité.
A leur tête un dirlo ( pourquoi " super" dans ton post?) , déchargé, un CA paritaire ( quoi de plus normal si c'est le dirlo le Président?).
Dans une telle structure, vois-tu, on pourrait organiser les stages Ran et l'Ape sans en référer à l'IEN, monter des projet avec le collège sans être sous la coupe du même IEN, , gérer un budget avec toute la souplesse que cela implique et ce en toute légalité ( un sacré progrès par rapport aux coops!) , j'arrête là la liste, on pourrait continuer.
Car aujourd'hui l'école fonctionne certes, mais sur le dos d'une personne, dirlo ou dirlette, qui est le fusible bien pratique pour tous les problèmes. Des gens comme toi s'en satisfont visiblement très bien et mettent en avant la pseudo collégialité du premier degré ... mettez-vous les pieds dans une école de temps en temps?
Hé hé hé...
ces usines à gaz dotées d'un super dirlo et d'un CA. Pour un peu, on ne se croirait plus dans une école primaire mais dans une entreprise. Ce sont des projets totalement inadaptés à nos écoles. Des projets pondus par de grands cerveaux, sans doute, mais qui n'ont jamais vu comment fonctionne une école.
Il faut qu'ils arrêtent de se gargariser de mots qui ne peuvent que créer des maux irrversibles dans nos petits établissements de proximité.
J'ai rarement lu un tel ramassis d'inepties en aussi peu de mots! Je ne suis pas persuadé que tu aies la moindre idée, toi, du "fonctionnement d'une école". Aujourd'hui, l'indapté, c'est toi. Il faudra quand même qu'un jour tu émerges de ton passéisme comunautariste ringard pour écouter ceux qui comme moi font ce boulot de dirlo tous les jours, et n'ont pas du tout, mais pas du tout, les oeillères que tu persistes à garder. Des maux irréversibles! N'importe quoi, sombre ahuri. Heureusement, je ne donne pas longtemps pour que toi et tes semblables soyez balayés par le vent de l'histoire. Adieu. Bon vent. Bon débarras.
Notre combat n'est pas celui de l'égoïsme, du corporatisme, c'est celui de la dignité de notre travail, c'est celui du devenir de l'Ecole Publique.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à écouter la voix, les demandes, les revendications des 50 000 directrices et directeurs d’école.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à comprendre l’urgence d’agir. Au travers de la direction d’école, c’est le sort de l’Ecole Publique qui se joue.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à diffuser sur leurs sites et dans leur presse cet appel. Nous les appelons à soutenir cet appel et à le contresigner.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à reconnaître que le directeur d’école n’est en rien un enseignant comme les autres, qu’il a, au sein de l’école et des équipes pédagogiques, une place, un rôle, un travail, des responsabilités différents de ceux de ses collègues adjoints.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à ouvrir enfin un vrai débat sur la direction d’école, sans tabous, sans exclusives, sans préjugés.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à entamer avec les 50 000 directrices et directeurs d’école, avec leurs associations, un échange et un dialogue permanent. Que plus un seul syndicat n’agisse sans nous, mais que tous soient désormais avec nous.
- Nous appelons l’ensemble des syndicats enseignants à établir avec nous une démarche commune auprès de notre ministère qui tiendrait compte, et de nos conditions de travail (l’AVOIR) et de l’indispensable reconnaissance de notre métier (l’ETRE).
Directrices et directeurs d’école, nous sommes et serons désormais les acteurs de notre propre métier…
Ceci étant dit, Gégé, tu ne me convaincs toujours pas dans ton argumentation selon laquel établissement public = usine à gaz.
En quoi un CA est plus une usine à gaz qu'un conseil d'école ? Quelle différence fondamentale y vois-tu entre les deux ? Un CA aura assurément plus de prérogatives qu'un CE. C'est mal ?
Quelle différence fondamentale vois-tu entre un conseil des maîtres et un conseil pédagogique ? En quoi le second est-il plus usine à gaz que le premier ?
En quoi les relations avec les élus vont-elles fondamentalement changer si les écoles deviennent établissements publics ? Dès lors que le directeur est bien le président du CA, ça ne changera pas beaucoup les choses par rapport à aujourd'hui.
En revanche, que nous puissions obtenir pour l'école une véritable autonomie de gestion, et un statut juridique clair : voilà qui est fondamental comme changement. Pour moi, l'essentiel est là. Et que dans ce cadre-là, le directeur soit doté d'un statut, clair lui aussi, me paraît une conséquence logique.
Il ne suffit donc pas d'affirmer que le chien a la rage pour conclure qu'il faut le noyer (c'est ce que tu fais quand tu fais l'amalgame entre responsable d'établissement/petit chef, ou élu/ennemi a priori de l'école) Ni que le chat est un chien... qui a la rage etc. (c'est ce que tu fais en confondant sciemment EPEP et établissement public). Il faut prouver ce que l'on dit. Et tu ne prouves rien.
Je reste donc sur mes positions.
Maintenant, j'attends mercredi matin avec impatience pour aller dépenser la fameuse augmentation de salaire. Première fois en onze ans d'enseignement qu'une journée de grève m'apportera quelque chose, que ce soit d'ailleurs sous un gouvernement de gauche ou de droite. Vivement que Gégé et Théo viennent nous présenter ces avancées : je m'en réjouis d'avance.
Non, non, ne me réveillez pas, j'ai peur de rêver et de m'apercevoir mercredi matin que finalement, rien n'aura changé si ce n'est que ceux qui nous gouvernent auront bien rigolé demain.
Autrefois, lors du proutocole de sinistre mémoire, j'ai décroché le téléphone et appellé la délégation du snuipp:
" on continue la grève administrative? j'en suis!"..; et l'on m'a répondu: " camarade , continue et prépares-toi à des retenues sur salaire, mais on te soutiens....( de loin probablement)
pour Base éléève, lorsque les premières expérimentations sont apparues , j'ai décroché mon téléphone et j'ai dit:
" BE , c'est nul, il faut faire quelquechose pour retirer ce machin inutile!, je suis avec vous!"
... mais on m'a dit que seuls les champs du Rased et de la nationalité posaient problème..; pour le reste , on verrait plus tard...
Alors oui, le Snuipp s'oppose, il aime ça, surtout ça, les combats perdus d'arrière garde, les effets de manche et la protestation systématique, rien que cela, c'est ce qui le fait exister, lui et ses décharges complètes syndicales, c'est son terreau, il a poussé dessus jusqu'à devenir syndicat majoritaire. C'est beau non?
Mais ne savent-ils pas qu'ils n'ont que 8% de cotisants .
C'est une honte !
Moi en tous les cas je le fais. (en précisant que je suis pour un statut d'établissement public sous certaines conditions).
Marre d'être pris pour des truffes, de nous dire tout et son contraire sans souci de cohérence, de vérité même, alternant les grandes leçons républicaines, la crainte et la culpabilisation, juste parce qu'on détient une parcelle de pouvoir.
Les regroupements qui les pratiques depuis des années?
- le rural!
Et pourquoi?
- afin de mutualiser, de trouver les surfaces nécessaires au travail d'équipe, et.... garder des classes dans des villages.
Donc les fusions ont des aspects positifs non négligeables. Venir nous dire le contraire en continuant d'affirmer qu'il n'y aurait que 2 choix possibles:
les EPEPusinagaz et le statu quo-conseildémaîtredécisionnaire c'est vouloir nous confisquer le débat.
En fait ce que le SNUipp nous refuse c'est l'Autonomie... Mais difficile de le dire quand on se dit de gauche, hein GégéThéo?
Ok pour des regroupements, mais pas question de vous en laisser la gestion.
Et nous on doit dire: "Oui Maman"?