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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 17:05

reflexion

 

Les élections professionnelles ont cela de positif qu'elles obligent les organisations syndicales à débattre de sujets trop souvent occultés pour diverses raisons. La campagne électorale est l'occasion d'évoquer des thèmes parfois volontairement délaissés. Concurrence oblige, le SNUipp se voit actuellement contraint de multiplier les propos bienveillants à l'égard des directeurs d'école.

C'est le cas, notamment, avec la forte exigence exprimée en 2006 dans l'enquête Ifop commandée par le GDID et qui a montré que la demande de reconnaissance du métier était portée par 93 % des directeurs d'école. Depuis, le dossier n'a pas avancé d'un iota malgré les nombreux rapports remis aux différents ministres, ces derniers prenant appui sur le refus obsessionnel des syndicats hostiles à un statut de directeur. 

Certains signes d'évolution, certes timides, ont pu être perçus, ici ou là, dans les déclarations de certains dirigeants de syndicats enseignants. Depuis quelques mois, le SNUipp semble, à son tour, prendre conscience de l'impérieuse nécessité de ne pas se couper définitivement des directeurs d'école à l'approche des élections. L'enjeu est de taille...

En guise d'ouverture vers les collègues, le SNUipp nous fait part de l'avancée de sa réflexion sur un sujet qui leur est cher : celui du statut du directeur. Nous avons souhaité reproduire ce texte dans son intégralité.

 

 

« La question d’un statut pour les directeurs d’école est souvent évoquée. L’enquête réalisée par le SNUipp fait apparaître que cette préoccupation est d’autant plus forte que la taille de l’école est importante. Ce qui n’est sans doute pas un hasard. Derrière cette question, il y a un légitime besoin de reconnaissance de la fonction et également l’exigence de clarifier les responsabilités juridiques et administratives de celles et ceux qui exercent les fonctions de directeur d’école. 

Le SNUipp a toujours travaillé à faire avancer les revendications des directrices et directeurs d’école. Non sans quelques résultats d’ailleurs. La grève administrative des directeurs d’école, conduite dans un cadre unitaire, a permis, entre autre, la généralisation d’une journée de décharge aux écoles de 5 classes, puis son extension aux écoles de 4 classes. Ce qui représente près de 13 000 écoles (26 % des écoles) et plus de 3000 emplois en ETPT.

Dans un contexte où on supprime massivement des emplois à l’éducation nationale, cela mérite d’être rappelé. Ceci dit, tout n’est pas réglé.  

 

L’obscure clarté du statut  

 

Trois séries de questions méritent d’être posées lorsqu’on évoque la création d’un statut spécifique. On ne peut que regretter qu’elles ne soient pas assez souvent explicitement posées. 

 Peut-on évoquer un statut du « directeur d’école » sans réfléchir en parallèle au statut juridique de l’école ? Peut-on parler de direction d’école sans renvoyer au fonctionnement même de l’école ? Pour le SNUipp ce lien est fondamental. Du côté de l’institution, il n’échappera à personne que ceux qui avancent l’idée d’un statut pour la direction sont ceux-là même qui proposent la création d’établissement public du premier degré. L’important ici n’est pas de savoir si c’est bien ou si c’est pas mal mais de mieux cerner les enjeux de cette question. Avant de répondre à la question du statut, il vaut mieux se demander d’abord de quelle école avons-nous besoin ? Cela évitera bien des désagréments par la suite.

  

Le directeur d’école doit-il rester ou non un enseignant ? Si le fait de devenir directrice ou directeur d’école confère des responsabilités nouvelles, est-on en droit de parler d’un métier différent ? La question mériterait au moins d’être posée car tout ce qui peut être envisagé en matière d’évolution statutaire dépend plus ou moins directement de cette question.  

 

Enfin, de quel statut parle-t-on ? Le problème du mot statut est qu’il est lui-même très ambigu. Il n’est pas tout à fait juste de laisser entendre, par exemple, que les directeurs d’école « n’ont pas de statut ».

 

Primo, ils sont fonctionnaires de l’Etat et sont donc régis par les statuts généraux de la fonction publique ;  

Deuxio, ils sont, pour ce qui concerne la gestion de leur carrière, assujettis au statut particulier du corps auquel ils appartiennent ;

Tertio, le décret n°89-122 du 24 février 1989 relatif aux directeurs d’école définit le cadre statutaire des fonctions qu’ils exercent (définition des fonctions, conditions de nomination et d’avancement).

 

Dans la situation actuelle et juridiquement, les directrices et directeurs d’école sont donc plutôt régis par un statut d’emploi. Ces emplois sont accessibles dès lors qu’ils ont été inscrits sur la liste d’aptitude et le fait d’être nommé dans un de ces emplois entraîne un repositionnement sur la grille indiciaire.

 

Cette situation peut-être jugée très insuffisante, notamment au regard des avantages matériels que procure la fonction, mais pas seulement.  

 

Vers un nouveau statut des directeurs d’école ? Selon quel scénario ?  

 

Être pour ou contre un nouveau statut n’a de sens que si on est capable de dire ce que l’on met précisément derrière.

 

Le problème, c’est qu’en restant dans le vague, on permet à ceux qui s’en font une idée bien plus précise d’avancer à couvert. On peut lire, dans le rapport Reiss, que « le statut juridique des directeur d’école pourrait être celui d’un détachement dans le corps des personnels de direction ou dans un emploi fonctionnel ». Il y a en effet plusieurs façons d’envisager les évolutions statutaires liées à la direction d’école. Il est important d’examiner les principales hypothèses avant de pouvoir apporter une réponse.  

 

1° Première hypothèse : la création d’un corps spécifique des directeurs d’école ?

La création d’un corps entraîne ipso facto la création d’un statut particulier pour ce nouveau corps : recrutement, nomination, avancement, etc. Cette hypothèse n’a jamais été évoquée par le ministère car dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), la tendance dans la fonction publique est à la fusion de corps et à l’extinction de certains corps, plutôt qu’à la création de nouveaux. Mais la question qui serait immédiatement posée est la suivante : qui accède à ce nouveau corps, compte tenu du fait que, dans une fonction publique de carrière, le mode de recrutement normal dans un corps se fait par le biais d’un concours ?  

 

2° Deuxième hypothèse : le détachement dans le corps des « personnels de direction » ?  

 Cette hypothèse tient compte du fait qu’il existe déjà un corps des chefs d’établissement au sein de l’éducation nationale, spécialement crée en 2001. Si certaines écoles devenaient des établissements publics, cette hypothèse prendrait une acuité nouvelle. Le statut de chef d’établissement a été obtenu en contrepartie d’une clause de mobilité (la mutation n’est plus un droit mais une obligation) et de conditions particulières d’évaluation. Il n’est pas sûr que les contreparties imposées satisfassent beaucoup de collègues actuellement directeurs/trices.

3° Troisième hypothèse : les emplois fonctionnels ?  
Les emplois fonctionnels sont des postes de responsabilité dans lesquels les personnels sont nommés pour une durée déterminée, éventuellement renouvelable. Au terme du renouvellement, l’agent est soumis à une obligation de mobilité. La nomination dans un emploi fonctionnel induit un détachement du corps d’origine vers l’emploi et un reclassement à partir de la grille indiciaire spécifique à l’emploi. Un statut d’emploi décrit les missions, les conditions d’accès et de rémunération propres à chaque catégorie d’emploi. Contrairement aux deux premières hypothèses, on est complètement dans leposte à profil. La création des emplois fonctionnels et leur multiplication au sein de la fonction publique déroge au principe selon lequel le grade est distinct de l’emploi, en ce sens que le grade est précisément le titre qui confère à son titulaire vocation à occuper les emplois qui lui correspondent. Actuellement un professeur des écoles peut devenir directeur d’école en vertu de son grade, parce que les emplois de directeurs d’école peuvent être pourvus par des professeurs des écoles. Le glissement vers les emplois fonctionnels s’éloigne des principes d’une fonction publique statutaire, à l
aquelle une immense majorité de fonctionnaires et d’enseignants restent attachés parce qu’elle offre, sous contrôle des commissions administrative paritaire, des perspectives de carrière identiques pour tous. 
 

 

4° Quatrième hypothèse : la création d’un grade à accès fonctionnel (GRAF) ?

C’est un peu le nouvel OVNI de la fonction publique. Luc Chatel y a fait vaguement allusion lorsqu’il avait présenté pour la première fois son « pacte de carrière » pour les enseignants. L’idée du GRAF est assez simple : sont éligibles au GRAF les agents de catégorie A ayant effectué au moins 8 ans de détachement sur statut d’emploi durant les dix dernières années, ou, dans leur corps d’origine, 10 ans d’exercice de fonctions « correspondant à un niveau de responsabilité élevé » durant les 12 dernières années. Sur cette base, il appartenait à chaque ministère d’identifier précisément les emplois permettant de prétendre au GRAF. L’idée initiale semblait plutôt être destinée aux agents qui exercent des fonctions d’encadrement ou « managériale ». L’avantage du GRAF sur l’emploi fonctionnel tient au fait que si l’agent n’occupe plus son emploi, il reste titulaire de son grade (et donc de son GRAF). Toutefois les propositions sont encore imprécises et les discussions dans la fonction publique sont au point mort, se heurtant à l’interdit qui pèse aujourd’hui sur toute nouvelle dépense publique.  

 

Ce sont là quelques pistes d’évolution statutaire qui ont pu être ou qui peuvent être envisagées. On voit que cette question n’est pas simple. Et les réponses ne sont pas non plus sans dangers. Pourtant, toutes ces réponses sont loin d’être suffisantes. Au-delà de la question du statut, ou plus précisément de la forme juridique que devrait prendre ce statut, un certain nombre de questions resteraient complètement ouvertes : Quelles missions incombent aux directeurs d’école ? Quelle est la portée de leurs responsabilités juridiques et administratives ? Comment éviter la multiplication des tâches administratives que beaucoup s’accordent à trouver intempestives ?  

 

La création d’un corps et d’un statut des personnels de direction pour le second degré n’a pas diminué la charge de travail des chefs d’établissement ni réduit le poids de leur responsabilité juridique ou administrative. Bien au contraire.

Ce n’est pas le statut en lui-même qui règle toutes les questions auxquelles sont confrontés les directeurs/trices d’école. Le SNUipp n’a pas la prétention de pouvoir apporter une réponse définitive à toutes ces questions mais il ne tient pas non plus faire accroire que par un mot enchanteur on règle toutes les questions.  

 

Pour le SNUipp, la réflexion sur la direction et le fonctionnement de l’école doit se poursuivre avec la profession. La question du temps, la question de l’aide administrative à la direction d’école, la question des besoins de formation spécifiques, la question des moyens financiers qui sont aussi au cœur des préoccupations des collègues nécessitent de construire des réponses collectives, dans l’unité la plus large. »

 

Si le SNUipp nous fait part de l’avancée de sa réflexion, il ne fait que poser des questions sans leur apporter de réponse. « La réflexion doit poursuivre avec la profession ». Hélas, elle n’a que trop duré. Combien d’années, combien de rapports, combien d’enquêtes… faudra-t-il encore aux syndicats, et notamment au SNUipp pour aboutir à un début de réponse ?

 

Une phrase est pour le moins surprenante dans le communiqué du SNUipp :

 

« Dans la situation actuelle et juridiquement, les directrices et directeurs d’école sont donc plutôt régis par un statut d’emploi. » Comment une fonction peut-elle être « plutôt » régie par un statut ? Elle l’est ou ne l’est pas… Cette affirmation n’a aucun fondement juridique. Voilà qui est très curieux dans un texte qui se veut précis dans le domaine juridique… Le SNUipp ne serait-il pas certain de ce qu’il avance ? Du coup, en perdant de sa valeur, son argumentation s’apparente fortement à du racolage à quelques jours des élections professionnelles… 

 

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Commentaires

Je peux comprendre l'impatience de certains collègues qui voudraient que la réflexion aille plus vite que la musique. Mais le problème est vraiment complexe et il mérite qu'on pousse loin la réflexion parce qu'une décision hâtive peut être lourde de conséquences.
N'empêche qu'on ne pourra plus dire que le SNUipp se désintéresse du sort des dirlos et de cette question du statut. On a là une vraie réflexion qui prend en compte les divers aspects du problème et analyse les situations qui pourraient en découler. On se trouve face à plusieurs hypothèses qui ne sont pas anodines. En tout cas, le débat est lancé. Et il sera poursuivi. Que les dirlos en soient assurés.

Commentaire n°1 posté par Théo62 le 03/10/2011 à 18h52

Ne pas aller plus vite que la musique..? Allons Théo, même la légion étrangère va plus vite que vous...

 

Commentaire n°2 posté par Denis le 03/10/2011 à 19h48

" On se trouve face à plusieurs hypothèses qui ne sont pas anodines. En tout cas, le débat est lancé. Et il sera poursuivi. Que les dirlos en soient assurés.  "

Avant les élections pro, cela me semble être .... des promesse électorales.

Un homme d'Etat a dit il y a peu :"les promesses électorales n'engagent que ceux et celles qui les écoutent".

Pour moi, le SNuipp racole, comme d'autres le font à l'échéance présidenteielle de 2012.

Commentaire n°3 posté par P. CRILAT le 03/10/2011 à 20h10

plus vite que la musique je ne sais pas... mais rigolo quand même que la question soit mise en musique qqs jours avant les élections... personne n'est dupe, pas les dirlos en tout cas

Commentaire n°4 posté par elisabeth64 le 03/10/2011 à 20h13

Et le SNUipp ne pourrait pas envisager deux secondes d'aller plus vite qu'un Requiem ? Car c'est bel et bien à ce type de musique que ressemble le traitement de ce dossier par le gros syndicat majoritaire.

 

Quant à écrire "La grève administrative des directeurs d’école, conduite dans un cadre unitaire, a permis, entre autre, la généralisation d’une journée de décharge aux écoles de 5 classes, puis son extension aux écoles de 4 classes. Ce qui représente près de 13 000 écoles (26 % des écoles) et plus de 3000 emplois en ETPT.", voilà que maintenant le SNU s'arroge le seul bénéfice du protocole signé par le SE, tant vilipendé en son temps. Après les EVS, on tente de récupérer ce qu'on peut. Charlots, va !

 

Finalement, en ce moment, le SNU, c'est Ennio Morricone dans "Pour une poignée de votes". Pitoyable (le SNU, pas le film évidemment).

Commentaire n°5 posté par Lionel le 03/10/2011 à 20h23

Moi aussi j'attends les élections, sans être dupe de tout ça non plus. Après... après on verra ce que diront les centrales syndicales.

Commentaire n°6 posté par Pascal Oudot le 03/10/2011 à 20h34

Toutes les bonnes questions sont posées. L'école dont a besoin le pays, le statut de l'école, ce qu'il représenterait et surtout ce qu'on met derrière les mots. Il ne suffit pas de dire "on veut un statut". Faut savoir ce qu'il y a derrière. Et c'est là-dessus qu'est la grande différence avec le GIDD. Faut essayer de dépasser le simple slogan "on est pour un statut". Quand on en parle avec des collègues, on se rend compte qu'ils ne savent pas toujours que les conséquences peuvent être néfastes. Parce que, justement, il n'y a pas derrière les mots la vision qui se dégage de ce texte. Au moins, maintenant, les choses sont claires.

Commentaire n°7 posté par Gégé le 03/10/2011 à 21h00

Bon ça ne va pas faire plaisir à tout le monde, mais tant pis, l'enjeu est trop important.

Parce qu'après on aura 4 ans à attendre pour une prochaine échéance électorale... Alors...

Un peu de pub (certains diront de la retape... et bien oui, nous sommes en campagne) pour ceux qui défendent le statut et qui l'écrive noir sur sur blanc dans leurs professions de foi. Donnons le pouvoir à ceux qui nous représentent.

http://www.cftc-educ.com/perso/elections/intropf.html

Commentaire n°8 posté par Gégérard le 03/10/2011 à 21h20

Je peux comprendre l'impatience de certains collègues qui voudraient que la réflexion aille plus vite que la musique.

Sans remonter à l'époque "yé yé" que seuls les très anciens ont connue, on signalera en 1980 le projet des maîtres-directeurs qui aurait pu initier une réflexion sur les directeurs d'école de la part des centrales syndicales qui, durant ce laps de temps (d'une trentaine d'années, excusez du peu), ont préféré jouer sur d'autres...portées !

Je rejoins Lionel : lenteur d'un Requiem (je suggère celui de Gabriel Fauré) pour un enterrement en grandes pompes du dossier...

Commentaire n°9 posté par henri le 03/10/2011 à 21h35

Constat identique: le Snuipp fait un peu de retape auprès des dirlos juste avant les élections, au cas où...

On verra que ce soudain intérêt ne survivra pas au delà du jour des résultats. maintenant, pour répondre à l'article, le snuipp explique pourquoi il est contre un statut ( OK, c'est sa position) mais il reconnait la difficulté de nos missions... alors pourquoi n'a-t-il jamais soutenu le point pour accès à la HC ? la dispense pour les APE, l'avancement plus rapide pour les dirlos? autant de mesures qui ne modifieraient pas la structure de l'école mais reconnaîtraient une " fonction" difficile et mal reconnue?

Commentaire n°10 posté par merlin le 03/10/2011 à 22h19

Je signale à P. Crilat que le SNUipp n'a pas attendu les élections pros pour se saisir du sujet. Relis ses écrits et retrouve ses actions sur le Net. Tu verras qu'il s'en empare régulièrement depuis des années. Simplement il peaufine sa réflexion. Ce texte en apporte la preuve.

Commentaire n°11 posté par Gégé le 03/10/2011 à 22h19

Ben oui, mon dédé, peaufine ta réflexion, il ne te reste que 10 jours.

A quand le programme commun ? Pas de connaissances sur ce sujet!

Sais-tu ce que c'est qu'un boulot de directeur, allez va je te prends en stage, histoire que tu comprennes ce qu'il y a derrière cette fonction, mission ou plutôt de métier.

La différence est là, tu n'as aucune connaissance de notre charge de plus en plus lourde !

Retourne dans ta caisse !

Commentaire n°12 posté par P.CRILAT le 03/10/2011 à 23h39

il peaufine sa réflexion

 

Rarement lu ici un commentaire aussi cynique. Gégé, tu es un gros con, et lourd en plus.

Commentaire n°13 posté par Pascal Oudot le 04/10/2011 à 12h38

"Entre le statut et le statu quo, il y a tout à inventer..."
Ils sont bien gentils les gens du snuipp mais ils inventent quoi ? ils proposent quoi ?
J'aime bien aussi leur façon de nous dire qu'on aurait "plutôt" un statut d'emploi... Et eux, ils sont "plutôt" pour le statu quo, non ?

Commentaire n°14 posté par Moira377 le 04/10/2011 à 13h35

J'explique à mes élèves que comprendre l'énoncé du problème amène souvent la solution. J'espère que ce sera le cas pour nos amis du SNUIPP.
Il ne suffit pas de faire une liste à la prévert qui déjà a souvent été faite ici par les principaux intéressés mais il faut mettre en face des décisions et des choix.

On attend donc la suite de cette belle initiative tout à fait indépendante du calendrier électoral il va de soi...

 

Commentaire n°15 posté par Grégoire le 04/10/2011 à 17h09

Gégé, j'aimerais savoir s'il t'arrive de relire ce que tu écris et si tu as conscience du nombre d'inepties, parfois carrément foutage de gueule, que tu nous assènes régulièrement ici. Je ne vois qu'une explication à ta prose, tu es payé par un autre syndicat pour dézinguer le snuipp. Alors, j'ai bon ?

Commentaire n°16 posté par Denis le 04/10/2011 à 20h16

Je ne crois pas Denis. Je pense plus prosaïquement que Gégé est bien au SNU, mais que tout bêtement son cas relève de la psychiatrie (ou n'en relève peut être plus car trop atteint).

Commentaire n°17 posté par Lionel le 04/10/2011 à 22h26

Je pense comme Che qui le rappelait dans un message précédent que le problème de l’école en ce moment est essentiellement le gouvernement qui prépare et a même bien entamé la casse de l’école publique: par la suppression de la formation des enseignants, la suppressions de postes, la refonte des programmes et l’abandon peu à peu de toute approche pédagogique pour ne privilégier que la transmission du savoir… Dans ce contexte-là, le statut du directeur et l’autonomie des établissements ne me font pas rêver et j’ai bien peur qu’ils nous transforment en chefs d’établissements bien disciplinés, chargés de faire appliquer les directives « élaborées » par des responsables qui ne connaissent pas la réalité de l’école.

Beaucoup d’intervenants dans ce forum se défoulent (certains jusqu’à l’hystérie…) sur ce syndicat tant détesté en lui attribuant une bien grande responsabilité et surtout un pouvoir qu’il n’a pas.  Je relève d’ailleurs une belle contradiction entre deux affirmations fréquentes sur ce site : le snuipp ne représente plus grand monde mais pourtant,  il est le grand responsable du blocage de la situation des dirlos.

C’est quand même les ministères successifs qui sont les responsables de l’augmentation des responsabilités et des tâches des directeurs, de la suppression de aides administratives.

Changeons donc le nom de « Directeur en lutte »  pour « Faisons la peau du snuipp ».

 

Commentaire n°18 posté par Philjo le 05/10/2011 à 01h20

Philjo, penses-tu ce que tu écris ou es-tu mandaté?

  Si le Snuipp est assez souvent mis en cause sur ce forum, il y a des raisons: comment ne pas relever le côté démagogique et infaisable du fumeux "CDMD ? Comment, lorsqu'on est directeur ne pas se sentir agressé par les circonvolutions du type " la direction d'école", , " la direction et l'équipe" etc... dont le seul but est de faire croire que les écoles fonctionnent en toute collégialité alors que c'est faux? Pourquoi ne pas interpeller ce syndicat sur ces positions fluctuantes ( on nie la direction d'école, puis à l'approche des élections on aime les dirlos mais on n'a jamais rien fait de concret pour eux)?  On peut continuer longtemps.

De plus le Snuipp attire bien des foudres grâce au duo d'enfer Théo-Gégé qui se chargent d'animer les posts par leurs provocations afin de faire le buzz....

Le Snuipp gros costaud ou petits bras? Là encore, je lis TGégé et ils présentent leur syndicat comme le seul " majoritaire" donc il faut assumer et si on prend le nombre de PE et le nombre de ceux qui ont voté Snuipp reconnait que cette majorité est relative... d'où quelques posts dans ce sens.

Pour finir, au delà des anathèmes Snuippiens récurents, on attend toujours le vrai projet détaillé du Snuipp sur le sujet du futur statut de l'école et de la place du directeur dans cette structure, sur les dangers de phagocitation par le collège, etc... nous sommes nombreux je pense à vouloir en débattre ( ce qui est l'intérêt de ce forum), je souhaite que d'autres syndicats s'expriment en ce sens aussi, à moins que le Snuipp pense que le système actuel doit être prolongé en l'état car étant le seul possible mais alors c'est grave!

    A te lire.

Commentaire n°19 posté par merlin le 05/10/2011 à 08h54

La faute à qui, Philjo, si comme tu le prétends le gouvernement "a déjà bien entamé la casse de l'école publique" ? Les centrales syndicales ne sont-elles pas normalement des partenaires du ministère ? Trop facile de s'affranchir de ses responsabilités. C'est bien ce qui motive mon "hystérie" personnelle contre le SNU qui se prétend lui-même le principal syndicat du primaire, et donc le principal responsable de nos déboires. Ensuite, je te rappelle que si ce site s'appelle "directeurs en lutte", ce n'est pas par hasard; effectivement sa raison d'exister est bien de réclamer un statut pour les directeurs d'école qui n'en peuvent plus, et non de "défendre" une école publique que le SNU laisse crever en agitant frénétiquement ses petites menottes. Inutile donc d'essayer de me culpabiliser, je n'en ai rien à faire. Et si la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d'école doit se faire sur le cadavre du SNU je n'aurai aucun scrupule à le fouler aux pieds.

Commentaire n°20 posté par Pascal Oudot le 05/10/2011 à 09h53

Que le gouvernement porte la responsabilité de l'état dans lequel se trouve l'école, c'est évident. Pour être précis, ce a considérablement accéléré ce que ses prédécesseurs ont commencé depuis plus d'une quinzaine d'années, pas de volonté ni d'ambition pour une véritable mise en oeuvre d'une politique éducative, juste de la gestion politicienne qui sacrifie l'école et les enseignants:

- perte importante du pouvoir d'achat

- gel des salaires

- recul de l'âge de la retraite

- suppression massive de postes

- disparition de la formation (avec l'appui du SNES-FSU)

 

Ce démantèlement est acté par les résultats catastrophiques des enquêtes nationales et internationales sur l'état de l'école et des enseignants français. Et c'est terrifiant. Pourtant ces enquêtes sont toujours contestées soit par les uns, soit par les autres, selon les intérêts de la boutique que l'on dirige...

OK!

 

Il est donc d'autant plus important de se questionner sur le positionnement et l'efficacité des contres-pouvoirs, sans pour autant dédouaner le GVT de ses responsabilités.

 

Est-cque le GVT fait son boulot?

-Ben, oui, est plutôt bien puisque ses intentions, celles que les syndicats lui prêtent, aboutissent au démantèlement du service public d'éducation.

Est-ce que les syndicat font bien leur boulot?

- Ben, ça dépend de ce que l'on entend par "boulot":

> si faire son boulot c'est être le gardien du Temple et de conserver voire d'augmenter les moyens qu'on lui accorde pour fonctionner et participer à des "commissions", la réponse est clairement OUI!

> si faire son boulot de syndicat c'est défendre les intérêts des enseignants, c'est carrément NON!

 

Dire cela ce n'est ni faire de l'anti syndicalisme (au contraire même), ni entretenir un clivage qui empêche d'éventuelles unions (au contraire)

 

Ce que beaucoup disent ici, justement, c'est que l'enfermement dans l'unique posture du SNUipp est le facteur de division et de la perte d'influence des syndicats enseignants sur les choix des politiques, facile à constater depuis la scission de la FEN.

 

Le SNUipp est le premier syndicat du primaire depuis.... Est-ce que cela nous a apporté quelques chose en terme d'amélioration de nos conditions de travail? 

Quand nous disons qu'il ne suffit pas de mobiliser "contre", mais qu'il faut un projet, une ouverture "politique", avons-nous tort?

- l'exemple de l'échec de la mobilisation contre le recul de l'âge de la retraite ne nous donne-t)il pas raison?

- l'échec de la transformation d'un syndicat en partie politique (NPA), ne nus donne-t-il pas raison?

...

 

La question reste donc:

• Est-ce que le SNUipp est en CAPACITÉ de discuter pour réformer, ce qui implique de prendre en considération ce que proposent les autres?

 

À en juger par l'article que l'on commente, on peut raisonnablement en douter. Le SNUipp y va jusqu'à s'approprier le 1/4 de décharge dans les écoles de 4 classes qui était dans le packaging du protocole qu'il a refusé de signer (et il faudra bien y revenir 5 mn sur le foutage de gueule du SNUipp qui a organisé en 2007, juste avant les élections pro les "États généraux de la direction et du fonctionnement"!)

 

Or, quand on est en droit d'attendre un raisonnement de fond, un contre argumentaire, on a le syndicalisme expliqué aux bébés de la crèche. Le tout le monde il est beau, il est gentil d'un côté et les autres y font rien que nous embêter... exaspérant ! Mais  confortable  pour ceux qui nous prennent pour des truffes.

 

PS: le dernier article de DeL met en cause le SE, et les critiques ont aussi porté sur le fond

Commentaire n°21 posté par Pierrot Lombard le 05/10/2011 à 11h18

Faut pas tout mélanger : oui ce gouvernement nous est fatal, oui il n'aime pas les enseignants et à une vision libérale du pilotage des écoles oui oui oui à tout ce que tu dis. Mais voilà pour autant :

il a été élu ( 20% d'enseignants parait-il ) et nous sommes en démocratie

le fonctionnaire fonctionne c'est dans son contrat avec la nation et nous ne sommes pas en 1940

il n'a rien caché de ses intentions : ( discours de Maison Alfford du candidat Sarkozy )

Pour y remédier : un bulletin de vote en 2012. et on verra bien si les ultras gauche choisiront à nouveau de torpiller la sociale démocratie tant honnie.Le positionnement de la CGT devant SUD dans l'intersyndicale est de ce point de vue explicite.

Pour le reste ; ce sont  les syndicats qui organisent la défense de tous les personnels. Et le 1er d'entre eux a une responsabilité accrue, il est donc noprmal que l'addition lui soit présentée. Alors inutile de vouloir culpabiliser les directeurs qui eux sont dans l'urgence.

 

Commentaire n°22 posté par Grégoire le 05/10/2011 à 12h50

@Pierrot
"Le SNUipp est le premier syndicat du primaire depuis.... Est-ce que cela nous a apporté quelques chose en terme d'amélioration de nos conditions de travail?"

Tu as sans doute raison, Pierrot. On regrette tous la faiblesse de l'amélioration de nos conditions de travail. Tu sais, c'est loin d'être facile face à un gouvernement qui a tous les leviers (Assemblée Nationale et Sénat - jusqu'à ces jours-ci), qui joue sur les divisions et les peurs et qui s'appuie sur la crise pour tout casser. Reconnais que ce n'est pas simple. Surtout que les salariés ne s'investissent dans les actions que lorsqu'ils sont quasi assurés d'obtenir quelque chose. Or, là, ils savent qu'il n'y a rien à attendre de la collusion du gouvernement de droite, du grand patronnat et des riches. Rien !
Mais, je te crois suffisamment honnête pour reconnaître que la situation serait bien plus catastrophique, en terme d'emploi et de pouvoir d'achat, sans les luttes syndicales. Alors, ne dis pas que les syndicats ne servent à rien puisqu'ils n'ont rien obtenu. Dis-toi qu'ils ont imposé de limiter la casse. En ces temps durs, c'est pas si mal même si c'est nettement insuffisant.

@ Merlin, Grégoire, Pascal
Désolé, chers collègues, mais Philjo a cent fois raison de soutenir que LE responsable, c'est le gouvernement. C'est une évidence. C'est lui qui décide des suppressions de postes par dizaines de milliers. C'est lui qui casse l'école. C'est lui encore qui veut casser les syndicats avec ce mode de scrutin inique. Preuve s'il le fallait que les syndicats sont gênants...

Commentaire n°23 posté par Gégé le 05/10/2011 à 16h07

Gégé, tu continues à mélanger le syndical et le politique, même si ce ne sont pas 2 ensembles disjoints, il ne faut pas les confondre et nous avons depuis des années la preuves de l'échec de revendications uniquement construite sur de l'opposition sans ouverture politique... 

Sur le texte, Faut le faire quand même!

La grève administrative des directeurs d’école, conduite dans un cadre unitaire, a permis, entre autre, la généralisation d’une journée de décharge aux écoles de 5 classes, puis son extension aux écoles de 4 classes. Ce qui représente près de 13 000 écoles (26 % des écoles) et plus de 3000 emplois en ETPT.

Écrire ça, ça commence fort, alors que la grève administrative a été initiée par le SE et l'extension du 1/4 de décharge aux écoles de 4 classes et une conséquence de la signature du protocole par le seul SE, qui a mis fin à la grève administrative.

 

Trois séries de questions méritent d’être posées lorsqu’on évoque la création d’un statut spécifique. On ne peut que regretter qu’elles ne soient pas assez souvent explicitement posées. 

Tiens donc... On verra bien entendu que cela fait belle lurette (et Gai Luron) que ces question on était non seulement posées, mais ont trouvé réponses...

 

Question 1: Avant de répondre à la question du statut, il vaut mieux se demander d’abord de quelle école avons-nous besoin ? Cela évitera bien des désagréments par la suite.

Comme si nous n'avions pas désagréments actuellement... Mais en plus c'est fait! Contrairement à ce que nous pensions au GDiD (et que nous pensons toujours), la piste suivie pour trouver une solution à nos problèmes c'est de lier la réforme du fonctionnement de l'école au statut de son directeur. Et nous travaillon dans ce sens avec un panel de parteanires représentant tous les acteurs de la chose scolaire.

N'empêche que l'on pouvait très bien donner un statut aux dirlos en actant ses responsabilités et ses missions actuelles, en en faisant clairement un "enseignant-directeur".

C'est bien ce qu'avait tenté de faire Monory en 87 (statut des maîtres-directeurs). C'est bien ce qui s'est passé pour les PE (changement de corps sans transformation du statut de l'école), à un autre niveau c'est ce qu'ont obtenue les ATSEM: un statut qui vienne reconnaître leurs spécificités, ce faisant autres perspectives de carrière et plus protection.

La précision suivante apportée par le SNUipp sur le statut d'établissement pour les école est importante:

L’important ici n’est pas de savoir si c’est bien ou si c’est pas mal mais de mieux cerner les enjeux de cette question.

Et oui, nulle part la FSU ne demande à revenir sur les statuts d'établissements que ce soit pour les collèges, les lycées ou les universités... Car ce n'est pas le statut en lui même qui peut être critiqué, mais son contenu et surtout sa capacité à s'adapter aux nouveaux défis...

La bonne question c'est de savoir si l'école doit rester pieds et poings liés aux municipalités et aux circos, ou si elle doit trouver une certaine autonomie. Là, surtout on aborde même pas.

 

Question 2:Le directeur d’école doit-il rester ou non un enseignant ?

Tranché et acté dans le rapport Reiss. On est tous d'accord là-dessus.

Mais amalgame honteux quand le SNUipp écrit: Si le fait de devenir directrice ou directeur d’école confère des responsabilités nouvelles, est-on en droit de parler d’un métier différent ?

Est-ce qu'un référent fait le même métier, met en oeuvre les mêmes compétences qu'un maître informatique, qu'un coordonateur ZEP, qu'un jeune PE nommé sur 4 postes fractionnés, qu'un Vieil instit qui fait depuis 30 ans le CM1, qu'un délégué syndical, qu'un psysco...?

Non! pourtant, à la base, il est indispensable que ceux-là soient des tous des enseignants. C'est comme cela qu'il faut comprendre le fait qu'un dirlo doit être un enseignant pas dans la volonté de ne pas le différencier des autres. C'est d'ailleurs cette vision purement idéologique qui nous a conduit là où nous en sommes.

Les enseignants sont mal traités, mais une catégorie l'est beaucoup plus que toutes les autres: les directeurs d'école! C'est la MGEN et le CSS qui le dit, et on ne peut pas les qualifier ni de corporatistes ni de suppôt du sarkozisme.

 

Question 3 Enfin, de quel statut parle-t-on ? Le problème du mot statut est qu’il est lui-même très ambigu. Il n’est pas tout à fait juste de laisser entendre, par exemple, que les directeurs d’école « n’ont pas de statut ».

Ou comment faire en sorte de bien rester dans l'ambiguïté. 

• Nous aurions un "statut", plus précisément l'empilement de 3 niveaux de textes juridiques:

Statuts généraux de la fonction publique

corps des PE ou instits

Décret de 89 définissant nos missions.

On y apprend que cela s'apparente à un statut d'emploi tant décrier, et avec quelle véhémence, quand on nous l'a proposé il y a 3 ans (article dans DeL)

Mais est-ce que cela a quelque chose à voir avec notre demande de reconnaissance que de nous dire: "vous allez mal, vous voulez être reconus pour ce que vous êtes, vous voulez donc un statut... Mais vous en avez un, celui-là même qui a permis de vous précipiter et vous maintenir dans la mélasse que vous connaissez?"

RIEN, hors sujet foireux qui nous garde dans l'ambiguïté.

 

Vers un nouveau statut des directeurs d’école ? Selon quel scénario ?  

Et de reprendre les pistes du rapports Reiss en se posant les mêmes questions que nous nous posons, mais collectivement et dans la perspective d'une ouverture rapide des discussions avec le MEN.

 

La création d’un corps et d’un statut des personnels de direction pour le second degré n’a pas diminué la charge de travail des chefs d’établissement ni réduit le poids de leur responsabilité juridique ou administrative. Bien au contraire.

FAUX! pourquoi bien au contraire? ESt-ce que la FSU demande le retrait de ce statut? Les problèmes que rencontrent les Principaux sont de 2 ordres:

- une structure copiée sur le modèle "lycée" qui n'est plus adaptée (elle l'a étée, du temps des PEGC...)

- victime d'une politique de suppression de postes et de régressions budgétaires.

Et malgré cela, ils restent mieux lotis que nous!

Qui prétend le contraire. Si le SNUipp avait ne serait-ce qu'une fois consentit à nous écouter, comme l'on fait les autres, il ne pourrait écrire de telles âneries. Il n'y a pas de mot magique, mais une logique des mots.

Si on revendique plus de temps pour la direction et un salaire à la hauteur de nos responsabilités et de nos missions ce n'est pas pour faire plus l'enseignant devant notre classe, c'est pour l'être moins pour être mieux au service des élèves et des enseignants, de l'école. Et pour cela il faut sortir de la logique "tous pareils" et reconnaître notre spécificité indispensable à un fonctionnement de service public d'Éducation de proximité. 

 

Le SNUipp n’a pas la prétention de pouvoir apporter une réponse définitive à toutes ces questions mais il ne tient pas non plus faire accroire que par un mot enchanteur on règle toutes les questions.  

Le "Conseil des Maîtres Décisionnaire" ou "les États Généraux de la Direction et du fonctionnement des écoles", ne sont pas du domaine des mots enchanteurs?

La question du temps, la question de l’aide administrative à la direction d’école, la question des besoins de formation spécifiques, la question des moyens financiers qui sont aussi au cœur des préoccupations des collègues nécessitent de construire des réponses collectives, dans l’unité

Commentaire n°24 posté par Pierrot Lombard le 05/10/2011 à 16h38

"Mais, je te crois suffisamment honnête pour reconnaître que la situation serait bien plus catastrophique, en terme d'emploi et de pouvoir d'achat, sans les luttes syndicales."

Dis donc, zézé, pourquoi et depuis quand notre pouvoir d'achat n'est plus indexé sur le coût de la vie ? Cela fait deux fois que je tepose la question !

Commentaire n°25 posté par P. CRILAT le 05/10/2011 à 17h13

Toujours précis Pierrot et en effet tu as, je pense raison sur bon nombre de points.. En particulier... et cela résume tout le reste... Le GVT fait bien son boulot pour mener à terme son projet...  Du fichage en pointillisme pour que cela passe mieux au paiement au mérite en agitant des carottes (les évals par exemple) il change l'école en profondeur et je pense qu'il sera difficile de revenir "en arrière (on devrait dire en avant car c'est "l'avancée" du GVT qui est un recul) sur nombre de points (la formation par exemple) 

Les syndicats -et pas qu'eux- ont mal fait le leur puisqu'on a perdu sur toute la ligne.. soit en combats ratés (retraite, salaires), soit en agitation vaine (BE, les évals, les PPRE, l'AP), soit en concertation pipée (la formation, le handicap, les directeurs)... 

le Snui a  tort pour les directeurs.. Bon, c'est aussi ce que je pense.. Le CMD est fumeux. Mais sur ce point, son "blocage" n'est pas responsable du blocage de la situation.Le GVT s'est passé du Snui pour le protocole, il s'est passé du Snui pour tout le reste d'ailleurs.. C'est bien ce que beaucoup lui reprochent à longueur de post.. Avoir une position d'opposant bloquée qui ne fait rien avancer et qui n'empêche pas le gvt de faire ce qu'il veut. 

Alors on ne peut lui mettre l'échec du statut de directeur sur le dos.. Si le GVT l'avait voulu suite aux discussions menées depuis des années par ceux qui ne sont pas "bloqués", il se serait passé du SNUI sur ce dossier aussi.

Je ne défends pas le SNUI, je n'y suis pas, loin de là. Je dis simplement qu'à force de regarder le SNUI et son blocage sur le dossier, on évite finalement de se regarder soi-même.. Les partisans du statut, dont je suis, et le mode d'action choisi ( la concertation avec le GVT) ont aussi raté...

Alors à qui la faute? le SNUI et son blocage.. cela semble difficile à soutenir après ta démonstration sur l'inefficacité de ce type de position.... Les partisans de la discussions?? Difficile aussi puisqu'il n'y a rien

Reste 1... Le GVT qui n'en veut pas du statut, pour l'instant, car son optique c'est un chef hiérarchique dans des structures plus importantes... Et son statut n'est pas celui que je défends.

che

Commentaire n°26 posté par che le 05/10/2011 à 17h15

Le gouvernement a eu une chance immense: celle d'avoir nos syndicats en face de lui. Il lui suffit de balancer un projet " hard" (type EPEP ) avec quelques mots choisis à l'intérieur ( chef, autorité, hiérarchie...) pour qu'il soit tranquille pour les 10 ans qui viennent. Aussitôt nos Gégés montent au créneau en hurlant ...le MEN retire le projet ( victoire!) et peut continuer à pressurer les dirlos à moindre frais comme si de rien n'était. Du gagnant-gagnant: les syndicats sont contents ( regardez comme on est forts) le MEN fait des économies, le boulot se fait quand même. Bien entendu pour les dirlos-enseignants comme les autres, la situation est un peu différente... mais avec un quart d'EVS chacun, on devrait encore leur faire croire qu'ils sont gâtés. Pitoyable et honteux.

Si nous avions des gens intelligents parmi " ceux qui savent" comme écrit Gégé, ils auraient pigé depuis longtemps qu'il aurait fallu s'emparer du projet pour le discuter, l'amender mais s'en servir pour évoluer vers une école plus autonome et mieux structurée. Foin, soit ils sont plus c... que la moyenne, soit c'est fait exprès, dans les 2 cas, je ne cliquerai pas sur le mulot pour vous!

  Pour ceux qui ne l'ont pas lu ( nouveaux dirlos sur le site) , allez potasser le projet du Gdid sur dirlo.fr et revenez expliquer à Gégé pourquoi lui et les siens sont hors course, peut-être qu'il finira par percuter.

Commentaire n°27 posté par merlin le 05/10/2011 à 17h28

Excellente émonstration de CHE.
"Le GVT s'est passé du Snui pour le protocole, il s'est passé du Snui pour tout le reste d'ailleurs.. Alors on ne peut lui mettre l'échec du statut de directeur sur le dos.. Si le GVT l'avait voulu suite aux discussions menées depuis des années par ceux qui ne sont pas "bloqués", il se serait passé du SNUI sur ce dossier aussi... Je dis simplement qu'à force de regarder le SNUI et son blocage sur le dossier, on évite finalement de se regarder soi-même.. Les partisans du statut, dont je suis, et le mode d'action choisi ( la concertation avec le GVT) ont aussi raté... Alors à qui la faute? le SNUI et son blocage.. cela semble difficile à soutenir après ta démonstration sur l'inefficacité de ce type de position.... Les partisans de la discussions?? Difficile aussi puisqu'il n'y a rien... Le GVT qui n'en veut pas du statut, pour l'instant, car son optique c'est un chef hiérarchique dans des structures plus importantes... "

C'est évident, le gouvernement aurait pu se passer du SNUipp pour faire passer un statut s'il l'avait voulu. Il aurait pu s'appuyer sur les syndicats "progressistes" (à vos yeux) comme il l'a fait pour le "proutocole". Il ne l'a pas fait.
Et on comprend bien pourquoi Pierrot et ses amis rejettent la responsabilité de l'échec sur le SNUipp : pour s'exonérer et exonérer les syndicats amis ou alliés de cet echec.
Pierrot veut nous faire croire que ces syndicats auraient une vision beaucoup plus en avance que la nôtre. Mais c'est faux ! archifaux !! Quand on voit (dans l'article précédent, par exemple) que ces syndicats soi-disant "progressistes" ne prononcent même pas les mots "métier" ou "statut", on se dit qu'ils mènent leurs alliés en bateau. Mais cela ne nous regarde pas. Après tout si Pierrot et ses amis sont bluffés, c'est leur problème. Nous, nous voulons être clairs avec tout le monde. C'est la raison première de notre crédibilité auprès des enseignants du primaire. Et on tient à ce que cette confiance perdure. D'où l'honnêteté de nos positions.

Commentaire n°28 posté par Théo62 le 05/10/2011 à 18h31

Aaaah, l'éternelle langue de bois des SNUpiens. Tant que vous ouvrirez votre gueule pour vous foutre de nous, j'ouvrirai la mienne pour vous renvoyer vos insanités à la figure. Et je dirai et redirai un milliard de fois la même chose: ici, cela s'appelle "directeurs en lutte" et non "syndicats en carafe". La politique du gouvernement n'a rien à faire là-dedans. Moi je veux que les directeurs d'école soient reconnus pour ce qu'ils sont: des enseignants compétents qui font un autre métier que leurs adjoints. Le reste, et en particulier la retape du SNU qui veut me faire prendre des vessies pour des lanternes, ou ses pleurs devant les méchants directeurs "hystériques" qui ne les aiment pas, je n'en ai rien à braire. Tant que le SNU refusera de dire et d'écrire que les directeurs d'école ne sont pas des instits comme les autres et qu'il leur faut un statut, ce que d'autres centrales réclament, je taperai comme un forcené sur le SNU. Et j'appelle tous mes collègues de France et de Navarre à enfoncer le clou aux élections professionnelles et renvoyer Sihr et les autres adeptes de la secte dans les choux en votant pour une centrale syndicale responsable, et par pour ceux qui depuis des lustres nous enfoncent chaque jour un peu plus. Sus au SNU!

Commentaire n°29 posté par Pascal Oudot le 05/10/2011 à 19h10

A fond avec Pascal, je clique sur "j'aime" comme un site du réseau social !

Commentaire n°30 posté par P. CRILAT le 05/10/2011 à 19h55

Je relève d’ailleurs une belle contradiction entre deux affirmations fréquentes sur ce site : le snuipp ne représente plus grand monde mais pourtant,  il est le grand responsable du blocage de la situation des dirlos.

Et pourtant oui...D'où nos inquiétudes de démocrates...On peut être puissant dans les CAP, être du coup "cul et chemise" avec l'administration, avoir le plus de moyens en terme de budget com, décharges et autres, craints par le pouvoir en place, uniquement parcequ'on a eu le plus de voix. Même si ces voix ne représentent en valeur absolue qu'une petite partie de la profession.

Et voilà comment sont enterrés les directeurs. Juste parcequ'ils demandent qu'on reconnaisse leur charge de travail à sa juste mesure ; or, d'après ce que j'ai compris, cela irait à l'encontre d'un dogme inébranlable du gros syndicat: un "directeur" ne doit pas exister puisque seul le "CMD" doit diriger l'école...( à croire qu'ils n'ont pas encore intégré la différence entre le délibératif et l'executif, sans doute parceque ça a servi autrefois leur fonds de commerce).

Il est impératif de dégommer ces profiteurs.

Je les méprise quant à moi exactement depuis le 14 juin 2003, où l'énorme bataillon des manifs retraite arrivé devant le stade vélodrome à Marseille hurlait à la grève générale, pouvait l'obtenir, et s'est fait muselé  par Aschieri et les trois autres, pour des motifs que je ne veux pas comprendre. Que ces 4 syndicats passent aux oubliettes de l'histoire! Vite!

Moi je voterai pour l'union machin. C'est décidé.

Commentaire n°31 posté par françou le 05/10/2011 à 21h30

N'exagérons rien, Théo.. Je ne cherche pas à exonérer le Snui des ses erreurs. En fait.. je me fiche un peu du Snui. Il a tort sur les dirlos.. Il déforme les propos initiaux du GDID sur le statut  en l'ayant caricaturé.. mais bon c'est son truc et cela ne m'intéresse que peu en fait.

Pierrot a une analyse globale dont je suis très proche. Nous différons peut être sur une conception des moyens à mettre en oeuvre et sur une analyse de certains rapports. En fait, il garde une confiance et voit les côtés positifs (qui existent)  alors que je l'ai perdue. J'espère qu'il a raison. C'est moins cynique.

Mon propos est de dire que lancer des anathèmes sur le Snui sur ce sujet du statut est inutile et contreproductif. D'autant plus que sur ce sujet, le Snui, dans le cadre actuel, n'est ni un frein, ni un accélérateur à l'avancée du dossier. Il est sur le quai. Cela nous détourne du vrai problème.. Notre propre échec et un GVT sourd et autiste rêvant de se débarasser de l'école publique sous sa forme actuelle, et comme le dit P Oudot.. Directeurs en lutte c'est normalement pour chercher les moyens de lutter pour les dirlos... Analysons notre échec et trouvons d'autres voies!

Ps Merlin... l'argument de la faiblesse du nombre de votants snui par rapport au nombre de PE bof!!! Il est majoritaire, c'est un fait! sarko a été élu et "bien élu". Personne ne conteste sa légitimité, c'est la démocratie.. Pourtant il a eu 18,9 M de voix environ sur 44,5 M d'inscrits. Tu ajoutes 6,5 M environ de non inscrits et Sarko a été élu avec environ 35/36 % par rapport au nombre d'adultes en âge de voter.  Pourtant il est majoritaire, c'est inscontestable même si c'est regrettable. Donc, ce que l'on reconnait aux uns on le reconnait aux autres. l'aspect "majoritaire" du SNUI n'est pas "relatif"

che

Commentaire n°32 posté par che le 05/10/2011 à 22h51

"La politique du gouvernement n'a rien à faire là-dedans" dis tu P Oudot..

Là tu exagères.....Que tu en veuilles à mort au Snui.. Bon, c'est ton histoire. Mais tu ne peux éxonérer le GVT de ses choix politiques en la matière. Si tu n'as pas de statut, bon ou mauvais d'ailleurs (gidien ou ressien), ce n'est pas au Snui que tu le dois mais au GVT.

Il a montré un intérêt pour les dirlos.. pas pour leurs problèmes mais pour la réserve de postes qu'ils représentaient dans l'hypothèse d'un changement radical de l'organisation des écoles (regroupement en gros EPEP avec un seul dirlo).. A priori, les Maires n'étaient pas pour.. et ça, ça gênait.. Le projet ne se fait pas et les dirlos et leurs problèmes disparaissent avec.

che

Commentaire n°33 posté par che le 05/10/2011 à 23h07

Si tu n'as pas de statut, bon ou mauvais d'ailleurs (gidien ou ressien), ce n'est pas au Snui que tu le dois mais au GVT.

 

Faux. Le GVT détruit l'école publique sans prendre l'avis de quiconque mais il ne pourra jamais construire quoi que ce soit, un statut en l'occurence, sans l'aval du gros syndicat.

Commentaire n°34 posté par françou le 05/10/2011 à 23h57

Je suis d'accord avec toi, Che, mais je ne supporte pas que le SNU -par la voix de ses affidés qui postent ici- s'exonère de toute responsabilité, et botte en touche en clamant qu'il est le dernier rempart contre la réaction. Je maintiens que l'objectif de ce site n'est pas de faire de la retape syndicale, ou de râler contre un gouvernement élu qui n'applique que la politique qu'il avait annoncé qu'il appliquerait. Quand en plus le SNU revendique les EVS -contre lequel il a lutté il y a pourtant si peu de temps- ou les décharges des directeurs à 4 classes -ce qui faisait partie du protocole signé par le SE et dénoncé par le SNU-, je trouve ça indigne, lamentable, et j'appelle ça nous prendre pour des cons. Je n'en suis pas un, toi non plus, et personne ici n'a la mémoire courte. Allez, faisons-le judéo-chrétien: le SNU pêche en pensée, en parole, par action et par omission. Ce qui fait beaucoup, trop pour moi. Donc, j'appelle à voter la semaine prochaine pour un syndicalisme responsable et qui écrive noir sur blanc que les directeurs d'école font un métier à part et ont besoin d'un statut.

Commentaire n°35 posté par Pascal Oudot le 06/10/2011 à 07h27

Pour juger de l'ambiguité (c'est peu dire) du syndicat-principal sur le dossier des directeurs d'école, voici le texte d'une motion à adresser à l'IEN :

Commentaire n°36 posté par henri le 06/10/2011 à 08h27

La motion qui a sauté....(en espérant qu'elle passera !)

Commentaire n°37 posté par henri le 06/10/2011 à 08h28

En convalescence après une opération pour "recoller" ma vieille rétine, j'ai un peu de temps.... Ceci expliquant cela Che.

 

J'essaie, c'est vrai Théo, mais pas de faire croire quoique ce soit, j'essaie d'argumenter mes positions.

Et c'est pratiquement impossible ni avec toi, ni avec Gégé, ni avec Philjo... parce que de suite ça dérape. Vous commencez par une provocation, généralement teintée d'arrogance, et ensuite vous jouez les victimes et on ne parle plus du fond, qui seul est de nature à permettre aux idées et de se construire et de se rapprocher.

Les responsabilités de ce GVT dans la casse de l'école est incontestable et première puisque qu'il incarne le "pouvoir".

Par contre, et particulièrement dans la situation actuelle (voir débat hier soir où l'on a constaté que s'il y a débat sur un éventuel "plus de", la réforme du système éducatif est décidée),  il ne faut pas cantonner le rôle des contres pouvoirs à celui qui "empêche le pire" et surtout pas les dédouaner de leurs responsabilités propres.

En clair, ce n'est pas parce que le pouvoir est responsable, que nous ne devons pas nous interroger sur les leviers que l'on n'a pas su actionner.

"s'interroger sur nos propres erreurs" comme le dit Che.

Mais il faut que l'on puisse tous le faire. Or, ici, dans cet espace particulier où l'on commente à partir du dossier des directeurs d'école, il n'y a jamais cette distance, cette humilité de la part de ceux qui n'y viennent que pour représenter leur bannière.

Ce qui n'est pas le cas ni du SGEN, ni du SE, qui du moment où ils ont décidé de lier le fonctionnement de l'école et la direction se sont engagés dans la discussion et construisent, avec d'autres, des propositions. Ce faisant ils prennent des risques et dans cette drôle de campagne électorale pro. les conditions ne sont pas réunies pour répondre point par point à la démagogie... ça n'intéresse que peu de monde et le slogan y remplace la pensée.

 

Quand je dis la dégradation des conditions de travail des enseignants sur la dernière décennie, je ne pointe pas que le SNUipp, mais quand je lis que si cela n'a pas était pire c'est grâce au SNUipp... Je prends cela comme une provocation.

Pareil quand on vient reprendre sans vergogne à son compte le fait que si le gvt voulait un statut du dirlo on l'aurait, alors que vous avez toujours affirmé que ce gvt VOULAIT un statut pour les dirlos et que c'était votre opposition qui l'empêchait de le mettre en oeuvre.

À "progressiste", je préfère "réformiste". Mais une chose est sûre, depuis plus de 10 ans il n'est pas question de progrès à l'école mais de dégradation. Si cela ne vous questionne pas sur l'efficacité de la stratégie "contestataire"...

Commentaire n°38 posté par Pierrot Lombard le 06/10/2011 à 11h56

Chers collègues directeurs: l'heure du vote est proche et il est temps de se poser les bonnes questions afin de se regrouper. Le Snuipp se fout des directeurs, c'est acquis et ceux qui en doutent peuvent se pencher sur les archives de ce syndicat, retrouver les promesses des élections pro et juger de ce qui en a été fait depuis. Donc acte.

Pour qui peuvent voter les dirlos ? L'union républicaine? A titre informatif pour les dirlos qui ne sont pas des fervents du site, quelles sont les propositions en faveur des directeurs  ?

Au lieu de se lamenter en permanence sur le sort ingrat qui nous est fait, faisons comme les Rased, unissons-nous et créons un groupe de pression qui agira en fonction de ses intérêts ( qui sont d'ailleurs ceux de l'école dans son ensemble ça tombe bien). Il est plus que temps de prendre notre destion en main!

Commentaire n°39 posté par merlin le 06/10/2011 à 12h32

"unissons-nous et créons un groupe de pression qui "
Mais, Merlin, je croyais que c'était fait avec le GIDD. C'est pas un groupe de pression ? Ou alors, c'est que tu penses que l'assoc de Pierrot n'est pas efficace ou pire q'uelle ne sert à rien. Quel aveu d'échec !

Commentaire n°40 posté par Gégé le 06/10/2011 à 13h05

Mon pauvre Gégé, une fois de plus , tu as mal lu ou tu n'as rien compris. Heureusement que tu n'as pas de classe, il y aurait des soucis à se faire !

Passons, le môssieur t'explique:

1/ Aux dernières élections pro, le vote directeur a été éparpillé.

2/ Je suis adhérent au Gdid mais c'est tout: je m'exprime en mon nom et n'engage que moi.

3/ Je ne pense pas que le Gdid soit un groupe de pression: il propose, discute mais n'appelle ni aux boycot, ni à quelque vote que ce soit au détriment de qui que ce soit .

4/ Je dis en clair ( pour toi): dirlo , votez utile aux élections pro afin que ceux qui s'engagent sur un programme de progrès en faveur de l'école et des dirlos recueillent le max de voix. Nous serons alors ( nous, les votants) ce que n'est pas le Gdid, un groupe de pression grâce à notre vote. Prenez une gamelle et je suis persuadé que vous allez nous aimer comme ce fut le cas avec les EVS et avant avec les emplois jeunes. Je me fous d'ailleurs que vous nous aimiez ou pas mais si nous arrivons à être reconnus, nous serons plus forts, au côté du Gdid cette fois pour faire avancer les choses.

Je m'aperçois que le point 4 comporte plus de 2 phrases à la suite, ça va être dur pour toi....

Si les adjoints votent peu ( ce qui risque d'arriver), il faut que les dirlos votent massivement pour ceux qui portent un projet nous prenant en compte ( désolé, le Snuipp n'est pas dans la liste)

Commentaire n°41 posté par merlin le 06/10/2011 à 18h35

Nous voilà bien, voilà l'inénarrable anonyme Gégé qui se croit fin et plein d'esprit, avec une vieille provo bien naze. On atteint le fond, là. Si c'est tout ce que le SNU peut répondre à toutes les questions que nous posons depuis des mois, eeeeh bé, je suis bien content  d'avoir décidé de voter pour d'autres la semaine prochaine. R.I.P. SNU...

Commentaire n°42 posté par Pascal Oudot le 06/10/2011 à 19h50

Et c'est pratiquement impossible ni avec toi, ni avec Gégé, ni avec Philjo... parce que de suite ça dérape. Vous commencez par une provocation, généralement teintée d'arrogance, et ensuite vous jouez les victimes et on ne parle plus du fond, qui seul est de nature à permettre aux idées et de se construire et de se rapprocher.

et ça ne tarde pas:

acte 1 dans le registre de la provocation arrogante: Gégé le tragique:

Ou alors, c'est que tu penses que l'assoc de Pierrot n'est pas efficace ou pire q'uelle ne sert à rien. Quel aveu d'échec !

Dans l'acte 2, vous verrez, le même aidé des ses 2 souffleurs la joueront pucelles outragées...

Commentaire n°43 posté par Pierrot Lombard le 06/10/2011 à 20h04

Beaucoup trop compliquée ton explication Merlin, il y a des passages que gégé ne comprendra pas : " je m'exprime en mon nom". et "il propose, discute mais n'appelle pas aux boycotts". Tu fais appel, là, à des compétences qui ne sont même pas en voie d'acquisition.

Commentaire n°44 posté par Denis le 06/10/2011 à 20h46

là faut admettre que ce n'est pas bien malin comme post, gégé.  Merlin appelle à voter "utile" pour les dirlos puisque nous sommes en période d'élections pro .. et toi tu recolles le GDID la dedans, comme un épouvantail.

Groupe de pression pour le GDID?  c'est une assoc, comme l'agiem, qui défend les dirlos comme l'agiem les écoles mat.. , au niveau des idées, pas comme un lobby. T'as rien compris!

C'est tout l'avantage d'une assoc.. tu peux être membre et parler en ton nom propre, car tu n'es pas tenu par une sorte "d'obligation de godillot" (ce qui au passage tue la démocratie autant dans un syndicat quand cela se passe qu'à l'assemblée nationale)

Mauvaise réponse donc.. Le texte initial  du SNUI, point de départ des commentaires était plus intéressant.

PS pour éviter que tu ne te trompes.. Mon commentaire n'est pas celui de quelqu'un du GDID, je n'en fait plus parti. c'est simplement celui d'un dirlo lamba qui essaie de faire avancer la cause des dirlos et qui trouve et dit que quelquefois les attaques dérapent contre ton syndicat. Mais il faut bien admettre que quand tu postes ainsi, c'est de la provoc inutile et inéfficace

che

Commentaire n°45 posté par che le 06/10/2011 à 22h34

Pierrot, je le redis car tu semble ne pas l'avoir compris; je ne suis pas syndiqué. Je suis directeur d'une grosse école depuis 15 ans. Je suis le premier à dire que le problème de la direction ou du directeur appelle-le comme tu veux, est insupportable. Néanmoins, le statut pour lequel j'étais favorable, il y a quelques années, me fait de moins en moins rêver s'il est mis en place accompagné de la destruction de l'école. Quand Marine Le pen se dit favorable à une autonomie de l'école et un statut pour les directeurs cela ne me suffit pas si ce statut est au service d'une école dont les valeurs ne me conviennent pas.

Le problème de l'école en ce moment ne peut se résumer, à mon avis, aux problèmes des directeurs: par exemple la suppression de la formation est, à mon avis, plus grave que l'absence de statut. La suppression des RASED l'est autant ...

Quand la discussion sur ce forum se résume à répéter que le SNUI est le responsable de l'échec de la mise en place du statut, je trouve ça lourd et que c'est fait preuve de peu de lucidité car c'est lui attribuer plus de pouvoir qu'il n'en a. Le SNUIPP s'est opposé à la dispartition des RASED. ça n'a pas empêché pas ce gouvernement de les supprimer peu à peu...  

Mais ce n'est que mon avis et je veux bien passer pour un des deux souffleurs de Gégé si ça t'arrange.

 

 

 

Commentaire n°46 posté par Philjo le 06/10/2011 à 23h46

Juste mon donner mon avis.

1. Je ne pense pas que Pierrot te comptais dans les souffleurs... mais puisque tu t'y reconnais...

2. Le RASED (j'insiste bien pas les individus - sauf certains branleurs, beaucoup en fait, mais je n'arrive pas à chiffrer - mais le système) a montré son inefficacité au vu des résultats. Je pense qu'on pourrait peut-être à présent envisager autre chose pour améliorer l'efficacité de l'école. Par exemple une baisse des effectifs à 20. Donc mon slogan serait plutôt que "plus de postes", "baisse des effectifs dans les classes". ;-))

Commentaire n°47 posté par Henri 2 le 07/10/2011 à 08h13

Je ne te comprends pas Philjo:

  • pourquoi un statut enfin octroyé aux directeurs d'école serait automatiquement "accompagné de la destruction de l'école" ? Et que signifie la destruction de l'école ? S'il s'agit de son évolution, celle-ci est bien entamée depuis fort longtemps et ce quel que soit le GVT qui a été aux commandes de l'Etat depuis 30 ans : inutile de vouloir exonérer ou faire semblant (je ne le dis pas pour toi) d'ignorer que les "forces de gauche" ont été en place durant pas mal d'années et que, au final, leur bilan en ce qui concerne l'école (je ne parle que de  ça) n'est guère reluisant...
  • Une école dont les valeurs ne te conviennent pas : je crains que l'idéal en matière d'éducation ne soit inatteignable et que, en tout temps et en tout lieu, ne ne soyons pas satisfaits des valeurs que nous sommes nombreux à défendre et que l'on ne voit guère mises en place par le Ministère. Mais c'est peut-être en raison de son caractère "idéal"...
  • Le problème de L'école ne se réduit pas à celui des directeurs ? Pourquoi voir si loin et avec de telles généralités ? Nous sommes acteurs de terrain, travaillons au quotidient et plus que de raison dans notre école : en quoi un statut régulerait-il les "problèmes" de notre école, celle que nous administrons chaque jour ? Peut-être est-ce là que notre réflexion devrait se porter...

(Personnellement, je ne te confonds pas non plus avec un "souffleur" patenté...)

Commentaire n°48 posté par henri le 07/10/2011 à 10h48

Mais ce n'est que mon avis et je veux bien passer pour un des deux souffleurs de Gégé si ça t'arrange.

 

Non, Philjo, ça ne m'arrange pas, et je prends note. (je pensais en fait à  Babazouk  comme 2° souffleur...)

J'espère que de ton côté tu entendras aussi ce que je dis.

 

Sur les critiques envers le SNUipp:

• Il faut bien prendre en compte le cadre dans lequel on s'exprime et à travers lequel on commente les articles: les directeurs d'école et leurs problèmes. Nous ne sommes pas sur un blog généraliste qui ferraille autour des problèmes rencontrés par l'Éducation nationale, d'où l'effet de loupe. Mais si tu as raison de dire que les difficultés que rencontre l'école aujourd'hui ne se résument pas aux seules dégradations des conditions de travail des dirlos, on constatera que notre rôle central, incontournable, fait de nous (ou des futurs dirlos) un élément essentiel des solutions proposées (pour s'en convaincre, il n'y a qu'à voir comment nous sommes caressés dans le sens du poil pour ces élections...).

• il faut acter le fait que 90% des attaques envers le SNUipp, sont en fait des réponses à des provocations dont l'arrogance se dispute à la bêtise de  quelques 3 ou 4 avatars qui ne se présentent ici uniquement comme des représentants du SNUipp. 

• Enfin, ce qui me dérange, c'est que l'on ne nous dit pas que l'on a tort sur le fond des critiques, mais qu'elles nuisent à l'unité (?), favorise le GVT, émanent de sous-marins Sarkozistes...

La véritable vulgarité se trouve dans les écrits de ceux qui abusent de ces 2 derniers points

 

 

Sur le statut du directeur.

Ce que tu écris illustre parfaitement les entraves que le SNUipp a posé sur le dossier et qui pèsent encore pour pouvoir avancer.

 

Personne n'a jamais présenté le statut du directeur comme une fin soi. Or le SNUipp fait comme si c'était le cas.

 

Le statut n'est pas un "rêve", mais le moyen pour sortir du cauchemar.

L'idée c'est de sortir de la logique destructrice pour l'école (pas que pour les dirlos!) PE=Dirlo, pour la remplacer par Dirlo= PE+ rôle + missions + compétences particulières. 

Il n'est pas difficile de comprendre que c'est le paradoxe qui consiste à vouloir rester "enseignant devant sa classe" et revendiquer beaucoup plus de temps de décharge pour faire le dirlo qui est à l'origine du mal-être en empêchant une véritable alternative valorisante en terme d'identité professionnelle une identité professionnelle. De fait, et c'est normal, on s'accroche à ce qui reste une bouée de secours, faire classe. 

À noter, que nous sommes la seule catégorie d'enseignants à qui l'on fait encore ce genre de "reproche". Personne ne met en doute la qualité d'enseignants de ceux qui ne sont plus devant des élèves (CP, référents, maîtres informatiques, coordonnateurs...) On trouve même cela "efficace". 

C'est d'ailleurs ce paradoxe, défendu notamment par le SNUipp, qui a conduit Reiss à proposer une décharge partagée... Ce qui ajoute à l'ambiguïté.

 

Le statut pour les dirlos est l'outil de leur reconnaissance, et sans cette reconnaissance, ben le cauchemar deviendra notre réalité.

 

Personne ne veut sacrifier les valeurs que l'on défend à l'école publique, laïque, républicaine et gratuite. Mais, qu'est-ce qui peut faire  dire que donner de l'autonomie aux écoles, un statut au dirlos serait dangereux et mettrait au clou nos principes, et en quoi le statu quo les défend?

• En quoi peut-on imputer à cette demande de reconnaissance et d'autonomie la casse ACTUELLE et sans précédent de l'école?

• L'école aujourd'hui, sans statut, sait protéger et promouvoir ses valeurs?

À l'évidence, non: ascenseur social en panne, moins de mixité sociale, amplification des différences sociales...

Alors pourquoi venir parler de "pertes de valeurs" à ceux qui proposent justement d'arrêter cette spirale en donnant plus d'Autonomie au terrain.

Autonomie: prendre du pouvoir en haut pour le redistribuer en bas.

 

Encore une fois, la propagande du SNUipp, sur le dossier de la direction (et du fonctionnement de l'école)  permet de garder un voile épais sur les véritables enjeux sans prendre le risque de se prononcer sur le fond.

Je prétends que c'est dangereux et que, même si ce n'est pas le seul, c'est un des éléments du malaise de l'école.

 

Le SNUipp est le premier syndicat du primaire, lui reprocher ses choix, ses stratégies pour faire vivre efficacement le contre pouvoir que les enseigants lui ont confié par leur vote est logique, normal. Maintenant, ce qui ne le serait pas, c'est lui faire endosser la responsabilité de la suppression des postes, où des mesures gouvernementale qui aboutissent à un véritable démantèlement de l'école. Donc, critiquer oui, et tant que l'on ne nous écoutera pas, pratiquer l'amalgame, non.

 

 

1- Je n'ai rien à voir avec M. Le Pen, et on peut employer les mêmes mots sans y mettre les mêmes choses derrières. 

2- Il n'est pas question, justement aux nom des valeurs, que ce débat ne soit occupé que par les extrêmes

3- j'espère que tu liras ce texte, en suivant ce lien,

 

http://www.cfdt.fr/rewrite/article/36031/votre-ministere/education-nationale/ecoles/fonctionnement-et-direction-de-l-ecole--les-propositions-sgen-cfdt.htm

 

et tu verras que nous sommes loin de la caricature dans laquelle le SNUipp essaie de nous enfermer.

 

Commentaire n°49 posté par Pierrot Lombard le 07/10/2011 à 11h51

Mais pourquoi vous escrimez-vous à couper les cheveux en quatre?

 

Les directeurs d'école ont-ils besoin d'un statut qui reconnaisse que leur activité est un véritable métier, différent de celui d'enseignant? OUI. Le SNUipp reconnait-il ce fait? NON. Je ne vois pas de raison de ratiociner plus avant.

Commentaire n°50 posté par Pascal Oudot le 07/10/2011 à 12h52

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