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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

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Philippe Poutou 

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La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 12:00

Le SNUipp tiendra son 8ème Congrès national du 14 au 18 juin 2010 à Brive. Ce sera l’occasion, pour ce syndicat, d’élaborer les « mandats » à porter dans la période à venir.

Parmi les trois thèmes retenus, une réflexion sur concerne « la direction et le fonctionnement de l’école ». Le SNUipp affirme tout de go que le statut quo n’est plus possible.

 

Thème I - Pour que tous les élèves réussissent : défendre et transformer l'école et son fonctionnement

 

Direction et fonctionnement de l'école : ré-ouvrir le dossier

 

Direction d'école : dépasser le statu quo

a- Ces dernières années ont été marquées par une forte augmentation de la charge de travail qui pèse sur les équipes et particulièrement sur les directrices et directeurs d’école. L'avalanche de tâches liées à la gestion de l’école et à la mise en place des réformes en cours devient insupportable.

b- Le projet du Ministère est de faire du directeur un maillon essentiel, y compris au plan hiérarchique, de la mise en place des politiques éducatives, « un relais des inspecteurs au sein de l’école sur les questions d’organisation et d’administration » comme l’écrit l’IGEN. Il minore ainsi  le rôle du conseil des maîtres au profit d’exigences institutionnelles toujours plus pressantes.

c- Après 6 ans de grève administrative, le ministère a du accorder quelques mesures (décharges des écoles de 4 classes, mesures indiciaires, EVS) qui restent insuffisantes. Pour le SNUipp, la question de la direction et du fonctionnement de l’école est loin d’être réglée. Le statu quo n’est plus possible. Le ministère doit ré-ouvrir le dossier. Le SNUipp demande des améliorations significatives : temps supplémentaire de décharge, aide pérenne à la direction par la création d’emplois statutaires, remise à plat des missions et responsabilités, formation, reconnaissance financière. Le rôle du conseil des maîtres doit être reconnu et renforcé et le temps de concertation  développé.

d- Le SNUipp refuse les nominations sur postes à profils et dénonce l'accumulation de tâches administratives qui alourdissent sans cesse la charge de travail des directeurs d'écoles.

e- Quelles propositions?

f- Quelles modalités d’action?

 

EPEP

a- Le SNUipp rejette tout projet qui diviserait la profession en conférant au directeur un statut et un rôle hiérarchique. Or le ministère prévoit la création des établissements publics d'enseignement primaire (EPEP) qui, dans son projet actuel, romprait l'équilibre avec les collectivités territoriales, sans apporter de réponses aux inégalités territoriales.

b- Le SNUipp reste particulièrement vigilant et poursuivra la campagne en direction des élus et des enseignants contre ce projet. Il réaffirme son opposition à tout statut des écoles qui mettrait ces dernières sous la tutelle des collectivités locales. Les questions de financement, l'évolution structurelle et pédagogique doivent être débattues  dans un cadre favorisant l'égalité de tous et un fonctionnement plus démocratique et plus collectif au sein des équipes.

 

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Côté SE-UNSA, l’actualité se résume à une analyse du rapport de l’Institut Montaigne « Vaincre l’échec à l’école primaire » que le syndicat qualifie de « rapport tendancieux »

 

Pour l’Institut Montaigne, le salut est dans des EPEP, dont les directeurs auraient des fonctions administratives et hiérarchiques sur le modèle du second degré. Des pistes que le SE-UNSA a refusées catégoriquement lors de son congrès de Brest en mars dernier.

Pour le SE-UNSA, les projets d’EPEP « De Robien » et « Darcos », évoqués clairement dans les propositions 10 à 13 du rapport, ne peuvent en aucun cas servir de modèle. Le SE-UNSA ne veut pas des EPEP : il l’a affirmé sans détours dans son congrès. Alors que le premier ministre vient de placer à nouveau le dossier à l’ordre du jour en chargeant le député F. Reiss d’une mission sur le sujet, le SE-UNSA est sorti de son congrès avec des exigences claires. Tout projet de modification de l’organisation de l’école devra poursuivre des objectifs pédagogiques pour permettre aux enseignants de mieux exercer leurs missions. Il devra garantir l’indépendance du projet pédagogique et maintenir des structures de taille raisonnable et un maillage territorial de proximité. Les taux d’encadrement devront être maintenus sur trois ans et les écoles pourront choisir, après un bilan, de revenir à la situation antérieure. Enfin, la direction de l’école doit rester à un enseignant, qui ne sera pas un supérieur hiérarchique. C’est en fonction de ces exigences que le SE-UNSA jugera les projets à venir.

 

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La CFTC EDUCATION NATIONALE, quant à elle, tient à préciser la notion d’EMPLOI FONCTIONNEL DE DIRECTEUR D’ECOLE PRIMAIRE qu’elle a repris lors de l’audience auprès du député REISS.


La CFTC EDUCATION NATIONALE n’abandonne pas son objectif de création d’un statut. Face aux diverses oppositions sur ce terme voire ce concept, la CFTC EDUCATION NATIONALE constate qu’un emploi fonctionnel  œuvre pour la spécificité du métier de directeur d’école. C’est une étape, voire un palier. Ces emplois fonctionnels doivent être précisés.

 

La CFTC EDUCATION NATIONALE entend voir figurer dans les attendus de leur création :

- Une indemnisation conséquente (points d’indice, NBI ou autres).
- Une intégration dans ces emplois fonctionnels des directeurs et directrices actuellement en poste.
- L’obligation de proposer ces emplois aux agents inscrits après examen sur une liste d’aptitude.
- Une décharge de présence face à une classe : une demie jusque 7 classes - totale au-delà.
- Un emploi administratif : à mi-temps jusque 5 classes - à temps complet ensuite.
- Une réelle autonomie du directeur qui avec l’équipe pédagogique pourra élaborer un projet d’école correspondant aux besoins de son école et non à la déclinaison d’orientations venues dont on ne sait où.
- Le maintien de structures à taille humaine (de préférence moins de 14 classes).
- Le Directeur devient le correspondant EDUCATION NATIONALE vis-à-vis de la collectivité territoriale favorisant ainsi la cohérence entre les politiques éducatives mises en œuvre.

 

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L’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) a été reçue par le député Frédéric Reiss, chargé d’une mission concernant le statut des écoles maternelles et élémentaires et celui des directeurs d’école.

 

Pour l’UNAF, Rémy Guilleux (administrateur) a réaffirmé la volonté de l’Institution que l’établissement d’un véritable statut, pour le directeur d’école, permette une relation plus étroite avec les familles, en positionnant clairement chacun dans leur rôle.

Le directeur d’école doit pouvoir être porteur d’un projet pour l’école en y associant les partenaires et en créant du lien avec les familles sur le territoire.

Les contraintes actuelles, reconnues par tous concernant le directeur d’école (cf note bas de page) amène à vouloir la création d’un vrai statut pour qu’il puisse se positionner dans la hiérarchie, piloter véritablement la structure, et répondre aux besoins des enfants et des familles.

Il ne faut cependant pas ignorer la diversité des situations : 50 000 écoles primaires dont moins de 2000 qui ont 13 à 15 classes. Celles-ci sont naturellement très différentes des écoles des petites communes rurales. Il est donc nécessaire de confronter le statut aux réalités locales et d’envisager parfois la mise en réseau.

Ce statut permettra de définir les missions : relation avec les parents autour d’un projet d’école construit avec les acteurs des territoires, relation avec les administrations, la mairie et le rectorat, relation avec les enseignants, et définition d’un projet pédagogique.

La personnalité du chef d’établissement marque les élèves, les familles et les équipes. Le projet d’école devrait être affiché et l’ensemble de l’équipe devrait pouvoir être signataire de ce projet. Le chef d’établissement devrait aussi se positionner comme « tuteur » dans l’accueil des enseignants stagiaires.

Le recrutement et la formation des directeurs d’école : même si le recrutement se fait sur concours, l’expérience devrait pouvoir être prise en compte notamment celle de la relation avec les forces vives du territoire. Il existe un potentiel de directeurs d’écoles ayant de l’’expérience, aujourd’hui mobilisables rapidement.

L’UNAF est, par ailleurs, plutôt favorable à la réunion de l’école maternelle et de l’école primaire en un établissement unique, ce qui permet une réflexion entre la fin de l’école maternelle et la classe de CP.

Dans les zones rurales, certaines petites écoles ne nécessitent pas la présence d’un directeur d’école à plein temps. Il est évident, dans ce cas, qu’il serait intéressant de proposer un directeur regroupant plusieurs sites et un référent sur chaque site.

En revanche, concernant un éventuel regroupement du collège et de l’école primaire dans une « école du socle commun », l’UNAF considère qu’on n’a pas, actuellement, le recul d’une réflexion uniforme sur le sujet. Ceci nécessiterait, par ailleurs, une réflexion sur le partage des compétences communales et départementales, qui n’est pas encore aboutie.

 

Les contraintes actuelles du directeur d’école

 - Son rôle de directeur et d’animateur pédagogique des professeurs est difficilement compatible avec son statut actuel, identique à celui des personnes qu’il doit diriger.

 - Sa charge de travail est peu en rapport avec le système de la décharge. « Le système de décharges devient obsolète et sans doute inéquitable du point de vue de l’adaptation de la décharge à la réalité des fonctions exercées. »

 - Il se trouve dans la situation d’avoir deux employeurs différents : l’Education nationale, par le biais de l’IEN, et le maire de la commune.

 - Ses missions sont de plus en plus vastes et diversifiées : le nombre d’interlocuteurs et d’intervenants divers dans l’école ne cessent de croître. Ses responsabilités sont énormes, notamment celles de permettre à tous les enfants d’entrer dans des conditions optimum au collège en sachant lire, écrire et compter. « Leurs attributions sont à la fois administratives, pédagogiques et de relation et médiation avec l’extérieur. »

 

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Le ministre de l’Education nationale poursuit sa réforme comptable et continue de « dégraisser le mammouth ». 16 000 postes supprimés en 2010. Ces suppressions se poursuivront d’ailleurs en 2011, selon les déclarations du secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, Georges Tron : « Nous continuerons d’appliquer, strictement, le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux l’an prochain à la fonction publique d’État ». 17 000 postes devraient être supprimés en 2011 et 20 000 en 2012.
En cinq ans, de 2007 à 2011, c’est 66.400 postes supprimés dans l’éducation (soit près de 8% des effectifs).

Avec les conséquences que l’on sait sur les moyens de remplacement des maîtres absents et l’impact sur… les décharges des directeurs.

Bref, rien de vraiment neuf ni réellement réjouissant tant du côté syndical que de celui du pouvoir.

 

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Commentaires

Bonne idée de mettre en parallèle les propositions des uns et des autres. Le flou apparaît d'autant mieux. En même temps, on nous accuse toujours de ne rien proposer pour les dirlos, là on a des réponses. Et ça vaut mieux que de longs discours.

Commentaire n°1 posté par Théo62 le 28/05/2010 à 13h05

Il manque à l'appel de votre tour d'horizon les résultats de la consultation mise en place par le GDID que l'on peut trouver en page d'accueil du site :

Quelle nouvelle direction pour l'école publique, pour la réussite de nos élèves ?

http://www.dirlo.org/index.php

 


 

Commentaire n°2 posté par henri le 28/05/2010 à 13h27

Il manque à votre tour d'horizon les résultats de la consultation organisée par le GDID, résultats sans appel et que l'on peut trouver en page d'accueil du site :

http://www.dirlo.org/index.php

Commentaire n°3 posté par henri le 28/05/2010 à 13h29

Enfin quelque chose semble se pointer à l'horizon pour les pauvres Directeurs que nous sommes .

Cela va faire encore couler plein d'encre sur ce forum .
Il y a des craintes légitimes et d'autres moins .

Osons espérer que chacun y trouve son chemin dans ce bourbier !!!

La sagesse d'un Général est mieux que les cris d'un Sergent .

Commentaire n°4 posté par Noé BABET le 28/05/2010 à 13h46

La dette publique de la France représentait 78,1% du PIB à la fin de l'an dernier, soit 1 489 milliards d’euros.
L'économiste Christian Saint-Etienne, membre du Conseil d'analyse économique, évalue à 40% la probabilité que la notation de la dette publique française soit mise sous surveillance par les agences dans les trois mois. Il estime que la France n'a plus de raisons objectives de bénéficier d'un "AAA "de la part des agences de notation de crédit.
L’objectif du gouvernement, c’est de tout faire pour conserver la note AAA afin de pouvoir financer ses déficits à un coût acceptable. Ce qui signifie clairement que les propositions que pourraient faire le député Reiss ne seront mises en œuvre qu’à la condition qu’elles n’engagent pas de nouvelles dépenses. Or, on le sait bien, et Reiss l’avait déjà dit, le seuil des EPEP  a été fixé à 15 classes pour des raisons purement budgétaires.
Je l’ai déjà écrit maintes et maintes fois, et au risque de passer pour un indécrottable pessimiste, je le répète : nous ne pouvons espérer la moindre avancée significative par ces temps de crise budgétaire et financière sévère.
Je pense que le ministre peut sortir des textes plus clairs pour une meilleure définition de notre rôle, de notre métier, de nos devoirs et obligations surtout. Avec ou sans statut, c’est possible. Mais, hélas pour nous, ça ne peut pas s’accompagner de tout ce qui est indispensable à un meilleur fonctionnement, notamment un régime de décharges amélioré et généralisé. Quant à une éventuelle reconnaissance sonnante et trébuchante, autant ne pas y penser… Pas avant de longues années. Pas avant la sortie de crise.

Commentaire n°5 posté par Froment le 28/05/2010 à 13h58

 

Il manque à l'appel de votre tour d'horizon les résultats de la consultation mise en place par le GDID que l'on peut trouver en page d'accueil du site :

Quelle nouvelle direction pour l'école publique, pour la réussite de nos élèves ?

http://www.dirlo.org/index.php

 

Et c'est pas fini...

 

Commentaire n°6 posté par Pierrot Lombard le 28/05/2010 à 15h29

D’accord avec la conclusion de l’article : rien à attendre ! Rien du tout. RIEN !

 

Le SNUIPP réclame "une aide pérenne à la direction par la création d’emplois statutaires, remise à plat des missions et responsabilités, formation, reconnaissance financière". Pourquoi pas un emploi statutaire de dirlo comme pour les aides à la direction ? Comprenne qui pourra.
"Le rôle du conseil des maîtres doit être reconnu et renforcé". Evidemment, pour mieux diluer le rôle du dirlo. On connaît la musique.


Le SCENRAC n’a rien trouvé de mieux que cette formule alambiquée : "Le Directeur devient le correspondant EDUCATION NATIONALE vis-à-vis de la collectivité territoriale". On croit rêver !

 

Il y avait le correspondant "sécurité-école" aux côtés du chef d’établissement en relation avec la police et la gendarmerie.

Il y avait le correspondant local de presse, main d’œuvre bon marché, pas lié à son journal, malléable et corvéable à merci, bien pratique pour alimenter les bonnes feuilles aux côtés des vrais professionnels que sont les journalistes et pigistes.

Il y a maintenant le dirlo correspondant Educ-Nat. Bon, si c’est ça qui doit servir de modèle aux dirlos, merci pour eux. Ils vont être ravis.

 

Pour être sérieux un instant, c’est quand même inouï de voir un syndicat écrire de telles bourdes. Je sais, on va dire, erreur de lexique… Je regrette, mais, on n’a pas le droit à tant d’incompétence quand on veut représenter une profession.

 

Le SE dit être "sorti de son congrès avec des exigences claires". C’est quand même le minimum qu’on attend d’un syndicat. Il dit qu’il veillera à ce que toute "modification d’organisation maintienne des structures de taille raisonnable". C’est quoi une taille raisonnable ? Belle clarté en effet.
Il s’assurera que "les taux d’encadrement soient maintenus sur 3 ans" (cause toujours… en ces temps de coupes sombres…), et cerise sur le gâteau : "les écoles transformées en établissement public pourraient revenir à la situation antérieure"… Là, ça n’est même plus du rêve : on marche sur la tête !

 

Sont-ils bien sérieux tous ces types à la tête d’organisations syndicales ? Ont-ils encore le sens des réalités ? Se rendent-ils compte des inepties qu’ils écrivent ?
Je crois qu’il ne faut pas chercher plus loin la désaffection des collègues pour les syndicats. Comment accepter d’être représentés par des gens aussi peu crédibles ?

 

Le gouvernement, lui, ne pense que "réformes = économies". La pédagogie, l’efficacité de l’école, le bien-être des élèves et des enseignants… Oh la, la ! attendez bonnes gens, le pays est en crise… on a d’autres chats à fouetter… 

Tour d’horizon, vous avez écrit en titre ? Facile à faire, l’horizon est bouché de toutes parts…  Non, vraiment rien à espérer. C'est désespérant.

Commentaire n°7 posté par patrice le 28/05/2010 à 15h36

Heureusement qu'on à Patrice pour distribuer les bons et les mauvais points. Vivement qu'on le retrouve au ministère.

Commentaire n°8 posté par jeanroger le 28/05/2010 à 20h08

Une école, quelle que soit sa taille, est en grande partie le reflet de son dirlo: c'est lui qui fixe les limites. Pour le respect des horaires, les absences ( tolérées ou non), la répression des incivilités, le dialogue avec les parents. Ces parents qui, lorsqu'un problème survient, en appellent fréquemment , avec raison à mon sens, à l'arbitrage du dirlo. ils se moquent  du CDMD. Ils veulent parler à un responsable identifié et si possible décisionnaire. L'IEN , n'en déplaise à certains, ne peut être celui-là , ne serait-ce que pour des raisons de proximité et de connaissance du terrain.

tous ces irresponsables syndicaux de toutes confessions l'ignorent-ils? Le nient-ils? s'en moquent-ils? et pourquoi?

 Une chose est certaine: au delà du problème des dirlos, la crédibilité de l'école publique est entamée en cas d'absence de chef identifié.

Commentaire n°9 posté par merlin le 28/05/2010 à 20h13

Une école, quelle que soit sa taille, est en grande partie le reflet de son dirlo: c'est lui qui fixe les limites, le respect des horaires, les absences ( tolérées ou non), la répression des incivilités, le dialogue avec les parents...  
Je croyais que tu voulais un statut pour faire tout ce que tu fais si bien sans...(désolé c'est le W-E...)

Commentaire n°10 posté par Densi le 28/05/2010 à 21h12

Et oui Densi c'est parce que des dirlos assurent tous les jours des milliers de petites choses quotidiennes et toujours sans statut ni reconnaissance que des collègues peuvent tranquillement travailler sans se douter de la masse des contraintes et du stress engrangé.

Une vocation de martyre qui tire à sa fin. N'en déplaise au SNUIPP. On se comptera le jour venu.

Commentaire n°11 posté par Grégoire le 28/05/2010 à 22h38

Le SNUipp demande des améliorations significatives : temps supplémentaire de décharge, aide pérenne à la direction par la création d’emplois statutaires, remise à plat des missions et responsabilités, formation, reconnaissance financière. Le rôle du conseil des maîtres doit être reconnu et renforcé et le temps de concertation  développé.

A quoi bon consulter au SNUipp puisqu'on sait déjà ce qu'on (que les dirigeants de ce syndicat) veut (veulent).

Commentaire n°12 posté par Pépécoco le 28/05/2010 à 22h38

Densi, à ta grande surprise probablement, je n'évoque dans mon post que quelques bricoles du boulot de dirlo. J'aurai pu mentionner les heures non comptabilisées par aucun tableau Excel d'équipes éducatives, de préparations de réunions diverses, de CR à taper, de courrier à lire, bref de tout ce qui ne rentre pas dans mes 6 heures de décharge par semaine, censées me permettre de faire fonctionner avec efficacité une école de plus de 200 élèves et une dizaine d'enseignants.... je ne parle pas , tu vois , de mon boulot d'instit avec 28 lurons joyeux ( tu sais , de ceux que l'on propose pour la classe du directeur parceque justement c'est le directeur....) . Alors, le statut, c'est aussi et surtout pour tout ce temps que je n'ai pas pour BIEN faire mon boulot, pour la reconnaissance qui va avec financière et institutionnelle.  Densi, un jour, fais un stage dans une vraie école, tu découvriras son fonctionnement et tu parleras en connaissance de cause!

Commentaire n°13 posté par merlin le 28/05/2010 à 23h01

Pourquoi l'UNAF est-elle consultée pour savoir ce que doit être le statut des directeurs d'écoles???

Et l'institut Montaigne???

Et...le snuipp...

Au lieu de prendre des décisions politiques courageuses et nécessaires on ne fait que dans la démagogie: ne pas déplaire au mammouth ni aux électeurs ni aux entrepreneurs. Quand s'occupera-t-on des enfants à l'Educ Nat? Mais les enfants n'ont jamais constitué un lobby; alors on s'en carre grave.

Pourtant qui les "suit" pendant 3 ans puis 5 ans ? Pas trop les conseils divers et variés. Qui connait toutes les familles? Qui préside toutes les équipes éducatives? Qui contacte les AS, les CMPP ,le médecin scolaire, le Procureur dans les urgences?Qui préside les Conseils d'Ecole? Ce n'est ni l'institut Montaigne , ni l'UNAF ,ni...Et quand on prend ce genre de décisions, de responsabilités il y a toujours un moment où l'on dépasse les avis des uns et des autres et où on agit dans ce que l'on pense être le bien des enfants, nous!

Alors M.mon Ministre donne moi les moyens de faire mon boulot; ou plutot ton boulot par délégation vraie. Cesse de craindre pour ta place et prends tes responsabilités. Nous on le fait tous les jours sans en avoir les moyens réels. C'est une honte qu'on ne pourra plus supporter bien longtemps.

Les concertations c'est bien , l'action c'est mieux.

 

 

Commentaire n°14 posté par françou le 29/05/2010 à 00h16

Françou, pour le fonctionnement d'un "service public", il ne me semble pas absurde de demander son avis au "public".

Commentaire n°15 posté par Pascal Oudot le 29/05/2010 à 08h36

Tu sais, Françou, ça n'est pas nouveau ce que tu dis :
"Au lieu de prendre des décisions politiques courageuses et nécessaires on ne fait que dans la démagogie". Tous les ministres font pareil. Surtout à l'Education nationale.

Tu demandes s'il faut consulter l'UNAF, X ou Y... Je vais plus loin : en mai 2010, a-t-on encore besoin de confier une mission supplémentaire à un député pour savoir ce qu'on peut ou doit faire pour améliorer le fonctionnement de l'école ?
Les étagères des armoires du ministère doivent crouler sous le poids des rapports en tous genres qui ont été remis sur ce sujet.
Tout a été dit, répété et écrit sur la nécessité de donner un statut aux dirlos. Les ministres eux-mêmes le savent et ils en sont même convaincus.
Mais, comme tu le dis, Françou, ce qui leur manque, c'est du courage. Il n'y a que pour sabrer dans les postes qu'ils ont du courage. Mais est-ce vraiment du courage ? Non ! Puisqu'ils agissent par délégation pour appliquer une directive du super ministre de l'EN installé à l'Elysée. Ils n'ont pas d'autre choix sinon éjectés plus vite que s'ils font une réforme qui déplaise à la FSU.
Anne-Marie

Commentaire n°16 posté par mat pu j.prevert le 29/05/2010 à 09h07

Je veux, je m'oblige à rester optimiste dans la quête du statut, un peu comme un noyé s'accrochant aux débris du bateau. Mais la crise est là bien là historique mondiale, dévastatrice . Elle est arrivée trop tôt, trop vite, au moment même ou les conformismes, les conservatismes commençaient à avoir du plomb dans l'aile. Non pas que je sois un partisan libéral du chèque éducation avec son corollaire contrat d'objectif reposant sur les évaluations  ( voir les résultats en Angleterre ou aux USA ) mais c'était à mes yeux la possibilité de secouer le cocotier une bonne fois.

Les menaces graves pesant sur l'EN, qui se verra sacrifiée comme d'autres domaines ( Grenelle envirronnement, politique de la ville etc ... ) sur l'autel des déficits vont faire se reformer le cercles des yaks avec en première ligne nos bons vieux syndicats qui y trouveront matière à justifier leur archaisme idéologique.

Hélas! trois fois hélas! , l'histoire est contre nous mais il faut toujours espérer et s'accrocher au débris sinon on coulera.

Commentaire n°17 posté par Grégoire le 29/05/2010 à 09h46

@Grégoire
"la crise est là bien là historique mondiale, dévastatrice"
C'est ce qui me fait dire, depuis pas mal de temps, que nous n'avons pas beaucoup d'espoir d'obtenir autre chose qu'un éventuel statut qui ne serait qu'une coquille vide. Et qui ne nous apporterait que des obligations nouvelles sans contrepartie financière ou aide matérielle.
Le statut tel que nous le voulons, je n'y crois plus. D'autant qu'à ce que tu écris, Grégoire, il faut ajouter que l'école n'est pas une priorité en France. Elle ne sert que comme variable d'ajustement pour aller toujours plus loin dans une dérive dogmatique de non remplacement d'un départ à la retraite sur deux. L'EN étant un formidable vivier, elle ne sert qu'à cela. Toutes les réformes entreprises qui ont conduit à la suppression des cours le samedi, à la mise en place de l'AP, des stages de remise à niveau... n'ont d'autre but que de supprimer toujours plus de postes (RASED...).
Crise + vision dogmatique + non priorité de l'éducation... Pas de quoi être optimiste, comme tu le dis.

Commentaire n°18 posté par Froment le 29/05/2010 à 10h09

... l'action sans la consultation, ça donne Darcos et, à mon avis, les retraites:

> pour des raisons économiques, ou/et surtout politiciennes on ne réforme pas, on fait des "coups".

Ce qui est remarquable c'est qu'il n'y a aucune opposition, voire même une adhésion, au statut du directeur et à une plus grande autonomie de l'école de la part des partenaires et acteurs de l'école publique.

Tous réclament un responsable et une capacité de réaction au niveau du terrain, de la proximité. TOUS!

Seuls s'y opposent FO et le SNUipp.

> FO en affirmant qu'il n'y a que s'en tenir aux textes républicains-existants (ou vice versa)

> le SNUipp qui, avant que ne sorte les résultats de sa "vaste" consultation prévue pour hier, rouvre son vieux dossier (qu'il avait fermé et sans doute perdu quelque part...) et propose 2 choses qui sont pour moi des OVNI.

• plus de décharges et de salaire:

> Comment faire aboutir des revendications qui n'ont reçu aucun échos depuis 20 ans (et il y avait alors des moyens...)

• Institutionnaliser le CM.

> ce qui équivaut à un repli sur soit sans précédent et à l'exclusion des partenaires dans le fonctionnement de l'école, alors qu'ils sont demandeurs d'ouvertures, de participation et de proximité. 

Et je me dis que le laxisme politique trouve facilement des alliés objectifs.

 

Le titre et le contenu de cet article est quand même assez connoté...

Rien de neuf? Allons...

ça bouillonnne de tous les côtés. Même notre audition auprès de la commission sur les rythmes scolaires (avec la FCPE, la PEEP, l'USEP, l'UNAF ...) a tourné autour de la responsabilité et du pilotage du temps de l'enfant en collectivité... Que l'on veut confier à...

L'existence même de ce blog... L'accélération des articles est la preuve de cette agitaion et des évolutions autour de la direction (et du fonctionnement...) et correspond à l'accélération des enquêtes des constats et des consultations... Ce qui rend de plus en plus difficile une position attentiste des décideurs.

Ne confondons pas "ce qui se passe" et "ce qui en résultera".

Il se passe justement beaucoup de choses, mais le "coup" politicien reste probable.

PS: J'espère que cet article permettra de clarifier les positions du SNUipp et de FO

Commentaire n°19 posté par Pierrot Lombard le 29/05/2010 à 10h23

"Le statut tel que nous le voulons, je n'y crois plus."

 

Mais tu n’y as jamais cru, Froment…

Et, sauf mémoire défaillante de ma part, je n’ai jamais lu le moindre commentaire de ta part qui s‘éloigne d’un pathos soigneusement rabâché :

- c’est la crise

- on va tous mourir

- c’est la crise

- A pu de sous, pas pour nous

- c’est la crise

- la dette publique, le PIB, l’euro, la bourse, la LOLF, la réduction des corps, la RGPP, le krach, Au secours

- C’est la crise…

 

Autant dire que les chants désespérés ont beau être les plus beaux, je trouve que les tiens tournent à la rengaine insipide… Au risque de mettre à bas ton joli édifice si patiemment établi, oserais-je constater que, depuis mon ancestral démarrage dans notre bon mammouth, je n’entends parler que de crise, d’année en années, de lustres en lustres, de décades en décades.
Ce qui n’a d’ailleurs jamais empêché les riches de s’enrichir, les pauvres de s’appauvrir. Ce qui n’a jamais empêché, au passage, notre situation de s’améliorer, de-ci, de-là…

 

Par contre, ce qui est nouveau dans ton discours en est sans doute, et la base, et le but.

 

"…un éventuel statut… ne serait qu'une coquille vide. Et … ne nous apporterait que des obligations nouvelles sans contrepartie financière ou aide matérielle."

 

Autant dire que, puisqu’un statut ne ferait que nous donner plus de taf que de plaisir, il vaudrait mieux qu’il n’y en ait jamais.

 

Ce que tu ne manqueras sans doute pas de nous signaler gentiment, après 345 687 nouveaux commentaires destinés à nous ancrer en crâne que :

- c’est la crise

- c’est foutu

- c’est la crise… et toutes ces sortes de choses…

 

Un peu chafouin, ton truc, mais bien dans l’air du temps et dans la tonalité générale de Directeurs en Lutte. Le dernier article ne nous signale-t-il pas que :

- le SNU, c’est pas bien

- le SE, c’est pas beau

- le SCENRAC, c’est pas mieux

- le ministère, c’est la crise !!!

 

Si je comprends bien, sur Directeurs en Lutte, il y a deux absents de marque, les dirlos et la lutte…

 

Thierry Fabre

Commentaire n°20 posté par thierry fabre le 29/05/2010 à 10h50

Moi, c'est marrant, mais avec le soleil je suis de plus en plus optimiste. D'autant que la quantité de travaux dans la corbeille "à faire" diminue de jour en jour au profit de la corbeille "faites". Et cerise sur le gâteau la portée ridicule de la dernière grève dans l'enseignement... Ah ouaiiiis, quand même!

Commentaire n°21 posté par Pascal Oudot le 29/05/2010 à 11h00

A Patrice

Tu entames ton commentaire par « Rien à attendre »

Tu le termines par « Rien à espérer »

 

Termes amusant, car synonymes pour le pseudo méridional que je suis

Etre à l’espère, c’est poser le derche dans un bosquet, et attendre, attendre, attendre que le gibier veuille bien se pointer au bout du fusil. Même sens sur deux verbes différents.

Même sens qu’il serait pourtant logique de refuser.
S’il n’y a rien à attendre de tel ou tel syndicat, c’est donc qu’il faut tout attendre de nous…
S’il n’y a rien à espérer du ministère, il faut donc espérer en notre capacité à lui forcer la main.

 

Entre rester les spectateurs de notre évolution ou être les acteurs de notre devenir, il y a un choix à faire. « Choisis ton camp, mon camarade », ça se disait il y a quelques temps, ça reste vrai aujourd’hui…

 

Thierry Fabre

Commentaire n°22 posté par thierry fabre le 29/05/2010 à 11h35

Loin de moi l'idée de vouloir désespérer Billancourt.Pas de confusion, juste une grosse fatigue ; celle du dirlo en fin d'année qui comme vous le savez est un institccomleszotre mais aussi un chef d'établissement qui dit pas son nom parce que comme Voldemor il est celui dont on ne doit pas prononcer le nom sous peine de voir rugir le SNUIPP et déranger les mânes de Trosky.

L'obstacle majeur est les finances et le manque de courage politique et syndical.

La bonne nouvelle est que le GDID existe et il semble à la lecture de l'article que seule notre volonté notre détermination pourront porter les revendications de la reconnaissance d'un métier : directeur trice d'école.

C'est comme la foi : irrationnelle mais efficace.

Commentaire n°23 posté par Grégoire le 29/05/2010 à 11h55

Seules , excusez très grosse fatigue et la crève depuis 1 semaine.

Commentaire n°24 posté par Gregoire le 29/05/2010 à 11h56

La crise ?


Quelle crise ?


Quand il faut se mobiliser pour les problèmes vraiment importants comme soutenir les banques afin qu'elles puissent rétribuer les traders, l'argent coule à flot.
Dernier exemple en date :
"La France a été choisie par l’UEFA pour accueillir l’Euro 2016. Le projet tricolore a été préféré ce vendredi à celui de la Turquie et de l’Italie. 1,7 milliard d’euros seront investis dans la constructions et la rénovation des stades dédiés à la compétition."

Désolé pour les supporters, même ceux de l'OM , mais nous sommes complices de ceux qui nous tondent quand nous nous réjouissons que la France accueille l'Euro.

L'argent n'est pas le seul déterminant de l'absence de statut. Notre aptitude à nous mobiliser est essentielle.

Un statut. Un vrai, pas "d'emploi". Si ce n'est pour moi, au moins pour ceux qui nous suivent.

JC RAMEY

Commentaire n°25 posté par RAMEY JC le 29/05/2010 à 13h18

L'argent n'est pas le seul déterminant de l'absence de statut. Notre aptitude à nous mobiliser est essentielle. Un statut. Un vrai, pas "d'emploi"

Voila qui est bien dit!

La revalorisation des dirlos par un statut et des augmentations conséquentes ,même pour tous, ne représente rien dans le budget national.A titre indicatif, ma soeur, énarque (depuis peu), dans un bureau lambda du ministère de l'intérieur, touche , en prime de fin d'année ,le montant de ma paye annuelle (30 000 euros)...

Même si depuis 2003 je n'ai jamais plus utilisé la grève( dégoûtée d'avoir été récupérée et instrumentalisée par les dirigeants des syndicats autorisés), je pense qu'il n'est pas bon de donner sur ce blog (et au gouvernement) les arguments faux qui passeraient si bien dans l'opinion publique...Les économies de bouts de chandelles sont utiles aux ménages mais désastreuses pour un pays. Oui il faut payer cher les ministres , les décideurs , les responsables et .... les directeurs! Et savoir les remercier quand ils ne prennent pas leurs responsabilités.

@P Oudot

Tu as raison: consultons le public concernant le "service public"!LUMINEUX! Tiens d'ailleurs aussi sur les choix des méthodes de lecture , l'organisation interne des services de ton Inspecteur des Impôts, les choix des nouveaux uniformes de l'armée, la composition des classes des écoles...

Je maintiens : les consultations pour l'organisation interne d'un service public sont de la démagogie organisée quand on ne se contente pas de consulter les seuls concernés.

Commentaire n°26 posté par françou le 29/05/2010 à 21h16

Je maintiens : les consultations pour l'organisation interne d'un service public sont de la démagogie organisée quand on ne se contente pas de consulter les seuls concernés.

 

Tu te doutes que je ne suis absolument pas d'accord. Avec ta logique, la SNCF n'écoutera pas les récriminations de ses clients, etc. C'est suicidaire.

Commentaire n°27 posté par Pascal Oudot le 29/05/2010 à 21h23

Tu as noté que je t'ai parlé des Impôts , de l'Armée et de l'Educ Nat. Là où pour le moment il n'y a pas de "clients" justement. SNCF , Poste , Telecom... c'est autre chose. Et je crains pour nous.

Commentaire n°28 posté par françou le 29/05/2010 à 21h28

Françou, 2 choses :

1) Tu dmandes pourquoi consulter l'UNAF et... le SNUipp. Je te rappelle que le SNUipp est le premier syndicat du 1er degré et de loin.

2) Tu parles de démagogie, d'accord, mais que penses-tu de ça ?

"- Une décharge de présence face à une classe : une demie jusque 7 classes - totale au-delà.
- Un emploi administratif : à mi-temps jusque 5 classes - à temps complet ensuite
.
"

Pas mal, hein ? Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour piper quelques voix !!! Y a-t-il quelques gogos pour croire que demain on rase gratis ?
Tant mieux pour eux si un jour ça se fait, mais qui peut croire que le dirlo de 2 ou 3 classes va avoir une 1/2 décharge ET un emploi aidé à 1/2 temps ?
Est-ce que ça n'est pas se foutre de la g.. des collègues que de laisser croire ça ? C'est honteux !
C'est toute la différence entre un syndicat responsable qui a la confiance de la profession et un syndicat démago qui use de tous les artifices pour tromper les collègues afin de les attirer dans ses filets. On voit le résultat aux élections professionnelles... Je n'en reviens pas de voir une telle démagogie !

Commentaire n°29 posté par Gégé le 30/05/2010 à 01h03

Tous les Directeurs doivent être déchargés queque soit le nombre de classes de leur école . Justice

Commentaire n°30 posté par Noé BABET le 30/05/2010 à 06h18

Je maintiens : les consultations pour l'organisation interne d'un service public sont de la démagogie organisée quand on ne se contente pas de consulter les seuls concernés.

pas tout à fait d'accord, Françou.

Le propre d'un service public, son essence, c'est le service rendu au public . Il faut donc que ce public puisse être entendu, à leur juste place, et l'organisation retenue doit tenir compte à la fois des conditions de travail des fonctionnaires et des demandes du public. (par ex. heures d'ouverture de certains services des municipalités).

Par contre démagogie oui quand on consulte sans "panel", tout mélangé...

Commentaire n°31 posté par Pierrot Lombard le 30/05/2010 à 09h26

Françou, les bonnes idées peuvent venir de n'importe où. A nous de faire le tri ensuite, car -et évidemment là je serai d'accord avec toi- personne mieux que nous ne connait la question.

 

Gégé:

un syndicat responsable qui a la confiance de la profession

 

Dois-je souligner l'outrecuidance de ce propos?

Commentaire n°32 posté par Pascal Oudot le 30/05/2010 à 09h29

Il est devenu normal pour le SNIPP de s'imaginer propriétaire de la pensée enseignante .Preuve en est l'autisme et le manque de clarté sur les retours de consultation des directeurs ( assises nationales, on verra pour la pseudo consultation ouverte à tous y compris le concierge le cas échéat ). Majoritaire certes mais de combien de votants ? Et sur quelles motivations ? combien d'adhésion de conviction pour combien d'adhésion type Inter mutuelle assistance à vocation profressionnelle?

Dans la même logique, il est normal qu'il imagine le service public d'éducation nationale comme propriété exclusive des enseignants. On voit ce que cela donne avec le mouvement des désobéisseurs qui porte en lui un grave schisme envers le contrat social et qui durablement jouera dans l'inconscient collectif.

Revenir aux fondamentaux, s'interroger sur les finalités et les missions de l'école, et reconstruire l'EN.

Commentaire n°33 posté par Grégoire le 30/05/2010 à 11h19

Je n'ai pas voulu répondre directement à Gégé, mais quand même, que l'on dise que le SNUipp démagogique dans ses positions sur le dossier de la direction et nous sommes taxer illico presto d'anti syndicalisme primaire.

Par contre, Gégé, au seul argument qu'il est adhérent du premier syndicat du primaire, peut, lui distribuer les bons points.

Tu sais à qui ça me fait penser, Grégoire?

À Sarko et ses sarkozistes. 

Tu devrais revenir sur terre Gégé et considérer un peut les devoirs qu'imposent la place de ton syndicat.

> Quels sont les résultats définitifs de la consultation SNUipp/Sgen d'avril 2006?

> Quelles sont les conclusions des états généraux de la direction et du fonctionnement de 2007?

> quelles sont les actions spécifiques pour les directeurs depuis 2007?

> Comment Institutionnaliser le CM sans le faire pour le CE et, surtout, sans jamais dire le rôle de leur président: le dirlo?

> Le degré de démagogie se juge-t-il à l'aune des décharges revendiquées?

Si c'était le cas, comment apprécier les revendications du SNUipp, puisqu'elles n'ont jamais abouti?

• Ou alors, tu nous prends pour des truffes en demandant quelque chose qui peut paraître accessible mais dont tu sais pertinemment que l'on n'obtiendra pas...

 

Commentaire n°34 posté par Pierrot Lombard le 30/05/2010 à 11h46

Ce qui parait le plus comique, c'est que le SNU nous indiffère totalement -ou du moins autant qu'il nous ignore-, et que nous n'en parlerions que très peu s'il n'y avait pas régulièrement un de ses affidés pour venir nous sortir une ânerie. Qu'attendent les responsables du SNU (dans la mesure ou un dirigeant du SNU peut être considéré comme responsable) pour clore le bec de ces vilains canards?

Commentaire n°35 posté par Pascal Oudot le 30/05/2010 à 12h12

@ Gégé,

A l'époque (la grande ?) du SNI-Pegc, il y avait une revendication que beaucoup partageait, et que l'on n'a jamais obtenue non plus : 6 maîtres pour 5 classes.(Tu imagines le coût d'une telle revendication , comparée à la revendication sur les décharges exprimée par le SE aujourd'hui !...)

A l'époque, vous, les  minoritaires UA et EE de ce syndicat, vous étiez comme le "Monsieur Plus" de Bahlsen : vous ne criiez pas à la démagogie, oh non ! Vous traitiez les affreux UID-socialos de frileux : ils n'allaient pas assez loin dans la revendication, et vous les traitiez d'affreux réformistes vendus sans doute au capitalisme social démocrate, alors que vous, vous promettiez après le grand soir, des lendemains qui chantent...

On a vu ce que cela a donné : scission de la FEN (inéluctable avec des olibrius de votre espèce), création du SE et du SNUipp.

Et là : bingo pour vous, de minoritaires dans le grand SNI-PEGC (qui syndicait à des 80% la profession), vous êtes devenus "majoritaires dans la profession", comme vous dites.

Et donc, c'est le SE-UNSA qui est devenu selon vous démago et propose de "raser gratis", et vous qui seriez devenus des gens raisonnables, ne proposant que le faisable dans la limite des possibles (possibles fixés par des gouvernements de droite depuis 10 ans) ! Permets-moi de me marrer, "cher" Gégé : on a vu le résultat de votre action majoritaire, c'est-à-dire que l'on n'a rien vu : statu quo sur tous les dossiers ou presque, clopinettes grapillées là où un dossier a pu évoluer de quelques millimètres.

Triste bilan pour ce "syndicat" qui claironne sur tous les toits "Je suis le premier, le plus beau, le plus fort !"

De tout cela, l'âge aidant, je suis revenu. Une seule information m'intéresse aujourd'hui concernant le SNU : combien de syndiqués actifs (je n'ai rien contre les retraités, bien au contraire, mais quand on annonce X syndiqués, et que dans ce nombre, il y a 30 à 50 % de collègues retraités, ça travestit un peu la réalité...).

Tout le reste n'est que de la mauvaisse littérature snuippienne, du vent, pour endormir les collègues et vivre repu et tranquille sur sa rente de situation de "premier syndicat du premier degré".

Alors Gégé : avant de donner des leçons à tout le monde, commence par donner la réponse à ma question. Combien de syndiqués actifs au SNU ?

Après on discutera. Ou on sera mort de rire !.

 

Commentaire n°36 posté par denis08 le 30/05/2010 à 13h05

Je te rappelle que le SNUipp est le premier syndicat du 1er degré et de loin

T'inquiète Gigi (çà colle mieux que Gégé ), tout à une fin. Et avec des gars comme toi, ce voyage vers cette fin devrait s'accélerer.

Commentaire n°37 posté par jeanroger le 30/05/2010 à 13h30

@denis08
"revendication sur les décharges exprimée par le SE"
Non, c'est pas le SE mais la CFTC qui fait ces propositions édifiantes. Le SE, c'est le protocole... que personne ne devait oublier... Mais comme disait Léo Ferré "avec le temps, va, tout s'en va..."

Commentaire n°38 posté par Gégé le 30/05/2010 à 20h10

Mais comme disait Léo Ferré "avec le temps, va tout s'en va ..."

C'est ce qu'espère le SNUipp...

Commentaire n°39 posté par Pierrot Lombard le 30/05/2010 à 20h42

Et Gigi, il propose quoi? Plus de décharges pour les nombreux déchargés du SNUipp?

Commentaire n°40 posté par JeanRoger le 30/05/2010 à 21h01

Désolé d'avoir attribué au SE ce qui appartient à la CFTC !

Néanmoins, cela ne change rien à ce que j'ai écrit du SNU, puisqu'il met, tellement fier d'être "majoritaire",  tous les autres syndicats dans le même sac.

Alors, oui, Gégé, comme le chantait Léo Ferré : "avec le temps, va tout s'en va" "Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus."

A méditer, Gégé.

Commentaire n°41 posté par denis08 le 30/05/2010 à 21h21

Gégé , UNE chose:

Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour piper quelques voix !!!

On n'est vraiment pas dans le même monde...

Commentaire n°42 posté par françou le 31/05/2010 à 17h39

"un syndicat responsable qui a la confiance de la profession "

 

Alors là, bravo Gégé! Enfin une marque d'autodérision chez un membre du snuipp, ça méritait d'être signalé !

Commentaire n°43 posté par Denis le 31/05/2010 à 18h50

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