Les syndicats donnent l’impression de rivaliser dans l’intérêt qu’ils portent actuellement aux directeurs.
Les enquêtes sont dans l’air du temps. Le 4 février dernier, nous avions déjà eu l’occasion de rendre compte des résultats de celle initiée par le SE-Unsa. Ce syndicat, après avoir
probablement longtemps hésité, avait fini par dévoiler les chiffres en les laissant « fuiter » dans de rares sites départementaux.
Néanmoins, les informations étaient honnêtes, courageuses et cohérentes.
On ne peut en dire autant du SNUipp qui nous gratifie de deux enquêtes récentes sur
le même sujet. L’une dans les Alpes-Maritimes et l’autre dans les Hautes-Pyrénées. Toutes deux peuvent servir d’exemple à des enquêteurs stagiaires pour leur montrer les dérives à éviter
dans leur futur métier de sondeur.
Une enquête volontairement floue et
non chiffrée
Dans les Alpes-Maritimes, le SNUipp 06 a fait fort. Il
nous communique une synthèse des résultats sur environ 100 réponses. Sur un tel nombre, rien de plus simple pour le plus faible de nos élèves de
CM2 de donner des pourcentages sans même savoir calculer. Or, nos responsables syndicaux ont réussi le tour de force de ne fournir le moindre
chiffre.
En effet, aucun pourcentage ne vient ponctuer leurs réponses.
Ils se contentent d’asséner les points positifs ou négatifs liés à la fonction de direction sans que l’on sache combien de collègues se retrouvent dans l’une ou l’autre catégorie.
L’on y apprend tout de même que « la grande majorité des collègues directeurs/trices ont fait le choix soit du statut non hiérarchisé, soit de
l'échelon hiérarchique entre adjoint et IEN soit du grade de chef d'établissement. »
Il serait pourtant intéressant de connaître la proportion de chacune des réponses très différentes qui sont
globalisées dans un seul et même résultat.
« Peu
souhaitent conserver la situation actuelle. Beaucoup sont indécis. »
Entre « grande majorité » pour un statut et
« beaucoup » d’indécis, il est difficile de s’y retrouver.
Même absence de clarté entre « ceux qui sont favorables à une reconnaissance du Conseil des maîtres » et « d’autres qui pensent que le Conseil des maîtres n’est plus
adéquat ». Qui ? Combien ? Quel pourcentage des uns et des autres ? Mystère.
Et le SNUipp 06 de poursuivre en aveugle dans le classement « des revendications des collègues directeurs » et dans la définition des « actions ».
Simplement apprend-on que « une grande majorité des directeurs est prête à suivre des actions lancées sur le plan départemental
(rassemblement, audience auprès de l'IA et des élus), mais surtout au plan national » et que « La proposition de blocage administratif ou
de grève de la direction convient toujours à bon nombre de directeurs. »
Erreurs, incohérences et
contresens
Dans les Hautes-Pyrénées, les collègues directeurs font aussi l’objet de toutes les attentions du
syndicat majoritaire. Mais dans ce département, le SNUipp 65 a choisi une stratégie totalement différente. Il nous abreuve de tableaux remplis de
pourcentages. Hélas, trois fois hélas, si l’on sait que « 80 % des résultats émanent de directeurs et 20 % d’adjoints », il manque une
donnée essentielle : le nombre de réponses retournées…
Signe évident que ce nombre est faible probablement, comme le
souligne la synthèse parce que « nous sommes tous débordés ».
Effectivement, la participation a été des plus faibles puisque le
nombre de réponses retournées est de l’ordre de la quarantaine ! Autant dire que nous ne nous attacherons pas à en analyser les résultats
puisqu’ils n’ont aucune signification scientifique.
Là n’est pas, cependant, la seule anomalie de cette enquête. Les
tableaux sont truffés d’erreurs et d’incohérences dont auraient pu nous épargner les auteurs de cette synthèse. Notamment dans les péréquations stipulant le regroupement des réponses
« directeurs et adjoints » dans une rubrique « ensemble » puisque les premiers représentent 80 % des retours de l’enquête.
Quelques
exemples :
Question : « Avez-vous pris
connaissance du contenu détaillé du projet de création des EPEP ? »
Réponse dans la synthèse : oui à 54 %
Mais les chiffres dressés dans le tableau donnent les résultats suivants :
Directeurs : oui à 36 %
Adjoints : oui à 3 %
Ensemble : oui à 50 %
Comprenne qui pourra…
Question : « Pensez-vous que la
question de la direction d’école ne concerne que les seuls directeurs ? »
Directeurs : oui à 96 %
Adjoints : oui à 100 %
Ensemble : 95,20 %
Amusant de constater que le pourcentage global est inférieur aux deux pourcentages cités.
Curieux de lire les mêmes chiffres mais une formulation contraire
dans le tableau récapitulatif : « la direction ne concerne pas que les directeurs ».
Manifestement, le rédacteur du questionnaire et de la synthèse éprouve certaines difficultés avec l’emploi
des négations. Ce qui est d’autant plus grave quand les deux formulations disent le contraire l’une de l’autre…
Comprenne qui pourra…
Autre
bizarrerie :
Question : « Pensez-vous qu’il faille
un statut particulier pour les directeurs ? »
Directeurs : oui à 33 %
Adjoints : oui à 62,50 %
Ensemble : oui à 38 %
Curieusement les adjoints sont plus nombreux à estimer que les directeurs doivent bénéficier d’un statut particulier et
« 57 % des directeurs ne veulent pas d’un statut particulier ». Rappelons que l'enquête IFOP (une vraie celle-là) commandée par le GDID avait obtenu un score de 93 % de collègues favorables à un statut et que ce pourcentage était l’émanation
de plus de 10 000 réponses. L’enquête du SNUipp ne comptabilise qu’une trentaine de directeurs dont une partie importante d’adhérents.
Nous pourrions continuer la litanie des incohérences ou
des erreurs manifestes qui ôtent toute crédibilité à l’enquête du SNUipp 65. Ainsi, à 2 reprises, 3,75 % au lieu de 37,5 %. Ou encore 6 % et 0 % qui aboutissent à un total de 7,10 % et bien
d’autres calculs approximatifs.
La conclusion n’en est que plus cocasse puisque « Le SNUIPP 65 va donc
transmettre les résultats de cette enquête à nos Inspecteurs et leur demander une audience, ou mieux un groupe de travail pour réfléchir et trouver des solutions satisfaisantes aux difficultés
actuelles de la direction d’école. »
Nous
conseillons vivement aux « inspecteurs » de se munir d’une règle à calcul ou d’un boulier chinois et de chausser de bonnes lunettes
grossissantes pour bien comprendre les résultats chiffrés de cette enquête.
Si ces
mêmes « inspecteurs » auront matière à faire rire dans les chaumières à l’issue de cette entrevue… les directeurs d’école, eux, ne pourront que rire jaune en lisant ces deux enquêtes qui ne sont pas de nature à rendre
crédible le combat qu’ils mènent pour une vraie reconnaissance de leur métier.
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Je relève :
"Pensez-vous que la question de la direction d’école ne concerne que les seuls directeurs ? "
Réponse des dirlos : 96¨% de OUI et 100 % de OUI pour les adjoints
Interprétation du SNUipp :
96 % pensent que "la direction ne concerne pas que les directeurs "
Voilà une question qui demande au minimum une mise au point. Erreur de formulation de la question ? Erreur de formulation de la réponse ? Mauvaise compréhension des sondés ? Manipulation du sondeur ?
Le SNUIPP se fout de la gueule des directeurs et directrices ?
Oui : 96 % Non : 12 % Ensemble : 245,1 %
Conclusion : le SNUIPP 65 doit absolument suivre de manière intensive, et ce le plus rapidement possible, des cours de DAPE et de RAN pour espérer passer dans la classe supérieure. Et ce, tant en mathématiques qu'en compréhension de lecture.
Ouais, ouais... La critique est facile et... stérile.
Regardons les commentaires des uns et des autres ? On y trouve plein de fautes. Souvent liées à l'utilisation qui clavier, c'est classique. Ce qui ne veut pas dire que les collègues qui écrivent sont nuls. Des fautes de frappe ou d'inattention (surtout au clavier), tout le monde en fait. Alors pourquoi jeter la pierre à ceux qui ont mis la virgule au mauvais endroit dans des chiffres ?
Jean-Michel se fout-il de la gueule des directeurs et directrices ?
Oui : 10 % Non : 10 % Ensemble : 100 %
Ah ! la critique aisée et le gna...gna difficile ! Dans la cohorte des légionnaires souteneurs on comptera un commentateur de plus...
Et une paire d'oeillères, une !
le snuipp aurait-il été noyauté par des enfants de CP ?
"Il faut que nous nous battions seuls . Ne pas compter sur les pseudos syndicats qui ne représentent qu'à peine 8% des travailleurs".
Les 8 % que tu cites ne concernent pas le syndicalisme enseignant. Le jour où tu n'auras plus de syndicats, crois-tu que le gouvernement en place t'accordera une revalorisation salariale par pure bonté ? Il a déjà du mal à le faire aujourd'hui. Imagine...
L'organisation du travail déjà malmenée actuellement, imagine encore ce qu'elle pourrait devenir... Seuls, on ne peut rien. La machine du pouvoir (de droite comme de gauche, nous écrase.
Et sans institutions représentatives, on le sait bien, les salariés s'organisent en coordinations. Le besoin de s'organiser est là. Les gens savent que l'union fait la force. Chacun tire à hue et à dia et en fin de compte, le perdant est toujours le même. Devine...
Nous, en tant qu'enseignants, nous avons une responsabilité particulière pour préserver le tissu social et empêcher toute fuite de la société vers un individualisme forcené. Je sais, ce n'est pas simple. Mais justement, ne tombons pas dans la facilité de la démagogie, Noé.
Certainement pas les salariés et pas non plus le GVT. Quelque soit le côté de barrière où l'on se trouve, il faut un le dialogue social organisé.
Mais, le fait que le syndicat soit un outil indispensable n'est pas une raison pour se faire prendre pour des truffes par ceux qui le dirigent!
Parce que ce n'est pas les erreurs de frappes qui sont gênantes, mais bien le fond de l'affaire.
Et pas le moindre petit effort de crédibilité pour faire passer la pilule, non, aucune considération pour nous les salariés de l'EN:
- Voilà du foin, broutez!
Pour ceux qui en ont la patience, à cette adresse, vous avez le déroulement de ce qui s'est passé dans le 06:
http://www.dirlo.org/forums/index.php?showtopic=472&st=0
Le SE a recueilli à peine plus de 1000 retours pour une enquête nationale soit environ 10 ar département... Une broutille complètement négligeable.
Proportionnellement, le SNUIPP06 fait mieux avec l'annonce de 100 réponses.Le SNUIPP65 préfère ne pas compter ses résultats. On le comprend puisque vous lui attribuez une quarantaine de retours.
Ils sont devenus inexistants. C'est grave car, comme le disent Pierrot et Théo, tout le monde a intérêt à avoir des syndicats forts. On est loin du compte car ça ne fait que se dégrader.
Les écoles "tournent". Et c'est absolument tout ce qui nous est demandé tant par l'Institution que par les collègues: QU'ON FASSE PAS CH...
Il faut aller sonder les parents , les électeurs, pour que les choses bougent car de notre corporation il ne faut rien attendre. Peut-on organiser ça? Est-ce coûteux?
Pourtant c'est sûr , avec un statut , on pourrait faire plus que de faire tourner l'Ecole... en rond!
Dans les deux cas: malheur à nous! ... de mauvais esprits diront qu'on a les syndicats qu'on mérite...certes.
J'ai aussi l'impression que le dirlo est la maladie honteuse du système alors qu'il fait tourner la boutique en payant le prix fort.
Bien sûr c'est un élément d'un vaste débat à avoir mais ça urge !
Je viens de prendre connaissance de la lettre de cadrage aux IA pour les stages des futurs collègues master II : pire que le pire possible. Et qui va se retrouver devant les parents furieux avec le devoir de réserve pointé comme un revolver dans son dos par l'IEN ?
En mode survie nous sommes mais jusqu'à quand ?
putain 2 ans !
Méfions-nous des chiffres annoncés par le snuipp
Durant la bataille de Marathon il est dit que Darius III mis en avant entre 100'000 et 150'000 hommes puis qu'il en perdit 50'000 alors qu'Alexandre n'en perdit qu'une poignée (environ 500).
Ces chiffres sont à prendre avec des pincettes. Pour les chiffres du SNUipp, c'est la même chose, toujours des chiffres ronds. Par expérience, on peut estimer ainsi le rapport chiffres annoncés par le snoopy, chiffres réels:
100 = moins de 30
200 = de 30 à cent
> 200 = massivement
Je ne sais pas si c'est risible ou pathétique...
"Le SNUIPP 65 va donc transmettre les résultats de cette enquête à nos Inspecteurs et leur demander une audience, ou mieux un groupe de travail pour réfléchir et trouver des solutions satisfaisantes aux difficultés actuelles de la direction d’école."
Si on analyse bien ce texte : "Le SNUIPP 65 va donc transmettre... ". Comme si les résultats étaient à ce point d'une importance capitale qu'ils étaient la pierre manquant à la construction de l'édifice, ce qui sauverait à coup sûr la situation des dirlos...
Ou encore : "...cette enquête à nos Inspecteurs et leur demander une audience, ou mieux un groupe de travail... "
Quels inspecteurs puisque le pluriel est utilisé ? Et visiblement, la stratégie du SNUIPP n'est pas clairement établie. Ils demandent audience sans trop savoir ce qu'ils vont faire...
Et enfin : "...réfléchir et trouver des solutions satisfaisantes aux difficultés actuelles de la direction d’école."
Depuis le temps qu'on en parle... Les enquêtes existent, les rapports ne se comptent plus tant il y en a. On n'a que l'embarras du choix pour s'informer et réfléchir... D'ailleurs la réflexion n'aurait-elle pas dû être menée plus tôt dans les syndicats enseignants ?
Je me demande si les syndicalistes qui écrivent de telles choses sont sincères ou s'ils cherchent seulement à exister aux yeux des dirlos en faisant n'importe quoi, du moment qu'ils montrent qu'ils agissent. Dans ce cas ils seraient de purs et simples manipulateurs...
Se poser la question, c'est y répondre.
Les pseudos syndicats ne pensent qu'à leur chiffre (électeurs) pour avoir des jours de décharge en plus
La position du SE est plus flou, certains diraient plus nuancée, mais pour l'instant rien dans les actes, voire même les prises de position officielles.
Moralité: du côté des syndicats, on ne voit rien venir.
Ah mais si, on voit venir des choses: SUD défend les COP, les CIO, les RASED et les SEGPA; la CFTC les retraites; FO lutte contre la mobilité des fonctionnaires et contre les fusions d'écoles; le SEunsa défend les familles frappées par la tempête; le SNUipp défend les services publics en général, et les RASED; le SGEN l'enseignement agricole et les enseignants-chercheurs... (extraits des sites internet des centrales en question).
Les directeurs d'école? Je suppose que ces braves sauveurs de l'humanité n'ont pas que ça à faire. En fait, je crois sincèrement que tout le monde s'en fout, des directeurs d'école.
Non. On a l'opinion publique, les parents, toutes tendances confondues; ils préfèrent savoir qu'un directeur dirige, c'est le bon sens. Il suffirait de faire émerger ça et les politiques suivraient ; ce n'est pas un manque de moyens de l'Etat de doter les directeurs d'un statut mais un manque de pression suffisante des usagers. Sauf qu'on les interroge jamais sur la question les usagers.
Hein ? Les parents, que voient-ils ? Que l'école tourne... On accueille leurs rejetons, on les leur rend le soir. C'est l'essentiel pour eux. Le problème des dirlos, ça ne les intéresse pas du tout, mais alors pas du tout. As-tu déjà rencontré des parents qui te parlent de notre difficulté à bien gérer l'école ? A part quelques-uns très sensibilisés parce que membres bien placés dans une fédération de parents...
Et l'opinion publique, qui peut dire qu'elle est à nos côtés ? Quels gestes en notre faveur ? D'ailleurs, c'est qui l'opinion publique sinon les parents d'élèves ? Parce que le reste des concitoyens, il n'en a rien à cirer des problèmes des dirlos... encore moins que les parents... c'est pas peu dire...
Si ce n'était que ça, ce serait déjà considérable. Car, tu l'as entendu comme moi, le gouvernement s'oriente vers une nouvelle forme d'évaluation des services publics. Et cette évaluation, on va demander aux Français de la faire : la longueur de la file d'attente à lLa Poste, par exemple, le délai d'intervention d'un fonctionnaire...
C'est fort de café, tu en conviendras. On casse les services publics en supprimant des dizaines de milliers d'emplois. Forcément, ils marchent moins bien. Et on veut faire dire aux gens qu'ils marchent moins bien. C'est à dire qu'on essaie de faire juger un service qu'on a contribué à démolir. Phase suivante, tu la devines, "les services publics fonctionnent mal, il faut confier ça au privé". Et on se retrouvera avec des machins qui ne marchent plus du tout comme les trains anglais. QUEL CYNISME !
Je te signale aussi, cher collègue, que Fillon a annoncé son intention de toucher aux retraites des fonctionnaires. Je pense que ça te concerne aussi. Bien sûr, les primes seront intégrées dans le calcul des retraites. Oui, mais voilà, les instits ou PE que nous sommes, n'ont pas de primes...
Sais-tu que si l'on passe de la prise en compte des 6 derniers mois aux 25 dernières années, c'est environ 25% de retraite en moins pour un PE qui a débuté instit et 15% de moins pour un PE. Est-ce que ça n'est pas une cause à défendre ? N'est-ce pas une priorité absolue pour tous les syndicats ?
Vous ne voulez pas, une petite fois, arrêter de nous prendre pour des truffes?
> les 2 sondages et leurs analyses par le SNUipp c'est pour lutter contre "ceux qui nous gouvernent"?
> Théo, le déséquilibre des régimes des retraites dû au vieillissement démographique, les perspectives d'évolutions et des propositions de reformes sont dans le livre blanc de Rocard, alors premier ministre. 1991... 1991!
Alors bien sûr que je vais me battre... Mais, encore une fois, c'est "contre" que l'on va se mobiliser. Et on va encore passer pour des "nantis-conservateurs-usant-de-leur-pouvoir-de-nuisance"... Et on l'aura dans le baba... Comme en 2008. Et pourtant la mobilisation était forte.
Mais quel gâchis depuis 1991.
Pour l'école c'est pareil. Il n'y a que le statu quo que l'on sait défendre depuis l'éclatement de la FEN, et on l'a dans le baba.
S'il vous plaît, au lieu de nous donner des leçons quand on fait pas où vous voulez que l'on fasse, une fois, juste une fois, dites ce que vous pensez.
> Vous trouvez honnête les analyses du SNUipp faîtes à partir des sondages?
> vous trouvez normal que le fonctionnement de l'école soit bloqué aux années 80, et que la perspective d'évolution soit le CMD ou les EPEP "Darcos"?
Dans le même temps, ne touchons pas aux "retraites chapeau" des gros... Normal, ils sont bons. Ce sont les meilleurs à leur poste... a dit Sarko dans son intervention sur TF1. Les bonus, c'est reparti comme en 14... T'as vu les banques comme elles se sont vite remises (avec l'argent public) du coup de grisou qu'elles ont créé... Mais c'est rien. Les nantis de feignasses de fonctionnaires doivent s'aligner sur le bas : retraite calculée sur les 25 dernières années. Et qu'ils ne se plaignent pas : leurs 25 dernières années sont les meilleures de leur carrière. Ce qui n'est pas toujours vrai dans le privé. Rocard serait content de savoir que tu lui attribues cette baisse de pouvoir d'achat...
à quel moment Pierrot a-t-il dit qu'il était d'accord pour qu'on touche à nos retraites et pas à celles des "gros" comme tu les qualifies ? Cite nous la phrase où il écrit cela.
Tu en seras bien incapable mais en bon gros stalinien bien endoctriné qui se respecte, tu continues de proférer mensonges et contre-vérités. Tout vaut mieux que le dialogue et la vérité avec toi ; seule ta vérité, qui confère régulièrement au procès d'intention et à l'anathème, compte.
Tout comme Pierrot et beaucoup d'autres, j'ai lutté pour les retraites en 2003, plus d'un mois de grève que j'ai ensuite payé en plusieurs mois de retenues de salaire contrairement à un syndicaliste du SNUIPP local qui se vantait de ne pas se déclarer gréviste et que personne ne lui dirait rien. Alors ta moralisation à 2 balles, crois-moi, tu peux la rengainer. Je me battrai encore cette fois si cela s'avère nécessaire mais en sachant que cela ne servira à rien et que j'irai donc au casse-pipe des retenues. Parce que tous les syndicats savent que cela ne sert plus à rien de manifester, surtout sur ce sujet avec les guignols qui nous gouvernent et qui seront très heureux si le PS remporte toute les régions parce qu'ainsi ils pourront faire passer ce qu'ils voudront en sachant que de toute façon les conseils régionaux seront obligés d'augmenter les impôts pour faire face aux nouvelles dépenses décidées à Paris.
Alors arrête un peu tes délires, lâche nous les basquettes si tu ne daignes pas répondre aux questions que Pierrot, moi ou d'autres te posons sur les positions de tes maîtres à penser snuippiens et arrête de venir nous abreuver de ta rhétorique de comptoir.
Au fait, Théo, mon billet 18, c'était de l'ironie.
Parce que tu es toujours hors sujet... Où alors tu n'as pas compris que dans une discussion on suit un sujet ET on se répond. Toi tu copies/colles tout seul.
Je serai sans doute en grève avec retenu sur mon salaire. Et toi?
J'écris "sans doute" parce que bien sûr j'attends de voir ce que sera la réforme. Pas question que j'accorde le moindre crédit au discours de types qui cautionnent les couillonnades du SNUipp.
> Où sont les propositions du SNUipp sur le fonctionnement de l'école après avoir organisé les États Généraux?
PutainG! c'est pas rien quand on parle d'États généraux en France!
> Quels buts poursuivent le SNUipp 06 et 65 pour bidouiller aussi grossièrement les analyses de leur enquête?
Et, please, laisse Rocard tranquille, si des gars comme toi avaient su (pu?) l'écouter, on en serait pas là.
Mais quel rapport avec le thème de ce forum? Je cherche encore...
Qui a bien pu faire à nouveau dévier le fil..?
A chaque fois, je lis vos commentaires avec surprise. En effet, l'Union fait la Force, alors pourquoi flinguer les syndicats ou le syndicat (car apparemment le SNUIPP est particulièrement visé) ? Pourquoi nous divisons-nous à chaque fois ? . Comment mobiliser les troupes si ceux qui sont à la tête de nos syndicats ou autres se tirent dans les pattes sans arrêt ? Bien sûr, il est normal qu'il y ait des divergences d'opinion, pour autant doit-on porter le discrédit sur ceux qui ne sont pas de notre avis ?
J'ai mes réponses à toutes ces questions et malheureusement la conclusioin qui s'impose à moi, c'est que nous n'arriverons à rien avec de tels comportements.
Je crois que malheureusement c'est moi... malgré moi. Désolé.
Je suis d'accord avec toi Sylvie. On devrait pouvoir échanger normalement même avec les syndicats sans être forcément d'accord. Mais là, franchement, comment accepter les coups tordus du SNUipp ? Parce que c'est quand même un drôle de truc que nous ont reservé le SNUipp du 06 et du 65. Lis attentivement le questionnaire et l'analyse qui est faite à partir des résultats qu'ils en donnent. C'est ahurissant ! A croire qu'ils se f... de nous. On a vraiment l'impression que ce sont des enquêtes / prétextes simplement pour faire croire qu'ils s'intéressent à nous. Mais tu ne penses pas qu'ils nous manipulent ? Des erreurs je veux bien mais j'ai du mal à y croire.
Tout ça pour te dire que je partage ce que tu dis mais je comprends aussi les collègues qui râlent parce qu'il y a de quoi être en rage.
Ceal va au-delà de ça, Sylvie. S'il ne s'agissait que de divergence d'opinion, cela ne me poserait pas de problème. Qu'on se foute de moi, en revanche, je le refuse. Alors, certes, l'union fait la force, surtout la force des centrales syndicales... jusqu'à ce qu'elles s'effondrent sous leur propre suffisance faute de combattants. Moi aussi j'ai mes réponses. Une chose me surprend, c'est que ta façon d'écrire me rappelle curieusement d'autres billets déjà lus ici sous d'autres noms.
Je dis non.
Je ne suis anti-rien du tout, prêt à soutenir bien des combats justes ( et celui des retraites en sera un ) mais je refuse tout autant d'être sacrifié dans ma fonction sur l'autel d'une idéologie passéiste et donc révolue. Non encore.
Je me battrai volontiers au côté du Snuipp si celui-ci ( et d'autres) prenait en compte mes difficultés et mes problèmes de dirlo, si j'étais avec d'autres branches de la confrérie des pédagos , défendu, ni plus ni moins que d'autres, mais lorsqu'on me renie, lorsqu'on me met d'office dans le camp des " méchants" parce que je suis directeur d'une modeste école que j'essaie de faire tourner avec mes collègues au mieux, alors oui, je suis capable d'attaquer et de mordre même s'il s'agit du sacro-saint(!) SNUIPP. ... à eux de devenir intelligent ( oups!)
Et à certains commentaires le peu d'intérêt qu'ils suscitent.
Que Théo-te-ment ou que Gégé n'ait pas de figure, qui peut encore en douter ?
Qu'ils se sentent obligés de pourrir tout débat qui les dérange, on le sait...
Qu'ils utilisent pour cela la vielle ficelle racornie de la provo et du hors-sujet, rien de nouveau...
Qu'ils guettent avec impatience la moindre réaction virulente pour mieux se draper dans leurs nobles postures du militant qui sait dépasser nos petits corporatismes, on a l'habitude...
Mais ces petits trucs minables peuvent-ils sérieusement masquer la réalité des choses ? Ben non...
Il y a, et c'est une nouveauté, une tentative du SNUipp pour reprendre l'initiative sur ce dossier de la direction, dossier qui lui a totalement échappé depuis des lustres et sur lequel il n'a plus aucune crédibilité.
On voit ainsi des dizaines de départements où le SNU multiplie réunions de dirlos, stages sur la direction, plaquettes, dossiers, mails à foison, etc...Et ce depuis le début décembre. Trop de coincidences là pour qu'il n'y ait pas campagne nationale qui consiste à envoyer au charbon les sections départementales, afin d'affiner la suite en fonction des retours.
De là à envisager que ce syndicat prépare pour d'ici peu un sondage identique au niveau national, il n'y a qu'un pas que certains mauvais esprits se sont empressés de faire...
Cela ne signifie en rien que le SNU change de politique ou d'avis sur la question. Mais il y a dans cette démarche reconnaissance qu'un rapport de force s'est inversé en notre faveur, et donc obligation pour lui de sortir de son autisme persistant.
S'il n'y a pas de changement, il y a par contre un durcissement net:
- les dirlos qui osaient contester les dogmes du SNU n'étaient jadis que de pauvres corporatistes, les voila devenus de sinistres libéraux.
- Là où les EPEP représentaient un danger pour l'Ecole, tout établissement public préfigure la mort pure et simple de cette école publique.
- Là où le statut des directeurs était une erreur, il devient un crime et menace d'éclatement les équipes enseignantes.
etc... etc...
Durcissement qui prouve par ailleurs le peu d'ampleur des piètres propositions du SNU. Si son discours était valide, reconnu par les collègues, argumenté et véridique, y aurait-il besoin de noircir à grands traits le tableau et de crier à l'Apocalypse ?
Et, pour revenir au départ du sujet, ce qui me surprend somme toute assez peu ne réside pas dans les petits patouillages de chiffres et de pourcentages, mais bien dans l'incapacité de ce syndicat à masquer le décalage entre ses "revendications" et les attentes des collègues.
Des Alpes-Maritimes aux Hautes-Pyrénées, mêmes constats:
- le fameux Conseil des Maîtres Décisionnaire, foutaise bricolée à la hâte il y a quelques années pour mieux faire taire les demandes des dirlos ne recueille que très peu de suffrages.
- la demande de reconnaissance, voire de statut, reste forte et présente, même dans des "sondages" bien bidonnés, même emplis de réponses bien militantes...
C'est dire à quel point on espère voir ce syndicat tenter l'expérience d'un vrai sondage, confié à un institut indépendant, envoyé à toutes les écoles de ce doux pays, comme le GDID a osé le faire...
Après, tout, seule la vérité est révolutionnaire, n'en déplaise aux conservateurs de tous poils...
Thierry fabre
J'en suis convaincu mais c'est une façon de faire assez curieuse que de s'y prendre ainsi. Qu'ils aient la volonté de reprendre la main, rien de plus normal mais en organisant des enquêtes bidon ?
Je pense que leurs adhérents doivent leur faire remonter des infos concernant la grogne des dirlos. Ils sentent bien que le fossé ne fait que se creuser entre eux et nous. Ils doivent considérer que leur discours est "pollué" par le vif mécontentement des dirlos. D'où la nécessité de reprendre l'initiative.
Alors, pour le coup, on les sent prêts à faire n'importe quoi. Comme le dit Thierry Fabre, ils ont probablement mis au point une stratégie de "reconquête" de l'opinion...
Mais je ne suis pas sûr que ce soit les dirlos qu'ils aient envie de convaincre par leurs initiatives. Au vu des manipulations de chiffres dans les deux enquêtes présentées, leur but c'est de nous décrédibiliser aux yeux de la masse des enseignants. Sortir des enquêtes les unes après les autres pour montrer que nous sommes très minoritaires et que nos désirs ne sont pas ceux de la majorité.
Que veulent-ils montrer ?
Que le statut, personne ou presque n'en veut (57% des directeurs du 65 n'en veulent pas !!!).
Que la transformation des écoles en établissements publics, ça n'est pas souhaité par les collègues pour résoudre les problèmes et que c'est dangereux...
Je pense que leur objectif c'est avant tout de nous couper l'herbe sous le pied pour pouvoir nous faire passer pour de gentils corporatistes qui n'ont pas le souci de l'intérêt général. Ils se disent que c'est l'étape indispensable pour ensuite passer à la suivante : faire taire les dirlos discrédités et pouvoir imposer leur idéologie d'un conseil des maîtres décisionnaire.
A nous de de ne pas tomber dans le panneau. Y a-t-il une autre façon que de dénoncer encore et toujours tout ce qui nous semble suspect (cf les 2 enquêtes) ?
Unité, nous dit Sylvie.
Tout à fait d'accord, et c'est bien la démarche du GDiD vis-àvis de tous les autres syndicats, TOUS!
Jusqu'à organiser des RIS communes... Le SNUipp ne veut pas discuter, parce qu'il ne supporte pas d'être critiquer.
Unité?
Reçu ce matin,au sujet de l'appel à la grève du 23:
le SDEN- CGT dit clairement le caractère interprofessionnel du mouvement:
le 23 toutes et tous en grève, Public, Privé, tous ensemble!
le SE-UNSA cite ses partenaires:
23 Mars journée nationale d'action interprofessionnelle:
à l'issue du sommet social du 15 février, UNSA, CCT,CFDT,FSU et Solidaires réunies en intersyndicales, ont décidé d'appeler...
Ben au SNUipp, on n'aime pas partager:
Les enseignants des écoles en grève le 23 mars.
Le SNuipp appelle les enseignants des écoles à se mettre en grève le 23 mars. ...
...
seule allusion à une "intersyndicale", en toute fin d'article:
Le SNUipp appelle les enseignants à participer massivement à la journée du 23 mars avec tous les personnels.
Tu sais Sylvie, rechercher l'unité c'est commencer par faire beaucoup d'effort pour s'intéresser, comprendre, respecter, l'autre. Et ça doit marcher dans les 2 sens.
Quand cet effort n'est produit que par un seul, même pour une raison qu'il pense supérieure (la recherche de l'unité face à l'imminence d'un danger... arrêtez de réfléchir, rejoignez les rangs!), ça s'appelle de la soumission. Et cette docilité que veux imposer le SNUipp est contre productrice.
La mort de Jacques Marseille a fait remonter quelques unes de ses articles. En 2009 il écrivait:
En 1983, un instituteur au 3ème échelon gagnait 6088 francs brut par mois, soit 61% de plus que le smic, qui s'élevait à l'époque à 3773 francs. Fin 2008, un professeur des écoles au même échelon gagne 1797 euros brut, soit 22% de plus seulement que le smic brut mensuel, qui est de 1472 euros. Ce qui explique le tarissement des vocations à l'enseignement et la smicardisation des classes moyennes en France, où le salaire d'un Bac + 4 vaut seulement 22% de plus que celui d'un salarié sans qualification !
Et pourtant depuis 83 on a eu des budgets conséquents à l'EN...
Retraites, salaires, conditions de travail, nos problèmes sont connus et ne datent pas d'hier.
Où nous a conduit le conservatisme?
Aaaah Thierry, j'adore ta prose! :-) Tu as le don de me faire rire, mille mercis, c'est si bon après tant de pseudo-réponses si nauséabondes.
Autre chose. Je pose la question: Sylvie, existes-tu? J'en doute fort.
http://www.cftc-educ.com/GoogleTapSG_article_70.html
des incohérences ou des erreurs manifestes
Pourquoi faire une telle démarche, qui pourrait après tout faire illusion, et l'entacher volontairement de telles âneries? Que cherche le SNUipp06, et à travers lui de nombreux autres conseils syndicaux du SNU qui eux aussi commencent à évoquer la question des directeurs d'école? Quelle est la stratégie? J'avoue ne pas comprendre, sinon que de faux arguments d'une telle mauvaise foi peut entraver d'autres démarches sincères, au sein même du SNU d'ailleurs. Je ne saisis pas vraiment où est l'intérêt d'une centrale syndicale de cette importance de se couper encore un peu plus des directeurs(trices)...
Simple :
Le débat sur la direction d'école devenu incontournable grâce aux pressions du GDID et des remontées du terrain ( adhérents notamment ) oblige le SNUIPP a une réaction pour sauver les meubles.
Mais à chaque fois qu'ils se lancent dans une pseudo consultation ou une réunion de dirlos ils sont confrontés à une demande claire et manifeste d'un statut.
Résultats : comment résoudre l'équation :
maintenir le cap idéologique et satisfaire l'opinion publique des salariés qu'ils sont sensés représenter ?
dur dur ...
On a beau essayer de pisser contre le vent ; on finit toujours mouillé.
Je crois que c'est ça la question Pascal, plus que celle purement idéologique.
Le "pouvoir" c'est petit à petit éloigné de l'école pour se concentrer dans les équipes IEN:
> multiplication des CP (reprise en main des projets d'écoles)
> maître TICE
> externalisation de la difficulté scolaire (RASED)
> scolarisation des élèves handicapés (erh & mdph)
D'où l'abandon du lieu école.
Mais l'influence du GDiD (incontestable) et l'imminence des EPEP ont changé la donne.
> le GDiD a installé le débat autour de l'importance d'avoir, dans les écoles ,un directeur reconnu (la manière la plus pertinente de replacer le curseur EN sur l'école)
> les EPEP supplanteraient les circos en terme de "pouvoir".
D'où les débats internes et autres analyses d'enquête pour à la fois se placer dans les EPEP sans avoir l'air de se contredire.
Mouais, dans ce cas la stratégie adoptée risque de se payer très cher! Elle me rappelle celle qui prévalut au SNI lors de la création du corps des Professeurs des Ecoles, création combattue activement avec des appels à la grève et à manifester, alors que les premiers à passer le concours furent les représentants syndicaux de l'époque. On sait ce qu'il advint du SNI par la suite, les instituteurs ne leur ayant jamais pardonné: perte de crédibilité, dégoût de la base... Ces gens-là croient-ils donc vraiment que les enseignants n'ont pas de mémoire?
Faut vous dire Monsieur, que chez ces gens là... on utilise le système à fond.
Pour gagner des élections il n'y a pas besoin de "mémoire", mais d'un contexte favorable et d'une bonne com.
Et pour avoir des moyens pas besoin d'avoir un grand nombre d'adhérents... C'est l'État qui les distribuent.