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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 23:38

Les syndicats donnent l’impression de rivaliser dans l’intérêt qu’ils portent actuellement aux directeurs. Les enquêtes sont dans l’air du temps. Le 4 février dernier, nous avions déjà eu l’occasion de rendre compte des résultats de celle initiée par le SE-Unsa. Ce syndicat, après avoir probablement longtemps hésité, avait fini par dévoiler les chiffres en les laissant « fuiter » dans de rares sites départementaux. Néanmoins, les informations étaient honnêtes, courageuses et cohérentes.

 

On ne peut en dire autant du SNUipp qui nous gratifie de deux enquêtes récentes sur le même sujet. L’une dans les Alpes-Maritimes et l’autre dans les Hautes-Pyrénées. Toutes deux peuvent servir d’exemple à des enquêteurs stagiaires pour leur montrer les dérives à éviter dans leur futur métier de sondeur.

 

Une enquête volontairement floue et non chiffrée

Dans les Alpes-Maritimes
, le SNUipp 06 a fait fort. Il nous communique une synthèse des résultats sur environ 100 réponses. Sur un tel nombre, rien de plus simple pour le plus faible de nos élèves de CM2 de donner des pourcentages sans même savoir calculer. Or, nos responsables syndicaux ont réussi le tour de force de ne fournir le moindre chiffre.

En effet, aucun pourcentage ne vient ponctuer leurs réponses. Ils se contentent d’asséner les points positifs ou négatifs liés à la fonction de direction sans que l’on sache combien de collègues se retrouvent dans l’une ou l’autre catégorie.

L’on y apprend tout de même que « la grande majorité des collègues directeurs/trices ont fait le choix soit du statut non hiérarchisé, soit de l'échelon hiérarchique entre adjoint et IEN soit du grade de chef d'établissement. »

Il serait pourtant intéressant de connaître la proportion de chacune des réponses très différentes qui sont globalisées dans un seul et même résultat.

« Peu souhaitent conserver la situation actuelle. Beaucoup sont indécis. »

Entre « grande majorité » pour un statut et « beaucoup » d’indécis, il est difficile de s’y retrouver.

Même absence de clarté entre « ceux qui sont favorables à une reconnaissance du Conseil des maîtres » et « d’autres qui pensent que le Conseil des maîtres n’est plus adéquat ». Qui ? Combien ? Quel pourcentage des uns et des autres ? Mystère.

 

Et le SNUipp 06 de poursuivre en aveugle dans le classement « des revendications des collègues directeurs » et dans la définition des « actions ».

Simplement apprend-on que « une grande majorité des directeurs est prête à suivre des actions lancées sur le plan départemental (rassemblement, audience auprès de l'IA et des élus), mais surtout au plan national » et que « La proposition de blocage administratif ou de grève de la direction convient toujours à bon nombre de directeurs. »

 

Erreurs, incohérences et contresens

Dans les Hautes-Pyrénées
, les collègues directeurs font aussi l’objet de toutes les attentions du syndicat majoritaire. Mais dans ce département, le SNUipp 65 a choisi une stratégie totalement différente. Il nous abreuve de tableaux remplis de pourcentages. Hélas, trois fois hélas, si l’on sait que « 80 % des résultats émanent de directeurs et 20 % d’adjoints », il manque une donnée essentielle : le nombre de réponses retournées…

Signe évident que ce nombre est faible probablement, comme le souligne la synthèse parce que « nous sommes tous débordés ».

Effectivement, la participation a été des plus faibles puisque le nombre de réponses retournées est de l’ordre de la quarantaine ! Autant dire que nous ne nous attacherons pas à en analyser les résultats puisqu’ils n’ont aucune signification scientifique.

Là n’est pas, cependant, la seule anomalie de cette enquête. Les tableaux sont truffés d’erreurs et d’incohérences dont auraient pu nous épargner les auteurs de cette synthèse. Notamment dans les péréquations stipulant le regroupement des réponses « directeurs et adjoints » dans une rubrique « ensemble » puisque les premiers représentent 80 % des retours de l’enquête.

 

Quelques exemples :

 

Question : « Avez-vous pris connaissance du contenu détaillé du projet de création des EPEP ? »

Réponse dans la synthèse : oui à 54 %

Mais les chiffres dressés dans le tableau donnent les résultats suivants :

Directeurs : oui à 36 %

Adjoints : oui à 3 %

Ensemble : oui à 50 %

Comprenne qui pourra…

 

Question : « Pensez-vous que la question de la direction d’école ne concerne que les seuls directeurs ? »

Directeurs : oui à 96 %

Adjoints : oui à 100 %

Ensemble : 95,20 %

Amusant de constater que le pourcentage global est inférieur aux deux pourcentages cités.

Curieux de lire les mêmes chiffres mais une formulation contraire dans le tableau récapitulatif : « la direction ne concerne pas que les directeurs ».

Manifestement, le rédacteur du questionnaire et de la synthèse éprouve certaines difficultés avec l’emploi des négations. Ce qui est d’autant plus grave quand les deux formulations disent le contraire l’une de l’autre…

Comprenne qui pourra…

 

Autre bizarrerie :

Question : « Pensez-vous qu’il faille un statut particulier pour les directeurs ? »

Directeurs : oui à 33 %

Adjoints : oui à 62,50 %

Ensemble : oui à 38 %

Curieusement les adjoints sont plus nombreux à estimer que les directeurs doivent bénéficier d’un statut particulier et « 57 % des directeurs ne veulent pas d’un statut particulier ». Rappelons que l'enquête IFOP (une vraie celle-là) commandée par le GDID avait obtenu un score de 93 % de collègues favorables à un statut et que ce pourcentage était l’émanation de plus de 10 000 réponses. L’enquête du SNUipp ne comptabilise qu’une trentaine de directeurs dont une partie importante d’adhérents.

 

Nous pourrions continuer la litanie des incohérences ou des erreurs manifestes qui ôtent toute crédibilité à l’enquête du SNUipp 65. Ainsi, à 2 reprises, 3,75 % au lieu de 37,5 %. Ou encore 6 % et 0 % qui aboutissent à un total de 7,10 % et bien d’autres calculs approximatifs.

 

La conclusion n’en est que plus cocasse puisque « Le SNUIPP 65 va donc transmettre les résultats de cette enquête à nos Inspecteurs et leur demander une audience, ou mieux un groupe de travail pour réfléchir et trouver des solutions satisfaisantes aux difficultés actuelles de la direction d’école. »

Nous conseillons vivement aux « inspecteurs » de se munir d’une règle à calcul ou d’un boulier chinois et de chausser de bonnes lunettes grossissantes pour bien comprendre les résultats chiffrés de cette enquête.

Si ces mêmes « inspecteurs » auront matière à faire rire dans les chaumières à l’issue de cette entrevue… les directeurs d’école, eux, ne pourront que rire jaune en lisant ces deux enquêtes qui ne sont pas de nature à rendre crédible le combat qu’ils mènent pour une vraie reconnaissance de leur métier.

 

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Commentaires

Gégé, depuis plus de dix ans que je ma promène sur le net, j'ai déjà rencontré un bon lot de gars bizarres. Mais de ton acabit, j'avoue que je reste pantois. Je ne pensais pas ça possible: cumuler mauvaise foi, cécité partielle, surdité sélective, totale absence de culture, facultés de raisonnement limitées, et en plus avec une telle quantité de handicaps venir se moquer d'autrui, en plus avec un tel manque d'à-propos, moi je tire mon chapeau. Tu es un champion toutes catégories dans le genre, je m'incline bien bas.
 
Une question quand même me tarabuste: te rends-tu compte à quel point tu discrédites le syndicalisme? Te rends-tu compte à quel point tu obtiens le résultat inverse de ce que tu cherches?
 
Tiens, je vais faire comme cette soi-disant Sylvie (hi hi hi), "moi aussi j'ai mes réponses", yo!

Un doute me prend: signe-je Perlinette Duchmoll? Bon, tout le monde sait qui je suis en réalité, hein...
Commentaire n°51 posté par Perlinette Duchmoll le 07/03/2010 à 13h33
   Le  GDID a certes impulsé   le débat autour de l'importance d'avoir dans les écoles un directeur reconnu mais,  je pense que c'est surtout la réalité de terrain ou l'on voit le röle primordial de relais que prend le dirlo aujourd'hui (par la maîtrise de l'info, le rôle de relais et de contact avec les  ien,  la mise en situation de représentativité dans les remontées d'éval ou de tableaux...etc..) et bien entendu   l'imminence des EPEP ou cette facette sera décuplée qui conduisent le Snuipp à se réorienter vers son approche de cette fonction clé. A la fois tant mieux mais également danger car je ne pense qu'il poursuive le même objectif !
Commentaire n°52 posté par Densi le 07/03/2010 à 15h50
Une discussion sur le fond, tu ne sais pas ce que c'est Gégé, et ton dédain pour le peuple des cafés du commerce montre bien le courtisan des couloirs du pouvoir que tu es.

Entièrement d'accord avec toi Densi, si, si.... 
Je dirais même que le GDiD est né et prospère à partir d'une réalité de terrain que personne n'a voulu prendre en compte et que les EPEP, tels qu'ils sont pensés aujourd'hui par le pouvoir, restent dans cette négation et sont possibles à cause de cette négation. 
Commentaire n°53 posté par Pierrot le 07/03/2010 à 16h49
Allez les gars, sûr que le Snuipp lit ces lignes car ils nousont  entendu et lance une campagne sur le net pour sonder la profession ( directeurs et adjoints )
 http://snuipp.fr/questionnaires/index.php?sid=44115

Comme quoi ... la pression a du bon. ( merci qui ? )

Le truc c'est que c'est anonyme alors Gége et consorts jouez le jeu et ne bourrez pas les urnes sous des pseudos divers et variés.

Sinon on s'en apercevra bien vite.


Commentaire n°54 posté par Grégoire le 07/03/2010 à 19h54
Le questionnaire est pas mal fait techniquement. Maintenant gros HIC ! il est anonyme et n'importe qui peut répondre n'importe quoi autant fois qu'il le veut. C'est dire qu'il sera forcément contesté puisque contestable...

Dans l'exposé des motifs, il y a un petit truc qui m'amuse :
"le statut-quo n'est plus possible"...

ça c'est ben vrai... comme disait la mère Denis... Quand on n'a pas de statut, autant affirmer que ce n'est pas possible de continuer ainsi...
Décidément, au SNUIPP, on a toujours le mot pour rire...
Commentaire n°55 posté par PouK le 07/03/2010 à 21h17
Les maux pour rire...
 
Bien, pour ma part j'ai prévu de remplir le questionnaire du SNU une fois par jour (point trop n'en faut). La première était hier, la deuxième ce soir... Pour le plaisir, je ferai exactement les mêmes réponses (facile dans Firefox avec Lazarus). Je vous embrasse, mes chérubins d'amour.
Commentaire n°56 posté par Perlinette Duchmoll le 08/03/2010 à 12h53
Que de bla-bla-bla ! Defondons - nous tout seuls . Les syndicats ne représentent pas grand monde : 8% des travailleurs paient leur cotisation !!!!
Commentaire n°57 posté par Noé BABET le 08/03/2010 à 14h25

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