Lundi 8 mars 2010
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13:19
Décidément, le SNUipp s’est réellement pris d’affection pour les
directeurs d’école… Après un tour de chauffe dévolu aux sections départementales
des Alpes-Maritimes et des Hautes-Pyrénées, voilà que la direction nationale lance une grande enquête destinée à donner la parole à l’ensemble des
directeurs et adjoints. Cette consultation au double titre prometteur « Direction d’école : en
quête d’évolutions » et « Fonctionnement d’école : quelle
direction ? » montre ainsi que le SNUipp maintient sa formule habituelle « direction et fonctionnement de l’école ».
Un constat
édifiant
En guise de préambule à cette enquête nationale, le SNUipp dresse un constat sur les difficultés rencontrées
par les directeurs d’école. Constat habituel décrit dans tous les rapports qui paraissent sur le sujet et que nul se songerait à contester.
Direction et fonctionnement
de l'école, rien ne va plus. L'avalanche des tâches liées à
la gestion de l'école et à la mise en place des réformes en cours est devenue insupportable. La charge de travail et les responsabilités juridiques,
pédagogiques, administratives liées à la fonction se sont complexifiées et amplifiées.
Résultat : malgré l'intérêt de la fonction, 3000 directions d'école restent aujourd'hui vacantes, les directeurs et directrices l'affirment haut et fort : « le
statut-quo n'est plus possible ». On notera, au passage, le lapsus (révélateur ?) entre « statut » et « statu quo »…
La seconde partie de son exposé est moins convaincante. Le SNUipp ne peut s’empêcher de céder à ses vieux
démons. Il évoque le spectre de la création d’EPEP qui « complique les relations professionnelles » sans apporter de « réponses sur la question de l'alourdissement des tâches et des responsabilités ». Tout bon discours du SNUipp sur la direction d’école ne serait pas
complet s’il ne comportait le fameux couplet du p’tit chef « relais des inspecteurs au sein de l'école sur les questions d'organisation et
d'administration ».
Le SNUipp livre ensuite ce que sera très probablement la conclusion de l’analyse qu’il fera de cette
enquête : « …nécessité de « plus de temps », d'une revalorisation financière, d'une aide à
la fonction, d'une clarification des missions... » pour « tracer ensemble les évolutions nécessaires pour une direction et un
fonctionnement de l'école adaptés aux nouvelles réalités et au service de tous les élèves ». Tout est dit.
Une enquête entachée d’une
grossière erreur méthodologique
Destinée à l’ensemble des directeurs et adjoints, cette enquête
nationale présente un inconvénient majeur qui la rend d’ores et déjà sujette à caution : elle ne présente aucune des garanties de fiabilité d’un
véritable sondage.
En effet, cette enquête ne se conforme pas au standard méthodologique des enquêtes d’opinion dans la mesure
où il est possible d’y répondre autant de fois que l’on veut depuis un même poste (aucun blocage des adresses IP). Rien à voir avec l’enquête commandée en 2006 par le GDID qui avait fait appel à
un institut de sondages réputé (IFOP) et qui présentait toutes les assurances méthodologiques nécessaires pour fournir des résultats fiables.
En ne se donnant pas les moyens d’une enquête incontestable, le
SNUipp ruine tous ses efforts de séduction déployés ces derniers temps pour afficher son intention
de faire évoluer la « fonction » de directeur car, quels qu’ils soient, les résultats seront
forcément affectés d’un doute. Doute d’autant plus fort que les deux précédentes enquêtes départementales (06 et 65) de ce syndicat étaient déjà entachées d’approximations, d’erreurs et
d’incohérences qui leur ôtaient toute crédibilité.
Des résultats
inexploitables
Sur le fond, enfin, que penser d’une enquête dont le commanditaire nous donne par avance les réponses
qu’il souhaite y trouver ? Comme indiqué plus haut, le SNUipp affirme clairement ses choix. Il refuse les EPEP, s’oppose à un statut pour les directeurs et indique les mesures qui
lui semblent suffisantes pour améliorer leur situation : « plus de temps, une revalorisation financière, une aide administrative et une clarification
des missions ». Pourquoi, dès lors, proposer de donner « la parole » par le biais d’une enquête qui semble inutile et
orientée ? Que fera le SNUipp de l’avis des collègues puisque le sien semble sans appel ?
En effet, que se passerait-il si, par le plus grand des hasards, les participants se montraient massivement
favorables à la création d’EPEP et à la mise en place d’un statut de directeur ? Désavoué dans ses prises de positions tranchées, la direction du SNUipp démissionnerait-elle,
reconnaîtrait-elle ses erreurs, reprendrait-elle à son compte les souhaits exprimés dans l’enquête, accepterait-elle de porter la lutte dans le sens demandé par les collègues ? Autant de
questions qui risquent de rester sans réponses.
L’enquête présente un autre inconvénient de taille : elle est anonyme, ce qui n’est pas une faute en
soi. Cependant, il deviendra impossible de différencier les réponses apportées par les directeurs et les adjoints puisque chacun aura le loisir de se faire passer pour qui bon lui semble et
autant de fois qu’il le souhaitera. Comment imaginer que les auteurs de cette enquête n’y aient pas pensé ?
Doit-on croire à une quelconque inconséquence des responsables nationaux du SNUipp ou plutôt penser
que ce syndicat recherche avant tout un plébiscite pour légitimer son dogmatisme sur l’évolution de la direction d’école ?
Force est constater que cette enquête ne peut se parer d’aucune valeur scientifique. Quels qu’en soient les
résultats, l’exploitation qui en sera faite ne pourra donner lieu à aucune analyse crédible et incontestée. Et hélas, il est à craindre que comme les précédentes, cette consultation ne contribue
un peu plus à semer le trouble sur les véritables intentions du SNUipp à l’égard des directeurs d’école.
Coup d’épée dans l’eau ou nouvelle manipulation ? Faudra-t-il attendre le mois de mai
(publication des résultats) pour en avoir le cœur net ?
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Mais qu'est-ce que ça signifie cette vague d'enquêtes par les syndicats ? On avait eu droit à celle du SE-UNSA au 1er trimestre. Bilan : zéro pointé. Puis les 2 du SNUIPP dans 2 départements : un gros bide doublé d'une entourloupe. Et ça continue avec cette dernière. Mais là, c'est national. Ils veulent corroborer les résultats des départements ? Quel est le but recherché ? Parce que, tout de même, il doit bien y en avoir un. C'est curieux.
Anne-Marie
nouvelle adresse aussi:
http://snuipp.fr/questionnaires/index.php?sid=51354
> en plus: les tâches liées à l'hygiène et à la sécurité.
Dans "demain quelles missions"
en plus:
>"sont-elles toutes nécessaires au bon fonctionnement de l'école au service de l'élève?"
>"quelles sont celles qui devraient être allégées afin de pouvoir réduire la charge de travail?"
Dans avec quels moyens, quelle structuration?
>en plus: "allégement de la charge de travail"
...
Quelle mauvaise foi? J'ai déjà pu répondre plusieurs fois, c'est parfaitement anormal pour un sondage qui va se prétendre crédible!
NON!
Elle visait à mesurer la pénétration de nos idées chez les directeurs
Nous avions besoin de savoir, parce que nous ne sommes pas des professionnels du militantisme pour continuer, il fallait savoir. honnêtement savoir.
Nous avons pris un risque et sur le fond (on aurait pu être désavoué) et sur la forme (ça nous à coûté un oeil!).
Le problème avec cette enquête c'est qu'elle a 4 ans de retard, qu'elle vient après l'organisation d'États Généraux et de la mobilisation de 1000 délégués pour la direction et patati et patata...
Le problème c'est que le SNUipp dit, dans son intro, ce à quoi il s'oppose
Dans ce cas pourquoi consulter la base?
Vous en connaissez des enquêtes qui changent après la mise ligne ????
Obligé de recommencer chaque jour pour voir si ça a été modifié
Et le mélange des champs ouverts et fermés !!!
Bonjour la synthèse !!
J'allais oublier que la synthèse est déjà écrite dans la page d'intro du formulaire !
Lamentable
On va se gêner...
Imaginons qu'une minuscule association de dirlos dont le nom m'échappe décide un beau jour de questionner les collègues...
Pourquoi pas ?
Imaginons que, pour cela, ils mettent en ligne un questionnaire dont les réponses ne seraient connus que d'eux, et d'eux seuls...
Il n'y aurait pas quelques mauvais esprits pour trouver cela suspect ?
Imaginons qu'au lieu de se payer les services d'instituts patentés, sérieux, efficaces, ils décident d'être seuls à analyser les réponses, à en rendre public les résultats...
Aucun doute basique ?
Imaginons, qu'au prétexte de contacter les directeurs, ils acceptent toute réponse, qu'elle vienne d'un dirlo, d'un instit, d'un personnel (?), d'un "autre" (???)...
Tout va bien ?
Imaginons que cette enquête ne donne lieu à aucune vérification d'identité, aucun mail de confirmation...
Ca paraît sérieux ?
Imaginons que, cerise sur le Mac Do, aucune précaution ne soit prise et que tout un chacun puisse répondre 10 fois, 20 fois, 1000 fois s'il lui chante, sans que cela n'émeuve personne...
Tout est pour le mieux ?
Ben oui, si le GDID (a y est, le nom me revient) avait procédé de la sorte, que n'aurait-on entendu, à juste titre !
Problème, ce n'est pas le GDID qui se livre actuellement à cette guignolade, mais bien le tout-puissant et tout-représentatif SNUipp.
Mais bon, faut pas exagèrer dans la mauvaise foi...
Thierry fabre
Mais c'est invraisemblable ce que tu dis, Densi. On sait que les sondages ont une marge d'erreur. Faut l'admettre. Donc ça n'est déjà pas très juste mais, si en plus on a un doute sur son honnêteté, alors faut arrêter d'en faire. Mais ça m'a l'air d'être une spécialité du snuipp. L'autre jour on lisait une synthèse abracadabrantesque : "beaucoup", "une majorité", "un peu", "certains"... On attend d'un sondage un peu plus de sérieux et un minimum de scientifique. N'oublie pas que l'intention du snuipp, c'est de se servir des résultats pour son propre intérêt. Comme son intérêt n'est pas tout à fait le nôtre...
Conclusion : comme les autres, beaucoup de réserves sur le sérieux d'un sondage bricolé à la va-vite, sans garde-fou quant aux réponses multiples et sans même un début de vérification de qui a répondu. Pas très professionnel tout ça.
Rien de plus facile de contourner cela si c'est mis en place. C'est pas les méthodes qui manquent.
- masquer son ip, c'est possible, il y a même de site spécialisés qui le font pour vous
- ou plus simplement éteindre son modem ou routeur et le rallumer (ça change à chaque fois)
- ou encore attendre 24 heures, puisque les ip changent automatiquement chez les fournisseurs toutes les 24 heures en moyenne
- etc.
Comme Densi, je pense qu'il ne faut pas exagérer les petites imperfections de cette enquête. On nous dit que tout le monde peut répondre plusieurs fois. Croyez-vous vraiment que les adjoints vont s'amuser à passer leur temps derrière leur clavier pour battre des records de participation ? Croyez-vous que les adhérents militants vont se précipiter et passer leur journée à remplir cette enquête. Non, je crois qu'il ne faut pas exagérer, c'est vrai. Je ne dis pas que certains ne seront pas tentés de le faire. Mais ça restera marginal et de toute façon, ce sera compensé, donc annulé, par les dirlos qui se passent le mot pour en faire autant. Non, tout cela est vraiment de l'écume et n'a pas beaucoup d'importance.
Dans le foutage de gueule tu avais déjà fait fort, Théo, mais là si j'avais été toi je me serais abstenu de la ramener. Merci aussi pour le "pas beaucoup d'importance" que tu accordes aux revendications des directeurs d'école de ce pays. Mes collègues sauront apprécier cette petite phrase à sa juste valeur. Allez, porte-toi bien, franc-camarade syndiqué.
de l'écume?
> si je réponds 1 fois par jour d'ici la fin Mai, sans compter les WE et les vacances, ça fait à peu près 50 formulaires.
Si, sur les plus de 50 000 dirlos, on y est une petite centaine (2%) à faire la même chose, ça fait 5000 réponses.
> mais la vraie question est: pourquoi ce sondage?
• pas pour connaître la position de la profession, elle est connue.
2006 le sondage IFOP, mais aussi: les enquêtes de la MGEN, du CSS, de la DEGESCO...
Et le SNUipp a déjà interrogé la profession en avril 2005 (avec le SGEN)
Et puis il y a eu, en 2007, les États Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école, organisés par le SNUipp
Résultat communiqué?
Et puis, en 2007 encore, il y a eu les 1000 délégués du SNUipp à Paris pour la direction et le fonctionnement de l'école.
Résultat communiqué?
On peut quand même raisonnablement commencer à douter de la volonté du SNUipp à recueillir l'opinion de la profession, non?
Et penser que seuls peuvent être acceptables les résultats attendus par le SNUipp.
Et avec cette enquête bidouillable aussi facilement, bingo!
Pas de l'écume Théo, de la fumée...
Or, Pierrot, c'est exactement ce que tu me fais. Quand je disais que c'était de l'écume, je ne parlais pas des revendications des dirlos, tu le sais bien. J'ai trop de respect pour mes collègues et de quel droit me permettrais-je de les juger ? Même si on ne partage pas toutes les revendications, je respecte le point de vue de chacun, y compris le tien, Pierrot. Tu remarqueras que mes commentaires ne sont jamais irrespectueux envers quiconque. On n'est pas toujours d'accord mais on discute, on échange.
Donc quand je disais, c'est de l'écume, je faisais allusion au procès d'intention qui consiste à dire que les collègues allaient tricher à qui mieux mieux. Eh bien vois-tu, Pierrot, je ne le crois pas. En tout cas, je veux leur faire confiance et je suis sûr qu'ils seront très très peu nombreux à adopter l'attitude que tu dépeins : répondre des dizaines de fois à l'enquête. Je suis persuadé que les collègues ne sont pas dans cet état d'esprit qui les pousserait à vouloir fausser une enquête. Je leur fais confiance. Sans réserve. Et je ne pense pas que je serai déçu.
Tu vois, l'écume, ça s'adressait à ce remue-ménage autour de la tricherie éventuelle, à laquelle je ne crois pas, et non aux revendications des uns et des autres. Aie confiance, Pierrot et fais confiance à tes collègues.
qui nous est proposée.
Ceci dit, j'ai du mal à comprendre les syndicats.
Il leur suffirait de passer commande d'un sondage à un institut et ils ne subiraient aucune critique. Ils ont des moyens financiers importants. Quand on voit les revues, les bulletins, les bus loués pour les manifs... Tout ça a un coût. Ils pourraient tout de même se payer un vrai sondage plutôt que d'en bidouiller un sur un site qui marche à moitié et d'être soupçonnés de possibles magouilles invérifiables. C'est pas comme ça qu'ils vont retrouver une crédibilité (allusion au titre de l'article...).
Et tu as tort, mon bon, parce que moi j'ai pris la ferme résolution de répondre au moins une fois par jour jusqu'à extinction -de moi-même ou du sondage rigolo. Eeeh oui, je suis d'une malhonnêteté phénoménale. Et toi d'une naïveté étonnante.
Je l'ai déjà rempli (une fois, comme diraient nos grands amis de Wallonie). Finalement je regrette. Et encore plus à la lecture des commentaires ici de leurs sbires. Le mépris, c'est vraiment tout ce qu'ils méritent.
Pour ma part, j'en ai été informé par un courrier d'information local du SNUipp, et j'ai aussitôt passé l'information dans les lieux respectables que sont les divers forums du GDID.
J'ai trouvé, merci. Ceci dit si c'est la seule façon d' être informé de cette enquête, le dépouillement va être rapide (500 réponses sachant qu'il y en a 50 ici qui vont l'envoyer 10 fois...) à moins que ce soit qu'une enquête en direction des snuppiens... Si c'est ça bonjour la valeur de la synthèse future et c'est dommage parce qu'il n'était pas inintéressant.
C'est bien Simon de reconnaître que l'initiative est bonne et intéressante mais ce qui est dommage c'est de voir que certains essaient de saboter cette enquête en incitant les collègues à multiplier les votes. Peur des résultats qui ne seraient pas conformes à leurs souhaits ? Bonjour la démocratie.
Gégé-pas-de-figure, volant au secours de la démocratie, vient s’introniser grand défendeur du faux-vrai « sondage » du SNU.
« Bonjour la démocratie ! » s’exclame-t-il vaillamment !
Il a raison, le bougre, la démocratie est en danger !!!
Nous le verrons pas plus tard qu’en cette fin de semaine.
Imaginons, citoyens, que les élections régionales soient organisées sur le modèle du sondage que défend Gégé.
- Dimanche, au soir, le dépouillement ne sera pas public et les assesseurs seront exclusivement choisis parmi les militants du parti au pouvoir.
- La proclamation des résultats se fera sans la moindre commission de contrôle, sans aucune possibilité de contester les irrégularités
- Le vote se déroulera sans présentation de carte d’électeur, sans vérification des identités, sans inscription préalable sur liste électorale
- Aucune condition d’âge ou de respectabilité ne sera exigée des électeurs
- Le nombre de votes de chaque électeur sera laissé à sa seule appréciation, sans le moindre contrôle
La belle démocratie que Gégé nous promet, puisque chacune de ces analogies correspond, de manière précise, à l’organisation que le SNU met en œuvre pour sa soi-disante consultation…
On savait déjà que tu n’étais pas dirlo, Gégé, mais à découvrir la piètre idée que tu te fais de la démocratie et de la citoyenneté, on se demande si tu es vraiment enseignant.
Petit conseil : va te faire maître….
Thierry fabre
> Ben oui, ça semblait être enfin une bonne initiative que d'interroger les collègues.
Ben oui, c'est dommage, qu'avec les moyens du syndicat majoritaire, cela se fasse de la pire des façons!
Comment accepter un bidouillage aussi flagrant... SAUF À VOULOIR NOUS PRENDRE POUR DES TRUFFES!
conclusion de ton commentaire:
> qui a peur des résultats? qui les veut conforme à la ligne du bureau national?
Ceux qui, après une première enquête en 2006, puis la tenues d'États Généraux, puis l'envoie de 1000 délégués à Paris, puis les tentatives de manipuler des enquêtes départementales, sortent une enquête nationales dont les questions changent, anonyme, et à laquelle on peut répondre plusieurs fois.... Et dont les "résultats" seront révélés fin Mai, juste avant les vacances.
Pour sur qu'en septembre 201 on nous aura les "États Généraux II", le retour de la vengeance".
Bonjour qui?
"Gégé, voici ce qu'écrit dans son dernier courriel le SNUIPP de mon département :"
Message incomplet (trop long ? bug chez Over-blog ?...)
Merci de le retranscrire.
En cas de nouveau problème, l'envoyer à l'adresse "contact" en bas de page.
Thierry, tu as le don de me faire rire. Je sais, je l'ai déjà dit. Quant à cette pauvre tache de Gégé... bon, je préfère me taire. Quoique... j'ai déjà été ici même traité de "danger pour la démocratie", merci de me confirmer que je le suis bien, sombre guignol.
Exemple : les enquêtes du SE et du SNUIPP.
Globalement, ce sont quasiment les mêmes. Même façon de les faire : en ligne et destinées à toute la profession. Enquête maison dans les deux cas. Collecte et analyse : idem.
Et pourtant, que de différences dans les critiques !
Je me suis replongé dans la lecture des commentaires de l'article de février sur les résultats de l'enquête SE.
Voilà ce que j'y trouve comme "critiques" :
"Une volée de bois vert... Même pas 1 000 dirlos sur un total d'environ 50 000... A peine 60 adjoints ! Et encore avec un bon tiers d'adhérents... Un échec ! (moira)
je ne trouve pas que cette "consultation" soit un échec, avec 1078 bulletins retournés. Comparé au nombre d'adhérents du SE, en revanche effectivement... et aussi au nombre d'adhérents du GDID qui auraient tous dû renvoyer le questionnaire! (oudot)
on peut envisager aussi que cette enquête est principalement destinée à un usage "interne". La position du SE sur le dossier de la direction a évolué... Pas certain que l'appareil soit unanime sur la question. (pierrot)
Leur enquête apporte encore plus de poids à nos positions… En tous les cas, le SE suscite un espoir chez les dirlos… (pierrot)
Surpris par quoi? Les résultats de l'enquête? oui, surpris, parce qu'elle représente un changement de stratégie pour le SE qui s'ouvre vers l'extérieur… (pierrot)"
Beaucoup de complaisance pour l'une alors que l'autre enquête est vilipendée, salie, sabotée, suspectée des pires magouilles... Pourquoi 2 poids, 2 mesures ? Pourquoi ? Parce que le SE a daigné répondre à un courrier et rencontrer une délégation de votre assoc ? On juge sur la démagogie plutôt que sur les actions ? Ce que je sais, c'est que les collègues dirlos ne se laisseront pas berner une nouvelle fois par le SE. Beaucoup se souviennent du coup de poignard dans le dos en 2006... La signature du protocole... pas encore digérée.
2006 enquête SNUIPP/SGEN (5000 réponses dépouillées qui représentaient 1/3 du total, jamais eu le reste des résultats).2007 1000 délégués à Paris... RIEN
États Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école... Toujours rien?
Non, rien!
Ah bon....
J'ai des doutes quand j'défais les mailles de ton pull
J'ai des doutes, alors j'les refais une à une (Thierry?)
Le SNUIPP ,et cela a du lui en coûter, se lance dans une consultation sur la direction ? c'est la victoire du GDID que d'avoir obligé ce syndicat à le faire : 1 bon point pour nous
Le questionnaire est entâché d'erreurs ? Voyons voir quelles conclusions ils en tiront .En attendant ils nous fournissent gratos des munitions sur la véracité des résultats . 1 bon point pour nous
Le mot statut, même sous forme d'un lapsus révélateur, est écrit noir sur blanc par un syndicat encombré de 30 % d'anarcho syndicalistes ? 1bon point pour nous.
Nous bousillons la consultation en utilisant la faille des adresses IP : 1 bon pour eux car nous leur donnons des munitions gratuites.
J'aurai préféré les laisser s'embourber et voir comment ils vont justifier l'énorme majorité des directeurs favorables à un statut. Moyennant quoi ils nous mettront l'échec sur le dos. Dommage.
Et au fait, comment appelles-tu le fait de ne pas répondre au courrier et de refuser de rencontrer des gens qui en ont émis le souhait? Moi j'aurais tendance à dire autisme mais peut-être ne suis-je pas syndicalement correct..?
Pas sûr... et difficile à prétendre! Parce qu'il est simplissime de protéger un sondage, en refusant la redondance d'IP, en en vérifiant la cohérence par rapport au département indiqué, etc. Ne pas le faire, c'est soit de l'amateurisme -ce qui serait alors profondément méprisant pour nos revendications- soit volontaire de la part de gens qui ont les moyens techniques et financiers de faire ça bien -et donc une sorte de piège stupide digne de rigolos qui croient encore que les enseignants peuvent leur tomber tout rôtis dans le bec.
Il est aussi possible que ce soit un mélange des deux. Cela indiquerait alors une telle déliquescence du SNU que si j'étais du SE ou de FO je me frotterais les mains de bonheur...
Mais je crois profondément que ce pseudo-sondage est un leurre supplémentaire, une enseigne lumineuse clignotante pour attirer les directeurs en espérant que certains s'y grilleront les ailes. Nous n'en connaîtrons jamais les résultats invérifiables et de toute façon erronés qui en sortiront, comme ceux d'autres consultations antérieures. Existe-t-il seulement une base de données pour enregistrer les réponses? Je suis fort dubitatif.
Alors je vais répondre au long gémissement plaintif de Gégé, qui pleure à chaudes larmes de crocodile sur la maltraitance infligée au SNU par les ingrats que nous sommes: oui Gégé, je continuerai à taper sur le SNU tant qu'il se foutra aussi ouvertement de nous. Je continuerai à taper dessus tant que des crypto-trotkistes de ton genre continueront à nous jouer les victimes et à gémir ici que le pauvre SNU est maltraité par ce forum dans lequel la parole est libre. Existe-t-il un lieu où on puisse discuter du SNU avec le SNU? Non. Vous en êtes parfaitement incapables, dans votre trouille et votre arrogance, votre certitude d'avoir toujours raison et de mieux savoir qu'autrui ce qui convient aux enseignants -ou aux autres. Vous n'êtes plus que des rescapés d'un XXème siècle meurtrier qui n'en finit pas de crever de manifs groupusculaires en grèves égocentriques. Disparaissez, résidus immondes d'un monde que j'exècre, derniers asticots du cadavre pourrissant du crime, du mensonge et de l'illusion communistes.
La fin de ton dernier commentaire en dit très long sur la considération que tu portes aux collègues (les miens, car sont-ils aussi les tiens ? Je n'en parierais pas ma paie. ..) directeurs, par ailleurs adhérents du GDID. Nous crois-tu assez niais, assez sots pour nous laisser instrumentaliser par quelque syndicat que ce soit ? Nous avons un but : défendre les directrices et directeurs d'école, en demandant qu'il leur soit créé un statut. C'est notre grille de lecture. A partir de là, tout ceux qui veulent nous rejoindre ou converger (à titre individuel ou collectif) sont les bien venus. Il faut vraiment avoir l'esprit tortueux (oserais-je dire tordu) pour imaginer que notre démarche aurait pour but de permettre au SE de faire la peau au SNUipp. Notre problème n'est pas là et pour tout dire, on s'en fiche bien mal. D'ailleurs, pour ce qui est de vous combattre, vous n'avez besoin de personne, non ?
Une dernière chose : "les directeurs ne sont pas prêts de digérer le protocole" dis-tu. En matière de digestion difficile, tu en connais un rayon en effet : tous tes écrits montrent que tu n'as toujours pas digéré la scission de la FEN de... 1992...
Je crains même que nous n'obtenions un statut avant même que tu aies fini ton rot...
Mais, si j'osais une analyse un peu iconoclaste, je dirais que, finalement, la signature du protocole aura peut-être plus fait évoluer le SE dans le sens de ce que nous voulons, que la scission de la FEN n'aura fait évoluer le SNUipp et tous ses Gégés dans le sens d'un syndicalisme intelligent.
Quel gâchis, n'est-il pas ?
Pourquoi ce qui est acceptable pour les uns est une hérésie et une magouille chez les autres ? ça interpelle comme disent les d'jeuns branchés...
Je ne savais pas que le SNUipp était dans la clandestinité et que ses membres, sans doute par peur de représailles, n'affichaient dans leurs écrits (clandestins eux-aussi?) que de minables pseudos pour masquer leur véritable identité.
Gégé, permets moi de citer quelques pasages du dernier courriel du SNUipp local. J'ai essayé de le mettre avec mon message hier, ce dernier a disparu 2 fois du site (peut être trop long). Donc, je
raccourcis.
Le SNUipp local écrit les choses suivantes (en italique) dans son dernier courriel aux écoles à propos de leur enquête :
1) "La charge de travail et les responsabilités pesant sur la fonction se sont complexifiées et amplifiées". Un constat positif nuancé une fois de plus par un mépris affiché et
revendiqué des personnels : pourquoi en effet s'obstiner
par contre dit déjà : pas de statut, pas d'EPEP (cf courriel du SNUipp local que je tiens à ta disposition). Donc, pour ne pas se contredire, que fera-t-il si par malheur pour lui une majorité de
personnes répondent oui au statut et éventuellement oui aux EPEP ?
Le SNUipp le sait, puisque, je le répète, il a déjà consulté la "profession" en 2005:
La trilogie gagnante des sujets à traiter en priorité est : temps, indemnités, statut. "
Il organisé les États Généraux de la direction et du fonctionnement, et s'ils n'ont pas sorti de CR, ce qui est déjà hallucinant en soi, c'est qu'ils ne peuvent pas publier ce qui y a été dit...
L'enquête du SE avait pour but d'appuyer une motion à leur congrès.
Pour le SNUipp, c'est quoi le but?
Copier sur le GDiD pour enfumer les collègues:
reçu hier:
Enquête fonctionnement et direction de l’école
Objectif : 10 000 réponses
Comme convenu , nous avons mis en ligne le 8 mars une enquête nationale spéciale « direction et fonctionnement de l’école ». Il s’agit lors de la période qui s’ouvre d’envoyer un signal fort auprès de nos collègues sur ce dossier.
Notre objectif est donc de récolter un nombre significatif de contributions ce qui d’une part alimentera de manière fructueuse notre réflexion et d’autre part servira de base crédible en terme de revendications.
Nous comptons rendre public les résultats fin mai. Dans ce délai, nous nous sommes fixés un objectif minimal de 10 000 réponses.
Une enquête en deux volets par Internet et par département
L’enquête se présente en deux volets. Chacun est indépendant.
Un plan pour des suites possibles
Fin mai, nous rendrons public les résultats. Nous interpellerons à nouveau le ministère en mettant en avant les principales données de l’enquête en termes de constat et de propositions.
Nous informerons également nos partenaires syndicaux des résultats de notre enquête. Au vu des remontées, nous leur proposerons éventuellement une rencontre pour envisager la relance d’une action sur ce dossier.>10000 réponses, c'est ce que nous avons eu avec l'enquête IFOP, impossible à bidouiller!
> travail avec l'ANDEV, nous l'avons fait l'an dernier
> enquête "municipalité", nous avons déjà recueilli près de 500 réponses
> contacter les autres syndicats pour actions communes, c'est fait...
Tout cela pour ... fin Mai.
restera Juin pour... pour????
Elle est bien bonne, celle-là :
"...enquête nationale spéciale « direction et fonctionnement de l’école ». Il s’agit lors de la période qui s’ouvre d’envoyer un signal fort auprès de nos collègues sur ce dossier."
Ils se foutent de nous, carrément ! Nous envoyer un signal fort !!! Comme si on n'était pas sensibilisés au problème...
C'est nous qui allons envoyer un signal fort au SNUipp avec un bon coup de pied au c.. ! Ils vont arrêter quand de nous prendre pour des demeurés ?
Mes amitiés à votre famille.
En décembre dernier, dans le bulletin 569 du SNUipp 93, on peut lire ceci :
Direction d’école : Vers l’asphyxie ?
Les directions d’école croulent sous l’avalanche de tâches liées à la gestion de l’école et aux conséquences des réformes en cours.
Entre les nouveaux projets d’école formalistes à la rédaction interminable, les nouveaux livrets scolaires impossibles à remplir, la gestion du non-remplacement des maîtres absents, la gestion des aides personnalisées, la gestion et la responsabilité de l’accompagnement éducatif, les directeurs en ont assez !
Les revendications du SNUipp
Oui la direction d’école a besoin de temps, de moyens, de reconnaissance et de formation.
L’enseignant chargé de direction doit voir ses missions clarifiées, sa charge de travail allégée.
Le SNUipp revendique un renforcement des prérogatives du Conseil des Maîtres. Cela nécessite :
-plus de maîtres que de classes pour favoriser partout sur temps de travail l’aide aux apprentissages et profiter pleinement de la polyvalence de l’équipe,
-l’octroi de moyens matériels et humains ; décharges de service, personnels de secrétariat, temps de concertation… pour faciliter la gestion, l’organisation, la concertation et l’animation des équipes.
-une réflexion sur la difficulté de gestion des grosses écoles car le nombre de classes joue un rôle important sur les relations entre collègues, entre élèves, avec le personnel communal et les parents.
Le SNUipp doit poursuivre le débat et l’action, avec les équipes d’école, et toute la profession sur la direction et le fonctionnement de l’école, sur la base de ses revendications.
Ce débat sur la direction d’école est indissociable de celui sur le fonctionnement de l’école et le travail en équipe.
Le SNUipp propose l’octroi, pour chaque école, d’ un équipement et une dotation a minima, de créer des emplois statutaires d’assistance à la direction, de revoir positivement les seuils d’attribution des décharges de direction, d’améliorer la formation des directeurs et directrices d’école.
Le SNUIPP réaffirme la nécessité d’une reconnaissance financière.
On a droit aussi à une tirade sur le statut qui serait hiérarchique donc catastrophique, à un développement sur les EPEP.
Alors, c'est vrai qu'on peut se demander pourquoi cette enquête et ce qui en est attendu et dans quel but. Mais le saura-t-on un jour ?
Pas d'accord, évidemment, quant à cette évidence qui n'est une évidence que pour le Snoopy. L'esclave n'a pas besoin d'une chaîne neuve...