Le SNUipp
59 publie un texte sur la « direction d’école ». Nous avons décidé de le reproduire dans son
intégralité malgré sa longueur. En effet, il importe que les collègues directeurs connaissent parfaitement la position de ce syndicat pour s’en faire une idée la plus objective
possible.
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Voici maintenant plusieurs années que
la création d’un établissement du 1er degré autonome est attendu par les tenants de la libéralisation de l’Ecole : la mise en concurrence constituant le fondement de leur conception des
rapports économiques comme sociaux.
C’est dans ce but que le projet de
création des EPEP a été imaginé, visant à la constitution d’établissements publics du 1er degré dans lesquels les enseignants seraient minoritairement représentés dans l’organe de direction,
placés sous la direction d’un chef d’établissement et d’un conseil d’administration soumis à la tutelle des élus locaux.
I- Le
projet libéral
Il faut d’abord noter qu’il s’agit
d’une localisation (municipalisation) de l’école, de ses moyens et de ses missions.
Le cadre :
celui de la concurrence généralisée
entre établissements, autour d’un classement fonction des seuls résultats des élèves.
Le fonctionnement :
La gestion localisée des personnels,
expérimentée cette année avec la remise en cause des règles paritaires et du rôle des élus : le statut des enseignants pourrait ainsi évoluer également vers la localisation et dans le cadre
d’une rétribution aux résultats.
Le moyen :
soyons attentifs aux toutes dernières
« expérimentations » dans le cadre de la « rétribution » des élèves en cas de
présence à l’école ! Elles ne sont en fait qu’une préparation des citoyens au projet de « chèque éducation » conçue par les cercles
libéraux depuis les années 1980. Perçu de l’Etat par les familles, ce « chèque » serait ensuite apporté par celles-ci dans l’établissement de leur choix afin de constituer la dotation
financière de ceux-ci…. après avoir bien sûr été abondé d’une part familiale plus ou moins importante (sans doute fonction du classement de l’établissement visé).
Magnifique projet qui, n’en
doutons pas, tournerait le dos à l’Ecole républicaine pour tous.
II- Un
obstacle
Il reste une étape essentielle pour ses
tenants : gagner l’accord des enseignants comme des parents pour s’assurer une transition sans douleur. C’est le sens de la campagne menée sur l’instrumentalisation de l’Evaluation, sur la
responsabilité des élèves, des enseignants et des familles dans l’échec scolaire, sur la remise en cause des aides collectives (RASED, Formation spécialisée, initiale et continue…), sur le coût
du « mammouth » …
C’est aussi le rôle du rapport de l’IG
(cf site du snuipp94) qui tout en constatant l’inefficacité des mesures installées en 2008 (aide personnalisée, stage de RAN, recul des RASED, nouveaux programmes, accompagnement éducatif, PPRE…)
indique qu’il faut poursuivre. C’est ainsi qu’il insiste sur leur efficacité dans 2 domaines : l’explosion des réflexes de solidarité entre enseignants facilitant une gestion au profil, au
résultat de leur carrière la mise en évidence de la nécessité d’un renforcement du rôle de la hiérarchie et dans ce cadre la création de structures conçues comme relais de cette autorité :
les EPEP !
III-
Une « nécessité incontournable » pour les libéraux
Celle d’un statut de directeur pour ces
établissements. Comme toujours, les libéraux ont pris de l’avance et y travaillent depuis longtemps.
Cette idée remonte à de très nombreuses
années : l’Ecole du XXIème siècle du ministre de l’époque Claude ALLEGRE en 1999 voici 10 ans, mais avant lui le projet de statut de « maître
directeur » en … 1987 du ministre René MONORY y travaillaient déjà !
C’est d’ailleurs parce que ces projets
se sont heurtés à l’époque à des batailles des personnels, refusant le corporatisme et la caporalisation des rapports dans l’Ecole, que les libéraux ont changé leur angle d’attaque. Tenant compte
de leurs échecs, ils sont passés du projet frontal à la bataille idéologique. Bataille qu’ils mènent depuis lors pour faire, entre autre, admettre comme une évidence et rendre « incontournables » leurs propres projets.
C’est ainsi qu’ayant décidé de changer
progressivement la réalité des écoles, ils ont, à cette fin, instrumentalisé les difficultés de fonctionnement qu’ils ont eux même créées depuis de nombreuses années. Outre le contenu de fond des
missions et objectifs de l’Ecole, ces « évolutions » transfèrent constamment des missions nouvelles sur les collègues chargés de direction,
sans jamais fournir une amorce de réponse aux attentes fabriquées (décharges notamment). C’est ainsi qu’ils ont pesé.
Double bénéfice, puisque tout en
mettant en place l’Ecole de la concurrence des individus, ils laissaient ainsi s’exaspérer les rapports et les incompréhensions entre les directeurs et leurs collègues, sur la base même de la
mise en place des dispositifs nouveaux. Ils ont travaillé à faire progressivement grandir l’idée que la solution aux problèmes serait un statut nouveau, plus conforme à leurs missions nouvelles…
dans la cadre de la libéralisation rampante et inavouée de l’Ecole.
IV-
Une tentation mortifère pour tous
Aujourd’hui la tentation du
corporatisme est là ! Confrontés à une réelle difficulté à obtenir des avancées collectives et un recul des projets libéraux, les personnels sont habilement « invités » à se cantonner à des revendications parcellaires, qualifiées « d’entendables » par les
gouvernants : bref à négocier leur condition individuelle en renonçant à toute mesure collective remettant en cause le sens du projet global sur l’Ecole.
C’est pourquoi le « dossier direction d’école » est régulièrement qualifié de « réel problème » par les ministres
successifs, sans que jamais ils apportent une quelconque réponse de fond autre que la perspective d’un statut. C’est également ainsi que les collègues, confrontés à une réalité professionnelle de
plus en plus difficile, sont insidieusement invités à perdre de vue que la dégradation de leurs conditions de travail relève d’abord d’un projet global visant l’ensemble du service public. Ils
sont insensiblement amenés à se couper de leurs collègues adjoints en s’immisçant dans la gestion de leur carrière, de leur vie professionnelle…
Le piège est ici tendu. Toutes
les forces libérales amplifient en ce moment insidieusement la bataille :
- Est-ce un hasard si l’on a vu ces
dernières années un groupement de directeurs né directement de cette situation, être très vite invité à la table nationale des discussions sur ce dossier en dehors de toute
représentativité ? Groupement qui progressivement participe de la montée en puissance de la « revendication statutaire » à partir du
seul problème de la direction d’école ?
- Est-ce un hasard si deux syndicats archi
minoritaires dans l’enseignement, bien connus pour leurs positions droitières, et les origines confessionnelles de l’un des deux, apporte son plein soutien à la revendication d’un
statut ?
- Est-ce un hasard si le projet de loi de
création des d’EPEP pourtant déjà ficelé par 3 députés UMP en 2008, et prévoyant un statut à vocation hiérarchique pour la direction d’Ecole, est toujours ajourné dans l’attente de trouver
des soutiens proclamés ?
- Est-ce un hasard si la loi enjoint aux
communes de financer toujours davantage l’enseignement privé dans la cadre d’une gestion déconcentrée des élèves et des personnels et en concurrence avec le Public ?
- Est-ce un hasard si le rapport de
l’Inspection Générale, sorti ces jours-ci, conclue précisément sur … la nécessité des EPEP et d’un « rôle de relai pour la direction de ces
établissements auprès des IEN » ?
NON bien sûr !
V- Une
seule réponse : collective et solidaire
Qui pourra croire que c’est en agissant
sur des dossiers isolément les uns des autres que l’on va concourir à améliorer la situation ?
Qui pourra croire que les questions de
la direction d’école, réduites à celle d’un statut pour le directeur, serait sans rapport avec le projet de mise en concurrence des écoles ? des personnels ? des élèves ? Voir à
cette fin, la volonté d’instrumentaliser les évaluations nationales -jusque là outils de régulation du système- pour en établir un classement des écoles (après celui des lycées).
Qui pourra croire que la volonté de
renforcer le « pilotage des IEN », serait sans rapport avec la casse les droits des personnels exprimée à travers la remise en cause du
paritarisme, avec la négation des droits syndicaux, des outils de défense collectifs ?
Qui pourra croire que ce statut nouveau
serait créé sans lien avec la volonté de « mettre en place une nouvelle hiérarchie intermédiaire » attendue dans la Réforme Générale des
Politiques Publiques (cf RGPP site du snuipp94) ?
Qui pourra croire que le statut du
directeur règlera la question de la remise en cause de toute logique d’égalité dans le droit à l’éducation, et singulièrement grâce à la masse des réformes installées progressivement pour
cela ?
Il faut que chacun garde la
« tête froide » et se refuse de toute bataille corporatiste. Loin de toute réflexion cohérente pour l’Ecole
publique, ses personnels et ses élèves. Une telle action ne pourrait que faire le bonheur de ceux qui poussent au crime.
En ces temps d’attaque généralisée, la
solution aux revendications et besoins exprimés, est collective et globale. Toute action partielle ne pourrait que complexifier la situation en favorisant les projets de ceux qui veulent isoler
les problèmes, pour mieux jouer des contradictions et avancer leurs fausses solutions.
Oui la direction d’école a besoin de
temps, de moyens, de reconnaissance et de formation !
Mais il faudra d’abord revoir
l’ensemble des mesures dé-régulatrices et génératrices de paperasse, de
pressions sur les collègues, de culpabilisation des parents, des élèves qui dénaturent la fonction :
- Revoir les
innombrables missions qui ont pour unique objet de transférer aux individus la responsabilité de l’échec des élèves (Evaluations, PPRE, PPAP, PPS, Conventions diverses …),
- Revisiter les
missions de pacification des heurts sociaux qui ne sont que conséquence de la crise (signalements divers, suivis sociaux, gardiennage…)
- Revisiter les
innombrables missions créées pour répondre à une municipalisation de l’école (commissions municipales diverses, gestion des actions éducatives, Conseils d’écoles, recherche complexe de crédits,
démultiplication des projets pour la moindre action, PPMS, Protocoles divers …).
- Reconstruire
des moyens d’aide à l’accueil du handicap, du sport à l’école, de la culture, de la pratique des langues, de la gestion des moyens techniques (entretien des locaux, des outils informatiques,
audiovisuels …), de la médecine scolaire (PAI, vaccinations…), de l’aide sociale…
- Revoir la
question du périscolaire : garderie du soir, études, aides aux devoirs, suivis éducatifs …
Il y aurait là beaucoup à faire pour
recentrer la direction d’école sur sa fonction essentielle : animation d’une équipe et humanisation de la vie de l’école pour assurer la construction de connaissances. C’est la seule piste
apte à rendre aux écoles leur âme !
Les libéraux veulent faire croire que « la responsabilité » est la mission première de cette fonction. C’est faux !
C’est leur choix de culpabiliser les individus, pour dédouaner le système et masquer le détournement des ressources, qui est porteur de cette vision.
Ce sont leurs choix qui
conduisent à transférer
l’organisation des missions de l’Etat sur les structures locales en conditionnant leurs ressources à celles des usagers et non aux richesses produites. Ce sont leurs choix qui conduisent à
la nécessité de renforcer la hiérarchie et l’autoritarisme, pour mettre en place cette politique a contrario des besoins humains ! Ils ont choisi de configurer l’Ecole sur les seuls
besoins économiques, ils ont choisi une Ecole du service minimum pour les déshérités, une Ecole qui rentabilise le savoir mais oublie sa dimension humaine et nécessairement solidaire. Ils ont
besoin de moyens pour imposer ce choix qui se heurte aux attentes sociales : les EPEP et le statut de directeur en seront !
Nous, enseignants, parce que notre
action pédagogique nous impose d’être porteurs des valeurs humanistes, nous pouvons, nous devons porter d’autres choix, une autre vision. C’est possible, c’est nécessaire. Le pire serait de se
jeter dans la gueule du loup, comme nous y sommes progressivement invités.
Ensemble, tous ensemble ! Au delà du slogan, une nécessité impérieuse !
Ensemble, revendiquons dans le cadre
d’un projet d’Ecole publique qui garantisse à tous un même droit à l’Education dans un cadre solidaire et citoyen. Revendiquons une Ecole serénisée, humanisée, Une Ecole républicaine.
Ensemble, réellement tous
ensemble !
DES REVENDICATIONS POUR LA DIRECTION
ÉTROITEMENT LIÉES À UNE AUTRE CONCEPTION DE L’ECOLE :
1- Plus de maîtres que de classes pour favoriser
partout sur temps de travail l’aide aux apprentissages et profiter pleinement de la polyvalence de l’équipe
2- 3 heures hebdomadaires de concertation afin de
gérer collectivement la vie de l’école
3- Pas une école sans décharge de service consacrée à
la direction d’école avec un minimum d’une 1/2.
4- Retrait de tous les documents qui vont dans le sens
de la culpabilisation des élèves et des maîtres : PPRE, Aide individualisée, Evaluations actuelles ...
5- Réflexion sur l’argent de l’école afin que les
disparités sociales des élèves et économiques des ressources locales soient gommées.
6- Renforcement de la présence de la médecine scolaire
auprès des élèves et gestion effective de leur santé (PAI, vaccinations, visites régulières, dépistages divers …)
7- développement de l’aide spécialisée partout afin
que les élèves partout sur le territoire trouve aide publique et gratuite autant que de besoins
8- abandon de Base élèves et fourniture à toutes les
écoles d’un outil informatique de gestion de l’école moderne, performant et ne constituant pas un fichage national des élèves
9- création d’un outil clair d’aide à la direction
d’Ecole
10- clarification des missions sur la base du décret de
1989 et abandon de toutes les charges de travail qui conduisent à transférer des actions de gestion des collègues sur les directions d’écoles
11- création de corps statutaires et embauche de
personnels autres qu’enseignants formés, rétribués à plein temps : assistants d’éducation, aide à plein temps à la scolarisation du handicap…
12- embauche de personnels qualifiés dans des corps
existants : bibliothécaires, secrétaires…
13- renforcement des corps d’assistance sociale afin
que dans toutes les écoles les élèves puissent être aidés socialement et éducativement …
OUI, des milliards pour une autre
logique sociale et éducative, pour tous et non pour enrichir ceux qui le sont déjà !
REVENDIQUER pour le SNUipp, c’est ne
pas se laisser enfermer dans les logiques à l’œuvre, c’est se DEFENDRE et TRANSFORMER
REVENDIQUER s’est se refuser au
corporatisme qui ne peut que renforcer les divisions entre personnels qui ont les mêmes intérêts fondamentaux
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L’un des mérites de ce long texte est de bien faire connaître la position du SNUipp. Les enseignements y sont
nombreux.
Comme toujours, les directeurs d’école sont qualifiés d’« enseignants chargés de direction » ou appelés « direction d’école », les « opposants » à l’idéologie du SNUipp présentés comme des « libéraux » et un « groupement de directeurs » assimilé aux « forces libérales ».
Le « statut de directeur d’EPEP » n’est autre qu’une
« nécessité incontournable pour les libéraux » et leur « projet libéral ». Et, bien
sûr, le SNUipp ne serait plus le SNUipp s’il ne faisait allusion à « une réponse collective et
solidaire » en forme de credo pour « améliorer la situation » de l’école…
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Ce texte vaut son pesant de cacahuètes…
C’est la direction d’école qui devrait animer une équipe…
3 heures hebdomadaires de concertation pour gérer collectivement la vie de l’école…
Les libéraux veulent faire croire que « la responsabilité » est la mission première de cette fonction. C’est faux !
Bref, on pourrait allonger la liste indéfiniment… Tous les poncifs du SNUipp sont concentrés dans cet article qui doit être la bible du parfait (ir)responsable syndical…
Conclusion le SNUIPP a peur du GDID et reconnaît sa force et la montée de la revendication d'un statut !
Je fais partie de ce syndicat cité ainsi et je ne crois pas appartenir à une confession particulière... si ce n'est que je suis Directrice d'école et que je m'interresse tout particulièrement aux problèmes que rencontrent nos élèves, leurs parents, les enseignants en général et les directeurs en particulier, l'école dans tous ses états ! Je ne fais pas de politique et suis athée, mais je suis aussi adhérente au GDID. Je dois être une pestiférée puisque j'ose appartenir aux deux, "groupement et syndicat archi minoritaire".
Tout cela ne m'empêchera pas de dormir, même si je constate encore une fois que le SNUipp va un peu trop loin dans ses revendications et ses affirmations diffamatoires, et que j'ai drôlement bien fait un jour de m'en éloigner....
Directrice école élémentaire 11 classes à Paris
J'ai oublié une remarque essentielle : je suis passionnée par mon métier et je m'y investis à fond, j'y crois !
Est-ce cela la confession à laquelle j'appartiendrai ? Je crois en l'Ecole !!
De plus, je fais mon maximum pour améliorer le terrain et je sème.....ma motivation autour de moi.
Quelle horreur, je suis une sorcière !!!
Bonne nuit !
MC
Quand on commence un texte avec de tels propos, la messe est dite, il n'y a plus grand chose à attendre de la suite...Grosse artillerie idéologique et affirmation à l'emporte-pièce...
Le texte étant long (mais le début n'augurant rien de bien nouveau sauf erreur de ma part) j'en prendrai connaissance lorsque j'aurai terminé mes 13 h quotidiennes de "direction d'école"....
Le combat titanesque se résume entre libéraux et assimilés d'un côté et le soviet pédagogique ou ses déclinaisons de l'autre. Donc acte.
Il est maintenant clair que nous ne pouvons rien attendre de ce syndicat qui me fut cher pourtant. Cette vision binaire manichéénne ignore superbement la chute du mur de Berlin fêtée actuellement.
Le raisonnemenbnt est logique, la posture respectable historiquement, les personnes surement sincères mais hélas en décalage complet avec la nécessaire évolution de la société et de l'école. Les espaces politiquesse meuvent: nous passons aux états continents et paradoxalement il faut raccourcir les pôles de décisions pour rendre tout cela gérable. L'échelon communal ou de secteur de collège pour piloter le service d'éducation me semble le bon. Et il faut un pilote aux commandes dans un cadre de programmes nationaux . Pourquoi forecement une mise en concurrence ? Etait-ce le cas pour les collèges avant la suppression de la carte scolaire? Il suffit d'imaginer les outils régulateurs et de péréquation entre établissement. Bref il suffit de réfléchir d'oser le débat et de proposer . Il doit bien exister une 3ème voie entre nonisme idéologique, agitation libérale idéologique également. Quant au chèque éducation : l'anglettere et les USA en reviennent très vite car cela a conduit à un mensonge généralisé sur les évaluations des élèves et une baisse globale de niveau ( cf cafépeda )
Aujourd'hui le SNUIPP a défini sa ligne. C'est leur droit le plus strict. La ligne de démarcation est enfin claire. Je pense qu'il s'agira d'un clivage esssentiel qui va influer considérablement le débat éducatif . Au SE de comprendre quelle opportunité cela leur offre.
d'un côté les libéraux et leurs alliés objectifs : GDID CFTC SGEN et autres SE
de l'autre les résistants.
Au milieu : rien !
Que j'aimerais être comme eux parcouru de certitudes aussi élémentaires. C'est confortable de voir en binaire. Cela repose l'esprit et évite d'avoir à mouiller le maillot. Il suffit d'attendre le grand soir ou l'homme sera un mouton pour l'homme et les loups au pilori.
Mais en attendant que faisons nous pauvres directeurs trices collabos d'un système inique ? Il suffit d'attendre et attendre encore que le grand guide suprême daigne se manifester.
La seule chose avec laquelle je suis d'accord : les modifications imposées unilatéralement par ce légitime gouvernement ( puisque élu ) agissent sur la structure de l'école et vise à la transformer radicalement selon une vision libérale. Mais n'est-ce pas le choix des français? Que nous soyons obligé de trouver des solutions des adaptations dans le cadre imposé par la réforme est évident. Mais l'école d'avant l'ère sarkoziste n'allait pas bien déjà : les cycles n'ont jamais été une réalité partout, le projet d'école ne fonctionne que là où le directeur a les moyens de piloter, la pédagogie constructiviste ne fut qu'un hochet pour sciences humaines et l'ascenseur républicain est grippé depuis longtemps.L'école doit élaborer son contrat social du 21ème siècle. Les recettes du passé ne sont plus d'actualité car si l'école se mure et se protège la société ( le prescripteur ) elle avance se transforme. La distance risque de devenir un fossé infranchissable et cela ne profitera qu'à ceux qui ont un prêt à penser opérationnel pour l'école.
Bref : relire Darwin ou se déclarer créationniste avec comme divinités : le guide suprême ou la main invisible du marché... à choisir ?
et tu aurais pu ajouter : je suis directrice 11 classes à Paris et DECHARGEE TOTALE dans le cadre d'une CONVENTION avec la mairie qui m'accorde une situation très très privilègiée par rapport à tous mes collègues de province ce qui ne m'êmpêche pas de dormir tout en faisant le grand écart en adhérant au gdid et au snuipp
Sur l'article du SNUIPP, il a l'avantage de présenter clairement et définitivement leur conception de la direction d'école. Et je dis bien de la direction, et non du rôle des directeurs et directrices.
Je me suis amusé à compter le nombre de fois où le mot "directeur" apparaissait dans cet article : en tout et pour tout 7 fois répartis comme suit :
- 4 fois dans l'expression "statut du directeur", qui est systématiquement présenté comme le mal absolu ;
- 1 fois dans "maître directeur" ;
- 1 fois dans "groupement de directeurs" faisant donc référence au GDID ;
- 1 fois seul, pour parler de nous. Oui, vous ne révez pas, une seule référence à nous autres les dirlos dans ce long article. Et pour dire quoi : "ils (les libéraux) laissaient ainsi s’exaspérer les rapports et les incompréhensions entre les directeurs et leurs collègues" !!!
C'est un peu court non ?
Pour les reste, tout n'est pas idiot, loin de là. Je partage beaucoup de leurs analyses, mais n'en tire pas hélas, les mêmes conclusions. Le SNUIPP parle de corporatisme dans notre demande d'un statut. Parce que la défense des RASED ne l'étaient pas peut être ? Les syndicats n'ont pas défendu des personnels particuliers dans ce cas ? On est dans une profession où tout le monde peut et doit être défendu par le SNUIPP, sauf bien sûr les directeurs qui n'existent pas puisque la direction d'école doit être collective.
Quand aux 13 revendications pour la direction qui apparaissent en toute fin de cet article, laissez moi rire. On est une fois de plus dans la surenchère du monde des Bisounours car tout le monde sait bien, et le SNUIPP plus que tout le monde, que le gouvernement actuel ne satisfera aucune d'entre elles. La onzième est particulièrement savoureuse pour nous autres les dirlos : "création de corps statutaires et embauche de personnels autres qu’enseignants formés, rétribués à plein temps : assistants d’éducation, aide à plein temps à la scolarisation du handicap…" Donc, un statut pour les EVS, pour les AVS, pour tout le monde en bref sauf bien sûr pour les directeurs. MAIS DE QUI SE FOUT LE SNUIPP ? J'attends impatiemment les réponses de Théo, Gégé et autres Dédel qui vont venir défendre ici cet article et qui promettent d'être tout aussi savoureuses.
Au lieu de pondre une accumulation de revendications qui ne seront même pas étudiées un quart de secondes par le ministère, le SNUIPP ferait mieux de réfléchir avec les autres syndicats à amender et améliorer les projets du gouvernement qu'on va de toute façon prendre dans la figure et qui pour le coup ne satisferont personne. Mais là, ne rêvons pas...
Lionel, tu es sûr que ce qui est le plus important dans ce texte ? Je crois qu'il faut dépasser cette vision nombriliste et corporatiste pour mieux appréhender le problème de l'école dans son ensemble. On ne peut pas améliorer un fonctionnement global en le traitant par entités distinctes. Je sais, tu vas me dire "et les RASED ?". Admets que l'école c'est avant tout des enseignants et des élèves autour desquels gravitent des intervenants qu'on va naturellement intégrer à l'équipe éducative mais leurs problèmes sont quand même un peu différents des nôtres. Il faut éviter l'amalgame et surtout ne pas nous jalouser les uns les autres. Comment avancer si on ne prend pas une certaine distance pour distinguer les différents problèmes à régler ?
Je suis bien d'accord, il faut effectivement, et je te cite, "dépasser la vision nombriliste et corporatiste pour mieux appréhender le problème de l'école dans son ensemble". Je dis chiche : remettons sur la table la question des RASED et des IPEMF qui ne participent pas à l'aide personnalisée contrairement aux directeurs, qui n'ont ni moins de travail, ni moins de rendez-vous, ni moins d'obligations... Ah mais là tu réponds que les RASED sont des intervenants ? Faux, ce sont des enseignants, de plus spécialisés, ce qui est très différents pour moi de ce que sont des intervenants. Les collègues des RASED et les IPEMF sont plus diplômés que les adjoints de base et que les dirlos, leurs compétences sont plus grandes et on s'en priverait dans le traitement de la difficulté des élèves en petits groupes ? Et je ne jalouse pas ces collègues, je constate juste qu'aucun syndicat ne cherche à dépasser une "vision nombriliste et corporatiste" puisque certains ont plus de droits et moins de devoirs que d'autres avec leur aval. J'attends toujours du SNUIPP la même démarche vers les dirlos et les adjoints que celle que le SE a initié. Etant majoritaire, vous devriez donc avoir encore plus de réponses, non ?
Et oui, j'ai été choqué de ne voir citer les directeurs nommément qu'une seule toute petite fois dans l'article du SNUIPP. Car c'est oublier un peu vite des personnels qui font tourner les écoles et qui sont responsables de tout ce qui s'y passe. Que tu le veuilles ou non, dans les écoles, les collègues adjoints sont responsables de leur seule classe, de leurs seuls élèves alors que nous sommes responsables, en plus de notre classe et de nos propres élèves, de toutes les classes et de tous les élèves de nos écoles. Nous sommes responsables de la sécurité, de l'hygiène, des personnels de service, des allers et venues, des relations avec l'ensemble des partenaires. Quand il y a un problème, qui est-ce qu'on vient voir ? Le délégué syndical ou le directeur ? Alors, lire un texte sur le fonctionnement que le syndicat majoritaire voudrait voir pour nos écoles sans que jamais le fameux syndicat ne fasse référence à nous, oui c'est excessivement important, c'est même central ; comprendre que pour le SNUIPP les dirlos avec un statut ne seraient ni plus ni moins que des Kapos à la solde des tyrans, excuse-moi mais ça me "fout les boules". Le SNES, dans le second degré, a-t-il la même vision des principaux de collèges et de lycées ?
Quant à "comment avancer si on ne prend pas une certaine distance", je constate simplement que nous avançons tous les jours dans nos écoles et que la distance entre nombre d'enseignants et ton syndicat grandit aussi au fil d'interventions comme les tiennes. Ton syndicat refuse de nous épauler, de nous soutenir, de négocier sérieusement des améliorations de nos conditions de travail en dépassant les imprécations oiseuses et les anathèmes. Qu'il continue ainsi, la distance ne fera que s'accroitre.
allons-y franchement, plus de maîtres que de classes, combien ? 2, 3 ,4 , plus? faut pas se brider!
et puis aussi des secrétaires, secrétaires-adjointes, diplômées , formées et des AVS, EVS avec statut, et des sous des assistantes sociales à la pelle, des médecins dans toutes les écoles, des infirmières en blouse blanche, tout, tout , tout , on aura tout avec le Snuipp!
J'oubliais les heures ( 3 pour commencer) obligatoires de concertation par semaine pour..; se concerter..; faut peut-être prévoir de faire creuser une cave à vin sous l'école, on va en avoir besoin! 12 heures par mois en plus des autres concertations multiples et variées. arrivez de préférence avec vos idées parceque si c'est le dirlo qui fait l'ordre du jour, ça va être dur! mais non, je m'égare, je blasphème, suppôt libéral que je suis , il n'y a plus de dirlos mais de gentils animateurs de réunions collégiales.... on se f....... pas un peu de notre ...tête ( pour rester poli)?
Après la théorie du complot ( assez indigeste) , le paragraphe sur les revendications: du concret, enfin? si on veut:
1 plus de maîtres que de classes: tiens , il avait été soumis l'idée qu'un dirlo avec statut complètement déchargé de classe pourrait avoir un volant d'heures (6, 12) à disposition des collègues pour des interventions ciblées ( projet et autre) . Proposition jamais reprise par le Snipp...;
plus de concertation , plus de décharge: pour taper les comptes-rendus? puisque moins de papiers et de travail , plus une secrétaire. on va se retrouver avec du temps de synthèse à revendre ...
l'abandon de BE et un outil de gestion d'école: c'est bien, pourquoi ne pas l'avoir demandé lorsque BE n'était pas encore en place au niveau national, seul les champs Rased et nationalité étaient à l'époque contestés...
L'outil clair d'aide à la direction: pitié on a déjà un fantôme de vade mecum, une aide sur le site du Snuipp je crois et bien entendu le site du Gdid , uniquement fréquenté il est vrai par des libéraux sans foi ni loi...
Quid du devenir des directeurs et directrices, il n'en est pas question; Ils n'existent pas il faut le redire, ce sont des collègues chargés de façon momentanée et provisoire de l'animation de leurs collègues.
Alors , j'ai appris en lisant cet article que j'étais une taupe libérale missionnée pour la destruction de l'école publique et républicaine, et pourtant mécréant que je suis , j'ai encore le sentiment que mon combat pour une évolution maîtrisée de l'école vers plus de reconnaissance, d'autonomie, de représentativité est le bon, que cela passe par une reconnaissance statutaire du directeur au service de son école, de son équipe et que les délires du Snuipp nous entrainent inévitablement vers une dérive que ses dirigeants prétendent vouloir éviter .... en laissant filer le bouchon.
"11- création de corps statutaires et embauche de personnels autres qu’enseignants formés, rétribués à plein temps : assistants d’éducation, aide à plein temps à la scolarisation du handicap…
12- embauche de personnels qualifiés dans des corps existants : bibliothécaires, secrétaires…
13- renforcement des corps d’assistance sociale afin que dans toutes les écoles les élèves puissent être aidés socialement et éducativement … "
et trois lignes plus bas...
"REVENDIQUER s’est se refuser au corporatisme qui ne peut que renforcer les divisions entre personnels qui ont les mêmes intérêts fondamentaux "
Je crois que l'infâme libéral que je serais a besoin en plus d'une explication de texte...
Ceci dit, je me réjouis que ce texte nous soit soumis car il clarifie grandement les positions plus ou moins connues du SNUipp mais rarement affirmées de façon claire. Maintenant on est fixé et nos chers syndicalistes ne pourront plus nous berner en jouant sur les mots. Maintenant on sait et on a compris. Du moins j'espère que tous les dirlos ont compris car il y en a encore beaucoup qui ont voté pour le SNUipp aux dernières élections. Incroyable !
" les délires du Snuipp nous entraînent inévitablement vers une dérive que ses dirigeants prétendent vouloir éviter .... en laissant filer le bouchon."
irait-elle donc dans le sens de la mienne, lors de l'article précédent :
"Le statu quo, c'est une façon de cogérer l'éducation nationale en laissant l'espace libre au ministère dans ses différents projets..."
Je n’ose croire qu’une si grande force d’opposition, comme le SNUipp, par son attitude de refus systématique de toute avancée, par la répétition inépuisable du même bréviaire idéologique (à l’adresse de quelles foules ?) ferait le jeu d’un ministère, pire d’un gouvernement si machiavélique qu’il parviendrait à mettre « dans sa poche » son principal opposant…Non, vraiment, je n’ose le croire !
Dédel Gégé, Théo62 vont s'empresser de nous dementir très certainement...
En écrivant ces lignes, une question marrante m'est venu à l'esprit : quid du fameux conseils des maîtres décisionnaires cher au SNUIPP dans les petites écoles rurales à 1, 2 ou 3 classes de par chez moi ?
Ce temps n'était pas consacré à une classe ( avec toute la préparation et le suivi que cela demande) mais bien de façon tournante et en fonction des besoins de l'école aux collègues demandeurs. Le dirlo restait par là même en contact avec des élèves, disposait de temps pour la direction... il était directeur ayant un temps d'enseignement.
Le Snuipp qui pourtant à l'époque mettait en avant le " plus de maîtres que de classes" n'a jamais repris l'idée mais l'article ci-dessus, très édifiant, nous fait comprendre pourquoi.
Le gouvernement actuel , sous couvert de pragmatisme et d’ouverture, malgré les petites disputes médiatiques sait transformer l’école à sa sauce, une sauce où se mélangent l’amour du passé, l’élitisme ‘ républicain’, le retour aux bonnes vieilles valeurs de la Troisième République, la haine de l’enseignant et quelques économies de façade.
Pendant que Darcos remet les insignes de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur à Jean-Paul Brighelli pour avoir, entre autres choses, participé à l’élaboration des programmes de l’école que l’on connaît, les enseignants deviennent peu à peu des tâcherons, les élèves de petits faiseurs d’exercices et les parents d’élèves des électeurs avant tout.
Qui peut croire qu’on se soucie un seul instant de la vie quotidienne, du travail harassant et des multiples problèmes auxquels nous sommes confrontés ( en dehors de l’exception parisienne qui ne devrait pas choquer les ploucs que nous sommes ! )
Je me retrouve également dans pas mal de constats fait par le Snuipp et je ne peux que déplorer des conclusions simplistes, une vision erronée du GDIDD et des contradictions ridicules. Quel gâchis.
Une seule solution pour nous, élargir le juste combat des directeurs sans tomber dans cette vision binaire qui n’est pas l’apanage du SNUIPP.
Il me semble que la vision binaire est celle qui résume le problème entre libéraux et Snuipp . que fais-tu des milliers de collègues qui ne se reconnaissent plus dans ton discours
il y aurait d'un côté le méchant gouvernement et ses suppôts, de l'autre les défenseurs de l'école sous la banière du Snuipp.
Que le gouvernement actuel veuille beaucoup de bien à l'école publique, je ne le pense pas. Que le fait de demander un statut pour les directeurs nous fasse basculer du côté obscur de la Force, il faut qu'on m'explique.
Je pense au contraire que la situation actuelle nous fragilise ( pas d'existence juridique, pas de représentant dans les murs , pas d'autonomie financière, pas de possiblité de décision..) nous sommes sous la coupe des municipalités et des IEN, lesquels sont le bras armé de l'IA donc du MEN. Que l'on me prouve le contraire.
Un dirlo avec statut représente l'école, un CA dans lequel les enseignants aurait parité ( il faudrait se battre pour cela) avec les parents et les élus aurait pouvoir de décision sur un certain nombre de sujets, la gestion interne d'un budget donnerait de l'autonomie aux projets et clarifierait la gestion des écoles, l'autorité qui serait conférée au directeur de part son statut de " chef d'établissement" le rendrait crédible vis à vis des parents, des élus, de l'administration: aujourd'hui un dirlo " qui l'ouvre" risque au mieux une inspection " à profil", des pressions pour demander l'année suivante un autre poste, voire une mutation d'office " dans l'interêt du service".
C'est ce qui me fait dire que le Snuipp trouve un certain interêt à agiter le chiffon rouge car il n'a rien à gagner à ce que l'école soit mieux gérée et mieux représentée qu'aujourd'hui. Il prospèrera ( pense-t-il) beaucoup mieux sur un terreau de mécontentement, de peurs, de craintes, de pressions, d'accroissement des tâches que sur une clarification du système ( même si celui-ci ne serait pas parfait). Adoptons donc la loi de l'emm...... maximum!
Pour ce qui est des breloques dont on décore certains comme d'autres les sapins de Noël, je préfère en rire, ou en pleurer c'ests selon : chaque camp politique à décorer les siens ou ses proches, à gauche comme à droite : de Johnny Halliday à Yves Saint-Laurent, de Zidane à Charles Trenet, et j'en passe et des meilleurs. Les seuls à ne pas l'être sont sommes toutes nos anciens combattants. Alors, que l'inénarrable Darcos est décoré son pote Brighelli, quoi d'étonnant ? Personne ne s'attendait à ce qu'il décore Meirieu, non ?
Je te suis complètement sur ton analyse de l'action de l'actuel gouvernement pour qui nous sommes des poids inutiles dans son monde idéal. Vive le privé et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Qu'il ne cherche pas à améliorer nos conditions de travail est également une évidence.
Une fois ces postulats assénés, que fait-on ? Deux voies s'offrent à nous :
1) Celle du SNUIPP qui refuse toute discussion sur quoique ce soit, part du principe que l'on ne peut rien tirer de ce gouvernement (pourtant élu démocratiquement par une majorité d'électeurs, ce qui devrait titiller le syndicat majoritaire élu également par une majorité d'électeurs enseignant et qui met cet argument en avant bien souvent). On vitupère, on râle, on fait des demandes dont on sait pertinemment qu'elles ne seront pas satisfaites, mêmes si elles peuvent se défendre. Et au final, on n'obtient rien et on prospère sur le mécontentement général et légitime.
2) L'autre voie étant de discuter avec les autorités légalement portée au pouvoir et de leur apporter des propositions alternatives à leur projet, en l'occurence ici les EPEP. Car tu sais parfaitement Ewen, que si aucun syndicat ne va négocier, on se prendra dans la figure un projet ficelé par le gouvernement et alors là oui, on n'aura plus que nos yeux pour pleurer. Il faut donc que tous nos syndicats aillent au charbon, non pas en disant non et en proposant de créer le monde parfait des Bisounours, mais en apportant leurs propositions qui devraient être celles de leurs syndiqués, voir de la profession. D'où la nécessité pour toutes les centrales d'interroger leurs syndiqués et les autres, comme l'a fait le SE. Après, les gens répondent ou pas, c'est leur problème, comme c'était le leur d'aller voter pour porter au pouvoir les candidats de leur choix. Quand on ne vote pas, on ne peut pas critiquer. Mais quand on n'est pas interrogé par une organisation quelconque, comment celle-ci peut-elle légitimement parler en notre nom ?
Tu dis te retrouver pas mal dans les constats du SNUIPP. Moi de même, mais uniquement sur les constats. C'est sur les (rares) solutions qu'il revendique que je diverge complètement. Les dirigeants du SNUIPP veulent clairement une gestion collective des écoles. OK, mais ils n'expliquent rien, ni sur le fonctionnement, ni sur le partage ou non des responsabilités, ni sur le rôle voire le devenir des dirlos. Ils assènent leur conception, sans dire comment y arriver ni comment la faire vivre après une éventuelle mise en place. Tu ne trouves pas cette façon de faire un pu légère ?
"Les libéraux veulent faire croire que « la responsabilité » est la mission première de cette fonction. C’est faux !" (SNUipp)
Comment pourraient-ils expliquer puisqu'ils nient le problème de notre "responsabilité" ?
Ce qui me chiffonne, c'est le fait de lire : le SNUipp pense que... Le SNUipp dénonce... Le SNUipp est pour un fonctionnement collectif...etc.
Mais c'est qui le SNUipp ? Qui décide de ses orientations ? Qui arrête les décisions ? Que je sache, un appareil syndical ou politique n'appartient pas à ses dirigeants. Toute politique doit se dessiner et se décider en congrès. Les adhérents devraient avoir leur mot à dire ? Leur a-t-on demandé leur avis ? Les adhérents ont-ils été consultés pour savoir ce qu'ils pensent de tout cela ?
Le SNUipp est-il une instance démocratique ?
J'ai lu les commentaires mais cela ne m'a pas apaisé et je continue à trouver ce tract (sans doute longuement travaillé pendant les vacances) malhonnête où la désinformation rivalise avec la démagogie.
Une fois de plus le concept de triste mémoire: le pouvoir pas la vérité est consciencieusement appliqué par les dirigeants du SNUipp.
• I- Le projet libéral:
> paragraphe (texte) uniquement politique. On y parle pas de défense du personnel (et pour cause), mais de vision de l'école avec la frontière entre les 'libéraux' d'une part et les autres de l'autre côté...
Quels autres?
Je serais un libéral, OK (en plus je ne conteste pas l'économie de marché, je suis pour une régulation politique de cette économie au service des gens...), mais les autres, eux, ils seraient quoi, des résistants?
Non, il n'y a qu'à voir la dégradation de nos conditions de travail et celle de notre pouvoir d'achat, du recul sur l'âge de nos retraites, de la facilité de la mise en oeuvre de BE, et des mesures Darcos, pour s'apercevoir qu'ils ne résistent à rien.
Alors quoi? qu'est-ce qui définirait les non-libéraux?
'étatistes', communistes?...
Au moment où l'on fête les 20 ans de la démolition du mur de la honte, on se retrouve avec ce texte qui fleure bon les années 70/80 au plus fort de la guerre interne de la FEN ou les 'stals' d'UA considéraient comme 'social-traitre'(vipère librique ou encore hitléro troskiste) tout ce qui osait défendre une autre conception de la gauche que celle de leur cher PCF de l'époque.
Si le PCF a changé, s'est ouvert, discute avec les autres, force est de constater que les méthodes staliniennes sont toujours en usage au sein de la classe dirigeante du SNUipp.
C'est vrai qu'une école telle qu'elle est décrite dans ce paragraphe tournerait le dos à l'école Républicaine, mais celle qui est évoquée par les auteurs l'éloigne tout autant de son modèle Républicain, mais en tournant dans l'autre sens.
• - Un obstacle
> le fait de constater que l'école ne remplit plus ses missions, qu'elle peine dans son pilotage et cela au détriment de la proximité qu'elle doit à ses usagers, implique logiquement un questionnement sur son fonctionnement.
Là non, l'école va très bien, le constat alarmant c'est de la manipulation libérale (dont la MGEN est donc complice) afin de réduire les moyens, notamment ceux de l'aide collectives (inquiétant concept qui nie à l'école sa nature même, l'aide aux élèves qui en ont le plus besoin pour la transférer à un organe collectif placé au niveau de la circo.)...
La création des EPEP serait, ici, un moyen de renforcer le rôle hiérarchique sur les adjoints, ce qui est faux. Le but du MEN n'est pas plus avouable, faire des économies, mais ce n'est pas en plaçant un administratif à la tête de super structures que l'on aura un autre type de rapport à l'autorité que celui que nous connaissons aujourd'hui avec nos IEN...
Le seul intérêt de considérer le constat comme un obstacle c'est celui de ne pas s'impliquer dans une réforme, ne pas être dans la proposition et gérer le statu quo.
• - Une « nécessité incontournable » pour les libéraux
Outre le fait de voir ranger Allègre (gouvernement Jospin) dans le gang des libéraux, ce paragraphe part du principe que les GVT veulent un statut du directeur... Et c'est faux.
Si c'était vrai on l'aurait, on a bien le SMA et BE et le PPMS...
Cette partie de l'article est aussi révélatrice du conservatisme du SNUipp.
Prétendre que l'école change par l'unique volonté rampante libérale ( (occultant les alternances politiques, les budgets de l'EN), n'est pas acceptable.
C'est, dans le désordre, la non-mise en oeuvre de la politique des cycles, les bouleversements sociétaux, l'accroissement des attentes (ne serait-ce qu'au niveau de la sécurité) qui pèsent sur l'école et l'engage à s'adapter.
C'est bien ce retard pris sur la société qui nous fragilise et risque de nous livrer au pire.
•- Une tentation mortifère pour tous
BIGRE!!
Je passe sur l'inculture et la suffisance (anti?)syndicale, ce n'est pas mon propos, mais qualifier le GDiD de groupement corporatiste téléguidé par le GVT, là on touche le plus profond du trou!
> petit rappel, les CP ont une association professionnelle nationale, les Psyscos idem, les maîtres E idem, les MF idem... toutes sont reconnues est écoutées par le MEN en tant que telles et participent aux débats.
Pourquoi nous traiter autrement?
Aujourd’hui la tentation du corporatisme est là !
Qui revendique un statut pour les psyscos?
qui revendique un statut pour les CP?
qui ne réunit que les RASED pour revendiquer moins de temps de présence devant les élèves?
> quand le SNUipp a-t-il demandé l'avis de la profession sur ces sujets?
Je ne sais pas si :
C’est également ainsi que les collègues, confrontés à une réalité professionnelle de plus en plus difficile, sont insidieusement invités à perdre de vue que la dégradation de leurs conditions de travail relève d’abord d’un projet global visant l’ensemble du service public. Ils sont insensiblement amenés à se couper de leurs collègues adjoints en s’immisçant dans la gestion de leur carrière, de leur vie professionnelle…
mais je sais, et tout le monde peut le vérifier, que la loi de 89 recentre l'école au plus près de l'élève et a commencé de la doter d'outils qui devaient favoriser son autonomie (le projet d'école, les ≠ Conseils...), mais que ce sont les équipes IEN (bien loin de l'élève) que l'on a renforcées depuis avec les budget EN, conséquents, sans se demander si les CP (qui revendiquent avec le SNUipp un statut), les RASED (qui réclament avec le SNUipp moins de présence devant les élèves), les référents et autres psyscos se coupent de leurs 'collègues'... En tous les cas, ils externalisent un certains nombres de nos missions, dont le traitement de la difficulté scolaire, celui de la scolarisation des élèves porteur de handicap, pour les traiter à un niveau où la classe n'existe pas, et, pus grave sans plus moyens là où les problèmes se posent: l'école.
Ce qui peut être mortifère ppur l'école.
V- Une seule réponse : collective et solidaire
Là c'est du délire, aucun souci d'un rapport quelconque à la réalité.
Qui pourra croire que les questions de la direction d’école, réduites à celle d’un statut pour le directeur, serait sans rapport avec le projet de mise en concurrence des écoles ? des personnels ? des élèves ?
MOI!
Le statut du directeur replace le curseur de l'EN sur l'école au lieu de le maintenir artificiellement au niveau des IEN. Et il n'a aucun rapport, mais aucun, avec la mise en concurrence, qui existe déjà d'ailleurs.
C'est juste reconnaître une spécificité comme on l'a reconnaît à tant d'autres enseignants sans que cela ne pose problème ou n'entraîne de grande peur quant au devenir de l'école Républicaine.
Une spécificité essentielle dans l'école pour qu'elle puisse continuer à jouer son rôle dans la société, notre République.
Tout au long du texte on nous dit, que l'amélioration du fonctionnement ne passe pas par la reconnaissance de celui que l'on ne nomme pas, pour dire:
Oui la direction d’école a besoin de temps, de moyens, de reconnaissance et de formation !
> QUOI? Le SNUipp reconnaîtrait les directeurs?
Mais il faudra d’abord revoir l’ensemble des mesures
J'y souscris complément.
Oui la direction d’école a besoin de temps, de moyens, de reconnaissance et de formation !
> QUOI? Le SNUipp reconnaîtrait les directeurs?
Mais il faudra d’abord revoir l’ensemble des mesures
> Ah bon, c'est pas pour tout de suite...
3 heures hebdomadaires de concertation afin de gérer collectivement la vie de l’école
> Ah bon, c'est pas les dirlos... On comprends mieux pourquoi employer le mot 'direction' à la place de 'directeur'.
Nous, enseignants, parce que notre action pédagogique nous impose d’être porteurs des valeurs humanistes,
Nous enseignants?
notre action pédagogique?
porter des valaurs humanistes?
Nous!???
Les pros du SNUipp ne se refuse rien.
Ce texte n'est qu'un texte de propagande pure d'un syndicat, puissant, débordé, coupé des réalités, démuni, par la demande légitime de reconnaissance des directeurs.
Je le lis d'abord comme un geste réflexe de défense, puis comme un avertissement au SE et au SGEN, épargnés mais à qui l'on promet le même traitement, enfin comme le signe de son impuissance à répondre aux changements qui s'annoncent.
C'est bien vrai que cela sent" le petit père du peuple".
Le risque est grand pour le SNUIPP de faire passer les gens de la déception amoureuse à la franche hostilité voir le rejet pur et simple.
Ce n'est pas en le caricaturant ( tous libéraux alliés objectifs du pouvoir ) que le débat progressera .
L'enjeu ,tu l'as souligné ,est de replacer le curseur, le barycentre sur l'école et non sur les inspections ou autres lieux de pouvoirs ( mairie ). C'est de passer de l'école virtuelle ( celle des tableurs Excel, des PPMS de l'ORL et du référenciel bondissant et autres PPRE ) à l'école réelle , celle que nous animons envers et contre tout avec pour seule arme notre investissement individuel.
Et qu'ils ne viennent pas nous dire que les EPEP Darcos sont de notre fait. Nous luttons ( y compris contre nos propres syndicats ) pour une alternative qui conservent nos valeurs et nos intérets. Mais il est plus facile de rester assis sur son steack et de se moquer des pauvres gars qui essaient de remonter le courant.
Protège moi de mes amis je m'occupe de mes ennemis disait l'autre.
effectivement quel gâchis !
Ok pour les breloques, le mot me convient. Ce qui m’intéressait dans l’article du Café Pédagogique où j’ai lu cette info, c’est que c’était écrit noir sur blanc, Brighelli a bien écrit ces programmes rétrogrades et incohérents. On s’en doutait mais c’est tellement lourd de sens.
Pas d’accord sur le refus du Snuipp de discuter de quoi que ce soit. Dans mon département, il est actif et sait communiquer et informer et c’est très utile vu le changement radical du mode de fonctionnement de l’Inspection Académique depuis l’an dernier.
Ce qui est problématique, c’est en tout cas ce que je ressens dans mon secteur, c’est que leur crainte de voir émerger une direction d’école tête de pont de l’inspection empêche tout dialogue et toute avancée constructive concernant la situation des directeurs des écoles. Mais je pense aussi que nous ne sommes pas aidés par certains qui ne situent ce problème qu’au niveau des directeurs. Tout est affaire d’équilibre et pour atteindre cet équilibre, je suis convaincu que le seul recours est le niveau de force représentative atteinte par le GDID d’une part et la qualité des actions indispensables pour se faire entendre. Trop de rhétorique et pas assez de lisibilité.
http://bonnetdane.midiblogs.com
Le Bris le gourou de Médréac a eu aussi sa breloque en son temps. Logique : c'est les copains.
Beaucoup plus constructive ta réponse. On progresse.
Les réactions indignées que je peux lire ne m'étonnent pas dans la mesure où nous sommes sur un site de dirlos et que les commentaires proviennent le plus souvent de dirlos engagés et dont la préoccupation essentielle est de penser quasi exclusivement à eux.
Je sais qu'il n'est pas facile de convaincre des collègues qui sont persuadés d'avoir raison contre tous les syndicats. Je n'essaierai donc pas.
Je veux simplement dire qu'il ne faut pas confondre syndicalisme et corporatisme. Un syndicat comme le SNUipp, mais c'est aussi le cas pour le SE, est avant tout syndicat de l'ensemble des personnels du 1er degré. Il ne faut pas l'oublier. Il est donc du devoir des responsables placés à la tête des organisations et mandatés par leurs adhérents d'avoir une vision globale du fonctionnement de l'école. Il doivent avoir une vue d'ensemble qui permette d'améliorer le fonctionnement global de l'institution. Et ça demande forcément de ne pas tomber dans le piège de la démagogie et donc d'avoir le courage de présenter un projet cohérent. Qui peut nier que ce ne soit le cas dans ce texte du SNUipp 94 repris par le 59 ? Si on le lit avec l'esprit neutre on en voit toute la cohérence tant la critique faite des réformes gouvernementales que des propositions faites pour améliorer le fonctionnement de l'école et les conditions de travail des directeurs. Mais disant cela, je sais que je ne serai pas entendu. Je le regrette car les propositions avancées pour améliorer le travail des dirlos sont réelles et sans équivoque.
Christian
Tu ne t'adresses pas à des personnes mais à des perroquets qui ont depuis longtemps avalé des cassettes et qui régurgitent à volonté le laïus pré-écrit depuis, oh ! au moins une bonne trentaine d'années !
C'est reparti comme en 14 : les dirlos sont :
- des corporatistes ;
- des démagogues ;
- des libéraux (à la solde du Gvt en place, bien entendu !)
- des quipensentqu'àleurnombril ;
- des quin'ontpasdevisionglobaleetcohérentedelaprofession ;
- des anti-syndicalistes ;
- des quinerespectentpaslamajoritéissuedesurnes...
Tiens ! je suis déjà fatigué à relever la Bible avalée ! Au fond, il suffit de relire tous les commentaires des joyeux compagnons de service et on sait déjà tout, sauf ce que l'on voudrait savoir :
- depuis quand le syndicat qui a la majorité a-t-il entrepris ou eu une idée pour les dirlos ? (pas une bonne question ça ! ce serait une démarche corporatiste...Avec les RASED, les psy', etc...c'est tout autre chose !)
- quel est sa vision (cohérente évidemment) de la direction d'école assumée par : a- le directeur larbin ? ; b - le CMD ?
Dernière question pour paraphraser le moustachu bien regretté par certains :
"Le SNUipp, combien de divisions ?"
Il n'est pas simple de convaincre des syndicalistes benêts qui sont persuadés d'avoir raison et que les enseignants ont tort. Je le dis à longueur de billets, arrêtez de vouloir penser à ma place, je vous en dénie le droit!
Tu n'as JAMAIS essayé de convaincre Théo et ton dernier commentaire est pitoyable, suffisant et mensongé:
Je sais qu'il n'est pas facile de convaincre des collègues qui sont persuadés d'avoir raison contre tous les syndicats.
C'est faux!
Aujourd'hui seuls 2 syndicats ne veulent pas de reconnaissance des directeurs: SUD et le SNUipp.
Tous les autres, TOUS, ont un PPCM sur le sujet:
> donner aux DIRECTEURS plus de moyens (donc une forme de reconnaissance) pour qu'ils assument mieux leurs missions (donc pas de CMD)
La divergence se situant sur le fait de privilégier l'AVOIR plutôt que l'ÊTRE.
J'ajoute que TOUS les syndicats (et ils sont nombreux dans l'EN) acceptent le débat, sauf le SNUipp.
Venir après ça dire que c'est nous les obtus est pitoyable!
le plus souvent de dirlos engagés et dont la préoccupation essentielle est de penser quasi exclusivement à eux.
> lamentable! Mon pauvre Théo, si tu savais combien la plupart d'entre nous sont impliqués dans des assoc., des municipalités, combien ils se démènent dans leur ZEP, leur village... leur syndicat!
Je veux simplement dire qu'il ne faut pas confondre syndicalisme et corporatisme.
tiens donc!
> Le SNUipp rappelle ses revendications : master 2 de psychologie et concours de la fonction publique d’état + une année de formation professionnelle, statut de psychologue de l’Education Nationale....
les psyscos ont une assoc. nationale l'AFPS. les CPC aussi, l'ANCP, régulièrement consultée pour construire leurs revendications...
> le SNUipp réclame que le temps des concertations pédagogiques des RASED soit pris sur leur présence devant les élèves
C'est de la vision globale?
La défense des salariés ne fait pas partie des devoirs d'un syndicat?
quand la MGEN alarme sur l'état de santé des Directeurs (pas des autres!) et dit pourquoi il y a mal-être, cela serait corporatiste de voir comment on peut arrêter le massacre?
Qu’à fait le SNUipp pour essayer de remédier à ce constat ?
Le texte du SNUipp n'est pas fait pour convaincre, comment le pourrait-il?
Il n'est fait que pour un usage interne:
Là on verse dans le pitoyable. Je m'explique en te citant :
"Les réactions...proviennent le plus souvent de dirlos engagés et dont la préoccupation essentielle est de penser quasi exclusivement à eux."
La preuve en est donc faite : tu n'es pas un diretceur d'école, parce que moi, en tant que dirlo, je pense exclusivement aux autres : autres classes que la mienne, autres élèves que les miens, aide-maternelle quand moi je suis en CM, utilisation du budget pour la globalité des classes... Alors avant de dire des inepties tellement grosses, réfléchit un peu à la portée de tes mots. Si c'est ta vision des dilros et si le SNUIPP n'a que des soutiens tels que toi, vous êtes drôlement mal barré.
"Je sais qu'il n'est pas facile de convaincre des collègues qui sont persuadés d'avoir raison contre tous les syndicats."
Là encore, quand as-tu essayé de nous convaincre de la justesse de la ligne du Parti ? Jamais un argument véritable, sinon une logorrhée alignant poncifs et anathèmes aux remugles parfois nauséabonds. Pour convaincre, encore faut-il essayer et ne pas se contenter de dire, bien planqué derrière un pseudo et une structure protéiforme, que l'on a raison envers et contre tous. Et lorsque tu écris "contre tous les syndicats", je te signale que vous êtes de plus en plus seul, parce que les autres au moins discutent.
"Je n'essaierai donc pas."
Tant pis, ou tant mieux, on gagnera du temps à ne pas te répondre.
"Je veux simplement dire qu'il ne faut pas confondre syndicalisme et corporatisme."
Là, je te suis, étant moi-même syndiqué et pas dans ce que tes coreligionnaires qualifient de quantités négligeables en désignant ainsi tous les "petits" syndicats de l'EN. Ce qui d'ailleurs dénote une drôle de vision du syndicalisme et de la démocratie.
"Un syndicat comme le SNUipp, mais c'est aussi le cas pour le SE, est avant tout syndicat de l'ensemble des personnels du 1er degré. Il ne faut pas l'oublier."
Toujours d'accord avec toi (comme quoi !). Mais alors, explique-moi pourquoi certains personnels ont plus le droit d'être défendu que les autres ? Explique-moi également pourquoi le SNUIPP revendique aujourd'hui un statut pour les EVS et les AVS (ce sur quoi je le suis entièrement) alors qu'il était farouchement opposé à leur arrivée dans les écoles, comme d'ailleurs ce fut le cas pour les emplois-jeunes.
"Il est donc du devoir des responsables placés à la tête des organisations et mandatés par leurs adhérents d'avoir une vision globale du fonctionnement de l'école. Il doivent avoir une vue d'ensemble qui permette d'améliorer le fonctionnement global de l'institution."
Et bien qu'ils chaussent des lunettes, et vite même. Voire des lentilles, des jumelles, des longues-vues ou des télescopes. Parce que depuis 11 ans que je suis dans le métier (dont 9 de direction), j'ai pas l'impression qu'ils aient réussi à améliorer le fonctionnement de nos écoles. A leur décharge, ils se heurtent à un pouvoir politique très défavorable. D'où l'impérieuse nécessité de prendre en compte tous les avis, de se fédérer et de ne pas s'obstiner à bouder dans son coin en prétextant que de toute façon on est le plus gros alors les autres...
De plus pour avoir des mandats, encore faut-il proposer des motions en congrès. Quelle motion sur la direction d'école et les directeurs le SNUIPP a-t-il pris dernièrement ? Sur la direction, on sait maintenant, mais sur nous les dirlos ? Imagines-tu que le SNUIPP aurait pu défendre les RASED mais pas les collègues qui les composaient ?
"Et ça demande forcément de ne pas tomber dans le piège de la démagogie et donc d'avoir le courage de présenter un projet cohérent. Qui peut nier que ce ne soit le cas dans ce texte du SNUipp 94 repris par le 59 ?"
Moi, et plein d'autre j'espère. Peux-tu nier que les 13 revendications proposées sont quasiment toutes démagogiques et irréalistes, a fortiori dans cette période économique avec de plus le gouvernement que l'on a ? C'est facile de promettre des lendemains qui chantent quand en fait tout le monde déchante petit à petit ; ça permet de capitaliser sur le mécontentement des gens, de surfer sur la grogne mais sans se mouiller. C'est pitoyable et surtout populiste. Parce qu'en terme de courage, il manque d'autres propositons telles que par exemple : multiplier par 20 le salaire des enseignants ; offrir une voiture de fonction à tous (en plus, ça relancera le secteur de l'automobile) ; la semaine de 3h de classes avec 21h de concertation.
"Je le regrette car les propositions avancées pour améliorer le travail des dirlos sont réelles et sans équivoque."
Lesquelles de propositions ? Je n'en ai pas vu l'ombre d'une, mise à part des revendications démagogiques.
l'équipe du CDMD ( dans laquelle j'inclue bien évidemment les membres du Rased rattachés à l'école) partira comme moi la plupart du temps après 18h30 . Attention, je ne souhaite pas que l'on reste dans sa classe à faire ses corrections mais comme moi à bosser pour l'école... les corrections se sera pour après.
Je veux être un instit comme les autres et pouvoir donner à l'enseignant faisant fonction de dirlo ce jour là mes livrets d'évaluation à signer pour le jour même .
C'est pourquoi nous aurons un service tournant, dirlo chacun à notre tour pendant une semaine ( pour ne pas trop désorienter les parents et élus ( membres du Rased inclus CQFD). Si un problème se passe pendant ce temps là , le dirlo de service assume la responsabilité entière et totale du problème ( comme nous n'avons d'après le Snuipp pas de responsabilités, ce n'est pas gênant).
Pour les réunions pareil, celui qui est de service se fade le boulot, convocs, CR de réunion, croissants..
Nous rentrerons tous le 20 Août pour les livraisons, pointage des travaux etc... le pomponnage de la classe se fera plus tard... et nous sortirons après le 13 juillet ( listes élèves, archivage, etc...)
Nous recevrons à tour de rôle autant les parents des autres que les nôtres et assumerons les réunions HTS non rémunérées avec le sourire et la disponibilité qui convient...
Le Snuipp devrait proposer ce projet aux adjoints, ça va peut-être pas leur faire plaisir mais il est juste dans la répartition des tâches et responsabilités.
Mais les caciques du Snuipp ignorent probablement le quotidien d'un dirlo de base ce qui explique leurs position " en faveur" de " la direction d'école"!
Le débat ? Quel débat ? Il suffit de dire "je te dis que je ne suis pas d'accord avec toi" pour que tu considères que c'est un débat ?
Que dit le SE ?
"Le GDID a tendance à prendre le problème uniquement sous l’angle de la fonction de directeur ; au SE nous partons de l’organisation de l’école pour définir ensuite les conditions d’exercice adéquates », explique Stéphanie Valmaggia.
Pour le syndicat, dans un contexte de « resserrement des corps », la création d’un nouveau statut de directeur d’école n’est pas pertinente"
La divergence de vue est au moins aussi importante que la nôtre, il me semble.
"Explique-moi également pourquoi le SNUIPP revendique aujourd'hui un statut pour les EVS et les AVS (ce sur quoi je le suis entièrement) alors qu'il était farouchement opposé à leur arrivée dans les écoles (Lionel)"
Nous l'avons dit et expliqué : il était indigne d'embaucher des gens dans la précarité, sans formation et mal payés. Trois arguments qui suffisent à dénoncer ces recrutements. ousn'avons pas été entendus puisque le SE a signé le protocole que vous avez, vous aussi, dénoncé. Les EVS sont là. Doit-on les laisser dans la précarité ? Doit-on accepter qu'ils soient exploités ? NON ! Alors, nous les défendons et demandons qu'ils soient traités dignement puisqu'on les a embauchés. Dignement sur le plan social et financier.
"FO demande au ministère l’ouverture de négociations pour l’amélioration du temps de décharge des directeurs et la revalorisation des indemnités"
N'est-ce pas ce que nous ne cessons de demander nous aussi ? alors pourquoi vos reproches ne sont-ils adressés qu'au seul SNUipp alors que FO est sur la même position ? Deux poids, deux mesures ?
T’es hautement sélectif dans tes lectures…
Moi je trouve aussi ceci, dans le même texte
« 97 % des interviewés constatent que ça va mal, et à la question ‘’faut-il créer un établissement public dans le premier degré’’, 84 % répondent ‘’oui’’ , rapporte la syndicaliste, précisant que la majorité sont « des directeurs d’école ». Le syndicat, qui n’est pas opposé par principe à la création d’établissements publics dans le premier degré, veut laisser à ses adhérents la possibilité de trancher la question lors de son congrès de Brest (Finistère) à la mi-mars 2010. »
Comme quoi il y a de syndicats qui partagent nos vues (3 à ce jour) d’autres qui débattent, dialoguent échangent et évoluent sur la question, comme le SE, d’autres qui, en désaccord avec nous, acceptent pourtant de nous rencontrer, d’échanger, voire de tenter de trouver des accords sur des points catégoriels, un autre, SUD, qui refuse tout contact avec nous, sur des bases idéologiques que nous ne partageons pas (direction collégiale), mais qui sont parfaitement respectables pour autant…
Et un dernier, le SNUipp qui n’a, sur la question de la direction d’école, ni action, ni pensée, ni revendications. La direction nationale du SNU n’a rien à nous offrir que son si lancinant silence et laisse aux Théo de service le soin de justifier l’injustifiable…
Théo-te-ment…
T’es hautement oublieux dans tes réponses…
Pierrot ne te parle pas de la sinistre pantalonnade du SNU sur la question des EVS, qui consiste à prétendre les défendre maintenant après avoir voulu les empêcher hier. Pierrot te parle la revendication du SNU d’un statut pour les EVS. S’il ne faut pas qu’ils soient exploités, s’il faut qu’ils soient traités dignement, au niveau social comme financier et que cela passe aux yeux du SNUipp par un statut, nous sommes d’accord. Et ce qui est bien pour eux ne peut, en toute justice, nous être refusé…
Théo-te-ment…
T’est hautement distrait dans tes comparaisons…
FO, au-delà de nos divergences sur la question du statut, existe sur la question de la direction d’école. Il propose, agit, revendique. Il nous reçoit, échange avec nous, maintient le dialogue, signe parfois des communiqués communs et se retrouve avec nous, sur le terrain, lorsqu’il s’agit de défendre les dirlos.
Terrain de la défense des dirlos que le SNUipp a abandonné depuis bien longtemps ! Il ne fait même plus semblant. Faut-il te rappeler le message envoyé l’an dernier par le SNUipp des Alpes-Maritimes à l’IA 06 ? Message expédié aussi par inadvertance à toutes les écoles du département et dans lequel il demandait ni plus ni moins la tête d’une collègue directrice ? On en a gardé copie, si tu ne le connais pas…
Alors, deux poids, deux mesures ?
Exact, on donne désormais à chacun ce qu’il mérite…
Thierry Fabre
PS Un oubli… Tu as pu te rappeler la date de la dernière action nationale du SNUipp sur la direction d’école ? Je sais, c’est dur à retrouver, dans les archives…
Mais je me souviens très bien avoir été choqué par l'attitude d'un syndicat dit majoritaire qui a utilisé son mandat de défense des personnels ( c'est bien sur cette base que ces représentants avaient été élus?) pour faire sanctionner une collègue parcequ'elle était directrice. Cette histoire de mauvaise entente assez banale et courante prenait alors une dimension particulière: le Snuipp pratiquait la " nomination à profil" choisissant de faire démettre de ses fonction une directrice n'ayant pas le privilège de plaire à ses collègues ( syndiqués Snuipp?) et à quelques parents ( y avait-il collusion avec la FCPE ou pas?). il est bien certain que si cette directrice avait eu un statut le problème se serait posé en d'autres termes...
Ce jour là, j'ai fini d'être convaincu des visées fort peu démocratiques du Snuipp dans le fonctionnement des écoles. Un CDMD pourrait devenir un instrument bien pratique de " gestion à distance" d'une école et l'article des dirigeants du Snuipp servant de support à ce sujet est là pour prouver que je n'affabule pas ou si peu. Peut-on faire confiance à des gens qui manient aussi facilement l'anathème, la catégorisation, le mensonge le diktat?
Comparons ce qui est comparable. Nous, les enseignants, nous bénéficions du statut de la fonction publique d'Etat (pour combien de temps encore ? c'est une autre question). Les EVS et autres contrats précaires sont soumis au droit privé et peuvent être remerciés sans autre forme de procès. Ils n'existent pas, ne sont pas formés, n'ont pas une rémunération décente...etc. Le seul moyen pour eux d'EXISTER, simplement EXISTER, est d'avoir un statut. Pas d'autre choix, hélas...
C’est ainsi qu’ayant décidé de changer progressivement la réalité des écoles, ils ont, à cette fin, instrumentalisé les difficultés de fonctionnement qu’ils ont eux même créées depuis de nombreuses années.
ces « évolutions » transfèrent constamment des missions nouvelles sur les collègues chargés de direction, sans jamais fournir une amorce de réponse aux attentes fabriquées
ils laissaient ainsi s’exaspérer les rapports et les incompréhensions entre les directeurs et leurs collègues, sur la base même de la mise en place des dispositifs nouveaux
Revoir les innombrables missions qui ont pour unique objet de transférer aux individus la responsabilité de l’échec des élèves
Revoir les innombrables missions qui ont pour unique objet de transférer aux individus la responsabilité de l’échec des élèves
Revisiter les missions de pacification des heurts sociaux qui ne sont que conséquence de la crise
Ce sont leurs choix qui conduisent à transférer l’organisation des missions de l’Etat sur les structures locales en conditionnant leurs ressources à celles des usagers et non aux richesses produites
Alors pourquoi? Pourquoi de si pertinentes observations amènent-elles de la part du SNU des réflexions aussi injurieuses pour les directrices et directeurs de ce pays qui depuis quelques années tentent vaille que vaille de maintenir la barque à flot? Il ne peut y avoir qu'une seule réponse, celle de l'idéologie, qui plie tout ce qu'elle voit à son imaginaire borné. C'est ainsi que le SNU perd chez les directeurs l'audience qu'il devait être le premier à vouloir conserver tant l'attente est grande. Nous nous sentons un peu orphelins du syndicat majeur de l'enseignement public, dernier bastion des illusions trotsko-communistes.
Chacun de tes commentaires, au lieu d'apporter réponse, entraîne un flôt de questions, dans lesquelles tu puisent à ta guise et sans soucis de cohérence pour justifier tes mensonges.
Je vais essayer d'être synthétique:
• le GDiD et les revendications des directeurs:
> trouves-tu légitime l'AFPS, l'ANCP ou encore la FNAREN?
> trouves-tu légitime la revendication d'un statut pour les psyscos?
> ce statut leur donnerait-il l'équivalence (donc la possibilité) 'libérale'?
Si, comme le SNUipp, tu réponds OUI à ses 3 questions, toute la construction stratégique qui veut mettre le GDiD dans le camp des libéraux-corporatistes ne tient pas.
• statut pour les EVS.
Bien entendu OK pour les transformer en véritable emploi.
Mais:
> pourquoi ne trouve-t-on pas de secrétariat 'EVS' dans d'autres structures autre que dans les écoles? (parce que leur statut d'établissement leur permet d'embaucher un personnel qualifié).
> Si on dote les écoles d'un secrétariat, ce personnel sera placé sous quelle autorité? (question essentielle, j'imagine une secrétaire qui aurait comme 'chef de service' le CMD... Mais tout aussi cocasse, qu'elle soit sous l'autorité de l'IEN... Quand le SNUipp prétend qu'un statut pour les directeurs en ferait des pions de leur IEN, là on se trouverait dans une drôle de situation)
• Le GDiD et les autres syndicats.
tu dis que les propositions de FO, en ce qui concernent les directeurs, sont les mêmes que celles du SNUipp.
C'est faux!
Voilà ce que propose FO dans sa réponse au GDiD:
...
Pour cela une plate-forme revendicative spécifique des directeurs est nécessaire.
Ce n'est pas du tout la position du SNUipp. Pour lui:
2- 3 heures hebdomadaires de concertation afin de gérer collectivement la vie de l’école
3- Pas une école sans décharge de service consacrée à la direction d’école avec un minimum d’une 1/2. (donc pas nécessairement pour le dirlo mais au service du CMD, c'est clair!)
RIEN pour les directrices et directeurs actuels, puisque d'abord il faut revoir l'ensemble des mesures...
Il existe donc bien un clivage entre ceux qui veulent reconnaître les directeurs d'école et renforcer leur missions, avec des divergences sur les moyens d'y arriver:
- SE, SGEN, FO, SCENRAC, Cgt (... La rédaction d'un décret fixant très précisément les missions des directeurs est indispensable, texte exempt de formule comme « il doit répondre aux demandes de l'administration ». Il comprendrait le listage des tâches et les documents à transmettre.), SNE, @venir école.
Et ceux qui veulent leur disparition au profit d'une 'direction collégiale':
SUD et SNUipp.
SUD l'assume et cela ne le dérange pas d'en discuter, le SNUipp ne l'assume pas et se sert de sa position de leader pour employer une langue de bois insupportable.
"Nous l'avons dit et expliqué : il était indigne d'embaucher des gens dans la précarité, sans formation et mal payés. Trois arguments qui suffisent à dénoncer ces recrutements."
Vaut-il mieux gagner peu ou ne rien gagner du tout ? C'est l'antienne snuipienne de base : on revendique tout, même ce que l'on sait impossible. Au final, on a rien, tout le monde râle et on essaye de raccoler quelques mécontents supplémentaires.
Eternel débat de bien-nourri : tout comme Théo, et tout le monde ici, j'aimerais que toute personne gagne très très correctement sa vie grâce à son travail, et non grâce à la spéculation. Electeur de gauche de 35 ans, je rêve de la fin des inégalités, du bonheur pour tous etc, etc. Hélas, je ne vis pas dans ce monde et nos politiques successifs ont fait en sorte de m'ôter un grand nombre d'illusions.
Pour avoir eu 2 EVS successivement à l'école, je peux témoigner qu'ils étaient tous les deux pas mécontents de trouver ce job, surtout la petite jeune actuelle qui habite à côté de l'école, ne possède pas le permis (ce qui est très handicapant dans nos campagnes) et élève seule sa fille de 2 ans et demi suite à une séparation.
Alors Théo, tu lui réponds quoi à cette jeune fille, qui sait que son contrat est sans avenir parce qu'aucun gouvernement ne pérennisera les personnes embauchées sur ces contrats ? Qu'elle devrait se contenter du RMI pour vivre, de l'aide de ses parents ? Que ton syndicat va lui payer son permis, les timbres nécessaires à l'envoi de lettres de candidatures pour trouver un vrai job payé au SMIC à temps partiel (tiens, pas plus que son contrat actuel), l'achat de nourriture pour elle et sa fille ? Quand on ne manque de rien, c'est rudement facile de faire des rêves !
Pour rappel, j'étais l'un des seuls sur le forum du GDID à défendre un peu le protocole pour les collègues dirlos à 4 classes et sur la question de ces emplois, qui peuvent sortir un tout petit peu certains dela m... Je reconnais aujourd'hui que je n'avais pas tout vu venir, notamment la fin des IUFM et donc des PE2. Mais, moi, je parle en mon nom au moins et je ne prétends pas donner des leçons de morale et de bien-pensance à toute la profession.
Sur les EPEP, entièrement d'accord avec toi.il y a matière à bien réfléchir.
Comme les langues d'Ésope, ils portent en eux aussi des dangers...
Mais la meilleure façon de les voir s'installer dans ce qu'elles ont de pire, n'est-elle pas de refuser le débat?
... Et en mentant, de plus est. FO, par exemple, est totalement contre toute forme d'EPEP, mais pour la reconnaissance des directeurs, parce qu'ils pensent que c'est un moyen de protéger l'école.
> moi aussi, c'est pour cela que je milite pour un statut du directeur et pour rentrer par le directeur dans la problématique du fonctionnement de l'école.
ET la CFTC Education Nationale qui pour le moment avec avenir école est la seule organisation syndicale à appeler ses membres à signer la pétition du GDID. Et même à proposer que les syndicats qui souhaitent la reconnaissance des directeurs aillent ensemble voir le ministre sous la houlette du GDID.