Inspecteur de l'Education nationale durant 30 ans dans le Nord, Pierre Frackowiak a exercé
des responsabilités syndicales académiques et nationales. Aujourd’hui inspecteur honoraire, il dresse le portrait de la dégradation de l’image du corps d’inspection dans une tribune intitulée
"Les
inspecteurs de l’Education Nationale : Un grand corps malade".
Nous reproduisons de larges extraits des propos de Pierre Frackowiak.
"La situation s’est gravement détériorée. L’image du corps, son impact, sa crédibilité sont devenus si
faibles que bien des spécialistes s’interrogent sur son avenir et se demandent même si les mesures prises depuis quelques années, mettant les inspecteurs sciemment dans les pires difficultés de
leur histoire, ne sont pas inscrites dans la perspective d’une mort annoncée, parfaitement cohérente avec le contexte de réduction de la dépense publique et de libéralisation du système. Ils sont
malheureusement les seuls à ne pas s’en rendre compte et à « faire semblant » en avalant, parfois goulument, toutes les couleuvres. La suppression de leur formation initiale, les
conditions de leur recrutement qui n’a aujourd’hui plus rien à voir avec toute idée de concours républicain, l’introduction du mérite dans leur rémunération, le mépris avec lequel ils sont
considérés dans les séminaires inter académiques où ils sont ouvertement traités comme des valets ou des exécutants interdits de pensée, faux experts jamais consultés, producteurs de milliers de
rapports ignorés de l’institution, rendent leur position infiniment moins confortable encore qu’en 2003.
Comme dans les couples en perdition, ils sont les derniers à savoir. Réfugiés dans leur territoire, ils
ignorent totalement ce que pensent réellement les enseignants de leur action et de leur conception du métier. Une tradition infantilisante perdure malgré le temps, le changement des générations
et l’élévation du niveau de recrutement des enseignants. On ne dit pas à un inspecteur que l’on n’est pas d’accord, qu’il a tort, qu’il dit n’importe quoi, que l’on s’ennuie dans ses conférences,
qu’il affirme le contraire de ce qu’il disait quelques années auparavant, que ses attitudes relèvent de l’autoritarisme et du manque de respect… Cela ne se fait toujours pas. Même les syndicats
d’enseignants, régulièrement interpellés par leur base sont très réservés et recherchent systématiquement des arrangements discrets en cas de conflit, considérant qu’il vaut mieux ce système
hiérarchique qu’un transfert du pouvoir à des élus ou à aux parents."
Pierre Frackowiak ne ménage pas ses critiques à l’égard des conditions d’exercice du métier
d’inspecteur :
L’annonce de l’inspection.
"La loi impose que les enseignants soient prévenus, ce qui n’était pas le cas naguère. Or, la pratique la
plus répandue, dont on me dit qu’elle était recommandée à l’ESEN (école supérieure de l’Education Nationale) est d’annoncer aux victimes qu’elles seront inspectées entre le 1er et le 8, voire
entre le 1er et le 15. On justifierait ce détournement de la loi par la nécessité de surprendre pour observer les réalités. Or, outre le fait que tout enseignant peut toujours garder en réserve
une belle séquence spécialement préparée pour l’inspection, la méthode est particulièrement scandaleuse. Elle assimile le métier d’inspecteur à un travail de policier contrôleur de flagrants
délits". […]
Le
délai des renvois des rapports.
"Surprise et « épluchée » dans les moindres détails, effrayée de voir une petite bête dégagée
d’un dossier, la victime attend parfois des semaines, voire des mois, son rapport d’inspection sans que personne n’ose protester. L’institution prouve ainsi, s’il en est besoin, que le rapport
n’a aucune importance, hors la note. Ceci explique aussi que depuis toujours, les milliers de rapports et de notices d’inspection sont « archivés » sans être exploités pour des regards
macroscopiques sur le fonctionnement du système". […]
Les
certitudes annoncées en entretien.
"Peu de dialogue vrai. Peu de pensée divergente. L’inspecteur sait tout par cœur". […]
L’incapacité de prouver son expertise.
"Dominique Senore dans son excellent livre « Pour une éthique de l’inspection » indiquait comme
règle fondamentale : « Ne demande pas à l’enseignant de faire ce que tu ne saurais pas faire toi-même » et Philippe Meirieu rappelle souvent que la meilleure manière de prouver son
expertise est de prendre la classe. Mais vous n’y pensez pas, ma chère… Alors, quand les publics concernés savent que l’inspecteur était réputé pour son incapacité à faire l’école, on peut
imaginer le crédit réel de l’intéressé condamné à faire de l’autoritarisme pour asseoir un pouvoir factice. Cause toujours !"
Des dérives
mortifères
"Le pilotage par les résultats sans moyens de régulation, sans formation, sans réflexion fondamentale sur la transposition de modèles économiques au monde de l’éducation, sans culture,
conduit le système à la catastrophe. Mais le snobisme fait rage. Statistiques, courbes, camemberts, feuilles de route, évaluationnite aigue et développement effarant du « teaching for
testing », cycle infernal évaluation pointilliste/remédiation illusoire, culpabilisation des enseignants et des élèves, absence de prise en compte sérieuse de la dimension sociale des
problèmes. Les yeux rivés sur l’ordinateur, on traque désormais les marges possibles de progrès à moyens réduits. Le règne de la paperasse, de l’administratisation, de la pensée unique, de la
répression contre les désobéisseurs et contre l’intelligence collective, est arrivé […] Les enseignants contestent-ils l’aide personnalisée, détournent-ils le dispositif ? Ils font de
l’idéologie. Beurk. Le pouvoir lui n’en fait évidemment pas. Le malaise grandit dans les écoles, les enseignants perdent tout enthousiasme et se découragent et souffrent ? Basta. Qu’ils
obéissent et fassent comme on leur dit de faire ! Et dans mon territoire, tout va bien. L’académie de médecine condamne sévèrement la semaine de 4 jours et la lourdeur accrue de la journée
scolaire, Elle fait de la politique ! Ah, pourtant, généralement, l’académie de médecine ne se distingue pas particulièrement par ses aspirations révolutionnaires. Bon, alors, n’en parlons
pas, enterrons le rapport. Les tonnes de paperasse rendues, les heures de réunions inutiles sont critiquées ? Peu importe. Les tableaux sont faits et renvoyés à l’échelon supérieur. Les
statistiques sont faites…Les apparences sont sauves…"
La réorganisation des écoles avec des
directeurs responsables…
"Le corps, décrédibilisé, semble condamné par de nombreux observateurs et experts. La survie peut encore durer quelques années selon les circonstances, avec la poursuite de la baisse du
niveau et de la diversité du recrutement pour en justifier la fin, avec une pseudo formation/formatage …
Un évènement attendu risque pourtant de bousculer les conforts illusoires. La réorganisation des
écoles, avec des directeurs responsables, bousculera inévitablement les fonctionnements. Certes, c’est une vieille affaire. Des projets antérieurs avaient été abandonnés, projet de
droite, les maîtres directeurs de M. Monory, projet de gauche, le rapport du recteur Claude Pair. On sait par ailleurs que l’une des difficultés majeures de la
mise en œuvre de la grande loi d’orientation de 1989 a été que le rôle du directeur d’école, depuis lors chargé de l’animation des concertations, du projet d’établissement, de
l’organisation des cycles, etc. n’avait pas fait l’objet des mesures qui auraient été nécessaires. On sait que les idées d’établissement public du premier degré sont toujours
actives et qu’à droite comme à gauche, on considère généralement que cette question est incontournable et peut-être vitale. Il est évident que si un tel projet se met en place, les
missions des inspecteurs seront mécaniquement remises en cause. Bizarrement cela pourrait être salutaire. Car cela imposerait une véritable réflexion sur l’évolution des missions de ce corps.
Le directeur prendrait naturellement en charge des tâches administratives, d’animation, de gestion, de relation avec les collectivités qui incombaient aux IEN. Même le pouvoir terrible
d’accorder des autorisations d’absence d’une demi-heure ou de quelques jours serait enlevé aux IEN.
Le métier pourrait alors évoluer vers des missions d’accompagnement pédagogique … mais dans un
contexte de déni de la pédagogie, cela n’aurait guère de sens.
Il est plus probable qu’une partie des IEN serait reversée vers les nouveaux postes de
direction, certains en sont d’ailleurs assez proches dans leur conception du métier, et qu’une autre partie serait affectée à des missions d’évaluation du système en liaison avec les
autres catégories d’inspecteurs, avec un complément de formation aux statistiques. L’inspection individuelle classique donnant de plus en plus des signes d’obsolescence, faute de réflexion
collective du corps, serait probablement abandonnée.
Dans les deux cas, l’avenir n’est guère enthousiasmant, seuls les conseillers pédagogiques pourraient,
comme c’est déjà massivement le cas depuis plusieurs années, être attirés par un petit galon supplémentaire" […].
---------------------------------------------------------------
Les IEN en viendront-ils un jour à prendre la direction des EPEP ? Sauf à y être contraints, on voit mal des cadres ayant détenu une parcelle d’autorité hiérarchique par
« délégation » rentrer dans le rang et demander la direction d’un établissement scolaire sur lequel ils n’auraient que peu de prise. Psychologiquement, on imagine
également la difficulté de passer de la domination d’une circonscription au travail de terrain sans le moindre « pouvoir » auprès d’une équipe restreinte.
Retour à la page d’accueil
Dans les deux cas, l’avenir n’est guère enthousiasmant, seuls les conseillers pédagogiques pourraient, comme c’est déjà massivement le cas depuis plusieurs années, être attirés par un petit galon supplémentaire"
En 2009 ayant passé les entretiens pour les postes à profil et notamment direction plus de 15 classes, je ne fus pas surpris de retrouver de nombreux CPC passant aussi ceux-ci.
La plupart n'ayant jamais eu de direction.........
Une phrase me surprend : Même le pouvoir terrible d’accorder des autorisations d’absence d’une demi-heure ou de quelques jours serait enlevé aux IEN.
Ici, c'est désormais l'IA qui gère ce type d'autorisation, plus les IEN.
Aurait-on de l'avance ?
Moi non plus, je ne vois pas mon IEN postuler à une direction d'école même si elle est devenue EPEP. Quelle dégringolade dans l'échelle sociale ! Contesté chaque jour par des instits qu'il a à sa botte actuellement... Non, aucune chance que ça arrive.
Ou alors faudrait que les EPEP soient tels qu'ils aient à leur tête un super dirlo avec pouvoir hiérarchique réel et que la rémunération soit conséquente... On n'en prend pas le chemin.
Pour éviter ça, le mieux c'est encore de lutter pour que ça n'arrive pas. En ce début d'année, il y a vraiment de quoi s'occuper : le dossier des retraites (là, on est dans l'urgence) et le dossier des EPEP (là c'est la vigilance qui s'impose). D'où la nécessité de se mobiliser sans se poser de questions. Le gouvernement, lui, ne s'en pose pas. Il attaque bille en tête pour gagner 3 sous sur le dos des fonctionnaires. Pas de risque qu'il s'attaque aux niches fiscales comme vient encore de le souligner le rapport de la Cour des Comptes. Pourtant, comme le dit Lucien, il y a des MILLIARDS à récupérer... Mais bon, on ne s'attaque pas à ses amis... Idem avec les agriculteurs qui n'ont jamais de contrôle fiscal... Pourtant il y a des gros céréaliers qui s'en foutent plein les poches... Mais, on sait qu'ils votent "bien"...
Donnez de vraies responsabilités aux directeurs et du temps pour nos chers(ères) IEN pour que ceux-ci puissent préparer de vraies et utiles animations !!!!!!!!!!!!
La question doit être posée avant de prendre au pied de la lettre cet article : lorsque l'on interroge ou que l'on discute avec des IEN, leur souhait serait aussi de recentrer leur travail sur leur domaine propre : l'inspection ! Depuis des années, sollicités par de multiples tâches qui les éloignent de "leur" terrain, les voir prendre en charge ce qui est dit dans l'article apparaît problématique...
À voir, malgré tout...
on reprend:
-le dossier des retraites (là, on est dans l'urgence)
Ah bon?
pourtant il me semble bien que 2010 était bien l'année fixée en 2006 pour revoir le dispositif... 4 ans d'urgence
-le dossier des EPEP (là c'est la vigilance qui s'impose).
Ah bon?
Il n'est pas remiser dans un placard? et après vos états généraux de la direction et du fonctionnement toujours rien à proposer?
D'où la nécessité de se mobiliser sans se poser de questions.
Ben voyons...
Idem avec les agriculteurs qui n'ont jamais de contrôle fiscal... Pourtant il y a des gros céréaliers qui s'en foutent plein les poches...
OUI Contrôle fiscal pour tous les agriculteurs! Qu'ils paient nos retraites!!!!
ne pas se poser de question, aucune, ne pas se poser de question, aucune, ne pas se poser de question, aucune, ne pas se poser de question, aucune, ne pas se poser de question, aucune, ne pas se poser de question, aucune, ne pas se poser de question, aucune, ne pas se poser de question, aucune, aucune aucune....
Même si le dossier des EPEP était depuis longtemps dans les cartons, il a surpris tout le monde et bousculer bien des stratégies (= siestes
Les IEN sont favorables a un statut du directeur qui permettrait de recentrer leur missions en nous reconnaissant, par les moyens nécessaires, le rôle responsable/pilote de l'école.
Par contre ils craignent les EPEP...
Et si nos syndicats continuent à jouer les tartuffes quand il s'agit de dire qu'un directeur d'école devra(it) être directeur d'EPEP, d'autres lorgnent sur ces postes et seront prêts le moment venus.
Les IEN, le moins crédibles, mais les CP, oui et, plus près, les principaux des collèges...
Est-ce que le dindon habituel fera une fois de plus la farce?
Ce qui est intéressant aussi c'est de voir le positionnement syndical.
Sauf si la fonction d'IEN actuelle venait à disparaître et que simultanément le directeur d'école obtenait un statut de chef d'établissement comme les principaux et les proviseurs, donc équivalent à celui d'IEN.
Mais il est vrai que cela pourrait quand même être perçu comme une rétrogradation.
Les places seraient alors chères et les contraintes associées au statut au moins équivalentes à celles des dits principaux et proviseurs.
RAMEY JC
"Je le veux bien, quoiqu'il y ait encore dans notre société, bien des épaisseurs dormantes où croupissent les esprits"
Ca se trouve ici:
http://reseaueducation.blogspot.com/2009/02/lettre-de-jean-jaures-aux-instituteurs.html
et, plus de 110 ans après, elle reste toujours vivace.
Tandis que ta pôvre lettre de ta pôvre nazillarde ne durera que le strict temps nécessaire à tirer une chasse...
Thierry fabre
Moi je trouve la lettre ouverte très convaincante, même si elle vient d'une personne politique avec qui je n'ai pas d'affinités pour le moment. J'essaie d'être un citoyen libre dans mes jugements. Quand c'est bien je le dis, quand c'est mal je le dis.
Quand c’est mal, tu le dis ?
Je n’en fais pas de même, et ceci en deux points
1/ face à tout discours d’extrême-droite, d’où qu’il vienne, j’ai le même réflexe effectivement pavlovien qui consiste à signaler à mon interlocuteur, aussi digne et compassé soit-il, que je lui chie à la gueule et, en même temps, lui pisse à la raie….
Ce qui est certes physiologiquement difficile, mais ô combien jouissif !
2/ que les mots ont aussi, outre leur sens premier, la réalité de ceux qui les prononcent… Que la digne fille de son père vienne déclarer que deux et deux font quatre, je n’en disconviens point au niveau de l’arithmétique élémentaire. Mais cela ne change rien à la révulsion, elle aussi pavlovienne, que j’éprouve envers ce genre d’individus.
Et tes jugements en la matière peuvent être courroucés ou pondérés, je m’en tamponne gentiment le coquillard avec le plumeau de l’indifférence : un facho reste un facho et qui les défend ne mérite ni égards, ni patience…
Thierry Fabre
Le wouebpasteur a du faire le ménage.
Dommage car j'aurai pu le lire d'un derrière distrait ce matin comme disait l'autre ( Clémenceau ? )
mais la magie webmasters des sites quelques fois intervient trop vite , aussi je demande aux responsables du site de nous donner une explication .
Merci,
CDLMT,
LUCIEN
Les IEN, encore pire. Ils n'ont aucune envie de se payer le quotidien des dirlos. Ils savent bien combien c'est pénible et peu valorisant par rapport à leur job.
Non, rien à craindre de ces deux côtés-là. C'est plutôt des syndicalistes que pourrait venir la concurrence. Mais en ont-ils l'envie, la volonté ? C'est autre chose.
Le mépris envers les personnes qui ne partagent pas ses idées démontre une intolérance à l'égal de ce qu'il dénonce chez ceux qu'il apparemment déteste.
Quelque soit l'opinion que l'on veut défendre, cela ne justifie ni la vulgarité, ni le langage grossier sur un blog. C'est encore plus choquant de la part d'un directeur d'école, qui se veut de plus le porte parole de la profession !
Les échanges d'opinon doivent se faire dans le respect mutuel et bannir l'injure.
Ce qui est bizarre c'est que l'insulte quand on n'a plus d'argument sérieux à avancer, ainsi que la dialectique utilisée, sont plutôt l'apanage des extrêmistes de gauche.
Comme quoi quel que soit l'extrême rien n'est bon ...
Jeanne Loiseau
Une directrice d'école à la retraite depuis peu, qui continue à s'intéresser aux problèmes de l'école
Ses tergiversation pour ne pas avoir la responsabilité syndicale mais celle d'une association de directeurs qui n'osent s'exprimer de leur plume aussi.
j'ai suivi depuis longtemps certaines choses de GDID mais maintenant le seul désir de ce bonhomme est de prendre la main sur les syndicats et de leut imposer son goulag.
Mais toujours en sous main car comme un certain facteur, il ne recherche pas le pouvoir mais la mise en action du b....l dans l'EN.... comme si les ministres de droite comme de gauche ne l'ont pas asseza foutu
Je suis directeur , en colère, peu payé mais conscient de faire ce que je peux et le mieux possible
"pasbobo" c'est ton nom?
Ne venir réagir ici que lorsque l'on s'en prend, comme il convient, à le propagande de la fifille à papa, c'est de la première-main-pas-vulgaire?
Allons, revenons à nos moutons.
"pasbobo" ? En voila un pseudo. A la fois courageux et éloquent, ne manquant pas de classe dans son choix. On sent qu'il vient d'apprendre quelques mots de vocabulaire et qu'il tient absolument à nous en avertir. Mais heureusement pour lui, il ne doit pas être soumis à la passation des fameuses évaluations CM2, parce que sinon, que de codages "9" au niveau de la rédaction, notamment dans l'organisation de ses arguments et dans leur retranscription écrite ! Parce que moi, personnellement, et à l'instar de Pascal, je n'ai hélas pas tout compris à ses élucubrations narratives. Je vais donc, petitement, me permettre d'en reprendre certaines.
"La mégalomanie de T Fabre est connue de tous."
Mais bien sûr, c'est connu de tous, de toutes et urbi et orbi. Désir immodéré de puissance, surestimation de ses capacités, amour exclusif de soi, j'en passe et des meilleurs. Ce sont effectivement les caractéristiques premières de Thierry (que je ne connais pas personnellement, sauf par clavier interposé) ainsi que celles de tous ceux que n'aime pas M. ou Mme "pasbobo". A priori, suite à ce commentaire, je serai donc moi-même à ranger dans la catégorie "mégalomane". Processus un tantinet archaïque que de vouloir caractériser ainsi tout contradicteur.
"Ses tergiversation pour ne pas avoir la responsabilité syndicale mais celle d'une association de directeurs qui n'osent s'exprimer de leur plume aussi."
"j'ai suivi depuis longtemps certaines choses de GDID mais maintenant le seul désir de ce bonhomme est de prendre la main sur les syndicats et de leut imposer son goulag."
On continue dans les tournures de langue à la limite du compréhensible. Et là je me dis deux choses :
1) Quel tristesse pour un soi-disant directeur d'école d'avoir une expression aussi exécrable et incompréhensible ! Ils ne doivent pas s'amuser tous les jours les collègues, les élèves et les parents de ton école "pasbobo" ! Enfin, si école il y a, ce dont je doute fort.
2) Prendre la main sur les syndicats ? Si seulement c'était possible, la situation serait déjà réglée depuis belle lurette et le GDID n'existerait plus, n'ayant plus besoin de se battre pour que la profession de directeur/directrice soit enfin reconnue.
"Mais toujours en sous main car comme un certain facteur, il ne recherche pas le pouvoir mais la mise en action du b....l dans l'EN.... comme si les ministres de droite comme de gauche ne l'ont pas asseza foutu"
A y est ! "pasbobo" arrive à une contradiction, et pas des moindres. Thierry serait donc le premier mégalomane de l'histoire ne recherchant pas le pouvoir. Non, il rêve de toute-puissance mais refuse les moyens de l'exercer ! Elle est excellente celle-ci ! Hé, "pasbobo", avant d'employer un vocable destiné à étaler ton ignorance comme on étale la confiture d'un pot vide sur une tranche de pain, vérifie au moins le sens exact de celui-ci : cela t'évitera de te ridiculiser un peu plus en affichant en même temps tes insuffisances grammaticales et langagières.
"Je suis directeur , en colère, peu payé mais conscient de faire ce que je peux et le mieux possible"
Directeur ? Je demande à voir. En colère ? Pourquoi pas. Peu payé ? Démissionne et postule pour un emploi sans qualification dans le privé ou en tant que cadre B ou C, et là, tu pourras dire que tu es peu payé. Les mots ont cet avantage qu'ils ont un sens, et qu'ils doivent par la même être maniés avec précaution. Dire et revendiquer que nos tâches de direction ne soient pas payées à leur juste valeur, c'est un point incontestable. Mais venir gémir en se disant peu payé, il y a un monde, sauf à être directeur d'école publique à Neuilly et à ne fréquenter éventuellement que le haut du panier social. Cher "pasbobo", vérifie donc si tu es vraiment en position de le faire les professions des familles qui viennent dans ta pseudo-école : tu t'apercevras que beaucoup de parents gagne beaucoup moins que nous, pour des métiers qui sont parfois (souvent ?) bien moins intéressants. Alors, par pitié, n'utilise pas des arguments indéfendables, apprends à écrire et à t'exprimer, acquiers de nouveaux mots de vocabulaire et n'hésite pas à revenir nous illuminer de ta science. Mais attends un peu quand même, c'est fatiguant d'avoir à corriger une telle rédaction pendant les vacances.
Parlons de choses sérieuses !!!!!!!!
Christian
Dommage , le sujet était intéressant même si je ne vois pas des IEN à la tête d'EPEP ( ou alors de très, très gros EPEP) pour les raisons évoquées; par contre des CP, des syndicalistes anti EPEP ( sortes de kamikases se sacrifiant pour la cause CQFD), et même des transfuges d'autres administrations ( système des passerelles) , oui.
Cela mérite réflexion et débat, ce à quoi sert un forum, qui a quand même cette utilité, même si cela n'est pas suffisant à faire aboutir les revendications en faveur des dirlos.
Le boulot d'un IEN n'est pas de diriger un établissement. Faudrait non seulement augmenter le recrutement, mais aussi la formation et l'orienter vers quelque chose qui n'existe pas: un chef d'établissement qui aurait, en plus, la responsabilité du domaine pédagogique...
Par contre les CP, ou les Principaux des collèges, là oui il y a un risque.
Les CP, peut-être, mais pour certains, ils vont devoir apprendre à bosser!
Les principaux et principaux-adjoints, sûrement, ils sont déjà chefs d'établissements et partent donc avec un avantage certain sur les sans grades que nous sommes.
Les militants syndicaux, à tous les coups. Ils sont déjà allés à la gamelle après avoir protesté contre la création des PE. Et bon nombre sont en train de passer l'entretien...
Je n'ai pas non plus envie d'avoir des Cp comme super dirlos mais d'être en réseau autour d'un collège serait-ce si risqué? Comme d'avoir un établissement à direction unique mat-élem sur un site, celà ne favoriserait-il pas une certaine cohérence(notamment cm2/6ème) sur un territoire de proximité, le tout avec un CA ou tous les dirlos seraient membres...
"Les militants syndicaux, ... bon nombre sont en train de passer l'entretien... "
Tu vois, je l'ai déjà dit, je ne suis que simple adhérent. Ben je vais te dire, des militants syndicaux, j'en connais. Mais, tu dois avoir une info que je n'ai pas car des militants syndicaux, comme tu dis, qui veulent devenir dirlo, j'en connais pas beaucoup.
Et "bon nombre"... ça veut dire quoi ? un, deux, cinq ? Arrêtons de nous raconter des histoires à dormir debout.
Pierrot
Tu vois les conseillers pédagogiques prendre la place des dirlos. Alors là, c'est un scoop ! Là encore, vous êtes bien informés, les gars.
Non, faut arrêter de délirer. Faut arrêter de se faire peur.
Y aurait subitement des dizaines de milliers de militants syndicaux et de conseillers pédagogiques qui envieraient les dirlos ? Il me semble que ça se saurait. Et, il faudrait d'abord qu'ils soient des milliers... Allez, soyez raisonnables... Personne ne prendra la place d'un dirlo. Vous le dites vous-mêmes, on en manque...
Pour la direction unique mat/elem, j'ai déjà exposé mes craintes, je n'y reviendrai pas, ayant été traité -quelle insulte!- de pédagogiste...
Pour la direction unique mat/elem, j'ai déjà exposé mes craintes, je n'y reviendrai pas, ayant été traité -quelle insulte!- de pédagogiste...
Mais quand on voit sur un département une vingtaine de snoopistes bon teint passer l'entretien, il est permis de s'interroger. Serait-ce pour mettre en place le conseil des maîtres décisionnaire? M'étonnerait. Pour prendre la place des dirlos actuels dans les conditions actuelles? M'étonnerait aussi. Leur syndicat se mettant à adorer les dirlos aurait-il suscité des vocations? Je rigole.
Mais l'inscription sur la liste d'aptitude ayant une validité de trois ans, ne seraient-ils pas en train de se prépositionner pour de futurs EPE? Probablement rien que du mauvais esprit de ma part...
Etant l'auteur de "l'insulte", je complèterais en disant pédagogiste et bègue!
Christian
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Frackowiak...
Et nous dire d'arrêter de se faire peur, venant de ta part ça pourrait être risible dans d'autres circonstances.
Dans mon dép., le 06, j'ai des noms pour les listes d'aptitudes et les postes visés. (en MP, si tu les veux...)
Personne n'a parlé de telles proportions. Aujourd'hui les postes restent vacants parce qu'ils ne sont pas aussi attractifs (en termes de moyens et de pouvoir ) que ceux de CP, de TR. Être dirlos ne représente plus un débouché de carrière, au contraire(sauf à Paris...), alors que, par exemple, TR l'est devenu, et on trouve aussi des CP de plus en plus jeunes.
Il suffirait, par des regroupements ou des fusions, que les conditions d'exercices soient plus favorables... Que les écoles soient plus autonomes vis-à-vis des circos (PE, financement, agréments...).
De plus, l'école (re)deviendrait un lieu de "pouvoir" au sens large, un lieu de décisions, de relations...
Donc stratégiquement indispensable.
ça les syndicats l'ont bien intégré. Ils sont donc prêts à lâcher des circos (où ils sont représentés en nombre pour les mêmes raisons stratégiques) pour diriger de "grosses écoles".
Et ce n'est pas de la paranoïa, ni de la crainte. C'est comme ça. Il faut bien se rappeler de qui s'étaient retrouvés aptes sur les listes pour ÊTRE maître-directeur (alors que les mêmes ont envoyé au casse-pipe des milliers d'instits, dont moi, pour engorger les commissions et leur réciter le blablabla autogestionnaire ...)
Pierrot, pourrais-tu cesser de stigmatiser les "syndicalistes" et de leur attribuer tous les vices de la terre. Qui pourrait croire qu'être syndicaliste c'est vouloir profiter de postes maîtres-directeurs jadis, MAD aujourd'hui, directions EPEP demain... et jouer contre les collègues comme tu l'écris "les mêmes ont envoyé au casse-pipe des milliers d'instits". C'est insupportable !
Il ne te vient pas à l'idée que, parmi eux, on trouve quand même une majorité écrasante de gens sincères, désintéressés et soucieux de défendre des valeurs ? Si tu ne le crois pas, c'est bien dommage car c'est insultant pour les collègues concernés, adjoints et directeurs (eh oui, il y en a aussi).
Clairement, pour moi, non. Non seulement cela ne me vient pas à l'idée, mais je suis certain du contraire, c'est à dire que les gens sincères et désintéressés sont portion congrue. Quant à la stigmatisation que tu dénonces, elle est plus que nécessaire pour que ce pays se débarrasse enfin du fonctionnement aberrant des syndicats français, qui creusent depuis des années leur propre tombe avec leurs propres dents. Mais il est vrai qu'il n'est pas de mise dans le syndicalisme de se remettre en question, il n'y a de raison d'exister que dans le conflit et le strict respect du dogme.
Pour revenir à nos mouton, pourquoi ne pas être en réseau autour d'un collège comme je l'avais précédemment proposé?
C'est vrai? Ils ont réellement disparu? Ben ça alors, il va y avoir des trous dans les rangs lundi pour la rentrée...