Jeudi 1 avril 2010
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Les chiffres viennent de tomber : le déficit public de la France a représenté 7,5% de son PIB en 2009,
tandis que le poids de la dette a atteint 77,6%, annonce l'Insee.
Nicolas Sarkozy prépare un plan de rigueur qui ne dit pas son nom. Réunis par le chef du
gouvernement, les ministres ont été priés de trouver des solutions « sans dépenser plus » pour faire face aux contraintes de leur ministère.
Ainsi, Brice Hortefeux a été le premier à réduire les dépenses engagées pour le confort et
la sécurité de certaines personnalités dont les anciens ministres. C’est ainsi que Rachida Dati a été privée de sa 607 de fonction, de son chauffeur et de ses gardes du corps.
Au ministère de l’Education nationale, la situation est plus préoccupante puisque 16 000
postes sont déjà supprimés cette année. Parmi ceux-ci, 9182 emplois de stagiaires PE2 dans le cadre de la nouvelle formation des enseignants. Affectés pour l’essentiel sur les
décharges des écoles à 4 classes. Problème pour l’Etat dont la signature du protocole en 2006 l’oblige à assurer les décharges administratives des directeurs de ces écoles au
même titre que les autres de 5 classes et plus. Quadrature du cercle pour les IA car on sait que le gouvernement ne mettra pas un euro supplémentaire
pour régler ce problème inédit.
Luc Chatel invite les recteurs à respecter la signature de l’Etat (protocole De Robien) et
leur demande de garantir une décharge à partir de 4 classes. Pour y parvenir, un plan de « solidarité » sera proposé aux syndicats
dans les prochaines semaines avant son application à la rentrée de septembre 2010.
Les premières indications vont dans le sens d’un partage des « moyens mis à la disposition de tous
les directeurs déchargés ». Ainsi, les décharges complètes abandonneraient 1 jour par semaine et les ½ décharges se verraient amputer d’un jour toutes les 2 semaines. Selon les premiers
calculs du ministère, les directeurs d'école de 4 classes devraient tous pouvoir bénéficier d'une journée de décharge par semaine. Un véritable casse-tête pour les IEN…
Les premières réactions syndicales n’ont pas tardé. Le SE-Unsa, signataire
du protocole, est le plus virulent et « exige que le ministère applique les textes qu’il a signés ».
Lire le communiqué du SE-Unsa
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