Dimanche 2 décembre 2007
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Carte scolaire : les discrètes consignes de Xavier Darcos
C'est le SNPI-fsu, syndicat des inspecteurs IEN de la FSU, qui vend la mèche. Selon lui, " le ministère a transmis des consignes orales aux IA-DSDEN, via les recteurs d’académie, pour que les opérations de gestion d’ouvertures et fermetures de postes dans les écoles du premier degré n’aient pas lieu avant la fin des élections municipales. La plus grande discrétion leur a été prescrite sur ce dossier, notamment envers les maires qui sont leurs premiers partenaires en matière de carte scolaire. Or, d’ordinaire, la procédure commence en décembre et s’achève en février". Résultat : pour le Snpi-Fsu il y a triche démocratique. Et la consigne risque de perturber le mouvement des enseignants.
« Le SNPI-fsu s’interroge sur les conditions et les conséquences d’une telle mesure.
Son caractère furtif interpelle. S’il s’agit simplement de ne pas perturber le débat électoral, la mesure peut être annoncée en toute transparence républicaine et démocratique. Ce n’est pas le cas. On peut supposer que les limites du budget qui a été voté par le Parlement, plus basses que ce qui avait été annoncé, aboutissent à une carte scolaire particulièrement tendue juste avant les élections. Il s’agirait alors de ne pas handicaper les listes des candidats proches de la majorité présidentielle : ce serait donc une instrumentalisation purement politicienne du service public d’enseignement au détriment de la transparence et de l’équité du débat public.
Enfin, ce retard des opérations, s’il se confirme, provoquerait forcément des retards et des contraintes de calendriers extrêmement importants pour les personnels enseignants et administratifs. Le mouvement des personnels pourrait être repoussé fin juin ou début juillet. Les personnels administratifs seraient pressés par ce calendrier qui se bousculerait avec les autres opérations de gestion de fin d’année. Les enseignants ne pourraient ajuster leurs mutations dans des conditions sereines. De même, de nombreuses écoles se retrouveraient en situation d’incertitude sur leur avenir, alors que les lourdes modifications annoncées par le ministre sur le fonctionnement des écoles impliqueront une réorganisation importante qui doit nécessairement se préparer avec soin. À terme, ce sont les conditions de la rentrée pour les élèves qui seraient perturbées.
Le SNPI-fsu dénonce ces perspectives qui montrent une atteinte au débat démocratique national et une dégradation des conditions de travail des personnels. Il demande que les procédures et les échéances ordinaires soient respectées en toute transparence ».
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