Mercredi 7 novembre 2007
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Réuni les 18 et 19 juin 2007, le Conseil National du SNUipp fait connaître ses "choix ambitieux pour l'école" et annonce une série d'actions dans plusieurs domaines dont la tenue "d'Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école avant les vacances d'automne" (notre article du 24/06). Le SNUipp s’est accordé plusieurs mois pour mener à bien cette grand-messe. Dans chaque département, les sections locales ont organisé des réunions de travail. Elles y avaient invité « toute la profession », selon la formule consacrée… Mais rares sont les réunions qui ont rassemblé plus d’une dizaine de personnes. Aux yeux des directeurs, le SNUipp a perdu tout crédit dans la défense de leurs intérêts ! Quant aux adjoints, contrairement aux affirmations des dirigeants syndicaux, les difficultés de la direction d’école ne les passionne ni ne les intéresse. Ce n’est pas leur problème !
Qu’à cela ne tienne, on allait voir ce qu’on allait voir ! Et à Paris, s’il vous plaît ! Hélas, on a vu et on éprouve une certaine gêne à l’égard de Gilles Moindrot et de son équipe. Tout ça pour ça ? Comme nous le relatons dans notre compte rendu, il ne s’est rien passé. Les « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école » ont fait « pschitt » ! Aucun débat digne de ce nom, aucune réflexion, aucune retombée médiatique. Pas la moindre ligne dans un journal. Pas le moindre commentaire repris par une agence. Rien ! Pire : le communiqué issu des « Etats généraux », rapidement publié sur le site national du SNUipp, a été supprimé du même site avec le même empressement. Le SNUipp avait-il honte de son texte ? Il est vrai qu’on pouvait lire dans les revendications considérées comme étant la synthèse de ces « Etats généraux » « du temps supplémentaire pour la direction, pour toutes les écoles ; la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ». Affirmation mensongère puisque non exprimée lors de la réunion parisienne. Depuis, ce texte se trouve sur le site de quelques sections départementales. Décidément, on ne craint pas le ridicule au SNUipp… Une lettre ouverte au ministre devait également conclure ces quelques heures parisiennes. Rien ! A moins que cette lettre « ouverte » ait reçu le sceau « confidentiel secret » juste avant son envoi…
Décidément, la démocratie n’est pas reine au pays syndical du SNUipp…
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Publié dans : Analyses