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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
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UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 11:06

                                                                

Titre volontairement provocateur, certes, mais qui traduit une triste réalité : à part les directeurs eux-mêmes, et surtout par le biais d’Internet (sur le site du GDID et ce blog), qui s’intéresse à leurs difficultés, à leurs problèmes, à leurs revendications ? Personne !

Evidemment, nous dira-t-on, plusieurs rapports ont alerté les responsables de l’Education nationale (MGEN, HCE…). Mais, l’Administration centrale avait-elle besoin des conclusions de ces rapports pour connaître le profond malaise de la profession ? Non, assurément. De longues années de grève administrative avaient attiré l’attention des ministres et sensibilisé les hommes politiques de tous bords.

 

Les années passent et prédomine l’impression pesante que rien n’avance. Les directeurs semblent moins mobilisés que lors de la signature du protocole. Le soufflet est quelque peu retombé après la période euphorique de la consultation Ifop – GDID. Les retenues sur salaire ont calmé l’ardeur des plus combatifs. Les syndicats ont montré leurs limites dans l’efficacité à les soutenir. Ils ont perdu leur confiance. Bref, les directeurs d’école se sentent plus seuls que jamais.
   

 

Pourtant, la conjoncture actuelle devrait être ressentie comme favorable. D’une part, la « Commission sur l’évolution du métier d’enseignant » a démarré ses travaux. D’autre part, le SNUipp prépare ses « Etats généraux sur la direction et le fonctionnement de l’école ».

 

Néanmoins, ces deux événements, dont chacun mesure l’importance et attend beaucoup, ne sont pas de nature à rendre les directeurs optimistes.
 

 

Les auditions de la commission se succèdent depuis le 1er octobre. Après une première semaine consacrée à entendre les principaux syndicats et les fédérations de parents d’élèves, la commission vient de recevoir des « poids lourds » de l’Education nationale : anciens ministres, pédagogues, cadres du sérail…
 

 

Maigre bilan pour les directeurs. En 1 h 30 d’audition, Claude Allègre n’a pas prononcé une seule fois le mot « directeur ». Il a pourtant parlé d’un sujet qu’il connaît bien. S’il a évoqué les différentes réformes qui lui semblent indispensables, de la maternelle à l’université, il n’a pas fait allusion aux difficultés des directeurs d’école.

 

En 1 h 31, Philippe Meirieu n’a pas fait mieux. Pourtant, lui, s’est préoccupé du sort de certains acteurs du monde enseignant : les professeurs principaux du second degré. Il s’est largement arrêté sur la « fonction essentielle » du professeur principal.

 

« Dans le secondaire, le professeur principal est aujourd’hui reconnu, indemnisé… mais sans formation, sans statut, sans moyens… ». « Les professeurs principaux devraient être reconnus comme de vrais cadres, identifiés comme tels… intermédiaires entre les élèves, leurs parents et le chef d’établissement… ».

 

Il suffirait de changer quelques mots pour que le propos s’applique aux directeurs d’école… Mais les directeurs d’école ne semblent pas retenir l’attention de la « tête pensante pédagogiste » du SNUipp…
 

 

Coïncidence troublante, le SNUipp, justement, choisit cette période pour organiser le 23 octobre prochain, des « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ». Hasard de calendrier ? Probablement pas.  Ce syndicat juge certainement opportun de faire parler de lui, actuellement, sur ce sujet. Le moment lui semble propice pour tuer dans l'oeuf toute éventualité de transformation de la fonction de directeur.

 

En effet, les dirigeants de ce syndicat connaissent l’ampleur du malaise : les directeurs sont mécontents, le manifestent de plus en plus ouvertement, ne se syndiquent plus et boudent les réunions syndicales...

 

Ces mêmes dirigeants ont pris connaissance du rapport du HCE qui a mis en évidence les difficultés des directeurs et demande que la réflexion ne soit pas éludée... Ils peuvent craindre que la commission sur l'évolution du métier d'enseignant récemment installée ne profite de ce rapport pour examiner plus à fond le problème de la direction d'école... Bref, « ça sent le roussi » dans les instances des syndicats hostiles à une vraie reconnaissance de notre métier par un statut.

 

Alors, comment mieux noyer le poisson qu'en organisant, soi-même, des "Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l'école" qui "montreront" que les directeurs ne veulent pas de statut mais qu'ils réclament « simplement » du temps (des décharges), des moyens (matériels) et un peu d'argent…

 

Par la même occasion, le SNuipp aura fait la démonstration qu'il ne se désintéresse pas des directeurs et insistera sur le fait qu'il est le seul à les défendre… Il entend ainsi marquer des points sur la concurrence à un an d'échéances électorales puisqu'en 2008 se profilent les élections professionnelles si importantes pour la représentation syndicale...

 

 

Faut-il se réjouir que le SNUipp soit le seul à s’intéresser aux directeurs d'école… ?

 

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